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Pensée du mois • septembre 2020

Prospérité, Tiédeur, & Médiocrité…

Prospérité, Tiédeur, & Médiocrité… - pensée du mois - septembre 2020

Donnez-lui la passion, donnez-lui ce qui fait, que quand tout est bidon, quelque chose reste vrai, donnez-lui cette flamme, qui ne s’éteint jamais, qui survit même aux drames, les plus longs, les plus laids.
- Linda Lemay

Je connais ta conduite et je sais que tu n’es ni froid, ni bouillant. Ah ! si seulement tu étais froid ou bouillant  !
- Apocalypse 3.15

Les mois de confinement, avec leurs brouettes de bonnes résolutions, sont ensevelis sous la poussière de l’oubli, les vacances locales nous ont permis de tourner la page et, même si l’avenir est incertain, le bon gros moteur diesel de la routine ronronne déjà. Ça pourrait être mieux, mais ça pourrait être pire… le froid glacial de la peur du virus a disparu, le brûlant des projets pour une vie radicalement différente aussi. La douceur de l’automne nous attend avec ses petites joies tranquilles, quelques pots de confitures maison, la récolte des potimarrons ; s’il pleut un peu, la cueillette des champignons, les premières flambées dans la cheminée pour ne pas encore allumer le chauffage… un beau programme qui respecte la danse des saisons, mais pourtant, un danger périlleux, si notre vie intérieure prend elle aussi cette direction.

Dans nos pays où la prospérité - même relative - est la norme, la tiédeur est l’un de nos pires ennemis. Petites craintes, petits plaisirs, petites ambitions, petite motivation, les ingrédients d’une routine soporifique, qui nous amène à vivre dans un brouillard cotonneux, sans vision, sans attente, sans accident fracassant, mais sans passion.
Cette fausse sécurité que nous souhaitons souvent, pour laquelle nous travaillons assidûment, qui nous pousse aux compromis et aux petits arrangements n’est pas notre meilleure amie, j’ose même affirmer qu’elle complote contre nous ; c’est bien connu, un traître, c’est toujours un ami…

Nous pouvons nous laisser aller, nous abandonner à cette tiède médiocrité, vivre en apnée, l’âme et le cœur anesthésiés, accepter la voix mensongère qui nous susurre à l’oreille que si ce n’est pas le bonheur, ce n’est tout de même pas si désagréable que ça, que nous avons bien le droit, pour une fois, de nous laisser aller… nous pouvons désactiver l’alarme du réveil et tenter la grasse matinée. Attendre le prochain coup dur pour nous réveiller en sursaut, faible, désemparé, absolument pas préparé.

Il est aussi possible de réagir. Refuser la douce fatalité de la tiédeur et de la médiocrité. Mais attention ! Il n’est pas question de fuir un péril pour se jeter dans un autre, tout aussi destructeur. L’activité bouillonnante, les agendas surchargés - même pour de bonnes causes - ne sont en rien moins dangereux pour la santé de notre vie « du dedans ». Que faire alors  ?
Le Christ lui-même nous offre une autre solution. Aux croyants tièdes et endormis de la ville de Laodicée il fait parvenir cette invitation : « je me tiens à ta porte et je frappe. Si tu entends ma voix et ouvres la porte, j’entrerai chez toi et nous partagerons un repas… » 1

C’est le seul véritable antidote à la tiédeur, un repas avec Jésus, l’un de ces moments d’intimité dont nous ressortons le cœur en feu en déclarant : « mon cœur brûlait au-dedans de moi… »

Pour ouvrir cette nouvelle saison, faisons nôtre cette prière : « donne-moi la passion… »
Que son amour brûlant nous donne la force, le courage « d’ouvrir la porte » pour un souper passionnant, une parenthèse d’intimité qui enflamme nos cœurs et nous pousse en avant, à sa suite, pour le prochain épisode de nos vies avec lui.
 

Philip

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1 Apocalypse 3.16-20

© Tous droits réservés.
Philip Ribe: www.philip-ribe.com


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