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Le point de vue biblique  - La vie de l’Esprit ou l’activisme?

Nous avons vu précédemment que la Parole de Dieu nous appelle à porter du fruit pour Dieu. Mais surtout, nous avons essayé de mieux saisir ce dont il s’agit vraiment lorsqu’il est question de fruit dans l’Écriture. Nous avions conclu que le fruit recherché n’est pas forcément d’ordre moral, mais spirituel: il s’agit donc du fruit de l’esprit tel que mentionné dans Galates 5:22.

L’implication morale du fruit de l'Esprit?

Lorsque je dis que le fruit recherché n’est pas d’ordre moral, je ne veux pas dire pour autant que les conséquences du fruit de l’Esprit ne seront pas moralement vérifiables. Je veux simplement dire que la qualité morale du chrétien n’est pas le but ultime de la communion avec Dieu mais la conséquence de la qualité de cette relation. Comme le mentionne clairement l’apôtre Paul dans son épître aux Galates (5 :16): «Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point les désirs de la chair.» Il n’est pas dit que le chrétien ne doit plus marcher selon la chair s’il veut être en mesure de marcher selon l’Esprit. Ainsi, la vie chrétienne n’est pas d’abord une affaire de moralité mais de vie selon l’esprit. Dès que nous abandonnons cette voie, nous voilà revenu à une simple pratique religieuse ennuyeuse.

La vie de l’Esprit ou l’activisme?

À la lumière des standards qui prévalent en notre temps, nous croyons que les chrétiens les plus occupés dans l’œuvre sont forcément ceux qui portent du fruit. Mais à la lumière de l’Écriture, il n’en n’est pas ainsi. Vous aurez peut-être remarqué que le verbe «écouter» revient plus souvent dans la Bible que le verbe «faire». Cela indique nettement qu’avant de faire des grandes choses pour Dieu, il nous faudra d’abord s’asseoir et apprendre à l’écouter. L’exemple de Marthe et Marie est extraordinairement éclairant sur ce propos.

Luc 10:38-42

«38 Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. 39 Elle avait une soeur, nommée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. 40 Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit: Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de m’aider. 41 Le Seigneur lui répondit: Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. 42 Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.»

«…akouo…» - Ecouter la Parole de Jésus

Marie avait donc choisit la bonne part, selon Jésus. Et que faisait-elle précisément? Elle écoutait (akouo dans le grec) la Parole de Dieu. Ce verbe grec exprime une idée très précise: considérer ce qui est ou a été dit, comprendre, percevoir le sens de ce qui est dit. Pendant que Marthe accomplissait avec zèle son devoir de maîtresse de maison, sa sœur Marie écoutait attentivement le conseil de Dieu. Au début de cet article, il était question de porter du fruit, plus précisément: comment porter du fruit pour Dieu. S’il n’en dépendait que de nos standards modernes qui reposent essentiellement sur la performance, nous aurions tendance à croire que Marthe agissait mieux que sa sœur. Mais voyez-vous, du point de vue de Dieu celui qui s’arrête et écoute la Parole de Dieu a plus de chance de porter du fruit selon le cœur de Dieu. On ne porte pas de fruit parce qu’on fait des tas de choses, mais lorsqu’on fait la bonne chose.

Réal Gaudreault, pasteur de l’Assemblée Chrétienne La Bible Parle, Saguenay.

 


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