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Le point de vue biblique
«BLESSÉ POUR NOS PÉCHÉS»

Comme nous l’avons vu la semaine dernière, il est fréquent d’entendre des gens dire que si Dieu existait, il n’y aurait pas tant de misère dans le monde. Et comme la misère perdure partout dans le monde, ou bien Dieu n’existe pas ou bien il est irresponsable.

C’est la faute à…

Accuser Dieu de nos problèmes de société n’est pas en soi un phénomène exceptionnel. À la vérité, c’est la façon tout humaine de se décharger de nos responsabilités. Combien de fois entendons-nous les syndicats imputer aux gouvernements la responsabilité de tel ou tel problème social? Du point de vue humain, c’est toujours la faute de quelqu’un d’autre. C’est à cause de mon père, de ma mère, de mon boss, et la liste n’en finit plus de s’allonger. Et surtout, la faute ne nous revient jamais, jamais au grand jamais!

Pourquoi tant de misère?

Pour avoir quelque peu voyagé dans les pays du Tiers monde, j’ai côtoyé de très près la pauvreté, notamment en Afrique et en Haïti. Dans certains cas, la misère me brise le cœur, particulièrement lorsqu’elle touche durement les enfants. Le plus difficile dans tout cela c’est le sentiment d’impuissance que nous ressentons lorsque nous sommes sur place. Bien sûr, comme n’importe qui, je me suis souvent posé la question: pourquoi tant de misère et à qui la faute? Toutes les fois que je me pose cette question, je trouve la réponse en revenant ici au Canada alors que je prends conscience de l’opulence et du gaspillage qu’amène notre train de vie. Notre superflu comblerait aisément les besoins des pays pauvres, mais nous ne le voulons pas.

Qui est responsable?

Nous vivons dans l’illusion qu’il y a quelque part des personnes qui sont responsables de cette misère. C’est donc à eux de régler le problème. Ainsi, ce n’est pas notre faute. Et lorsque ce raisonnement ne tient plus, voilà que Dieu apparaît comme l’ultime responsable. S’il est aussi bon que sa Parole le prétend, rien de tout cela n’arriverait. Accuser Dieu est le dernier recours que nous avons, mais, chose surprenante, Dieu a accepté de prendre sur lui le blâme dont nous l’accusons depuis toujours. Sa mort sur la croix n’était pas le fruit de ses péchés, mais bien des nôtres. Ce n’est pas une blague: Dieu s’est effectivement rendu coupable de ce dont nous l’accusons.

Ésaïe 53:3-7

«Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquité; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n’a point ouvert la bouche.»

Ce merveilleux texte du prophète Ésaïe témoigne avec force que Dieu, plutôt que de juger et de rejeter l’homme, a tourné contre lui-même le jugement. En Jésus-Christ, Dieu s’est rendu coupable pour nous.

Réal Gaudreault, pasteur de l’Assemblée Chrétienne La Bible Parle, Saguenay.

 


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