Messages pour votre coeur - ligne

 

Réussir sa vie

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“Le jour se lève à peine
Je suis déjà debout
Le café qui fume
L'ascenseur qui m'attend
Et le moteur que j'allume
M'aident à prendre lentement
Prendre ma place dans le trafic...”

“Trafic”, c'est la vie au quotidien chantée par Cabrel, c'est le métro-boulot-dodo en panne d'idéal, d'enthousiasme... Chacun “prend sa place”, tente de satisfaire ses besoins, ses aspirations, ses rêves.

Objectif: REUSSIR SA VIE... mais de quelle réussite s'agit-il?

Réussite matérielle, personnelle ?

Elle représente aux yeux des Français “ la valeur qui a le plus gagné en importance "(Sondage SOFRES publié par Le Pèlerin, mai 1991) au cours de ces 20 dernières années. Selon le docteur Olievenstein, “nous vivons dans une société dont loisirs, jeunesse et achats sont les trois mamelles". (Interviewé par Le Nouvel Observateur, avril 1999).

Loisirs

“Le plaisir a été intégré comme une dimension essentielle de la sphère privée”, ajoute-t-il. Ainsi 41% des jeunes veulent “un travail qui laisse du temps libre pour les loisirs" (Sondage IPSOS publié par Femme Pratique, déc. 1984). Néanmoins, qui dit “loisirs” dit aussi “argent”.

Argent, achats

Besoin d'argent pour s'épanouir, s'éclater mais aussi pour vivre à l'abri des soucis, pour construire la maison de ses rêves... et puis quand on l'a, on n'est pas comblé d'autant plus que les années passent, et la jeunesse s'envole.

Recherche jeunesse désespérément

Les Français “semblent saisis par l'obsession de faire jeune à tout prix”. Ils s'attachent à ce moment de l'existence “qui rassemble santé, jeunesse, réussite financière et sociale, pleine possession de ses moyens intellectuels... C'est l'idéalisation de la jeunesse... attitude superstitieuse pour s'accrocher au bonheur" (Le Point, no 1074, avril 1993).

Mais réussir sa vie, est-ce la limiter à une seule de ses périodes ?

Réussite sociale, professionnelle ?

Elle dépend d'abord de la volonté, estiment les Français à 73% (Sondage C.S.A. publié par L'Actualité Religieuse dans le Monde, 15 mai 1994). Après la “bof-génération” c'est celle des battants.

  • leur challenge: réussir, rester “dans le coup” malgré l'évolution des techniques, et sans se leurrer : le chômage, ça n'arrive pas qu'aux autres!
  • leur problème: réussite et stress vont souvent de pair.

C'est pourquoi “les psychanalystes voient de plus en plus de jeunes loups venir s'allonger sur leurs divans, las de jouer un rôle valorisant, trop valorisant”.

Le businessman vit lui aussi ses heures de “blues” comme le chante Michel Berger: “J'ai perdu le sens de l'humour depuis que j'ai celui des affaires. J'ai réussi et j'en suis fier. Au fond, je n'ai qu'un seul regret. Je fais pas ce que j'aurais voulu faire... J'aurais voulu être un artiste pour pouvoir dire pourquoi j'existe..."(Chant: Le blues businessman, Starmania).

“La réussite, ce n'est pas tout, reconnaît Stéphane, je veux gravir les échelons, toujours plus haut. Mais la réussite, ce n'est pas tout. Il faut vivre heureux.”

Et le bonheur... est-ce une carrière à tout prix, parfois même au détriment de sa vie familiale ?

Réussite sentimentale, familiale ?

“Lorsqu'on demande aux Français de définir leur idéal du bonheur, vivre à deux remporte tous les suffrages... Jamais le désir de couple n'a semblé si fort. Jamais son échec n'a été plus considérable" (Le Point no 803, février 1988). En effet, un mariage sur trois se solde par un divorce, un sur deux à Paris, sans compter les “désunions libres”. Cinq ans: c'est l'écueil sur lequel viennent se briser la majorité des couples, selon les statistiques.

Alors, vivre à deux pour la vie ? On n'ose plus y croire ! “J'espère que ça va durer” disait cette jeune mariée le soir même de ses noces. Inutile de vous annoncer son divorce quelques années plus tard !

Quand on envisage dès le départ l'éventualité d'une rupture, on vit sans s'en rendre compte dans une perspective d'échec. On a peur de souffrir, on se protège et ainsi on ne s'investit pas complètement, on s'engage seulement “pour le meilleur et sans le pire”. On se quitte dès qu'on ne se sent plus bien ensemble, ou quand on a accumulé amertume et déceptions, quand le pardon mutuel n'a pas scellé chaque journée ensemble. Alors la rouille s'installe dans la relation et la communication en prend un coup: “85% de mes patients souffrent d'absence de dialogue, déclare un psychothérapeute, ils sont partis sur le postulat faux que, si l'on s'aime, on se comprend sans se parler" (Le Point no 803,février 1988).

Peut-être aussi ont-ils démarré à la “égotrip” selon le chant de Michel Berger: “Moi je suis avec toi parce que tu me fais du bien... mais on n'est jamais content tous les deux en même temps... Alors pourquoi vivre à deux si c'est pour vivre à moitié” (Chant: Egotrip, Starmania).

Réussir sa vie...

Pas si simple ! Et certains parents “se reprochent d'avoir trop travaillé, de trop sortir, d'avoir divorcé”, rapporte une directrice d'école.

La vie est remplie de contraintes, de choix délicats; elle passe si vite: “L'homme est comme une fleur qui germe et puis se fane. Il fuit comme une ombre furtive, et il ne dure pas" (Job, ch. 14, v. 2). Il cherche son épanouissement personnel, voire celui des siens. Il “ne peine que pour satisfaire ses besoins, et pourtant ses besoins ne sont jamais satisfaits"(Ecclésiaste, ch. 6, v. 7), constate le roi Salomon en observant sa vie: “J'ai entrepris de grands travaux... Je me suis amassé de l'argent et de l'or... Je devins puissant... Je ne me suis rien refusé de tout ce que je voyais. Je ne me suis privé d'aucun plaisir... Puis j'ai considéré l'ensemble de mes réalisations, et toute la peine que je m'étais donnée pour les accomplir. Et je me suis rendu compte que tout est dérisoire: autant courir après du vent."

“ Écoutons la fin de tout ce discours: sois rempli de respect pour Dieu et obéis à ses commandements, car c'est là l'essentiel pour l'homme" (Ecclésiaste: ch. 2, extraits des versets 4, 8, ch. 12, v. 13).

Un mot de la fin pertinent dans “une société qui ne sait plus au-delà du quotidien de l'individu, pourquoi ce dernier doit vivre, aimer, travailler, procréer et mourir...

"Nous manquons de spiritualité pour faire face à la vie”, souligne Tony Anatrella.

Le plus grand besoin de l'homme: DIEU

C'est aussi le constat d'Alain et Bernadette C. après 29 ans de course au bonheur: “Nous avions tout réussi aux yeux des autres: entreprise florissante, maison, couple uni, 4 enfants, pas de problème apparent. Et pourtant, nous n'étions ni heureux, ni en paix au fond de nous-mêmes. Une insatisfaction demeurait que seul Dieu a pu combler.”

Ainsi “l'homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole que Dieu prononce" (Matthieu, ch. 4, v. 4 ), nous rappelle le Christ. Et il ajoute: “Celui qui écoute ce que je dis et qui l'applique ressemble à un homme sensé qui a bâti sa maison sur le roc. Il a plu à verse... les vents ont soufflé avec violence... elle ne s'est pas effondrée, car ses fondations reposaient sur le roc "(Matthieu 7:25).

“Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif" (Jean 4:14).

Il sera satisfait...

Marie-Christine Favre


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