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Le point de vue biblique
«AIE PITIÉ DE NOUS»

Qu’en est-il de la pitié de Dieu en ces jours où il semble qu’elle n’est plus tellement à la mode? En regardant la condition du christianisme aujourd’hui, nous aurions presque envie de prendre Dieu et son Eglise en pitié tellement l’Institution est dans un état pitoyable. À la vérité, l’état du christianisme est le simple reflet de l’état des chrétiens qui le composent. Ainsi, nous devrions crier à Dieu: «Aie pitié de nous!»

Notre condition ?

Bien que nous soyons l’objet de la grâce de Dieu, et que cette grâce nous ait permis d’obtenir la justification, nous demeurons faibles à tous points de vue. D’une part, le salut en Jésus-Christ nous élève au rang d’enfants de Dieu, mais, d’autre part, nous sommes aux prises avec d’inlassables combats contre le péché. Bien souvent, les combats sont à ce point cruels que nous ne savons plus trop qui nous sommes: des justifiés ou des pécheurs sans espoir? S’il y a des jours où il faut nous souvenir de notre position de justifiés et confesser haut et fort notre appartenance à la famille de Dieu, il y en a d’autres où nous devons simplement crier: «Aie pitié de nous, Fils de David!»

Matthieu 9:27-31

«27 Étant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient: Aie pitié de nous, Fils de David! 28 Lorsqu'il fut arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui, et Jésus leur dit: Croyez-vous que je puisse faire cela? Oui, Seigneur, lui répondirent-ils. 29 Alors il leur toucha les yeux, en disant: Qu'il vous soit fait selon votre foi. 30 Et leurs yeux s'ouvrirent. Jésus leur fit cette recommandation sévère: Prenez garde que personne ne le sache. 31 Mais, dès qu'ils furent sortis, ils répandirent sa renommée dans tout le pays.»

«Croyez-vous que je puisse faire cela?»

Cette courte phrase est très éloquente en ce qu’elle pourrait changer nos vies à tout jamais. Voyez-vous, ces deux aveugles n’étaient pas les seuls à souffrir de cécité en Israël; cependant, ils sont les deux seuls à avoir crié à Dieu pour leur délivrance. Ils sont de ceux qui constatent l’état pitoyable de leur condition et qui refusent d’en rester là. De plus, comme ils n’ont pas les ressources pour s’affranchir eux-mêmes, ils iront vers celui pour qui rien n’est impossible. Effectivement, il leur fut fait selon leur foi. Remarquez bien que Jésus n’a pas dit qu’il leur serait fait selon sa puissance divine, mais bien selon leur foi. Dieu est tout puissant, ce n’est jamais le problème. Le problème se trouve dans l’axe de ce que nous croyons: croyons-nous que Jésus puisse faire cela pour nous? Voilà tout le dilemme.

L’évangélisation

Curieusement, ce texte est l’un des meilleurs que nous puissions trouver dans le Nouveau Testament sur l’évangélisation. Voyons un peu! Dès qu’il est question, dans une église, d’organiser des sorties d’évangélisation, nombreux sont ceux qui s’esquivent discrètement. L’évangélisation, c’est toujours l’affaire d’un petit groupe de croyants zélés. Les autres préfèrent trouver un bon alibi pour justifier leur absence, n’est-ce pas? La majorité d’entre nous n’aimons pas évangéliser à cause du malaise que ce genre de sorties produit. Que faire alors? Personnellement, je ne crois pas tellement aux sorties d’évangélisation structurées dans l’église, car elles sont presque toujours artificielles. Autrement dit, quand nous sommes rendus à organiser des sorties d’évangélisation, c’est signe que l’évangélisation ne fonctionne plus. Toutefois, je comprends que l’évangélisation constitue la mission de l’Eglise. Voyons comment:

«…ils répandirent sa renommée dans tout le pays…»

Les deux aveugles, dont le texte de Mathieu parle, n’ont jamais suivi de séminaires sur l’évangélisation et n’ont pas non plus organisé de sorties d’évangélisation. Jésus leur a même demandé de se taire. Ces deux hommes ont simplement vécu une expérience personnelle avec Jésus, voilà tout. Leur zèle est le fruit d’une vraie rencontre avec Dieu dans laquelle ils ont reconnu leur extrême besoin («aie pitié de nous»). La délivrance qui s’en est suivie fut l’élément déclencheur d’une activité d’évangélisation sans précédent: «ils répandirent sa renommée dans tout le pays» (Matthieu 9:31). La morale de cette histoire est qu’il faut d’abord développer une relation vivante avec Dieu avant de vouloir répandre la renommée de Jésus dans tout le pays.

Réal Gaudreault, pasteur de l’Assemblée Chrétienne La Bible Parle, Saguenay.

 


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