La GRANDEUR des petits pas…

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient…
- Dicton populaire

Si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il ressemble à un homme qui regarde son visage dans un miroir et qui, après s’être observé, s’en va et oublie aussitôt comment il était.
- Jacques 1:23

La grandeur des petits pas…

Faire de beaux discours et ne rien faire concrètement est une pratique que l’on associe facilement à la vie politique. Un simple coup d’œil dans les rétroviseurs de l’actualité semble confirmer que cette affirmation est conforme à la réalité, mais malheureusement les politiciens ne sont pas les seuls à être coupables de ce comportement. Les enfants de Dieu — dont je fais partie — agissent souvent de même…

Il nous est tellement facile d’être touchés par de belles pensées, d’être enthousiasmés par un texte, un chant, une parole. L’émotion ressentie est authentique, dans ce moment de grâce où nos yeux s’ouvrent sur l’immensité, la beauté, la richesse, les possibilités infinies de la vie intérieure vécue en communion avec le Christ. Pourtant, trop souvent, ce sentiment de vie intérieure — il semblait nous soulever comme une lame de fond et nous aiguiller sur une autre trajectoire — se dégonfle et disparaît comme une bulle de savon. C’est d’ailleurs peut-être la meilleure image pour décrire ce que nous avons vécu. Une bulle de savon étincelante dans la lumière; nous sommes sous le charme de ses couleurs chatoyantes, elle grandit, s’élève, se laisse porter par le courant d’air et, en un minuscule « plop », disparaît. Elle ne laisse aucune trace dans le monde concret de son passage. Elle n’a rien produit de durable.

N’est-ce pas, trop souvent, un résumé à peine caricatural de notre relation avec Dieu  ?

Ce n’est pourtant ni une fatalité ni le seul chemin possible. Il en existe un autre, un sentier étroit dont nous connaissons l’existence, mais faisons cependant tout notre possible pour le contourner, nous berçant d’excuses et de promesses tendues vers un hypothétique futur… demain on rase gratis…
Je ne veux surtout pas parler de céder à la tentation d’utiliser la culpabilité comme source d’énergie — c’est une option inenvisageable — ni de se jeter dans un activisme malsain et acharné.
Je veux simplement parler du sentier de l’engagement, un mot qui fait fuir, particulièrement les moins de cinquante ans, mais pas uniquement…
Il ne s’agit pas de prendre de grands engagements pour bouleverser nos vies et le monde, non, mais nous devons apprendre, chaque fois que nous acceptons de nous confronter à la Parole qui vient du cœur de Dieu, à lui demander : « Quelle est la prochaine étape concrète que tu attends de moi  ? »
C’est peut-être une chose minuscule, ou plus importante, mais elle doit être concrète, mesurable, quantifiable… et nous devons sincèrement nous engager à la mettre en pratique. N’oublions pas que même si nous envisageons un voyage de plusieurs centaines de kilomètres, la seule façon de marcher consiste à mettre un pied devant l’autre. Attendre le miracle des bottes de sept lieues nous conduit souvent à rester sur place. Ayons l’humilité de faire de petits pas, la répétition déterminée de ces petits pas peut nous mener loin.

N’oublions pas non plus — ce n’est pas une règle générale, nous avons une intimité qui ne se partage pas — que pour une grande partie de ces petites décisions, nous pouvons en parler avec une ou un ami fidèle. Une personne qui ne nous jugera pas, mais qui saura nous poser les bonnes questions, nous encourager lorsque nous échouerons et se réjouir avec nous lorsque cela portera du fruit.
Nos paroles, nos engagements prennent un autre poids lorsqu’ils résonnent à nos oreilles et c’est encore plus vrai s’il y a deux paires d’oreilles plutôt qu’une. Cela ne donne bien sûr aucun pouvoir à l’autre pour contrôler notre vie, nous en restons le maître et le seul responsable, mais je peux dire par expérience que c’est une aide bienvenue.

Je nous encourage donc à commencer sans attendre, alors que vous lisez ces lignes ; décider là, maintenant, de prendre deux minutes pour se placer devant Dieu et lui demander : « quel est le prochain petit pas que tu attends de moi  ? » Voilà, pour moi c’est fait, 12 deux minutes, c’est tellement court et tellement long…
Je vous laisse, car j’ai un nouveau petit pas à faire, et je préfère m’y mettre tout de suite… je ne me connais que trop bien…

Bon courage pour vos petits pas et si vous avez envie d’en partager quelques-uns avec moi, n’hésitez pas !

Philip

PS: En juin nous allons vivre les jours les plus longs de l’année, plus de temps de lumière, c’est plus de temps pour faire de petits pas…

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Philip Ribe: www.philip-ribe.com