Les appareils technologiques qui peuplent et encombrent notre quotidien sont pour la plupart pourvus d’un contrôle pour régler son. Si la rue est bruyante, je mets mes oreillettes et augmente le volume, si le voisin bricole, la télécommande me permet d’élever le niveau sonore de ma télé et je ne parlerai pas des enceintes connectées et autres gadgets Hi-Tech qui répondent à ma voix et diffusent de plus en plus fort sur un simple ordre de ma part.
Le principe est évident, plus l’environnement est tapageur plus je monte le volume. Avec le temps, mon capital auditif s’érode, me faisant basculer dans un triste cercle vicieux. J’entends moins bien, je monte le son, ma sensibilité auditive se détériore et je dois encore monter le son pour entendre… moins bien !
Ce processus est caractéristique de notre mode de vie. Nos existences se déroulent dans un tintamarre assourdissant et nous l’accueillons souvent avec bienveillance et soulagement ; il nous protège de l’introspection douloureuse, il limite la conscience du vide intérieur qui nous ronge en silence.
Perdre l’ouïe est un mal affligeant, mais il existe un drame plus discret et cependant lourd, lui aussi, de conséquences: la surdité spirituelle.
Si nous nous contentons d’une couche de religiosité, la perte de l’acuité auditive n’est pas bien grave, pour obéir aux « fais ceci, ne fais pas cela » il n’est pas nécessaire d’une oreille affutée, les prédicateurs moralisateurs ont la voix tonitruante, c’est bien connu. Mais si nous désirons devenir des disciples du Christ, marcher sur ses traces hors des sentiers battus, c’est une autre histoire.
Lors de son passage sur Terre, dans une culture fortement marquée par les lois, les interdits, les traditions et les rites, Jésus s’est clairement démarqué en déclarant: « Mes brebis entendent ma voix et elles me suivent parce qu’elles connaissent ma voix
C’est mon souhait, ma prière de cœur, pour ce mois de septembre et ceux qui lui succèderont, que notre main soit prompte à lui ouvrir pour l’accueillir dans notre intimité.
Philip
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3 De l’autre côté. Laura Gagné.
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