Que vous croyiez ou non aux mondes parallèles, vous ne pouvez ignorer — si vous faites, comme moi, partie de la famille humaine — qu’il existe un monde invisible, tellement réel et puissant qu’il contrôle nos paroles et la plus grande partie de nos actes. J’ai nommé, vous l’avez reconnu, le monde de nos pensées. C’est un univers grouillant de vie; nous en sommes les seuls propriétaires, bien qu’il soit peuplé d’un grand nombre d’acteurs: notre moi conscient, notre inconscient, notre subconscient, ainsi que tous les avatars qu’ils produisent. Certains parlent haut et fort, d’autres sont là incognito et nous glissent suggestions, impressions, sensations avec plus ou moins de finesse, plus ou moins d’impact. Tout ce petit monde ne dort jamais, ne se repose jamais, ne se tait jamais ! Et vous vous étonnez encore que nous soyons si souvent fatigués ?
Je suppose, bien que rien ne le prouve, que ce fonctionnement anarchique est la conséquence du décentrage qui a résulté du choix de nos grands-parents dans le Jardin originel. Nous serions comme des dieux, qu’il avait dit, le Menteur… et effectivement minuscules et ridicules divinités quasi impotentes, nous régnons sur un monde abimé, complexe et incertain: notre propre vie. Nous réussissons aussi bien avec la gestion de nos pensées qu’avec celle de la planète-berceau qui nous avait été confiée. Nous avons généré un dérèglement prolifique caractérisé par la multiplication exponentielle du mal et la perte des écosystèmes de vie qui apportaient l’équilibre, la sérénité et la pérennité.
Si je ne vous ai pas perdus, égarés quelque part dans le dédale de mes pensées, j’aimerais quand même vous dire que ce n’est pas une fatalité. Lorsque nous consentons à la possibilité d’être reconnectés avec le Créateur, nous lui donnons le pouvoir d’injecter sa vie en nous pour nous recentrer. Ce n’est pas une guérison permanente et définitive, mais plutôt un rééquilibrage qui doit s’effectuer autant de fois que nécessaire pour que chaque chose reprenne sa juste place. Si nous acceptons, décidons, de laisser ses pensées mettre de l’ordre dans les nôtres, nous pouvons retrouver une position d’autorité depuis laquelle nous orientons et régulons ces flux anarchiques de pensées.
En pensée avec vous…
Philip
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