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Notre Pain Quotidien - Juillet 2020


 Notre Pain Quotidien - juillet 2020 - rochers canion vert vue d'en haut

1er juillet • Lisez > Hébreux 1.1-10

À quoi ressemble Dieu ?

[Le Fils] étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne [de Dieu].
Hébreux 1.3

Pour célébrer une occasion spéciale, mon mari m’a amenée visiter une galerie d’art locale en m’offrant d’y choisir une toile en cadeau. J’ai alors opté pour une petite peinture illustrant un ruisseau coulant dans une forêt. Le ruisseau prenait presque toute la toile, si bien qu’il n’y avait que très peu de ciel qui y apparaissait. Par contre, les reflets sur l’eau révélaient l’emplacement du soleil, la cime des arbres et l’atmosphère brumeuse. Le seul moyen de «voir» le ciel consistait à contempler la surface de l’eau.

Or, au sens spirituel, Jésus est comme ce ruisseau. Quand nous voulons voir à quoi ressemble Dieu, nous regardons Jésus, «l’empreinte de sa personne» (Hé 1.3). Bien que nous puissions découvrir des faits au sujet de Dieu au moyen d’énoncés directs dans la Bible, comme «Dieu est amour», nous pouvons aussi approfondir notre compréhension de lui en discernant comment il agirait s’il affrontait les mêmes problèmes que nous ici-bas. Être Dieu incarné, voilà l’exemple que Jésus nous en a donné.

Tenté, Jésus a révélé la sainteté de Dieu. Devant les ténèbres spirituelles, il a usé de l’autorité de Dieu. Confronté à des problèmes relationnels, il a démontré la sagesse de Dieu. Dans sa mort, il a illustré l’amour de Dieu.

Bien qu’il nous soit impossible de tout saisir au sujet de Dieu - il est infini et notre pensée est finie -, nous pouvons avoir l’assurance à la vue de Christ de connaître ses attributs.
Jennifer Benson Schuldt

En Jésus, on voit les attributs de Dieu.

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2 juillet • Lisez > 1 Pierre 3.8-16

Vivre à voix haute

Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur.
1 Pierre 3.15

En séjour dans un hôtel d’Austin, au Texas, j’ai remarqué une carte posée sur le bureau de ma chambre, et qui disait: «Bienvenue, nous prions que votre séjour ici soit reposant et que votre voyage soit fructueux. Que le Seigneur vous bénisse et vous garde, et fasse luire sa face sur vous.»

Cette carte issue de l’entreprise qui gère l’hôtel m’a donné le goût d’en savoir plus à son sujet, si bien que j’ai accédé à son site Web pour lire sur sa culture, ses atouts et ses valeurs. Or, de cette façon engageante, elle poursuit l’excellence et cherche à vivre sa foi dans son milieu de travail.

Sa philosophie m’a rappelé les paroles que Pierre a adressées aux disciples de Jésus dispersés partout en Asie Mineure. Il les a encouragés à témoigner de leur foi en Christ au sein de leurs sociétés respectives. Même face aux menaces et à la persécution, Pierre les a exhortés à ne rien craindre: «Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous » (1 Pi 3.15).

Un de mes amis décrit cette réalité comme «mener un mode de vie qui exige une explication». Où que nous vivions ou travaillions, puisons en Dieu la force de vivre notre foi aujourd’hui même - toujours prêts à répondre avec douceur et respect à quiconque s’informe de la raison de notre espoir. — David Mccasland

Que notre vie amène autrui à nous demander la raison de notre espoir.

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3 juillet • Lisez > Psaume 121

Je te vois

L’Éternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais.
Psaume 121.8

Un jour que Xavier avait deux ans, il courait à toutes jambes entre les rayons d’une petite boutique de chaussures. Se cachant derrière des boîtes de chaussures, il rigolait quand mon mari, Alan, lui disait: «Je te vois.» Peu après, j’ai vu Alan parcourir tous les rayons avec frénésie en appelant Xavier. Nous nous sommes alors précipités vers l’entrée de la boutique, car, riant encore, notre enfant courait en direction de la porte ouverte sur une rue achalandée.

En quelques secondes, Alan l’a cueilli. Nous l’avons serré dans nos bras en remerciant Dieu, en sanglotant et en couvrant de baisers ses joues rondes.

Un an avant de tomber enceinte de Xavier, j’avais fait une fausse-couche. Lorsque Dieu nous a bénis en nous donnant notre fils, la peur m’a gagnée. Or, notre expérience de la boutique de chaussures m’a prouvé que je ne serais pas toujours en mesure de garder à l’œil et de protéger notre enfant. Lorsque l’inquiétude et la crainte m’envahissent, j’ai donc appris dès lors à me tourner vers ma seule source de paix fiable: Dieu.

Notre Père céleste ne perd jamais ses enfants de vue (Ps 121.1-4). Bien que les épreuves, les casse-tête et les deuils soient notre lot, nous pouvons vivre avec une foi ferme en lui, notre Aide et notre Protecteur (v. 5-8).

Même s’il nous arrive de nous sentir perdus, démunis et incapables de protéger nos êtres chers, n’oublions pas que notre Dieu d’amour ne nous perd jamais de vue - nous, ses précieux enfants chéris. — Xochitl Dixon

Dieu ne quitte jamais ses enfants des yeux.

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4 juillet • Lisez > Apocalypse 21.1-5

Un monde parfait

Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles.
Apocalypse 21.5

Katie a reçu pour devoir d’écrire un essai intitulé «Mon monde parfait». Elle y a indiqué: «Dans mon monde parfait [...] les glaces sont gratuites, il y a des sucettes partout et le ciel est toujours bleu, avec seulement quelques nuages aux formes intéressantes.» Puis son essai a pris une tournure plus sérieuse. Dans ce monde, a-t-elle poursuivi, «personne n’apprendra de mauvaise nouvelle en rentrant à la maison. Et personne n’aura à en annoncer.»

Personne ne recevra de mauvaise nouvelle à son retour à la maison. N’est-ce pas merveilleux ? Cette parole évoque puissamment notre espoir ferme en Jésus. Il «[fait] toutes choses nouvelles», en guérissant et en transformant notre monde (Ap 21.5).

Le paradis est l’endroit des «plus jamais»: finis le mal, la mort, le deuil, la douleur, les larmes (v. 4) ! C’est un lieu de parfaite communion avec Dieu, qui a racheté et adopté les croyants par son amour (v. 3). Quelle joie merveilleuse nous y attend !

Nous pouvons avoir un avant-goût de cette réalité parfaite ici bas et dès maintenant. En cherchant à communier chaque jour avec Dieu, nous goûtons à la joie que nous procure sa présence (Col 1.12,13). Et même lorsque nous luttons contre le péché, nous connaissons, bien qu’en partie, la victoire qui est la nôtre en Christ (2.13-15), celui qui a pleinement triomphé du péché et de la mort. — Poh Fang Chia

Dieu destine son monde parfait à tous ceux qui croient en Jésus.

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5 juillet • Lisez > Psaume 104.1-6,10-23

La grande création de Dieu

Les oiseaux du ciel habitent sur leurs bords, et font résonner leur voix parmi les rameaux.
Psaume 104.12

Lors d’une récente visite chez nos petits-enfants, en Floride, nous avons eu le plaisir d’observer sur webcam une famille d’aigles. Tous les jours, nous suivions la maman, le papa et le bébé au fil de leur routine dans leur nid perché très haut. Les parents aigles gardaient toujours à l’œil leur aiglon et lui apportaient chaque jour, pour le nourrir, un poisson provenant de la rivière située à proximité.

Cette petite famille d’aigles évoque pour nous une image de la magnifique création de Dieu apparaissant dans le Psaume 104: un éventail d’illustrations de la création et de scènes émanant de l’œuvre même du Créateur.
Nous voyons la majesté de la création de Dieu en relation avec l’univers (v.2-4). Nous vivons la création de la terre même: les eaux, les montagnes, les vallées (v. 5-9). Nous jouissons du glorieux cadeau que Dieu nous a fait des animaux, des oiseaux et des récoltes (v. 10-18). Nous nous émerveillons des cycles dont Dieu a doté notre monde: matin et nuit, ténèbres et lumière, travail et repos (v. 19-23).

Quel monde glorieux Dieu a façonné de ses mains pour que nous en jouissions, ainsi que pour sa gloire ! «Mon âme, bénis l’Éternel !» (v. 1.) Chacun de nous peut dire merci à Dieu pour tout ce qu’il nous a donné afin que nous en profitions. — Dave Branon

La beauté de la création reflète celle de notre Créateur.

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6 juillet • Lisez > 1 Samuel 16.1-7

Une beauté cachée

[L’homme] regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au coeur.
1 Samuel 16.7

Nous avons dû pousser nos enfants à mettre leur équipement de plongée pour leur faire voir le paysage sous-marin aux abords de l’ile de Tobago. Ils sont revenus à la surface conquis. «Il y a des milliers de poissons de différentes sortes ! C’est tellement beau ! Je n’avais jamais vu de poissons aussi colorés !»

Comme la surface de l’eau ressemblait à celle des lacs d’eau douce à proximité de la maison, nos enfants risquaient de ne pas voir la beauté qui se cachait tout juste sous la surface.

Lorsque le prophète Samuel s’est rendu à Bethléhem pour y oindre l’un des fils d’Isaï en vue de son sacre, Samuel a été impressionné en voyant Éliab, l’aîné. Le prophète a alors cru avoir trouvé l’élu de Dieu, mais celui-ci a rejeté Éliab. Le Seigneur a rappelé à Samuel que l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais [que] l’Éternel regarde au cœur» (1 S 16.7).

Samuel a donc demandé à Isaï s’il avait d’autres fils. Le cadet était absent, en train de faire paître les moutons de la famille. On a alors fait venir ce fils, David, et Dieu a ordonné à Samuel de l’oindre.

Il nous arrive souvent de ne retenir des gens que ce qui saute aux yeux, sans toujours prendre le temps de voir en eux leur beauté intérieure, parfois cachée. Nous ne valorisons pas forcément ce que Dieu valorise. Par contre, si nous prenons la peine de regarder sous la surface, il se peut que nous y trouvions de grands trésors. — Lisa Samra

Dieu peut m’aider à voir la beauté intérieure chez autrui.

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7 juillet • Lisez > Jean 5.16-23

Déclarer sa dépendance

[Sans] moi vous ne pouvez rien faire.
Jean 15.5

La mère de Laura combattait le cancer. Un matin, Laura a prié pour elle avec une amie. Celle-ci, atteinte de paralysie cérébrale depuis plusieurs années, a alors prié ainsi: «Seigneur, tu fais tout pour moi. Je te demande de tout faire pour la mère de Laura.»

La «déclaration de dépendance» envers Dieu de son amie a profondément ému Laura. En y réfléchissant, elle a déclaré: «À quelle fréquence est-ce que je reconnais le besoin que j’ai de Dieu en toutes choses ? C’est ce que je devrais pourtant faire chaque jour !»

Durant sa vie terrestre, Jésus n’a cessé de se montrer dépendant de son Père céleste. On pourrait croire que, parce que Jésus est Dieu fait chair, il aurait toutes les raisons d’être auto-suffisant. Reste que, quand les autorités religieuses lui ont demandé de justifier pourquoi il travaillait le jour du sabbat, et donc du repos obligatoire, il leur a répondu: «En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père» (Jn 5.19). Jésus a donc lui aussi déclaré sa dépendance !

La dépendance de Jésus envers le Père sert d’exemple suprême de ce que signifie vivre en relation avec Dieu. Chaque respiration est un don de Dieu, qui désire que notre vie soit riche de sa force. Si nous vivons pour l’aimer et le servir au fil de nos incessantes prières et en dépendant de sa Parole, nous déclarons ainsi notre dépendance envers lui. — James Banks

Négliger de prier, c’est nier sa dépendance de Dieu. D. Henderson

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8 juillet • Lisez > 1 Corinthiens 12.4-14

Plusieurs dons, un seul but

Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ.
1 Corinthiens 12.12

Le maïs est un aliment de base au Mexique, mon pays natal. Il en existe tant de sortes différentes ! On peut trouver des épis jaunes, bruns, rouges et noirs, même d’autres magnifiquement moirés. Les citadins n’ont toutefois pas pour habitude de manger ces derniers. Le restaurateur et chercheur Amado Ramirez explique qu’ils croient que l’uniformité est synonyme de qualité. Il n’en reste pas moins que les épis moirés ont bon goût et font d’excellentes tortillas.

Or, l’Église de Christ est beaucoup plus semblable à un épi de maïs moiré qu’à un épi mono-colore. L’apôtre Paul a évoqué un corps pour illustrer l’Église, car même si nous formons tous un seul et même corps, et que nous avons tous le même Dieu, chacun de nous a reçu un don différent. Les propos de Paul l’attestent: «Il y a [...] diversité de ministères, mais le même Seigneur; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous» (1 Co 12.4-6). La diversité avec laquelle nous nous entraidons illustre la générosité et la créativité de Dieu.

En accueillant notre diversité, puissions-nous nous efforcer également de préserver notre unité par la foi et selon les desseins de Dieu. Il est vrai que nos aptitudes et nos antécédents sont différents. Nous parlons diverses langues et nous sommes originaires de divers pays. Par contre, nous avons tous le même Dieu merveilleux, le Créateur, qui se plaît à créer une si grande variété. — Keila Ochoa

Nous avons besoin les uns des autres pour être comme Dieu nous veut.

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9 juillet • Lisez > Psaume 131

Calme-toi, mon âme !

[J’ai] l’âme calme et tranquille.
Psaume 131.2

Imaginez un parent se penchant avec amour vers un enfant, pour lui dire doucement: «Chuuut», avec un doigt devant le nez et la bouche. Cette posture et ce simple mot visent à consoler et à apaiser les tout-petits qu’une déception, un inconfort ou une douleur angoisse. De telles scènes sont universelles et atemporelles, et la plupart d’entre nous ont donné ou reçu ce genre d’expressions d’amour. Quand je réfléchis au Psaume 131.2, voilà l’image qui me vient à l’esprit.

Le langage et le flot de ce Psaume laissent entendre que l’auteur, David, a vécu quelque chose qui a provoqué en lui une réflexion sérieuse. Avez-vous vécu une déception, une défaite ou un échec vous ayant poussé à prier de manière réfléchie et inspirée ? Que faites-vous lorsque vous vous retrouvez face à une situation incitant à l’humilité ? Lorsque vous échouez à un test, perdez un emploi ou vivez la fin d’une relation ? David a répandu son cœur devant le Seigneur et, du même coup, il s’est quelque peu questionné avec honnêteté (Ps 131.1. En se réconciliant avec sa situation, il s’est découvert un contentement semblable à celui d’un enfant simplement heureux d’être en compagnie de sa mère (v.2).

Les circonstances de la vie sont appelées à changer, ce qui nous amène parfois à nous humilier. Nous pouvons malgré tout garder espoir et connaître le contentement, sachant qu’une Personne a promis de ne jamais nous abandonner. Nous pouvons lui faire entièrement confiance. — Arthur Jackson

Le contentement ne se trouve qu’en Christ, et en lui seul.

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10 juillet • Lisez > Job 41.12-34

Le Dieu des profondeurs

Voici la grande et vaste mer: [...] là se promènent les navires, et ce léviathan que tu as formé pour jouer dans les flots.
Psaume 104.25,26

«Chaque fois que l’on va dans les profondeurs de la mer et que l’on y recueille un échantillon, on y découvre une nouvelle espèce», de nous dire le biologiste marin Ward Appeltans. Durant une récente année, les scientifiques ont identifié 1451 nouvelles formes de vie sous-marine.

Dans Job 38 à 40, Dieu a passé en revue sa création au profit de Job. Au fil de ces trois chapitres poétiques, Dieu a mis en lumière les merveilles du climat, l'immensité du cosmos et la diversité des créatures dans leurs habitats. Ce sont là des choses que nous pouvons observer.

Puis Dieu a parlé du mystérieux léviathan (crocrodile), et cela, sur tout un chapitre. Le léviathan est une créature incomparable, munie d’une armure couverte de dards (Job 40.26; 41.4), d’une force et d’une belle structure (v.3) ainsi que de terrifiantes mâchoires (v.4).
«Sur la terre nul n’est son maître» (v. 24).

D’accord, Dieu nous parle ici d’une immense créature que nous n’avons jamais vue. Est-ce là où Job 41 veut en venir ?

Non ! Job 41 élargit notre compréhension des attributs étonnants de Dieu. Le psalmiste s’est d’ailleurs étendu sur ce sujet: «Voici la grande et vaste mer: [...] et ce léviathan que tu as formé pour jouer dans les flots» (Ps 104.25,26). Après la terrifiante description dans Job, nous apprenons que Dieu a créé un terrain de jeux pour cette créature des plus redoutables.

Notre exploration de la création nous renseigne sur notre Créateur.

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11 juillet • Lisez > Lévitique 19.1-9,33,34

S’accueillir entre étrangers

Si un étranger vient séjourner avec vous dans votre pays, vous ne l’opprimerez point [...] vous l’aimerez comme vous-mêmes [...].
Lévitique 19.33,34

Lorsque mon mari et moi avons déménagé à Seattle, nous ignorions où nous allions vivre et travailler. Une Église locale nous a aidés à trouver un endroit: une maison en location comportant plusieurs chambres. Nous pouvions occuper une chambre et louer les autres à des étudiants internationaux. Au cours des trois années suivantes, nous avons été des étrangers accueillant des étrangers.

Nos colocataires et nous avons également accueilli des dizaines d’étudiants internationaux sous notre toit tous les vendredis soir pour une étude biblique.

Les enfants de Dieu savent ce que c’est que d’être loin de chez soi. Pendant plusieurs siècles, les Israélites ont été de véritables étrangers - et esclaves - en Égypte. Dans Lévitique 19, conjointement avec des instructions bien connues comme: «Chacun de vous respectera sa mère et son père» et: «Vous ne déroberez point» (v. 3,11), Dieu a rappelé aux membres de son peuple la nécessité de prendre soin avec empathie des étrangers, car ils savaient ce que c’était que d’être des étrangers et d’avoir peur (v. 33,34).

Bien qu’en tant que disciples de Dieu nous n’ayons pas tous vécu l’exil proprement dit, nous savons tous ce que c’est que d’être des étrangers ici-bas (1 Pi 2.11), du fait que nous devons ultimement allégeance à un royaume céleste. Nous sommes appelés à créer une collectivité hospitalière: des étrangers qui en accueillent d’autres dans la famille de Dieu.— Amy Peterson

Envers qui puis-je exercer l’hospitalité ?

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12 juillet • Lisez > Ésaïe 51.12-16

Une ancre qui nous rassure

C’est moi, c’est moi qui vous console.
Ésaïe 51.12

Êtes-vous un éternel inquiet ? Je le suis. Je lutte contre l’angoisse presque tous les jours. Je m’inquiète de grandes choses. Je m’inquiète de petites choses. On dirait parfois que je m’inquiète de tout. Adolescent, il m’est arrivé un jour de téléphoner à la police lorsque mes parents étaient de quatre heures en retard pour rentrer à la maison.

La Bible nous répète sans cesse de ne rien craindre. En raison de la bonté et de la puissance de Dieu, et parce qu’il a envoyé Jésus mourir à notre place et son Saint-Esprit pour nous guider, nos craintes n’ont pas à dominer notre vie. Il est probable qu’il nous arrive de vivre des épreuves, mais Dieu a promis de rester à nos côtés tout au long.

Le passage d’Ésaïe 51.12-16 est l’un de ceux qui m’ont d’ailleurs beaucoup aidé à surmonter ces instants d’angoisse. Ici, Dieu a rappelé à ses enfants, qui avaient énormément souffert, qu’il était encore avec eux et que sa présence réconfortante était une réalité immuable. Peu importe à quel point les choses pouvaient leur sembler terribles, Dieu leur a dit par la bouche du prophète Ésaïe: «C’est moi, c’est moi qui vous console» (v. 12).
J’aime beaucoup cette promesse, cette ancre émotionnelle pour mon âme qui «[tremble] constamment» (v. 13). Par ce passage, Dieu me rappelle de détourner le regard de mes peurs pour le reporter avec foi et dépendance sur celui «qui a étendu les cieux» (v. 13) - celui-là même qui promet de nous consoler. — Adam Holz

La présence réconfortante de Dieu triomphe de nos peurs.

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13 juillet • Lisez > Psaume 139.1-14

Il nous connaît

Éternel, tu me sondes et tu me connais, tu sais quand je m’assieds et quand je me lève.
Psaume 139.1,2

Dieu savait-il dans quel état j’étais en conduisant sur une distance de 160 km jusqu’à mon village ? Compte tenu de mon état, la réponse n’était pas simple. J’étais fiévreux et migraineux. J’ai prié: «Seigneur, je sais que tu es avec moi, mais j’ai mal !»

Fatigué et affaibli, j’ai garé ma voiture le long de la route à proximité d’un village. Dix minutes plus tard, j’ai entendu une voix: «Bonsoir ! Avez-vous besoin d’aide ?» C’était un homme accompagné d’autres hommes de sa collectivité. Leur présence m’a fait du bien. Lorsqu’ils m’ont dit le nom de leur village, Naa mi n’yala (ce qui signifie «Le Roi me
connaît !»), je m’en suis étonné. J’étais passé par ce village des dizaines de fois déjà, mais sans jamais m’y arrêter. Et voilà que Dieu utilisait son nom pour me rappeler que lui, le Roi, était effectivement avec moi, même si je me trouvais seul sur cette route et dans un piteux état. Encouragé, j’ai poursuivi mon chemin jusqu’à la clinique la plus proche.

Dieu nous connaît à la perfection, quoi que nous fassions, où que nous soyons et quels que soient notre état et notre situation (Ps 139.1-4,7-12). Il ne nous abandonne, ne nous oublie et ne nous néglige jamais. Même en situation difficile - «la nuit [...] comme le jour» (v. 11,12) -, nous sommes en sa présence. Or, cette vérité nous procure tant d’espoir et d’assurance que nous pouvons louer le Dieu qui nous a soigneusement créés et qui nous dirige au fil de la vie (v. 14). — Lawrence Darmani

Où que nous soyons, Dieu sait ce qui nous concerne.

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14 juillet • Lisez > Hébreux 4.12,13

Cacher nos blessures

Car la Parole de Dieu [...] juge les sentiments et les pensées du cœur.
Hébreux 4.12

Je m’adressais à une Église locale en me servant d’une histoire vraie nous incitant à présenter notre cœur brisé à Dieu et à recevoir la guérison qu’il désire nous procurer. Avant de terminer par une prière, le pasteur s’est mis debout dans l’allée centrale, a regardé les membres de son assemblée droit dans les yeux et a déclaré: «En tant que votre pasteur, j’ai le privilège de vous voir durant la semaine et d’entendre vos histoires crève-cœur. Puis lors du culte du week-end, je souffre de vous voir dissimuler votre douleur.»

J’ai souffert moi-même pour les blessures cachées que Dieu est venu guérir. L’auteur de l’épître aux Hébreux décrit la Parole de Dieu comme étant vivante et active. Nombre de gens voient la Bible dans cette Parole, mais il s’agit de plus encore. Jésus est la Parole vivante de Dieu. Il évalue nos pensées et nos attitudes, et nous aime malgré elles.

Jésus est mort pour nous donner accès à la présence de Dieu, en tout temps. Or, même si nous savons tous qu’il ne serait pas sage de tout raconter à tous, nous savons aussi que Dieu désire que son Église offre une famille au sein de laquelle nous vivions comme les disciples de Christ brisés et pardonnés que nous sommes en «[portant] les fardeaux les uns des autres» (Ga 6.2).

Que cachez-vous aux autres aujourd’hui ? Et que cherchez-vous à cacher aussi à Dieu ? Le Seigneur nous voit en la personne de Jésus. Et il tient à nous aimer malgré tout. Le lui permettrons nous ? — Elisa Morgan

Dieu nous voit avec les yeux d’un Père.

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15 juillet • Lisez > Luc 11.9-13

Le meilleur des cadeaux

[Cherchez], et vous trouverez
Luc 11.9

Tandis que je faisais mes valises pour rentrer à Londres, ma mère s’est approchée de moi avec un cadeau en main: l’une de ses bagues que j’admirais depuis longtemps. Étonnée, je lui ai demandé: «Pourquoi fais-tu ça ?» Elle m’a répondu: «Je crois que tu devrais en profiter maintenant. Pourquoi attendre que je meure ? Elle ne me va plus de toute façon.» Avec un sourire, j’ai reçu son cadeau inattendu, un héritage anticipé qui me réjouit.

Ma mère m’a fait un présent matériel, mais Jésus me promet que son Père donnera le Saint-Esprit à ceux qui le lui demanderont (Lu 11.13). Si des parents souillés par le péché peuvent fournir de quoi subsister (comme du poisson ou des œufs) à leurs enfants, à combien plus forte raison notre Père céleste en procurera-t-il à ses enfants. Par le don du Saint-Esprit
(Jn 16.13), nous pouvons connaître l’espoir, l’amour, la joie et la paix même en temps difficiles - et nous pouvons partager ces dons avec les autres.

Il se peut que tout jeunes, nous ayons eu des parents incapables de nous aimer et de bien prendre soin de nous. Il se peut aussi que nous ayons eu pour parents de brillants exemples de l’amour sacrificiel. Ou encore, il est possible que nous ayons vécu un entre-deux. Or, peu importe quelle a été notre expérience de vie avec nos parents terrestres, nous pouvons compter sur la promesse que notre Père céleste nous a faite de ne jamais cesser de nous aimer. Il a fait don du Saint-Esprit à ses enfants. — Amy Boucher Pye

Notre Père fait de bons cadeaux.

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16 juillet • Lisez > Hébreux 6.13-20

Aucun cosignataire requis

Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à tous leurs différends.
Hébreux 6.16

Lorsqu’une personne n’ayant pas à son actif un long dossier de bon et fidèle payeur désire faire un emprunt pour acheter une maison ou une voiture, les prêteurs hésitent souvent à courir ce risque financier. Sans avoir fait ses preuves, cette personne aura beau promettre de rembourser son emprunt, la banque jugera cet engagement insuffisant pour le lui accorder. L’éventuel emprunteur a généralement alors recours à une personne qui a pour habitude d’honorer ses dettes, afin que celle-ci cosigne cet emprunt. La promesse de ce cosignataire assure au prêteur que le prêt sera bel et bien remboursé.

Lorsque quelqu’un nous fait une promesse - d’ordre financier, conjugal ou autre -, nous nous attendons à ce qu’il la tienne. Or, nous voulons avoir la garantie que Dieu en fera autant. Lorsqu’il a promis à Abraham de le bénir en multipliant sa postérité (voir Ge 22.17; Hé 6.14), Abraham l’a pris au mot. En tant que Créateur de tout ce qui existe, il n’y a rien ni personne qui lui soit supérieur; Dieu seul pouvait garantir la réalisation de sa promesse.

Abraham a dû pour cela attendre la naissance de son fils (Hé 6.15) (sans jamais voir que sa descendance serait innombrable), mais Dieu lui a prouvé sa fidélité. Lorsqu’il nous promet d’être toujours avec nous (13.5), de nous garder dans sa sûre main (Jn 10.29) et de nous consoler (2 Co 1.3,4), nous pouvons nous aussi avoir confiance qu’il tiendra parole. — Kirsten Holmberg

Les promesses de Dieu sont fiables.

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17 juillet • Lisez > 1 Corinthiens 1.26-31

Je n’y arrive pas

Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.
Galates 3.24

«Je n’y arrive pas !» s’est plaint l’élève découragé. Sur la page, il ne parvenait à voir que de petites lettres imprimées, des idées difficiles à saisir et une échéance incontournable. Il avait besoin de l’aide de son professeur.
Il se peut que nous vivions le même désespoir en lisant: «Aimez vos ennemis» (Mt 5.44); que la colère ne vaut pas mieux que le meurtre (v. 22); que la convoitise équivaut à l’adultère (v. 28). Et si nous osons nous croire aptes à satisfaire ces normes de vie, nous nous heurtons à: «Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait» (v. 48).

«Le sermon sur la montagne suscite le désespoir», affirme Oswald Chambers. Par contre, il voit cela d’un bon œil, car «au seuil du désespoir, nous sommes disposés à venir à [Jésus] comme des indigents qui désirent recevoir de lui».

Selon la façon contre-intuitive dont Dieu œuvre si souvent, ceux qui se savent incapables d’y arriver par eux-mêmes sont ceux qui reçoivent la grâce divine. L’apôtre Paul a dit: « [Parmi] vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair [...] Dieu a choisi les choses viles du monde [...] pour réduire à néant celles qui sont» (1 Co 1.26,27).

Notre Professeur est aussi notre Sauveur. Quand nous venons à lui avec foi, par son Esprit, «justice et sanctification et rédemption» (v. 30) deviennent nôtres, ainsi que la grâce et la force de vivre pour lui, de même que «le royaume des cieux» (Mt 5.3). — Timothy Gustafson

Grâce au Fils, on peut jouir de la vie dans le royaume de Dieu.

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18 juillet • Lisez > Psaume 20.7-10

Qu’est-ce qui vous passionne ?

Ceux-ci s’appuient sur leurs chars, ceux-là sur leurs chevaux; nous, nous invoquons le nom de l’Éternel, notre Dieu.
Psaume 20.8

Un des guichetiers de ma banque affiche la photo d’un roadster Shelby Cobra. (La Cobra est une automobile à haute performance qu’a construite la Ford Motor Company.)

Un jour que je faisais une transaction commerciale à la banque, je lui ai demandé s’il s’agissait de sa voiture. «Non, m’a-t-il répondu. C’est ma passion, ma raison de me lever et de venir travailler tous les matins. Je vais en posséder une un jour.»

Je comprends la passion de ce jeune homme. J’ai un ami qui possédait une Cobra, que j’ai d’ailleurs conduite à une occasion. Quelle merveille ! Reste que la Cobra, comme toute autre chose du monde, ne vaut pas que l’on vive pour elle. En effet, ceux qui mettent leur foi en autre chose qu’en Dieu «plient, et ils tombent» (Ps 20.9).

Comme nous avons été créés pour Dieu, rien d’autre ne fera l’affaire - une vérité que nous validons au quotidien: Nous achetons ceci ou cela, car nous croyons que ces choses feront notre bonheur, mais comme un enfant qui reçoit une dizaine de cadeaux de Noël ou plus, nous nous demandons: «C’est tout ?» Il nous manque toujours quelque chose.

Rien de ce que le monde a à nous offrir - même les choses excellentes - ne nous satisfait entièrement. Le bonheur qu’elles nous procurent ne tarde pas à s’effriter (1 Jn 2.17). «Hors de Dieu, point de bonheur et de paix», d’en conclure C. S. Lewis. — David Roper

Jésus est seul à pouvoir étancher la soif ardente de chacun.

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19 juillet • Lisez > 2 Corinthiens 4.8-18

À travers La croix

[Rien] ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.
Romains 8.39

Mon collègue Tom garde une croix de verre qu’un autre survivant du cancer lui a donnée pour l’aider à tout regarder «à travers la croix». Cette croix de verre est un rappel constant de l’amour et des desseins bienveillants de Dieu envers lui.

Voilà une idée stimulante pour tous les croyants en Jésus, surtout durant les périodes difficiles. Il est alors bien plus facile de nous concentrer sur nos problèmes que sur l’amour de Dieu.
La vie de l’apôtre Paul a certainement servi d’exemple de cette perspective façonnée selon la croix. Il s’est dit persécuté, mais non abandonné; abattu, mais non perdu (voir 2 Co 4.9).

Selon lui, «nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles» (v. 17,18).

Le fait que «nous regardons [...] à celles qui sont invisibles» ne revient pas à nier nos problèmes. Par son commentaire sur ce passage, Paul Barnett nous l’explique: «Nous devons user d’assurance, fondée sur la certitude des desseins de Dieu pour [nous]. [...] Par contre, nous devons reconnaître en tout état de cause que nous gémissons avec espoir et douleur.»

Jésus a donné sa vie pour nous. Son amour est profond et sacrificiel. En contemplant la vie «à travers la croix», nous voyons son amour et sa fidélité. Et notre foi en lui s’en trouve grandie. — Anne Cetas

Contemplez tout à travers la croix.

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20 juillet • Lisez > Jean 14.1-14

Enfin à la maison !

Je vais vous préparer une place.
Jean 14.2

«Pourquoi est-ce qu’il faut déménager ?» m’a demandé mon fils. Or, il est difficile d’expliquer ce qu’est un foyer, surtout à un enfant de cinq ans. Nous quittions une maison, mais pas notre foyer, en ce sens que le foyer est là où sont nos êtres chers. C’est le lieu que nous avons hâte de retrouver après un long voyage ou une journée de travail.

Lorsque Jésus était dans la chambre haute, à peine quelques heures avant sa mort, il a dit à ses disciples: «Que votre cœur ne se trouble point» (Jn 14.1). Les disciples doutaient de leur avenir, car Jésus avait prédit sa mort. Cependant, Jésus les a assurés de sa présence continue et leur a rappelé qu’ils le reverraient, en précisant: «Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. [...] Je vais vous préparer une place» (v. 2). Il aurait pu employer d’autres mots pour décrire le ciel. Il a toutefois choisi d’employer des mots qui ne décrivent pas un lieu inconfortable ou étranger, mais un lieu où Jésus, notre Être cher, se trouverait.

À ce sujet, C. S. Lewis a écrit: «Notre Père nous permet de reprendre des forces le long de notre parcours de vie dans certaines auberges agréables, mais sans nous encourager à les confondre avec notre demeure.» Nous pouvons remercier Dieu pour ces « auberges agréables» dans la vie, mais rappelons-nous que notre véritable foyer est dans les cieux, où «nous serons toujours avec le Seigneur» (1 Th 4.17). — Keila Ochoa

Il nous tarde de nous retrouver avec le Seigneur pour toujours.

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21 juillet • Lisez > Jacques 1.12-18

À l’abri de la tempête

Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien: Je place mon refuge dans le Seigneur.
Psaume 73.28

Lorsque je vivais en Oklahoma, j’avais un ami «chasseur» de tornades. John suivait attentivement les tempêtes en restant en contact avec d’autres par la radio et un radar local, en cherchant à préserver une distance sécuritaire tout en observant leur progression destructrice afin de rapporter tout changement soudain de trajectoire aux gens qu’elles menaçaient.

Un jour, un nuage en forme d’entonnoir a changé de trajectoire si abruptement que John s’est retrouvé en situation très périlleuse. Par bonheur, il a trouvé où s’abriter et a ainsi pu échapper à la tempête.

Ce que John a vécu ce jour-là me rappelle une autre progression dangereuse: celle du péché dans notre vie. La Bible nous dit: «Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort» (Ja 1.14,15).

On témoigne ici d’une progression. Ce qui peut sembler de prime abord inoffensif risque de vite devenir incontrôlable et de faire des ravages. Par contre, lorsque la tentation nous menace, Dieu nous offre un abri contre la tempête qui gronde.

Dans sa Parole, Dieu nous dit qu’il ne nous tentera jamais et que nous n’avons à blâmer que nous-mêmes pour nos choix. Lorsque nous serons tentés, Dieu «préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que [nous puissions] la supporter» (1 Co 10.13). Il suffit de lui demander son aide. — James Banks

Notre Sauveur apaise la tempête de la tentation.

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22 juillet • Lisez > Psaume 34.16-19

Espérer envers et contre tout

C’est ma consolation dans ma misère, car ta promesse me rend la vie.
Psaume 119.50

Parmi les centaines de méditations que j’ai écrites pour le Notre Pain Quotidien depuis 1988, quelques-unes me restent en mémoire. L’une d’elles remonte au milieu des années 1990, lorsque j’ai raconté que nos trois filles étaient en colonie de vacances ou en voyages missionnaires, si bien que le petit Steve alors âgé de six ans et moi avons passé du temps entre garçons.

En excursion avec moi vers l’aéroport, Steve s’est tourné vers moi et m’a dit: «C’est pas aussi amusant sans Melissa», sa sœur et copine de huit ans.

Ni l’un ni l’autre ne savait à l’époque à quel point cette remarque allait devenir émouvante. En effet, la vie n’a pas été «aussi amusante» depuis que Mel a trouvé la mort dans un accident de voiture alors qu’elle était adolescente. Le passage du temps peut adoucir la douleur, mais rien ne peut l’éliminer. Voici toutefois quelque chose qui peut nous venir en aide: accueillir, méditer et savourer la consolation que nous promet le Dieu de toutes consolations.

Accueillir: «Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme» (La 3.22).
Méditer: «Car il me protégera dans son tabernacle au jour du malheur» (Ps 27.5).
Savourer: «C’est ma consolation dans la misère, car ta promesse me rend la vie» (Ps 119.50).

Même si après le départ d’un être cher la vie n’est plus jamais la même, les promesses de Dieu nous procurent espoir et consolation. — Dave Branon

La Parole de Dieu est la véritable source de consolation.

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23 juillet • Lisez > Jérémie 23.20-24

Des soins attentifs

Ne remplis-je pas, moi, les cieux et la terre ? dit l’Éternel.
Jérémie 23.24

Avant que mon fils parte en coup de vent pour l’école, je lui ai demandé s’il s’était brossé les dents. En me répétant, je lui ai rappelé l’importance de dire la vérité. Imperméable à ma douce réprimande, il m’a indiqué en plaisantant à moitié que ce qu’il me fallait réellement, c’était une caméra de surveillance dans la salle de bains. Je pourrais alors vérifier par moi-même s’il s’était vraiment brossé les dents et il ne serait pas tenté de me mentir.

Même si la présence d’une caméra de surveillance peut nous rappeler de suivre les règles, il y a encore des endroits où nous pouvons aller sans nous faire remarquer ou éviter les regards. Bien qu’il nous soit possible d’échapper à une caméra de surveillance ou de la tromper, nous nous leurrons si nous croyons pouvoir échapper un seul instant à la vigilance du Seigneur.

Dieu nous demande: «Quelqu’un se tiendra-t-il dans un lieu caché, sans que je le voie ?»
(Jé 23.24.) Or, cette question renferme à la fois un encouragement et une mise en garde.

La mise en garde: Nous ne pouvons pas nous cacher de Dieu. Il nous est impossible de le semer et de le tromper. Il voit tout ce que nous faisons.

L’encouragement: Il n’y a nulle part sur la terre et dans le ciel où les soins attentifs de notre Père céleste ne peuvent nous envelopper. Même lorsque nous nous sentons seuls, Dieu est avec nous. Peu importe où nous irons aujourd’hui, que cette vérité nous incite à choisir d’obéir à sa Parole et à recevoir sa consolation, car il veille sur nous. — Lisa Samba

Les soins attentifs de notre Père céleste sont constants.

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24 juillet • Lisez > Marc 8.22-26

Jésus sait pourquoi

Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine.
Matthieu 7.28

J’ai des amis qui ont reçu une guérison partielle, mais qui ont encore du mal à se réconcilier avec des dimensions douloureuses de leur maladie. D’autres amis ont été guéris de leur dépendance, mais se sentent encore inadéquats et se détestent. Or, je me demande: Pourquoi Dieu ne les guérit-il pas complètement, une fois pour toutes ?

Dans Marc 8.22-26, nous lisons que Jésus a guéri un aveugle-né. Jésus l’a d’abord fait sortir de son village, puis lui a mis de la salive sur les yeux et «lui imposa les mains». L’homme a dit qu’il voyait maintenant des gens, mais «comme des arbres, et qui marchent».

Jésus lui a donc touché les yeux une seconde fois, et l’homme «vit [alors] tout distinctement».
Dans son ministère, Jésus a souvent étonné et consterné la foule et ses disciples par ses paroles et ses actions (Mt 7.28; Lu 8.10; 11.14). Il a même fait fuir nombre de gens
(Jn 6.60-66). Il ne fait aucun doute que ce miracle en deux temps a aussi causé une certaine confusion. Pourquoi ne pas avoir immédiatement guéri cet homme ?

Nous ignorons pourquoi, mais Jésus savait ce dont cet homme - et les disciples témoins de cette guérison - avait besoin à ce moment-là. De même, il sait de quoi nous avons besoin aujourd’hui pour nous rapprocher de lui. Bien que nous ne comprenions pas toujours, sachons que Dieu œuvre dans notre vie et celle de nos êtres chers. Il nous procurera la force, le courage et la clarté nécessaires pour persévérer à sa suite. — Alyson Kieda

Ouvre mes yeux, Seigneur, pour que je voie Jésus. Robert Cull

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25 juillet • Lisez > Éphésiens 3.8-19

Une imperfection parfaite

[Je] fléchis les genoux devant le Père [...] afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur.
Éphésiens 3.16

En remarquant ma tendance à remettre au lendemain due à mon perfectionnisme, un de mes professeurs d’université m’a prodigué un sage conseil. «Ne laissez pas la perfection être l’ennemie du bien», m’a-t-il dit. L’acceptation du fait que mon travail serait toujours imparfait me procurerait la liberté de continuer à grandir.

L’apôtre Paul a expliqué une raison encore plus profonde pour renoncer à devenir parfaits: cela risque de nous empêcher de voir notre besoin de Christ.

Paul avait appris cette leçon à la dure. Après qu’il a passé des années à tenter d’obéir parfaitement à la loi de Dieu, sa rencontre avec Jésus a tout changé (Ga 1.11-16). Paul a alors compris que, si ses efforts suffisaient à être trouvé juste devant Dieu, «Christ [serait] donc mort en vain» (2.21). Ce n’est qu’en renonçant - en mourant à lui-même - à compter sur ses propres forces qu’il pourrait laisser Jésus vivre en lui (v. 20). Ce n’est que dans son imperfection qu’il pouvait vivre la parfaite puissance de Dieu.

Cela ne signifie pas que nous devions renoncer à résister au péché (v. 17), mais plutôt que nous devions cesser de compter sur nous-mêmes pour grandir spirituellement (v. 20). Ici-bas, nous serons toujours des œuvres en cours. Il suffit donc de nous humilier et de nous ancrer en Christ pour grandir dans son amour «qui surpasse toute connaissance» (v. 19).
Monica Brands

Nous sommes libres de grandir dans l’amour de Jésus.

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26 juillet • Lisez > Ésaïe 58.6-12

Un service altruiste

Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, si tu rassasies l’âme indigente, ta lumière se lèvera sur l’obscurité, et tes ténèbres seront comme le midi.
Ésaïe 58.10

Plusieurs personnes entouraient un arbre énorme couché sur la pelouse. Appuyée sur sa canne, une dame âgée a raconté avoir vu la tempête de vent de la veille déraciner « [leur] majestueux orme », en ajoutant d’une voix brisée par l’émotion: « Le pire de tout, c’est que c’est mon mari qui a bâti ce mur de pierres au début de notre mariage. Il l’aimait beaucoup, ce mur. Moi aussi, je l’aimais beaucoup ! Et le voilà maintenant parti; comme lui. »

Le lendemain matin, en regardant les émondeurs disposer de l’arbre tombé, elle s’est mise à sourire de toutes ses dents. Entre les branches, elle apercevait le garçon qui tondait son gazon et deux adultes en train de mesurer et de rebâtir son cher mur de pierres !

Le prophète Ésaïe décrit le genre de service qui plaît à Dieu: des gestes qui redonnent le moral aux gens de notre entourage, comme les réparateurs du mur l’ont fait pour la dame âgée. Ce passage nous enseigne que Dieu accorde plus de prix à un service altruiste qu’à des rituels spirituels vides. En fait, Dieu accorde une bénédiction bilatérale à ses enfants qui le servent avec altruisme. D’abord, Dieu utilise nos gestes de service intentionnels pour venir en aide aux opprimés et aux démunis (És 58.7-10). Puis Dieu honore ceux qui font ces gestes en bâtissant ou en restaurant leur réputation en tant que puissances positives au sein de son royaume (v. 11,12). Quel service offrirez-vous aujourd’hui ? — Randy Kilgore

Tout service altruiste envers autrui honore Dieu.

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27 juillet • Lisez > 2 Corinthiens 9.6-15

Exprimez beaucoup d’amour

Vous serez de la sorte enrichis à tous égards pour toute espèce de libéralité.
2 Corinthiens 9.11

Le jour de notre anniversaire de mariage, mon mari, Alan, m’offre un gros bouquet de fleurs. Lorsqu’il a perdu son emploi durant une restructuration de l’entreprise qui l’employait, je ne m’attendais pas à ce que se poursuive cette généreuse expression de dévotion. Reste qu’à notre dix-neuvième anniversaire, je me suis fait accueillir par la même explosion de couleurs sur la table de la salle à manger. Comme t Alan accordait de la valeur à cette tradition annuelle, il avait épargné de l’argent chaque mois pour veiller à maintenir cette démonstration d’affection.

Cette bonne planification témoignait de son immense générosité, comme celle que Paul a prônée auprès des croyants de Corinthe. L’apôtre les a complimentés pour leurs libéralités
(2 Co 9.2,5), en leur rappelant que Dieu se plaît à voir des gens donner avec générosité et joie (v. 6,7). Après tout, personne ne donne plus que notre Pourvoyeur bienveillant, qui est toujours prêt à combler tous nos besoins (v.8-10).

Comme le Seigneur répond à tous nos besoins matériels, émotionnels et spirituels (v. 11), nous pouvons donner généreusement et bien nous occuper les uns des autres, exprimant ainsi notre gratitude envers Dieu pour tout ce qu’il nous procure. Nous pouvons même en inciter d’autres à louer le Seigneur et à donner une partie de tout ce que Dieu leur a donné (v. 12,13). Des dons désintéressés, une généreuse expression d’amour et de gratitude, peuvent attester notre foi en la bonté de Dieu envers tous. — Xochitl Dixon

La libéralité équivaut à la foi en l’amour et la fidélité de Dieu.

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28 juillet • Lisez > Matthieu 7.7-11

Des abeilles et des serpents

[À] combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.
Matthieu 7. 11

Certains problèmes font appel à un papa. Par exemple, mes enfants ont découvert que des abeilles s’étaient infiltrées par des fentes du béton de notre porche avant. Armé d’insecticide, je suis donc monté au front. Je me suis alors fait piquer. Cinq fois.

Je n’aime pas me faire piquer par des insectes, mais je préfère que ce soit moi plutôt que ma famille. Après tout, veiller à son bien vient en tête de liste de mes responsabilités. Mes enfants ont vu un besoin, et ils m’ont demandé de le combler. Ils comptaient sur moi pour les protéger contre une chose qu’ils craignaient.

Dans Matthieu 7, Jésus nous enseigne à confier nous aussi nos besoins à Dieu (v. 7). Pour illustrer sa leçon, Jésus nous propose une étude de cas: «Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ?» (v. 9,10.) Pour les parents bienveillants, la réponse va de soi. Jésus y répond malgré tout, en nous incitant à ne pas perdre foi en l’immense bonté de notre Père: « Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent » (v. 11).

Je ne saurais imaginer aimer mes enfants plus que je ne le fais déjà. Pourtant, Jésus nous assure que même l’amour du meilleur des pères terrestres ne saurait se comparer à celui que Dieu nous porte. — Adam Holz

Nous pouvons compter sur notre Père pour combler tous nos besoins.

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29 juillet • Lisez > Luc 24.13-32

Espérer malgré le chagrin

Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent; mais il disparut de devant eux.
Luc 24.31

Lorsque j’avais 19 ans, une de mes grandes amies est morte dans un accident de voiture. Durant les semaines et les mois qui ont suivi, j’ai avancé chaque jour dans un tunnel de chagrin. La douleur de perdre une personne si jeune et si merveilleuse m’a voilé la vue. Il m’est même arrivé de ne plus discerner par moments ce qui se passait autour de moi. je me sentais aveuglée par la douleur et la tristesse au point de ne plus voir Dieu.

Dans Luc 24, deux disciples, confus et accablés par la mort de Jésus, ne se sont pas rendu compte qu’ils marchaient avec leur Maître ressuscité, alors même qu’il leur expliquait pourquoi leur Sauveur promis devait mourir et revenir à la vie. Ce n’est qu’au moment où Jésus a rompu le pain avec eux que son identité leur a été révélée (v. 30,31). Même si les disciples de Jésus avaient fait face à la mort dans toute son horreur lors de la sienne, Dieu leur montrait par sa résurrection d’entre les morts comment retrouver l’espoir.

À l’instar de ces disciples, il se peut que la confusion et la tristesse nous accablent. Reste que nous pouvons puiser espoir et consolation dans la réalité selon laquelle Jésus est vivant et à l’œuvre dans le monde, ainsi qu’en chacun de nous. Même si casse-têtes et souffrances sont encore notre lot, nous pouvons accueillir Christ à nos côtés lorsque nous marchons dans notre tunnel de chagrin. En tant que Lumière du monde (Jn 8.12), il peut susciter des rayons d’espoir pour éclairer notre brouillard. — Amy Boucher Pye

Malgré notre tristesse, nous espérons en Jésus.

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30 juillet • Lisez > Néhémie 6.1-9, 15

Surmonter des défis

La muraille fut achevée le vingt-cinquième jour du mois d’Éloul, en cinquante-deux jours.
Néhémie 6.15

Nous nous réunissions chaque mois pour nous rendre des comptes quant à nos objectifs individuels. Mon amie désirait recouvrir à nouveau ses chaises avant la fin de l’année. Lors de notre rencontre de novembre, elle nous a rapporté avec humour les progrès qu’elle avait faits depuis: «Il a fallu dix mois et deux heures pour recouvrir mes chaises.» Après avoir dû attendre pendant des mois pour obtenir le matériel nécessaire ou d’avoir quelques heures de libres loin de son emploi exigeant et des besoins de ses tout-petits, elle a réalisé son projet en seulement deux heures d’un travail assidu.

Le Seigneur a appelé Néhémie à réaliser un projet bien plus important: restaurer Jérusalem aux murailles en ruines depuis 150 ans (Né 2.3-5,12). Tandis qu’il dirigeait ses ouvriers, ceux-ci ont essuyé moqueries, attaques, distractions et tentations de pécher (4.3,8; 6.10-12). Dieu leur a néanmoins donné tout le nécessaire pour qu’ils tiennent bon - déterminés - jusqu’à mener à bien une tâche titanesque en seulement cinquante-deux jours.

Relever de tels défis requiert beaucoup plus qu’un désir ou un objectif personnel; Néhémie était mû par la conviction que Dieu l’avait assigné à cette tâche. Son sens du devoir a motivé le peuple à suivre sa direction en dépit d’une forte opposition. Quand Dieu nous confie une tâche - qu’il s’agisse de rétablir une relation ou de témoigner de son œuvre dans notre vie -, il nous en donne les moyens envers et contre tout.— Kirsten Holmberg

Dieu nous équipe pour accomplir les tâches qu’il nous confie.

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31 juillet • Lisez > Luc 15.1-7

Des pécheurs comme nous

Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.
Luc 15.2

Une de mes amies, Edith, m’a raconté le moment où elle a décidé de suivre Jésus.

Même si elle se contrefichait alors de la religion, Edith est entrée un dimanche matin dans une église située près de son appartement à la recherche de quelque chose qui satisferait son âme mécontente. Le pasteur a alors lu Luc 15.1,2: «Tous les collecteurs d'impôts et les gens de mauvaise vie s’approchaient de Jésus pour l’entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.»

C’est ce qu’il a dit, mais voici ce qu’Edith a entendu: «Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et Edith avec eux.» Elle s’est alors redressée sur son banc ! Puis elle a fini par comprendre son erreur, mais la pensée que Jésus accueillait les gens de mauvaise vie, autrement dit les pécheurs - qui incluaient Edith -, lui est restée. Le même après-midi, elle a décidé de «s’approcher» de Jésus pour l’entendre. Elle s’est mise à lire les Évangiles, puis elle n’a pas tardé à mettre sa foi en lui et à le suivre.

Les gens religieux de l’époque de Jésus étaient scandalisés de le voir ainsi manger et boire avec de terribles pécheurs, qu’ils jugeaient interdit de fréquenter. Ne faisant aucun cas de leurs règles d’hommes, Jésus attirait néanmoins à lui tout le monde, sans distinction.

Or, cela vaut encore aujourd’hui, vous savez: Jésus accueille tous les gens de mauvaise vie, et (votre nom) avec eux. — David H. Roper

Dieu nous accueille malgré notre agitation et notre impiété. S. Smith

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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