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Notre Pain Quotidien - Mars 2020


 Notre Pain Quotidien - mars 2020 - marguerites blanches

1er mars • Lisez > Matthieu 6.25-34

On ne se cassera pas

Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter un instant à la durée de sa vie ?
Matthieu 6.27

Native de la Californie et amoureuse de tout ce qui est ensoleillé, j’évite tout ce qui est froid. Je me plais néanmoins à regarder des photos de la neige. Je n’ai donc pas pu m’empêcher de sourire en voyant la photo hivernale d’un jeune arbre que mon amie de l’Illinois avait prise depuis sa fenêtre. Mon admiration s’est toutefois changée en tristesse à la vue de ses branches nues et épineuses que de lourds glaçons scintillants faisaient courber.

Combien de temps ses branches supporteraient-elles encore leur fardeau glacé avant de se casser ? Toute cette lourdeur, qui menaçait de les faire craquer, m’a rappelé mes épaules , voûtées par le poids des inquiétudes.
Après avoir affirmé que les plus grands trésors ne sont ni terrestres ni temporaires, Jésus nous encourage à lâcher prise. Le Créateur, qui soutient l’univers, aime ses enfants et pourvoit à leurs besoins, de sorte que nous n’ayons pas à perdre notre temps précieux à nous inquiéter. Dieu sait de quoi nous avons besoin et prendra soin de nous (Mt 6.19-32).

Sachant que nous serons tentés de succomber aux inquiétudes, il nous demande de venir d’abord à lui, de compter en tout temps sur sa présence et sa générosité et de vivre chaque jour par la foi (v. 33,34).

Ici-bas, nous connaîtrons des difficultés et des incertitudes déroutantes qui risqueront de nous faire baisser les épaules. Il se peut que nous fléchissions temporairement sous le poids des inquiétudes, mais si nous mettons notre confiance en Dieu, nous ne nous casserons pas. — Xochitl Dixon

Si l’on compte sur le Dieu infiniment bon, on ne se cassera pas.

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2 mars • Lisez > 1 Thessaloniciens 5.16-24

Zone téléphonique

Priez sans cesse.
1 Thessaloniciens 5.17

Un des avantages du portable, c’est qu’il nous donne un accès presque illimité auprès des gens. Résultat: beaucoup de gens parlent au téléphone ou envoient des SMS en conduisant, ce qui cause parfois de terribles accidents de voiture. Pour les éviter, on a rendu la conduite distraite illégale dans de nombreuses régions du monde.

Aux États-Unis, des panneaux de signalisation bordant les autoroutes indiquent aux automobilistes où se trouvent les zones réservées à l’emploi du portable, où ils peuvent donc s’arrêter en toute sécurité et envoyer autant de SMS qu’ils le désirent.

Si la communication par portable au volant est assujettie à des contraintes, ce n’est pas le cas d’un autre type de communication: la prière. Dieu nous invite à nous adresser à lui, que nous soyons en mouvement ou immobiles. L’apôtre Paul conseille à quiconque désire communiquer avec Dieu de «[prier] sans cesse» (1Th 5.17). Il met entre parenthèses cette politique d’ouverture divine par cette exhortation: «Soyez toujours joyeux» (v. 16) et: «Rendez grâces en toutes choses» (v. 18). Dieu nous appelle à la joie et à la gratitude, expressions de notre foi en Christ bien ancrées dans des prières continuelles.

Dieu se prête volontiers tant à de brefs cris à l’aide qu’à de longues conversations. Il nous accueille dans une relation avec lui, faite du partage constant et sans fin de tout ce qui nous habite: joies, gratitude, besoins, questions et préoccupations (Hé 4.15,16). Nous sommes toujours dans la zone de prière. — Bill Crowder

Nous avons accès au trône de Dieu en tout temps.

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3 mars • Lisez > Genèse 1.26-31

Précieux aux yeux de Dieu

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres; car l’amour est de Dieu.
1 Jean 4.11

Il se nommait David, mais la plupart des gens l’appelaient «le violoniste de rue». Ce vieux virtuose débraillé fréquentait régulièrement des endroits grouillants de notre ville, où il donnait la sérénade aux passants. En échange de sa musique, ses auditeurs mettaient parfois un billet d’un dollar dans l’étui ouvert posé sur le trottoir devant eux.

David leur souriait et les remerciait d’un signe de la tête tout en continuant de jouer.

Lorsque David est mort, il n’y a pas très longtemps, sa notice nécrologique parue dans le journal local nous a appris qu’il parlait plusieurs langues, qu’il était diplômé d’une université prestigieuse et qu’il avait même brigué le poste de sénateur d’un certain État plusieurs années auparavant. Certains se sont étonnés de l’ampleur de ses réalisations, car ils l’avaient jugé uniquement sur son apparence.

La Bible nous dit: «Dieu créa l’homme à son image» (Ge 1.27). Cette réalité nous indique la valeur inhérente à chacun de nous, quelles que soient notre apparence, nos réalisations et la perception que les gens ont de nous. Même si nous choisissons de tourner le dos à Dieu en péchant contre lui, il nous accorde un tel prix qu’il nous a envoyé son Fils unique pour nous montrer le chemin vers le salut et l’éternité avec lui.

Dieu nous aime et place autour de nous des gens qui ont tout autant de prix à ses yeux. Exprimons-lui donc notre amour en retour en transmettant son amour aux autres.
James Banks

Nous sommes tenus de partager l’amour de Dieu.

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4 mars • Lisez > Psaume 16.5-11

Lorsque Dieu nous remplit

Tu me feras connaître le sentier de la vie; il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite.
Psaume 16.11

Comme ils auraient dû être les moments les plus exaltants de ma vie, et non parmi les plus solitaires, je me suis demandé: Qu’est ce que j’ai fait là ? Je venais de décrocher mon premier «véritable» emploi après avoir fini l’université, à plusieurs centaines de kilomètres du lieu où j’avais grandi.

Reste que cette étape d’importance a vite perdu de son attrait à mes yeux. Je vivais dans un minuscule appartement. Je ne possédais aucun meuble. Cette ville m’était inconnue. Je n’y connaissais personne. Je trouvais mon emploi intéressant, mais la solitude me pesait énormément.

Une nuit, je suis resté assis à la maison, le dos contre le mur. En ouvrant ma Bible, je suis tombé sur le Psaume 16, où Dieu promet dans le verset 11 de nous remplir. J’ai alors prié ainsi: «Seigneur, je croyais que cet emploi était le bon pour moi, mais je me sens seul au monde ici. Je t’en prie, remplis-moi du sentiment de ta proximité.» Pendant des semaines, j’ai offert à Dieu diverses variations de cette supplique. Certaines nuits, ma solitude s’atténuait et je ressentais profondément alors la présence de Dieu. D’autres nuits, par contre, je souffrais encore de solitude.

Tandis que je retournais à ce verset nuit après nuit pour bien y ancrer mon cœur, Dieu a graduellement approfondi ma foi. Goûtant à sa fidélité comme jamais auparavant, j’ai compris qu’il me suffisait de déverser mon cœur devant lui... attendant humblement sa fidèle réponse et croyant fermement à sa promesse de me remplir de son Esprit. — Adam Holz

Ancrez votre cœur en Dieu.

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5 mars • Lisez > Genèse 13.1-18

Revendications ou grâce ?

Lot choisit pour lui toute la plaine du Jourdain.
Genèse 13.11

A son retour de vacances, mon ami Archie a constaté que son voisin avait érigé une clôture de bois haute de 1,5 m qui empiétait sur son terrain. Pendant plusieurs semaines, Archie a tenté de convaincre son voisin de la retirer. Il lui a offert de l’y aider et d’assumer une partie des coûts de main-d’œuvre, mais en vain. Archie aurait pu faire appel aux autorités civiles, mais il a choisi plutôt de renoncer à ses droits dans ce cas-ci et de permettre à la clôture de rester là, afin de donner à son voisin un aperçu de la grâce de Dieu.
«Archie est une mauviette», dites-vous ? Non, c’était un homme d’une grande force intérieure, mais il a préféré la grâce à un bout de gazon.

Je repense à Abram et à Lot, qui se sont querellés parce que leurs troupeaux envahissaient tout le territoire: «Il y eut querelle entre les bergers des troupeaux d’Abram et les bergers des troupeaux de Lot. Les Cananéens et les Phérésiens habitaient alors dans le pays» (Ge 13.7). Lot a choisi les meilleures terres du pays, et il a fini par tout perdre. Se contentant de celles qui restaient, Abraham a obtenu la Terre promise (v. 12-17).

Nous avons des droits et nous pouvons les revendiquer, surtout quand ceux d’autrui sont en cause. Et nous devrions parfois insister pour les faire respecter. C’est d’ailleurs ce que Paul a fait lorsque le sanhédrin a violé la loi (voir Ac 23.1-3). Nous pouvons néanmoins choisir d’en faire fi pour montrer au monde une meilleure façon d’agir, que la Bible appelle «douceur», et non faiblesse. C’est une force que Dieu donne. — Dave Branon

Ma vie contribue à peindre l’image que mon prochain se fait de Dieu.

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6 mars • Lisez > Marc 10.13-16

Comme un petit enfant

Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas
Marc 10.14

La fillette bougeait joyeusement et avec grâce au rythme des louanges. Elle était la seule dans l’allée, mais cela ne l’empêchait pas de tourner sur elle-même, de battre des mains et de lever les pieds au son de la musique. Sa mère, le sourire aux lèvres, n’a pas tenté de l’arrêter.

Mon cœur a bondi de joie à sa vue, mû par le désir de me joindre à elle, mais sans le faire. Il y avait longtemps déjà que j’avais perdu l’expression naturelle de l’émerveillement propre à l’enfance. Même si nous sommes censés grandir, mûrir et délaisser nos voies enfantines, nous n’avons jamais été censés perdre cette joie et cet émerveillement, surtout dans notre relation avec Dieu.

Lorsque Jésus était sur la terre, il accueillait les petites enfants et en parlait souvent dans ses enseignements (Mt 11.25; 18.3; 21.16). Une fois, il a même réprimandé ses disciples parce qu’ils cherchaient à empêcher les parents de lui amener leurs enfants pour qu’il les bénisse: «Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas» (Mc 10.14). Jésus évoquait ici la ressemblance à un petit enfant qui nous dispose à recevoir Christ, à savoir la joie, l’émerveillement, mais aussi la simplicité, la dépendance, la confiance et l’humilité.

L’émerveillement et la joie (et plus), qui sont propres à l’enfance, nous ouvrent le cœur et nous rendent ainsi plus réceptifs à Christ. Jésus attend que nous courions nous jeter dans ses bras. — Alyson Kieda

La foi brille le plus dans le cœur semblable à celui d’un enfant.

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7 mars • Lisez > 1 Thessaloniciens 4.13-18

Au revoir pour l’instant

[Afin] que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance.
1 Thessaloniciens 4.13

Lorsque nous nous quittons, ma petite-fille Allyssa et moi, nous nous prêtons à une petite routine. Enlacées, nous gémissons et pleurons à voix haute de manière théâtrale pendant une vingtaine de secondes. Puis nous nous écartons l’une de l’autre et nous disons tout bonnement: «À plus !» avant de tourner les talons. Malgré cette habitude un peu sotte, nous nous attendons toujours à nous revoir... bientôt.

Il se peut quand même que de nous séparer d’un être cher nous soit pénible. Quand l’apôtre Paul a fait ses au revoir aux anciens d’Éphèse, «Tous fondirent en larmes, et [...] l’embrassaient, affligés surtout de ce qu’il avait dit qu’ils ne verraient plus son visage» (Ac 20.37,38).

C’est toutefois la séparation due à un décès et la nécessité de faire nos adieux ici-bas qui nous causent la plus grande douleur. Cette séparation nous semble impensable. Nous pleurons alors. Comment faire face à l’immense peine de ne plus jamais serrer nos bien-aimés dans nos bras ?

Reste que nous ne pleurons pas comme ceux qui sont sans espoir, sachant que des retrouvailles attendent ceux qui « [croient] que Jésus est mort et qu’il est ressuscité »
(1Th 4.13-18) et que «le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange [...] descendra du ciel». Alors, les morts ainsi que les vivants seront réunis avec notre Dieu. Quelles retrouvailles !

Mieux encore: nous serons avec Jésus pour toujours. Voilà notre espoir éternel ! — Cindy Hess Kasper

À leur mort, les enfants de Dieu nefont que dire «À plus tard !»

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8 mars • Lisez > 1 Rois 12.1-7, 12-17

La sagesse des aînés

Dans les vieillards se trouve la sagesse, et dans une longue vie l’intelligence.
Job 12.12

En 2010, un journal de Singapour a publié un rapport spécial présentant des leçons de vie recueillies auprès de huit aînés. Il débutait ainsi: «Même si le vieillissement pose des défis à l’esprit et au corps, il peut aussi mener à un épanouissement dans d’autres dimensions de l’être. Il y a abondance de connaissances d’ordre émotionnel et social; des qualités que les scientifiques commencent à définir comme la sagesse... celle des aînés.»

En effet, les aînés qui sont sages en ont long à nous enseigner au sujet de la vie. Par contre, la Bible nous parle d’un roi nouvellement couronné qui a négligé de reconnaître cette vérité.

Nous lisons dans 1 Rois 12.3 qu’à la mort du roi Salomon, «toute l’assemblée d’Israël [vint] à Roboam» pour lui présenter une requête. Ces Israélites ont demandé au nouveau roi d’alléger la charge de travail et fiscale que son père leur imposait. En retour, ils serviraient Roboam avec fidélité.

Le jeune roi a d’abord consulté les vieillards (v. 6). Il a toutefois rejeté leurs conseils au profit de ceux, insensés, des jeunes gens avec qui il avait grandi (v. 8). Il est même allé jusqu’à accroître le fardeau de son peuple ! Or, son imprudence lui a coûté la moitié de son royaume.

Tous ont besoin de recevoir des conseils issus d’un long vécu, surtout de celui de gens ayant marché avec Dieu et ayant bien suivi ses conseils. Pensons un peu à toute la sagesse que Dieu leur a accordée ! Recherchons donc leur compagnie et inspirons-nous de leur sagesse. — Poh Fang Chia

La sagesse ancienne permet d’éviter les erreurs de la jeunesse.

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9 mars • Lisez > 1 Rois 13.11-22

Des instructions directes

[II] m’a été dit [...] par la parole de l’Éternel.
1 Rois 13.17

Mon deuxième enfant était impatiente de dormir dans le «lit d’une grande fille» installé dans la chambre de sa sœur. Tous les soirs, je bordais Britta, en lui intimant l’ordre de rester couchée et en l’avertissant que je la remettrais dans son lit de bébé si elle me désobéissait. Soir après soir, je trouvais ma petite chérie, découragée, dans le corridor et je devais l’escorter jusque dans son lit de bébé. Des années plus tard, j’ai appris que sa sœur aînée, qui était généralement douce, se désolait d’avoir une compagne de chambre et avait souvent dit à Britta m’avoir entendu l’appeler. Britta avait donc écouté sa sœur, m’avait rejointe, pour finalement se retrouver dans son lit de bébé.

Écouter la mauvaise voix risque d’engendrer des conséquences pour nous tous. Lorsque Dieu a envoyé un homme à Béthel pour y prendre la parole en son nom, il lui a formellement interdit de boire et de manger là-bas et dit de rentrer à la maison par un autre chemin qu’à l’aller (1 R 13.9). Ainsi, quand le roi Jéroboam a invité l’homme à sa table, celui-ci a obéi au commandement de Dieu en déclinant l’offre. Quand un autre prophète, plus vieux, l’a invité à manger, il a d’abord refusé, mais a fini par revenir sur sa décision lorsque l’autre prophète lui a menti en prétendant qu’un ange lui donnait raison. Comme je désirais que Britta profite de son «lit de grande fille», j’imagine que Dieu a dû s’attrister de voir son porte-parole faire fi de ses directives.

Dieu étant entièrement digne de confiance et celui qui nous guide sur le chemin de la vie, mieux vaut l’écouter et lui obéir. — Kirsten Holmberg

Les paroles de Dieu sont celles qui comptent le plus.

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10 mars • Lisez > Psaume 61

Conduis-moi au Rocher

Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu; conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre !
Psaume 61.3

Dans un magasin, j’ai remarqué qu’une femme arpentait le rayon des humidificateurs. Me demandant si elle s’en cherchait un elle aussi, je me suis écartée pour lui permettre de s’en approcher. Nous n’avons pas tardé alors à bavarder au sujet du virus grippal qui sévissait dans notre région, et qui l’avait laissée avec une toux et des maux de tête persistants.

Quelques minutes plus tard, elle s’est lancée dans un discours amer exposant sa théorie relativement à l’origine du virus en question. Je l’ai écoutée, ne sachant trop que faire. Elle n’a pas tardé à quitter le magasin, encore en colère et contrariée. Même si elle avait exprimé sa frustration, je ne pouvais rien faire pour la soulager de sa souffrance.

David, le deuxième roi d’Israël, a écrit des psaumes exprimant à Dieu sa colère et sa frustration. Par contre, il savait qu’en plus de l’écouter, Dieu pouvait alléger sa douleur: «Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu; conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre !» (Ps 61.3.) Dieu était son «refuge» (v. 4), «le rocher» sur lequel il courait se mettre en sécurité.

Quand on souffre, ou que l’on croise une personne souffrante, on aurait raison d’imiter David en courant se réfugier «sur le rocher que [l’on ne peut] atteindre» sans l’aide de Dieu. Je regrette de ne pas avoir parlé de Dieu à la femme du magasin. Même s’il se peut que Dieu ne nous soulage pas de toutes nos souffrances, nous pouvons nous consoler en nous rappelant sa générosité et le fait qu’il entend nos cris. — Linda Washington

Reposez-vous sur le Rocher.

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11 mars • Lisez > Psaume 34.1-4

Une loyauté sans honte

Exaltez avec moi l’Éternel ! Célébrons tous son nom !
Psaume 34.4

Les amateurs de sports se plaisent à louer leurs équipes préférées. En portant leur logo, en faisant des commentaires élogieux à leur sujet sur Facebook ou en parlant d’elles à leurs amis, ces fans ne laissent aucune place au doute quant à leur allégeance. Mes casquettes, mes maillots et mes conversations honorant les Tigres de Detroit démontrent d’ailleurs que je suis de leur nombre.

Notre fidélité en matière sportive peut servir à nous rappeler que c’est au Seigneur que nous devons la plus grande fidélité. Je me remémore cette fidélité avouée en lisant le Psaume 34, où David attire notre attention sur une Personne qu’il importe immensément plus de suivre avec fidélité que qui que ce soit d’autre ici-bas.

David dit: «Je bénirai l’Éternel en tout temps» (v. 1), ce qui nous amène à nous demander pourquoi il nous arrive de vivre comme si Dieu n’était pas notre source de vérité, de lumière et de salut. Le psalmiste ajoute: «Que mon âme se glorifie en l’Éternel !» (v. 2), ce qui nous révèle que nous nous glorifions plus de nos réussites que de ce que Jésus a accompli pour nous.

Il n’y a rien de répréhensible dans le fait d’aimer nos équipes sportives, nos sujets d’intérêt particulier et nos réalisations. Nous devrions cependant réserver nos plus grandes louanges à
notre Seigneur. «Exaltez avec moi l’Éternel ! Célébrons tous son nom !» (v. 4.) — Dave Branon

La loyauté est le test permettant de reconnaître l’amour véritable.

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12 mars • Lisez > Habakuk 3.17-19

Une foi en neuf lettres

Toutefois, je veux me réjouir en l’Éternel, je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut.
Habakuk 3.18

Etant encline au pessimisme, il m’arrive souvent de tirer des conclusions négatives et hâtives quant à la tournure que prendront certains événements de ma vie. Lorsque l’un de mes projets professionnels est contrecarré, je n’ai aucun mal à croire qu’il en ira de même de tous mes autres projets et que c’est perdu d’avance. Et que, par malheur, je suis donc une horrible mère qui fait tout de travers. L’échec dans un domaine affecte inutilement mes sentiments dans de nombreux autres.

Il m’est facile d’imaginer la réaction du prophète Habakuk à ce que Dieu lui avait révélé. Ayant vu les terribles épreuves qui guettaient le peuple de Dieu et qui allaient s’étendre sur de longues années, il avait vraiment de quoi se sentir désespéré. L’avenir semblait effectivement lugubre: sans fruits, sans viande et sans confort matériel. Ses paroles m’emportent dans un courant pessimiste marqué par le désespoir jusqu’à ce qu’il me ramène à la réalité par le mot clé ,toutefois: «Toutefois, je veux me réjouir en l’Éternel» (Ha 3.18). Malgré toute l’adversité qu’il avait anticipée, Habakuk a néanmoins puisé de la joie dans le fait de savoir qui Dieu est véritablement.

Bien que nous ayons tendance à exagérer nos problèmes, il est indéniable que Habakuk a traversé des épreuves extrêmement douloureuses. Or, s’il a su louer Dieu malgré elles, peut-être le pouvons-nous aussi. Lorsque nous sombrons dans les profondeurs du désespoir, levons les yeux vers Christ, qui nous relèvera. — Kirsten Holmberg

Au cœur du désespoir, Dieu est la raison de notre joie.

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13 mars • Lisez > Hébreux 10.19-25

Unir nos forces

Veillons les uns sur les autres, pour nous inciter à l'amour et à de belles œuvres.
Hébreux 10.24

Pourquoi plus de cinq millions de personnes sont-elles prêtes à payer chaque année pour participer à une course d' obstacles leur imposant d’escalader des murs, à se débattre dans la boue et à grimper dans un tuyau à la verticale où coule une eau abondante ? Certaines y voient un défi personnel à relever pour repousser les limites de leur endurance et vaincre leurs peurs. Ce qui en attire d’autres, c’est le travail d’équipe qui amène les participants à s’entraider et à se soutenir mutuellement. Quelqu’un en a parlé comme d’une «zone sans jugement» où des inconnus s’aident les uns les autres à atteindre le fil d’arrivée v.24 (Stephanie Kanowitz,
The Washington Post).

La Bible nous exhorte à opter pour le travail d’équipe comme mode de vie empreint de foi en Jésus. «Veillons les uns sur les autres, pour nous inciter à l'amour et aux belles œuvres.  N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour»
(Hé 10.24,25).

Le but n’est pas de «finir premier» la course de la foi, mais d’apporter un encouragement pratique aux gens en leur donnant l’exemple et en leur prêtant main-forte chemin faisant.

Le jour viendra où notre vie ici-bas prendra fin. D’ici là, exhortons-nous réciproquement, tenons-nous prêts à nous entraider et continuons de nous rapprocher chaque jour les uns des autres. — David Mccasland

Nous réalisons ensemble la course de la foi.

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14 mars • Lisez > Romains 8.28-34

Faire cadeau de la prière

Vous nous assistez vous-mêmes de vos prières.
2 Corinthiens 1.11

Laura avait les larmes aux yeux lorsqu’elle m’a remercié pour les prières des gens de mon Église au nom de son frère, chez qui l’on avait diagnostiqué un cancer. Puis elle a ajouté: «Vos prières le fortifient durant cette épreuve et sont une source d’encouragements pour toute notre famille.»

Un des meilleurs moyens d’aimer les autres consiste à prier pour eux. En cela, Jésus est notre exemple suprême.

Le Nouveau Testament nous rapporte que Jésus a prié pour les gens à de multiples occasions et nous montre même qu’il continue à intercéder pour nous auprès du Père. Romains 8.34 dit qu’il «est à la droite de Dieu, et [qu’il] intercède pour nous». Même après avoir démontré un tel amour inconditionnel sur la croix, le Seigneur Jésus-Christ ressuscité et monté au ciel continue à nous exprimer tout l’intérêt qu’il nous porte en intercédant en notre faveur à l’instant même.

Il y a tout autour de nous des gens qui ont besoin de nous voir suivre l’exemple de Jésus et de les aimer de manière pratique au moyen de nos prières, en invitant Dieu à leur accorder son aide et à intervenir dans leur vie. Nous pouvons demander à Christ de nous aider à prier pour eux, ce qu’il ne manquera pas de faire ! Puisse notre Seigneur bienveillant nous affermir de sorte que nous fassions généreusement cadeau de nos prières aux gens que nous sommes appelés à côtoyer ou à croiser aujourd’hui. — James Banks

La prière est un cadeau à partager.

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15 mars • Lisez > Psaume 25.1-11

Révélé pour être guéri

Éternel ! fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers.
Psaume 25.4

Enfant, je regardais mon père labourer des champs n’ayant jamais été cultivés. À son premier passage, la charrue ramenait à la surface de grosses pierres, qu’il retirait. Il labourait ensuite le champ une deuxième fois, puis une troisième fois, afin de bien ameublir le sol. À chaque passage, la charrue faisait remonter d’autres pierres plus petites qu’il jetait à l’écart. Le processus se poursuivait ainsi, exigeant de nombreux passages de la charrue.

L’acquisition d’une grâce accrue peut s’apparenter à ce processus. Au tout début de notre vie chrétienne, il arrive que de «graves» péchés soient exposés. Nous les confessons alors à Dieu et acceptons son pardon. Au fil des ans, tandis que la Parole de Dieu nous traverse et pénètre jusque dans notre for intérieur, le Saint-Esprit amène d’autres péchés à la surface. Nous découvrons que des péchés de l’esprit qui passaient auparavant pour des peccadilles sont en réalité des attitudes et des actions repoussantes et désastreuses: des péchés comme l’orgueil, l’apitoiement sur soi-même, les plaintes constantes, la mesquinerie, les préjugés, le mépris, l’égocentrisme.

Dieu nous révèle tous nos péchés pour les retirer de notre cœur et le guérir. Lorsque des attitudes cachées et nocives font surface, prions comme David l’a fait: «C’est à cause de ton nom, ô Éternel ! que tu pardonneras mon iniquité, car elle est grande» (Ps 25.11). Bien que douloureuse, cette exposition est bonne pour l’âme, car elle constitue un moyen par lequel Dieu «conduit les humbles dans la justice» (v.8,9). — David H. Roper

Jésus nous prend tels quels et fait de nous qui nous devrions être.

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16 mars • Lisez > Job 38.1-18

Des merveilles dans ligne de mire

C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses.
Romains 11.36

Certains d’entre nous sont enclins à ne voir dans le monde que ce qui y va de travers. DeWitt Jones est un photographe du National Geographic qui s’est servi de sa profession pour célébrer ce qui s’y passe de bon. Il regarde patiemment jusqu’à ce qu’un rayon de lumière ou un changement de perspective lui révèle soudain une pure merveille qui se trouvait là depuis le début. Il utilise son appareil de photo pour trouver la beauté dans les visages les plus ordinaires et les coins de nature les plus banals.

Si quelqu’un avait eu des raisons de se concentrer sur ce qui cloche dans le monde, c’est bien Job. Après qu’il ait perdu tout ce qui avait fait sa joie, même ses amis se sont posés en accusateurs. Ils l’ont nargué du fait qu’il refusait d’admettre que des péchés inavoués étaient à la racine de ses maux. Et lorsque Job a crié à l’aide en se tournant vers le ciel, Dieu a gardé le silence.

Finalement, en plein chaos et dans l’obscurité d’une tornade, Dieu a demandé à Job de contempler les merveilles de la nature qui reflètent une sagesse et une puissance de loin supérieures aux nôtres (Job 38.2-4).

Nous poserait-il la même question aujourd’hui ? Qu’en est-il de quelque chose d’aussi naturel qu’un chien, un chat, une feuille voltigeant dans les airs ou un brin d’herbe ? Un rayon de lumière, ou encore un changement de perspective, nous révèle - même dans notre souffrance - la pensée et le cœur d’un Créateur qui est avec et pour nous depuis le début ? — Elisa Morgan

La nature ne cessera jamais de nous émerveiller.

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17 mars • Lisez > Éphésiens 4.22-32

Murmurer des paroles

[Prononcez], s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent.
Éphésiens 4.29

A peine assis, le jeune homme bougeait sans arrêt, jetant de fréquents coups d’œil par les hublots. Puis il a fermé les yeux et a inspiré profondément, dans l’espoir de se calmer, mais en vain. Lors du décollage, une aînée assise de l’autre côté de l’allée lui a mis la main sur le bras et l’a doucement invité à converser avec elle afin de lui changer les idées. Elle lui a murmuré: «Comment vous appelez-vous ?», «D’où venez-vous ?», «Tout va bien se passer» et: «Vous vous en sortez bien.»
Elle aurait pu s’irriter de son agitation ou faire fi de lui, mais elle a opté plutôt pour un toucher et quelques paroles. De petits riens. Lors de leur atterrissage, trois heures plus tard, il a dit à son interlocutrice: «Merci de tout cœur de m’être venue en aide.»

De telles images, dégageant sensibilité et beauté, sont rares. La bonté ne vient pas facilement à beaucoup d’entre nous; nous nous préoccupons souvent en premier lieu de nous-mêmes. Toutefois, par cette exhortation: «Soyez bons les uns envers les autres, compatissants»
(Ép 4.32), l’apôtre Paul ne laisse pas entendre que tout cela dépend de nous. Une fois que nous avons reçu une vie nouvelle par le moyen de la foi en Jésus, l’Esprit amorce une transformation en nous, une œuvre continue empreinte de bonté et consistant à renouveler nos pensées et nos attitudes (v.23).

Le Dieu compatissant façonne notre cœur, ce qui nous permet de faire en retour du bien aux gens en leur murmurant des encouragements. — Anne Cetas

Compatir: cerner les problèmes de l’autre et lui tendre la perche.

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18 mars • Lisez > Néhémie 8.5-12

Des lettres envoyées au pays

Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu.
Néhémie 8.8

En formation loin de chez eux en vue de la Seconde Guerre mondiale, les recrues américaines recevant une formation de base ont eu recours à l’humour et à la correspondance afin de gérer les défis qu’ils avaient à relever. Dans une de ses lettres, un jeune homme décrivait le processus de vaccination en l’exagérant à merveille: «Deux officiers du corps médical nous pourchassaient armés de harpons. Ils nous ont attrapés et nous en ont enfoncé un dans chaque bras.»

Un certain soldat a par contre compris que l’humour avait ses limites. C’est alors qu’il a reçu une Bible. À son sujet, il a écrit: «Elle me plaît beaucoup et je la lis tous les soirs, je ne m’étais jamais rendu compte qu’il était possible à une Bible de nous en apprendre autant.»

Au terme d’un long exil en captivité à Babylone, des Juifs sont rentrés au pays... avec leurs ennuis. Durant la reconstruction difficile des murailles de Jérusalem, ils ont subi l’opposition de leurs ennemis, la famine et les conséquences de leurs péchés. Ils se sont quand même tournés vers la Parole de Dieu, s’étonnant de ce qu’elle leur apprenait. Quand les sacrificateurs lui lisaient des passages du livre de la loi divine, le peuple était ému aux larmes (Né 8.9) et le gouverneur Néhémie lui a aussi apporté une consolation: «[Ne] vous affligez pas, car la joie de l’Éternel sera votre force» (v. 10).

N’attendons pas d’avoir des ennuis pour écouter Dieu nous parler de ses attributs, de son pardon et de sa consolation dans sa Parole. — Timothy Gustafson

La Bible nous montre tels que nous sommes et combien Dieu nous aime.

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19 mars • Lisez > Ecclésiaste 3.1-11

Une bonne saison

Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux.
Ecclésiaste 3.1

C’est aujourd’hui le premier jour du printemps dans la partie nord du monde. Si vous vivez en Australie, c’est pour vous le premier jour de l’automne. Il y a donc l’équinoxe vernal dans l’hémisphère nord et l’équinoxe automnal dans l’hémisphère sud. Aujourd’hui, les rayons du soleil frappent directement l’équateur, si bien que les heures de jour et les heures de nuit sont presque égales partout sur la terre.
De nombreuses personnes accordent du prix aux nouvelles saisons.

Certaines comptent les jours les séparant de la prochaine saison en espérant que celle-ci leur sera favorable. Peut-être vivez-vous au Wisconsin et avez-vous marqué à votre calendrier l’arrivée du printemps, qui signale la fin d’un autre hiver. Ou encore vivez-vous à Melbourne et il vous tarde de voir arriver l’automne pour vous soulager du soleil australien.

Nous traversons aussi des périodes (saisons) qui n’ont rien à voir avec la météo. Le livre de l’Ecclésiaste nous dit qu’il y a un temps pour toute chose sous les cieux: le nombre de jours que Dieu nous donne de vivre (3.1-11).

Après avoir conduit son peuple en Israël par le désert (De 31.2), Moïse a parlé d’une nouvelle tranche de vie l’amenant à confier son rôle de chef à Josué. Assigné à résidence à Rome, Paul a vécu une période de solitude où, en sollicitant des visites, il s’est rendu compte que Dieu l’assistait (2 Ti 4.17).

Quelle que soit la tranche de vie que nous traversions, remercions Dieu de sa grandeur, de son aide et de sa compagnie. — Dave Branon

Chaque saison nous procure une raison de nous réjouir.

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20 mars • Lisez > Psaume 118.1-14, 26-29

L’art de la gratitude

Louez l’Éternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours !
Psaume 118.1

Le jour de notre mariage, Martie et moi nous sommes engagés avec bonheur à nous rester fidèles l’un à l’autre «pour le meilleur et pour le pire, dans la santé comme dans la maladie, dans la richesse comme dans la pauvreté». Dans un sens, il peut sembler étrange d’inclure des vœux relatifs à la réalité d’heures sombres, de maladie et de pauvreté en un jour de mariage festif, mais cela souligne le fait que la vie comporte de nombreux « mauvais » quarts d’heure.

Que faire donc devant les difficultés inévitables de la vie ? Paul nous exhorte au nom de Christ à «[rendre] grâces en toutes choses» (1 Th 5.18). Aussi ardu cela puisse paraître, Dieu a de bonnes raisons de nous encourager à adopter un esprit de gratitude. La reconnaissance prend racine dans la vérité selon laquelle notre Seigneur «est bon» et que «sa miséricorde dure à toujours» (Ps 118.1). Il nous accorde sa présence, il nous affermit dans l’adversité
(Hé 13.5,6) et il profite avec amour de nos afflictions pour nous faire grandir à sa ressemblance. (Ro 5.3,4).

Lorsque le malheur nous frappe, opter pour la gratitude nous amène à centrer notre attention sur la bonté de Dieu et nous procure la force de surmonter nos difficultés. Avec le psalmiste, nous pouvons donc chanter: «Louez l’Éternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours !» (Ps 118.29.) — Joseph M. Stowell

La gratitude est une vertu qui s’épanouit avec la pratique.

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21 mars • Lisez > Matthieu 14.25-33

Marcher sur l’eau

Jésus leur dit dure aussitôt: Rassurez-vous, c’est moi, n’ayez pas peur !
Matthieu 14.27

Durant un hiver particulièrement froid, je me suis aventurée jusqu’au lac Michigan, le cinquième plus grand lac au monde, pour en voir la surface gelée. Bien emmitouflée sur la plage, où je me plais généralement à me dorer au soleil, la vue était à couper le souffle. La glace s’y était figée en vagues créant une œuvre d’art givrée.
Comme elle était bien gelée en bordure de la rive, j’ai pu « marcher sur l’eau ». Même si je savais que la glace était assez épaisse pour supporter mon poids, j’y suis allée de premiers pas hésitants. Je craignais que la glace cesse de me supporter. Tandis que j’explorais prudemment ce terrain inconnu, je n’ai pu m’empêcher de repenser à Jésus lorsqu’il a appelé Pierre à venir à sa rencontre en descendant de la barque sur la mer de Galilée.

Voyant Jésus marcher sur l’eau, les disciples étaient eux aussi dans la crainte. Jésus les a toutefois mis en confiance: «Rassurez-vous, c’est moi; n’ayez pas peur !» Sachant que Jésus était là, Pierre a pu surmonter sa crainte et descendre de la barque. Lorsque le vent et les vagues ont entamé son courage, Pierre a crié à Jésus, qui était encore là, assez près pour simplement lui tendre la main afin de le secourir.

Si Jésus vous appelle aujourd’hui à faire une chose qui pourrait vous sembler aussi impossible que marcher sur l’eau, prenez courage. Celui qui vous y appelle se tiendra à vos côtés. — Lisa Samra

Lorsque nous crions à Dieu, il nous entend.

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22 mars • Lisez > Psaume 79.8-13

Transmettre l’héritage

Et nous, ton peuple, le troupeau de ton pâturage, nous te célébrerons éternellement; de génération en génération nous publierons tes louanges.
Psaume 79.13

Mon mobile a bipé, m’indiquant l’arrivée d’un SMS. C’était ma fille qui voulait avoir la recette de tarte à la crème glacée à la menthe poivrée de ma grand-mère. En fouillant dans ma vieille boîte à recettes aux fiches jaunies, j’ai repéré l’écriture unique de mon aïeule -ainsi que plusieurs notes que ma mère y avait inscrites en minuscule. J’ai alors compris qu’à la demande de ma fille, cette tarte ferait son entrée dans une quatrième génération familiale.

Je me suis demandé: Quels autres héritages familiaux sont susceptibles d’être transmis de génération en génération ? Qu’en sera-t-il des choix de foi ?En plus de cette recette de tarte, la foi de ma grand-mère - et la mienne - allait-elle s’éteindre dans la vie de ma fille et de ses enfants ?

Dans le Psaume 79, l’auteur déplore l’égarement d’Israël, dont la foi a perdu ses amarres. Il supplie Dieu de secourir son peuple des méchants et de sécuriser Jérusalem. Cela fait, il promet de s’engager de nouveau - et de manière incessante -à suivre les voies de Dieu: «Et nous, ton peuple, le troupeau de ton pâturage, nous te célébrerons éternellement; de génération en génération nous publierons tes louanges» (v. 13).

Je me suis empressée de donner la recette, sachant que le legs sucré de ma grand-mère bénéficierait à une nouvelle couche dans notre famille. Et j’ai prié avec ferveur pour la transmission la plus durable de toutes: l’influence de la foi de notre famille de génération en génération. — Elisa Morgan

Vivre et transmettre sa foi est l’héritage idéal à laisser derrière soi.

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23 mars • Lisez > Ésaïe 25.1-9

Une double promesse

[Tu] as fait des choses merveilleuses; tes desseins conçus à l’avance se sont fidèlement accomplis.
Ésaïe 25.1

Depuis qu’elle a eu le cancer, il y a plusieurs années, Ruth ne parvient plus à bien manger et boire, ni même à avaler. Elle a également perdu une grande partie de sa force physique et n’est plus que l’ombre d’elle-même à cause de ses nombreuses opérations et nombreux traitements.

Cependant, Ruth est encore en mesure de louer Dieu; sa foi reste forte et elle est d’une joie contagieuse. Elle compte sur le Seigneur au quotidien et garde l’espoir de guérir entièrement un jour. Elle prie pour sa guérison et elle a l’assurance que Dieu la lui accordera -tôt ou tard. Quelle merveilleuse foi !

Ruth dit que, ce qui garde sa foi ferme, c’est de savoir indubitablement qu’en plus de tenir ses promesses en son temps, le Seigneur la soutiendra jusque-là. C’est d’ailleurs avec le même espoir que les Israélites ont attendu que ses desseins divins s’accomplissent (És 25.1, qu’il les délivre de ses ennemis (v. 2), qu’il essuie les larmes de leurs yeux, qu’il fasse disparaître leur opprobre et qu’il «[anéantisse] la mort pour toujours» (v.8).

Entre-temps, Dieu a accordé à son peuple un refuge et un abri (v.4) durant leur attente. Il leur a donné la consolation dans leurs épreuves, la force de les surmonter et l’assurance de sa présence à leurs côtés.

Voici la double promesse qui est nôtre: l’espoir d’être un jour enfin délivrés, ainsi que de pouvoir compter sur sa consolation, sa force et un abri tout au long de notre vie. — Leslie Koh

Compter sur la fidélité de Dieu peut dissiper nos craintes.

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24 mars • Lisez > Timothée 3.10-17

Pouvoir de la démonstration

Toute l'Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice.
Timothée 3.16

Les tentatives de réparations dans la maison m’amènent généralement à devoir payer quelqu’un pour réparer les dommages que j’ai causés en essayant de régler le problème. Toutefois, j’ai réussi à réparer un appareil électroménager en regardant une vidéo YouTube dans laquelle une personne montrait comment le faire étape par étape.

Paul a servi d’excellent exemple à Timothée, son jeune protégé, qui voyageait avec lui et pouvait ainsi le voir en action. Assigné à demeure à Rome, Paul a écrit: «Pour toi, tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes résolutions, ma foi, ma douceur, ma charité, ma constance, mes persécutions, mes souffrances» (2 Ti 3.10,11). De plus, il a exhorté Timothée ainsi: «Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises; dès ton enfance, tu connais les saintes lettres» (v.14,15).
Par sa vie, Paul a démontré la nécessité de bâtir la nôtre sur le rocher qu’est la Parole de Dieu. Il a rappelé à Timothée que la Bible est la source de la puissance divine qui nous est nécessaire pour enseigner et montrer la voie à ceux qui désirent suivre Christ.

En remerciant le Seigneur pour les gens qui nous ont aidés à grandir dans la foi, nous sommes mis au défi de suivre leur exemple en vivant la vérité que nous enseignons et démontrons. Voilà le pouvoir d’une démonstration ! — David Mccasland

Tous sont appelés à vivre la Parole en instruisant et en encourageant.

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25 mars • Lisez > 2 Chroniques 18.5-27

Ce que l’on veut entendre

[Je] le hais, car il ne me prophétise rien de bon, il ne prophétise jamais que du mal.
2 Chroniques 18.7

Selon certaines études, nous sommes enclins à rechercher deux fois plus de données étayant nos opinions que le contraire et que, si nous les défendons bec et ongles, nous nous fermons à toute opinion différente des nôtres.

Cela a été le cas pour le règne du roi Achab sur Israël. En discutant avec Josaphat, le roi de Juda, pour savoir s’il leur fallait ou non faire la guerre à Ramoth en Galaad, Achab a réuni 400 prophètes - qu’il avait lui-même nommés et qui lui diraient ce qu’il voulait entendre - pour les aider à prendre leur décision. Tous lui ont dit qu’il devait partir en guerre: «Dieu la livrera entre les mains du roi» (2 Ch 18.5). Josaphat a alors demandé s’il y avait parmi eux un prophète élu de Dieu par l’intermédiaire de qui ils pourraient consulter le Seigneur. À cela, Achab a répondu à regret par l’affirmative parce que le prophète de Dieu, Michée, ne lui prophétisait jamais rien de bon, que du mal (v. 7). De fait, Michée a indiqué qu’ils ne seraient pas victorieux et que tout le peuple serait «dispersé sur les montagnes» (v. 16).

En lisant cette histoire, je constate que j’ai moi aussi tendance à éviter de suivre les conseils empreints de sagesse qui n’abondent pas dans le sens de ma volonté. Dans le cas d’Achab, d’avoir écouté ses 400 prophètes serviles s’est avéré catastrophique (v. 34). Puissions-nous être disposés à rechercher et à suivre la voie de la vérité, les paroles de Dieu dans la Bible, même lorsqu’elle va à l’encontre de nos préférences personnelles. — Kirsten Holmberg

Le conseil de Dieu est sage et digne de confiance.

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26 mars • Lisez > Luc 12.22-34

La raison de vivre

Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, serait-il dans l’abondance.
Luc 12.15

Comme je consultais des livres présentant des conseils financiers, j’ai remarqué une tendance intéressante. Bien que presque tout ce genre de livres comporte de bons conseils, nombre d’entre eux laissent entendre que la raison première pour réduire ses frais consiste à vivre plus tard en millionnaires. Un certain livre offrait toutefois une perspective différente: vivre avec simplicité est essentiel à une vie riche. Si, pour être heureux, il vous faut posséder plus de biens ou des biens plus chics, sachez que selon ce livre «le but de la vie vous échappe».

Ces sages paroles m’ont rappelé celles que Jésus a servies à un homme qui lui demandait de convaincre son frère de diviser un héritage avec lui. Au lieu de sympathiser avec cet homme, Jésus l’a interrompu sèchement pour le mettre en garde contre «toute avarice» (Lu 12.14,15). Il a alors décrit le projet qu’avait nourri un homme riche d’engranger ses récoltes et de jouir d’une vie de luxe - la version du Ier siècle du régime de retraite - ne l’ayant mené à rien, car il était mort la nuit même (v. 16-20).

Bien que nous soyons tenus d’utiliser nos ressources avec sagesse, les paroles de Jésus nous rappellent de veiller sur nos motifs. Nous devrions nous concentrer sur l’avancement du royaume de Dieu - apprendre à le connaître et à servir les gens - plutôt que de nous assurer un avenir (v. 29-31). Jouissons donc pleinement de la vie avec Christ aujourd’hui même -dans le royaume qui donne un sens à toute la vie (v. 32-34). — Monica Brands

Inutile d’attendre pour jouir d’une vie riche dans le royaume de Dieu.

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27 mars • Lisez > Marc 4.26-29

Dieu fait croître ! Alléluia !

[En] sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître.
1 Corinthiens 3.7

Un jour, j’ai remarqué une étonnante tache jaune à droite de notre allée de maison. Prises en sandwich entre deux grosses pierres, six hautes jonquilles de couleur éclatante avaient fleuri. Parce que je n’avais pas planté, ni fertilisé, ni arrosé les bulbes, je ne comprenais pas comment ou pourquoi ces fleurs avaient poussé dans notre jardin.

Jésus a illustré un mystère de croissance spirituelle par la parabole de la semence qui pousse. Il compare le royaume de Dieu à un paysan qui jette de la semence en terre (Mc 4.26). Il se peut que le semeur ait fait son possible pour bien entretenir le sol, mais Jésus a dit que la semence croît qu’il dorme ou qu’il veille sans même en comprendre le processus (v. 27,28). Le propriétaire terrien profitait de sa récolte (v. 29), même si la croissance de celle-ci ne dépendait ni de ce qu’il faisait ni de la compréhension qu’il pouvait avoir de ce qui était mis en œuvre sous la surface.

La maturation des semences dans la parabole de Jésus s’est produite au temps de Dieu et par son pouvoir de croissance. Que vous considériez votre croissance spirituelle personnelle ou le plan de Dieu visant à l’expansion de l’Église jusqu’au retour de Jésus, les voies mystérieuses du Seigneur ne dépendent en rien de nos capacités et de notre compréhension de ses œuvres. Dieu nous invite malgré tout à connaître, à servir et à louer celui qui fait tout croître, ainsi qu’à récolter les avantages de la maturation spirituelle qu’il cultive en nous et par nous. — Xochitl Dixon

À Dieu revient la gloire pour la croissance de tout et de tous.

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28 mars • Lisez > Luc 23.44-49

Regardez en silence

Regardez et voyez s’il est une douleur pareille à ma douleur.
Lamentations 1.12

Dans La chanson «Look at Him» (Regarde-le), le compositeur mexicain Ruben Sotelo décrit Jésus sur la croix. Il nous invite à regarder Jésus en silence, car il n’y a véritablement rien que nous puissions dire devant le type d’amour que Jésus nous a témoigné à la croix. Par la foi, nous pouvons imaginer la scène que décrivent les Évangiles, de même que la croix, le sang, les clous et la douleur.
Lorsque Jésus a rendu son dernier souffle, «tous ceux qui assistaient en foule à ce spectacle [...] s’en retournèrent, se frappant la poitrine» (Lu 23.48).D’autres «se tenaient dans l’éloignement et regardaient ce qui se passait» (v. 49). Ils regardaient en silence. Un seul, un centenier, a pris la parole: «Certainement, cet homme était juste» (v.47).

Cantiques et poèmes ont été composés pour décrire ce grand amour. De nombreuses années auparavant, Jérémie avait parlé de la douleur que Jérusalem ressentirait après sa destruction: «Regardez et voyez s’il est une douleur pareille à ma douleur» (La 1.12). Certes, la douleur de Jérusalem était grande, mais y a-t-il eu plus grande souffrance que celle de Jésus ?

Nous passons tous par le chemin de la croix. Savons-nous y voir l’amour de Christ ? À Pâques, lorsque ni les paroles ni les poèmes suffisent à exprimer notre gratitude et à décrire l’amour de Dieu, prenons quelques instants pour méditer sur la mort de Jésus; et dans le silence de notre cœur, murmurons-lui notre plus grande dévotion. — Keila Ochoa

Regardez la croix, et adorez Dieu.

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29 mars • Lisez > Jean 13.1-17

Un bassin d’amour

Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples.
Jean 13.5

Il y a longtemps, notre professeur de physique nous a demandé un jour de lui dire - sans nous retourner - de quelle couleur était le mur du fond de la classe. Aucun d’entre nous n’a su le lui dire, car aucun ne l’avait remarquée.

Il arrive parfois que les «choses» de la vie nous échappent simplement parce que nous ne parvenons pas à tout assimiler. D’autres fois, nous ne voyons pas ce qui était pourtant là depuis toujours.

C’est aussi ce qui m’est arrivé lorsque j’ai relu dernièrement le récit de Jésus lavant les pieds des disciples. Il s’agit d’une histoire bien connue, car elle est souvent lue à l’occasion de la semaine pascale. Que notre Seigneur et Roi s’abaisse à laver les pieds de ses disciples suscite notre admiration. À l’époque de Jésus, on épargnait cette tâche même aux serviteurs juifs, parce qu’on la considérait comme indigne d’eux. Cependant, ce que je n’avais jamais remarqué auparavant, c’est que Jésus, qui était à la fois homme et Dieu, avait lavé les pieds de Judas. Même s’il savait que Judas le trahirait, comme nous le voyons dans Jean 13.11, Jésus s’est humilié quand même jusqu’à laver les pieds de Judas.

L’amour répandu dans un bassin d’eau, un amour qu’il a voué même à celui qui allait le trahir. En réfléchissant aux événements de cette semaine, menant jusqu’à la célébration de la résurrection de Jésus, puissions-nous nous aussi recevoir le don de l’humilité afin que nous étendions l’amour de Jésus à nos amis et à tout ennemi possible. — Amy Boucher Pye

Par amour et humilité, Jésus a lavé les pieds de ses disciples.

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30 mars • Lisez > Hébreux 10.1-10

La Via Dolorosa

C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes.
Hébreux 10.10

Durant la semaine sainte, nous nous remémorons les derniers jours ayant précédé la crucifixion de Jésus. Le trajet que Jésus a parcouru jusqu’à la croix et qui empruntait les rues de Jérusalem est connu sous le nom de Via Dolorosa, le chemin de la douleur.

Reste que l’auteur de l’épître aux Hébreux voyait dans le trajet que Jésus a parcouru plus qu’un simple chemin de douleur, car en l’empruntant volontairement jusqu’à Golgotha, Jésus a inauguré pour nous une «route nouvelle et vivante» en présence de Dieu (Hé 10.20).

Il y avait des siècles que le peuple juif cherchait à entrer en présence de Dieu au moyen de sacrifices d’animaux et de l’obéissance à la loi divine. Par contre, la loi n’était qu’une «ombre des biens à venir [...] car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés» (v. 1,4).

Le parcours de Jésus sur la Via Dolorosa l’a conduit à sa mort et à sa résurrection. Grâce à son sacrifice, nous pouvons être rendus parfaits lorsque nous comptons sur lui pour nous pardonner nos péchés. Même si nous sommes dans l’impossibilité d’observer la loi à la perfection, nous pouvons nous approcher de Dieu sans crainte, ayant la pleine assurance qu’il nous accueillera à bras ouverts et avec amour (v. 10,22).
Le chemin de la douleur de Christ nous a ouvert une route nouvelle et vivante qui nous conduit à Dieu. — Amy Peterson

Dieu désirait le sacrifice de Christ et nos péchés l’exigeaient.

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31 mars • Lisez > Matthieu 27.27-31

La couronne du Roi

Ils [...] tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête.
Matthieu 27.28,29

Nous nous sommes attablés. Chacun devait piquer un cure-dents dans la couronne en mousse qu’il y avait devant lui. Lors de notre repas du soir durant les semaines menant à Pâques, nous nous sommes ainsi créé une couronne d’épines - dont chaque cure-dents signifiait une chose que nous regrettions d’avoir faite le jour même et pour laquelle Christ avait payé le prix. Cet exercice a eu pour effet de nous rappeler, soir après soir, à quel point nous étions coupables et avions besoin d’un Sauveur. Et que Jésus nous a délivrés par sa mort sur la croix.

La couronne d’épines que les soldats romains ont obligé Jésus à porter s’inscrivait dans le cadre d’un jeu cruel précédant sa crucifixion. Ils l’ont également revêtu d’une toge royale, lui ont remis un bâton en guise de sceptre, qu’ils ont ensuite utilisé pour le battre. Ils se sont moqués de lui, l’appelant «roi des Juifs» (Mt 27.29), sans comprendre que l’on se souviendrait encore de leurs méfaits des milliers d’années plus tard. Il ne s’agissait pourtant pas là d’un roi ordinaire. C’était le Roi des rois, dont la mort, suivie de sa résurrection, nous procure la vie éternelle.

Le matin de Pâques, nous avons célébré le don du pardon et de la vie nouvelle en remplaçant les cure-dents par des fleurs. Quelle joie nous avons éprouvée en apprenant que Dieu avait effacé nos péchés et nous avait donné la liberté et la vie éternelle en Christ ! — Amy Boucher Pye

La couronne d’épines est devenue une couronne de vie.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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