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Notre Pain Quotidien - Février 2020


 Notre Pain Quotidien - février 2020 - neige et panneaux de randonnés jaune

1er février • Lisez > Matthieu 21.12-16

Trésor national

Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Matthieu 21.9

Lorsqu’un publiciste a altéré la photo de la célèbre sculpture de marbre du héros biblique David, de Michel-Ange, le gouvernement et la tribune officielle de l’Italie s’y sont opposés. L’illustrer épaulant un fusil militaire (au lieu de son lance-pierre) constituerait une violation, ce serait «comme le rouer de coups de marteau ou pire encore», d’affirmer un leader culturel.

À Jérusalem, au Ier siècle, on se remémorait David comme auteur de cantiques, berger, soldat et roi porteur des souvenirs les plus précieux et des plus grands espoirs d’Israël. Les prophètes avaient prédit que sa descendance finirait par vaincre les ennemis d’Israël. Ainsi, des siècles plus tard, lorsque les foules ont accueilli Jésus comme le Fils de David (Mt 21.6-9), elles s’attendaient à ce qu’il prenne la tête de la révolte qui renverserait leurs occupants romains. Au lieu de cela, Jésus a renversé les tables des vendeurs du Temple afin que la maison de son Père redevienne une maison de prière pour toutes les nations. Les chefs religieux étaient furieux, car ce n’était pas le genre de Messie et de fils de David qu’ils avaient espéré. Inconscients de ce qu’ils faisaient, ils ont instamment prié les bourreaux romains de clouer à une croix de honte les pieds et les mains de la véritable gloire d’Israël.

Loin de les en empêcher, Jésus s’est laissé crucifier, défigurer et déshonorer. Seule la Résurrection ferait savoir que le vrai Fils de David avait vaincu ses ennemis par l’amour et recruté les enfants de toutes les nations à annoncer la Bonne Nouvelle. — Xochitl Dixon

Jésus nous montre que Dieu dépasse toujours nos attentes.

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2 février • Lisez > Colossiens 4.2-6

Saisir l’occasion qui passe

Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, et rachetez le temps.
Colossiens 4.5

Comme la plupart des gens, j’ai du mal à faire assez d’exercice. Je me suis donc procuré un podomètre pour me motiver à bouger plus. Or, bien que ce gadget qui compte les pas soit tout simple, c’est fou ce qu’il m’aide à me motiver. Au lieu de m’extirper du canapé en grommelant, j’y vois l’occasion de faire quelques pas supplémentaires. De menues tâches, comme apporter un verre d’eau à l’un de mes enfants, deviennent pour moi des occasions de tendre vers un objectif plus grand. En ce sens, mon podomètre a transformé ma perspective et ma motivation. Maintenant, je me cherche des raisons de faire des pas additionnels chaque fois que cela m’est possible.

Je me demande s’il n’en va pas un peu de même de notre vie chrétienne. Comme Paul nous y exhorte dans Colossiens 4.5, nous devrions saisir chaque jour les occasions que nous avons d’aimer et de servir les gens, et d’interagir avec eux. En suis-je par contre toujours conscient ? Est-ce que je remarque les occasions que j’ai d’encourager les autres lors d’interactions me semblant ordinaires ? Dieu est à l’œuvre en chaque personne avec qui j’interagis : mes proches, mes collègues ou un préposé à l’épicerie. J’ai chaque fois la chance de prêter attention à ce que Dieu est peut-être en train d’accomplir - ne serait-ce qu’un geste semblant aussi « petit » que de demander gentiment à une serveuse au restaurant comment elle va.

Qui saurait dire comment Dieu pourrait intervenir lorsque nous guettons les occasions qu’il nous offre ? — Adam Holz

Profitez de toutes les occasions qui passent pour servir quelqu’un.

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3 février • Lisez > Proverbes 15.4; 16.24; 18.21

Comment transformer une vie

Les paroles agréables sont un rayon de miel, douces pour l’âme et salutaires pour le corps.
Proverbes 16.24

La grande influence d’autrui change parfois notre vie d’un instant à l’autre. Dans le cas de la légende du rock’n roll Bruce Springsteen, ce sont les œuvres de musiciens qui l’ont aidé à surmonter une enfance difficile et une lutte persistante contre la dépression. Il a trouvé un sens à sa vie dans sa propre œuvre au moyen de la vérité qu’il avait lui-même vécue : «On peut transformer la vie de quelqu’un en trois minutes grâce à la bonne chanson.»

Par des paroles bien choisies, comme une chanson captivante, on peut aussi procurer de l’espoir, voire changer le cours d’une vie. Je suis certaine que nous aurions à raconter pour la plupart des histoires de conversion ayant influencé notre vie à jamais : les paroles d’un professeur ayant modifié notre perception du monde, des encouragements nous ayant redonné confiance, les paroles douces d’un ami nous ayant aidés à vaincre une épreuve.

Voilà qui explique peut-être que les Proverbes insistent tant sur notre devoir de chérir et d’employer les mots sagement. La Bible ne traite jamais les paroles à la légère, mais nous enseigne qu’elles ont des conséquences de vie et de mort (18.21). Par quelques mots, on peut briser une âme ou, par des paroles sages et d’espoir, on peut la vivifier et l’affermir (15.4).

Nous n’avons pas tous le don de créer une musique envoûtante, mais nous pouvons tous rechercher la sagesse divine pour servir Christ par nos paroles (Ps 141.3). Grâce à quelques paroles bien choisies, Dieu peut nous utiliser afin de transformer une vie. — Monica Brands

Dieu nous a donné le pouvoir d’influencer autrui par nos paroles.

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4 février • Lisez > Apocalypse 21.1-3, 10,11,23

Quelle merveille !

Que toute la terre soit remplie de sa gloire ! Amen ! Amen !
Psaume 72.19

A l’état pur, nous en sommes tous privés (Ro 3.23).

Jésus en est le reflet (Hé 1.3), et ceux qui l’ont connu l’ont contemplée (Jn 1.14).
Dans l’Ancien Testament, elle a rempli le Tabernacle (Ex 40.34,35) et elle a conduit les Israélites (v. 38).
Et Dieu nous promet qu’à la fin des temps, elle éclairera les cieux d’une telle splendeur que le soleil sera devenu inutile (Ap 21.23).

À quoi au juste font allusion toutes les affirmations ci-dessus ?

Il s’agit de la gloire de Dieu, et du fait que le Seigneur est merveilleux !

Du début à la fin, la Bible nous révèle que nous pouvons jouir d’un aperçu de la glorieuse magnificence de Dieu en admirant cette terre qu’il a créée. La gloire divine y est décrite comme l’expression extérieure de son être. Étant donné qu’il nous est impossible de voir Dieu, il nous procure des images nettes de sa présence et de son œuvre dans des choses comme la splendeur de l’univers, la grandeur de notre salut et la présence de son Saint-Esprit en nous.

Aujourd’hui, contemplez la gloire de Dieu, afin d’y discerner la preuve de sa majesté. Vous la verrez dans la beauté de la nature, dans le rire d’un enfant et dans l’amour des gens à qui vous êtes cher. Dieu remplit encore la terre de sa gloire. — Dave Branon

On peut voir la gloire de Dieu et y goûter dès maintenant et à jamais.

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5 février • Lisez > Jean 10.25-30

À l’écoute de sa voix

Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent.
Jean 10.27

Je suis dur d’oreille, «sourd d’une oreille et incapable d’entendre de l’autre», comme disait mon père. Je porte donc un appareil auditif.

La plupart du temps, cet appareil fonctionne bien, sauf dans des endroits où il y a beaucoup de bruits environnants. Là, mon appareil capte toutes les voix de la pièce, si bien que je n’entends pas la personne que j’ai devant moi.

Ainsi en est-il de notre culture : la cacophonie ambiante risque de couvrir la douce voix de Dieu. Le poète T. S. Eliot a d’ailleurs dit : «Où trouvera-t-on la Parole, où la Parole résonnera-t-elle ? Pas ici, où il n’y a pas assez de silence.»

Heureusement, mon appareil auditif est muni d’un dispositif me permettant d’éliminer les sons ambiants pour capter uniquement les voix que je veux entendre. De même, malgré les voix qui nous entourent, si nous calmons notre âme et nous tendons l’oreille, nous entendrons le «murmure doux et léger» de Dieu (1 R 19.11,12).

Il nous parle tous les jours, nous appelant à venir à lui au sein de notre agitation, de nos désirs ardents, de notre tristesse la plus profonde, ainsi que de l’incomplétude et de l’insatisfaction de nos plus grandes joies.

Dieu nous parle toutefois surtout par sa Parole (1 Th 2.13). En lisant son livre, vous entendrez sa voix. Il vous aime plus que vous ne le saurez jamais, et il désire que vous entendiez ce qu’il a à vous dire. — David Roper

Dieu nous parle par la Bible quand nous prenons le temps de l’écouter.

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6 février • Lisez > Job 1.13-22

Louer Dieu malgré nos ennuis

Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal !
Job 2.10

«C’est le cancer.» Même si j’ai voulu me montrer forte lorsque ma mère m’a annoncé la nouvelle, j’ai éclaté en sanglots. On ne veut jamais entendre ces paroles. Reste que c’était le troisième combat que ma mère devait livrer contre le cancer. Après une mammographie de routine et une biopsie, ma mère a appris qu’elle avait une tumeur maligne sous le bras.

Même si c’était ma mère la victime dans ce cas-ci, c’est elle qui a dû me consoler. Or, sa réponse a été des plus révélatrices pour moi : «Je sais que Dieu est toujours bon envers moi. Il m’est toujours fidèle.» Même devant une opération difficile, suivie de traitements de radiothérapie, maman était certaine de pouvoir compter sur la présence et la fidélité de Dieu.

Comme cela me rappelle Job ! Job a perdu ses enfants, ses richesses et sa santé. Après en avoir reçu la nouvelle, il s’est néanmoins jeté par terre et s’est prosterné (Job 1.20). S’étant fait conseiller de maudire Dieu, il a déclaré : «Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal !» (2.10.) Quelle réponse initiale radicale ! Même si Job s’est plaint ultérieurement, il a fini par accepter que Dieu demeurait le même, qu’il était donc encore avec lui et qu’il se souciait encore de lui.

Notre première réaction aux difficultés n’est généralement pas de louer Dieu. La douleur est parfois telle que, cédant à la peur ou à la colère, nous nous en prenons à lui. La réaction de ma mère m’a cependant rappelé que Dieu est toujours présent, bon et prêt à nous secourir. — LindaWashington

Même dans le creux de la vague, on peut lever les yeux vers Dieu.

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7 février • Lisez > Jean 18.15-18, 25-27

Une couverture pour tous

Avant tout, ayez les uns pour les autres un ardent amour, car l’amour couvre une multitude de péchés. 

1 Pierre 4.8

Linus Van Pelt, mieux connu sous le nom de «Linus», était un des piliers de la bande dessinée Peanuts. Sage et plein d’esprit, mais peu sûr de lui, Linus avait toujours avec lui un doudou. Or, nous pouvons nous identifier à lui, car nous avons nous aussi nos craintes et nos insécurités.

Le disciple nommé Pierre savait ce que c’était que d’avoir peur. Quand on a arrêté Jésus, Pierre s’est montré courageux en suivant le Seigneur jusque dans la cour du souverain sacrificateur. Sur place, par contre, il a laissé transpirer sa peur en mentant afin de cacher son identité (Jn 18.15-26). Par des paroles scandaleuses, il a renié son Seigneur. Jésus n’a toutefois pas cessé pour autant d’aimer Pierre et a fini par le restaurer (voir Jn 21.15-19).
L’accent que Pierre met sur l’amour dans 1 Pierre 4.8 prouve que cette parole provient de quelqu’un qui a lui-même goûté à l’amour profond de Jésus et qui, en retour, insiste sur l’importance d’enrichir nos relations d’amour par l’expression « Avant tout ». Ce verset maintient son intensité par cet encouragement : «[Car] l’amour couvre une multitude de péchés».

Avez-vous déjà eu besoin de ce genre de «doudou» ? Moi, si ! Après avoir dit ou fait une chose que je regrettais, j’ai senti le courant d’air froid de la culpabilité et de la honte. J’avais besoin d’être «couvert», comme Jésus couvre les gens en disgrâce et honteux dans les Évangiles.

L’amour est un doudou à donner aux autres avec grâce et courage pour les consoler et les amener à Christ. — Arthur Jackson

Dieu nous aime, vous et moi - aimons-nous donc les uns les autres.

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8 février • Lisez > Proverbes 16.16-22

Le problème de l’orgueil

L’arrogance précède la ruine, et l’orgueil précède la chute.
Proverbes 16.18

On appelle souvent les gens qui jouissent d’une célébrité ou réputation extraordinaire de leur vivant «des légendes de leur époque». Un de mes amis qui est joueur de baseball professionnel dit avoir rencontré beaucoup de gens du monde du sport qui n’étaient «des légendes que dans leur propre esprit».
L’orgueil a le chic pour déformer notre perception de nous-mêmes, alors que l’humilité nous en offre une perception réaliste.

L’auteur des Proverbes a écrit :
«L’arrogance précède la ruine, et l’orgueil précède la chute» (16.18). Si nous nous regardons dans le miroir de la suffisance, il nous renverra un reflet déformé. Le fait de nous élever nous-mêmes nous prédispose à la chute.

La véritable humilité, qui provient de Dieu, voilà le remède contre le poison de l’arrogance : «Mieux vaut être humble avec les humbles que de partager le butin avec les orgueilleux»
(v. 19).

Jésus a dit : «Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs» (Mt 20.26-28).

Il n’y a rien de répréhensible dans le fait d’être félicités pour nos réalisations et nos réussites, mais le défi consiste à rester centrés sur celui qui nous appelle à le suivre en nous disant : «[Je] suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes» (11.29). — David Mccasland

La véritable humilité nous vient de Dieu.

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9 février • Lisez > Ésaïe 11.1-10

Des amis improbables

Le loup habitera avec l’agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau, et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble. 

Ésaïe 11.6

Mes amis Facebook affichent souvent de charmantes vidéos d’amitiés improbables entre animaux, comme une récente vidéo présentant un chiot et un cochon inséparables ou une autre d’un cerf avec un chat.

Or, ces curieuses amitiés si réconfortantes me rappellent la description du jardin d’Éden. Dans ce cadre, Adam et Ève vivaient en harmonie l’un avec l’autre ainsi qu’avec Dieu. Et comme Dieu leur avait donné la végétation pour nourriture, j’imagine que même les animaux y vivaient paisiblement ensemble (Ge 1.30). Cependant, par leur péché, Adam et Ève sont venus troubler cette scène idyllique (3.21-23).Aujourd’hui, tant dans nos relations humaines que dans la création, luttes et conflits sont une constante.

Le prophète Ésaïe nous rassure néanmoins ainsi : «Le loup habitera avec l’agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau, et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble» (11.6). Nombreux sont ceux qui voient en ce jour celui où Jésus reviendra pour régner. À son retour, les divisions cesseront et «la mort ne sera plus [...] ni [la] douleur, car les premières choses [auront] disparu» (Ap 21.4). Sur cette nouvelle terre, la création retrouvera son harmonie originelle et des gens de toutes les tribus, nations et langues y adoreront Dieu ensemble (7.9,10 ; 22.1-5).

D’ici-là, Dieu peut nous aider à restaurer des relations brisées et à tisser de nouvelles relations improbables. — Alyson Kieda

Un jour, Dieu restaurera la paix parfaite dans le monde.

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10 février • Lisez > Psaume 139.7-12

Partout et nulle part

Où irais-je loin de ton esprit, et où fuirais-je loin de ta face ?
Psaume 139.7

Une amie de la famille qui, comme nous, a perdu une adolescente dans un accident de voiture a écrit un hommage à sa fille, Lindsay, dans le journal local. Voici l’une des images les plus marquantes de son essai : Après avoir mentionné de nombreux souvenirs et photos de Lindsay qu’elle avait placés autour de sa maison, elle avait écrit : «Elle est partout, mais nulle part.»

Même si nos filles nous rendent encore nos sourires sur leurs photos, les personnalités pleines d’esprit qui éclairaient ces sourires ne sont néanmoins nulle part. Nos filles sont partout - dans notre cœur, nos pensées et toutes ces photos -, mais nulle part en même temps.

La Bible nous dit toutefois qu’en Christ, Lindsay et Melissa ne sont pas véritablement nulle part. Elles se trouvent en présence de Jésus, «auprès du Seigneur» (2 Co 5.8). Elles sont avec celui qui, dans un sens, n'est «nulle part, mais partout». En définitive, nous ne voyons pas Dieu sous sa forme physique. Nous n’avons certainement pas de photos de lui, en train de nous sourire, sur le manteau de la cheminée. En fait, si vous regardez autour de votre maison, vous pourriez croire qu’il n’est nulle part, bien que ce soit tout le contraire, car il est partout !

Où que nous allions ici-bas, Dieu est là pour nous guider, nous affermir et nous consoler. Nous ne pouvons aller là où il n’est pas. Nous ne le voyons pas, mais il n’en est pas moins partout, même dans chacune de nos épreuves. Quelle formidable nouvelle ! — Dave Branon

Notre meilleur réconfort dans le chagrin tient à la présence de Dieu.

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11 février • Lisez > Actes 6.1-7

Des lignes de faille

Ils les présentèrent aux apôtres, qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. La parole de Dieu se répandait de plus en plus.
Actes 6.6,7

Un afflux de réfugiés dans notre région a mené à une nouvelle croissance de nos Églises. Or, cette croissance comporte des défis. Les membres de ces Églises doivent apprendre à accueillir ces nouveaux arrivants, qui s’adaptent à une autre culture et à une autre langue ; autant de changements susceptibles de créer des situations gênantes.

Des malentendus et des désaccords se produisent partout où il y a des gens. L’Église n’y fait pas exception. Si nous ne réglons pas nos différends de manière saine, ils risquent de s’aggraver.

Dans la jeune Église de Jérusalem, une querelle d’ordre culturel a éclaté. Les Juifs de langue grecque (les Hellénistes) se plaignaient des Juifs de langue araméenne (les Hébreux). Les veuves hellénistes «étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour» (Ac 6.11) Les apôtres ont alors demandé : «[Choisissez] parmi vous sept hommes [...] qui soient pleins d’Esprit saint et de sagesse» (v.3). Les sept choisis portaient des noms grecs (v. 5). Étant donc tous des Hellénistes et des membres du groupe négligé, ils étaient les mieux placés pour saisir le problème. Les apôtres ont prié et leur ont imposé les mains, et l’Église s’est mise à croître (v. 6,7).

Toute croissance crée des changements, en partie parce qu’elle augmente les interactions transcendant les barrières traditionnelles. En suivant l’Esprit, nous trouverons toutefois des solutions créatives tandis que des problèmes potentiels se changeront en occasions de grandir. — Timothy Gustafson

Se réunir, rester unis et œuvrer à l’unisson produit le succès.

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12 février • Lisez > 1 Rois 17.7-16

Fais-moi confiance

Ne vous inquiétez donc pas du lendemain.
Matthieu 6.34

Après avoir obtenu mon diplôme universitaire, j’occupais un emploi mal rémunéré. Mon budget était serré, et il m’arrivait parfois de ne plus avoir de quoi payer mon repas suivant. J’ai alors appris à compter sur la générosité quotidienne de Dieu.

Cela m’a rappelé le vécu du prophète Élie. Au cours de son ministère prophétique, il a appris à compter sur Dieu pour répondre à ses besoins de chaque jour. Peu après qu’Élie ait prononcé le jugement de Dieu relatif à une sécheresse en Israël, le Seigneur l’a envoyé dans un lieu désert traversé par le torrent de Kerith, où il s’est servi de corbeaux pour apporter à Élie de quoi manger et de l’eau pour se rafraîchir (1R 17.1-4).

La sécheresse a alors sévi, réduisant ce torrent en ruisselet, puis en simple filet d’eau. Ce n’est qu’une fois que le torrent s’est complètement asséché que Dieu a dit à Élie : « Lève-toi, va à Sarepta [...] j’y ai ordonné à une femme veuve de te nourrir » (v. 9). Sarepta était située en Phénicie, dont les habitants étaient les ennemis des Israélites. Quelqu’un allait-il donc y offrir le gîte à Élie ? Et une pauvre veuve aurait-elle de quoi le nourrir ?

Pour la plupart, nous préférerions que Dieu nous procure en abondance ce dont nous avons besoin bien avant que nos ressources se résument au strict nécessaire à notre subsistance quotidienne. Notre Père bienveillant nous murmure toutefois : Fais-moi confiance. Comme le prouve l’histoire d’Élie, rien ne lui est impossible. — Poh Fang Chia

Dieu pourvoit à tous nos besoins, un jour à la fois.

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13 février • Lisez > Romains 1.1-10

Un bol à bénédictions

Je rends grâces à mon Dieu de tout le souvenir que je garde de vous.
Philippiens 1.3

Le bip bien connu signalant l’arrivée d’un courriel a capté mon attention tandis que j’écrivais à l’ordinateur. Normalement, j’essaie de résister à la tentation de vérifier chaque courriel, mais l’objet de celui-ci était trop séduisant : «Tu es une bénédiction.»

Me hâtant de l’ouvrir, j’y ai découvert le message d’une amie vivant très loin de chez moi qui me disait qu’elle priait pour ma famille. Chaque semaine, elle plaçait la photo d’une carte de Noël dans le «bol à bénédictions» sur sa table de cuisine et priait pour cette famille. Elle m’écrivait ceci : «Je rends grâces à mon Dieu de tout le souvenir que je garde de vous»
(Ph 1.3), puis elle soulignait nos efforts pour communiquer l’amour de Dieu aux autres - notre «partenariat» dans l’Évangile.

Or, je présume que ce mot de remerciement de Paul m’a procuré autant de joie qu’aux croyants de Philippes au Ier siècle, ses premiers destinataires. Il semblerait que Paul ait pris l’habitude d’exprimer sa gratitude à ses compagnons d’œuvre, par la même salutation dans plusieurs de ses lettres : «Je rends d’abord grâces à mon Dieu par Jésus-Christ, au sujet de vous tous, de ce que votre foi est renommée dans le monde entier» (Ro 1.8).

Au Ier siècle, Paul a béni ses compagnons d’œuvre en leur envoyant un mot de remerciement empreint de prières. Au XXIe siècle, mon amie s’est servie d’un bol à bénédictions pour égayer ma journée. Remercions-nous souvent les gens qui servent Dieu en mission avec nous ? — Elisa Morgan

Qui pourriez-vous remercier aujourd’hui ?

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14 février • Lisez > Jean 14.1-14

L’équipe préparatoire

Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. [...] Je vais vous préparer une place.
Jean 14.2

Une amie s’apprêtait dernièrement à déménager dans une ville située à plus de 1600 km de chez elle. Elle et son mari se sont réparti tout le travail afin de respecter leur court délai. Il a trouvé une nouvelle demeure, pendant qu’elle mettait tous leurs biens dans des boîtes. Je me suis étonnée de voir qu’elle était prête à aller vivre dans une région sans même l’avoir visitée ni même avoir participé au choix de leur nouvelle maison, si bien que je lui ai demandé comment elle y parvenait. Tout en reconnaissant le défi que cela lui posait, elle m’a répondu qu’elle savait pouvoir compter sur son mari pour s’en occuper en raison de l’attention qu’il avait prêtée à ses préférences et à ses besoins pendant tout leur mariage.

Dans la chambre haute, Jésus a parlé à ses disciples de la trahison et de la mort qui le guettaient. Les heures les plus sombres de sa vie ici-bas, ainsi que celles que les disciples vivraient. Il les a consolés en leur promettant de leur préparer une demeure dans les cieux exactement comme le mari de mon amie a préparé une nouvelle demeure terrestre pour leur famille. Interrogé par ses disciples à ce sujet, Jésus leur a rappelé leur histoire commune et ses miracles. Même si la mort et l’absence de Jésus allaient les attrister, il leur a rappelé aussi qu’ils pouvaient compter sur lui pour tenir parole.

Au cœur même de nos heures sombres, nous pouvons donc compter sur lui pour nous amener à bon port. En marchant avec lui, nous apprendrons également à toujours plus compter sur lui. — Kirsten Holmberg

Comptons sur Dieu pour nous faire surmonter nos épreuves.

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15 février • Lisez > 1 Rois 19.19-21

Suivre Dieu partout

Puis il [Élisée] se leva, suivit Élie, et fut à son service.
1 Rois 19.21

Enfant, il me tardait d’assister aux cultes du dimanche soir de notre Église. Ils étaient enthousiasmants. Il arrivait souvent que des missionnaires et d’autres invités nous adressent alors la parole. Leurs messages m’inspiraient parce que ces gens étaient disposés à laisser derrière eux famille et amis - et parfois même leur maison, leurs biens et leur carrière - pour aller servir Dieu dans des endroits étranges et inconnus, voire dangereux.

À l’instar de ces missionnaires, Elisée a renoncé à beaucoup de choses pour suivre Dieu
(1 R 19.19-21). Avant que Dieu l’appelle à le servir par l’intermédiaire d’Elie, nous ne savons pas grand-chose au sujet d’Élisée, sinon qu’il était agriculteur. Quand le prophète Élie l’a rencontré dans le champ qu’il labourait, il a jeté son manteau sur les épaules d’Élisée (symbole de son rôle de prophète) et l’a appelé à le suivre. Avec pour seule requête d’embrasser sa mère et son père avant de les quitter pour suivre Élie, Élisée a immédiatement sacrifié une paire de bœufs, avec leur attelage, et fait ses adieux à ses parents.

Bien que peu d’entre nous aient été appelés à quitter proches et amis pour servir Dieu en tant que missionnaires à temps plein, il tient à ce que nous le suivions tous et à ce que «chacun marche selon la part que le Seigneur lui a faite, selon l’appel qu’il a reçu de Dieu»
(1 Co 7.17). Comme je l’ai souvent vécu, servir Dieu peut être exaltant et difficile, peu importe où l’on se trouve, et cela, sans même ne jamais avoir à quitter son chez soi. —
Alyson Kieda

Dieu nous montrera à le suivre partout où il va.

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16 février • Lisez > Lévitique 19.33,34

Les aimer tous

Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l’aimerez comme vous-mêmes.
Lévitique 19.34

Je fréquente activement une église située dans un grand champ désert, une denrée rare sur l’île de Singapour (qui ne fait que 40 km de long et 25 km de large). Il y a un certain temps, des gens venus d’outre-mer qui travaillaient dans mon pays se sont mis à se réunir sur le terrain de l’église pour y pique-niquer tous les dimanches.

Or, cela a suscité toutes sortes de réactions de la part de nos membres.
Certains craignaient que ces visiteurs laissent des ordures derrière eux, alors que d’autres y voyaient une occasion divine d’offrir l’hospitalité à un groupe formidable d’inconnus, sans même avoir à quitter la propriété de l’église.

Les Israélites ont dû affronter des situations similaires à leur époque.
Après s’être établis dans leur nouveau pays, il leur a fallu trouver comment interagir avec d’autres peuples. Dieu leur a toutefois expressément ordonné de traiter les étrangers comme ils traitaient les leurs et de les aimer comme eux-mêmes (Lé 19.34). Nombre de ses lois font tout particulièrement mention des étrangers, stipulant notamment qu’il ne fallait ni les maltraiter ni les opprimer, mais plutôt les aimer et les aider (Ex 23.9 ; De 10.19). Des siècles plus tard, Jésus allait nous donner pour commandement d’en faire autant, à savoir aimer notre prochain comme nous-mêmes (Mc 12.31).

D’un même cœur avec Dieu aimons donc autrui comme nous-mêmes, nous rappelant que nous sommes nous aussi de passage sur la terre, et que Dieu nous a adoptés comme son peuple et aimés en conséquence. — Leslie Koh

Accepter l’amour que Dieu nous porte est la clé pour aimer les autres.

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17 février • Lisez > 1 Corinthiens 6.12-20

Nous réfugier dans sa force

Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps.
1 Corinthiens 6. 20

Lorsque je me suis mis à l’escrime, au lycée, mon entraîneur me criait la bonne posture défensive à adopter («parry», qui signifie « parade ») contre le mouvement qu’il faisait. Lorsqu’il tendait son arme et se fendait afin de repousser l’attaque, je devais écouter et réagir illico presto.

Cette écoute active rappelle la prompte obéissance que la Bible impose en matière de tentation sexuelle. Dans 1 Corinthiens 6.18, Paul exhorte les croyants qui sont tentés de solliciter les prostituées du temple à «[fuir] la débauche». Parfois, nous devons «[demeurer] fermes» en situation de défi (Ga 5.1; Ép 6.11), mais ici la Bible nous crie presque la meilleure posture défensive à adopter : «Prenez la fuite !»

L’action immédiate protège contre les compromis. De petits passe-droits risquent d’aboutir à des échecs dévastateurs. Une pensée non retenue, un regard déplacé sur Internet, une amitié se prêtant au flirt hors des liens du mariage - voilà autant de pas conduisant là où l’on ne devrait pas aller et créant une distance entre soi et Dieu.

Si nous fuyons la tentation, Dieu nous procurera un refuge. En mourant sur la croix pour expier nos péchés, Jésus nous a offert l’espoir, le pardon et un nouveau commencement - peu importe par où nous sommes passés et ce que nous avons fait. Si dans notre faiblesse nous courons à Jésus, il nous libérera afin que nous vivions par sa force. — James Banks

Dieu seul peut répondre à nos plus grands besoins de tout ordre.

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18 février • Lisez > 1 Pierre 3.13-18

Le courage de rester fidèle

N’ayez d’eux aucune crainte.
1 Pierre 3.14

La peur est la compagne de tous les instants de Hadassah. Cette jeune Juive du Ier siècle est un personnage fictif du livre de Francine Rivers intitulé A Voice in the Wind (Une voix dans le vent). Après être devenue esclave dans une maison romaine, Hadassah redoute de se faire persécuter en raison de sa foi en Christ. Elle sait que l’on méprise les chrétiens et que beaucoup d’entre eux se font exécuter ou jeter aux lions dans l’arène. Aura-t-elle le courage de rester fidèle à la vérité lorsqu’elle sera éprouvée ?

Lorsque ses pires craintes se réalisent, sa maîtresse et d’autres autorités romaines détestant le christianisme l’affrontent. Deux choix s’offrent alors à elle : renier sa foi en Christ ou se faire jeter dans l’arène. Or, tandis qu’elle proclame que Jésus est le Christ, sa peur se dissipe et elle gagne en audace même devant la mort.

La Bible nous rappelle qu’il nous arrivera parfois de souffrir pour faire le bien - qu’il s’agisse d’annoncer l’Évangile ou de mener une vie de piété contraire aux valeurs du monde d’aujourd’hui. L’Écriture nous dit de ne rien craindre (1 Pi 3.14), mais plutôt de sanctifier dans notre cœur Christ le Seigneur (v. 15). Son plus grand combat, Hadassah l’a mené dans son cœur. Lorsqu’elle a fini par décider de choisir le camp de Jésus, elle a trouvé le courage de se montrer fidèle à lui.

Si nous choisissons d’honorer Christ, il nous aidera à agir avec courage et à surmonter nos craintes face à l’opposition. — Keila Ochoa

Montrons-nous audacieux dans notre témoignage envers Dieu.

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19 février • Lisez > 2 Corinthiens 9.10-15

Pas assez ?

Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir.
Hébreux 13.16

En rentrant de l’église, ma fille a dégusté des craquelins Goldfish assise sur la banquette arrière tandis que mes autres enfants la suppliaient de les partager avec eux. Alors j’ai demandé à ma fille : «Qu’as-tu fait en classe aujourd’hui ?» Elle m’a répondu avoir fait une corbeille de pains et de poissons parce qu’un enfant avait donné cinq pains et deux poissons dont Jésus s’était servi pour nourrir plus de 5000 personnes U( Jn 6.1-13).

«C’était vraiment gentil de la part de ce garçon de les avoir partagés. Penses-tu qu’il se pourrait que Dieu te demande de partager tes poissons ?» lui ai-je demandé. «Non, maman», m’a-t-elle indiqué.
J’ai voulu l’encourager à ne pas garder tous les craquelins pour elle seule, mais elle est restée sur ses positions : «Il n’y en a pas pour tout le monde !»

Il n’est pas facile de partager. Il est moins difficile de garder ce que nous avons sous les yeux. Peut-être qu’après en avoir fait le calcul, nous jugeons ne pas en avoir assez pour tout le monde, présumant que, si nous en donnons une partie, nous allons en manquer.

Paul nous rappelle que tout ce que nous possédons nous vient de Dieu, qui désire nous enrichir «à tous égards pour toute espèce de libéralités» (2 Co 9.10,11). Le calcul céleste n’en est pas un de rareté, mais d’abondance. Nous pouvons partager avec joie, car Dieu nous promet de prendre soin de nous tandis que nous faisons preuve nous-mêmes de générosité. — Lisa Samra

Sachant que Dieu est bon, nous pouvons ouvrir notre cœur aux autres.

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20 février • Lisez > Matthieu 4.23 - 5.12

Le grand Médecin

Demeurez en moi, et je demeurerai en vous.
Jean 15.4

Lorsque le docteur Rishi Manchanda demande à ses patients : «Où vivez-vous ?» il s’attend à recevoir en réponse plus qu’une simple adresse. Il a pu observer un schéma. Ceux qui viennent solliciter son aide habitent souvent un milieu stressant. La moisissure, les parasites et les toxines les rendent souvent malades. Le docteur Manchanda s’est donc fait le défenseur de ce qu’il appelle les Médecins en amont. Il s’agit de professionnels de la santé qui, tout en prodiguant des soins médicaux, travaillent auprès des collectivités et des patients atteints, de manière à remonter jusqu’à la source d’une meilleure santé.

Tout en guérissant ceux qui venaient à lui (Mt 4.23,24), Jésus leur faisait voir au-delà de leurs besoins physiques et matériels urgents. Par son sermon sur la montagne, il a offert plus qu’un miracle médical (5.1-12). Sept fois, Jésus a décrit les attitudes d’esprit et de coeur reflétant un bien-être qui commence par une nouvelle vision et une nouvelle promesse de bien-être spirituel (v. 3-9). Deux fois de plus, il a dit que ceux qui vivent d’incessantes persécutions et qui trouvent espoir et refuge en lui sont bénis (v. 10-12).

Or, ces paroles de Jésus me laissent perplexe. Où est-ce que je vis ? Dans quelle mesure suis-je conscient de mon besoin d’un bien-être transcendant la réponse à mes besoins physiques et matériels urgents ? En aspirant à un miracle avec ardeur, est-ce que j’adopte le cœur démuni, brisé, affamé, miséricordieux et pacifique que Jésus dit être béni ? — Mart Dehaan

Si Dieu est notre demeure, notre espoir réside en lui.

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21 février • Lisez > Éphésiens 3.14-19

Araignées et présence de Dieu

[Afin] qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur.
Éphésiens 4.16

Les araignées. Je ne connais aucun enfant qui les aime. Du moins pas dans leur chambre... à l’heure du coucher. Or, en s’apprêtant à se glisser entre les draps, ma fille en a vu une dangereusement près du lit. « Papaaa ! Araignéeee ! » a-t-elle hurlé. Malgré ma détermination, je ne suis pas parvenu à trouver l’intruse à huit pattes.

«Elle ne te fera aucun mal», ai-je rassuré ma fille. Elle n’en était toutefois pas convaincue. Ce n’est que lorsque je lui ai dit que je resterais à côté de son lit superposé, à y monter la garde, qu’elle a accepté de se glisser entre les draps.

Tandis que ma fille s’y installait pour dormir, je lui ai tenu la main en lui précisant : «Je t’aime tant. Je suis là. Mais tu sais quoi ? Dieu t’aime encore plus que papa et maman ne t’aiment. Et il est très proche. Tu peux toujours le prier quand tu as peur.» Cela a semblé la réconforter, si bien qu’elle s’est endormie rapidement.

La Bible nous rassure souvent quant au fait que Dieu est toujours près de nous (Ps 145.18;
Ro 8.38,39; Ja 4.7,8), mais il nous arrive parfois d’avoir du mal à y croire. Cela explique d’ailleurs peut-être que Paul ait prié que les croyants d’Éphèse aient la force et la puissance nécessaires pour saisir cette vérité (Ép 3.16). Il savait que, dans la crainte, nous risquons d’oublier que Dieu est là, tout près. Par contre, comme j’ai tenu avec amour la main de ma fille sur le point de s’endormir, de même notre Père céleste et bienveillant ne reste jamais plus loin de nous que d’une prière. — Adam Holz

Dieu est toujours près de nous, en dépit de nos craintes.

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22 février • Lisez > Hébreux 4.11-16

Bouclez votre ceinture !

Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.
Hébreux 4.16

Après avoir allumé le voyant indiquant qu’il fallait boucler notre ceinture, le commandant de bord a annoncé : «Veuillez retourner à votre siège immédiatement et bien boucler votre ceinture.» Les agents de bord donnent cette consigne parce qu’en zone de turbulence, les passagers ayant négligé de s’attacher risquent de se faire blesser. Bien en sécurité dans leur siège, ils peuvent traverser en sûreté cette zone.

La vie nous prévient rarement des expériences troublantes qui nous attendent. Par contre, notre Père céleste connaît nos combats, s’en soucie et nous invite à lui soumettre nos inquiétudes, nos souffrances et nos craintes. La Bible nous dit : «Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hé 4.15,16.)

En période de turbulence, nous présenter à notre Père en prière est le mieux que nous puissions faire. L’expression «trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins» signifie qu’en sa présence, nous pouvons rester bien «attachés» en périodes de danger, car nous offrons nos préoccupations à celui qui transcende tout ! Si nous nous sentons dépassés, nous pouvons prier. Dieu nous aidera à traverser la tempête.
— Bill Crowder

Prions toujours notre Père, qui connaît déjà nos futures épreuves.

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23 février • Lisez > Jacques 2.1-13

La miséricorde avant tout

Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté.
Jacques 2.12

Lorsque mes enfants se chamaillaient et venaient me rapporter les méfaits l’un de l’autre, je prenais chacun à part pour entendre sa version du problème. Comme les deux s’étaient rendus coupables, au terme de notre entretien, je demandais à chacun quelle serait, à son avis, la conséquence qui conviendrait le mieux aux actions de l’autre. Les deux me suggéraient une punition rapide. Or, à leur grand étonnement, j’imposais plutôt à chacun la conséquence que celui-ci destinait à l’autre. Soudain, chacun se mettait à se plaindre de «l’injustice» de cette punition maintenant qu’elle lui était infligée - même si chacun avait jugé la sienne appropriée lorsqu’elle était destinée à l’autre.

Mes enfants avaient prononcé le genre de «jugement [...] sans miséricorde» duquel Dieu avait voulu dissuader ses enfants (Ja 2.13). Jacques nous rappelle qu’au lieu d’user de favoritisme envers les plus nantis, ou encore envers nous-mêmes, Dieu désire que nous aimions les autres comme nous-mêmes (v.8). Selon Jacques, plutôt que d’utiliser autrui dans notre propre intérêt ou de ne faire aucun cas de quiconque n’occupe pas de poste nous avantageant, nous devrions nous comporter comme des gens qui savent combien ils ont reçu et été pardonnés - ainsi que d’étendre cette miséricorde aux autres.

Dieu nous a généreusement fait don de sa miséricorde. Dans toutes nos interactions avec autrui, n’oublions jamais la miséricorde dont il a fait preuve envers nous et transmettons-la à notre prochain. — Kristen Holmberg

La miséricorde de Dieu nous pousse à nous montrer miséricordieux.

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24 février • Lisez > 1 Samuel 20.30-34

S’épanouir au bon endroit

Car Jonathan a fait alliance avec la maison de David.
1 Samuel 20.16

«Toute mauvaise herbe est une plante qui pousse là où l’on ne veut pas», m’a dit mon père. Quant à moi, je souhaitais laisser là le plant de maïs qui s’était «invité» parmi les pois, mais mon père, m’a cependant demandé de l’arracher car il ne ferait qu’étouffer les pois et leur voler leurs nutriments.

Les êtres humains ne sont pas des plantes - nous avons un esprit et Dieu nous a donné le libre arbitre. Il nous arrive néanmoins parfois d’essayer de pousser là où Dieu ne voulait pas nous voir nous enraciner.

Or, cela aurait pu être le cas de Jonathan, le fils guerrier du roi Salomon, car il avait toutes les raisons de s’attendre à lui succéder. Il a cependant vu la bénédiction de Dieu reposer sur David, de même qu’il a reconnu l’envie et l’orgueil qu’elle suscitait chez son père
(1 S 18.12-15). Ainsi, au lieu de se saisir d’un trône qui ne serait jamais le sien, Jonathan est devenu le meilleur ami de David, allant jusqu’à lui sauver la vie (19.1-6; 20.1-4).

Certains diraient que Jonathan a trop sacrifié, mais quel meilleur souvenir préférerait-on laisser de soi-même ? Celui de l’ambitieux Saül, qui s’est cramponné à son royaume pour finir par le perdre, ou celui de Jonathan, qui a protégé la vie d’un homme qui allait devenir l’honorable ancêtre de Jésus ?

Le plan divin surpasse le nôtre. Nous pouvons le combattre et ressembler à une mauvaise herbe indésirable ou le suivre et devenir des plantes florissantes qui donnent du bon fruit. À nous de choisir ! — Timothy Gustafson

Dieu nous invite à apporter son Évangile avec lui à notre monde.

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25 février • Lisez > Ésaïe 33.2-6

En sécurité dans Le Seigneur

Tes jours seront en sûreté ; ta sagesse et l’intelligence sont une source de salut ; la crainte de l’Éternel, c’est là le trésor de Sion.
Ésaïe 33.6

Pendant des années, des gens de notre ville ont bâti et acheté des maisons situées dans des zones sujettes aux glissements de terrain. Certains en connaissaient les risques, alors que d’autres n’en avaient pas été avisés. On a négligé d’expliquer ou de faire respecter «les mises en garde que des géologues et la municipalité avaient mises en œuvre afin de veiller à ce que l’on bâtisse des résidences sécuritaires» (The Gazette,Colorado Springs, 27 avril 2016).

Dans l’Antiquité, de nombreux Israélites ont fait fi des mises en garde du Seigneur en se tournant vers des idoles plutôt que vers lui, le seul vrai Dieu. L’Ancien Testament nous rapporte les conséquences désastreuses de leur désobéissance. Pourtant, avec le monde qui s’effondrait autour d’eux, le Seigneur a continué de tendre la main à ses enfants en leur offrant un message de pardon et d’espoir à la seule condition qu’ils reviennent à lui et le suivent.

«Tes jours seront en sûreté ; la sagesse et l’intelligence sont une source de salut ; la crainte de l’Éternel, c’est là le trésor de Sion» (És 33.6).

Comme à l’époque vétérotestamentaire, Dieu nous donne de choisir la fondation sur laquelle bâtir notre vie. Nous pouvons suivre nos désirs ou adhérer à ses principes éternels révélés dans la Bible et en la personne de Jésus-Christ. «Sur Christ, le rocher inébranlable, je me tiens - toute autre fondation n’est que sables mouvants» (Edward Mote). — David Mccasland

Le Seigneur même est notre sécurité parfaite dans la vie.

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26 février • Lisez > Malachie 3.8-12

Donner sans crainte

Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison.
Malachie 3.10

Lorsque mon fils Xavier avait six ans, une amie a amené son tout-petit nous rendre visite et Xavier a voulu lui donner quelques jouets. Je me suis réjouie de voir sa si grande générosité, jusqu’à ce qu’il lui offre une peluche que mon mari avait cherché dans plusieurs boutiques de différentes villes. Xavier a malgré tout mis ce cadeau dans les mains de son fils en lui disant : «Mon papa me donne beaucoup de jouets à partager.»
Or, autant j’aimerais pouvoir dire que Xavier tient de moi sa générosité empreinte d’assurance, j’avoue avoir souvent privé Dieu et d’autres de mes ressources. Par contre, si je me rappelle que tout ce que je possède et ce dont j’ai besoin me viennent de mon Père céleste, il m’est plus facile de partager.

Dans l’Ancien Testament, Dieu a commandé aux Israélites de lui remettre avec foi en lui une partie de tout ce qu’il avait procuré aux sacrificateurs, qui en retour secourraient des démunis. Quand ils s’y sont refusés, le prophète Malachie leur a dit qu’ils volaient ainsi le Seigneur (Ma 3.8,9). Si toutefois ils donnaient volontiers, en démontrant qu’ils comptaient sur Dieu pour tenir parole en subvenant à leurs besoins et en les protégeant (v. 10,11), d’autres les reconnaîtraient comme étant le peuple béni de Dieu (v. 12).

Que nous gérions nos finances, notre horaire ou ce que Dieu nous a confié, donner peut constituer un geste d’adoration. Donner librement et sans crainte peut démontrer notre confiance en Dieu, la générosité même. — Xochitl Dixon

Notre générosité révèle notre confiance en ses promesses et sa bonté.

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27 février • Lisez > Marc 6.45-53

Libéré de La peur

Rassurez-vous, c’est moi, n’ayez pas peur !
Marc 6.50

Notre corps réagit à nos sentiments de peur et d’effroi. L’estomac noué, le cœur qui bat la chamade et le souffle court trahissent notre anxiété. Or, notre nature physique nous empêche de faire taire ces sentiments de malaise.

Un soir, les disciples ont subi un choc après avoir vu Jésus accomplir un miracle en nourrissant plus de cinq mille personnes. Le Seigneur les avait envoyés à Bethsaïda afin de se retrouver seul pour prier. Au cours de la nuit, ils ramaient contre le vent lorsqu’ils ont soudain vu Jésus marcher sur l’eau. Le prenant alors pour un fantôme, ils en ont éprouvé de la terreur (Mc 6.49,50).

Jésus les a toutefois rassurés en leur disant de ne pas craindre et de reprendre courage. Quand il est monté dans leur barque, le vent est tombé et ils ont atteint les berges sains et saufs. J’imagine que leur effroi s’est apaisé tandis qu’ils accueillaient la paix qu’il leur accordait.

Lorsque l’anxiété nous rend le souffle court, nous pouvons nous réfugier dans la puissance de Jésus. Qu’il calme nos vagues ou qu’il nous affermisse afin que nous les surmontions, il nous accordera sa paix, qui « surpasse toute intelligence » (Ph 4.7). Et à mesure que Christ nous délivre de nos craintes, notre esprit et notre corps peuvent retourner à un état de repos. — Amy Boucher Pye

Le Seigneur nous délivre de la peur.

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28 février • Lisez > Luc 15. 1-9

Perdu, mais retrouvé

Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue.
Luc 15. 6

Lorsque nous avons découvert que ma belle-mère avait disparu en faisant des courses avec un proche, ma femme et moi nous sommes affolés. Maman souffrait de pertes de mémoire et de confusion, et nul n’aurait su dire ce qu’elle allait bien pouvoir faire. Allait-elle errer dans le quartier ou monter à bord d’un autobus en pensant qu’il la ramènerait à la maison ? Les pires possibilités nous trottaient dans la tête tandis que nous nous sommes lancés à sa recherche, en criant à Dieu : «Je t’en prie, trouve-la !»

Des heures plus tard, on a repéré ma belle-mère en train de marcher en trébuchant le long d’une route, à des kilomètres de là. Dieu nous a tellement bénis en nous permettant de la retrouver ! Plusieurs mois après, il l’a bénie à son tour : À l’âge de 80 ans, ma belle-mère a donné sa vie à Jésus-Christ.

Jésus compare les êtres humains à des brebis perdues : «Quel homme d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Lorsqu’il l’a retrouvée [...] il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue» (Lu 15.4-6).

Le berger compte ses brebis pour veiller à ce qu’il ne lui en manque pas. Jésus, qu’illustre ce berger, accorde du prix à chacun de nous, jeune ou vieux. Si nous nous égarons dans la vie, en quête du sens à y donner, il n’est jamais trop tard pour nous tourner vers Christ, comme il le désire. — Leslie Koh

Grâce infinie ! [...] J’étais perdu, mais il m’a retrouvé. John Newton

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29 février • Lisez > Ésaïe 40.27-31

Sur les ailes d'un aigle

Mais ceux qui se confient en l'Éternel renouvellent leur force. Ils prennent leur vol comme les aigles.
Ésaïe. 40.31

Les paroles d'Ésaïe sur la confiance en l'Éternel nous incitent à envisager l'avenir avec une ferme assurance. Tant et si bien que, du sein de notre épreuve, nous attendons un salut qui est certain, selon ce que Jésus a promis à ses disciples : «Heureux les affligés, car ils seront consolés !» (Mt 5.4.)

Sachant que notre destinée est glorieuse, c'est-à-dire la ferme espérance du ciel, nous sommes en mesure de poursuivre notre route ici-bas. Malgré notre fatigue, nous pouvons étendre les ailes de notre foi et voler ! Nous pouvons marcher sur le sentier de l'obéissance sans nous fatiguer. Nous pouvons sup porter la routine de tous les jours sans nous lasser. Un monde meilleur s'en vient, où notre esprit nous poussera à l'action et notre corps courra, bondira et volera ! C'est là notre espérance.

Entre-temps, ce qui sera vrai un jour peut commencer à l'être dès aujourd'hui. Nous pouvons être fermes, patients et joyeux malgré une grande fatigue ; bons et calmes, moins concentrés sur notre fragilité et notre lassitude ; plus soucieux des autres que de nous-mêmes ; prêts à dire une parole aimable à ceux qui souffrent. Nous pouvons nous préparer dès maintenant pour le jour où notre âme s'envolera. — David H. Roper

Lorsque les difficultés de la vie vous fatiguent, trouvez votre repos dans le Seigneur.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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