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Notre Pain Quotidien - Mai 2018 


 Notre Pain Quotidien - Mai 2018 - Arbre verdoyant

1er Mai • Lisez > Philippiens 3.1-8

L'œuvre de la restauration

Et même je regarde toutes choses comme une perte [...] je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ.
Philippiens 3.8

Adam Minter travaille dans le domaine des ordures. Fils d’un chiffonnier-ferrailleur, il fait le tour de la terre à la recherche de ferraille. Dans son livre Junkyard Planet (Planète dépotoir), il parle de l’industrie multimilliardaire du recyclage des déchets. Il fait remarquer que des entrepreneurs du monde entier s’emploient à trouver des matériaux jetés aux ordures comme du fil de cuivre, des chiffons sales et du plastique, qu’ils transforment par la suite en des choses nouvelles et utiles.
Après avoir donné sa vie au Sauveur, Paul a compris que ses propres réalisations et aptitudes ne valaient guère plus que de la boue. Jésus les a toutefois transformées en quelque chose de nouveau et d’utile. À ce sujet, l’apôtre dit: «Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout; je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ» (Ph 3.7-8). Ayant étudié les lois religieuses juives, Paul s’était acharné contre ceux qui suivaient Christ (Ac 9.1-2). Après que Christ l’ait transformé lui, il a transformé tout son bagage marqué par la colère en amour divin pour autrui. (2 Co 5.14-17).

Si votre vie ne vous semble être qu’un tas d’ordures, rappelez-vous que Dieu travaille encore en restauration. Donnez-lui votre vie, et il en fera une chose nouvelle et utile pour lui-même et les autres. — Denis Fischer

Christ fait toutes choses nouvelles.

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2 Mai • Lisez > Matthieu 5.13-16

Brillez

Que votre lumière luise ainsi devant les hommes.
Matthieu 5.16

Une fillette se demandait ce qu’un saint pouvait bien être. Un jour, sa mère l’a donc conduite dans une grande cathédrale pour lui montrer les superbes vitraux aux scènes bibliques. Devant tant de beauté, elle s’est écriée: «Maintenant, je sais. Les saints, c’est des gens qui laissent passer la lumière à travers eux !»

Certains d’entre nous croient peut-être que les saints sont des gens du passé qui ont mené une vie parfaite et qui ont accompli des miracles semblables à ceux de Jésus. Reste que, si une traduction biblique utilise le mot saint, ce mot désigne en fait quiconque appartient à Dieu au moyen de la foi en Christ. Autrement dit, les saints sont des gens comme nous qui ont reçu le noble appel à servir Dieu en reflétant leur relation avec lui partout où ils vont et dans tout ce qu’ils font. Voilà pourquoi Paul a prié que Dieu illumine les yeux du cœur de ses lecteurs, afin donc qu’ils sachent quelle est l’espérance qui s’attache à l’appel divin et quelle est la richesse de la gloire de l’héritage que Dieu réserve aux saints (Ép 1.18).

Que voyons-nous donc dans le miroir ? Ni halo ni vitrail. Par contre, si nous accomplissons notre appel, nous aurons l’air de gens qui, peut-être même à leur insu, irradient les couleurs riches de l’amour, de la joie, de la paix, de la patience, de la douceur, de la bonté, de la fidélité et de la maîtrise de soi qui proviennent de Dieu. — Keila Ochoa

Les saints sont des gens par qui brille la lumière divine.

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3 Mai • Lisez > 2 Corinthiens 1.3-7

Justement ce qu’il me faut !

[Afin] que par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction !
2 Corinthiens 1.4

Assis au fond de la salle d’une maison de retraite de Palmer, en Alaska, à écouter la chorale du lycée de ma fille chanter «Quel repos céleste», je me demandais pourquoi elle, la directrice de la chorale, avait choisi ce chant. Il avait été interprété lors des funérailles de sa sœur Melissa, et Usa savait que j’avais encore du mal à l’entendre sans grande émotion.

C’est alors qu’un homme a interrompu mes réflexions en s’assoyant à mes côtés et en me disant: «Justement ce qu’il me faut !» M’étant présenté à lui, je lui ai demandé pourquoi. Il m’a répondu: «J’ai perdu mon fils Cameron la semaine dernière dans un accident de moto.»

Ça alors ! J’étais trop centré sur moi-même pour envisager les besoins des autres, mais Dieu utilisait ce chant exactement là où il le voulait. J’ai ensuite pris à part Mac, mon nouvel ami qui travaillait dans cette maison de retraite, et nous avons discuté ensemble des soins que Dieu nous prodigue durant ces périodes particulièrement pénibles de la vie.

Comme il y a des gens démunis partout, il faut parfois mettre de côté nos sentiments et nos agendas pour leur venir en aide. Par exemple, nous pouvons nous remémorer comment Dieu nous a consolés dans nos épreuves «afin que [...] nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction» (2 Co 1.4). Notre égocentrisme nous porte à oublier que la personne juste à côté de nous a peut-être besoin d’une prière, d’une parole de réconfort, d’une accolade ou d’un don de miséricorde au nom de Jésus. — David Branon

Toute consolation reçue devrait être partagée.

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4 Mai • Lisez > Lamentation 5.8-22

Se relever de ses ruines

[Pour] nous conserver la vie afin que nous puissions bâtir la maison de notre Dieu et en relever les ruines.
Esdras 9.9

Dans le quartier juif de Jérusalem se trouve la synagogue Tiferet Yisraël. Bâtie au XIXe siècle, cette synagogue a été dynamitée par des commandos durant la guerre israélo-arabe de 1948.
Après tout ce temps, on a commencé à la relever de ses ruines en 2014.
Tandis que des autorités municipales donnaient au bâtiment comme pierre angulaire un morceau des décombres, l’une d’elles a cité le livre des Lamentations: «Fais-nous revenir vers toi, ô Éternel, et nous reviendrons !Donne-nous encore des jours comme ceux d’autrefois !» (5.21)
Ce livre constitue le chant du cygne de Jérémie pour Jérusalem. Par une illustration frappante, le prophète décrit l’incidence que la guerre a eue sur sa ville. Le verset 21 est sa prière ardente pour que Dieu intervienne. Le prophète se demande néanmoins si la. chose est même possible. Il conclut son chant trahissant l’angoisse par cette mise en garde qui inspire la crainte: «Nous aurais-tu entièrement rejetés, et t’irriterais-tu contre nous jusqu’à l’excès ?» (v. 22.) Des décennies plus tard, Dieu a répondu à cette prière en faisant revenir d’exil les Israélites à Jérusalem.

Notre vie aussi peut nous sembler être en ruines. Des fautes de notre part et des conflits inévitables risquent de nous dévaster. Nous avons toutefois un Père compréhensif. Avec douceur et patience, il déblaie notre vie, lui redonne un sens et la rebâtit en version améliorée. Il lui faut du temps, mais il est fiable, car c’est un spécialiste de la reconstruction. —
Tim Gustafson

Dieu restaurera un jour toute la beauté perdue.

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5 Mai • Lisez > 1 Thessaloniciens 5.16-28

Marathon de prière

Priez sans cesse
1 Thessaloniciens 5.17

Nous est-il difficile d’entretenir une vie de prière constante ? C’est le cas de beaucoup d’entre nous. Même si nous en connaissons l’importance, la prière peut s’avérer difficile malgré tout. Parfois, nous communions intimement avec Dieu, mais d’autres fois, nous avons l’impression de ne faire que semblant. Pourquoi avons-nous tant de mal à prier ?

La vie de foi est un marathon. Les hauts, les bas et les plateaux de notre vie de prière reflètent cette course. Ainsi, nous devons continuer de prier comme si nous devions continuer de courir un marathon. Il ne faut surtout pas abandonner !

Dieu nous y encourage également par l’apôtre Paul « Priez sans cesse » (1 Th 5.17) et: «Persévérez dans la prière» (Ro 12.12; Col 4.2). Ces exhortations nous incitent à tenir le coup en poursuivant l’oeuvre de la prière.

Par ailleurs, comme Dieu notre Père céleste est une personne, il nous est possible de communier étroitement avec lui, comme nous le faisons avec les membres de notre cercle intime. A. W. Tozer écrit qu’en apprenant à prier, nous permettons à notre vie de prière de croître «en passant du contact le plus élémentaire à la communion la plus intime dont l’âme humaine soit capable». Or, ce que nous désirons réellement, c’est justement une communication profonde avec Dieu, qui se produit lorsque nous persévérons dans la prière. — Poh Fang Chia

La nécessité de prier s’impose tous les jours, sans exception.

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6 Mai • Lisez > 3 Jean 1.1-8

Pas de plus grande joie

Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants marchent dans la vérité.
3 Jean 1.4

Bob et Evon Potter étaient un couple aimant s’amuser et ayant trois jeunes fils lorsque leur vie a pris une tournure merveilleuse. En 1956, ils ont assisté à une croisade de Billy Graham, à Oklahoma City, où ils ont donné leur vie à Christ. Voulant partager leur foi et la vérité au sujet de Christ, ils n’ont pas tardé à ouvrir leur foyer tous les samedis soir à des étudiants du lycée et de l’université qui désiraient étudier la Bible. Un ami m’y a invité, puis je suis devenu un habitué de la maison des Potter.

C’était une étude biblique sérieuse exigeant une préparation aux leçons et la mémorisation de versets bibliques. Au sein d’une atmosphère d’amitié, de joie et de rires, nous nous lancions des défis les uns aux autres, et le Seigneur a transformé nos vies chemin faisant.

Je suis resté en communication avec les Potter au fil des ans, et j’ai reçu nombre de cartes et de lettres que Bob signait toujours ainsi: «Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants marchent dans la vérité» (3 Jn 1.4). Comme Jean le faisait en écrivant à «Gaïus, le bien-aimé» (v. 1), Bob encourageait tous ceux qui croisaient son chemin à continuer de marcher en étroite communion avec le Seigneur.

Il y a quelques années, j’ai assisté aux funérailles de Bob. Ce fut une occasion joyeuse réunissant de nombreux invités qui marchaient encore sur le sentier de la foi - tout cela en raison d’un jeune couple ayant ouvert son foyer et son coeur afin d’en aider d’autres à trouver Dieu. — David Mccasland

Soyez pour quelqu’un la voix de l’encouragement aujourd’hui même.

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7 Mai • Lisez > 2 Rois 2.5-12

L’Esprit promis

Élisée répondit: Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit !
2 Rois 2.9

Elisée avait de la ténacité et de l’audace à revendre. Ayant côtoyé Élie, il avait vu Dieu utiliser ce prophète pour accomplir des miracles et exprimer la vérité à une époque où le mensonge abondait. 2 Rois 2.1 raconte qu’Élie était sur le point de «[monter...] au ciel» et qu’Élisée refusait son départ.

L’heure était venue pour Élisée de vivre une séparation redoutée, car il savait avoir besoin de ce qu’Élie avait pour assurer la relève du ministère. Il a donc osé demander: «Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit» (2 R 2.9). Sa requête audacieuse évoquait la double portion que l’on donnait alors, selon la loi, au premier-né ou à l’héritier (De 21.17). Élisée désirait devenir l’héritier d’Élie. Et Dieu le lui a accordé.

Récemment, j’ai perdu l’un de mes mentors, une femme qui propageait la bonne nouvelle de Jésus. Après avoir combattu la maladie pendant des années, elle était prête à savourer son banquet éternel. Ceux comme moi qui l’aimaient se sont réjouis de sa nouvelle libération des souffrances et du fait qu’elle jouirait désormais de la présence de Dieu, mais ils ont également pleuré la perte de son amour et de son exemple. Malgré son départ, elle ne nous a pas laissés seuls. Nous aussi avions la présence de Dieu.

Élisée a obtenu une double portion de l’esprit d’Élie, un privilège et une bénédiction de taille. Nous qui vivons après la vie, la mort et la résurrection de Jésus avons reçu le Saint-Esprit ayant été promis. Le Dieu trinitaire est venu habiter parmi nous. — Amy Boucher Pye

En retournant auprès de son Père, Jésus nous a envoyé son Esprit.

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8 Mai • Lisez > Ésaïe 49.13-21

Jamais oublié

[Moi] je ne t’oublierai point.
Ésaïe 49.15

Lors de la célébration du 50e anniversaire de naissance de sa mère, en compagnie de centaines de personnes, Kukua, sa fille aînée, a raconté ce que sa mère avait fait pour elle. Les temps étaient durs, s’est remémoré Kukua, et l’argent se faisait rare sous leur toit. Sa mère, qui élevait seule ses enfants, s’est privée de tout confort personnel en vendant ses précieux bijoux et autres biens afin d’envoyer Kukua au lycée. Les yeux noyés de larmes, Kukua a précisé qu’aussi difficile que la vie ait pu être pour sa mère, cette dernière n’avait jamais abandonné aucun de ses enfants.

Dieu a comparé son amour pour son peuple à l’amour d’une mère pour son enfant. Lorsque les Israélites se sont sentis abandonnés de Dieu au cours de leur exil, ils s’en sont plaints ainsi: «L’Éternel m’abandonne, le Seigneur m’oublie !» (És 49.14.) Ce à quoi Dieu a répliqué: «Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite ? N’a-t-elle pas pitié du fruit de ses
entrailles ? Quand elle l’oublierait, moi je ne t’oublierai point» (v. 15).

Lorsque nous sommes troublés ou désillusionnés, il se peut que nous nous sentions abandonnés de la société, de notre famille et de nos amis, mais Dieu ne nous abandonne jamais. Quel encouragement de lire que le Seigneur a dit: «Voici, je t’ai gravée sur mes mains» (v. 16) afin de nous indiquer à quel point il nous connaît et nous protège ! Même si des gens nous abandonnent, Dieu n’abandonnera jamais les siens. — Lawrence Darmani

Dieu ne nous oublie jamais.

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9 Mai • Lisez > 1 Thessaloniciens 4.1-12

Poursuivez votre ascension !

Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour.
Hébreux 3.13

Richard avait besoin d’un coup de pouce, et on lui en a fourni un. Il escaladait des rochers avec son ami Kevin, qui servait d’assureur (la personne chargée de sécuriser la corde). Épuisé et prêt à renoncer, Richard a demandé à Kevin de le redescendre au sol. Kevin l’a toutefois exhorté à continuer, en lui indiquant qu’il s’était rendu trop loin pour abandonner maintenant. Suspendu dans les airs, Richard a alors décidé de persévérer. Chose étonnante, il est parvenu à reprendre le contact avec le rocher et à achever son ascension en raison de l’encouragement de son ami.

Dans l’Église primitive, les disciples de Jésus s’encourageaient les uns les autres à suivre leur Seigneur et à user de compassion. Au sein d’une culture gangrenée par l’immoralité, ils s’exhortaient avec passion à vivre dans la pureté (Ro 12;1 1Th 4.1). Les croyants s’encourageaient réciproquement au quotidien, comme Dieu les y incitait (Ac 13.15). Ils s’exhortaient entre eux à intercéder pour le corps de Christ (Ro 15.30), à aider les gens à rester unis à l’Église (Hé 10.25) et à aimer toujours plus (1 Th 4.10).

Par sa mort et sa résurrection, Jésus nous a reliés les uns aux autres. Par conséquent, nous avons la responsabilité et le privilège d’encourager les autres croyants, par la grâce de Dieu, à achever leur ascension de foi en lui et d’obéissance envers lui. — Marvin Williams

C’est pourquoi exhortez-vous réciproquement, et édifiez-vous les uns les autres.
1 Thessaloniciens 5.11

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10 Mai • Lisez > Néhémie 4.7-18

Notre défense divine

[Prenez] aussi [...] l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu.
Éphésiens 6.17

Sous la supervision de Néhémie, les ouvriers israélites rebâtissaient la muraille entourant Jérusalem. À mi-chemin des travaux, cependant, ils ont appris que leurs ennemis complotaient pour s’attaquer à Jérusalem. Or, cette nouvelle a eu pour effet de démoraliser ces ouvriers déjà épuisés.
Néhémie se devait donc de faire quelque chose. Il a d’abord prié et mis en poste de nombreux gardes dans des lieux stratégiques. Puis il a armé ses ouvriers: «Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui portaient ou chargeaient les fardeaux, travaillaient d’une main et tenaient une arme de l’autre» (Né 4.17-18).

Nous qui bâtissons le royaume de Dieu devons nous armer pour contrer les attaques de Satan, notre ennemi spirituel. Nous avons l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu, pour protection. Sa mémorisation et sa méditation nous permettent de «tenir ferme contre les ruses du diable» (Ép 6.11). Si nous croyons qu’il importe peu d’œuvrer pour Dieu, nous devrions nous appuyer sur la promesse selon laquelle ce que nous faisons pour Jésus durera l’éternité (1 Co 3.11-15). Si nous craignons d’avoir trop péché pour que Dieu nous utilise, nous devons nous remémorer le pardon divin obtenu par le pouvoir du sang de Jésus (Mt 26.28). Et si nous redoutons d’échouer en tentant de servir Dieu, il suffit de nous rappeler que Jésus nous a dit que nous porterons beaucoup de fruit si nous demeurons en lui un (Jn 15.5).

La Parole de Dieu est notre défense divine. — Jennifer Benson Schuldt

La Parole est un bouclier divin contre les attaques de l’ennemi.

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11 Mai • Lisez > Psaume 86.5-15

Recommencer à zéro

[Ses] compassions ne sont pas à leur terme; elles se renouvellent chaque matin.
Oh ! que ta fidélité est grande !
Lamentations 3.22-23

Lorsque j’étais enfant, j’avais parmi mes livres préférés Anne... La Maison aux pignons verts, de Lucy Maud Montgomery. Dans un passage étonnant, la jeune Anne met une potion médicamenteuse pour la peau au lieu de la vanille dans le gâteau qu’elle est en train de confectionner. Après coup, elle explique avec espoir à sa tutrice au visage impassible: «Marilla, n’est-il pas merveilleux de penser que demain commence une journée dépourvue de bêtises ?»

J’aime cette pensée, à savoir que demain est une nouvelle journée nous permettant de recommencer à zéro. Nous faisons tous des bêtises. Par contre, malgré nos péchés, c’est le pardon de Dieu qui nous offre la possibilité de commencer chaque journée sur un bon pied. Lorsque nous nous repentons de nos péchés, il choisit de les oublier (Jé 31.34; Hé 8.12).

Certains d’entre nous avons fait de mauvais choix dans la vie, mais nos paroles et nos actions passées n’ont pas à définir notre avenir aux yeux de Dieu. Un nouveau départ est toujours possible. En lui demandant de nous pardonner, nous faisons un premier pas vers la restauration de notre relation avec lui et avec les autres: «Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité» (1 Jn 1.9).

Les compassions de Dieu se renouvelant chaque matin (La 3.23), un recommencement à zéro quotidien est possible. — Cindy Hess Kasper

Chaque jour nous procure de nouvelles raisons de louer le Seigneur.

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12 Mai • Lisez > Jean 3.9-21

Ambassadeur de l’amour

Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
Jean 3.17

Dans mon travail d’aumônier, il m’arrive à l’occasion qu'on me demande si j'étais prêt à apporter une aide spirituelle supplémentaire. Or, bien que je sois heureux de passer du temps avec quiconque me demande de l’aide, je constate souvent que j’en apprends alors plus que j’en enseigne. Cela s’est avéré plus particulièrement lorsqu’un nouveau chrétien cruellement franc m’a dit avec résignation: «Je ne crois pas que ce soit une bonne idée que je lise la Bible, Plus j’en lis sur ce que Dieu attend de moi, plus je juge ceux qui ne font pas ce qu’elle dit.»

En l’écoutant, j’ai compris que j’étais en partie responsable de lui avoir transmis cet esprit critique. À l’époque, l’une des premières choses que je faisais avec ceux qui venaient de mettre leur foi en Jésus consistait à leur préciser les choses qu’ils ne devaient plus faire désormais. Autrement dit, au lieu de leur témoigner l’amour de Dieu et de laisser le Saint-Esprit les refaçonner, je les exhortais à «se comporter comme des croyants».

J’ai ainsi redécouvert le vrai sens de Jean 3.16 en redécouvrant celui du verset suivant: «Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.»

En imposant aux nouveaux chrétiens les comportements à adopter, je leur enseignais à se condamner eux-mêmes, ce qui les conduisait ensuite à juger les autres. Au lieu d’être des accusateurs, soyons donc des ambassadeurs de l’amour et de la miséricorde de Dieu. — Randy K. Kilgore

Jésus n’était pas envoyé pour condamner le monde, et nous non plus.

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13 Mai • Lisez > 1 Pierre 1.1-9

Aimé sans avoir été vu

Vous l’aimez sans l’avoir vu
1 Pierre 1.8

Comme c’est le cas d’autres membres de la collectivité des blogueurs, je n’ai jamais rencontré l’homme que nous connaissions sous le pseudonyme de BruceC. Pourtant, lorsque sa femme a affiché l’annonce de sa mort à l’intention de notre groupe, un chapelet de réponses provenant de partout a démontré que nous savions tous avoir perdu un ami.

BruceC s’était souvent livré à nous. Il parlait librement du souci qu’il se faisait pour autrui et de ce qui lui tenait à cœur. Nous étions nombreux à avoir le sentiment de le connaître. La sagesse empreinte de douceur que lui avaient procurée ses années au sein des forces policières et sa foi en Christ allait nous manquer.
En me remémorant nos conversations en ligne avec BruceC, je me suis découvert un nouvel attachement pour les paroles qu’un témoin de Jésus a écrites au 1er siècle. Dans sa première épître néotestamentaire, l’apôtre Paul s’est adressé aux lecteurs des quatre coins de l’Empire romain: «Vous l’aimez sans l’avoir vu [Christ]» (1 Pi 1.8).

En tant qu’ami intime de Jésus, Pierre écrivait à des gens qui n’avaient qu’entendu parler de celui qui leur avait donné tant de raisons d’espérer en dépit de leurs afflictions. Faisant partie de la collectivité plus large des croyants, ils aimaient Christ néanmoins, car ils savaient qu’au prix de sa propre vie, il les avait fait entrer dans la famille éternelle de Dieu. — Mart Dehaan

Aimer notre prochain revient à aimer Christ.

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14 Mai • Lisez > Jean 4.4-14

Se reposer et attendre

Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.
Jean 4.34

Le soleil était à son zénith. Fatigué d’avoir tant marché, Jésus se reposait au puits de Jacob. Ses disciples s’étaient rendus dans la ville de Sychar pour y acheter du pain. Une femme sortie puiser de l’eau est tombée sur son Messie. Le récit de cette rencontre nous indique qu’elle s’est empressée de retourner dans la ville pour inviter d’autres personnes à venir entendre « un homme qui [lui avait] dit tout ce [qu’elle avait] fait » (Jn 4,29).

Les disciples sont revenus avec du pain. Lorsqu’ils ont exhorté Jésus à manger, il leur a répondu: «Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre» (v.34).

Je vous demande aujourd’hui: De quelle œuvre Jésus parle-t-il ici ? Il s’était reposé et avait attendu près du puits.

Je tire un grand encouragement de cette histoire, car je vis avec des limites physiques. Ce passage me fait savoir que je ne suis pas obligé de me hâter de tout accomplir en cherchant à faire la volonté et l’œuvre de mon Père. À ce stade-ci de ma vie, je peux me reposer et attendre qu’il apporte son œuvre jusqu’à moi.

De même, votre minuscule appartement, votre petit espace de travail, votre cellule de prison ou votre lit d’hôpital peut devenir un «puits de Jacob», où vous reposer et attendre que votre Père apporte son œuvre jusqu’à vous. Je me demande bien qui il conduira à vous aujourd’hui. — David Roper

Pour trouver un milieu où servir, il suffit de regarder autour de soi.

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15 Mai • Lisez > Psaume 139.1-18

Entre de bonnes mains

Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu pénètres de loin ma pensée.
Psaume 139.2

Le journaliste vétéran Scott Pelley ne part jamais en mission sans son nécessaire de voyage: une radio à ondes courtes, un appareil photo, une valise indestructible, un portable, un téléphone et un émetteur de localisation d’urgence fonctionnant partout. À ce sujet, Pelley nous dit: « On allonge l’antenne et l’on appuie sur deux boutons, et il envoie un signal au satellite branché à la National Oceanic and Atmospheric Administration. Ce signal lui fait savoir qui je suis et où je me trouve. Selon le pays où l’on se trouve, elle enverra une équipe de secours - ou non » (AARP The Magazine). Or, même si Pelley n’a jamais eu à se servir de cet émetteur, il ne voyage jamais sans lui.

Par contre, quand il s’agit de notre relation avec Dieu, nous n’avons aucun besoin de radios, de téléphones ou d’émetteurs de localisation d’urgence. Peu importe à quel point notre situation peut devenir précaire, le Seigneur sait déjà qui nous sommes et où nous nous trouvons. Le psalmiste a d’ailleurs célébré cette réalité en écrivant: «Éternel, tu me sondes et tu me connais [...] et tu pénètres toutes mes voies» (Ps 139.1-3). Nos besoins ne sont jamais dissimulés au regard de Dieu, et nous ne sommes jamais coupés de ses bons soins.

Aujourd’hui, nous pouvons donc déclarer avec assurance: «Si je prends les ailes de l’aurore, et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira» (v. 9-10). — David Mccasland

Nous sommes toujours entre de bonnes mains.

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16 Mai • Lisez > Genèse 3.1-8

Est-il bon ?

Le serpent [...] dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit [...] ?
Genèse 3.1

«Je ne crois pas que Dieu soit bon», m’a dit mon amie. Il y avait des années qu’elle priait en vain pour que certaines difficultés se résorbent. La colère et l’amertume que suscitait en elle le silence de Dieu ne cessaient de croître. Comme je la connaissais bien, je sentais qu’elle savait au fond d’elle-même que Dieu était bon, mais sa souffrance incessante et l’apparente indifférence de Dieu l’amenaient à douter. Il lui était plus facile de céder à la colère que de supporter son chagrin.

Nous doutons de la bonté de Dieu depuis aussi loin que l’époque d’Adam et Ève (Ge 3), où le serpent a convaincu Ève que Dieu refusait qu’elle goûte au fruit pour la raison suivante: «Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal» (v. 5). Par orgueil, Adam et Ève se sont arrogé le droit divin de déterminer ce qui était bien pour eux.

Des années après la mort de sa fille, James Bryan Smith s’est découvert la capacité d’affirmer la bonté de Dieu. Dans son livre Fais-nous connaître-le Père: ce Dieu bon et merveilleux que Jésus connaît, Smith écrit: «Il ne me revient pas de décider de la bonté de Dieu. Je suis un être humain à l’intelligence limitée.» (Traduction libre.) Or, cette remarque n’est pas naïve, mais issue de ses années de deuil passées à chercher la face de Dieu.

Lorsque le découragement nous gagne, écoutons-nous bien les uns les autres et aidons-nous à voir que Dieu est réellement bon. — Anne Cetas

L’Éternel est bon envers tous,
et ses compassions s’étendent sur toutes ses œuvres. Psaume 145.9

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17 Mai • Lisez > Galates 6.1-10

Il est temps de grandir

[Car] nous moissonnerons au temps convenable si nous ne nous relâchons pas.
Galates 6.9

Sous son nouveau toit, Debbie a découvert une plante abandonnée dans un coin de la cuisine. Ses feuilles poussiéreuses et abîmées ressemblaient à celles d’une orchidée papillon de nuit, si bien qu’elle s'est imaginé à quel point cette plante serait belle une fois que de nouvelles tiges fleuries auraient poussé. Debbie a donc installé l’orchidée près de la fenêtre, en a coupé les feuilles mortes et l’a généreusement arrosée. Puis elle s’est procuré de la nourriture pour plantes, qu’elle a versée sur ses racines. Semaine après semaine, elle a inspecté la plante, mais sans y voir apparaître de nouvelles pousses. Elle a alors déclaré à son mari: «Je vais lui donner un mois de plus, mais si rien ne se produit d’ici là, je m’en débarrasse.»

Le jour J venu, elle a eu du mal à en croire ses yeux. Deux petites tiges sortaient toutes raides d’entre les feuilles ! La plante à laquelle elle avait presque renoncé était encore vivante.

Votre manque apparent de croissance spirituelle vous décourage-t-il parfois ? Peut-être vous arrive-t-il souvent de perdre votre calme ou de faire circuler des potins juteux. Ou encore, vous levez-vous trop tard pour prier et lire la Bible, au lieu de régler votre réveille-matin plus tôt.

Pourquoi ne pas demander à un ami intime de prier pour vous de vous rendre victorieux dans des domaines précis qui vous donnent du fil à retordre en freinant votre croissance spirituelle ? Usez de patience et laissez l’Esprit œuvrer en vous, c’est ainsi que vous croîtrez. — Marion Stroud

Chaque petit pas de foi est un pas de croissance géant.

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18 Mai • Lisez > Luc 10.38-11.4

Le pain qui rassasie

Donne-nous chaque jour notre pain quotidien.
Luc 11.3

J’ai appris à réciter la prière du Seigneur à l’école primaire. Chaque fois que je disais:
« Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien » (Mt 6.11), je ne pouvais m’empêcher de penser au pain que nous avions rarement à manger chez moi. Ce n’est que lorsque mon père rentrait de sa sortie en ville que nous avions une miche de pain. Le fait de demander à Dieu de nous donner notre pain quotidien constituait donc une prière pertinente dans mon cas.

Quelle a été ma surprise en découvrant, des années plus tard, le livret de Notre Pain Quotidien. Je savais que son titre provenait de la prière du Seigneur, mais je savais également qu’il ne pouvait pas désigner ainsi une miche de boulangerie. En lisant régulièrement ce livret, je me suis rendu compte que ce «pain», enrichi de passages bibliques et de notes utiles, constituait une nourriture spirituelle pour l’âme.

Lorsqu’elle s’est assise aux pieds de Jésus pour écouter attentivement ses paroles, c’est d’ailleurs cette nourriture spirituelle que Marie a choisie (Lu 10.39). Alors que Marthe se préoccupait de la nourriture naturelle, Marie prenait du temps en compagnie de leur invité, le Seigneur Jésus, afin de lui prêter l’oreille. Puissions-nous l’imiter à notre tour. Christ est le pain de vie (Jn 6.35), cette nourriture spirituelle dont il alimente notre cœur. Il est le pain même qui rassasie. — Lawrence Darmani

«Je suis le pain de vie.» Jésus

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19 Mai • Lisez > Psaume 119.97-104

De la grande littérature

Que tes paroles sont douces [...] plus que le miel à ma bouche !
Psaume 119.103

Dernièrement, je suis tombé sur un article décrivant ce qu’est la grande littérature. L’auteur suggérait que la grande littérature «transforme le lecteur et qu’au terme de sa lecture, il est devenu une personne différente.»

En ce sens, la Parole de Dieu s’inscrira toujours dans la catégorie de la grande littérature. La Bible nous incite à nous améliorer. Les histoires des héros bibliques nous inspirent courage et persévérance. La sagesse et les livres prophétiques nous préviennent des dangers d’une vie asservie à nos instincts déchus.

Dieu a parlé par divers auteurs en leur faisant écrire pour notre bien des Psaumes ayant le pouvoir de nous transformer. Les enseignements de Jésus façonnent notre caractère de sorte que nous lui devenons plus semblables. Les écrits pauliniens axent notre esprit et notre mode de vie sur la sainteté. Tandis que le Saint-Esprit rappelle l’Écriture à notre pensée, elle devient en nous un agent puissant de changement.

L’auteur du Psaume 119 aimait la Parole de Dieu en raison du pouvoir qu’elle a de transformer la vie. Il reconnaissait que les Écritures confiées à Moïse longtemps auparavant l’avaient rendu sage et plus instruit que ses propres maîtres (v. 99), et l’avaient protégé du mal (v. 101). Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’il se soit exclamé: «Combien j’aime ta loi ! Elle est tout le jour l’objet de ma méditation» et: «Que tes paroles sont douces à mon palais, plus que le miel à ma bouche !» (v. 97,103.)

Aimons aussi cette grande littérature qui nous transforme ! — Joe Stowell

L’Esprit utilise la Parole pour transformer le peuple de Dieu.

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20 Mai • Lisez > Jacques 1.22-27

Piments forts

La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions.
Jacques 1.27

«Ma mère nous donnait des piments forts avant le coucher», déclare Samuel, en se remémorant son enfance difficile en Afrique subsaharienne. «Nous buvions de l’eau pour apaiser notre bouche, puis nous nous sentions rassasiés.» À cela, il ajoute «Ça ne fonctionnait pas très bien.»

Persécuté par le gouvernement, son père avait dû fuir et laisser sa mère élever seule la famille. Son frère avait ensuite contracté une anémie falciforme, que la famille n’avait pas de quoi soigner. Leur mère les avait alors amenés à l’église, sans que cela dise grand-chose à Sam.
Comment Dieu peut-il permettre que notre famille souffre autant ? se demandait-il.

Puis un jour, un homme a entendu parler de leur triste sort. Il s’est alors procuré les médicaments essentiels et les leur a apportés. «Dimanche, nous irons à l’église de cet homme», sa mère a-t-elle annoncé. Or, Sam a immédiatement senti que les gens de cette église avaient quelque chose de différent. Ils célébraient leur relation avec Jésus en manifestant son amour.

C’était il y a trois décennies. Dans cette même région, Sam a implanté plus de vingt Églises, une grande école et un orphelinat. Il poursuit l’héritage de la vraie religion selon Jacques, frère de Jésus: «Mettez en pratique la Parole et ne vous bornez pas à l’écouter» (Ja 1.22) et: «La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions» (v.27). Qui saurait prédire l’issue d’un simple geste de bonté ? — Timothy Gustafson

Il arrive parfois que le meilleur témoignage soit celui de la bonté.

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21 Mai • Lisez > Apocalypse 21.1-7

Le tabernacle de Dieu

[II] n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur.
Apocalypse 21.4

James Oglethorpe (1696-1785) était un général britannique membre du Parlement qui rêvait de bâtir une mégapole. Chargé de fonder l’État de la Géorgie en Amérique du Nord, il a planifié la construction de la ville de Savannah selon la vision qu’il en avait. Il a conçu une série de places, chacune ayant un espace vert et des endroits désignés pour les églises et les commerces, et le reste étant réservé au logement de la population. La pensée visionnaire d’Oglethorpe se voit aujourd’hui dans cette superbe ville bien organisée que l’on considère comme un joyau du sud des États-Unis.

Dans Apocalypse 21, Jean a reçu la vision d’une ville différente: la nouvelle Jérusalem. Or, ce qu’il en a dit porte davantage sur le caractère de ses habitants que sur son architecture. Jean a décrit notre demeure éternelle comme ceci: «J’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux» (v. 3). Et en raison de qui s’y trouvera - Dieu lui-même -, cette demeure se démarquera par ce qui ne s’y trouvera pas. En citant Ésaïe 25.8, Jean a écrit «Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus» (v.4).

Finie la mort ! Finis aussi le deuil, les cris et la douleur ! La merveilleuse présence du Dieu de l’univers, qui guérit, remplacera toute notre tristesse. Voilà la demeure que Jésus est en train de préparer pour tous ceux qui se tournent vers lui afin d’obtenir son pardon. — Bill Crowder

En nous préparant une place, Seigneur, prépare-nous à cette place.

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22 Mai • Lisez > Philippiens 3.12-16

Pagayez vers La maison

[Mais] je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant.
Philippiens 3.13

J’aime Reepicheep, le souriceau robuste et parlant de la série Chroniques de Narnia, de C. S. Lewis. Déterminé à atteindre «l’extrême Est» pour se joindre à Aslan, le grand lion [symbole de Christ], Reepicheep déclare «Tant que cela m’est possible, je vogue vers l’est à bord du Passeur d’Aurore. Quand le bateau ne me le permettra plus, je pagaierai vers l’est dans mon canoë. Quand il aura coulé, je nagerai vers l’est de toute la force de mes quatre pattes.
Et quand je n’aurai plus la force de nager, si je n’ai pas encore atteint le pays d’Aslan, ou basculé par-dessus le bord du monde dans une vaste cataracte, je coulerai, le nez tourné vers le soleil levant.»

Paul présente les choses sous un angle différent: «[Je] cours vers le but» (Ph 3.14): ressembler à Jésus. Rien d’autre ne comptait. Il a reconnu avoir encore bien du chemin à faire, mais qu’il ne renoncerait pas avant d’avoir réalisé ce à quoi Jésus l’avait appelé.

Aucun d’entre nous n’est ce qu’il devrait être, mais comme l’apôtre, nous pouvons à tout le moins courir vers le but et prier en conséquence. À l’instar de Paul, nous dirons toujours: «Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix». Malgré nos faiblesses, nos échecs et nos craintes, nous devons néanmoins courir vers la perfection (v. 12). Reste que tout dépend de Dieu. Sans lui, nous ne pouvons rien faire !

Dieu est avec vous, vous appelant à aller de l’avant. Continuez donc de pagayer ! — David Roper

Dieu nous procure le pouvoir dont nous avons besoin pour persévérer.

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23 Mai • Lisez > Ruth 2.1-11

Pourquoi moi ?

Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux [...] ?
Ruth 2.10

Ruth était une étrangère. C’était une veuve. Elle était pauvre. Dans bien des régions du monde, on la considérerait aujourd’hui comme une moins que rien n’ayant aucun avenir.

Ruth a néanmoins trouvé grâce aux yeux d’un parent de son défunt mari, le riche propriétaire des champs où elle a choisi de solliciter la permission de glaner en obtenant gain de cause. En réponse à sa bonté, Ruth lui a demandé: «Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux [...] moi qui suis une étrangère ?» (Ru 2.10.)

Boaz, l’homme bon qui a usé d’une telle compassion envers Ruth, lui a répondu la vérité. Il avait entendu parler de sa bonté envers sa belle-mère, Naomi, et du fait qu’elle avait quitté son pays pour suivre le Dieu de celle-ci. Boaz a prié que Dieu, «sous les ailes duquel [elle était] venue [se] réfugier», la bénisse (1.16; 2.11-12; voir aussi Ps 91.4). Boaz avait droit de rachat sur Ruth (Ru 3.9); en l’épousant, il est donc devenu son protecteur et un élément de réponse à sa propre prière.
Comme Ruth, nous étions étrangers et loin de Dieu. Pourquoi Dieu a-t-il donc choisi de nous aimer sans que nous le méritions ? Or, la réponse ne réside pas en nous, mais en lui: «Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous» (Ro 5.8), devenant ainsi notre Rédempteur. En venant à lui par le salut, nous nous réfugions sous ses ailes protectrices. — Keila Ochoa

La gratitude est la réponse du cœur à l’amour immérité de Dieu.

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24 Mai • Lisez > Marc 4.35-5.1

Nul besoin de craindre

Passons sur l’autre bord.
Marc 4.35

Un vol paisible était sur le point de devenir mouvementé. La voix du pilote est venue interrompre le service des boissons pour demander aux passagers de veiller à ce que leur ceinture soit bouclée. Puis l’avion n’a pas tardé à tanguer comme un navire sur un océan démonté. Alors que les autres passagers s’efforçaient de composer avec les turbulences, une fillette n’a cessé de lire son livre tout au long. Après l’atterrissage, on a voulu savoir ce qui lui avait permis de rester si calme. Ce à quoi elle a répondu: « Mon papa est le pilote et il me ramène à la maison. »

Bien que les disciples de Jésus aient été des pêcheurs aguerris, cela ne les a pas empêchés d’être terrifiés un jour qu’une tempête menaçait de faire couler leur barque. Ils obéissaient aux directives de Jésus. Pourquoi cela leur arrivait-il donc ? (Mc 4.35-38.) Il était avec eux, mais endormi à la poupe. C’est donc dire qu’il est faux de prétendre que, si nous faisons ce que le Seigneur nous demande de faire, nous ne traverserons aucune tempête. Reste qu’étant donné que Jésus était parmi eux, ils ont également appris que les tempêtes n’empêchent personne de se rendre là où le Seigneur tient à ce que l’on aille (5.1).

Que la tempête que nous traversons aujourd’hui résulte d’un accident tragique, de la perte d’un emploi ou de toute autre épreuve, nous pouvons avoir l’assurance que tout n’est pas perdu. Notre Pilote est apte à triompher de la tempête.’ Il nous ramènera donc à la maison. — C.P. Hia

Avec Jésus pour ancre, nul besoin de craindre la tempête.

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25 Mai • Lisez > Jean 11.14-27

Quand les bois s’éveillent

Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt.
Jean 11.25

L’espoir de voir arriver le printemps aide les habitants du Michigan à traverser leurs hivers froids et neigeux. Or, cet espoir est récompensé au mois de mai. La transformation qui s’opère alors est remarquable. Les branches qui semblent sans vie le 1er mai saluent les passants à la fin du mois dans leurs parures verdoyantes. Même si ce changement est imperceptible au jour le jour, à la fin mai, les arbres de mon jardin sont passés du gris au vert.

Dieu a instauré dans la création un cycle de repos et de renouveau. Ce qui peut nous sembler être mort est en repos selon Dieu. Or, de même que le repos prépare au renouveau, la mort prépare à la résurrection.

Je me plais à voir les bois s’éveiller chaque printemps, car ce réveil me rappelle que la mort est un état temporaire ayant pour but de nous préparer en vue d’une nouvelle vie, d’un nouveau commencement, de quelque chose d’encore mieux. «[Si] le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12.24).

Même si je considère le pollen comme un inconvénient printanier lorsqu’il recouvre mes meubles et qu’il fait éternuer des gens, il me rappelle néanmoins que Dieu s’emploie à garder les choses en vie. Et après la douleur de la mort, il promet une glorieuse résurrection à ceux qui croient en son Fils. — Julie Ackerman Link

Toute nouvelle feuille printanière rappelle la résurrection promise.

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26 Mai • Lisez > Ésaïe 53.1-6

Comme des brebis

Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie.
Ésaïe 53.6

Lorsque je vivais avec mon grand-père dans le nord du Ghana, je devais faire paître des moutons. Chaque matin, je les conduisais dans les pâturages et je les ramenais avant la tombée de la nuit. C’est ainsi que j’ai remarqué pour la première fois à quel point les moutons pouvaient être têtus. Chaque fois qu’ils voyaient une ferme, par exemple, leur instinct les conduisait tout droit sur elle, ce qui m’a occasionné bien des ennuis auprès des fermiers.

Parfois, quand je me reposais, accablé de chaleur sous un arbre, je voyais les moutons se disperser dans les buissons et se diriger vers les collines, ce qui m’obligeait à courir après eux en éraflant mes maigres jambes parmi les arbustes. J’avais du mal à garder les moutons loin du danger et des ennuis, surtout lorsque des voleurs venaient à l’occasion faire des raids dans le champ pour dérober ceux qui s’étaient égarés.

Je comprends donc très bien ce que veut dire Ésaïe par: «Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie» (53.6). Or, nous nous égarons de bien des façons: désirant faire et faisant ce qui déplaît à Dieu, heurtant les autres par notre conduite et négligeant de passer du temps avec Dieu et dans sa Parole sous prétexte d’être trop occupés ou par manque d’intérêt. Nous agissons comme des moutons dans un champ.

Heureusement, le bon Berger a donné sa vie pour nous (Jn 10.11) et porte nos souffrances et nos douleurs (És 53.4-6). Il nous ramène dans ses pâturages afin que nous l’y suivions de
plus près. — Lawrence Darmani

Si vous désirez que Dieu vous conduise, soyez disposé à le suivre.

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27 Mai • Lisez > Jean 14.16-27

La paix comme un fleuve

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.
Jean 14.16-27

Une connaissance de mon cours d’exercice physique m’a dit: «Je ne suis pas surprise que vous dirigiez des retraites. Vous avez une belle aura». Sa remarque m’a un peu prise de court, mais agréablement surprise, car je me suis rendu compte que ce qu’elle considérait comme une «aura» était en réalité la paix de Christ en moi. Si nous suivons Jésus, il nous accorde la paix qui surpasse toute intelligence (Ph. 4-7) et qui irradie de nous, bien que nous n'en soyons pas forcément conscients.

Jésus a promis cette paix à ses disciples lorsque, après leur dernier repas ensemble, il les a préparés à sa mort et à sa résurrection. Il leur a dit que même s’ils allaient avoir des tribulations dans le monde, le Père enverrait l’Esprit de vérité vivre avec eux et en eux.
(Jn 14.16-17). L’Esprit allait leur enseigner, leur rappeler les vérités divines, les consoler et leur accorder la paix de Dieu. Même s’ils n’allaient pas tarder à être éprouvés, y compris à subir une farouche opposition de la part des chefs religieux et à voir Jésus être exécuté, il leur a dit de ne rien craindre. La présence du Saint-Esprit serait toujours avec eux.

Bien qu’en tant qu’enfants de Dieu nous vivions des épreuves, nous avons aussi son Esprit qui vit en nous et qui irradie de nous. La paix de Dieu peut servir de témoignage à tous ceux et celles dont nous croisons la route - que ce soit dans un supermarché, à l’école, au bureau ou à la gym.— Amy Boucher Pye

Gardons notre esprit en Dieu, et son Esprit gardera le nôtre en paix

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28 Mai • Lisez > Hébreux 2.10-18

Il a déjà été à notre place

«[Car], du fait qu’il [Jésus] a souffert lui-même et qu’il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés»
Hébreux 2.18

Pour aider les jeunes architectes qu’il emploie à comprendre les besoins de ceux pour qui ils conçoivent des logis, David Dillard les envoie faire des «soirées pyjama». Vêtus d’un pyjama, ils vont passer 24 heures dans une maison de retraite dans les conditions de vie semblables à celles des octogénaires et des nonagénaires. Ils portent des bouchons pour simuler une perte de l’ouïe, s’enrubannent les doigts pour limiter leur dextérité et s’échangent leurs lunettes pour reproduire des problèmes oculaires. Dillard en dit: «Le plus grand avantage lorsque j’envoie des jeunes de 27 ans, c’est qu’ils reviennent avec le cœur dix fois plus grand. Ils rencontrent des gens et comprennent leur sort» (Rodney Brooks, USA Today).

Jésus a vécu ici-bas pendant trente-trois ans en partageant notre humanité. Il était de chair comme nous, «rendu semblable en toutes choses à ses frères» (Hé 2.17), il sait donc ce que c’est que de vivre dans un corps humain sur la terre. Il comprend nos épreuves et les subit avec nous en nous accordant sa compréhension et ses encouragements.

«[Car], du fait qu’il [Jésus] a souffert lui-même et qu’il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés» (v. 18). Le Seigneur aurait pu éviter la croix, mais il a choisi plutôt d’obéir à son Père. Par sa mort, il a vaincu le pouvoir de Satan et nous a libérés de la crainte de la mort
(v. 14-15).

Dans toute tentation, Jésus marche à nos côtés afin de nous procurer courage, force et espoir chemin faisant. — David Mccasland

Jésus nous comprend.

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29 Mai • Lisez > Matthieu 10.26-32

On ne meurt qu’une seule fois

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme.
Matthieu 10.28

Née dans l’esclavage et victime de mauvais traitements dans sa jeunesse, Harriet Tubman (vers 1822-1913) a découvert un rayon éclatant d’espoir dans les histoires bibliques que sa mère lui racontait. Le récit de la sortie de l’esclavage des Israélites sous le règne de Pharaon lui a fait connaître un Dieu qui désirait la liberté de son peuple.

Harriet a trouvé la liberté et s’est sortie de l’esclavage en traversant la frontière de l’État du Maryland en cachette. Ne pouvant toutefois s’en contenter, car elle savait que tant d’autres restaient captifs, elle a alors effectué au péril de sa vie plus de douze missions visant à libérer des gens encore en esclavage. «On ne meurt qu’une seule fois», a-t-elle affirmé.

Harriet accordait foi à l’exhortation: «Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme» (Mt 10.28), les propos mêmes que Jésus a tenus à ses disciples en les envoyant en mission pour la première fois. Il savait les exposer ainsi au danger et à un mauvais accueil. Pourquoi donc ? La réponse se trouve au chapitre précédent: «Voyant la foule, il [Jésus] fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger» (9.36).

En refusant d’oublier les gens restés esclaves, Harriet Tubman a imité Christ, qui a refusé de nous oublier quand nous étions encore esclaves du péché. Son exemple empreint de courage nous incite à nous rappeler les gens désespérés du monde entier. — Timothy Gustafson

La vraie liberté, c’est connaître et servir Christ.

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30 Mai • Lisez > Psaume 51.8-19

Louer Dieu d’un coeur pur

Ô Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit.
Psaume 51.19

Lors du séjour à l’étranger de mon amie Myrna, elle s’est rendue dans une église pour le culte d’adoration. Elle y a remarqué qu’en entrant dans le sanctuaire, les gens s’agenouillaient immédiatement pour prier, en tournant le dos à l’autel. Mon amie a découvert alors que les gens qui fréquentaient cette église confessaient leurs péchés à Dieu avant le culte.

Ce geste d’humilité illustre pour moi ce que David a dit dans Psaume 51:
« Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé Ô Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit » (v. 19). David décrivait ainsi son propre remord et sa repentance par rapport à son péché d’adultère avec Bath-Shéba. La vraie repentance équivaut à adopter la perception divine du péché que l’on a commis - le voyant comme nettement mal, le détestant et refusant de continuer de s’y livrer.
Lorsque nos péchés nous brisent réellement le cœur, Dieu le restaure avec amour: « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jn 1.9). Ce pardon rétablit la communion avec lui et constitue le point de départ idéal pour le louer. Après s’être repenti, avoir confessé son péché et avoir obtenu le pardon de Dieu, David a déclaré: «Seigneur ! ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange» (Ps 51.17).
L’humilité est la bonne réponse à la sainteté de Dieu. Et la louange est la réponse de notre cœur à son pardon. — Jennifer Benson Schuldt

Les louanges sont le chant d’une âme affranchie.

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31 Mai • Lisez > Marc 10.17-27

Savoir et faire

Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu; car tout est possible à Dieu.
Marc 10.27

Le philosophe chinois Han Feizi a fait remarquer ceci au sujet de la vie: «Il est facile de connaître les faits. Il est cependant difficile d’agir selon les faits.»

Un homme riche ayant ce problème vient un jour aborder Jésus. Connaissant la loi mosaïque, il sait en avoir observé les préceptes depuis sa jeunesse (Mc 10.20). Il semble néanmoins se demander quels autres faits il est susceptible d’entendre de la part de Jésus: «Bon maître [...] que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ?» (v. 17.)

La réponse de Jésus déçoit le riche, à qui il demande de vendre ses biens, d’en donner l’argent aux pauvres et de le suivre (v.21). Par ces quelques paroles, Jésus expose un fait que l’homme ne veut pas entendre. Celui-ci est plus attaché à sa richesse et compte plus sur elle qu’il ne fait confiance à Jésus. Renoncer à la sécurité que lui procure son argent pour suivre Jésus serait un trop grand risque à son avis, si bien qu’il s’en va tout triste (v. 22).

À quoi le Maître pense-t-il donc ? Eux-mêmes alarmés, ses propres disciples lui demandent . «Et qui peut être sauvé ?» À cela, Jésus répond: «Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu, car tout est possible à Dieu » (v. 27). Le salut exige courage et foi: «Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé » (Ro 10.9). — Poh Fang Chia

Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé. Actes 16.3

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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