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Notre Pain Quotidien - Juillet 2016


Notre Pain Quotidien - Juillet 2016 - Un Pin au bord d’une chute d’eau  

1er juillet • Lisez > Matthieu 27.32-44

Qui est cet homme ?

Jésus-Christ [...] avait été [...] déclaré Fils de Dieu [...] par sa résurrection d'entre les morts.
Romains 1.3,4

Lorsque Kelly Steinhaus s'est rendu au Harvard Square pour demander aux étudiants de l'université ce qu'ils pensaient de Jésus, ils ont répondu en se montrant respectueux envers celui-ci. L'un d'eux a dit que c'était «une personne qui prenait soin des gens». Un autre a déclaré: «Il a l'air d'être un chic type.» D'autres l'ont rejeté sur-le-champ «C'était juste un gars. Je ne crois pas que c'était le Sauveur.» Et encore: «Je n'accepte aucun système de foi qui dit "Je suis le seul chemin qui mène à Dieu."» Certains demandent de manière réfléchie qui est Jésus, alors que d'autres le rejettent.

Quand Jésus s'est retrouvé devant la mort, il y a deux mille ans, un grand nombre de gens se sont moqués de l'idée qu'il puisse être quelqu'un d'exceptionnel. Pour indiquer le sujet de sa condamnation, on a écrit au-dessus de sa tête: «Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs»
(Mt 27.37). Ceux qui ont dit: « Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même !» (v. 40), doutaient de ses pouvoirs. Les chefs religieux ont même déclaré «Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même !» (v. 42.)

Il se peut qu'à cause de sa mort, Jésus ait semblé impuissant. Reste que, lorsqu'on lit toute l'histoire, on peut voir qu'il a donné sa vie de son plein gré. En s'arrachant au tombeau, il a prouvé qu'il était le Fils de Dieu au pouvoir infini. Saisissez la valeur de sa mort et constatez le pouvoir de sa résurrection. Il est bel et bien le Sauveur du monde ! — J.D.B.

Par sa résurrection, Jésus a donné le coup de grâce à la mort.

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2 juillet • Lisez > Psaume 3

Une leçon sur l'inquiétude

Ô Éternel, que mes ennemis sont nombreux !
Psaume 3.2

Mon amie m'a tendu un grand verre d'eau en me demandant de le tenir. Or, plus longtemps je le tenais, plus il s'alourdissait. Ma main a fini par se fatiguer, si bien que j'ai dû déposer le verre. «J'ai découvert ainsi que s'inquiéter peut ressembler à tenir ce verre, m'a-t-elle dit. Plus longtemps je m'inquiète de quelque chose, plus mes craintes m'écrasent.»

Le roi David en savait long sur la peur. Sa vie entière avait été bouleversée. Son fils Absalom avait monté la nation d'Israël contre lui et tentait maintenant d'usurper son trône. David ne savait plus qui lui était fidèle et qui s'était retourné contre lui. Sa seule option semblait être la fuite. Il a donc déclaré à ses serviteurs «Hâtez-vous de partir , sinon il [Absalom] ne tarderait pas à nous atteindre, et il nous précipiterait dans le malheur» (2 S 15.14).

Dans un Psaume que David a peut-être écrit alors qu'il fuyait pour sauver sa vie, il dit: «De ma voix je crie à l'Éternel, et il me répond de sa montagne sainte» (Ps 3.5). Malgré la peur, David s'est tourné vers le Seigneur. Dieu a alors usé de grâce envers lui et lui a redonné son trône. Il y a beaucoup d'inquiétudes qui risquent de nous accabler. Si toutefois nous les remettons entre les mains sûres de Dieu, il nous aidera à surmonter nos épreuves. — A.M.C.

L'inquiétude est un fardeau que Dieu ne nous a jamais destinés à porter.

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3 juillet • Lisez > 1 Thessaloniciens 2.1-7

Un tendre soin

[Mais] nous avons été pleins de douceur au milieu de vous. De même qu'une nourrice prend un tendre soin de ses enfants.
1 Thessaloniciens 2.7

Max exploite une petite ferme pour le plaisir. Un jour, à sa grande surprise, il a trouvé un veau nouveau-né parmi ses vaches ! À l'achat du troupeau, il ignorait que l'une d'elles était en gestation. Malheureusement, la vache concernée est morte des suites de complications peu après avoir mis bas. Max a immédiatement acheté du lait en poudre pour nourrir le veau au biberon. «Le veau me prend pour sa mère !» disait-il.

L'histoire attendrissante du nouveau rôle que Max a dû jouer auprès du veau me rappelle la façon dont Paul s'est comparé à une mère aimante dans sa relation avec les croyants de Thessalonique. «[Mais] nous avons été pleins de douceur au milieu de vous. De même qu'une nourrice prend un tendre soin de ses enfants...» (1 Th 2.7).

En enseignant aux gens, Paul se montrait attentionné envers eux. Il savait que, pour grandir spirituellement, les croyants avaient besoin du «lait spirituel et pur» (1 Pi 2.2). Il a également prêté une attention particulière à ceux dont il avait la responsabilité: «Vous savez aussi que nous avons été pour chacun de vous ce qu'un père est pour ses enfants, vous exhortant, vous consolant, vous conjurant de marcher d'une manière digne de Dieu» (1 Th 2.11,12).

En nous servant les uns les autres, puissions-nous agir avec la tendresse de notre Sauveur, nous encourageant à persévérer dans notre cheminement spirituel (Hé 10.24). H.D.F.

Dieu répand son amour dans notre cœur pour qu'il déborde dans la vie des autres.

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4 juillet • Lisez > Jean 15.1-13

Jour de la dépendance

Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.
Jean 15.5

Aux États-Unis, le quatre juillet est un jour férié durant lequel les barbecues sont allumés; les plages sont bondées; les villes et les villages tiennent des défilés, des feux d'artifice, des pique-niques et des célébrations patriotiques. Tout cela sert à commémorer le 4 juillet 1776, le jour où les treize colonies américaines ont déclaré leur indépendance.

L'indépendance interpelle les gens de tous âges. Elle évoque «la liberté par rapport au contrôle, à l'influence, au soutien et à l'aide des autres». Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les adolescents parlent d'acquérir leur indépendance. Beaucoup d'adultes se sont donné pour but de devenir «indépendants de fortune». Par ailleurs, les gens du troisième âge désirent conserver leur indépendance. À savoir s'il est possible d'être véritablement indépendant, cela reste à voir. L'idée semble néanmoins bonne au départ.

La soif d'indépendance politique ou personnelle est une chose; oser rechercher l'indépendance spirituelle s'avère problématique. Nous avons plutôt besoin que notre dépendance spirituelle profonde soit reconnue et acceptée. Jésus a dit: «Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire» (Jn 15.5).

Loin d'être indépendants, nous dépendons entièrement et éternellement de celui qui est mort pour nous libérer. Chaque jour est notre «jour de la Dépendance». W.E.C.

Nous tirons notre plus grande force du fait de dépendre de notre Dieu fort.

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5 juillet • Lisez > 2 Pierre 3.10-18

La fiche de croissance

Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
2 Pierre 3.18

Si ma famille quittait un jour la maison que nous habitons actuellement, je voudrais emporter la porte du garde-manger ! Cette porte est spéciale, parce qu'elle démontre combien mes enfants ont grandi au fil des ans. Tous les quelques mois, mon mari et moi faisons mettre nos enfants contre cette porte pour y faire une marque au crayon juste au-dessus de leur tête. Selon notre tableau de croissance, ma fille a poussé de 10 cm en une seule année !

Bien que mes enfants grandissent physiquement, ce qui fait partie de la vie normale, un autre genre de croissance se produit moyennant quelques efforts: notre croissance spirituelle à la ressemblance de Christ. Pierre a encouragé les croyants à « [croître] dans la grâce et dans la connaissance » de Jésus (2 Pi 3.18). Il a affirmé que le fait de mûrir dans notre foi nous prépare au retour de Christ. L'apôtre désirait que Jésus revienne et trouve alors les croyants vivant dans la paix et la justice (v. 14). Pierre percevait la croissance spirituelle comme une défense contre les enseignements qui interprètent incorrectement la Parole de Dieu et égarent les gens (v. 16,17).

Même lorsque nous sommes découragés et que nous avons l'impression que Dieu est distant, rappelons-nous qu'il peut nous aider à grandir dans notre foi en nous rendant plus semblables à son Fils. Sa Parole nous assure ceci «Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ» (Ph 1.6). — J.B.S.

La croissance spirituelle exige la nourriture solide de la Parole de Dieu.

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6 juillet • Lisez > Jérémie 6.13-20

Pas une chaîne

[Et] demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes
Jérémie 6.16

Peut-être aurez-vous déjà entendu le dicton: «Le passé est censé être une balise, et non une chaîne.» C'est facile de nous laisser lier par le souvenir du «bon vieux temps» plutôt que d'utiliser notre vécu pour découvrir la voie à suivre. Nous sommes tous susceptibles de nous laisser paralyser par la nostalgie, ce désir ardent de retrouver ce qui était.

Jérémie était un sacrificateur originaire d'une petite ville située à proximité de Jérusalem lorsque Dieu l'a appelé à devenir «prophète des nations» (Jé 1.5). Il a reçu pour mission des plus difficiles d'annoncer les jugements de Dieu principalement au peuple de Juda, qui s'était détourné du Seigneur. Jérémie a clairement indiqué qu'il livrait alors le message de Dieu, et non le sien (7.1,2).

Le Seigneur a déclaré «Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! Mais ils répondirent: Nous n'y marcherons pas» (6.16).

Dieu a exhorté son peuple à regarder le chemin parcouru derrière eux afin de pouvoir aller de l'avant. Réfléchir aux anciens sentiers sert à trouver «la bonne voie», celle qui est empreinte de la fidélité de Dieu, de son pardon et de son appel à avancer.

Dieu peut utiliser notre passé pour nous enseigner que la meilleure voie à emprunter est celle dans laquelle nous marchons à ses côtés. D.C.M.

La direction de Dieu par le passé nous procure du courage pour l'avenir.

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7 juillet • Lisez > Luc 9.1-6

Les dents de la mort

Ils partirent, et ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons.
Luc 9.6

Lauren Kornacki est heureuse d'avoir suivi le cours d'été de RCP, mais elle n'a probablement jamais cru avoir à s'en servir aussi tôt et sur quelqu'un qu'elle aime. Son père était en train de réparer sa voiture lorsque le cric a glissé et la voiture est tombée sur lui. Lauren, 22 ans, aurait alors héroïquement soulevé le véhicule de 1500 kilos suffisamment pour sortir son père de là ! Puis elle l'aurait gardé en vie grâce au RCP jusqu'à l'arrivée des ambulanciers paramédicaux.

Le secours que Jésus nous a porté afin de nous arracher au péché par sa mort et sa résurrection est de beaucoup supérieur au secours que Lauren a porté à son père afin de l'arracher aux dents de la mort. Lorsque Jésus a envoyé les douze disciples accomplir son œuvre, il leur a donné pour mission de prêcher la bonne nouvelle du désir de Dieu de sauver les gens (Lu 9.1-6). Or, ils n'allaient pas accomplir cette tâche par leurs propres forces, Jésus allait lui-même soulever le poids écrasant du péché des gens tandis que ses disciples leur parleraient de lui. Leur prédication et leur guérison par la puissance et l'autorité de Jésus ont prouvé que ce dernier avait en fait apporté le règne de Dieu sur la terre.

De nos jours, d'innombrables personnes sont captives du poids du péché, mais notre grand Dieu peut nous dégager de sous ces fardeaux et nous envoyer ensuite dans le monde pour faire savoir aux autres qu'il est capable de les libérer à leur tour. M.L.W.

Ceux que l'on a sauvés du péché sont les mieux en mesure de contribuer à en secourir d'autres.

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8 juillet • Lisez > Philippiens 4.6-9

Des temps incertains

Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.
Philippiens 4.7

Au cours d'un ralentissement économique majeur survenu il y a plusieurs années, beaucoup de gens ont perdu leur emploi. Malheureusement, mon beau-frère en a fait partie. En m'écrivant pour m'informer de leur situation, ma sœur m'a fait savoir que, malgré le climat d'incertitude qui régnait, ils étaient en paix parce qu'ils savaient pouvoir compter sur Dieu pour prendre soin d'eux.

Ceux qui croient en Jésus peuvent être en paix malgré les incertitudes de la vie, car ils ont l'assurance que leur Père aime ses enfants et se préoccupe de leurs besoins (Mt 6.25-34). Nous pouvons lui apporter toutes nos inquiétudes avec reconnaissance, sachant qu'il répondra à nos besoins et nous procurera la paix (Ph 4.6,7).

«Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ», nous dit l'apôtre Paul (v. 7). Dire que la paix de Dieu surpasse toute intelligence révèle notre incapacité à l'expliquer, mais aussi la possibilité pour nous d'en faire l'expérience puisque cette paix garde notre cœur et notre esprit.

Notre paix nous vient de l'assurance que le Seigneur nous aime et qu'il est aux commandes de notre vie. Il est seul à nous procurer la consolation nécessaire à nous apaiser, à nous remplir d'espoir et à nous détendre même au cœur du changement et des défis. P.F.C.

À celui qui est ferme dans ses sentiments tu assures la paix [...] parce qu'il se confie en toi.
Ésaïe 26.3

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9 juillet • Lisez > Philippiens 4.6-9

Changer de questions

Où étais-tu quand je fondais la terre ?
Job 38.4

Lorsque la tragédie frappe, les questions suivent. La perte d'un être cher peut nous amener à poser à Dieu toutes sortes de questions pointues «Pourquoi as-tu permis ça ?» «À qui la faute ?» «Ma souffrance te laisse-t-elle indifférent ?» Croyez-moi quand je vous dis qu'en tant que père d'une adolescente ayant connu une fin tragique, j'ai moi-même posé ces questions.

Le livre de Job rapporte les questions que Job a posées à ses amis en se plaignant de ses souffrances. Il avait perdu sa famille, ainsi que sa fortune et ses biens. À un moment donné, il a voulu savoir une chose: «Pourquoi donne-t-il la lumière à celui qui souffre, et la vie à ceux qui ont l'amertume dans l'âme» ? (3.20.) Plus tard, il a demandé «Pourquoi espérer quand je n'ai plus de force ?» (6.11.) Et encore «Te paraît-il bien de maltraiter» ? (10.3.) Beaucoup de gens sont restés là, près de la pierre tombale d'une personne disparue trop tôt, à se poser des questions semblables.

Par contre, si on lit jusqu'à la fin du livre de Job, on y trouve une surprise. Dieu sert à Job une réponse inattendue (ch. 38 - 41). Il inverse les rôles et se met à poser des questions à Job, des questions différentes qui démontrent sa sagesse et sa souveraineté. Des questions au sujet de sa magnifique création - la terre, les étoiles et la mer, qui pointent toutes vers une même réalité: Dieu est souverain, tout-puissant et amour, et il sait ce qu'il fait. J.D.B.

Dans le chagrin, notre plus grande source de réconfort
est de savoir que Dieu est aux commandes.

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10 juillet • Lisez > Psaume 121

Regardez les collines

Je lève mes yeux vers les montagnes... D'où me viendra le secours ? Le secours me vient de l'Éternel, qui a fait les cieux et la terre.
Psaume 121.1,2

Au sommet de la montagne Corcovado, qui surplombe la ville de Rio de Janeiro, au Brésil, se tient Christ le Rédempteur, une des statues de Christ les plus hautes au monde. D'une hauteur de 30 m, les bras étendus sur 28 m, cette sculpture pèse 635 tonnes. On peut la voir jour et nuit de presque partout dans la ville. Un simple regard tourné vers les montagnes offre ce Christ le Rédempteur à la vue.

Le Nouveau Testament nous dit que Christ n'est pas seulement le Rédempteur, mais aussi le Créateur de l'univers, que l'on peut voir dans le Psaume 121. Le psalmiste nous exhorte à lever les yeux vers les montagnes pour y voir Dieu, car «[notre] secours [nous] vient de l'Éternel, qui a fait les cieux et la terre» (v. 1,2). Lui seul est notre force et suffit à diriger nos pas afin de nous aider à retrouver notre chemin à travers un monde dangereux et troublé.

Nous levons donc les yeux vers celui qui nous garde (v. 3,5,6) et qui nous protège contre tous les types de dangers. Jésus nous préserve contre le mal et nous gardera en sécurité sous son aile pour toute l'éternité (v. 7,8).

Par la foi, nous levons le regard vers celui qui est notre Rédempteur et notre Créateur. Il est notre appui, notre espoir et notre demeure éternelle — W.E.C.

Christ a été élevé afin de pouvoir nous élever.

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11 juillet • Lisez > 1 Jean 4.1-6,17-19

La paranoïa à l'envers

La crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment.

1 Jean 4.18

Je me rappelle les actualités rapportant la révolution pacifique de 1991 dans les rues de Moscou. Des Russes ayant grandi sous un régime totalitaire se sont mis soudain à s'opposer aux chars d'assaut en déclarant «Nous agirons comme si nous étions libres.» Le contraste entre les visages des leaders à l'intérieur et ceux des manifestants à l'extérieur démontrait qui avait réellement peur et qui était réellement libre.

En regardant les actualités se déroulant sur la place Rouge à la télévision finlandaise, j'en suis venu à donner une nouvelle définition au mot foi: paranoïa à l'envers. La personne véritablement paranoïaque organise sa vie selon une perspective collective inspirée par la peur, que tous les événements alimentent.

La foi agit à l'inverse. La personne qui a la foi organise sa vie selon une perspective collective inspirée par la confiance, et non la peur. Malgré le chaos apparent de l'instant présent. Dieu règne. Peu importe comment je me sens, je compte vraiment pour un Dieu d'amour. Que pourrait-il se produire si nous qui sommes du royaume de Dieu agissions véritablement comme si nous donnions foi aux propos de l'apôtre Jean: «[Celui] qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde» (1 Jn 4.4) ? Et si nous nous mettions réellement à vivre comme si Dieu avait déjà exaucé la prière chrétienne la plus fréquente, à savoir que la volonté de Dieu soit faite sur la terre comme au ciel ? —P.D.Y.

Nourrir sa foi contribue à affamer ses craintes.

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12 juillet • Lisez > Proverbes 18.1-10

Le pouvoir d'un nom

Le nom de l'Éternel est une tour forte. 

Proverbes 18.10

Les surnoms décrivent souvent un certain trait physique ou psychologique d'une personne. Quand j'étais enfant mes amis du primaire m'appelaient méchamment " liver lips" (lèvres de foie) parce qu'à ce stade de ma croissance, ma bouche semblait disproportionnellement grande. Nul besoin de vous dire que j'ai toujours été heureux que ce surnom ne me soit pas resté.

Contrairement à ce surnom, j'aime beaucoup les noms de Dieu qui décrivent ses formidables attributs. Dieu a des attributs si merveilleusement variés qu'il possède de nombreux noms attestant ses capacités et son caractère. En voici quelques-uns: Elohim, «le Dieu au-dessus de tous les dieux»; Jehovah Jireh, «le Dieu qui pourvoit»; Jehovah Rapha, «notre Dieu qui guérit»; El-Shaddai, «le Dieu tout-puissant» , Jéhovah Shalom, «notre Dieu de paix»; Jehovah Shamma, «notre Dieu qui est présent»; Jehovah Yahweh, «notre Dieu d'amour qui garde son alliance».

Rien d'étonnant à ce que l'auteur des Proverbes nous encourage à ne pas oublier que «[le] nom de l'Éternel est une tour forte», auprès de laquelle ceux qui craignent Dieu courent se réfugier pour y être « en sûreté » (Pr 18.10). Lorsqu'une situation pénible vous menace et vous fait vous sentir vulnérable, réfléchissez à l'un des noms de Dieu. Ayez l'assurance qu'il se montrera fidèle à son nom. — J.M.S.

Les noms de Dieu, qui décrivent ses attributs,
peuvent nous consoler lorsque nous en avons le plus besoin.

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13 juillet • Lisez > 1 Pierre 4.1-11

«Sans Grâce»

L'homme qui a de la sagesse est lent à la colère, et il met sa gloire à oublier les offenses.
Proverbes 19.11

J'ai surnommé notre voiture «No Grace» (Sans Grâce). Les dimanches matin sont les pires. Je remplis la voiture du nécessaire pour l'Église, j'y monte, j'en ferme la portière et Jay commence à sortir du garage en marche arrière. Alors que je suis encore en train de m'installer, l'avertisseur de la ceinture de sécurité se déclenche. «Je t'en prie, lui dis-je, donne-moi juste une minute de plus.» De toute évidence, la réponse est «non», car il continue de crier jusqu'à ce que je boucle ma ceinture.

Cette petite source de contrariété est un bon rappel de ce à quoi ressemblerait la vie si la grâce n'existait pas. Chacun de nous serait obligé de rendre immédiatement des comptes pour la moindre indiscrétion, sans avoir le temps de se repentir ou de changer de comportement. Il n'y aurait aucun pardon. Aucune miséricorde. Aucun espoir.

La vie dans notre monde ressemble parfois au plongeon dans un gouffre dépourvu de grâce. Lorsque l'on exagère des défauts insignifiants jusqu'à en faire des indiscrétions de taille ou que l'on refuse de passer sous silence les fautes et les offenses des autres, on finit par crouler sous le poids de la culpabilité que l'on n'était jamais censé porter. Dans sa grâce, Dieu a envoyé Jésus pour qu'il porte ce fardeau à notre place. Ceux qui reçoivent le don de la grâce de Dieu ont le privilège de l'offrir aux autres au nom de Christ «Avant tout, ayez les uns pour les autres un ardent amour, car l'amour couvre une multitude de péchés» (1 Pi 4.8). — J.A.L.

La grâce que l'on reconnaît avoir reçue avec gratitude,
on la transmet avec joie à ceux qui sont dans le besoin.

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14 juillet • Lisez > Psaume 72.12-20

Des blés sur les sommets

Les blés abonderont dans le pays, au sommet des montagnes.
Psaume 72.16

Durant ma vie, j'ai escaladé de nombreuses montagnes des États-Unis, et je peux vous assurer qu'il n'y a pas grand-chose qui pousse au sommet. Les sommets des montagnes ne sont que roc et mousse. Ce n'est pas là que l'on trouverait normalement du blé en abondance.

Par contre, Salomon, qui a écrit le Psaume 72, a demandé à Dieu que les blés abondent au sommet des montagnes, comme caractéristique de son règne sur le trône. S'il est si rare de voir des blés pousser au haut d'une montagne, que suggère Salomon au juste ? Que la puissance de Dieu peut produire des résultats même dans le sol le moins prometteur ?

Peut-être vous considérez-vous comme une petite personne ayant très peu à apporter au royaume. Prenez courage, car Dieu peut produire une récolte abondante par vous. Voici une des ironies au sujet de la foi : Dieu se sert de ce qui a peu d'importance pour accomplir de grandes choses. Peu d'entre nous sont sages ou nobles, nous sommes pour la plupart anonymes et loin d'être extraordinaires. Pourtant, nous pouvons tous lui être utiles. Et contrairement à ce que nous pourrions penser, c'est en raison de notre faiblesse que Dieu peut nous utiliser (1 Co 1.27-29; 2 Co 12.10).

Il est possible d'être trop grand ou trop orgueilleux pour être utile à Dieu, mais on ne saurait jamais être trop petit. Il est écrit que nous pouvons tout par celui qui nous fortifie (Ph 4.13). Par l'immense puissance de Dieu, nous pouvons faire tout ce qu'il nous a appelés à accomplir. D.H.R.

Pour faire l'expérience de la puissance de Dieu, il faut d'abord reconnaître que l'on est faible.

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15 juillet • Lisez > 2 Corinthiens 11.23-31

La vraie loyauté

S'il faut se glorifier, c'est de ma faiblesse que je me glorifierai !
2 Corinthiens 11.30

On estime que les grands voyageurs du monde entier auraient accumulé plus de 22 milliards de kilomètres. Tout a commencé au début des années 1980, lorsque les compagnies aériennes ont lancé les premiers programmes de fidélisation pour récompenser la loyauté des voyageurs. Ces clients pouvaient échanger les kilomètres accumulés contre des voyages, des marchandises et des services gratuits, si bien qu'il ne leur a pas fallu longtemps pour se mettre à planifier leurs voyages autant en fonction de leurs récompenses personnelles que des prix et des horaires.

L'apôtre Paul était un des grands voyageurs du Ier siècle, mais ce qui l'intéressait dans les voyages, ce n'était pas l'accumulation des kilomètres à échanger contre «une traversée gratuite de la mer». Il voulait annoncer la bonne nouvelle du pardon et de la vie éternelle par la foi en Jésus à autant de gens que possible. Lorsque certains Corinthiens ont mis en doute son autorité, il a écrit une lettre expliquant le prix qu'il avait dû payer pour apporter l'Évangile à d'autres: «[Trois] fois j'ai été battu de verges, une fois j'ai été lapidé, trois fois j'ai fait naufrage, j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme» (2 Co 11.25). Dieu lui a donné la grâce et l'endurance nécessaires pour annoncer Jésus au péril de sa vie, de façon désintéressée.

Que notre service envers Dieu nous vaille d'être persécutés ou louangés, puissions-nous toujours chercher à lui rester fidèles et reconnaissants pour son sacrifice d'amour. D.C.M.

Notre loyauté envers Jésus pousse dans le sol de son amour pour nous.

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16 juillet • Lisez > Psaume 16.1-11

Se sentir enchaîné ?

[Car] j'ai appris à être content dans l'état où je me trouve.
Philippiens 4.11

Boèce a vécu en Italie au VIe siècle, où il a servi à la cour royale en sa qualité de politicien des plus habiles. Malheureusement, il est tombé en disgrâce auprès du roi, qui l'a accusé de trahison et l'a fait jeter en prison. En attendant son exécution, Boèce a demandé qu'on lui fournisse de quoi mettre ses réflexions par écrit. Plus tard, celles-ci sont devenues un classique spirituel durable portant sur la consolation.

Tandis qu'il se trouvait en prison, à s'interroger au sujet de son avenir sombre, Boèce a nourri sa perspective de sa foi en Christ : «Tant il est vrai qu'il n'y a de misérable que ce que l'on croit tel, et qu'au contraire tout est bonheur pour qui sait se résigner.» Il comprenait que notre perception des circonstances qui évoluent et du contentement relève d'un choix personnel.

L'apôtre Paul a renforcé l'idée selon laquelle la perception que nous avons de notre situation compte plus que la situation même. Alors qu'il était lui-même en prison, il a écrit «[J'ai] appris à être content dans l'état où je me trouve» (Ph 4.11). Ces deux hommes pouvaient vivre dans le contentement parce qu'ils tiraient leur ultime satisfaction de Dieu, qui ne change jamais.

Vous sentez-vous enchaîné à une situation pénible ? Dieu peut vous procurer le contentement. La satisfaction durable ne se trouve qu'en lui, car «il y a d'abondantes joies devant [sa] face, des délices éternelles à [sa] droite» (Ps 16.11). — H.D.F.

Quand tout ce que l'on a, c'est Dieu, on a tout ce dont on a besoin.

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17 juillet • Lisez > Hébreux 10.19-25

Fière allure !

Veillons les uns sur les autres, pour nous inciter à l'amour et aux bonnes œuvres.
Hébreux 10.24

Après avoir essayé un jour mes nouvelles lunettes de soleil en voiture, ma fille me les a redonnées en me taquinant «Ce ne sont pas des lunettes de soleil, maman. Ce ne sont que des lunettes à la mode. Laisse-moi deviner, tu les as achetées parce qu'elles te donnent un air mignon.»

OK, je dois avouer que ma fille me connaît bien. Je ne m'étais aucunement préoccupée des rayons U V et de savoir si ces lunettes bloquaient le soleil. J'aimais simplement l'air qu'elles me donnaient.

Nous nous préoccupons pour la plupart de notre look. Nous voulons donner l'impression «d'être au-dessus de nos affaires» - libres de toutes épreuves, craintes, tentations et peines.

Nous ne nous aidons pas, ni nos compagnons de voyage, en cherchant à feindre la perfection dans notre cheminement spirituel. Par contre, le fait de partager notre vie avec ceux du corps de Christ nous avantage, ainsi que les autres. Lorsque nous nous montrons un peu plus transparents, nous sommes susceptibles de trouver des gens se heurtant à une situation comparable à la nôtre. Par ailleurs, en jouissant d'une meilleure communion avec Dieu et en prenant mieux conscience de notre brisement et de notre inaptitude, nous permettons à Dieu de plus nous utiliser pour venir en aide aux autres.

Laissons Dieu nous dépouiller de toute prétention et «[veillons] les uns sur les autres, pour nous inciter à l'amour et aux bonnes œuvres» (Hé 10.24). C.H.K.

Le croyant est ferme lorsqu'il n'est pas seul.

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18 juillet • Lisez > Jérémie 17.5-10

Ponts vivants

Béni soit l'homme qui se confie dans l'Éternel !
Jérémie 17.7

Les habitants de Cherrapunji, en Inde, ont trouvé un moyen unique de traverser les nombreuses rivières et les nombreux ruisseaux de leur région. Ils se font pousser des ponts à partir des racines de caoutchoutiers. Ces «ponts vivants» prennent entre dix et quinze ans à atteindre la maturité, mais une fois qu'ils se sont bien enracinés, ils sont extrêmement stables et vivent des centaines d'années.

La Bible compare la personne qui met sa confiance en Dieu à «un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant» (Jé 17.8). Étant donné que ses racines sont bien nourries, cet arbre survit aux intempéries. Et durant les sécheresses, il continue de donner ses fruits.

Comme un arbre fermement enraciné, les gens qui comptent sur Dieu ont un sentiment d'équilibre et de vitalité malgré les pires circonstances. Par contraste, ceux qui comptent sur les êtres humains vivent souvent avec un sentiment d'instabilité. La Bible compare ces derniers aux lieux brûlés du désert qui sont souvent mal nourris et inhabités (v. 6). Ainsi en va-t-il de la vie spirituelle des gens qui se détournent de Dieu.

Où sont nos racines ? Sommes-nous enracinés en Jésus (Col 2.7) ? Sommes-nous des ponts qui conduisent d'autres personnes à lui ? Si nous connaissons Christ, nous pouvons attester la vérité suivante: «Béni soit l'homme qui se confie dans l'Éternel !» (Jé 17.7.) — J.B.S.

Même les dures épreuves ne sauraient terrasser
la personne qui est enracinée en Dieu.

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19 juillet • Lisez > Psaumes 102.19-29

Anecdotes ou aventures ?

Mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront point.
Psaumes 102.28

Mon grand-père aimait beaucoup raconter des histoires, et j'aimais énormément l'écouter. Papi avait deux genres d'histoires. «La fable» était une histoire aux accents de vérité, mais qu'il modifiait chaque fois qu'il la racontait. «L'aventure» était une histoire qui s'était réellement produite et dont les faits ne changeaient jamais d'une fois à l'autre. Un jour, mon grand-père m'a raconté une histoire qui me semblait trop bizarre pour être vraie. «Fable !» ai-je alors déclaré, mais mon grand-père a insisté sur sa véracité. Même si son récit ne variait jamais dans ce cas-là, je ne parvenais tout simplement pas à y croire, tellement il était inhabituel.

Puis un jour, en écoutant une émission de radio, j'ai entendu l'animateur raconter une histoire qui confirmait la véracité de celle de mon grand-père. C'est ainsi que sa «fable» est soudain devenue une «aventure». Ce fut un instant émouvant de retour dans le temps qui a rendu mon grand-père encore plus digne de confiance à mes yeux.

En écrivant au sujet de la nature immuable de Dieu (Ps 102.28), le psalmiste nous a offert cette même consolation: le fait de savoir que Dieu est digne de notre confiance. Or, cette idée revient, ainsi exprimée, dans Hébreux 13.8 «Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement.» Elle peut élever notre cœur au-dessus de nos épreuves quotidiennes en nous rappelant qu'un Dieu immuable et digne de confiance règne au-dessus du chaos d'un monde en constante transformation. R.K.

Au cœur de la tempête, laissez le vent apaisant de la fiabilité de Dieu souffler sur vous.

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20 juillet • Lisez > Ésaïe 49.1-6

Faibles commencements

Car ceux qui méprisaient le jour des faibles commencements se réjouiront.
Zacharie 4.10

Je rencontre souvent des gens qui servent Dieu d'une façon qui leur semble insignifiante dans un endroit qu'ils perçoivent également ainsi. Leur sentiment de solitude les décourage souvent, car ils ont l'impression que leur service ne compte pas. En les entendant parler, je me rappelle un des anges du livre de C. S. Lewis intitulé «Au-delà de la planète silencieuse», qui dit « Mon peuple a reçu pour directive de ne jamais vous parler de taille ou de chiffres. [...] Cela vous fait vous incliner devant des riens et passer à côté de ce qui est vraiment exceptionnel » (Traduction libre).

Notre culture nous pousse parfois à croire que plus grand vaut mieux, que la taille est la véritable mesure du succès. Il faut quelqu'un de solide pour résister à cette tendance, surtout s'il œuvre dans un petit milieu. Reste qu'il faut éviter de «passer à côté de ce qui est vraiment exceptionnel».

Ce n'est pas que les chiffres soient sans importance (après tout, les apôtres comptaient leurs convertis, voir Ac 2.41). Ils représentent des êtres vivants ayant des besoins éternels. Nous devrions tous travailler et prier en vue de faire entrer beaucoup de gens dans le royaume de Dieu, mais notre estime de soi ne devrait pas reposer sur des chiffres.

Dieu ne nous appelle pas à puiser notre satisfaction dans la quantité de choses que nous faisons pour lui ou le nombre de personnes qui font partie de ce travail, mais dans le fait d'œuvrer fidèlement en son nom. Servir notre grand Dieu par sa force, voilà le plus grand service à lui rendre ! D.H.R.

Quiconque fait l'œuvre de Dieu à la manière de Dieu compte aux yeux de Dieu.

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21 juillet • Lisez > Jean 4.7-15

De l'eau pour le monde

Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein.
Jean 7.38

Même si la planète est couverte à 70 % d'eau, seulement 1 p. cent de toute cette eau est potable. La conservation et l'épuration de l'eau sont d'une importance capitale dans de nombreuses régions du globe, car toute vie dépend du fait de disposer d'eau saine.

Jésus s'est donné la peine de faire connaître un autre genre d'eau vive à une femme perdue. Il a intentionnellement choisi de se rendre dans une ville de la Samarie, un lieu où aucun rabbi respectable ne mettrait les pieds. Là-bas, il a parlé à cette femme au sujet de «l'eau vive». Celui qui en boit, a-t-il dit, «n'aura jamais soif» et elle «deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle» (Jn 4.14).

Cette eau vive, c'est Jésus même. Celui qui le reçoit a la vie éternelle (v. 14), mais l'eau vive qu'il procure sert également à autre chose, comme Jésus l'a dit de ceux qui le reçoivent «Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein» (7.38). L'eau vive qui nous rafraîchit sert aussi à en rafraîchir d'autres.

De même que tous n'ont pas autant d'eau potable partout dans le monde, tous n'ont pas autant d'eau vive. Peu de gens connaissent des disciples de Jésus qui se préoccupent véritablement d'eux. Or, c'est un privilège pour nous de le partager avec les autres. Christ est, après tout, l'eau vive dont les gens ont soif. — C.P.H.

Jésus est une source intarissable d'eau vive pour un monde assoiffé.

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22 juillet • Lisez > Psaume 32.1-7

Profonds regrets

Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée.
Psaume 32.3

Tandis que je m'entretenais avec une excellente pianiste, elle m'a demandé si je jouais d'un instrument. Lorsque je lui ai répondu:« Je joue de la radio », elle a éclaté de rire en me demandant si j'avais déjà voulu jouer d'un instrument. D'un air embarrassé, je lui ai alors répondu « J'ai suivi des cours de piano lorsque j'étais enfant, mais je les ai abandonnés. » Maintenant que je suis adulte, je regrette de ne pas les avoir poursuivis. La musique me plaît beaucoup et j'aimerais savoir en jouer aujourd'hui. Cette conversation m'a rappelé de nouveau que la vie se compose souvent des choix que nous faisons, dont certains nous occasionnent des regrets.

Certains choix nous valent des regrets bien plus graves et bien plus douloureux que d'autres. Le roi David l'a découvert à ses dépens lorsqu'il a choisi de coucher avec la femme d'un autre et de tuer l'homme lésé par la suite. Voici comment il décrit la culpabilité dévastatrice qui l'a alors envahi: «Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée; car nuit et jour ta main s'appesantissait sur moi, ma vigueur n'était plus que sécheresse, comme celle de l'été» (Ps 32.3,4). Puis David a reconnu et confessé son péché à Dieu, qui lui a accordé son pardon (v. 5).

Lorsque nos choix nous valent d'avoir de pénibles regrets, la grâce et le pardon ne peuvent nous venir que de Dieu. Et c'est en lui seul que nous pouvons trouver la sagesse nécessaire pour faire de meilleurs choix. — W.E.C.

Le pardon de Dieu nous libère des chaînes du regret.

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23 juillet • Lisez > Deutéronome 6.1-9 19.1-10

Brandir le drapeau blanc

Ecoute, Israël ! L'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu.
Deutéronome 6.4,5

Dernièrement, en regardant la vidéo d'un culte d'adoration se déroulant dans un église d'Amérique du Sud, j'ai remarqué quelque chose que je n'avais jamais vu auparavant dans une église. Tandis que le pasteur appelait passionnément ses brebis à céder leur vie à Jésus, une d'elles a sorti un mouchoir blanc de sa poche et s'est mise à le brandir dans les airs. Ce fut ensuite le tour d'une autre, puis d'une autre. Le visage baigné de larmes, elles exprimaient ainsi un abandon total à Christ.

Je me suis quand même demandé si leur geste avait aussi une autre signification. Je crois que ces gens brandissaient leur amour pour Dieu. Lorsque Dieu a demandé ceci à son peuple:
«tu aimeras l'Eternel, ton Dieu» (De 6.5), il l'a fait dans le contexte de son appel ardent à lui céder chacun sa vie.

Du point de vue de Dieu, la vie avec lui est loin de se résumer au simple fait d'essayer d'être une bonne personne. C'est toujours une question de relation, dans laquelle l'abandon de soi constitue le moyen de lui exprimer notre amour et notre gratitude. Jésus nous a tant aimés qu'il s'est donné sur la croix afin de nous arracher à ce qui nous retenait désespérément liés au péché et de nous lancer sur le chemin vers tout ce qui est bon et glorieux.

Les mots nous manquent pour dire à Dieu combien nous l'aimons ! Montrons-lui donc notre amour en consacrant notre coeur et notre vie à le suivre. — J.M.S.

Le renoncement à soi est le langage d'amour de Dieu.

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24 juillet • Lisez > Psaume 147.1-9

Donne des noms aux étoiles

Il compte le nombre des étoiles, il leur donne à toutes des noms.
Psaume 147.4

Sur un plateau situé bien au-dessus du désert d'Atacama, au Chili, le plus grand radiotélescope du monde procure aux astronomes une vue inédite de l'univers. Dans un article de «l 'Associated Press», Luis Andres Henao a dit de scientifiques issus de nombreux pays qu'ils «recherchaient des indices de l'aube du cosmos - depuis les gaz les plus froids et la poussière dont les galaxies et les étoiles se forment jusqu'à l'énergie produite par le Big Bang».

La Bible célèbre l'immense puissance et l'intelligence infinie du Dieu qui «compte le nombre des étoiles» et qui «leur donne à toutes des noms» (Ps 147.4). Reste que le Créateur de l'univers n'est pas une force lointaine et indifférente, mais un Père céleste rempli d'amour qui «guérit ceux qui ont le cœur brisé, et [qui] panse leurs blessures» (v. 3). «L'Éternel soutient les malheureux » (v. 6) et «aime ceux qui le craignent, ceux qui espèrent en sa bonté» (v. 11).

Il nous aime tant qu'il «a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle» (Jn 3.16).

L'auteur britannique J. B. Phillips a appelé la Terre «la planète visitée», là où le Prince de gloire réalise encore son plan. Notre espoir pour aujourd'hui et l'éternité réside dans la bonté du Dieu qui donne des noms à toutes les étoiles. D.C.M.

Dieu, qui connaît le nom de chaque étoile, connaît également tous nos noms.

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25 juillet • Lisez > Luc 19.1-10

À la recherche de Zachée

Le salut est entré aujourd'hui dans cette maison.
Luc 19.9

Alf Clark parcourt les rues de la ville à la recherche de Zachée. En fait, pas celui dont il est question dans la Bible, car Jésus a déjà trouvé celui-là. Alf et quelques-uns de ses amis qui œuvrent dans le cadre d'un ministère urbain font ce que Jésus a fait dans Luc 19. Ils parcourent intentionnellement la ville afin de rencontrer des gens dans le besoin et de leur venir en aide.

Alf va de maison en maison dans son quartier, frappant aux portes et déclarant à toute personne qui lui répond: « Salut ! Je suis Alf. Avez-vous des besoins pour lesquels je pourrais prier ?» C'est sa façon d'entrer en communication et - comme Jésus l'a fait avec Zachée, le percepteur d'impôts - de chercher à apporter de judicieux conseils, ainsi que la vie spirituelle et de l'espoir.

Remarquez ce que Jésus a fait. Luc dit simplement que Jésus «traversait la ville» de Jéricho (Luc 19.1) lorsqu'une foule s'est réunie autour de lui, comme c'était généralement le cas quand il était en ville. «[Étant] de petite taille», Zachée a dû grimper dans un arbre pour le voir. Or, Jésus s'est rendu tout droit à cet arbre et a déclaré à Zachée que celui-ci devait l'accueillir chez lui. Ce jour-là, le salut est entré dans la maison de Zachée, car Jésus était
« venu chercher et sauver ce qui était perdu » (v. 10).

Sommes-nous à la recherche de Zachée ? Il est partout, et il a besoin de Jésus. Comment pouvons-nous transmettre l'amour de Christ aux gens qui ont besoin du Sauveur ? J.D.B.

La bonne nouvelle de Dieu est trop bonne pour qu'on la garde pour soi-même.

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26 juillet • Lisez > Ésaïe 17.7-11

L'oeuvre de nos mains

«[Car] sans moi, vous ne pouvez rien faire.»
Jésus (Jean 15.5)

Le printemps venait de céder la place à l'été et les cultures commençaient à donner leurs fruits tandis que notre train parcourait les paysages fertiles de la côte ouest du Michigan. Les fraises avaient mûri, et des gens agenouillés dans la rosée matinale cueillaient ces fruits savoureux. Les buissons de myrtilles absorbaient les rayons de soleil provenant du ciel et les substances nutritives provenant de la terre.

Après avoir vu des champs et des champs de fruits en maturation, nous sommes passés devant un tas d'objets en métal rouillés laissés à l'abandon. La dure image de ferraille orange sortant du sol contrastait nettement avec les douces nuances de vert des cultures en croissance. Le métal ne produit rien. Les fruits, par contre, poussent, mûrissent et nourrissent des êtres humains qui ont faim.

Le contraste entre les fruits et le métal me rappelle les prophéties que Dieu a prononcées contre des villes antiques comme Damas (Es 17.1,11). Il a dit ainsi «Car tu as oublié le Dieu de ton salut [...] la récolte a fui» (Es 17.10,11). Cette prophétie sert aujourd'hui encore de mise en garde contre le danger et la futilité de penser que nous pouvons produire quoi que ce soit par nos propres forces. Sans Dieu, le travail de nos mains deviendra un tas de ruines. Cependant, lorsque nous nous unissons à Dieu dans l'œuvre de ses mains. Dieu multiplie nos efforts et procure de la nourriture spirituelle à beaucoup de gens. — J.A.L.

Car tu as oublié le Dieu de ton salut [...] la récolte a fui.
Ésaïe 17.10,11

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27 juillet • Lisez > Habakuk 2.2-14

Perspective divine

Car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé [...] elle s'accomplira.
Habakuk 2.3

Jason a fait un voyage à New York durant la semaine de relâche du printemps. Un certain après-midi, quelques-uns de ses amis et lui se sont entassés dans un taxi et se sont dirigés vers l'Empire State Building. Pour Jason, le trajet au sol a semblé chaotique et dangereux. Par contre, lorsqu'il est arrivé à l'observatoire du gratte-ciel et qu'il a posé le regard sur les rues de la ville, à son grand étonnement, il y a vu ordre et intention. Quelle différence le changement de perspective a faite !

Habakuk a appris une leçon similaire. Lorsqu'il regardait la vie selon sa perspective terrestre, Dieu lui semblait indifférent aux maux de la société (Ha 1.2-4). Dieu lui a toutefois procuré une perspective divine et lui a montré que la vie ne se résume pas à ce qu'elle semble être. Les agissements des hommes ne sauraient contrer les desseins de Dieu (2.3).

Ceux qui ne démontrent aucun intérêt pour Dieu peuvent sembler prospérer pour l'instant, mais Dieu finira par redresser tous les torts. Dieu agit de manière souveraine par rapport à tout ce qui passera, afin que tout concoure à ses desseins bienveillants. Il ne fait aucun doute que les projets de Dieu se réaliseront, et cela, en son temps (v. 3).

Il nous est impossible de voir l'image dans son ensemble depuis là où nous nous trouvons dans la vie , Dieu seul le peut. Continuons donc à vivre par la foi et non par la vue. Selon la perspective de Dieu, toutes choses concourent au bien des croyants et à son honneur. P.F.C.

Nos jours sont entre les mains de Dieu; notre âme est confiée à sa garde.

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28 juillet • Lisez > Habakuk 2.2-14

Courageux et cohérent

Paul, en les voyant, rendit grâces à Dieu, et prit courage.
Actes 28.15

En lisant la notice nécrologique d'Eugène Patterson, qui a été éditeur de «The Atlanta Journal-Constitution» de 1960 à 1968 et lauréat du prix Pulitzer, j'ai constaté deux choses frappantes. Pendant plusieurs années, Patterson a prêté sa voix à la défense farouche des droits de la personne à une époque où beaucoup de gens s'opposaient à l'égalité raciale. De plus, il a écrit une chronique chaque jour pendant huit ans, ce qui représente 2922
rubriques ! Jour après jour, année après année. Son courage et sa constance ont compté parmi les facteurs d'influence les plus marquants de sa vie.

Ces mêmes qualités se remarquent chez l'apôtre Paul. Le passage d'Actes 13 à 28 raconte avec quelle bravoure il a affronté une situation après l'autre. Ayant fait naufrage en route vers sa comparution devant César, il a mis pied à terre au sud de Rome, où de nombreux frères en Christ sont venus à sa rencontre (Ac 28.11-15). Luc en parle ainsi «Paul, en les voyant, rendit grâces à Dieu, et prit courage» (v. 15). Durant les deux années d'emprisonnement qui ont suivi, Paul a été autorisé à résider dans sa propre maison de location où il «recevait tous ceux qui venaient le voir, prêchant le royaume de Dieu et enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ, en toute liberté et sans obstacle» (v. 30,31).

Tout disciple de Jésus peut continuellement procurer du courage et en recevoir. Le Seigneur peut se servir de nous aujourd'hui même pour nous encourager et nous fortifier les uns les autres. D.C.M.

Lorsque les gens vous font part de leurs craintes, faites-leur part de votre courage.

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29 juillet • Lisez > Hébreux 4.14-16

Un accès sûr

Approchons-nous avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.
Hébreux 4.16

Le Mont Saint-Michel est une île intertidale située à presque un kilomètre des côtes de la Normandie, en France. Pendant des siècles, l'abbaye et le monastère qui le coiffent ont attiré des pèlerins. Jusqu'à ce que l'on construise une route en remblai y menant, ce mont était célèbre pour son accès périlleux ayant causé la mort de certains pèlerins. A marée basse, il est entouré de bancs de sable; à marée haute, il est entouré d'eau. On craignait donc d'accéder à cette île.

Les Juifs de l'Ancien Testament craignaient eux aussi d'accéder auprès de Dieu. Lorsque Dieu a fait entendre sa voix très forte sur le mont Sinaï, le peuple a redouté de s'en approcher
(Ex 19.10-16). Et lorsque le souverain sacrificateur autorisait l'accès auprès de Dieu, le peuple devait suivre certaines instructions précises (Lé 16.1-34) pour s'en prévaloir. Le fait de toucher accidentellement l'arche de l'alliance, qui représentait la sainte présence de Dieu, occasionnerait la mort du fautif (voir 2 S 6.7,8).

En raison de la mort et de la résurrection de Jésus, nous pouvons toutefois nous approcher maintenant de Dieu sans crainte. La peine du péché a été purgée et nous sommes invités à entrer en présence de Dieu «Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce» (Hé 4.16).

Grâce à Jésus, nous pouvons venir à Dieu par la prière n'importe où et n'importe quand. — H.D.F.

Au moyen de la prière, nous avons instantanément accès auprès de notre Père.

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30 juillet • Lisez > 1 jean 4.7-16

Marques familiales

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres; car l'amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu.
1 Jean 4.7

Les îles d'Aran, situées à l'ouest des côtes de l'Irlande, sont connues pour les magnifiques pulls que l'on y confectionne de façon artisanale. On tisse des motifs dans le tissu en employant de la laine de mouton. Beaucoup d'entre eux évoquent la culture et le folklore de ces petites îles, mais certains autres sont de nature plus personnelle. Chaque famille d'insulaires a son propre motif, distinctif à tel point que, si un pêcheur se noyait, on dit qu'il serait possible de l'identifier simplement en examinant son pull afin d'y découvrir la marque de fabrique de sa famille.

Dans sa première épître, l'apôtre Jean décrit des choses auxquelles on devrait pouvoir reconnaître les membres de la famille de Dieu. Dans 1 Jean 3.1, l'auteur affirme que nous faisons partie de cette famille «Voyez quel amour le Père nous a témoigné pour que nous soyons appelés enfants de Dieu !» Il décrit ensuite la marque de fabrique de ceux qui sont les enfants de Dieu, y compris «Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres; car l'amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu» (4.7).

Étant donné que «l'amour est de Dieu», il n'existe pas de meilleur moyen de refléter le cœur du Père que de manifester l'amour qui le caractérise. Puissions-nous permettre à son amour d'en atteindre d'autres par notre intermédiaire, car l'amour compte parmi nos marques de fabrique familiales. W.E.C.

L'amour est le trait de famille que le monde devrait voir chez les disciples de Christ.

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31 juillet • Lisez > Ésaïe 55.1-7

Tel que je suis

Viens. Et que celui qui a soif vienne [...] prenne de l'eau de la vie, gratuitement.
Apocalypse 22.17

De bons souvenirs me sont revenus en mémoire tandis que j'assistais à un concert. Le chef du groupe venait de présenter la chanson que le groupe allait chanter ensuite «Tel que je suis, sans rien à moi, sinon ton sang versé pour moi». Je me suis rappelé la façon dont, des années auparavant, mon pasteur demandait aux gens de s'avancer pendant que nous chantions cette chanson, leur indiquant qu'ils aimeraient recevoir le pardon que Christ offre pour leurs péchés.

Lors de ce concert, le chef du groupe nous a toutefois suggéré une autre occasion où il conviendrait de la chanter. Il a fait remarquer qu'il se plaît à croire que le jour où il mourra et ira retrouver le Seigneur, il lui chantera avec gratitude «Agneau de Dieu, je viens ! je viens !» Des années avant d'avoir écrit cette chanson, Charlotte Elliott a demandé à un pasteur comment trouver le Seigneur. Il lui a répondu . «Il suffit d'aller à lui telle que vous êtes.» C'est ce qu'elle a fait, et plus tard durant une période décourageante de maladie, elle a écrit ce cantique au sujet du jour où elle était venue à Christ et où il lui avait pardonné ses péchés.

Dans sa Parole, Dieu nous exhorte ainsi: «Cherchez l'Éternel pendant qu'il se trouve; invoquez-le, tandis qu'il est près» (És 55.6). Il nous interpelle «Vous tous qui avez soif, venez aux eaux [...] Prêtez l'oreille, et venez à moi, écoutez, et votre âme vivra » (v. 1,3). Telle que je suis, je viens donc à toi, mon Dieu ! — A.M.C.

Prêtez l'oreille, et venez à moi, écoutez, et votre âme vivra. Ésaïe 55.3

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org


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