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Notre Pain Quotidien - Avril 2020


 Notre Pain Quotidien - avril 2020 - café & gâteau

1er avril • Lisez > Ésaïe 53.3-12

Méprisé pour tout cela

[II] a porté les péchés de beaucoup d’hommes, et [...] il a intercédé pour les coupables.
Ésaïe 53.12

Susannah Cibber est devenue célèbre au XVIIIe siècle tant pour sa superbe voix que pour ses scandales matrimoniaux. Voilà pourquoi, lorsque l’on a interprété le Messie de Haendel à Dublin pour la première fois, en avril 1742, beaucoup de gens dans l’auditoire ont désapprouvé le rôle de soliste qu’elle y tenait.

Lors de ce spectacle inaugural, Cibber a chanté un extrait du Messie:
«Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance» (És 53.3). Ces paroles ont ému le révérend Patrick Delany au point de l’inciter à se lever d’un bond en lançant: «Femme, pour cela, que tous tes péchés te soient pardonnés !»

Le lien entre Susannah Cibber et le thème du Messie de Haendel est évident. C’est à cause du péché que l’«homme de douleur» - Jésus, le Messie - a été «[méprisé] et abandonné». Le prophète Ésaïe a dit: «[Par] sa connaissance, mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, et il se chargera de leurs iniquités» (v. 11).

Or, le même lien nous unit au Messie. Que l’on soit du côté de l’auditoire désapprobateur de celui de Susannah Cibber ou quelque part entre les deux, nous devons tous nous repentir et recevoir le pardon de Dieu. Par sa vie, sa mort et sa résurrection, Jésus nous a réconciliés avec notre Père céleste.

Pour cela - pour tout ce que Jésus a fait -, que nos péchés nous soient pardonnés ! — Timothy Gustafson

Alléluia ! Car le Seigneur [...] est entré dans son règne. Apocalypse 19.6

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2 avril • Lisez > Matthieu 6.1-4

Une bonté anonyme

Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite.
Matthieu 6.3

Dès la fin de mes études universitaires, j’ai dû m’astreindre à un budget de nourriture strict: vingt-cinq dollars par semaine, pour être exacte. Un jour, juste avant de passer à la caisse, je me suis doutée que les articles que j’avais choisis me coûteraient légèrement plus que l’argent qui me restait. J’ai alors dit à la caissière: «Arrêtez tout simplement quand vous atteindrez les vingt dollars.» J’ai pu ainsi tout acheter, sauf un sac de poivrons.

Comme je m’apprêtais à sortir du stationnement de l’épicerie, un homme s’est arrêté près de ma voiture pour me dire: «Tenez, prenez vos poivrons, madame», et me tendre le sac en question. Or, avant même que j’aie pu l’en remercier, il était déjà reparti.

Le souvenir de ce petit geste de bonté me réchauffe encore le cœur et me rappelle les paroles de Jésus rapportées dans Matthieu 6. En guise de critique envers ceux qui se donnent en spectacle lorsqu’ils font l’aumône (v. 2), Jésus a enseigné à ses disciples une autre façon de faire. Au lieu de nous glorifier de notre générosité, il désire que nos dons soient faits avec une telle discrétion que notre main gauche ignore ce que donne notre main droite (v. 3) !

Comme ce geste de bonté me l’a rappelé, on ne devrait jamais se glorifier de ses aumônes. Si l’on a de quoi donner, c’est uniquement parce que Dieu s’est montré immensément généreux envers soi (2 Co 9.6-11. En donnant en secret et avec générosité, on reflète la personne de Christ, à qui toutes les actions de grâces sont dues (v. 11). — Monica Brands

Donner avec discrétion et abondance reflète ta générosité de Dieu.

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3 avril • Lisez > Psaume 119.65-72

Mi-doux, mi-amer

Tu es bon et bienfaisant.
Psaume 119.68

Certains aiment le chocolat amer, alors que d’autres le préfèrent sucré. Les Mayas de l’Antiquité, en Amérique centrale, aimaient s’en faire une boisson assaisonnée de piments forts. Cette «eau amère», comme ils l’appelaient, leur plaisait. Longtemps après, cette boisson a fait son entrée en Espagne, mais les Espagnols y ont préféré le chocolat sucré, si bien qu’ils y ont ajouté du sucre et du miel, afin de casser son amertume naturelle.

Comme c’est le cas du chocolat, nos jours peuvent être doux ou amers. Un moine français du XVIIe siècle, le frère Laurent, a écrit: «Si nous savions à quel point [Dieu] nous aime, nous serions toujours disposés à recevoir de sa main tant le doux que l’amer.» Accepter tant le doux que l’amer ? Cela n’est pas facile ! De quoi le frère Laurent parle-t-il ici ? Le secret réside dans les attributs de Dieu. Le psalmiste a dit de Dieu: «Tu es bon et bienfaisant» (Ps 119.68).

Les Mayas accordaient également du prix au chocolat amer en raison de ses vertus guérissantes et médicinales. Les jours amers ont eux aussi de la valeur. Ils nous conscientisent à nos faiblesses et nous aident à dépendre davantage de Dieu. Le psalmiste a aussi écrit: « Il m’est bon d’être humilié, afin que j’apprenne tes statuts » (v. 71). Accueillons donc la vie à bras ouverts aujourd’hui, avec ses différentes saveurs, rassurés quant à la bonté de Dieu. Déclarons nous aussi: «Tu fais du bien à ton serviteur, ô Éternel ! selon ta promesse» (v. 65).— Keila Ochoa

Dieu est bon.

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4 avril • Lisez > Philippiens 4.10-20

Boisson fraîche sous le porche

Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance.
Philippiens 4.12

Par une journée particulièrement chaude, le petit Carmine McDaniel, alors âgé de huit ans, désirait veiller à ce que le facteur du quartier reste au frais et bien hydraté. Il a donc laissé à son intention une glacière remplie de bouteilles de boisson pour sportifs et d’eau dans l’escalier avant de chez lui. Or, la caméra de sécurité a enregistré la réaction du facteur: «Oh, mon ami, de l’eau et du Gatorade. Merci mon Dieu; merci !»

Voici ce qu’a dit la mère du petit à ce sujet: «Carmine estime être de son devoir de fournir au facteur une boisson fraîche même en notre absence.»

Cette histoire nous réchauffe le cœur, mais elle nous rappelle aussi qu’il y en a un qui «comblera tous [nos] besoins», comme l’apôtre Paul l’a indiqué. Même si Paul croupissait en prison et que son avenir était incertain, il a exprimé sa joie de voir Dieu répondre à ses besoins par l’intermédiaire des dons financiers des chrétiens de Philippes. Bien que pauvre, l’Église de Philippes s’est montrée généreuse envers Paul et d’autres (Voir 2 Co 8.1-4). Or, comme les croyants de Philippes avaient répondu aux besoins de Paul, de même Dieu allait pourvoir aux leurs «selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ» (Ph.4.19).

Dieu nous envoie souvent une aide verticale par des moyens horizontaux. Autrement dit, il nous procure ce dont nous avons besoin par l’aide d’autrui. Si nous comptons sur lui pour combler nos besoins, nous découvrons, comme Paul l’a fait, le secret du vrai contentement
(v. 12,13). — Marvin Williams

La générosité de Dieu excède toujours nos problèmes.

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5 avril • Lisez > Luc 19.28-40

Qui est celui-ci ?

Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur !
Luc 19.38

Imaginez-vous debout ,coude à coude avec des spectateurs le long d’une route de terre. La femme derrière vous se tient sur la pointe des pieds, cherchant à voir qui s’en vient. Au loin, vous apercevez un homme à dos d’âne. À son approche, les gens jettent leur manteau sur la route. Soudain, vous entendez un arbre craquer derrière vous. Un homme est en train de couper des branches de palmier, et les gens les déposent devant l’âne.

Les disciples de Jésus l’ont honoré avec zèle lors de son entrée à Jérusalem quelques jours avant sa crucifixion. La multitude se réjouissait et louait Dieu «pour tous les miracles qu’ils avaient vus» (Lu 19.37). Les adeptes de Jésus l’ont entouré et se sont exclamés: «Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur !» (v. 38.) Leurs hommages enthousiastes ont gagné les gens de Jérusalem. À l’arrivée de Jésus, «toute la ville fut émue, et l’on disait: Qui est celui-ci ?» (Mt 21.10.)

De nos jours, les gens sont encore curieux au sujet de Jésus. Bien que nous ne puissions pas lui paver le chemin de branches de palmier ni lui crier des louanges en personne, nous pouvons toujours l’honorer. Il nous est possible de discuter de ses œuvres remarquables, de venir en aide aux gens dans le besoin, de supporter les insultes avec patience et de nous aimer profondément les uns les autres. Puis il nous faut nous tenir prêts à répondre aux spectateurs qui demandent à savoir: «Qui est Jésus ?» — Jennifer Benson Schuldt

Nous honorons te nom de Dieu en vivant comme ses enfants.

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6 avril • Lisez > 2 Corinthiens 1.1-10

Une consolation partagée

La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie.
Jean 20.21

«Dieu vous a envoyé à moi ce soir !»

Voilà les au revoir que la femme qui se tenait devant moi m’a faits en sortant de l’avion à destination de Chicago. Assise de l’autre côté de l’allée, elle m’avait indiqué qu’elle rentrait chez elle après avoir fait plusieurs allers-retours le même jour. «Je peux savoir ce qui vous a pressée de la sorte ?» lui ai-je demandé. En baissant les yeux au sol, elle m’a répondu: «Je viens de mettre ma fille en centre de désintoxication aujourd’hui.»

Durant les instants qui ont suivi, je lui ai raconté avec douceur l’histoire du combat que mon fils avait livré contre l’héroïne et comment Jésus l’en avait délivré. En m’écoutant, un sourire est venu illuminer ses yeux remplis de larmes. Après l’atterrissage, nous avons prié ensemble avant de nous séparer, en demandant à Dieu de briser les chaînes de sa fille.

Plus tard en soirée, j’ai repensé aux paroles de Paul: Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction ! (2 Co 1.3,4.)

Tout autour de nous, des gens ont besoin de la consolation que Dieu seul peut procurer. Il désire que nous leur tendions la main et que nous ayons assez de compassion pour leur offrir l’amour dont nous avons nous-mêmes fait l’objet. Puisse-t-il nous envoyer vers eux aujourd’hui ! — James Banks

La bonté de Dieu comble notre besoin le plus profond.

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7 avril • Lisez > Tite 2.7,8,11-14

Jouer franc-jeu

[Te] montrant toi-même à tous égards un modèle de bonnes œuvres.
Tite 2.7

Lorsque le coureur singapourien Ashley Liew s’est retrouvé en tête du peloton d’un marathon aux Jeux d’Asie du Sud-Est, il s’est vite rendu compte que les meneurs avaient pris un mauvais virage et se retrouvaient maintenant à la traîne. Or, Ashley aurait pu tirer avantage de leur erreur, mais son grand esprit sportif lui a indiqué que sa victoire, le cas échéant, ne serait pas authentique. Il voulait remporter la course parce qu’il était le plus rapide, et non parce que ceux qui le devançaient avaient fait une erreur. En agissant selon ses convictions, il a ralenti le pas pour leur permettre de le rattraper.

En définitive, Ashley a perdu la course et s’est privé d’une médaille. Par contre, il a gagné le cœur de ses compatriotes - ainsi qu’un prix international que lui a valu son sens du franc-jeu. Son geste a mis en valeur sa foi chrétienne, sans compter qu’il a dû en amener certains à se demander: «Qu’est-ce qui l’a poussé à agir de la sorte ?»

Son geste me met au défi de transmettre ma foi par mes actions. De petits gestes d’attention, de bonté ou de pardon peuvent glorifier Dieu, comme Paul l’indique simplement: «[Donnons] un enseignement pur, digne, une parole saine, irréprochable» (Tite 2.7,8).

Par nos actions positives, nous pouvons montrer au monde notre capacité à vivre différemment des autres du fait que le Saint-Esprit œuvre en nous. Il nous donne la grâce de rejeter l’impiété et les convoitises mondaines pour convaincre les gens de se tourner vers Dieu (v. 11,12). — Leslie Koh

Vivez de manière à inciter les autres à vouloir connaître Jésus.

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8 avril • Lisez > 1 Pierre 2.11-23

La force dans la souffrance

Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces.
1 Pierre 2.21

Lorsque Sammy a reçu Jésus comme son Sauveur, à 18 ans, les membres de sa famille l’ont rejeté parce que leurs traditions religieuses étaient d’une autre foi. La communauté chrétienne l’a toutefois accueilli, encouragé et aidé financièrement afin qu’il s’instruise. Plus tard, lorsqu’une revue a publié son témoignage, la persécution qu’il subissait s’est intensifiée.

Sammy n’a cependant pas cessé de voir sa famille. Il lui rendait visite chaque fois que possible et s’entretenait avec son père, même si ses frères et soeurs l’empêchaient avec cruauté d’avoir part aux affaires familiales. Or, lorsque son père est tombé malade, Sammy a fait fi des railleries de sa famille pour s’occuper de lui, priant que son père guérisse.

Quand Dieu lui a accordé la guérison, la famille a commencé à devenir plus chaleureuse envers Sammy. Au fil du temps, son témoignage empreint d’amour a adouci l’attitude de tout un chacun envers lui - et quelques membres de sa famille se sont montrés disposés à entendre parler de Jésus.

Décider de suivre Christ peut causer des ennuis, mais «c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement» (1 Pi 2.19). «Christ aussi a souffert pour [nous], [nous] laissant un exemple, afin que [nous suivions] ses traces » (v. 21).

Injurié, Jésus «ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement» (v. 23). Allons donc à lui pour obtenir la force de continuer. — Lawrence Darmani

Si nous souffrons pour Jésus, il vient nous aider à tout surmonter.

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9 avril • Lisez > Ésaïe 49.14-16

Laisser un héritage

[Et] un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel et qui honorent son nom.
Malachie 3.16

Il y a quelques années, nos fils et moi avons passé une semaine dans un ranch de campagne abandonné donnant sur la rivière Salmon, surnommée «Rivière du non-retour», dans l’Idaho.

Un jour que j’explorais le ranch, j’ai vu une ancienne tombe marquée d’une épitaphe sur bois. Il y avait longtemps que les intempéries l’avaient effacée. Quelqu’un y ayant vécu et y étant mort était maintenant oublié. Cet emplacement funéraire m’a semblé tragique. Après notre retour à la maison, j’ai passé plusieurs heures à lire sur l’histoire de ce vieux ranch et sa région, mais sans parvenir à trouver la moindre information au sujet de la personne y ayant été enterrée.

On dit se souvenir des meilleurs d’entre nous pendant une centaine d’années. Les autres ne tardent pas à sombrer dans l’oubli. Comme nos épitaphes, le souvenir de générations passées s’efface rapidement. Reste que notre héritage s’est transmis par l’intermédiaire de la famille de Dieu. Le témoignage de notre amour pour Dieu et d’autres nous survit. Malachie 3.16,17 nous dit: «[Un] livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel et qui honorent son nom. Ils seront à moi, dit l’Éternel des armées, ils m’appartiendront, au jour que je prépare.»

Paul dit qu’«après avoir en son temps servi au dessein de Dieu», David est mort (Ac 13.36). Comme lui, aimons et servons le Seigneur durant notre génération et laissons-le s’occuper du reste. — David Roper

Vivre pour le Seigneur permet de laisser un héritage durable.

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10 avril • Lisez > Marc 9.14-29

Seulement par la prière

Tout est possible à celui qui croit.
Marc 9.23

Durant ses traitements oncologiques, mon amie m’a téléphoné tard un soir. Attristée de l’entendre pleurer sans pouvoir s’arrêter, je n’ai pas tardé à me mettre à pleurer avec elle et à prier en silence: Qu’est-ce que je suis censée faire, Seigneur ?

Ses cris plaintifs me serraient le cœur. Je n’avais le pouvoir ni de soulager sa douleur, ni de redresser sa situation, ni même de trouver une seule parole d’encouragement intelligible. Je savais par contre qui pouvait lui venir en aide. En pleurant avec mon amie, priant avec maladresse, j’ai murmuré à répétition: « Jésus, Jésus, Jésus. »

Ses sanglots se sont calmés, réduits aux reniflements et aux gémissements, jusqu’à ce que sa respiration ralentisse. La voix de son mari m’a alors fait sursauter. « Elle s’est endormie, m’a-t-il dit. Nous rappellerons demain. »

J’ai ensuite raccroché, priant avec larmes sur mon oreiller.
L’Évangile de Marc raconte qu’un père désespéré a amené son fils souffrant à Jésus
(Mc 9.17). Malgré ses doutes devant sa situation impossible (v. 20-22), le père reconnaît qu’il a besoin que Jésus vienne au secours de son incrédulité (v. 24). Père et fils ont alors fait l’expérience de la liberté, de l’espoir et de la paix quand Jésus a pris les choses en main
(v. 25-27).

Quand nos êtres chers souffrent, Christ est le seul à pouvoir vraiment les aider. Or, si nous invoquons son nom, Jésus nous rendra capables de croire et de compter sur sa puissante présence. — Xochitl Dixon

Le nom puissant de Jésus nous conduit en sa parfaite présence.

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11 avril • Lisez > Psaume 13

Jusqu’à quand ?

Jusqu’à quand, Éternel ! m’oublieras-tu sans cesse ? Jusqu’à quand me cacheras-tu ta face ?
Psaume 13.2

Dans le classique de Lewis Carroll intitulé Les Aventures d’Alice au pays des merveilles, Alice demande: «Combien de temps dure «toujours» ?» Le lapin blanc de lui répondre: «Parfois, juste une seconde.»
C’est l’impression que j’ai eue quand mon frère David est mort de manière soudaine. Les jours menant à ses funérailles étaient interminables, intensifiant notre sentiment de perte et de deuil. Chaque seconde nous semblait durer une éternité.

Or, un autre David a fait écho à ce sentiment, en chantant ceci: «Jusqu’à quand, Éternel ! m’oublieras-tu sans cesse ? Jusqu’à quand me cacheras-tu ta face ? Jusqu’à quand aurai-je des soucis dans mon âme, et chaque jour des chagrins dans mon cœur ? Jusqu’à quand mon ennemi s’élèvera-t-il contre moi ?» (Ps 13.2,3.) À quatre reprises dans deux seuls versets, David demande à Dieu «Jusqu’à quand ?» Il arrive parfois que nos souffrances nous semblent sans fin.

Dans toute cette souffrance, notre Père céleste nous accorde sa présence et ses tendres soins, car il ne nous abandonnera jamais (Hé 13.5). En faisant cette découverte, le roi David s’est d’ailleurs exclamé: «Moi, j’ai confiance en ta bonté, j’ai de l’allégresse dans le cœur, à cause de ton salut» (Ps 13.6).

Quand nos combats nous semblent interminables, son amour infaillible nous transporte. Nous avons donc de quoi nous réjouir de son salut. — Bill Crowder

Dans la souffrance et le deuil, le Dieu éternel est notre réconfort.

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12 avril • Lisez > 1 Thessaloniciens 1.1-3

Foi, amour et espoir

Nous rendons continuellement grâces à Dieu pour vous tous.
1 Thessaloniciens 1.2

Pendant dix ans, ma tante Kathy a pris soin de son père (mon grand-père) chez elle. Elle a cuisiné et fait le ménage pour lui du temps où il était autonome, puis elle a endossé le rôle d’infirmière lorsque sa santé a décliné.

Son service est un exemple moderne des paroles que Paul a écrites aux croyants de Thessalonique dans le but de leur faire savoir qu’il remerciait Dieu pour eux: «[L’œuvre] de votre foi, le travail de votre amour, et la fermeté de votre espérance en notre Seigneur Jésus-Christ» (1 Th 1.3).

Ma tante a servi son Dieu avec foi et amour. Ses soins quotidiens et incessants émanaient de sa foi dans le fait que Dieu lui avait lui-même confié cette tâche importante. Elle œuvrait ainsi par amour pour Dieu et son père.

Elle a également persévéré dans l’espoir. Mon grand-père était un homme très doux, mais c’était difficile de le voir ainsi dépérir. Elle a renoncé à passer du temps en famille et avec des amis, et elle a limité ses voyages afin de s’occuper de son père. Elle a pu mener sa mission à bien en raison de l’espoir qu’elle avait que Dieu lui procurerait chaque jour la force dont elle avait besoin, ainsi que l’espoir du ciel que Dieu réservait à mon grand-père.

Qu’il s’agisse de prendre soin d’un proche, d’aider un voisin ou de faire du bénévolat, prenez courage dans les tâches que Dieu vous a appelé à accomplir. Vos œuvres pourraient servir de puissants témoignages de foi, d’espoir et d’amour. — Lisa Samra

La gloire de la vie, c’est aimer, donner et servir.

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13 avril • Lisez > 1 Corinthiens 12.14-26

Si un souffre, tous souffrent

Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui.
1 Corinthiens 12.26

Lorsqu’un collègue a téléphoné pour dire qu’il avait des douleurs atroces, tout le bureau s’en est inquiété. À son retour au travail et il nous a montré la source de ses douleurs: une pierre dans les voies urinaires. Il avait demandé à son médecin de lui donner la pierre en souvenir. À la vue de celle-ci, j’ai grimacé de sympathie, en me remémorant le calcul biliaire que j’avais eu. Je me rappelais avoir souffert le martyre.

N’est-ce pas intéressant de constater qu’une chose aussi petite puisse mettre tout un corps au supplice ? C’est pourtant, dans un sens, ce à quoi l’apôtre Paul a fait allusion dans
1 Corinthiens 12.26: «Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui.» Tout au long du chapitre 12, Paul a utilisé la métaphore d’un corps pour décrire la chrétienté du monde entier. En disant: «Dieu a disposé le corps» (v. 24), Paul évoquait tout le corps de Christ, c’est-à-dire tous les chrétiens. Nous avons tous des dons et des rôles différents, mais comme nous faisons tous partie d’un même corps, si une personne souffre, nous souffrons tous. Lorsqu’un chrétien est persécuté, affligé ou éprouvé, c’est comme si cela nous arrivait à nous.

La douleur de mon collègue l’a amené à chercher l’aide dont son corps avait besoin. Dans le corps de Christ, la souffrance nous pousse parfois à compatir et à agir: peut-être prier, encourager ou participer au processus de guérison. Voilà comment le corps travaille dans l’unité. — Linda Washington

Nous sommes tous dans la même barque.

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14 avril • Lisez > Marc 4.35-41

Dans nos tempêtes

S’étant réveillé, il menaça le vent, et dit à la mer: Silence ! tais-toi ! Et le vent cessa, et il y eut un grand calme.

Marc 4.39

Le vent hurlait, les éclairs zébraient le ciel, les vagues s’écrasaient contre la berge. Je croyais que j’allais mourir. Mes grands-parents et moi étions en train de pêcher sur un lac. Au coucher du soleil, une bourrasque soudaine a balayé notre petite embarcation. Mon grand-père m’a alors demandé de m’asseoir devant pour l’empêcher de chavirer. J’étais terrorisé, mais je me suis mis à prier. J’avais alors 14 ans.

J’ai demandé à Dieu de nous rassurer et de nous protéger. La tempête ne s’est pas apaisée, mais nous sommes parvenus à atteindre la rive. À ce jour, j’ignore s’il m’est arrivé d’éprouver une plus grande certitude de la présence de Dieu qu’en cette soirée de tempête.

Jésus n’est pas étranger aux tempêtes.
Dans Marc 4.35-41, il a demandé à ses disciples de traverser un lac sur lequel de grands vents se lèveraient sous peu. Cette nuit-là, la tempête a mis ces robustes pêcheurs à rude épreuve et a fini par avoir raison d’eux. Eux aussi ont cru que leur heure était venue, mais Jésus a calmé les eaux déchaînées, puis a approfondi la foi de ses disciples.

De même, Jésus nous invite à lui faire confiance au cœur de nos tempêtes. Il lui arrive parfois d’apaiser miraculeusement les vents et les vagues. D’autres fois, il accomplit autre chose tout aussi miraculeuse: il apaise notre cœur et nous aide à lui faire confiance. Il nous demande de nous appuyer sur la foi en sa puissance, qui lui permet d’intimer l’ordre aux vagues de se calmer: «Silence ! tais-toi !» Adam Holz

Aucun danger ne peut s’approcher de nous autant que Dieu le peut.

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15 avril • Lisez > Psaume 98

Des raisons de chanter

Chantez à l’Éternel un cantique nouveau ! Car il a fait des prodiges.
Psaume 98.1

Lorsque j’avais 13 ans, mon école exigeait que les élèves suivent quatre cours d’exploration, y compris d’économie domestique, d’arts, de chorale et de sculpture sur bois. Lors de mon premier jour dans la chorale, le professeur nous a fait venir à tour de rôle au piano pour entendre notre voix et placer chacun dans la pièce selon son registre vocal. À mon tour au piano, j’ai chanté les notes qu’elle a jouées plusieurs fois, mais sans me faire indiquer dans quelle partie de la pièce aller me placer. Au lieu de cela, après m’avoir fait répéter mes tests de voix, elle m’a envoyée au bureau d’orientation scolaire pour que l’on me trouve une autre classe. Dès lors, j’ai eu le sentiment que je ne devais pas chanter, que ma voix ne devait pas être entendue sous forme de chant.

Or, cette pensée m’a habitée pendant plus d’une décennie, jusqu’à ce que je lise le Psaume 98 au début de ma vie d’adulte. L’auteur commence par y lancer une invitation à chanter à l’Éternel» (Ps 98.1). Or, la raison qui en est donnée n’a rien à voir avec la qualité de nos voix; Dieu se plaît à entendre tous ses enfants le louer. On nous invite plutôt à chanter, car Dieu «a fait des prodiges » (v.1).

Le psalmiste souligne deux merveilleuses raisons de louer Dieu avec joie par des cantiques et une bonne attitude: son œuvre rédemptrice dans notre vie et sa fidélité infaillible envers nous. Au sein de la chorale de Dieu, chacun a sa place pour chanter les prodiges qu’il a accompli. Kirsten Holmberg

Dieu se plaît à entendre la voix de ses enfants.

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16 avril • Lisez > Psaume 39.4-6

Juste une seconde

[Que] je sache combien je suis fragile.
Psaume 39.5

Les scientifiques sont très à cheval sur la question du temps. À la fin de 2016, les gens du Goddard Space Flight Center, au Maryland, ont ajouté une seconde supplémentaire à l’année. Si donc vous avez eu l’impression que l’année s’était prolongée plus qu’à la normale, vous avez eu raison.

Pourquoi l’ont-ils fait ? Parce que la rotation de la Terre ralentit au fil du temps, les années raccourcissent légèrement. Lorsque les scientifiques font le suivi d’objets faits de main d’homme et lancés dans l’espace, ils doivent se montrer d’une exactitude à la milliseconde près. Cela nous permet de «nous assurer de l’exactitude de nos programmes d’évitement des collisions», selon un certain scientifique.

Pour la plupart d’entre nous, une seconde de gagnée ou de perdue ne fait pas grand différence. Reste que, selon la Bible, notre temps et l’emploi que nous en faisons sont importants. Par exemple, Paul nous rappelle que «le temps est court» (1 Co 7.29). Celui dont nous disposons pour accomplir l’œuvre de Dieu est limité, si bien que nous devons en faire bon usage. Il nous exhorte donc à «[racheter] le temps, car les jours sont mauvais» (Ép 5.16).

Cela ne veut toutefois pas dire que nous devions compter chaque seconde comme le font les scientifiques, mais en considérant la nature éphémère de la vie (Ps 39.5), il se peut que nous nous rappelions l’importance d’employer notre temps avec sagesse. — Dave Branon

Au lieu de faire passer le temps, investissez-le.

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17 avril • Lisez > Jean 6.16-21

Apprendre à connaître Dieu

Mais Jésus leur dit: C'est moi; n'ayez pas peur !
Jean 6.20

D’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours voulu être mère. Je rêvais de me marier, de tomber enceinte et de tenir mon bébé dans mes bras pour la première fois. Lorsque j’ai fini par me marier, mon mari et moi nous nous sommes rendu compte que nous avions un problème d’infertilité à force d’accumuler les tests de grossesse négatifs. Après avoir passé des mois à consulter des médecins, à passer des examens et à pleurer, nous nous sommes retrouvés au cœur d’une tempête. L’infertilité était une pilule amère à avaler et m’a amenée à mettre en doute la bonté et la fidélité de Dieu.

Lorsque je réfléchis à mon parcours, je repense à l’histoire des disciples surpris par une tempête sur la mer dans Jean 6. Tandis qu’ils luttaient contre les vagues en pleine obscurité, Jésus s’est approché d’eux de manière inattendue en marchant sur les vagues déchaînées. Il les a calmés par sa présence, en leur disant: «C’est moi; n’ayez pas peur !» (v.20.)

À l’instar des disciples, mon mari et moi n’avions pas la moindre idée de ce que notre tempête nous réservait; mais nous avons trouvé le réconfort en apprenant à mieux connaître Dieu comme celui qui est toujours fidèle et vrai. Bien que nous n’allions pas avoir l’enfant dont nous avions rêvé, nous avons appris que, dans tous nos combats, nous pouvons faire l’expérience de sa forte présence apaisante. Comme il est là à œuvrer puissamment dans notre vie, nul besoin de craindre quoi que ce soit. — Karen Wolfe

En pleine tempête, sa présence et sa puissance nous rassurent.

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18 avril • Lisez > Juges 11.1-8,29

Juger les origines

L’esprit de l’Éternel fut sur Jephthé.
Juges 11.29

«D’où êtes-vous ?» Par cette question, nous cherchons souvent à mieux connaître une personne. Pour nombre d’entre nous, la réponse est néanmoins complexe. Il arrive parfois que nous ne désirions pas tout dire. Dans le livre des Juges, il se peut que Jephthé ait préféré ne pas avoir à répondre à cette question. On lui a dit: «[Tu] es fils d’une autre femme» (Jg 11.2). Le passage nous indique clairement la réalité: «Il était fils d’une femme prostituée » (v. 1).

Jephthé était un chef né, et lorsqu’une tribu hostile a voulu s’en prendre à Galaad, les gens qui l’avaient renvoyé ont soudain voulu l'avoir à nouveau: «Viens, tu seras notre chef» (v. 6). Jephthé leur a alors demandé: «N’avez-vous pas eu de la haine pour moi, et ne m’avez-vous pas chassé de la maison de mon père ?» (v. 7.) Après s’être assuré que les choses seraient différentes, il a toutefois accepté de prendre leur tête. Puis la Bible nous dit: «L’esprit de l’Éternel fut sur Jephthé» (v. 29). Par la foi, il les a ensuite conduits à une victoire éclatante. Le Nouveau Testament le mentionne d’ailleurs dans sa liste de héros de la foi (Hé 11.32).

Dieu semble choisir si souvent les gens les moins probables pour accomplir son œuvre, ne trouvez-vous pas ? Peu importe nos origines, comment nous avons vécu jusqu’ici ou ce que nous avons fait. L’important, c’est que nous répondions à l’amour de Dieu par la foi.
Tim Gustafson

Plusieurs des premiers seront les derniers et vice versa.

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19 avril • Lisez > Ésaïe 26.1-4

Ne vous pressez pas

À celui qui est ferme dans ses intentions, tu assures la paix, la paix, parce qu’il se confie en toi.
Ésaïe 26.3

«Eliminez impitoy»ablement la hâte. » Lorsque deux de mes amis m’ont répété cet adage du sage Dallas Willard, j’ai su que je devais y réfléchir. En quoi est-ce que je pédalais dans le vide, à perdre mon temps et mon énergie ? Plus important encore, où est-ce que je me pressais d’aller sans compter sur la direction et l’aide de Dieu ? Au cours des semaines et des mois qui ont suivi, je me suis remémoré cette parole et je me suis réorientée vers le Seigneur et sa sagesse. Je me suis rappelé la nécessité de mettre ma foi en lui, plutôt que de me fier à mes propres voies.

Après tout, courir constamment dans tous les sens me semble être à l’opposé de «la paix» dont parle le prophète Esaïe. Le Seigneur accorde ce don à «celui qui est ferme dans ses intentions», car il se confie en Dieu (v. 3). Et il est digne de notre confiance aujourd’hui, demain et pour toujours, car «l’Éternel, l’Éternel est le rocher des siècles » (v. 4). Compter sur Dieu en gardant l’esprit fixé sur lui est l’antidote à l’hyperactivité.

Qu’en est-il de nous ? Nous sentons-nous pressés ou même en état d’urgence ? Il se peut qu’au contraire nous éprouvions souvent un sentiment de paix. Ou encore, sommes-nous quelque part entre ces deux extrêmes ?

Où que nous nous situions, je prie aujourd’hui que nous parvenions à mettre de côté toute hâte pour nous confier plutôt en Dieu, qui ne nous déçoit jamais et qui nous procure sa paix. — Amy Boucher Pye

La paix de Dieu nous aide à ne pas nous presser.

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20 avril • Lisez > Luc 15.11-24

L’art de pardonner

Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

Luc 15.20

Un certain après midi, j’ai passé deux heures à visiter une exposition d’art - The Father & His Two Sons: The Art of Forgiveness (Le père et ses deux fils: l’art de pardonner) -, dont toutes les œuvres étaient axées sur la parabole de Jésus relative au fils prodigue (Voir Lu 15.11-31). J’ai trouvé la toile d’Edward Riojas intitulée The Prodigal Son (Le fils prodigue) particulièrement saisissante. Cette toile illustre le fils qui s’était égaré à son retour chez lui; il s’engage dans une allée où son père court déjà à sa rencontre. Au bas de la toile, on peut lire les paroles de Jésus: «Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion» (v. 20).
J’ai été profondément ému de constater à nouveau combien l’amour immuable de Dieu avait transformé ma vie. Lorsque je me suis éloigné de lui, il ne m’a pas tourné le dos; il a plutôt cherché à me ramener à lui, il a guetté mon retour et il m’a attendu. Son amour est immérité, mais aussi immuable; même si nous en faisons souvent fi, il ne nous le retire jamais.

Même si nous sommes tous coupables, notre Père céleste vient au devant de nous pour nous accueillir, comme le père de la parabole embrasse le fils qui s’était égaré et qui dit à ses serviteurs: «Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé» (v. 23,24).

Le Seigneur se réjouit encore pour ceux qui reviennent à lui aujourd’hui - et voilà de quoi célébrer !— David Mccasland

Bien qu’il soit immérité, l’amour de Dieu pour nous est immuable.

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21 avril • Lisez > Jérémie 2.1-8; 3.14,15

Partout

Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune, de ton affection lorsque tu étais fiancée, quand tu me suivais au désert.
Jérémie 2.2

En fouillant dans une boîte de vieilles photos de mariage, je me suis arrêtée sur une photo de mon mari et moi qui venions d’être déclarés mari et femme. Mon expression faciale indiquait clairement mon dévouement envers lui. J’irais n’importe où avec lui.

Près de quarante ans plus tard, l’amour et l’engagement qui nous ont portés au fil de bons comme de moins bons moments nous unissent. Chaque année, je renouvelle mon engagement à aller n’importe où avec lui.

Dans Jérémie 2.2, Dieu se languit de son peuple bien aimé d’Israël qui s’est égaré: «Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune, de ton affection lorsque tu étais fiancée, quand tu me suivais». Le mot hébreu ici rendu par «amour» véhicule la plus grande des loyautés et des consécrations. Au début, les Israélites ont exprimé cet amour indéfectible envers Dieu, mais ils se sont détournés de lui petit à petit par la suite.

Malgré les sentiments indéniablement puissants des premiers stades d’un engagement, la complaisance risque d’atténuer l’amour et le zèle, ce qui conduit à l’infidélité. Nous savons combien il importe de lutter contre cette tendance dans notre mariage. Mais qu’en est-il de la ferveur de notre relation amoureuse avec Dieu ? Lui sommes-nous encore aussi dévoués aujourd’hui que le jour où nous avons eu foi en lui ?

Ce Dieu fidèle nous permet de revenir à lui (3.14,15). Renouvelons donc aujourd’hui notre engagement à le suivre n’importe où. — Elisa Morgan

Si l’on sait que c’est Dieu qui conduit, inutile de savoir où l’on va.

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22 avril • Lisez > Matthieu 10.29-31

Dieu dans les détails

L’Éternel est bon envers tous, et ses compassions s’étendent sur toutes ses œuvres.
Psaume 145.9

Lorsque mon chien Labrador couleur chocolat avait trois ans, je l’ai amené chez la vétérinaire pour qu’il y reçoive ses vaccins et son examen de routine. En l’examinant, elle a remarqué une petite tache blanche dans le pelage de sa patte arrière gauche. En souriant, elle lui a dit: «C’est par là que Dieu te tenait quand il t’a trempé dans le chocolat.»

Je n’ai pu m’empêcher de rire. Reste qu’elle avait affirmé quelque chose d’important au sujet de l’intérêt profond et personnel que Dieu porte à sa création.

Jésus nous dit dans Matthieu 10.30 que «même les cheveux de notre tête sont tous comptés». Dieu est tellement grand qu’il lui est possible de porter un intérêt infini à notre vie jusque dans ses moindres détails. Il n’y a rien qui soit assez petit pour lui échapper, et il n’existe rien de trop insignifiant pour que nous ne le lui soumettions. C’est dire tout l’amour qu’il a pour
nous !

Non seulement Dieu nous a-t-il créés, mais aussi il nous soutient et nous garde en toute situation. On dit parfois que «le diable est dans les détails». Il n’en demeure pas moins qu’il est préférable d’y voir plutôt Dieu, en train de veiller sur ce qui échappe à notre attention. Combien il est réconfortant de savoir que notre Père céleste parfaitement sage et bienveillant nous tient - ainsi que toute sa création - dans sa main à la fois tendre et puissante !
James Banks

Dieu répond à tous nos besoins.

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23 avril • Lisez > 2 Thessaloniciens 3.16-18

Le secret de la paix

Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps.
2 Thessaloniciens 3.16

Grâce est une femme extraordinaire. Un mot me vient à l’esprit quand je pense à elle: paix. Son expression empreinte de tranquillité et de repos a rarement changé au cours des six mois depuis que je la connais, même si l’on a diagnostiqué chez son mari une maladie rare qui l’a obligé à se faire hospitaliser.

Quand j’ai demandé à Grâce quel était le secret de sa paix, elle m’a répondu: «Ce n’est pas un secret, c’est une personne. C’est Jésus en moi. Je n’ai aucun autre moyen d’expliquer la quiétude que je ressens au cœur de cette tempête.»

Le secret de la paix réside dans notre relation avec Jésus-Christ. Il est notre paix. Si nous avons Jésus pour Sauveur et Seigneur, et que nous devenons de plus en plus semblables à lui, la paix se concrétise en nous. Même s’il se peut que nous vivions des choses comme la maladie, des difficultés financières et des dangers, la paix nous rassure quant au fait que Dieu tient notre vie dans sa main (Da 5.23) et que tout concourra donc à notre bien.

Avons-nous déjà goûté à cette paix qui surpasse toute logique et toute intelligence ? Savons-nous en notre for intérieur que Dieu est aux commandes ? Ce que je nous souhaite à tous aujourd’hui fait écho aux paroles de l’apôtre Paul: «Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix», et que nous ressentions cette paix «en tout temps» (2 Th 3.16).
Keila Ochoa

La paix, c’est la foi en Jésus.

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24 avril • Lisez > Psaume 70

Le lieu de l’attente

Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui.
Psaume 37.7

«Attendant qu’un poisson morde ou que le vent fasse voler le cerf-volant. Attendant qu’arrive le vendredi soir. [...] Tout le monde est en attente de quelque chose», de dire le Dr Seuss, auteur de nombreux livres pour enfants.

Une très grande partie de la vie sert à attendre, mais Dieu n’est jamais pressé - du moins, semble-t-il. «Dieu a son heure et son retard», laisse entendre un vieux dicton fiable.

L’attente nous est difficile. Nous nous tournons les pouces, nous croisons et décroisons les pieds, nous réprimons nos bâillements, nous poussons de longs soupirs et nous regimbons intérieurement: Pourquoi dois-je vivre avec cette personne bizarre, cet emploi fastidieux, ce comportement gênant, ce problème de santé persistant ? Pourquoi Dieu ne règle-t-il pas la situation ?

À cela, Dieu nous répond: «Attends de voir ce que je vais faire.» L’attente est l’une des meilleures enseignantes de la vie, car elle nous apprend la vertu qui consiste à... bien attendre - attendre tandis que Dieu œuvre en nous et pour nous. C’est dans l’attente que nous acquérons la persévérance, la foi dans l’amour et la bonté de Dieu, et même quand les choses ne vont pas comme nous le voudrions (Ps 70.5).

Mais l’attente, ce n’est pas une résignation attristante qui nous fait serrer les dents. Nous pouvons nous réjouir et espérer en lui durant notre attente (v. 4), sachant qu’il nous délivrera en son temps, ici-bas ou dans l’au-delà. Dieu n’est jamais pressé, mais toujours à l’heure. — David H. Roper

Dieu est à nos côtés durant notre attente.

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25 avril • Lisez > Daniel 4.28-37

Amnésie

[Et] la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut.
Daniel 4.34

Les services d’urgence de Carlsbad, en Californie, ont secouru une femme ayant un accent australien qui ne parvenait pas à se rappeler qui elle était. Comme elle souffrait d’amnésie et n’avait aucune pièce d’identité sur elle, il lui était impossible de leur dire qui elle était et d’où elle venait. Il a donc fallu l’aide des médecins et des médias internationaux pour la ramener à la santé, retracer son histoire et la réunir avec sa famille.

Nebucadnetsar, roi de Babylone, a lui aussi oublié qui il était et d’où il venait. Son «amnésie» était toutefois de nature spirituelle. En s’arrogeant le mérite du royaume qui lui avait été confié, il a oublié que Dieu est le Roi des rois, et que tout ce qu’il avait lui venait du Seigneur (Da 4.17,28-30).

Dieu a dramatisé l’état d’esprit du roi en l’entraînant dans les champs, où il a vécu avec les animaux sauvages à brouter comme une vache (v. 32,33). Puis au bout de sept ans, Nebucadnetsar a fini par lever les yeux au ciel et se rappeler qui il était et que c’est Dieu qui lui avait donné son royaume. Ayant retrouvé ses sens, il a déclaré: «Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux» (v. 37).

Qu’en est-il de nous ? Qui croyons-nous être ? D’où sommes-nous venus ? Étant donné que nous sommes enclins à oublier, sur qui pouvons-nous compter afin de nous aider à nous le rappeler, sinon le Roi des rois ? — Mart Dehaan

Lorsque nous oublions qui nous sommes, notre Père s’en soucie.

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26 avril • Lisez > 2 Rois 4.1-7

La foi de la veuve

Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Matthieu 6.32

Il fait encore nuit quand Ah-pi commence sa journée. D’autres personnes du village se lèveront bientôt pour se rendre à la plantation de caoutchouc. La récolte de latex constitue l’une des sources de revenus des habitants de Hongzhuang, en Chine. Afin d’optimiser leur récolte, les ouvriers doivent saigner les arbres très tôt en matinée, avant l’aube. Ah-pi sera au nombre des saigneurs de caoutchoutiers, mais elle doit d’abord passer du temps dans la communion avec Dieu.

Le père d’Ah-pi, son mari et son fils unique sont tous morts, si bien que c’est elle - avec sa belle-fille - qui pourvoit aux besoins de sa mère âgée et de ses deux jeunes petits-fils. Or, son histoire me rappelle celle, dans la Bible, d’une autre veuve qui mettait sa confiance en Dieu.

Le mari de la veuve était mort en la laissant endettée (2 R 4.1. Dans sa détresse, elle s’est tournée vers Dieu en la personne de son serviteur Élisée. Elle a cru à raison que Dieu se souciait d’elle et lui viendrait en aide. Il a miraculeusement pourvu aux grands besoins de cette veuve (v. 5,6). Ce même Dieu a aussi pourvu aux besoins d’Ah-pi - bien que de manière moins miraculeuse - par le fruit de son labeur, ce qu’elle pouvait récolter et les dons des enfants de Dieu.

Même si la vie a ses exigences, nous pouvons toujours puiser de la force en Dieu, lui confier nos inquiétudes, faire notre possible et lui permettre de nous émerveiller par sa façon de redresser notre situation. — Poh Fang Chia

Une situation peut dépasser nos ressources, mais pas celles de Dieu.

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27 avril • Lisez > Proverbes 8.10-21

L’appel de la sagesse

Car la sagesse vaut mieux que les perles, elle a plus de valeur que tous les objets de prix.
Proverbes 8.11

Malcolm Muggeridge, journaliste et critique social britannique de renom, a connu la foi en Christ à 60 ans. À son soixante-quinzième anniversaire, il a offert vingt-cinq remarques pertinentes au sujet de la vie. En voici une: «Je n’ai jamais rencontré d’homme riche qui ait été heureux, mais j’ai très rarement rencontré d’hommes pauvres qui ne désiraient pas devenir riches.»

La plupart d’entre nous s’entendraient pour dire que l’argent ne fait pas le bonheur, mais il se peut que nous aimerions en posséder un peu plus pour en avoir la certitude.

On a estimé la richesse nette du roi Salomon à plus de deux milliards de dollars américains. Or, même s’il était richissime, il savait que l’argent avait de grandes limites. Proverbes 8, un passage fondé sur son vécu, lance «l’appel de la sagesse» à tout le monde: «[Et] ma voix s’adresse aux fils de l’homme. [...] Car ma bouche proclame la vérité» (v. 4-7). «Préférez mes instructions à l’argent, et la science à l’or le plus précieux; car la sagesse vaut mieux que les perles, elle a plus de valeur que tous les objets de prix» (v. 10,11).

La voix de la sagesse nous dit: «Mon fruit est meilleur que l’or, que l’or pur, et mon produit est préférable à l’argent. Je marche dans le chemin de la justice, au milieu des sentiers de la droiture, pour donner des biens à ceux qui m’aiment, et pour remplir leurs trésors» (v. 19-21). — David Mccasland

Dieu offre sa riche sagesse à quiconque le cherche et le suit.

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28 avril • Lisez > 2 Timothée 1.6-14

Formation sur le tas

C’est pour cet Évangile que j’ai été établi prédicateur et apôtre, chargé d’instruire.
2 Timothée 1.11

Lorsque le professeur de mon fils m’a demandé de servir de chaperon durant un camp scientifique, j’ai eu des réticences. Comment pouvais-je servir d’exemple alors que des erreurs avaient entaché mon passé, que j’avais encore des combats à remporter, et qu’il m’arrivait encore de tomber et de retourner à d’anciennes habitudes ? Dieu m’avait aidée à aimer et à élever mon fils, mais je doutais souvent qu’il puisse m’utiliser au service des gens.

Or, j’oublie encore parfois que Dieu - le seul Être parfait et capable de transformer les cœurs et les vies - nous transforme au fil du temps. Le Saint- Esprit me rappelle alors comment Paul a encouragé Timothée à apprendre sur le tas, à persévérer dans la foi et à utiliser les dons que Dieu lui avait confiés (2 Ti 1.6). Timothée pouvait user de courage puisque Dieu, sa source de force, l’aiderait à aimer et à se discipliner au fil de sa croissance spirituelle en servant ceux qui faisaient partie de sa sphère d’influence (v. 7).

Christ nous sauve et nous rend capables de l’honorer par notre vie, et cela, non pas parce que nous possédons des qualités particulières, mais parce que chacun de nous est un membre précieux de sa famille (v. 9).

De savoir que notre rôle se limite à aimer Dieu et autrui nous permet de persévérer avec assurance. Celui de Christ est de nous sauver, de nous donner une destinée qui transcende notre petite vision du monde et de nous transformer tout en nous utilisant pour en encourager d’autres par l’amour et la vérité de Dieu partout où il nous envoie. — Xochitl Dixon

Pour bien servir le Roi, il faut puiser à même sa puissance.

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29 avril • Lisez > Hébreux 3.1-6

Regardez Jésus à nouveau !

Christ l’est (fidèle) comme Fils sur sa maison; et sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions.
Hébreux 3.6

S’il y a eu quelqu’un de fidèle, c’est bien Brother Justice. Il se dévouait à son mariage et à son poste d’employé des services postaux, et tous les dimanches, il remplissait ses fonctions de leader au sein de notre Église locale. Dernièrement, je me suis rendu dans l’église de mon enfance où j’ai trouvé sur le piano droit la même clochette que Brother Justice faisait sonner pour indiquer que l’étude biblique touchait à sa fin. Cette clochette a résisté à l’épreuve du temps. Or, même si Brother Justice est auprès du Seigneur depuis longtemps, l’héritage de sa fidélité perdure toujours.

Hébreux 3 porte à notre attention un fidèle serviteur et un Fils fidèle. Bien que la fidélité de Moïse en tant que «serviteur» de Dieu soit indéniable, Jésus est celui sur qui l’on nous enseigne à fixer les yeux: «C’est pourquoi, frères saints [...] considérez [...] Jésus» (v. 1,2), surtout si la tentation vous guette (2.18). Leur héritage ne pouvait leur venir que du fait de suivre Jésus, le Dieu fidèle.

Que faites-vous lorsque les vents de la tentation hurlent autour de vous ? Lorsque vous êtes inquiet et épuisé, et que vous avez envie de baisser les bras ? Le passage biblique nous lance cette invitation: «Alors, regardez à Jésus» (3.1; français courant). Regardez-le encore et encore. En méditant sur la personne de Jésus, nous découvrons en lui le Fils de Dieu digne de confiance qui nous donne le courage de vivre au sein de sa famille. — Arthur Jackson

Avec les yeux fixés sur Jésus, on a le courage de relever ses défis.

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30 avril • Lisez > Éphésiens 1.3-14

Rompre les chaînes

En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés.
Éphésiens 1.7

Notre visite de la Christ Church Cathedral à Stone Town, dans l’État de Zanzibar, nous a beaucoup émus, car on a érigé cette église sur le site même de l’ancien plus grand marché aux esclaves de l’Afrique de l’Est. Les concepteurs de cette cathédrale ont voulu démontrer par un symbole physique que l’Évangile brise les chaînes de l’esclavage. Ce lieu ne serait plus le théâtre de mauvaises œuvres ni d’atrocités, mais de la grâce incarnée de Dieu.

Ceux qui ont bâti cette cathédrale ont voulu exprimer la réalité selon laquelle la mort de Jésus sur la croix nous affranchit du péché, ce dont l’apôtre Paul parle dans sa lettre aux croyants d’Éphèse: «En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés» (Ép 1.7). Ici, le mot rédemption désigne la notion néotestamentaire de marché, où quelqu’un rachète une personne ou un article. Jésus rachète donc une personne de sa vie d’esclave du péché et du mal.

Dans les paroles d’introduction de cette lettre (v. 3-14), Paul exulte en pensant à sa liberté en Christ. Il fait remarquer, avec une abondance de louanges, l’œuvre de grâce que Dieu a accomplie pour nous par la mort de Jésus, qui nous libère des chaînes du péché. Nous ne sommes plus tenus d’être les esclaves du péché, car Christ nous en a libérés afin que nous vivions pour Dieu et sa gloire. — Amy Boucher Pye

Jésus nous sauve de l’esclavage du péché.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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