npq méditations inspirantes et motivantes au fil des jours w

 

Notre Pain Quotidien - Novembre 2018 


 Notre Pain Quotidien - Novembre 2018 - Arbres Epicéa orange

1er Novembre • Lisez > Proverbes 18.4-12

Cours vers moi

Le nom de l’Éternel est une tour forte; le juste s’y réfugie, et se trouve en sécurité.
Proverbes 18.10

Durant une promenade dans un parc du quartier, mes enfants et moi avons rencontré des chiens en liberté. Leur propriétaire ne semblait pas remarquer que l’un d’eux s’était mis à intimider mon fils. Celui-ci tentait de le chasser, mais avec pour seul résultat d’inciter l’animal à le déranger encore plus.

Mon fils a alors fini par céder à la panique. Il s’est éloigné de plusieurs mètres au pas de course, mais le chien l’a suivi. La poursuite a continué jusqu’à ce que je crie à mon fils: «Cours vers moi !» Mon fils a alors rebroussé chemin et s’est calmé, puis le chien a fini par décider d’aller faire ses bêtises ailleurs.

Il y a des moments dans la vie où Dieu nous appelle ainsi à lui . «Cours vers moi !» Quelque chose qui nous trouble est sur nos talons. Plus nous cherchons à nous en éloigner au plus vite, plus cette chose se rapproche de nous. Nous ne parvenons pas à la semer. Nous avons trop peur de nous retourner et de l’affronter par nous-mêmes. En réalité, nous ne sommes toutefois pas seuls. Dieu est là, prêt à nous venir en aide et à nous réconforter. Tout ce que nous avons à faire, c’est de nous détourner de ce qui nous fait peur pour courir dans sa direction. Sa Parole nous dit «Le nom de l’Éternel est une tour forte; le juste s’y réfugie, et se trouve en sécurité » (Pr 18.10). — Jennifer Benson Schuldt

Dieu est notre refuge dans la tempête.

*****

2 Novembre • Lisez > Genèse 3.1-7

Attentif et vigilant

Veillez, demeurez fermes dans la foi.
1 Corinthiens 16.13

Mon bureau est près d’une fenêtre qui donne sur notre quartier. Par elle, j’ai le privilège d’observer les oiseaux perchés dans les arbres à proximité. Certains viennent même manger les insectes pris dans la moustiquaire.

Les oiseaux tendent l’oreille pour vérifier qu’aucun danger ne les menace dans leur entourage immédiat. Et ce n’est que lorsqu’ils ont la certitude d’être en sécurité qu’ils viennent se poser pour se nourrir. Même alors, ils s’interrompent toutes les quelques secondes pour scruter les environs.

La vigilance dont ces oiseaux font preuve me rappelle que la Bible nous enseigne à s’en inspirer. Notre monde abonde en tentations, si bien qu’il nous faut constamment rester à l’affût des dangers qui nous guettent. Comme Adam et Ève, nous nous laissons facilement prendre au piège des attraits du monde qui nous le font voir comme étant «bon à manger et agréable à la vue, et [...] précieux pour ouvrir l’intelligence» (Ge 3.6).

Paul nous fait donc la mise en garde suivante: «Veillez, demeurez fermes dans la foi
(1 Co 16.13), et Pierre, celle-ci: « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1 Pi 5.8).

Tandis que nous gagnons notre propre pain quotidien, guettons-nous ce qui risque de nous consumer ? Cherchons-nous sans cesse à discerner tout soupçon de suffisance ou d’entêtement susceptible de nous amener à regretter de ne pas avoir fait confiance à Dieu ? — Lawrence Darmani

Se réfugier en Dieu est le meilleur moyen d’échapper à la tentation.

*****

3 Novembre • Lisez > Philémon 8-18

Diriger avec amour

[C’est] de préférence au nom de l’amour que je t’adresse une prière.
Philémon 9

Dans son livre Le Leader spirituel, J. Oswald Sanders étudie les qualités du tact et de la diplomatie, ainsi que leur importance. À leur sujet, il dit: « Si l’on combine ces deux mots, une idée émerge: l’habileté à réconcilier des points de vue opposés sans offenser ou sans faire de compromis avec les principes » (France, Éditions Farel, 1994, p. 81).

Durant son incarcération à Rome, Paul est devenu le mentor spirituel et ami intime d’un esclave en fuite du nom d’Onésime ayant un certain Philémon pour maître. En écrivant à ce Philémon, leader dans l’Église de Colosse, pour lui demander d’accueillir Onésime à titre de frère en Christ, Paul a fait preuve de tact et de diplomatie: «C’est pourquoi, bien que j’aie en Christ toute liberté de te prescrire ce qui est convenable, c’est de préférence au nom de l’amour que je t’adresse une prière [...] pour mon enfant [...] un frère bien-aimé, de moi particulièrement, et de toi à plus forte raison, soit dans la chair, soit dans le Seigneur
(Phm 8-10,16).

Leader respecté de l’Église primitive, Paul a souvent donné des instructions claires aux disciples de Jésus. Dans ce cas-ci, par contre, il a fait appel à la compassion de Philémon sur la base de l’égalité, de l’amitié et de l’amour: «Toutefois, je n’ai rien voulu faire sans ton avis, afin que ton bienfait ne soit pas comme forcé, mais qu’il soit volontaire» (v. 14).

Mus par un esprit d’amour dans toutes nos relations, cherchons donc à faire prévaloir l’harmonie et les principes chrétiens. — David Mccasland

Les leaders-serviteurs rendent de bons services à Dieu.

*****

4 Novembre • Lisez > Jean 18.10-14,36-37

Notre grand Conquérant

Mon royaume n’est pas de ce monde.
Jean 18.36

Nous espérons avoir un bon gouvernement. Nous votons, nous servons et nous défendons des causes que nous croyons justes. Les solutions politiques demeurent néanmoins impuissantes à transformer l’état de notre cœur.

De nombreux disciples de Jésus s’attendaient à ce qu’un Messie politique s’oppose avec force à Rome et à la terrible oppression qu’elle exerçait sur le peuple. Or Pierre n'y faisait pas exception Lorsque les soldats romains sont venus arrêter Christ, Pierre a impulsivement tiré l'épée et a tranché l'oreille du serviteur du souverain sacrificateur.

Pour mettre fin à cette guerre d’un seul homme, Jésus lui a dit: «Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ?» (Jn 18.11) Peu après, Jésus allait dire à Pilate «Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs»
(v. 36).

La retenue du Seigneur devant la mort nous remplit d’admiration pour sa mission incommensurable. Un jour, il conduira l’armée céleste à l’attaque, comme Jean l’a prédit: «[II] juge et combat avec justice» (Ap 19.11).

Tout en vivant l’horreur de son arrestation, de son procès et de sa crucifixion, Jésus a gardé à l’esprit la volonté de son Père. En s’abandonnant à la mort sur la croix, Christ a déclenché une série d’événements ayant pour effet réel de transformer les cœurs. Ce faisant, notre grand Conquérant a triomphé de la mort même. — Timothy Gustafson

Étant issue de la vraie force, la vraie retenue ne peut être faiblesse.

*****

5 Novembre • Lisez > Philippiens 1.27-2.4

L’amour en action

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.
Philippiens 2.3

«Avez-vous quelques vêtements que vous aimeriez que je lave ?» ai-je demandé à quelqu’un en visite chez nous à Londres. Le visage soudain illuminé, il a dit à sa fille qui passait par là: «Va chercher tes vêtements sales - Amy va faire notre lessive !» J’ai souri en comprenant que mon offre venait de passer de quelques vêtements à quelques brassées.

Plus tard, alors que j’étendais des vêtements sur la corde à linge, une exhortation lue le matin même dans la Bible m’est revenue à l’esprit: «[Que] l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes» (Ph 2.3).

Je lisais l’épître de Paul aux Philippiens, dans laquelle il les encourage à vivre une vie digne de leur vocation céleste en se consacrant au service de Christ dans l’unité. Paul désirait qu’ils affrontent la persécution en agissant d’un même esprit. Il savait que leur unité, née de leur union avec Christ et exprimée dans le service des uns envers les autres, leur permettrait de garder fermement la foi.

Il se peut que, même si nous disons nous aimer les uns les autres sans nourrir d’ambitions égoïstes ni vanité, le véritable état de notre cœur ne se révèle qu’une fois que nous mettons notre amour en action. Bien que j’étais tentée de regimber, je savais qu’en tant que disciple de Christ, j’étais appelée à mettre mon amour pour mes amis en pratique, d’un cœur pur.

Puissions-nous servir notre famille, nos amis et notre prochain pour la gloire de Dieu ! — Amy Boucher Pye

Servir les autres peut produire le don de l’unité.

*****

6 Novembre • Lisez > 1 Corinthiens 6.9-11; 13.4-7

En lieu sûr

[C’est] là ce que vous étiez [...] [mais] vous avez été lavés,
[...] sanctifiés,
[...] justifiés, au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu.
1 Corinthiens 6.11

Un jeune Japonais avait un problème: il redoutait de sortir de chez lui. Pour éviter de croiser des gens, il dormait le jour et passait la nuit devant la télévision. C’était un hikikomori, un ermite des temps modernes. Le problème est né lorsqu’il a cessé de fréquenter l’école à cause de ses mauvaises notes. Plus il passait de temps en marge de la société, plus il se sentait comme un paria. Il a fini par rompre toute communication avec ses amis et sa famille. Il a néanmoins obtenu de l’aide pour s’en sortir en se rendant dans un club de jeunes de Tokyo connu comme un ibasho, un lieu sûr où les gens brisés peuvent amorcer leur réinsertion sociale.

Et si nous percevions l’Église comme un ibasho, et bien plus encore ? L’Église est une communauté de gens brisés. En écrivant aux croyants de Corinthe, l’apôtre Paul a qualifié leur ancien mode de vie d’asocial, de nocif et de dangereux tant pour eux-mêmes que pour les autres (1 Co 6.9-10). Ils ont néanmoins été transformés et guéris en Jésus. Par ailleurs, Paul a encouragé ces personnes secourues à s’aimer entre elles, en usant de patience et de douceur les unes envers les autres plutôt que de jalousie, d’orgueil et de dureté (13.4-7).

L’Église doit être un ibasho où nous pouvons tous, quels que soient nos combats et nos déchirements, connaître et vivre l’amour de Dieu. Puisse le monde brisé goûter à la compassion de Christ par l’intermédiaire de ceux qui le suivent. — Poh Fang Chia

Dieu seul peut faire d’une âme souillée une chef-d’œuvre de grâce.

*****

7 Novembre • Lisez > Psaume 110

Une colline ardue à gravir

Il boit au torrent pendant la marche; c’est pourquoi il relève la tête.
Psaume 110.7

Juché au haut du Jughandle Peak, dans les montagnes situées au nord de notre maison de l’Idaho, se trouve un lac glaciaire. Le chemin qui y conduit escalade une falaise raide et nue entre rochers et pierres lâches. Il s’agit d’une ascension épuisante.

Au début de l’ascension se trouve toutefois un ruisseau qui sort d’un sol malléable et mousseux pour couler à travers un pré verdoyant. C’est un lieu paisible où se désaltérer et bien se préparer à cette ascension ardue.

Dans l’allégorie classique de John Bunyan portant sur la vie chrétienne, Le Voyage du pèlerin, Chrétien est arrivé «au pied de la colline de la Difficulté, au bas de laquelle coulait une source [...] Chrétien s’approcha de la source, et se rafraîchit en buvant de son eau, puis il commença à monter» (France, La Croisade du Livre Chrétien, 1982, p. 65).

Il se peut que la colline de la Difficulté que vous affrontez soit un enfant rebelle ou un diagnostic grave, soit un défi qui vous semble insurmontable.

Avant de vous attaquer à votre prochaine grande tâche, rendez-vous à la source rafraîchissante qu’est Dieu lui-même. Confiez-lui vos faiblesses, vos inquiétudes, votre impuissance, vos craintes et vos doutes. Puis buvez à sa puissance, à sa force et à sa sagesse jusqu’à satiété. Dieu connaît toute votre situation et vous apportera réconfort, force spirituelle et consolation avec générosité. Il vous relèvera et vous donnera de poursuivre le bon combat de la foi. — David H. Roper

Le Maître de tout amena Chrétien à continuer son chemin. John Bunyan

*****

8 Novembre • Lisez > Galates 6.2-10

Nous n’en avions aucune idée

Portez les fardeaux les uns des autres.
Galates 6.2

Des bénévoles d’une Église locale ont passé une soirée glaciale à distribuer des denrées alimentaires aux locataires d’un HLM. Ravie d’avoir reçu de la nourriture, une femme leur a montré ses armoires vides en précisant que leur venue était une réponse à ses prières.

Sur le chemin du retour à l’Église, une des bénévoles s’est mise à pleurer en racontant:
« Quand j’étais petite, cette femme était mon professeur de l’école du dimanche. Elle est à l’église tous les dimanches, et nous n’avions pas la moindre idée qu’elle mourait de faim ! »

De toute évidence, c’étaient des gens bienveillants qui cherchaient des moyens de porter les fardeaux les uns des autres, comme Paul le suggère dans Galates 6.2. Pourtant, ils n’avaient pas remarqué les besoins de cette femme, qu’ils voyaient tous les dimanches, et elle n’avait pas fait connaître ses besoins. Or, cela peut nous servir à tous de doux rappel de la nécessité de prendre plus conscience de la réalité de ceux de notre entourage et, comme Paul l’a dit, de [pratiquer] le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi» (6 10).

Les gens qui adorent Dieu ensemble ont le privilège de se porter secours les uns aux autres de sorte que personne dans le corps de Christ ne soit laissé à lui-même. En apprenant à nous connaître les uns les autres et à prendre soin les uns des autres, peut-être n’aurons-nous jamais à dire un jour: « Nous n’en avions aucune idée. » — David Branon

Rien ne coûte plus que se soucier d’autrui, sauf ne pas s’en soucier.

*****

9 Novembre • Lisez > Matthieu 16. 1-4

Signes et sentiments

Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier.
Psaume 119.105

Je connais un jeune homme qui a l’habitude de demander des signes à Dieu. Il n’y a rien de mal à cela en soi, sinon qu’il tend à rechercher par ses prières la confirmation de ses sentiments. Il priera, par exemple: « Mon Dieu, si tu veux que je fasse X, fais Y, et je connaîtrai ta volonté. »
Or, cette façon de prier et d’interpréter la présumée réponse de Dieu lui a créé un dilemme. Il avait le sentiment que Dieu voulait qu’il retourne à son ancienne petite amie, alors qu’elle avait le fort sentiment du contraire.

Les chefs religieux de l’époque de Jésus exigeaient de recevoir un signe de sa part qui prouverait la validité de ses déclarations (Mt 16.1). Ils ne cherchaient pas à connaître les directives de Dieu, mais à mettre en doute son autorité divine. Jésus leur a répondu: «Une génération méchante et adultère demande un miracle» (v.4). Cette réponse saisissante ne visait pas à empêcher quiconque de chercher la face de Dieu, mais à accuser ces leaders de faire fi des prophéties scripturaires le désignant comme Messie.

Dieu désire que nous cherchions sa face en prière (Ja 1.5). Il nous dirige aussi par son Esprit (Jn 14.26) et sa Parole (Ps 119.105). Il nous procure des mentors et de sages leaders, et il nous a même donné Jésus en exemple.

Il est donc sage de solliciter de Dieu une direction claire, mais sans nous attendre à ce qu’il nous réponde forcément comme nous le pensions ou le voulions. Il se peut que la prière serve avant tout à mieux connaître la nature de Dieu et à nous rapprocher de notre Père. — Tim Gustafson

Pour connaître sa volonté, le mieux est de lui dire: «Je la ferai.»

*****

10 Novembre • Lisez > Marc 1.16-22

Une nouvelle destinée

Jésus leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.
Marc 1.17

Le tailleur Jacob Davis avait un problème à régler: la Ruée vers l’or des années 1800 battait son plein dans l’Ouest américain et les pantalons des chercheurs d’or s’usaient trop vite. Sa solution ? Davis s’est rendu dans un commerce local de nourriture sèche que Levi Strauss possédait, y a acheté du tissu pour fabriquer des tentes et a fait des pantalons de travail de cette étoffe pesante et résistante. Le jeans est ainsi né. De nos jours, le jeans de denim sous diverses formes (y compris les Levi’s) compte parmi les vêtements les plus prisés, et cela, simplement parce que l’on a eu l’idée un jour de donner une nouvelle utilité au tissu servant à la confection de tentes.

Simon et ses amis étaient pêcheurs sur la mer de Galilée. À son arrivée auprès d’eux, Jésus leur a demandé de le suivre. Il leur a donné du même coup une nouvelle utilité (destinée), car ils allaient désormais pêcher des hommes plutôt que des poissons: «Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes» (Mc 1.17).

En raison de cette nouvelle destinée qu’était la leur, Jésus a enseigné ces hommes et les a formés de manière à ce qu’après son ascension, Dieu puisse les utiliser pour gagner le cœur des gens au moyen du message de la croix et de la résurrection de Christ. Aujourd’hui, nous suivons leur exemple en propageant la bonne nouvelle de l’amour et du salut de Christ.

Puisse notre vie déclarer et manifester cet amour, capable de transformer des vies et des destinées pour l’éternité. — Bill Crowder

Avec une nouvelle vie en Christ vient une nouvelle destinée.

*****

11 Novembre • Lisez > Jean 15.12-17

Bien voir

Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande
Jean 15.14

Il se dégage de Raleigh une impression de grande force. Ce gros chien musclé au pelage épais pèse plus de 45 kilos ! Malgré son apparence, Raleigh se fait aimer des gens. Son maître l’amène dans des maisons de santé et des hôpitaux pour mettre un sourire aux lèvres des malades.
Un jour, une fillette de quatre ans a vu Raleigh de loin et a voulu le caresser, mais redoutait de s’en approcher. Sa curiosité ayant eu raison de son sens de la prudence, elle a fini par lui parler et le caresser plusieurs minutes, découvrant ainsi en lui une gentille créature malgré sa grande force.

Cette combinaison de qualités rappelle Jésus. Il était d’un abord facile, accueillant même les petits enfants (Mt 19.13-15). Il a usé de gentillesse envers une femme adultère au désespoir (Jn 8.1-11). Par compassion, il enseignait ses voies aux foules (Mc 6.34). En même temps, sa puissance laissait pantois. Lorsqu’il imposait sa domination aux démons, qu’il apaisait de violentes tempêtes et qu’il ressuscitait des morts, les témoins de ses miracles en restaient bouche bée (Mc 1.21-34, 4.35-41; Jn 11) !

Notre perception de Jésus nous dicte notre relation avec lui. Si nous ne nous concentrons que sur sa puissance, nous risquons de lui vouer la sorte d’adoration distante que susciterait un super héros de BD. Par contre, si nous nous attachons trop à sa bonté, nous risquons de le traiter avec sans-gêne. Jésus est donc à la fois assez grand pour mériter notre obéissance et assez humble pour nous appeler amis. — Jennifer Benson Schuldt
Notre perception de Jésus transparaît dans notre relation avec lui.

*****

12 Novembre • Lisez > Jean 6.34-51

Du pain !

Je suis le pain de vie.
Jean 6.48

Je vis dans une petite ville du Mexique où l’on peut entendre matin et soir un cri distinct:
«Du pain !» Un homme transportant une énorme corbeille sur son vélo offre une grande variété de pains sucrés et salés tout frais sortis du four. Or, je vivais auparavant dans une plus grande ville, où je devais me rendre dans une boulangerie pour y acheter mon pain. Je me réjouis donc de ce que l’on m’apporte maintenant du pain frais chez moi.

En délaissant la faim physique pour aborder la faim spirituelle, je me rappelle les paroles de Jésus: «Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement» (Jn 6.51).

On a dit déjà que l’évangélisation est en réalité le fait pour un mendiant de dire à un autre mendiant où il a trouvé du pain. Nous sommes nombreux à pouvoir dire: « Autrefois, j’étais spirituellement affamé à cause de mes péchés. Puis j’ai entendu la Bonne Nouvelle. Quelqu’un m’a dit où trouver du pain: en Jésus. Et ma vie en a été transformée ! »

Aujourd’hui, nous avons le privilège et la responsabilité d’amener les gens de notre quartier, de notre milieu de travail, de notre école et de nos lieux de loisirs à se tourner vers le pain de vie qu’est Jésus. Nous pouvons parler de Jésus dans une salle d’attente, un autobus ou un train. Nous pouvons faire entrer la Bonne Nouvelle par les portes de l’amitié.

Jésus est le pain de vie; apportons donc cette grande nouvelle à tous ! — Keila Ochoa

Partagez le pain de vie partout où vous allez.

*****

13 Novembre • Lisez > Néhémie 8

Soyez attentif

Tout le peuple fut attentif à la lecture du livre de la loi.
Néhémie 8.3

Je me suis assis dans l’auditorium face au pasteur. Arborant un regard et une posture qui suggéraient que je buvais ses paroles, j’ai soudain entendu tout le monde éclater de rire et applaudir. Surpris, j’ai regardé autour de moi. Le prédicateur venait manifestement de lancer un trait d’humour, mais j’ignorais ce qu’il avait pu dire. Selon toute apparence, je tendais l’oreille, mais en réalité, j’avais l’esprit à mille lieues de là.

Il est donc possible d’entendre sans écouter, de regarder sans voir et d’être présent de corps, mais absent d’esprit.

Le cas échéant, un message s’appliquant à nous risque ainsi de nous échapper.
Tandis qu’Esdras lisait les directives de Dieu au peuple de Juda, «[tout] le peuple fut attentif à la lecture du livre de la loi» (Né 8.3). L’attention que les Juifs accordaient à ses explications leur a valu de les comprendre (v.8), ce qui les a conduits à la repentance et au renouveau de leur foi. Lors d’une autre situation survenue en Samarie après que la persécution des chrétiens ait éclaté à Jérusalem (Ac 8.1) Philippe s’est mis à évangéliser les Samaritains. Or, les foules ont non seulement observé ses miracles, mais encore elles «étaient attentives à ce que disait Philippe » (v. 6), causant ainsi « une grande joie dans cette ville » (v. 8).

L’esprit est un aventurier à qui échappent parfois beaucoup de joies environnantes. Or, rien n’est plus digne d’attention que les paroles faisant découvrir la merveilleuse joie de notre Père céleste. — Lawrence Darmani

L’accueil de la Parole exige attention et intention. William Ames

*****

14 Novembre • Lisez > Romains 15.1-7

Rassemblons-nous !

[Afin] que [...] d’une seule bouche, vous glorifiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.
Romains 15.6

Alors que Nicholas Taylor montait à bord d’un train à destination de Perth, en Australie, il s’est pris la jambe en étau entre la plateforme et la voiture. Se voyant incapables de la dégager, les autorités de la station ont coordonné les efforts de près de 50 passagers déterminés à pousser la voiture . En travaillant à l’unisson, ils sont ainsi parvenus à la faire basculer juste assez pour libérer la jambe de Taylor.

Dans plusieurs de ses épîtres, Paul a souligné la puissance que détiennent les chrétiens unis. Il a exhorté ceux de de Rome à s’accepter les uns les autres comme Christ les acceptait: « Que Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ, afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ» (Ro 15.5-6).

Leur unité permet aux croyants de proclamer la grandeur de Dieu et de surmonter la persécution. Sachant que ceux de Philippes allaient devoir payer le prix de leur foi, Paul les a encouragés à «[demeurer] fermes dans un même esprit, combattant d’une même âme pour la foi de l’Évangile, sans [se] laisser aucunement effrayer par les adversaires, ce qui est pour [ceux-ci] une preuve de perdition, mais pour [eux] de salut» (Ph 1.27-28).

Satan aime diviser pour mieux régner, mais ses tentatives restent vaines lorsque nous veillons à « conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Ép 43). — Jennifer Benson Schuldt

Notre unité découle de notre union avec Christ.

*****

15 Novembre • Lisez > Ecclésiaste 1.1-11

Ai-je du prix ?

[Jésus-Christ] s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur.
Philippiens 2.7

Je fais la queue à la caisse d’un supermarché du quartier en regardant autour de moi. Je vois alors des adolescents à la tête rasée et aux anneaux dans le nez en train de contempler les friandises; un jeune professionnel en train d’acheter un steak, une botte d’asperges et une patate douce; une aînée en train d’hésiter entre les pêches et les fraises. Dieu connaît-il tous ces gens par leur nom ? Ont-ils réellement du prix à ses yeux ? Voilà ce que je me demande.

Le Créateur de toutes choses a aussi créé les êtres humains, dont il estime chacun digne de son attention et de son amour. Dieu a manifesté son amour pour tous sur les collines de Jérusalem et, en définitive, sur la croix.

Lorsque Jésus est venu sur la terre sous forme de serviteur, il a démontré que la main de Dieu n’est pas trop grande pour les plus petits de ce monde. Sa main porte l’inscription des noms et la marque des blessures de chacun de nous, ainsi que le prix que Dieu a payé pour nous aimer autant.
Quand je suis tenté de céder à l’apitoiement sur mon sort ou que je me sens submergé par la solitude que les livres de Job et de l’Ecclésiaste expriment si bien, je me plonge dans le récit des histoires et des œuvres de Jésus. Or, si j’en conclus que ma vie «sous le soleil» (Ec 1.3) ne compte pas aux yeux de Dieu, je contredis ainsi l’une des principales raisons pour lesquelles Dieu est descendu sur la terre. Jésus est la réponse même à la question: Ai-je du prix ? — Philip Yancey

Le bon Berger donne sa vie pour ses brebis. Jésus.

*****

16 Novembre • Lisez > Hébreux 11.32 - 12.3

Le douzième Homme

[Courons] avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte.
Hébreux 12.1

Sur un grand panneau du stade de football de la Texas A&M University, on peut lire:
« HOME OF THE 12TH MAN » (Maison du 12e Homme). Bien que chaque équipe n’ait que onze joueurs sur le terrain, le 12e Homme représente les milliers d’étudiants de l’A&M qui restent debout à encourager leur équipe pendant tout le match. Cette tradition remonte à 1922, lorsque l’entraîneur d’alors a demandé à un étudiant assis dans les gradins de s’habiller pour se tenir prêt à remplacer un joueur blessé. Même s’il n’a jamais participé au match, sa présence bien disposée à la ligne latérale a eu pour effet d’encourager considérablement l’équipe.

Hébreux 11 décrit les héros de la foi qui sont restés loyaux à Dieu malgré de terribles épreuves. Le chapitre 12 commence d’ailleurs ainsi: «Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte » (v. 1).

Nous ne sommes pas seuls dans notre cheminement de foi. Les grands saints et les gens ordinaires qui se sont montrés fidèles au Seigneur nous encouragent par leur exemple passé et leur présence actuelle au ciel. Ils sont le 12e Homme à nos côtés sur le terrain.

Si nous gardons les yeux fixés sur Jésus, «qui suscite la foi et la mène à la perfection» (v. 2), tous ces prédécesseurs nous encourageront à aller de l’avant. — David Mccasland

Les chrétiens fidèles du passé nous encouragent aujourd’hui.

*****

17 Novembre • Lisez > Matthieu 6.1-6

Une façade

[Afin] que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
Matthieu 6.4

Kerri s’efforce d’amener les gens à l’admirer. Elle est enjouée la plupart du temps, pour que les autres la remarquent et la complimentent sur son entrain.Certains l’y encouragent, car ils la voient venir en aide à des gens de la collectivité. Par contre, dans un instant de transparence, Kerri avouera ceci:

«J’aime le Seigneur, mais j’ai l’impression en quelque sorte que ma vie n’est qu’une façade. » Confrontée au fait que son insécurité sous-tend une grande partie de ses efforts pour gagner l’estime des gens, elle dit ne plus avoir l’énergie de continuer dans cette voie.

Nous nous identifions probablement tous à elle jusqu’à un certain point, car il est impossible de nourrir constamment des motivations pures. Nous aimons le Seigneur et les autres, mais nos motifs pour vivre selon les préceptes de Christ sont parfois teintés de notre désir d’estime et d’éloges.
Jésus a d’ailleurs parlé de ceux qui donnent, prient et jeûnent pour être vus des hommes
(Mt 6.1-6). Dans le sermon sur la montagne, il incite à faire l’aumône sans que la main gauche ne sache ce que fait la droite, à prier le Père dans le lieu secret et à jeûner sans avoir l’air triste (v. 4,6,16).

Servir Dieu se fait la plupart du temps en public, mais il se pourrait qu’un peu de service rendu dans l’anonymat nous aide à apprendre à nous appuyer sur l’opinion que Dieu a de nous. Celui qui nous a créés à son image nous estime à tel point qu’il nous a donné son Fils et qu’il nous témoigne son amour chaque jour. — Anne Cetas

Le désir de plaire à Dieu devrait nous inciter fortement à lui obéir.

*****

18 Novembre • Lisez > Luc 22.39-46

L’amour sans frontières

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Jean 15.13

Durant le mouvement des Boxeurs, qui s’est manifesté en Chine en 1900, des missionnaires assiégés dans une maison de T’ai Yüan Fu ont décidé qu’ils n’avaient d’autre chance de survie que de traverser à la course la foule même qui réclamait leur mort.

Armes au point, ils sont parvenus à échapper immédiatement à la menace.

Par contre, voyant que deux de ses étudiantes chinoises blessées n’avaient pas réussi à s’enfuir, Edith Coombs est retournée sur ses pas à la course et au péril de sa vie. Or, elle est parvenue à en sauver une, mais s’est fait tuer lorsqu’elle a trébuché en retournant chercher la seconde.

Entre-temps, des missionnaires du district de Hsin Chou ont réussi à fuir et à se cacher en campagne, avec leur ami chinois Ho Tsuen Kwei. Par contre, s’étant fait capturer pendant qu’il cherchait une issue pour ses amis, il est mort en martyr pour avoir refusé de révéler leur cachette.

De la vie d’Edith Coombs et de Ho Tsuen Kwei se dégage un amour qui transcende culture et nationalité. Or, leur sacrifice nous rappelle la grâce et l’amour incommensurables de notre Sauveur, Jésus.

Devant son arrestation et son exécution imminente, il fait une fervente prière: «Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe !», mais qu’il clôt par un exemple inégalable de courage, d’amour et de sacrifice: « Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne »
(Lu 22.42). Sa mort et sa résurrection ont rendu possible notre vie éternelle. — Randy Kilgore

Seule la lumière de l’amour de Christ vainc les ténèbres de la haine.

*****

19 Novembre • Lisez > Ésaïe 40.21-31

Observateur du ciel

Qui fait marcher en ordre leur armée ? Il les appelle toutes par leur nom.
Ésaïe 40.26

Bouleversé par des problèmes au bureau et à la maison, Matt a décidé d’aller faire une promenade à pied. L’air printanier parfumait la soirée. Tandis que le ciel infini passait du bleu sombre au noir, un épais brouillard s’est lentement installé. Les étoiles ont commencé à scintiller, annonçant la levée de la pleine lune à l’Est. Pour Matt, cet instant était profondément spirituel en ce sens qu’il se disait: Il est là. Dieu est là, et il veille sur tout ça.

Certaines personnes regardent le ciel de nuit et n’y voient que la nature. D’autres y voient un dieu aussi lointain et froid que Jupiter. Reste que c’est le même Dieu qui « est assis au-dessus du cercle de la terre », qui « a créé ces choses » et qui « les appelle toutes par leur nom »
(És 40.22,26). Dieu connaît intimement sa création.

C’est d’ailleurs ce Dieu personnel qui a demandé à son peuple « Pourquoi dis-tu, Jacob, pourquoi dis-tu, Israël : Ma destinée est cachée devant l’Éternel, mon droit passe inaperçu devant mon Dieu ? Ne le sais-tu pas ? ne l’as-tu pas appris ? [...] Il donne de la force à celui qui est fatigué, et il augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance » (v. 27-29).

Il nous est facile d’oublier Dieu. Nos problèmes ne disparaissent pas au fil d’une promenade à pied en soirée, mais il nous est possible de trouver le repos et la certitude que Dieu oeuvre constamment pour notre bien. «Je suis là, nous dit-il. Je veille sur toi.» — Timothy Gustafson

Accordons à Dieu la place qu’il occupe déjà dans l’univers.

*****

20 Novembre • Lisez > Actes 6.8-15; 7.59-60

Une foi sacrificielle

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !
Matthieu 5.10

Assise dans notre jardin, près de l’église dont mon mari est le pasteur, par un dimanche après-midi, j’entends une musique accompagnée de chants de louanges en farsi. Notre Église de Londres comporte une assemblée d’iraniens à la foi enflammée et dont la passion pour Christ nous rend plus humbles par le récit des persécutions qu’ils ont vécues et l’histoire de ceux qui, comme le frère du pasteur principal, sont morts en martyrs pour leur foi à l’exemple du tout premier martyr chrétien, Étienne.

Au titre de l’un des premiers leaders que l’Église primitive s’est nommés, Étienne a attiré l’attention de Jérusalem en accomplissant «des prodiges et de grands miracles» (Ac 6.8), si bien que les autorités juives l’ont fait comparaître devant elles pour lui faire justifier ses actions. Il a alors fait un vibrant plaidoyer en faveur de sa foi avant de se lancer dans la description de la dureté de cœur de ses accusateurs. Au lieu de se repentir, ceux-ci étaient «furieux dans leur cœur, et ils grinçaient des dents contre lui» (7.54), si bien qu’ils l’ont entraîné hors de la ville où ils l’ont lapidé à mort - alors même qu’il priait Dieu de leur accorder son pardon.

Les histoires d’Étienne et des martyrs des temps modernes nous rappellent que le message de Christ peut nous attirer des brutalités. Si cela n’a jamais été notre cas, prions pour l’Église persécutée dans le monde entier. Et puissions-nous, dans l’épreuve, trouver la grâce de rester fidèles à celui qui a souffert tellement plus pour nous. — Amy Boucher Pye

Puissions-nous trouver la grâce de marcher sur les traces du Maître.

*****

21 Novembre • Lisez > Éphésiens 4.25-32

Et vous ?

La mort et la vie sont au pouvoir de la langue.
Proverbe 18.21

Emily écoutait un groupe d’amis parler de leurs traditions familiales relatives à l’Action de grâces. «Chaque personne dans la pièce indique à tour de rôle ce dont elle est reconnaissante envers Dieu», a expliqué Gary.

En racontant le repas et la séance de prière d’une Action de grâces type en famille, Randy en a évoqué une passée avec son père avant sa mort: «Même si papa souffrait de démence, sa prière d’action de grâces était lucide», en ajoutant: «Ma famille passe toujours de précieux moments à chanter ensemble, et mamie est insatiable !» Or, Emily se sentait de plus en plus triste et jalouse en repensant à sa propre famille, si bien qu’elle s’en est plainte: «On a pour tradition de manger de la dinde et de regarder la télévision sans jamais mentionner Dieu ni la moindre gratitude.»

Regrettant déjà son attitude, Emily s’est dit: Tu fais partie de cette famille. Que voudrais-tu faire pour changer cette journée ? Elle a alors résolu de dire en privé à chacun de ses proches qu’elle était reconnaissante à Dieu de l’avoir pour soeur, nièce, frère ou petite-nièce. Le jour venu, elle l’a fait, et ils se sont tous sentis aimés. Ce n’était pas facile de contrer ainsi la norme au sein de sa famille, mais elle en a éprouvé une grande joie.

«Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent » (Ép 4.29). Rappelons-nous donc ainsi la valeur qu’ont les autres pour nous et pour Dieu ! — Anne Cetas

Un mot d’encouragement remplit d’espoir son destinataire.

*****

22 Novembre • Lisez > Hébreux 11.8-16

Le mal du pays

Mais maintenant ils en désirent une meilleure [patrie], c’est-à-dire une céleste.
Hébreux 11.16

En entrant dans la pièce, ma femme m’a trouvé avec la tête dans l’horloge de notre grand-père. «Que fais-tu là ?» m’a-t-elle alors demandé. «Cette horloge sent comme la maison de mes grands-parents», lui ai-je répondu d’un air penaud, en en refermant la porte avant d’ajouter: «On pourrait dire que je suis rentré au pays pendant un instant.»

L’odorat a le pouvoir d’évoquer des souvenirs saisissants. Nous avions déménagé l’horloge depuis la maison de mes parents à l’autre bout du pays près de vingt ans auparavant, mais l’arôme du bois de l’intérieur me ramène encore à l’enfance.

L’auteur de l’épître aux Hébreux parle d’autres personnes qui souffrent d’un mal du pays différent. Au lieu de regarder en arrière, elles regardent devant avec foi en aspirant à leur demeure céleste. Même si ce qu’elles espèrent leur semble encore bien loin, elles comptent sur Dieu pour tenir sa promesse de les conduire dans un endroit où elles seront avec lui pour toujours (Hé 11.13-16).
Philippiens 3.20 nous rappelle qu’en tant que «citoyens des cieux», nous «attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ». Le fait d’aspirer à voir Jésus et à recevoir tout ce que Dieu nous a promis en lui nous aide à rester concentrés sur les choses d’en haut. Ni le passé ni le présent ne sauraient se comparer à ce qui nous attend ! — James Banks

La meilleure de toutes les patries est notre patrie céleste.

*****

23 Novembre • Lisez > Philippiens 2.1-11

Célébrité et humilité

[Il] s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.
Philippiens 2.8

Bon nombre de gens sont obsédés par la célébrité, qu’ils se souhaitent à eux-mêmes ou qu’ils admirent tellement chez les célébrités qu’ils scrutent leur vie à la loupe: livres prisés sur la scène internationale, tournées cinématographiques, apparitions aux émissions de fin de soirée, millions d’adeptes sur Twitter.

Dans une étude réalisée aux États-Unis, des chercheurs ont dressé la liste des célébrités à l’aide d’un algorithme spécialement conçu pour explorer Internet. Or, Jésus vient au premier rang jusqu’à la mort, des célébrités de toute l’Histoire.

Bien que Jésus n’ait jamais cherché à obtenir le statut de célébrité (Mt 9.30; Jn 6.15), la notoriété s’est attachée à lui ici-bas dès que la nouvelle à son sujet s’est répandue comme une traînée de poudre dans toute la Galilée (Mc 1.28; Lu 4.37).

Partout où Jésus allait, les foules se réunissaient sans tarder. Ses miracles attiraient les gens à lui. Par contre, lorsque les gens ont tenté de le faire roi par la force, il s’est retiré seul
(Jn 6.15). Uni à son Père par une même destinée, il n’a cessé de tourner les gens vers la volonté et l’échéancier du Père (4.34; 8.29; 12.23). «[II] s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix» (Ph 2.8).

Jésus n’a jamais eu pour objectif de devenir célèbre. Son but était simple: s’offrir en sacrifice à titre de Fils de Dieu avec humilité, obéissance et intention afin d’expier nos péchés.
Cindy Hess Kasper

Jésus est venu non pour devenir célèbre, mais pour se sacrifier.

*****

24 Novembre • Lisez > Colossiens 3.12-17

Le jeu des mercis

Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.
Colossiens 3.17

Chaque automne, nous donnons un festin à l’occasion de l’Action de grâces sur le campus de l’Université Cornerstone. L’année dernière, les collégiens ont joué à un jeu consistant à se mettre les uns les autres au défi de nommer une chose pour laquelle chacun était reconnaissant sans jamais répéter ce qu’un autre avait énoncé. Quiconque hésitait était éliminé.

Il y a bien sûr toutes sortes de choses dont les étudiants pourraient se plaindre - examens, dates de tombée, règlements et tout un éventail d’autres sujets sur lesquels râler - mais ces collégiens avaient choisi de témoigner plutôt de leur gratitude. Or, je devine qu’ils se sont tous sentis beaucoup mieux après ce jeu que s’ils avaient choisi de se plaindre.

Bien que nous aurons toujours des griefs à formuler, nous devons reconnaître qu’en y regardant de plus près, nous aurons également toujours des bénédictions pour lesquelles nous montrer reconnaissants. Dans la description paulinienne de notre nouveauté en Christ, la «reconnaissance» est la seule qualité qui est mentionnée plus d’une fois. En fait, elle l’est à trois reprises. «Et soyez reconnaissants», nous dit Paul dans Colossiens 3.15. Puis il nous incite à chanter à Dieu « dans [notre] cœur en vertu de la grâce» (v. 16) et, quoi que nous fassions, à tout faire au nom de Jésus «en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père» (v. 17).

Aujourd’hui, optons donc pour une attitude reconnaissante.— Joe Stowell

Optons donc pour une attitude reconnaissante.

*****

25 Novembre • Lisez > Ecclésiaste 5.9-19

Une occasion en or !

Quand le bien abonde, ceux qui le mangent abondent; et quel avantage en revient-il à son possesseur ?
Ecclésiaste 5.10

Combien suffirait-il ? Nous aurions peut-être avantage à nous poser cette simple question par une journée où de nombreux pays développés se consacrent toujours plus aux emplettes. Je parle ici du Vendredi noir, le lendemain de la fête de l’Action de grâces américaine, où les magasins sont nombreux à ouvrir tôt et à réduire leurs prix; une journée qui s’est d’ailleurs étendue à d’autres nations. Certaines personnes aux moyens limités tentent alors d’acheter une chose qu’elles ne pourraient se permettre sans les grands soldes.

Malheureusement, d’autres, mues par la cupidité, font éclater la violence en s’arrachant littéralement les aubaines.

Or, par sa sagesse, l’auteur vétérotestamentaire connu sous le nom d’« Ecclésiaste » (Ec 1.1) nous procure l’antidote à la frénésie de cette consommation outrancière que nous devons parfois affronter dans les magasins - et dans notre cœur. Il fait remarquer que ceux qui sont attachés à l’argent n’en auront jamais assez et se laisseront dominer par leurs biens. Et pourtant, chacun mourra dépossédé de tout: «Il s’en va comme il était venu» (5.15). Paul fait aussi écho à l’Ecclésiaste en disant que l’amour de l’argent est la racine de tous les maux, alors que «la piété avec le contentement» est «une grande source de gain» (1 Ti 6.6-10).

Riches ou pauvres, nous risquons de choisir de mauvais moyens pour combler notre vide en forme de Dieu; mais si nous puisons paix et bien-être en Dieu, il le comblera de sa bonté et de son amour. — Amy Boucher Pye

Le vrai contentement ne dépend de rien qui soit issu de ce monde.

*****

26 Novembre • Lisez > 1Pierre 3.8-12

Non-envoi

Si quelqu’un, en effet, veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses.
1Pierre 3.10.

Vous est-il déjà arrivé d’envoyer un courriel pour vous rendre compte soudain que vous l’aviez destiné à la mauvaise personne ou qu’il contenait des propos durs et blessants ? Si seulement on pouvait arrêter son envoi d’un simple clic de souris. Eh bien, on le peut désormais. Plusieurs entreprises offrent maintenant une option qui nous accorde un court laps de temps avant d’envoyer un courriel depuis notre ordinateur.

Ensuite, le courriel se change en parole exprimée et que l’on ne peut donc plus reprendre. Au lieu d’y voir une panacée, l’option «non-envoi» devrait nous rappeler qu’il est primordial de mettre une garde à nos lèvres.

Dans sa première épître, l’apôtre Pierre a dit aux disciples de Jésus: «Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure; bénissez, au contraire [...] Si quelqu’un, en effet, veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses, qu’il s’éloigne du mal et fasse le bien, qu’il recherche la paix et la poursuive »
(1 Pi 3.9-11).
David, le psalmiste, a d’ailleurs écrit: «Éternel, mets une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres !» (Ps 141.3.) Quelle merveilleuse prière à faire en début de journée et en toute situation où nous serions tentés de répliquer avec méchanceté !

Seigneur, mets une garde à nos lèvres aujourd’hui, afin que nous ne blessions personne par nos paroles. — David Mccasland

La mort et la vie sont au pouvoir de la langue. Proverbes 18.21

*****

27 Novembre • Lisez > Psaume 92.13-16

La plume rouge

Ils portent encore des fruits dans la vieillesse.
Psaume 92.15

Il y a plusieurs années, je suis tombé sur un appât de pêche dans un ouvrage datant de l’auteur grec du IIe siècle av. J.-C. nommé Élien le Sophiste: «Entre Broca et Thessalonique coule un fleuve nommé Astacus, où vivent des poissons à la peau mouchetée [truite].» Élien y décrit
« un appât de pêche par lequel venir à bout d’eux. Il suffit d’attacher deux plumes à un hameçon au moyen d’une laine écarlate. Puis on jette l’appât à l’eau, et le poisson, attiré par sa couleur, se rue sur lui en pensant faire un festin » (De la nature des animaux; traduction libre).

Or, certains pêcheurs utilisent encore cet appât de nos jours, que l’on appelle la plume rouge. Utilisée en premier lieu il y a plus de 2200 ans, elle demeure toujours un appât à truites par lequel «avoir le dessus sur elles».

À la lecture de cet ancien ouvrage, je me suis dit :Tout ce qui a de l’âge n’est pas forcément dépassé, surtout pas les aînés. Si au fil de la vieillesse nous démontrons la plénitude et la profondeur de Dieu, nous lui serons utiles jusqu’à la fin de nos jours. Nul besoin d’axer la vieillesse sur une santé déclinante en fixant le regard sur ce que nous étions auparavant. La vieillesse peut aussi être remplie de quiétude, de gaieté, de courage, de bonté dans le cas de ceux qui vieillissent avec Dieu.
« Plantés dans la maison de l’Éternel, ils [...] portent encore des fruits dans la vieillesse, ils sont pleins de sève et verdoyants » (Ps 92.14-15). — David H. Roper

Au fil des ans, la fidélité de Dieu continue de se multiplier.

*****

28 Novembre • Lisez > Luc 7.36-50

Une bonne action

Elle a fait une bonne action à mon égard.
Marc 14.6

Imaginez deux adolescentes. L’une est forte et en bonne santé. L’autre n’a jamais eu la liberté de se déplacer d’elle-même. Clouée à un fauteuil roulant, elle doit non seulement affronter les défis propres à la vie en général, mais encore subir douleur sur douleur, épreuve sur épreuve.

Reste que les deux jeunes filles jouissent de la compagnie l’une de l’autre avec le sourire et dans les rires.Deux adolescentes au bon cœur qui voient l’une chez l’autre le trésor de l’amitié.

Or, Jésus a consacré une grande partie de son temps et de son attention à des gens comme la jeune fille en fauteuil roulant. Des gens ayant autant de handicaps et de difformités que des gens que l’on méprisait pour diverses raisons. En fait, Jésus a même permis à l’une de «ces personnes» de l’oindre de parfum, au grand désarroi des chefs religieux (Lu 7.39). À une autre occasion, lorsqu’une femme lui a manifesté son amour par un geste similaire, Jésus a déclaré à ses détracteurs: «Laissez-la. [...] Elle a fait une bonne action à mon égard»
(Mc 14.6).

Dieu accorde la même valeur à tous, sans faire de distinction. En réalité, à ses yeux, nous avons tous désespérément besoin de l’amour et du pardon de Christ. Cet amour l’a d’ailleurs poussé à mourir sur la croix pour nous.

Percevons chacun comme Jésus le voit: créé à l’image de Dieu et digne de son amour. Traitons tous ceux que nous croisons sur un pied d’égalité avec Christ, voyant en eux la même beauté que lui. — David Branon

Tous ceux dont nous croisons le chemin sont créés à l’image de Dieu.

*****

29 Novembre • Lisez > Psaume 119. 9-16

Je suis riche !

Je me réjouis en suivant tes préceptes, comme si je possédais tous les trésors.
Psaume 119.14

Avez-vous vu la publicité télévisée où quelqu’un répond à la porte et une personne lui tend un chèque au montant astronomique. Puis l’heureux gagnant se met à crier, à danser, à sauter et à serrer son visiteur dans ses bras: «J’ai gagné ! Je suis riche ! Je n’en reviens pas ! Mes problèmes sont résolus !» Faire fortune d’un coup suscite une réaction très émotionnelle.

Or, le chapitre le plus long de la Bible, le Psaume 119, nous fait cette affirmation étonnante «Je me réjouis en suivant tes préceptes, comme si je possédais tous les trésors» (v. 14). Quelle comparaison ! Il peut être aussi exaltant d’obéir aux directives de Dieu qu’il l’est de recevoir un gros lot ! Le verset 16 répète ce refrain tandis que le psalmiste exprime une joie empreinte de gratitude à l’égard des préceptes du Seigneur: «Je fais mes délices de tes statuts, je n’oublie point ta parole.»

Mais si l’on ne partage pas cet avis ? En quoi la joie en Dieu peut-elle être aussi exaltante que la découverte d’un trésor ? Tout commence par la gratitude, qui est à la fois une attitude et un choix. Nous prêtons attention à ce que nous estimons, nous commençons donc par exprimer notre gratitude pour les dons de Dieu qui nourrissent notre âme. Nous lui demandons d’ouvrir nos yeux pour voir toute la richesse de la sagesse, de la connaissance et de la paix qu’il nous procure par sa Parole.

Notre amour croissant pour Dieu nous vaut de décrocher le gros lot. — David Mccasland

Les trésors que recèle la Bible n’attendent que d’être découverts.

*****

30 Novembre • Lisez > 1 Pierre 1.17-23

Quelle est votre valeur ?

[Ce] n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés [...] mais par le sang précieux de Christ.
1 Pierre 1.18-19

On raconte qu’en l’an 75 av. J.-C. des pirates auraient enlevé un jeune noble de Rome nommé Jules César pour qui ils auraient exigé une rançon de 20 talents d’argent (qui représenterait aujourd’hui une somme de 600 000 $). On dit que César aurait déclaré dans un éclat de rire qu’ils ignoraient manifestement qui il était. Il aurait alors insisté pour que ses ravisseurs augmentent leur rançon à 50 talents ! Pourquoi ? Parce qu’il estimait sa valeur être bien supérieure à 20 talents.

Quelle différence marquée pouvons-nous voir entre la démesure avec laquelle l’arrogant César estimait sa propre valeur et la valeur que Dieu reconnaît à chacun de nous ? Selon notre Seigneur, notre valeur ne se mesure pas en argent, mais au prix auquel notre Père céleste nous a lui-même évalué.

Quelle rançon a-t-il payée pour nous sauver ? C’est au prix de la mort de son Fils sur la croix que le Père nous a fait échapper à nos péchés . «[Ce] n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés [...] mais par le sang précieux de Christ »
(1 Pi 1.18-19).

Dieu nous a tant aimés qu’il a donné son Fils pour qu’il meure sur la croix et ressuscite des morts en rançon de nos péchés. Voilà tout le prix que nous avons à ses yeux ! — Bill Crowder

Notre valeur se mesure au prix que Dieu a payé pour nous sauver.

*****

Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


blue care wAccueil
  Liens
  Plan du site        
  Contact
tampon 5x5 gris