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Notre Pain Quotidien - Octobre 2018 


Notre Pain Quotidien - Octobre 2018 - Forêts dans une lumière dorée

1er octobre • Lisez > Philippiens 3.12-4.1

Demeurez fermes

[Demeurez] ainsi fermes dans le Seigneur.
Philippiens 4.1

On considère le mont Tianmen à Zhangjiajie, en Chine, comme l’une des plus belles montagnes du monde. Pour voir ses falaises gigantesques dans toute leur splendeur glorieuse, il faut emprunter le funiculaire Tianmen Shan sur une distance de 7455 mètres. Il est étonnant que ce téléphérique puisse parcourir d’aussi longues distances et se hisser au haut de montagnes aux parois aussi abruptes sans même que la cabine du funiculaire ne soit motorisée. Elle s’élève néanmoins en toute sécurité le long de ces hauteurs spectaculaires en restant fermement attachée à un câble qu’actionne un moteur puissant.

Durant notre parcours de foi, comment pouvons-nous achever la course «vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ» (Ph 3.14) ? Comme le funiculaire, nous nous attachons fermement à Christ, une nécessité que Paul a d’ailleurs exprimée: «[Demeurez] ainsi fermes dans le Seigneur» (4.1). Nous n’avons aucune ressource en nous-mêmes. Nous dépendons entièrement de Christ pour qu’il nous fasse aller de l’avant. Il nous fera surmonter les plus grands défis et nous conduira sains et saufs à bon port.

Vers la fin de sa vie terrestre, l’apôtre Paul a déclaré ceci: «J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi» (2 Ti 4.7).

Or, vous le pouvez aussi. Il vous suffit de rester fermement attaché à Christ. — Albert Lee

Garder la foi revient à croire que Dieu nous gardera fidèlement.

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2 octobre • Lisez > Marc 8.11-21

Les rappels de Dieu

Et il leur dit: Ne comprenez-vous pas encore ?
Marc 8.21

Mon ami Bob Horner parle de Jésus comme du «Maître Rappel». Or, c’est une bonne chose, car nous sommes très enclins au doute et à l’oubli. Malgré les nombreuses fois où Jésus a répondu aux besoins des gens qui venaient à lui, ses disciples ont toujours craint de manquer de quelque chose. Ces témoins de tant de miracles n’ont pas su comprendre le sens plus profond de la vie que le Seigneur voulait leur faire garder en mémoire.

En traversant la mer de Galilée, les disciples évoquaient leur oubli. Jésus leur a alors demandé: «Pourquoi raisonnez-vous sur ce que vous n’avez pas de pains ? Êtes-vous encore sans intelligence, et ne comprenez-vous pas ? Avez-vous le coeur endurci ? Ayant des yeux, ne voyez-vous pas ? Ayant des oreilles, n’entendez-vous pas ? Et n’avez-vous point de mémoire ?» (Mc 8.17-18.) Puis il leur a rappelé que, lorsqu’il avait nourri cinq mille hommes avec cinq pains, ils avaient récolté douze corbeilles pleines de morceaux de pain. Lorsqu’il avait nourri quatre mille hommes avec sept pains, ils avaient récolté sept corbeilles de morceaux de pain. «Et il leur dit: Ne comprenez-vous pas encore ?» (v.21.)

La réponse miraculeuse de Dieu aux besoins physiques des gens les tournait vers une plus grande vérité: il est le pain de vie et son corps allait être «rompu» pour eux et nous.

Chaque fois que nous prenons la sainte Cène, le Seigneur nous rappelle son grand amour et sa grande générosité à notre égard. — David Mccasland

La sainte Cène nous rappelle l’amour et la générosité de Dieu.

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3 octobre • Lisez > Deutéronome 10.12-22

Non aux étrangers

Maintenant, Israël, que demande de toi l’Éternel, ton Dieu, si ce n’est que tu craignes l’Éternel, ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies, d’aimer et de servir l’Éternel.
Deutéronome 10.12

Dans la région éloignée du Ghana où je vivais enfant, il n’était pas rare d’entendre un certain proverbe «À l’heure du repas, point d’ami.» Les gens de l’endroit jugeaient impoli de se présenter chez quelqu’un à l’heure du repas, car la nourriture était souvent rare. Cette maxime s’appliquait tant aux voisins qu’aux étrangers.

Par contre, aux Philippines, où j’ai également vécu un certain temps, même si vous débarquez sans vous annoncer à l’heure du repas, vos hôtes insisteront pour le partager avec vous, et cela, qu’ils aient assez de nourriture pour eux-mêmes ou non. Et voilà toutes de bonnes raisons.

Alors que les Israélites quittaient l’Égypte, Dieu leur a donné des règles à suivre. Reste que les règles - même celles de Dieu - ne sauraient transformer les cœurs. Le sachant, Moïse a déclaré: «Vous circoncirez donc votre cœur, et vous ne raidirez plus votre cou» (De 10.16). Un fait intéressant: juste après que Moïse les ait ainsi exhortés, il a abordé la question du traitement qu’ils devaient réserver aux étrangers. Dieu «aime l’étranger et lui donne de la nourriture et des vêtements. Vous aimerez l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte» (v. 18-19).

Israël a servi le «Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs» (v.17). Or, un des meilleurs moyens de s’identifier à Dieu consistait à aimer l’étranger.

Que signifie pour nous cette image des attributs de Dieu ? Comment témoigner de son amour aux marginalisés et aux démunis ? — Timothy Gustafson

En Christ, point d’étrangers.

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4 octobre • Lisez > Psaume 146

Délivrer les captifs

[L’Éternel] délivre les captifs.
Psaume 146.7

Lorsque ma femme et moi avons visité le National Museum of the Mighty Eighth Air Force près de Savannah, en Géorgie, l’exposition sur les prisonniers de guerre nous a particulièrement émus, avec sa reconstitution des baraquements d’un camp de prisonniers en Allemagne. Le père de Marlene, Jim, a servi dans l’Eighth Air Force, la «Mighty Eighth» (le Puissant huitième escadron), qui effectuait des missions aériennes au-dessus de l’Europe durant la Seconde Guerre mondiale. L’Eighth Air Force a alors dénombré 47 000 blessés et
26 000 morts dans ses rangs. Or, Jim comptait parmi ceux dont l’avion s’est fait abattre et que l’on a faits prisonniers. En parcourant l’exposition, nous nous sommes rappelé Jim en train de nous raconter la joie absolue que lui et ses compagnons de captivité avaient éprouvée le jour de leur libération.

Le Psaume 146 décrit les soins que Dieu consacre aux opprimés et la libération qu’il accorde aux captifs. Le psalmiste présente ainsi celui qui «fait droit aux opprimés» et qui «délivre les captifs» (v. 7). Or, tout cela est un sujet de célébration et de louange. Reste que la plus grande liberté de toutes est celle que nous procure la délivrance de la culpabilité et de la honte. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que Jésus ait dit: «Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres» (Jn 8.36).

Le sacrifice de Christ nous délivre de la prison du péché, nous faisant connaître sa joie, son amour et son pardon libérateur. — Bill Crowder

La prison du péché ne peut retenir le pouvoir du pardon divin.

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5 octobre • Lisez > Éphésiens 4.25-32

Un bon remède

Un cœur joyeux est un bon remède.
Proverbes 17.22

La conduite dangereuse, l’emportement et les propos orduriers de certains chauffeurs de taxi et de fourgonnette suscitent d’incessantes querelles dans nos rues d’Accra, au Ghana. Un tel incident dont j’ai été le témoin a toutefois pris une tournure différente. Un chauffeur de taxi imprudent a failli emboutir un autocar. Je m’attendais à ce que le chauffeur de l’autocar se fâche et invective le fautif, mais il s’en est abstenu. Au lieu de cela, il a détendu son visage crispé pour sourire de toutes ses dents au chauffard qui semblait se sentir coupable. Or, ce sourire a accompli des miracles. D’un signe de la main, le chauffard s’est excusé, a rendu son sourire à l’autre et s’est éloigné de l’autocar - dissipant ainsi la tension.

Le sourire produit un effet fascinant sur le cerveau. Des chercheurs ont découvert que, «lorsque l’on sourit, le cerveau libère des endorphines, qui créent un effet physiologique relaxant . Un sourire peut non seulement désamorcer une situation stressante, mais aussi dissiper la tension en nous. Nos émotions nous affectent, de même que les autres, d’où l’exhortation: «Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants» (Ép 4. 31-32).
Si la colère, la tension ou l’amertume menacent notre relation avec le Seigneur et les autres, il serait utile de nous rappeler qu’un «cœur joyeux est un bon remède» apportant joie et
bien-être. — Lawrence Darmani

Nous trouvons la joie en apprenant à manifester l’amour de Jésus.

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6 octobre • Lisez > 2 Chroniques 6.12-21

Louer et demander

[Les] cieux des cieux ne peuvent te contenir: combien moins cette maison que j’ai bâtie !
2 Chroniques 6.18

Défi jeunesse, un ministère auprès des jeunes à risque, est né à New York grâce à un engagement à prier exceptionnel. David Wilkerson a vendu son téléviseur et a consacré le temps qu’il regardait la télévision (deux heures chaque soir) à prier. Durant les mois qui ont suivi, il en est venu non seulement à se représenter clairement ce que Dieu attendait de lui, mais encore il a atteint l’équilibre entre louer Dieu et solliciter son aide.

Par sa prière de dédicace du Temple, le roi Salomon atteste d’ailleurs le même équilibre. Il a commencé par souligner la sainteté et la fidélité de Dieu. Puis il a attribué à Dieu tout le mérite de la réussite du projet et a insisté sur la grandeur de Dieu: «[Les] deux des cieux ne peuvent te contenir: combien moins cette maison que j’ai bâtie !» (2 Ch 6.18.)

Après avoir exalté Dieu, Salomon lui a demandé de prêter une attention toute particulière à ce qui se passait dans le Temple, ainsi que d’user de miséricorde envers les Israélites et de leur pardonner les péchés qu’ils lui confessaient.

Aussitôt sa prière achevée, «le feu descendit du ciel et consuma l’holocauste et les sacrifices, et la gloire de l’Éternel remplit la maison» (7.1). Cet exaucement remarquable nous rappelle d’ailleurs que le Tout-Puissant que nous louons et à qui nous adressons nos prières est celui-là même qui tend l’oreille à nos requêtes.— Jennifer Benson Schuldt

La prière aide à voir les choses comme Dieu les voit, non l’inverse.

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7 octobre • Lisez > Philippiens 3.7-12

Saisir la croix

Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ.
Philippiens 3.12

En 1856, le grand prédicateur londonien Charles Spurgeon a fondé le Pastors’ College afin d’y former des hommes en vue du ministère chrétien. On l’a renommé le Spurgeon’s College en 1923. De nos jours, la crête du bâtiment arbore une main saisissant une croix et l’inscription latine: «Et teneo, Et Teneor», qui signifie: «Je saisis et j’ai été saisi.»

Dans son autobiographie, Spurgeon a écrit: «Voilà la devise de notre collège. Nous [...] saisissons fermement la croix de Christ d’une main sûre [...] car cette croix nous a fermement saisis par le pouvoir d’attraction qu’elle détient. Nous désirons voir tous les hommes saisir la vérité et être saisis par elle; surtout la vérité du Christ crucifié.»

Dans son épître aux Philippiens, Paul a exprimé cette vérité à titre de fondation sur laquelle reposait sa vie: «Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou atteint la perfection; mais je cours pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ» (Ph 3.12). En tant que disciples de Jésus, nous propageons le message de la croix tandis que Jésus nous saisit fermement par sa grâce et sa puissance «J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, mais Christ qui vit en moi» (Ga 2.20).

Notre Seigneur nous a fermement saisis par son amour, et nous communiquons son message d’amour de sorte que les autres le saisissent à leur tour. — David Mccasland

Nous saisissons la croix de Christ qui nous maintient en lui.

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8 octobre • Lisez > Jean 4.7-15

Le livre qui se boit

[L’eau] que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.
Jean 4.14

Étant donné qu’il est si difficile de trouver de l’eau potable dans certaines régions du monde, une organisation nommée Water Is Life (L’eau, c’est la vie) a créé une merveilleuse ressource appelée «The Drinkable Book» (Le livre qui se boit). Le papier des pages de ce livre est revêtu de nanoparticules d’argent permettant de filtrer l’eau de manière à en éliminer près de 99,9 % des bactéries nocives ! Chaque page détachable peut être utilisée et réutilisée pour filtrer jusqu’à 100 litres d’eau au coût infime de quatre cents la page.

Or, la Bible est également un livre exceptionnel «qui se boit». Dans Jean 4, nous lisons au sujet d’une soif particulière et d’un genre d’eau spéciale. La femme au puits avait besoin de bien plus qu’étancher sa soif physique en buvant une eau pure. Elle avait aussi désespérément besoin de connaître la source d’«eau vive», de qui obtenir la grâce et le pardon que Dieu est seul à procurer.
La Parole de Dieu est le livre ultime «qui se boit», mais qui nous amène également à nous tourner vers le Fils de Dieu en tant qu’unique source d’«eau vive». Et ceux qui acceptent l’eau que Jésus leur procure pourront se désaltérer à «une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle» (v. 14). — Cindy Hess Kasper

Jésus est la seule source d’eau vive.

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9 octobre • Lisez > Marc 3.13-19

Unis en Christ

Il en établit douze, pour les avoir avec lui, et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser les démons.
Marc 3.14

Lorsque nous tombons sur une liste de noms dans la Bible, il se pourrait que nous soyons tentés de passer outre. Reste que nous pourrions y trouver des perles, comme dans la liste des douze apôtres que Jésus a appelés à oeuvrer en son nom. Bon nombre d’entre eux sont bien connus: Simon, que Jésus appelait Pierre; les frères Jacques et Jean, pêcheurs; Judas Iscariot, le traître. Par contre, nous risquons d’oublier que Matthieu, le percepteur d’impôts, et Simon, le zélote, avaient dû être des ennemis auparavant.

Matthieu percevait des impôts pour le compte de Rome; il devait donc passer aux yeux de ses compatriotes juifs pour un collaborateur à la solde de leur ennemi. À l’époque, on méprisait les percepteurs d’impôts à cause de leur corruption et parce qu’ils exigeaient que le peuple juif verse de l’argent à une autre autorité que Dieu. Par contre, avant que Jésus l’appelle à son service, Simon le zélote était dévoué à un groupe de nationalistes juifs qui détestait Rome et qui cherchait à la renverser, souvent par de violentes attaques.

Bien que Matthieu et Simon aient eu des opinions politiques divergentes, les Évangiles ne rapportent pas qu’ils se soient querellés. C’est donc dire qu’ils ont dû parvenir à laisser derrière eux leurs allégeances antérieures dans une certaine mesure en suivant Christ.

Si nous gardons les yeux fixés sur Jésus, le Dieu qui s’est fait homme, le Saint-Esprit nous unifiera de plus en plus. — Amy Boucher Pye

Christ mérite notre plus grande allégeance, lui qui nous unit.

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10 octobre • Lisez > Colossiens 2.20- 3.4

Faire tout le contraire

Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.
Colossiens 3.3

L’excursion dans le désert peut sembler intimidante, mais pour les adeptes de plein air, cela ne fait qu’accroître son attrait. Comme les randonneurs ont besoin de plus d’eau qu’ils ne peuvent en transporter, ils achètent des bouteilles avec filtre intégré pour puiser aux sources d’eau chemin faisant. Reste que l’utilisation de tels contenants semble paradoxale.

Même si l’on renverse la bouteille, pas une seule goutte n’en coule. Le randonneur assoiffé doit souffler dans la bouteille pour forcer l’eau à traverser le filtre. La réalité est donc contraire à ce qui semble naturel.

En suivant Jésus, nous tombons souvent sur des paradoxes. Paul en a d’ailleurs signalé un exemple: le fait d’observer les règles ne nous rapprochera pas de Dieu. À ce sujet, il a demandé: «[Pourquoi], comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes: Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! préceptes qui [...] ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ?» (Col 2.20-22.)

Que faire, alors ? Selon Paul: «Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut» , ce à quoi il ajoute «Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu» (v. 3).

Nous devons nous considérer nous-mêmes «morts » aux valeurs du monde et vivants pour Christ. Nous aspirons maintenant à un mode de vie répondant aux exigences de celui qui a dit «Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur» (Mt 20.26) —
Tim Gustafson

«Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les sages.»

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11 octobre • Lisez > Luc 6.27-36

Changer des cœurs

Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.
Luc 6. 36

Le dernier jour de la guerre de Sécession, l’officier Joshua Chamberlain était à la tête de l’armée de l’Union. Ses soldats se sont alignés de chaque côté de la route que l’armée des confédérés devait emprunter pour se rendre. Il aurait suffi d’une parole déplacée ou d’un geste agressif pour changer la paix tant attendue en massacre. Dans un geste aussi brillant qu’émouvant, Chamberlain a ordonné à ses troupes de saluer leurs adversaires ! Il n’y a pas eu la moindre raillerie, ni de propos incendiaires - que des fusils et des épées brandis en l’honneur des vaincus.

Dans Luc 6, Jésus nous aide à saisir la différence entre les gens ayant de la grâce et ceux n’en ayant pas. Or, ceux qui connaissent son pardon doivent agir tout à l’opposé des autres. Nous devons faire ce qu’autrui juge impossible: pardonner à nos ennemis et les aimer. Jésus a dit: «Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux» (v. 36).

Imaginez un peu l’influence que nous aurions sur notre milieu de travail et notre famille en épousant ce principe. Si un salut peut réconcilier des armées, quel grand pouvoir doit avoir la grâce de Christ qui agit en nous ! La Bible en fournit la preuve dans l’accueil qu’Ésaü a réservé à son frère qui l’avait trahi (Ge 33.4), à la joyeuse pénitence de Zachée (Lu 19.1-10) et à l’image du père courant au-devant de son fils prodigue (Lu 15).

Par la grâce de Christ, puisse aujourd’hui être le dernier jour d’amertume et de conflit entre nos ennemis et nous. — Kandy Kilgore

La colère s’évanouit presque toujours devant la grâce.

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12 octobre • Lisez > 1 Samuel 25.1-12

Avertissement !

Nabal est son nom, et il y a chez lui de la folie.
1 Samuel 25.25

Les avertissements suivants ont été trouvés sur divers produits:
«Retirer l’enfant avant de la replier.» (poussette)
«N’alimente pas en oxygène.» (masque anti poussières)
«Ne jamais régler le haut-parleur en conduisant.» (produit de téléphone cellulaire mains libres appelé «Drive’n’ Talk»)
«Ce produit se déplace lors de son utilisation.» (scooter)

Voici une mise en garde que Nabal aurait pu porter «S’attendre à de la folie d’un insensé» (voir 1S 25). Il s’est assurément montré irrationnel envers David. Fuyant Saül, David avait découvert des renseignements sur les brebis d’un riche nommé Nabal. Lorsque David a appris que Nabal tondait ces brebis en vue d’un festin, il a envoyé dix hommes lui demander poliment de la nourriture en guise de rémunération pour ces tâches (v.4-8).

Or, la réplique de Nabal a été plus que déplacée: «Qui est David [...] ?», avant d’ajouter:
«Et je prendrais mon pain, mon eau, et mon bétail que j’ai tué pour mes tondeurs, et je les donnerais à des gens qui sont je ne sais d’où ?» (v.10,11.) Il a ainsi violé le code d’hospitalité d’alors en n’invitant pas David au festin, en lui manquant de respect par ses insultes et en lui volant essentiellement le salaire auquel il avait droit.

À dire vrai, nous avons tous un brin de folie. Et le seul antidote consiste à reconnaître nos péchés devant Dieu. Il est toujours prêt à pardonner, à instruire et à accorder sa sagesse.
— Marvin Williams

La sagesse de Dieu éclipse notre égocentrisme.

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13 octobre • Lisez > Luc 5.27-32

Tous sont les bienvenus !

Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.
Luc 5.32

La soirée cinéma tant attendue du club des jeunes de l’église était enfin arrivée. On avait mis des affiches dans tout le village et des pizzas chauffaient au four. Steve, le pasteur de la jeunesse, espérait que le film - portant sur les membres d’un gang de New York qu’un pasteur de jeunesse avait amenés à considérer sérieusement les déclarations de Jésus - allait inciter de nouvelles recrues à grossir les rangs du club.

Il ignorait toutefois qu’un match de football important allait passer à télévision ce soir-là, alors beaucoup moins de gens se sont présentés qu’il ne l’avait espéré. Soupirant en son for intérieur, il était sur le point de tamiser les lumières et de lancer la projection lorsque cinq membres d’un club de motards en blouson de cuir sont entrés. Sur le coup, Steve a pâli.

Le chef du gang, surnommé TDog, l’a interpellé: «C’est gratuit, et pour tout le monde, hein ?» Steve s’apprêtait à lui répondre: «Réservé aux membres du club» quand TDog a ramassé un bracelet portant les lettres WWJD (What Would Jesus Do; Que ferait Jésus) pour lui demander: «C’est à toi, mon gars ?» Rouge de honte, Steve le lui a confirmé d’un signe de la tête et a attendu que les nouveaux venus trouvent où s’asseoir.

Avez-vous déjà vécu une telle situation ? Vous désirez ardemment annoncer la bonne nouvelle de Jésus, mais avec en tête une liste de «bonnes» personnes ? Les chefs religieux ont souvent reproché à Jésus ses fréquentations, car il accueillait les parias. — Marion Stroud

Le cœur ouvert à Christ le sera également à ceux que Dieu aime.

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14 octobre • Lisez > 1 Jean 3.16-17

Mourir pour autrui

Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.
Jean 10.11

J’aime les oiseaux, ce qui explique que j’aie apporté six oiseaux en cage chez Alice, notre fille, qui s’est mise à en prendre soin chaque jour. Puis un des oiseaux est tombé malade et est mort. Nous nous sommes alors demandé si les oiseaux se porteraient mieux s’ils n’étaient pas en cage. Nous avons donc libéré les cinq qui avaient survécu et les avons regardés s’éloigner à tire-d’aile tout joyeux.

Alice m’a ensuite fait remarquer ceci: «Te rends-tu compte, papa, que c’est la mort d’un des oiseaux qui nous a pousser à libérer les autres ?»

Or, n’est-ce pas là ce que le Seigneur Jésus a fait pour nous ? Comme le péché d’un seul homme (Adam) a entraîné la condamnation du monde, ainsi la justice d’un seul Homme (Jésus) a apporté le salut à ceux qui croient en lui (Ro 5.12-19). À ce sujet, Jésus a dit: «Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis» (Jn 10.11).

Jean l’explicite en disant que Jésus-Christ «a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères » (1 Jn 3.16). Cela ne signifiera probablement pas une mort littérale, mais en nous faisant les émules du sacrifice d’amour de Jésus, nous donnons en fait notre vie. Il se pourrait, par exemple, que nous nous privions de biens matériels afin de les partager avec d’autres personnes (v. 17) ou de consacrer du temps à des gens qui ont besoin de consolation et de compagnie.

Pour qui devriez-vous vous sacrifier aujourd’hui ? — Lawrence Darmani

L’ultime sacrifice de Christ nous motive à nous sacrifier pour autrui.

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15 octobre • Lisez > Psaume 86.1-13

Un adepte pour la vie

Je t’invoque au jour de ma détresse, car tu m’exauces.
Psaume 86.7

Cade Pope, un garçon de 12 ans de l’Oklahoma, a posté 32 lettres écrites à la main - une à chacun des dirigeants d’une équipe de la Ligue nationale de football (NFL) des États-Unis. Cade y disait: «Ma famille et moi aimons le football. Nous jouons au football imaginaire et regardons les matchs tous les week-ends. [...] Je suis prêt à choisir une équipe de la NFL que j’encouragerais toute ma vie ! »
Jerry Richardson, propriétaire de l’équipe de football des Panthers de la Caroline, lui a répondu dans un mot écrit de sa propre main. La première ligne se lisait ainsi «Nous serions honorés si notre [équipe] devenait la tienne. Nous te rendrions fier.» Ensuite, Richardson faisait l’éloge de quelques-uns de ses joueurs. Sa lettre était non seulement personnelle et gentille, mais aussi la seule réponse que Cade ait reçue. Il n’y a donc rien d’étonnant dans le fait que Cade soit devenu un fervent partisan des Panthers de la Caroline.

Dans le Psaume 86, David parle de son allégeance au vrai Dieu: «Je t’invoque au jour de ma détresse, car tu m’exauces. Nul n’est comme toi parmi les dieux, Seigneur» (v. 7-8). Dieu s’est acquis notre dévotion par ses attributs et ses tendres soins à notre égard. C’est lui qui répond à nos prières, qui nous guide par son Esprit, et qui nous sauve au moyen de la mort et de la résurrection de son Fils, Jésus-Christ. Il mérite que nous lui restions loyaux durant toute notre vie. — Jennifer Benson Schuldt

Seul Dieu est digne de notre adoration et de notre dévotion.

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16 octobre • Lisez > 1 Thessaloniciens 4.1-12

Continuez comme ça !

[Nous] vous conjurons au nom du Seigneur Jésus de marcher à cet égard de progrès en progrès.
1 Thessaloniciens 4.1

Mon fils aime beaucoup la lecture. S’il lit plus de livres que son école l’exige de lui, il reçoit un certificat de mérite. Ce petit encouragement le motive à continuer comme ça.

En écrivant aux croyants de Thessalonique, Paul les a motivés non par une récompense, mais par des paroles d’encouragement. Il a dit «Au reste, frères, puisque vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire et plaire à Dieu, et c’est là ce que vous faites, nous vous prions et nous vous conjurons au nom du Seigneur Jésus de marcher à cet égard de progrès en progrès» (1 Th 4.1). Ces chrétiens menaient une vie agréable à Dieu, et Paul les encourageait à vivre toujours plus pour le Seigneur.

Il se peut qu’aujourd’hui vous et moi fassions de notre mieux pour connaître et aimer le Père, et pour lui plaire. Laissons donc Paul nous convaincre de continuer ainsi avec foi.

Faisons un pas de plus. Qui pourrions-nous encourager aujourd’hui par les paroles de Paul ? Quelqu’un vous vient-il à l’esprit, une personne qui suit Dieu et qui cherche à lui plaire ? Écrivez un mot ou faites un appel téléphonique pour encourager cette personne à aller de l’avant par la foi en Dieu. Il se pourrait bien que ce que vous lui direz soit précisément ce dont elle a besoin pour continuer de suivre et de servir Jésus. — Keila Ochoa

Encouragez quelqu’un aujourd’hui à continuer de vivre pour Dieu.

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17 octobre • Lisez > 1 Thessaloniciens 5.12-28

Y sommes-nous obligés ?

Et lui [Jésus], il se retirait dans les déserts, et priait.
Luc 5.16

Joie a démarré le programme pour enfants dans la prière, puis a chanté avec ses tout-petits. Emmanuel, six ans, s’est agité sur sa chaise lorsqu’elle a prié après avoir présenté Aaron, le professeur. Puis Aaron a commencé et terminé son exposé en prière. Emmanuel s’en est alors plaint «Ça fait quatre prières ! Je peux pas rester sans bouger aussi longtemps !»

Si vous croyez que le défi qu’Emmanuel doit relever est difficile, lisez 1 Thessaloniciens 5.17: «Priez, sans cesse» ou ayez toujours l’esprit en prière. Il nous arrive même adultes de trouver la prière ennuyeuse. Peut-être parce que nous ignorons quoi dire ou ne comprenons pas qu’il s’agit d’une simple conversation avec notre Père.

Au XVIIe siècle, François Fénelon a parlé quelque peu de prières qui lui sont venues en aide . «Dites à Dieu tout ce que vous avez dans le cœur, comme si vous confiiez vos plaisirs et vos chagrins à un ami intime. Racontez-lui vos problèmes, afin qu’il vous console; racontez-lui vos joies, afin qu’il les tempère , racontez-lui vos désirs, afin qu’il les purifie.» Puis il a ajouté: «Parlez-lui de vos tentations, afin qu’il vous en protège , montrez-lui les blessures de votre cœur, afin qu’il les guérisse. [...] Si vous lui livrez ainsi toutes vos faiblesses, tous vos besoins et tous vos problèmes, vous aurez toujours des choses à lui dire.»

Puissions-nous grandir dans notre intimité avec Dieu, de sorte que nous désirions passer plus de temps avec lui. — Anne Cetas

La prière est une conversation intime avec notre Dieu.

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18 octobre • Lisez > Joël 2.12-17

D’un cœur sincère

Déchirez vos cœurs et non vos vêtements, et revenez à l’Éternel, votre Dieu; car il est compatissant et miséricordieux.
Joël 2.13

Dans nombre de cultures, il est courant que les gens pleurent d’une voix forte, gémissent et déchirent leurs vêtements lors d’un drame personnel ou d’une grande tragédie nationale. C’est d’ailleurs ainsi que les Israélites de l’Ancien Testament extériorisaient la tristesse et la repentance profondes que leur inspirait le fait d’avoir tourné le dos au Seigneur.

Une démonstration extérieure de repentance provenant d’un cœur sincère peut procurer une grande libération. Autrement, nous risquons de faire semblant au sein de notre communauté de foi.

Après qu’un fléau de sauterelles ait ravagé le pays de Juda, Dieu, par la bouche du prophète Joël, a appelé le peuple à se repentir sincèrement afin de s’éviter un autre jugement divin: «Maintenant encore, dit l’Éternel, revenez à moi de tout votre cœur, avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations !» (Joël 2.12.)

Puis Joël a sollicité une réponse bien sentie: «Déchirez vos cœurs et non vos vêtements, et revenez à l’Éternel, votre Dieu; car il est compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et il se repent des maux qu’il envoie» (v. 13). La vraie repentance provient du cœur.

Dieu désire ardemment que nous lui confessions nos péchés et que nous recevions son pardon de sorte que nous l’aimions et le servions de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toute notre force.

Confiez donc vos besoins à Dieu d’un cœur sincère. — David Mccasland

Dieu désire entendre parler votre cœur.

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19 octobre • Lisez > Psaume 136.1-9

Désert solitaire

Dieu vit que c’était bon.
Genèse 1.12

Dans «Désert solitaire», Edward Abbey raconte les étés où il a travaillé comme garde forestier dans un parc de l’Utah connu aujourd’hui sous le nom d’Arches National Park. Ce livre vaut la peine d’être lu, ne serait-ce que pour savourer le langage brillant et les descriptions saisissantes qu’Abbey emploie pour dépeindre le sud-est des États-Unis.

Reste qu’étant athée, Abbey ne pouvait voir au-delà de la beauté des choses visibles. Comme c’est triste ! Il a donc passé toute sa vie à louer la beauté du paysage sans saisir la raison d’être de tant de splendeur.

La plupart des gens de l’Antiquité enveloppaient leurs théories relatives aux origines du monde de légende, de mythe et de folklore. L’histoire de la création selon Israël est toutefois unique, car elle parle d’un Dieu ayant créé la beauté pour notre plaisir et pour susciter en nous une admiration rappelant celle d’un enfant. Dieu a imaginé le cosmos, l’a créé par sa parole et l’a déclaré «beau». (Le mot hébreu rendu par bon désigne également la beauté.) Ayant créé un paradis, Dieu nous a ensuite donné la vie par sa parole, nous a installés dans le jardin d’Éden et nous a demandé d’en jouir.

Certains savourent la beauté dont le Créateur les entoure, mais sans l’en glorifier ni l’en remercier. Ils «se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres» (Ro 1.21).

D’autres, à la vue de tant de beauté, lui en rendent grâces et entrent dans sa lumière. —
David Roper

Toute la création reflète la beauté de Dieu.

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20 octobre • Lisez > Jean 14.15-21

Votre parcours de vie

Je ne vous laisserai pas orphelins; je viendrai à vous.
Jean 14.18

J’ai grandi dans les années 1960, marquées par la rébellion, et j’ai tourné le dos à la religion. J’avais fréquenté l’église toute ma vie, mais sans me convertir à Christ, jusqu’au jour où j’ai eu un terrible accident au début de la vingtaine. Depuis lors, j’ai passé ma vie d’adulte à parler de l’amour que Dieu a pour nous tous, ce qui est devenu mon parcours de vie.

Au sein de notre monde brisé, la vie constitue certainement «un parcours». Chemin faisant, nous traversons montagnes et vallées, rivières et plaines, autoroutes encombrées et routes désertes - des hauts et des bas, des conflits et des deuils, des déchirements et la solitude. Nous ne voyons pas devant nous, si bien que nous devons prendre les choses comme elles viennent, et non comme ce que nous aimerions qu’elles soient.

Le disciple de Christ ne chemine cependant jamais seul. La Bible nous rappelle la présence constante de Dieu à nos côtés. Partout où nous allons, il est là (Ps 139.7-12). Il ne nous abandonnera jamais (De 31.6; Hé 13.5). Après leur avoir promis de leur envoyer le Saint-Esprit, Jésus a dit à ses disciples: «Je ne vous laisserai pas orphelins; je viendrai à vous»
(Jn 14.18).

Nous pouvons aborder avec assurance les défis et les opportunités qui se présentent à nous durant notre parcours, car Dieu nous a promis de nous accorder sa présence incessante. —
Bill Crowder

La foi ignore où elle va, mais aime et connaît son Auteur. O. Chambers

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21 octobre • Lisez > Lamentations 3.21-26

Un amour inépuisable

Car ta bonté vaut mieux que la vie, mes lèvres célèbrent tes louanges.
Psaume 63.4

Lors de l’un de mes derniers vols, l’atterrissage s’est déroulé de manière un peu chaotique. Visiblement, certains passagers étaient nerveux, mais la tension est tombée lorsque deux fillettes assises derrière moi se sont exclamées: «Yé ! Encore !»

Les enfants sont ouverts à de nouvelles aventures et perçoivent la vie avec humilité et émerveillement. Il se peut d’ailleurs que cela explique en partie ce que Jésus voulait dire par «[Quiconque] ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point» (Mc 10.15).

La vie comporte ses défis et ses souffrances. Peu de gens le savent mieux que le savait Jérémie, surnommé «le prophète qui pleurait». Reste que Dieu l’a encouragé au cœur même de ses difficultés en lui affirmant une vérité étonnante: «Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme; elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande ! » (La 3.22-23.)

Or, ces compassions se renouvelant sans cesse peuvent transformer notre vie à tout instant. Elles sont toujours là, et nous les discernons lorsque nous vivons dans l’expectative d’un enfant - nous attendant à ce qu’il accomplisse ce dont il est le seul capable. Jérémie savait que la bonté de Dieu ne se définit pas uniquement par notre situation actuelle et que sa fidélité transcende les creux de la vie. Cherchez donc aujourd’hui à discerner les compassions renouvelées de Dieu. — James Banks

Dieu transcende tout ce qui nous arrive.

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22 octobre • Lisez > Matthieu 25.31-40

Mes frères et sœurs

[Toutes] les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.
Matthieu 25.40

Il y a plusieurs années, lorsque l’économie du sud de la Californie a décliné, le pasteur Bob Johnson y a vu non seulement des difficultés, mais également des opportunités. Par conséquent, il a sollicité une rencontre avec le maire de sa ville, à qui il a demandé «Que peut faire notre Église pour vous venir en aide ?» Le maire en est resté ébahi. Généralement, les gens l’abordaient pour lui demander son aide. Et voilà qu’un ministre du culte lui offrait les services de toute une communauté chrétienne.

Ensemble, le maire et le pasteur ont créé un plan d’attaque pour répondre à plusieurs besoins pressants. Dans leur seul comté, plus de 20 000 aînés avaient vécu la dernière année sans recevoir une seule visite. Des centaines d’enfants avaient besoin d’une famille d’accueil. Et beaucoup d’autres jeunes avaient besoin de tutorat pour les aider à réussir à l’école.

Or, certains de ces besoins exigeaient peu d’investissement financier, et plus de temps et d’intérêt, précisément ce que l’Église avait à donner.

Jésus a parlé à ses disciples du jour où il dirait à ses fidèles «Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume» (Mt 25.34), en ajoutant qu’ils s’étonneraient de leur récompense. Puis il leur dirait: «[Toutes] les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.» (v.40).

Son œuvre s’accomplit donc lorsque nous donnons généreusement de notre temps, de notre amour et de nos ressources. — Timothy Gustafson

Donner n’est pas la prérogative des riches, mais la nôtre à tous.

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23 octobre • Lisez > Jérémie 1.1-10

Je suis avec toi

Ne les crains point, car je suis avec toi pour te délivrer.
Jérémie 1.8

En tant que stagiaire dans l’équipe de rédaction d’un magazine chrétien, j’ai écrit un article au sujet d’un homme qui s’était converti à Christ. Par un changement drastique, il a laissé derrière lui son ancienne vie pour se donner à son nouveau Maître, Jésus. Quelques jours après la parution du numéro en question, j’ai reçu un appel anonyme me faisant cette mise en garde: « Attention, Darmani ! On te surveille ! Tu mets ta vie en danger dans ce pays en racontant des histoires pareilles. »

Ce n’est d’ailleurs pas la seule fois que l’on m’a menacé pour avoir incité les gens à se tourner vers Christ. Une fois, un homme m’a dit de disparaître avec le tract que je lui remettais, sans quoi ! Dans les deux cas, j’ai plié l’échine. Ces deux menaces n’étaient pourtant que verbales. Un grand nombre de chrétiens ont subi les gestes dont de telles menaces se sont accompagnées. Dans certains cas, le seul fait de mener un mode de vie chrétien vaut au croyant de recevoir de mauvais traitements.

Dieu a dit à Jérémie: «Car tu iras vers tous ceux auprès de qui je t’enverrai, et tu diras tout ce que je t’ordonnerai» (Jé 1.7), et Jésus a dit à ses disciples: «Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups» (Mt 10.16). Il se peut en effet que nous subissions des menaces, des épreuves et même des coups, mais Dieu nous assure de sa présence: «[Je] suis avec toi pour te délivrer» (Jé 1.8), et Jésus de la sienne: «[Je] suis avec vous tous les jours»
(Mt 28.20). — Lawrence Darmani

Heureux les persécutés [...] le royaume des cieux est à eux. Mt 5.10

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24 octobre • Lisez > Ézéchiel 18.25-32

Choisir de changer

Rejetez loin de vous toutes les transgressions par lesquelles vous avez péché; faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau.
Ézéchiel 18.31

S’étant procuré un petit robot, mon fils s’est amusé à le programmer de manière à lui faire accomplir des tâches simples: le faire avancer, s’arrêter et revenir sur ses pas. Il pouvait même lui faire émettre des bips et produire des bruits enregistrés. Le robot faisait exactement ce que mon fils lui commandait. Il n’éclatait jamais de rire ni ne changeait de direction à l’improviste. Il n’avait pas le choix d’obéir.

En créant les êtres humains, Dieu n’a pas créé des robots. Il nous a faits à son image, ayant donc la faculté de réfléchir, de raisonner et de prendre des décisions. Nous sommes en mesure de choisir entre le bien et le mal. Même si nous avons pris l’habitude de désobéir à Dieu, nous sommes libres de faire prendre un virage à notre vie.

Lorsque les Israélites de l’Antiquité se sont attiré des ennuis auprès de Dieu, celui-ci leur a parlé par l’intermédiaire du prophète Ézéchiel «Revenez et détournez-vous de toutes vos transgressions, afin que l’iniquité ne cause pas votre ruine. [...] [Faites]-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau» (Éz 18.30-31).

Ce type de changement ne peut s’amorcer que par un choix, inspiré de l’Esprit (Ro 8.13).
P.ex.: dire non à un moment décisif, se fermer aux cancans, se refuser à l’avarice, à la jalousie ou à: remplissez l’espace vide. Si vous connaissez Jésus,vous n’êtes plus esclave du péché, et donc libre de choisir de changer dès aujourd’hui.— Jennifer Benson Schuldt

Pour connaître un nouveau départ, demandez à Dieu un nouveau cœur.

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25 octobre • Lisez > 2 Corinthiens 12.6-10

Ce don

Je me glorifierai donc bien plus de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.
2 Corinthiens 12.9

Il y a quelques années, j’ai écrit un essai portant sur ma collection de cannes, de bâtons de marche et autres, en songeant à devenir un jour un véritable marcheur. Eh bien, ce jour est arrivé. La combinaison de problèmes de dos et de neuropathie périphérique m’oblige à me déplacer à l’aide d’un tripode. La randonnée, la pêche et bien d’autres activités qui me procuraient tant de joie par le passé me sont désormais refusées.

J’essaie néanmoins de comprendre que mes limites, quelles qu’elles soient, sont un don de Dieu, et que c’est avec ce don que je dois le servir. Avec ce don, et aucun autre. Or, cela vaut pour nous tous, que nos limites soient émotionnelles, physiques ou intellectuelles. Paul a eu le courage de déclarer qu’il se glorifiait de ses faiblesses, car c’était lorsqu’il était faible que la puissance de Dieu se révélait en lui( 2 Co 12.9).

Voir nos présumées responsabilités de cet œil nous permet de vaquer à nos occupations avec assurance et courage. Plutôt que de nous plaindre, de nous apitoyer sur notre sort ou de baisser les bras, nous nous mettons à la disposition de Dieu selon ses desseins.

Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il nous réserve, à vous et à moi, mais nous ne devrions pas nous en préoccuper. Notre tâche actuelle se résume à accepter les choses telles qu’elles sont avec contentement, sachant que l’instant présent est aussi bon qu’il peut l’être grâce à l’amour, à la sagesse et à la providence de Dieu. — David Roper

Le contentement vous permet de grandir là où Dieu vous a planté.

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26 octobre • Lisez > Matthieu 5.1-16

Guérir des cœurs

Vous êtes la lumière du monde.
Matthieu 5.14

Il n’y a pas très longtemps, je suis allé faire modifier des vêtements chez une couturière. En entrant dans son atelier, ce que j’ai vu sur les murs m’a encouragé. Un panneau disait, en anglais «Nous pouvons réparer vos vêtements, mais Dieu seul peut réparer votre cœur.» Tout près, une toile illustrait Marie de Magdala pleurant d’angoisse tandis que Christ était sur le point de se révéler à elle. Un autre panneau disait, toujours en anglais «Besoin de prière ? Permettez-nous de prier pour vous.»

La propriétaire m’a dit qu’elle exploitait sa petite entreprise depuis quinze ans: «Nous nous étonnons sans cesse de toute l’œuvre que le Seigneur a pu accomplir par les énoncés de foi que nous avons affichés en divers endroits. Il y a un certain temps, quelqu’un a accepté Christ comme son Sauveur ici même. C’est extraordinaire de voir Dieu à l’œuvre.» Je lui ai alors révélé que j’étais aussi chrétien et je l’ai félicitée de ce qu’elle parlait de Christ dans son milieu de travail.

Ce n’est pas donné à tous de faire preuve d’une telle audace dans son milieu professionnel, mais nous pouvons néanmoins trouver de nombreux moyens créatifs et pratiques de témoigner aux autres un amour, une patience et une gentillesse inattendus partout où nous sommes. Depuis que je suis sorti de cet atelier, je réfléchis à tous les moyens que nous avons de vivre l’affirmation de notre Seigneur. «Vous êtes la lumière du monde» (Mt 5.14). — Dennis Fischer

Dieu déverse son amour en nous de sorte qu’il coule en d’autres.

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27 octobre • Lisez > Nombres 33.1-15, 36-37

De station en station

Moïse écrivit leurs marches de station en station, d’après l’ordre de l’Éternel.
Nombres 33.2

Le chapitre 33 du livre des Nombres compte parmi ceux de la Bible que nous risquons de lire sans même y réfléchir. Il semble se résumer à une longue liste d’endroits retraçant le pèlerinage des Israélites de Ramsès en Égypte jusqu'à leur arrivée dans les plaines Moab. Ce chapitre doit néanmoins avoir son importance puisqu'il s'agit du seul passage de ce livre biblique qui suit les mots: " D'après ) l'ordre de l’Éternel" (v.2)

Pourquoi archiver ces données ? Se pourrait-il que cette liste procure un cadre qui permettait aux Israélites sortant du désert de retracer en mémoire leur périple de quarante ans en se remémorant la fidélité dont Dieu a fait preuve en chaque lieu ?

J’imagine un père israélite assis près d’un feu de camp évoquant le passé avec son fils: « Je n’oublierai jamais Rephidim ! Je mourais de soif, il n’y avait que du sable et de la sauge à des kilomètres à la ronde. Puis Dieu a demandé à Moïse de frapper un rocher de son bâton, une vraie dalle de silex. Et je me suis dit: Quel geste inutile, il ne tirera jamais rien de cette pierre ! Mais à mon grand étonnement, de l’eau en a jailli ! Un flot d’une générosité telle qu’il a permis de désaltérer des milliers d’Israélites. Je n’oublierai jamais ce jour-là ! »
(Voir Ps 114.8; No 20.8-13; 33.14.)

Pourquoi donc ne pas tenter le coup ? Réfléchissez à votre vie - de station en station - et remémorez-vous toutes les façons dont Dieu vous a démontré sa fidélité et son amour par alliance. — David Roper

Compte les bénédictions de Dieu, mets-les toutes devant tes yeux.

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28 octobre • Lisez > Psaume 139.14-18

Apprendre à compter

Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables !
Psaume 139.17

Mon fils apprend à compter de un à dix. Il compte tout, des jouets aux arbres. Il compte des choses dont j’ai tendance à faire fi, comme les fleurs sauvages le long du chemin jusqu’à l’école et mes orteils.

Mon fils me réapprend donc à compter. Il m’arrive souvent de permettre à des choses que j’ai laissées en suspens de m’accaparer ou de négliger de voir toutes les bonnes choses qui m’entourent. J’ai oublié de compter les nouveaux amis que je me suis faits cette année et mes prières qui ont été exaucées, les larmes de joie que j’ai versées et les éclats de rire que j’ai partagés avec de bons amis.

Je n’ai pas assez de mes dix doigts pour compter tout ce que Dieu me donne jour après jour. «Tu as multiplié, Éternel, mon Dieu ! tes merveilles et tes desseins en notre faveur; nul n’est comparable à toi , je voudrais les publier et les proclamer, mais leur nombre est trop grand pour que je les raconte» (Ps 40.6). Comment même nous mettre à compter toutes les bénédictions du salut, de la réconciliation et de la vie éternelle ?

Joignons-nous à David afin de louer Dieu pour tout le bien qu’il pense de nous et tout ce qu’il a fait pour nous: «Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables ! Que le nombre en est grand ! Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains de sable» (Ps 139.17-18).
Réapprenons donc à compter ! — Keila Ochoa

Remercions Dieu pour ses innombrables bénédictions.

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29 octobre • Lisez > Jean 17.6-19

Le patient qui prie

Père saint, garde-les en ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous.
Jean 17.11

La notice nécrologique d’Alan Nanninga, un homme de ma ville, le disait être, «avant tout, un témoin de Christ dévoué». Après avoir décrit sa vie familiale et professionnelle, elle mentionnait le déclin de sa santé sur près d’une décennie. La notice se terminait ainsi: «Ses hospitalisations [...] lui ont valu le titre honorifique «Le patient qui prie» », en raison du ministère qu’il exerçait auprès des autres patients. Voilà un homme qui, dans ses périodes éprouvantes, se faisait un devoir de prier pour et avec ceux de son entourage.

Quelques heures avant que Judas le trahisse, Jésus a prié pour ses disciples:
«Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, garde-les en ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous» (Jn 17.11). Sachant ce qui était sur le point de se produire, Jésus a fait abstraction de ses propres besoins pour se concentrer sur ses disciples et ses amis.

Lorsque nous traversons une période des plus éprouvantes, nous désirons ardemment bénéficier des prières d’autrui. Combien ces prières nous sont nécessaires et nous
encouragent ! Puissions-nous néanmoins, comme l'a fait notre Seigneur, lever les yeux vers Dieu afin de prier pour ceux de notre entourage dont les besoins sont criants. —David Mccasland

Nos ennuis peuvent remplir nos prières d’amour et d’empathie.

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30 octobre • Lisez > 1 Samuel 3.1-10

Entendre Dieu

Et Samuel répondit: Parle, car ton serviteur écoute.
1 Samuel 3.10

J’avais l’impression d’être sous l’eau, car mon rhume et mes allergies étouffaient les sons. M’efforcer de bien entendre pendant des semaines m’a fait comprendre combien je tiens mon ouïe pour acquise.

Le jeune Samuel a dû se demander, dans le Temple, ce qu’il entendait, en sortant difficilement du sommeil, au son de son nom (1 S 3.4). Trois fois, il s’est présenté devant le souverain sacrificateur Eli. Et ce n’est qu’à la troisième occasion qu’Éli a compris que c’était Dieu qui s’adressait à Samuel. La Parole du Seigneur se faisait rarement entendre à l’époque (v. 1) et le peuple n’avait pas pour habitude de lui tendre l’oreille. Reste qu’Éli a montré à Samuel comment répondre à Dieu (v. 9).

Le Seigneur parle beaucoup plus de nos jours que du temps de Samuel. L’épître aux Hébreux nous dit: «Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils» (1 1.2). Dans Actes 2, nous lisons au sujet de la venue du Saint-Esprit à la Pentecôte (v. 1-4) qu’il nous guide au fil des enseignements de Christ (Jn 16.13). Nous devons toutefois apprendre à entendre sa voix et à lui obéir. Comme lorsque j’étais enrhumée, nous l’entendons peut-être avec l’impression d’être sous l’eau. Il nous faut examiner tout ce que nous croyons recevoir de Dieu à la lumière de la Bible et des conseils de chrétiens mûrs. Par amour pour ses enfants, Dieu se plaît à insuffler la vie en eux. — Amy Boucher Pye

Le Seigneur parle à ses enfants, mais ils doivent discerner sa voix.

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31 octobre • Lisez > 1 Pierre 1.3-9

Il ne s’épuise jamais

Béni soit Dieu qui [...] nous a régénérés [...] pour un héritage qui ne peut [...] se flétrir.
1 Pierre 1.3-4

Lorsque j’ai demandé à une amie sur le point de prendre sa retraite ce qu’elle appréhendait le plus par rapport à sa prochaine étape de vie, elle m’a répondu: «Je tiens à ne pas manquer d’argent.» Le lendemain, mon conseiller financier m’a expliqué comment procéder pour éviter que cela m’arrive. Il est vrai que nous cherchons tous à savoir avec certitude que nous aurons de quoi subvenir à nos besoins pour le reste de nos jours.

Aucun plan financier ne peut nous le garantir ici bas, mais il en existe un qui va bien au-delà de cette vie jusque dans l’éternité. L’apôtre Pierre décrit d’ailleurs ce plan ainsi: «Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir» (1 Pi 1.3-4).

Lorsque nous faisons confiance à Jésus pour qu’il nous pardonne nos péchés, nous recevons un héritage éternel par la puissance de Dieu. En raison de cet héritage, nous vivrons pour toujours sans jamais manquer de quoi que ce soit nous étant nécessaire.

Si nous avons les moyens de le faire, c’est une bonne chose que de planifier en vue de sa retraite. Cependant, il importe davantage de veiller à acquérir un héritage éternel qui ne s’épuisera jamais et que seule la foi en Jésus-Christ peut nous assurer. — David Branon

La promesse des cieux est notre éternel espoir.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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