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Notre Pain Quotidien - Juillet 2018 


 Notre Pain Quotidien - Juillet 2018 - Des Chênes verdoyants

1 Juillet • Lisez > Job 11.7-20

Abandonnée dans le froid

En Dieu résident la sagesse et la puissance; le conseil et l’intelligence lui appartiennent.
Job 12.13

En désespoir de cause, une femme a téléphoné au centre d’aide au logement où je travaillais. Un problème de chauffage avait transformé la maison qu’elle louait en congélateur meublé. Paniquée, elle m’a demandé comment prendre soin de ses enfants en pareille situation. Je me suis empressée de lui offrir une réponse sortie du manuel: «Allez à l’hôtel et envoyez la note au propriétaire.» Elle m’a alors raccroché au nez en colère.

Je connaissais la réponse du manuel à sa question, mais je n’avais fait aucun cas de son cœur. Elle voulait trouver quelqu’un qui comprendrait ses craintes et son désarroi. Elle avait besoin de savoir qu’elle n’était pas seule. En gros, je l’avais abandonnée dans le froid.

Après avoir tout perdu, Job s’est retrouvé avec des amis qui avaient des réponses, mais peu de compréhension à lui offrir. Tsophar lui a dit qu’il n’avait qu’à vivre pleinement pour Dieu et que ses jours auraient plus d’éclat que le soleil à son midi (11.17). Ayant mal reçu ce conseil, Job lui a servi une réplique sarcastique «[Avec] vous doit mourir la sagesse» (12.2). Il connaissait l’arrière-goût que laissaient les réponses sorties tout droit d’un manuel, aux problèmes de la vraie vie.
Il est facile de reprocher aux amis de Job de ne pas avoir vu la situation dans son ensemble. Reste que nous en faisons autant devant des questions que nous ne comprenons pas vraiment. Les gens veulent obtenir des réponses, mais surtout se savoir écoutés et compris.
Timothy Gustafson

Avant de m’écouter, les gens veulent savoir que je me soucie d’eux.

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2 Juillet • Lisez > Luc 19.1-9

Venez faire votre pause

Zachée, hâte-toi de descendre; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison.
Luc 19.9

Lorsque j’étais enfant, notre famille allait tous les mois de l’Ohio en Virginie occidentale pour rendre visite à mes grands-parents. Chaque fois que nous nous présentions à sa porte, grand-maman Lester nous accueillait ainsi: «Entrez faire une pause.» C’était sa façon de nous inviter à faire comme chez nous, à rester un instant et à échanger des «nouvelles».

Il arrive parfois que la vie devienne frénétique. Dans notre monde hyperactif, il est difficile d’apprendre à connaître les gens. Il n’est pas facile de trouver le temps d’inviter quelqu’un à «entrer faire une pause». Il nous est possible d’en accomplir davantage en nous envoyant des textos qui vont droit au but.

Regardons néanmoins ce que Jésus a fait lorsqu’il a voulu améliorer le sort d’un percepteur d’impôts. Il est «entré faire une pause» sous le toit de Zachée. Ses paroles: «[II] faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison» (Lu 19.5) indiquent qu’il ne s’agissait pas d’une courte visite. Jésus lui a consacré du temps, et la vie de Zachée s’est trouvée transformée du tout au tout.

Sous le porche de la maison de mes grands-parents, il y avait plusieurs chaises - une invitation chaleureuse lancée à tous les visiteurs à venir s’y détendre et y converser. Pour apprendre à connaître quelqu’un et améliorer son sort - comme Jésus l’a fait pour Zachée - il nous faut l’inviter à «entrer faire une pause». — David Branon

Il se peut que le meilleur des cadeaux à offrir soit son temps.

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3 Juillet • Lisez > 2 Pierre 3.8-15

S’attendre à Dieu

Le Seigneur [...] use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.
2 Pierre 3.9

J’étais à bord d’une navette aéroportuaire à destination de mon vol de correspondance quand on a demandé au conducteur de «rester sur place». Tout semblait indiquer que nous allions manquer notre vol, ce qui excédait un certain passager. Il s’en est donc pris au chauffeur, exigeant que celui-ci fasse fi des ordres reçus «sous peine d’être traîné en justice». C’est alors qu’un employé de la compagnie aérienne est arrivé à la course, un porte-documents en main. Devant l’homme outré, l’employé a brandi le porte-document d’un air triomphant. Après avoir repris son souffle, il a déclaré: «Vous avez oublié votre porte-documents. Je vous ai entendu dire combien votre réunion était importante, et je me suis dit que vous en auriez besoin.»

Je m’impatiente parfois contre Dieu, surtout par rapport à son retour. Je me demande: Mais qu’est-ce qu’il attend ? Les tragédies qui nous assaillent, les souffrances de nos êtres chers et même le stress de la vie quotidienne semblent tous transcender les solutions à l’horizon.

Puis une personne me décrit sa rencontre récente avec Jésus ou je découvre que Dieu est encore à l’œuvre dans tout ce chaos. Cela me rappelle alors la leçon que j’ai apprise à bord de la navette aéroportuaire. Il y a des histoires et des détails que Dieu connaît, et moi pas. Je ne dois donc pas oublier de lui faire confiance et que ce n’est pas moi qui suis en cause. Il s’agit du plan de Dieu, selon lequel il a résolu d’attendre ceux qui ne connaissent pas encore son Fils (2 Pi 3.9). — Randy K. Kilgore

Patientez et témoignez de Jésus jusqu’à son retour.

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4 Juillet • Lisez > Psaume 122. 6-9

Joignez votre voix au cri

J’exhorte donc [...] à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes.
1 Timothée 2.1

Un groupe de femmes de prière de mon pays se réunit chaque mois afin de prier pour le Ghana et d’autres pays d’Afrique. Interrogée sur les raisons de leurs prières incessantes pour les nations, leur directrice Gifty Dadzie a répondu: «Regardez autour de vous, écoutez les actualités. Nos nations souffrent: la guerre, les catastrophes, les maladies et la violence menacent d’éclipser l’amour de Dieu pour l’humanité et ses bénédictions envers nous. Nous croyons que Dieu intervient dans les affaires des nations, si bien que nous le louons pour ses bénédictions et implorons son action. »

La Bible nous révèle en effet que Dieu participe aux affaires des nations (2 Ch 7.14). Or, Dieu fait collaborer des gens ordinaires à ses interventions. Sans nous confier forcément des tâches importantes, il nous permet de contribuer à apporter la paix et la justice qui «élève une nation» (Pr 14.34). Cela est possible au moyen de la prière. Paul a d’ailleurs écrit: «J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté » (1 Ti 2.1-2).

Comme le psalmiste a exhorté les Israélites à «demander la paix de Jérusalem» (Ps 122.6), prions aussi pour la paix et la guérison de notre nation. Sachant que, si nous prions avec humilité, délaissons la méchanceté et cherchons la face de Dieu, il nous entend.
Lawrence Darmani

Prier pour les autorités est à la fois un privilège et un devoir.

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5 Juillet • Lisez > Exode 17.8-16

Accompagner

Aaron et Hur soutenaient ses [de Moïse] mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre.
Exode 17.12

Ses trente compagnons de classe et leurs parents ont regardé Mi’Asya monter nerveusement sur le podium pour s’adresser à l’auditoire réuni à l’occasion de la remise des diplômes des élèves de cinquième année du primaire. Lorsque le directeur a ajusté le microphone à la hauteur de Mi’Asya, elle y a tourné le dos ainsi qu’à l’auditoire. La foule lui a alors murmuré des paroles d’encouragement: «Allons, ma chérie, tu peux y arriver !» Mais elle n’a pas bougé d’un cheveu. C’est alors qu’une compagne de classe s’est avancée pour se tenir à côté d’elle, avec le directeur de l’autre côté. Puis les trois ont lu le discours ensemble. Quel superbe exemple de soutien !

Au cœur de la bataille contre Amalek (Ex 17.10-16), Moïse a eu besoin d’aide et de soutien: «Lorsque Moïse élevait sa main [brandissant la verge de Dieu], Israël était le plus fort; et lorsqu’il baissait sa main, Amalek était le plus fort» (v. 11). Voyant ce qui se passait, Aaron et Hur sont allés se tenir aux côtés de Moïse, «l’un d’un côté, l’autre de l’autre», pour lui soutenir les bras lorsque ceux-ci se fatiguaient. Grâce à leur soutien, la victoire a pu être remportée au coucher du soleil.

Nous avons tous besoin du soutien les uns des autres. À titre de frères et sœurs de la famille de Dieu, nous avons d’innombrables occasions de nous encourager mutuellement durant notre parcours de foi commun. Et Dieu est là, au milieu de nous, à nous accorder la grâce d’y parvenir. — Anne Cetas

Il est possible d’allumer l’espoir par une étincelle d’encouragement.

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6 Juillet • Lisez > 1 Timothée 4.6-11

Affermir le cœur

[Il] est bon que le cœur soit affermi par la grâce
Hébreux 13.9

Le gymnase du quartier où je m’entraînais depuis des années a fermé ses portes le mois dernier, si bien que j’ai dû me joindre à un nouveau gymnase. L’ancien endroit était chaleureux et amical, car il était fréquenté par des gens qui se plaisaient à se côtoyer tout en faisant de l’exercice. Nous y transpirions rarement. Le nouveau gymnase, par contre, est un lieu très professionnel que fréquentent des gens sérieux travaillant assidûment à améliorer leur état physique. Je regarde ces personnes fournir de grands efforts. Leur corps a l’air robuste, mais je me demande si leur cœur se fortifie par la grâce.

Le cœur est un muscle, celui qui permet aux autres muscles de continuer à fonctionner. Il est bien de travailler à sa musculation, mais l’essentiel consiste à faire ce qui garde le cœur solide.

Ainsi en va-t-il de notre cœur spirituel. Nous le fortifions par la Parole de vérité, dont nous recevons le message empreint de la bonté et de la grâce de Dieu. Nous devons avoir pour priorité de veiller à ce que notre cœur spirituel soit bien portant.

Sur ce point, l’apôtre Paul est du même avis, puisqu’il a écrit: «Exerce-toi à la piété, car l’exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout; elle a la promesse de la vie présente et de celle à venir» (1Ti 4.8). — David Roper

Notre formation divine vise à nous faire grandir dans la foi.

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7 Juillet • Lisez > Deutéronome 6.1-12

Des rappels importants

Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur.
Deutéronome 6.6

L’anthropologue Anthony Graesch dit que l’extérieur d’un frigo révèle ce qui importe aux gens. Au cours d’une étude portant sur les familles de Los Angeles, Graesch et ses collègues ont noté qu’en moyenne 52 éléments étaient affichés sur le frigo des sondés - y compris des horaires scolaires, des photos de famille, des dessins d’enfant et des aimants inspirants.
Graesch appelle le frigo «une carte de mémoire familiale».

Il se peut que le Seigneur emploie quelque chose de tangible comme une photo ou un souvenir, ou encore un verset biblique pour nous rappeler sa fidélité et nous inciter à obéir à sa Parole. Lorsque Moïse s’est adressé aux Israélites juste avant leur entrée dans le pays de Canaan, il les a exhortés à garder tous les commandements que Dieu leur avait donnés: «Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage [...] Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes» (De 6.7,9).

Le fait d’accorder à la Parole de Dieu une place de choix bien en vue dans leur maison et leur cœur constituait un rappel quotidien puissant de la nécessité de «[se garder] d’oublier l’Éternel, qui [les avait] fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude» (v. 12).

Aujourd’hui, le Seigneur nous encourage à nous rappeler qu’en obéissant à sa Parole, nous pouvons compter sur sa fidélité empreinte de tendresse dans tout ce qui nous attend.
David Mccasland

Les bénédictions quotidiennes sont des rappels de la fidélité de Dieu.

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8 Juillet • Lisez > Matthieu 7.12-23

Notre tâche prioritaire

Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.
Jean 14.6

Lorsqu’une érudite britannique a appelé les adeptes de toute religion à travailler ensemble à l’unité mondiale, les gens de partout l’ont applaudie. En faisant remarquer que les religions principales avaient une foi commune dans la Règle d’or, elle a suggéré ceci: « La tâche prioritaire de notre époque consiste à bâtir une société planétaire dans laquelle les gens de toutes convictions pourront vivre ensemble en paix et en harmonie. »

Or, Jésus a cité la Règle d’or dans son sermon sur la montagne: «Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux» (Mt 7.12). Dans le même sermon, il a déclaré: «Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent» (5.44). La mise en pratique de ces commandements radicaux contribuerait beaucoup en effet à la paix et à l’harmonie. Par contre, juste après la Règle d’or, Jésus a fait appel au discernement:
«Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs» (7.15).

Le respect d’autrui et le discernement de la vérité vont de pair. Si nous détenons la vérité, nous avons un message qui vaut la peine d’être propagé. Cependant, Dieu laisse tout le monde libre de le choisir ou de le rejeter. Notre responsabilité consiste à présenter la vérité avec amour et à respecter le choix personnel des gens comme Dieu le fait.

Le respect des autres exige le nôtre, qui nous aide à véhiculer le message de Jésus « Je suis le chemin, la vérité, et la vie » (Jn 14.6). — Timothy Gustafson

Aimez les gens; aimez la vérité.

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9 Juillet • Lisez > 2 Pierre 1.1-10

Tout le nécessaire, et plus

Sa [de Dieu] divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété.
2 Pierre 1.3

Assis sur une roche dans la campagne anglaise, G. K. Chersterton s’est levé d’un bond en éclatant de rire. Son éclat de rire était si soudain et si fort que les vaches ne parvenaient plus à le quitter des yeux.

À peine quelques minutes plus tôt, l’auteur et apologiste chrétien s’était senti misérable. Cet après-midi-là, en errant dans les collines, il avait fait des dessins sur du papier brun avec des craies colorées. Il a alors constaté qu’il n’avait aucune craie blanche, qu’il considérait primordiale dans son oeuvre. Peu après, il s’était toutefois mis à rire en voyant que le sol sur lequel il avait été assis était en calcaire poreux, l’équivalent naturel de la craie blanche. Il en a donc cassé un morceau et s’est remis à dessiner.

Comme Chesterton, qui s’est rendu compte qu’il «s’était assis sur une immense réserve de craie blanche », les croyants ont constamment à leur portée les ressources spirituelles illimitées de Dieu: «Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés» ( 2 Pi 1.3).

Peut-être avez-vous le sentiment qu’il vous manque quelques vertus importantes liées à la piété, comme la foi, la grâce et la sagesse. Sachez néanmoins que, si vous connaissez Christ, vous avez tout le nécessaire, et plus. En Jésus, vous avez accès auprès du Père, celui qui procure toute chose aux croyants selon sa grâce. — Jennifer Benson Schuldt

Dieu détient un pouvoir illimité.

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10 Juillet • Lisez > Jacques 3.1-12

Le langage de L’amour

Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu.
Jacques 3.9

Lorsque ma grand-mère est venue au Mexique en tant que missionnaire, il lui a été difficile d’apprendre l’espagnol. Un jour elle est allée au marché. Elle a montré sa liste d’épicerie à la fille qui l’aidait, en lui disant: «C’est en deux langues», mais elle a employé le mot lenguas plutôt qu’idiomas. Les ayant entendues, le boucher a présumé que ma grand-mère voulait acheter deux langues de vache. Or, elle n’a compris son erreur qu’une fois rentrée à la maison. Elle n’avait jamais fait cuire de langue de boeuf auparavant !

Durant l’apprentissage d’une langue étrangère, y compris le nouveau langage de l’amour de Dieu, les erreurs sont inévitables. Il arrive parfois que notre discours soit contradictoire, car nous louons le Seigneur, puis nous parlons en mal des autres. Notre ancienne nature impie s’oppose à notre nouvelle vie en Christ. Ce qui sort de notre bouche nous montre à quel point nous avons besoin de l’aide de Dieu.

Notre ancienne « langue» doit disparaître. Le seul moyen d’apprendre le nouveau langage de l’amour consiste à laisser Jésus se rendre maître de nos paroles. Si le Saint-Esprit œuvre en nous, il nous accorde la maîtrise de soi nécessaire pour nous exprimer de manière agréable au Père. Puissions-nous lui soumettre toutes nos paroles ! « Éternel, mets une garde à ma bouche. Veille sur la porte de mes lèvres ! » (Ps 141.3.) — Keila Ochoa

Puissent nos paroles mettre Jésus en valeur.

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11 Juillet • Lisez > Philippiens 4.10-19

Une leçon apprise

[J’ai] appris à être content dans l’état où je me trouve.
Philippiens 4.11

Mary était veuve et très malade lorsque sa fille l’a invitée à emménager dans le nouvel «appartement de mamie» annexé à sa maison. Même si elle devait pour cela quitter des amis et le reste de sa famille derrière elle, à de nombreux kilomètres de là, Mary s’est réjouie de la générosité de Dieu.

Au bout de six mois, sa joie et son contentement menaçaient toutefois de céder aux murmures et aux doutes quant à savoir si sa décision cadrait réellement avec le plan parfait de Dieu. Ses amis chrétiens lui manquaient et sa nouvelle église était trop loin pour qu’elle s’y rende par elle-même.

C’est alors qu’elle a lu ce que le grand prédicateur Charles Spurgeon avait écrit au XIXe siècle: «Le contentement est l’une des fleurs du ciel, il faut donc la cultiver.» Or, Paul a dit «j’ai appris à être content», comme s’il l’avait ignoré à un moment donné.

Mary a fini par se dire que, si un fervent évangéliste comme Paul - détenu en prison, abandonné de ses amis et affrontant son exécution - pouvait apprendre à être content, elle le pouvait également.

«J’ai compris que, tant que je n’apprendrais pas cette leçon, je ne jouirais pas des choses que Dieu a planifiées pour moi. Alors je lui ai confessé mes murmures et lui ai demandé son pardon. Peu après, une dame nouvellement à la retraite m’a offert d’être sa partenaire de prière et d’autres de me conduire à l’église. Dieu a merveilleusement comblé mon besoin d’une «âme amie» et d’une plus grande mobilité. » — Marion Stroud

Avec notre accord, Dieu nous transforme toujours à sa façon.

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12 Juillet • Lisez > Exode 13.17-22

Le raccourci ?

Lorsque Pharaon laissa aller le peuple. Dieu ne le conduisit point par le chemin du pays des Philistins, quoique le plus proche.
Exode 13.17

La vie est souvent difficile. Si nous nous attendons à ce que Dieu nous procure toujours des raccourcis, il se peut donc que nous soyons tentés de lui tourner le dos lorsque le chemin devient impraticable.

Si vous l’avez déjà envisagé un jour, rappelez-vous le peuple d’Israël. Enfin libéré des Égyptiens, après avoir vécu des siècles en captivité, il s’est mis en route vers la Terre promise. Dieu ne l'a toutefois pas envoyé directement là-bas. Il «ne le conduisit point par le chemin du pays des Philistins, quoique le plus proche».(Ex 13.17). Il lui a fait plutôt emprunter le chemin ardu à travers le désert. À court terme, cela a contribué à lui éviter des guerres (v. 17), mais à long terme, un enjeu plus important le favoriserait.

Dieu s’est servi du temps que le peuple qu’il avait appelé à le suivre, a passé dans le désert pour l’instruire et le faire mûrir. Un raccourci l’aurait conduit tout droit à la catastrophe. La longue route a eu pour effet de préparer la nation d’Israël à son entrée réussie en Terre promise.
Notre Dieu est fidèle, et nous pouvons nous fier à lui pour qu’il dirige nos pas et prenne soin de nous quelle que soit la situation que nous devions affronter. Il se peut que nous ne comprenions pas pourquoi nous sommes sur le chemin que Dieu a choisi, mais nous pouvons compter sur lui pour nous aider à croître dans la foi et à mûrir chemin faisant.
David Branon

Dieu intervient toujours au bon moment; attendez-le donc patiemment.

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13 Juillet • Lisez > Matthieu 14.22-36

Que devrais-je savoir ?

[Il] monta sur la montagne, pour prier à l’écart.
Matthieu 14.23

Lors d’un concert, un auditeur a demandé au parolier et interprète David Wilcox comment il composait ses chansons. Il a dit qu’il y avait trois dimensions à ce processus: un lieu calme, une page vierge et la question: «Que devrais-je savoir ?» J’ai alors été frappé de constater combien c’était une façon merveilleuse pour les disciples de Jésus de chercher à connaître jour après jour le plan de Dieu pour leur vie.

Durant tout son ministère public, Jésus a veillé à prier à l’écart. Après avoir nourri 5000 personnes avec cinq pains et deux poissons, il a envoyé ses disciples de l’autre côté de la mer de Galilée tandis qu’il dispersait la foule (Mt 14.22). «Quand il l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart; et, comme le soir était venu, il était là seul» (v. 23).

Si le Seigneur Jésus jugeait nécessaire de se retrouver seul avec son Père, combien plus devons-nous nous mettre à l’écart pour livrer notre cœur à Dieu, méditer sa Parole et nous préparer à suivre ses directives ?

Un lieu calme: partout où se concentrer sur Dieu sans distractions.

Une page vierge: un esprit réceptif, une page blanche, le désir d’écouter.

Que devrais-je savoir ? «Seigneur, parle-moi par ton Esprit, ta Parole et l’assurance de ta direction.»

De cette colline tranquille, Jésus est descendu dans une forte tempête en sachant exactement ce que son Père voulait qu’il fasse (v. 24-27). — David Mccasland

C’est dans le temps passé avec Dieu que je peux m’affermir le mieux.

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14 Juillet • Lisez > Ésaïe 61.1-4

Du deuil à la danse

[II] m’a envoyé [...] pour accorder aux affligés de Sion [...] un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil.
Ésaïe 61.1,3

«On abolit votre poste.» Il y a une décennie de cela, cette annonce m’a causé un choc lorsque l’entreprise qui m’employait a éliminé mon poste. À l’époque, je me suis sentie démolie, en partie parce que mon identité était très liée à mon rôle d’éditrice. Dernièrement, j’ai éprouvé un chagrin similaire en apprenant que mon contrat de pigiste prenait fin. Par contre, je ne me suis pas sentie secouée dans mes fondements, car j’ai vu Dieu user de sa fidélité en transformant ma tristesse en joie au fil des ans.

Même si nous vivons dans un monde déchu où douleur et déception sont notre lot à tous, le Seigneur peut nous faire passer du désespoir à la joie, comme nous le voyons dans la prophétie d’Ésaïe relative à la venue de Jésus (És 61.1-3). Le Seigneur nous donne de l’espoir lorsque nous n’en avons plus; il nous aide à pardonner lorsque nous nous en sentons incapables; il nous enseigne que notre identité repose en lui et non dans nos œuvres. Il nous donne le courage d’affronter un avenir inconnu. Quand nous portons des haillons de «cendres», il dépose doucement sur nous un manteau de louanges.

Devant le deuil, nous ne devrions pas fuir la tristesse, mais sans toutefois laisser l’amertume ou l’endurcissement nous gagner. En réfléchissant à la fidélité de Dieu au fil des ans, nous savons qu’il est désireux et capable de transformer notre chagrin en retour à la danse - de nous donner la grâce de vivre ici-bas et une joie entière là-haut. — Amy Boucher Pye

Dieu peut tirer de la croissance de nos souffrances.

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15 Juillet • Lisez > Matthieu 10.35-42

Inattendu

Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.
Matthieu 10.39

Durant les canicules estivales, tandis que nous voyagions dans le sud des États-Unis, ma femme et moi nous sommes arrêtés pour manger une glace. Au mur derrière le comptoir se trouvait une affiche sur laquelle on pouvait lire: «Absolutely No Snowmobiling»
(Les motoneiges sont strictement interdites). Cet humour fonctionnait, car il était inattendu.

C’est parfois le fait de dire une parole inattendue qui produit le plus grand effet. Réfléchissez-y à la lumière d’une parole de Jésus . «Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera» (Mt 10.39). Dans un royaume où le Roi est serviteur (Mc 10.45), perdre la vie devient le seul moyen de la trouver. Il s’agit d’un message saisissant adressé à un monde axé sur la promotion de soi et la protection de soi.

En gros, comment est-il possible de «perdre sa vie»? La réponse se résume par le mot sacrifices. En faisant des sacrifices, nous mettons en pratique le mode de vie de Jésus. Au lieu de tenir à nos désirs et à nos besoins, nous accordons de la valeur aux besoins et au bien-être d’autrui.

Jésus a non seulement apporté des enseignements au sujet des sacrifices, mais encore il les a vécus en se sacrifiant à notre place. Sa mort sur la croix est devenue l’expression ultime du cœur du Roi qui a tenu parole: «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis» (Jn 15.13). — Bill Crowder

Rien n’est vraiment perdu par une vie de sacrifices. Henry Liddon

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16 Juillet • Lisez > Luc 1.67-79

Le don et celui qui donne

Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, en vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d’en haut.
Luc 1.78

Ce n’est qu’un porte-clés. Cinq petits blocs retenus ensemble par un lacet de chaussure. Ma fille me l’a offert il y a longtemps quand elle n’avait que sept ans. Aujourd’hui, le lacet est effiloché et les blocs sont ébréchés, mais ils portent un message qui ne s’use jamais:
«I love DAD» J’aime PAPA).

Ce qui donne leur valeur aux cadeaux les plus précieux n’est pas de quoi ils sont faits, mais de qui ils proviennent. Demandez-le à n’importe quel parent ayant déjà reçu un bouquet de pissenlits d’une main potelée. Les meilleurs cadeaux sont estimés non en argent, mais en amour.

Zacharie l’a bien compris. Cela s’entend dans le chant prophétique qu’il a composé afin de louer Dieu de ce qu’il allait leur donner leur fils Jean, à lui et à sa femme Élisabeth, alors qu’ils n’étaient plus du tout en âge de concevoir (Lu 1.67-79). Zacharie s’en est réjoui à l’avance, car Jean serait prophète et proclamerait le plus grand don que Dieu a fait à tous les peuples de la terre, le Messie à venir: «Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, en vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d’en haut» (Lu 1.78). Ces paroles désignent un cadeau offert avec tant d’amour qu’il va «éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort» pour toujours (1.79).

Le plus beau cadeau que l’on puisse recevoir est la miséricorde de Dieu: le pardon de nos péchés en Jésus. Ce don lui a coûté cher à la croix, mais il l’offre gratuitement par amour profond pour nous. — James Banks

Jésus est à la fais le don et celui qui donne.

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17 Juillet • Lisez > Actes 20.22-35

Une main ouverte

Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.
Actes 20.35

En 1891, à Los Angeles, on a enterré Biddy Mason dans une tombe sans nom. Cela n’était pas rare pour une femme née esclave, mais ce l’était pour quelqu’un d’aussi accompli que Biddy. Ayant gagné sa liberté en 1856, au terme d’une bataille juridique, elle a combiné ses compétences infirmières à de sages décisions d’affaires pour amasser une petite fortune. Voyant le sort des immigrants et des prisonniers, elle s’est intéressée à eux, investissant si souvent dans des œuvres de bienfaisance que des gens se sont mis à faire la queue devant chez elle pour solliciter son aide. En 1872, sortie de l’esclavage depuis à peine seize ans, elle et son gendre ont financé la fondation de la First African Methodist Episcopal Church à Los Angeles.

Biddy était l’incarnation même des paroles de Paul: «Je vous ai montré de toutes manières que c’est en travaillant ainsi qu’il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même: «Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir» (Ac 20.35), Issu d’un milieu favorisé, et non de l’esclavage, Paul a néanmoins choisi de mener une vie allant le conduire en prison et au martyre pour servir Christ et son prochain.

En 1988, devant le maire de Los Angeles et près de 3000 membres de la petite église née chez elle plus d’un siècle auparavant, des bienfaiteurs ont dévoilé une pierre tombale pour Biddy Mason. Biddy a dit un jour: «La main ouverte est bénie, car elle donne quand elle reçoit.» La main qui a donné avec tant de générosité a reçu un riche héritage. — Timothy Gustafson

La main ouverte est bénie, car elle donne quand elle reçoit. Biddy Mason

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18 Juillet • Lisez > Psaume 20

Une confiance mal placée

Ceux-ci s’appuient sur leurs chars, ceux-là sur leurs chevaux; nous nous invoquons le nom de l’Éternel les notre Dieu.
Psaume 20.8

J’aime observer les oiseaux, une activité à laquelle j’ai commencé à me livrer enfant dans un village forestier du Ghana, où vivait toute une variété d’espèces d’oiseaux. En banlieue d’une ville où je vis maintenant, j’ai pu récemment observer le comportement de certains corbeaux ayant suscité mon intérêt. En vol vers un arbre presque effeuillé, les corbeaux ont décidé de se reposer. Au lieu de se poser sur les branches robustes, ils se sont plutôt perchés sur de faibles branchettes sèches qui n’ont pas tardé à céder sous leur poids. Ils sont alors vite allés se mettre hors de danger - avant de répéter leur effort inutile. Il semblerait que leur instinct ne leur disait pas que les branches robustes étaient des lieux de repos plus fiables et plus sûrs.

Qu’en est-il de nous ? En quoi plaçons-nous notre confiance ? David fait observer: «Ceux-ci s’appuient sur leurs chars, ceux-là sur leurs chevaux; nous, nous invoquons le nom de l’Éternel, notre Dieu » (Ps 20.8). Les chars et les chevaux représentent le matériel et les atouts humains. Or, même si tout cela est utile à la vie de tous les jours, rien ne nous procure la sécurité en période trouble. Si nous mettons notre foi dans des choses, des biens ou des richesses, ils en viendront à céder sous notre poids, comme les branchettes cédaient sous celui des corbeaux.

Ceux qui s’appuient sur leurs chars et leurs chevaux risquent de plier et de tomber, mais ceux qui s’appuient sur Dieu tiendront ferme et resteront debout (20.9). — Lawrence Darmani

Dans un monde changeant, on peut se fier au Dieu immuable.

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19 Juillet • Lisez > Psaume 25.1-15

Faire du surplace

Tous ceux qui espèrent en toi ne seront point confondus.
Psaume 25.3

L’ordre militaire «Surplace, marche» signifie qu’il faut marcher sur place sans avancer. Il s’agit d’une pause active en mouvement avant tout en restant mentalement prêt à recevoir l’ordre suivant, en l’attendant avec expectative.

En langage courant, le terme faire du surplace en est venu à désigner «bouger sans progresser, sans aller nulle part, attendre sans faire grand-chose». Il véhicule le sentiment d’une attente oisive et sans but.

Par contraste, attendre dans la Bible signifie souvent «attendre avec empressement, espoir et dans l’expectative». Devant de grandes difficultés, le psalmiste a écrit: «Mon Dieu, en toi j’ai mis ma confiance , que je ne sois pas confus, que mes ennemis ne triomphent pas de moi. Non, aucun de ceux qui s’attendent à toi ne sera confus» (Ps 25.2-3; Darby).

Il est rare que nous ayons le choix de ce qui se fait attendre - un diagnostic médical, le résultat d’un entretien d’embauche, le retour d’un être cher -, mais nous pouvons décider de la façon dont nous attendons. Au lieu de céder à la peur ou à l’apathie, nous pouvons continuer de «marcher sur place» à rechercher activement chaque jour la force et la direction de Dieu.

«Éternel ! fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers. Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi; car tu es le Dieu de mon salut, tu es toujours mon espérance» (v.4,5). — David Mccasland

S’attendre à Dieu revient à se fier résolument à lui.

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20 Juillet • Lisez > Psaume 27.1-8

Il comprend

L’Éternel est ma lumière et mon salut.
Psaume 27.1

Il y a de jeunes enfants qui ont du mal à s’endormir le soir. Bien qu’il y ait de nombreuses raisons à cela, ma fillette m’en a expliqué une lorsque je tournais les talons pour quitter sa chambre un soir: «J’ai peur du noir.» J’ai alors tenté de la soulager de ses craintes, mais en laissant une veilleuse allumée pour lui faire savoir qu’il n’y avait aucun monstre dans sa chambre.

Je n’ai plus trop repensé à la peur de ma fille jusqu’à quelques semaines plus tard, lorsque mon mari était en voyage d’affaires jusqu’au lendemain.

Après m’être couchée, l’obscurité m’a semblé se presser autour de moi. Entendant un léger bruit, j’ai bondi hors de mon lit pour enquêter. En fin de compte, ce n’était rien du tout, mais j’ai compris la peur de ma fille en faisant moi-même l’expérience.

Jésus comprend nos craintes et nos problèmes, car il a vécu ici-bas en tant qu’être humain et il a été soumis aux mêmes genres de problèmes que nous. «Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance» (És 53.3). Lorsque nous lui décrivons nos combats, il ne nous repousse pas, il ne minimise pas nos sentiments et il ne nous demande pas d’en sortir dans un simple claquement de doigts. Il compatit à notre détresse. D’une certaine façon, le fait de savoir qu’il nous comprend peut dissiper le sentiment de solitude dont s’accompagne souvent la souffrance. Durant nos heures les plus sombres, il est notre lumière et notre salut. — Jennifer Benson Schuldt

Jésus est notre lumière au sein de la nuit la plus sombre.

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21 Juillet • Lisez > Jonas 4

Distractions tactiques

L’Éternel répondit: Fais-tu bien de t’irriter ?
Jonas 4.4

La toute première fois que ma femme et moi avons collaboré à un projet d’écriture, il nous est apparu cruellement évident que la tergiversation serait un obstacle de taille. Elle avait pour rôle de réviser mon travail et de me tenir à mon échéancier; mon rôle semblait consister à la rendre folle. La plupart du temps, son sens de l’organisation et sa patience ont triomphé de ma résistance aux échéances et au cap à maintenir.

J’ai promis d’écrire tant de texte durant la journée. La première heure, je me suis attelé à ma tâche avec zèle. Satisfait du travail accompli jusque-là, j’ai opté pour une pause, qui s’est prolongée. Me retrouvant ainsi dans le pétrin, j’ai réfléchi à un moyen de m’en tirer à bon compte en faisant quelques corvées que ma femme détestait et qui me valaient toujours ses éloges.

Mon plan a néanmoins échoué.

Or, je joue parfois à ce petit jeu avec Dieu. Il m’amène des gens qu’il veut me voir servir ou des tâches qu’il tient à ce que j’accomplisse. Comme Jonas qui a tourné le dos à la mission que Dieu lui confiait (Jon 4.2), je dois faire fi de mes états d’âme. J’essaie souvent d’impressionner Dieu par mes bonnes oeuvres ou mon activité spirituelle, alors qu’il désire en réalité que je respecte ses priorités. Mon plan ne manque jamais alors d’échouer.

Évitez-vous les devoirs que Dieu vous confie ? Les accomplir par sa force et à sa façon procure pourtant le vrai contentement. — Randy K. Kilgore

L’obéissance plaît à Dieu.

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22 Juillet • Lisez > Marc 6.7-13, 30-32

L’espèce humaine

Jésus leur dit: Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu.
Marc 6.31

Le réveille-matin sonne. Trop tôt, semble-t-il. Mais une longue journée vous attend. Vous avez du travail à faire, des rendez-vous à respecter, des gens de qui prendre soin et plus encore. Sachez que vous n’êtes pas le seul. Tous les jours, nous sommes nombreux à aller d’une chose à une autre à vive allure. C’est le lot de toute l’humanité.

En rentrant de leur premier voyage missionnaire, les apôtres en avaient long à rapporter. Marc n’a toutefois pas mentionné l’évaluation que Jésus a faite du travail des disciples; il s’est plutôt concentré sur la nécessité pour eux de se reposer pendant un moment. Jésus leur a dit: «Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu» (Mc 6.31).

En définitive, nous obtenons le véritable repos en reconnaissant la présence de Dieu et en ayant foi en lui. Tout en prenant nos responsabilités au sérieux, nous savons pouvoir nous accorder du répit dans notre travail et notre carrière, notre famille et notre ministère, et les confier à Dieu par la foi. Nous pouvons prendre chaque jour le temps d’échapper aux distractions, de mettre de côté l’hyperactivité et de réfléchir avec gratitude au merveilleux amour et à la formidable fidélité de Dieu.
Sentez-vous donc libre de vous arrêter un peu pour reprendre votre souffle. Accordez-vous un véritable repos. — Poh Fang Chia

Si l’on se repose, c’est que Dieu l’a voulu ainsi. Gordon Macdonald

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23 Juillet • Lisez > Psaume 34.1-11

Libérée de la crainte

J’ai cherché l’Éternel, et il m’a répondu; il m’a délivré de toutes mes frayeurs.
Psaume 34.5

La crainte s’insinue dans mon cœur contre mon gré. Elle y crée un sentiment de désespoir. Elle me vole ma paix et ma concentration. Qu’est-ce que je redoute au juste ? Je m’inquiète de la sécurité de ma famille ou de la santé de mes êtres chers. Je panique devant la perte d’un emploi ou la rupture d’une relation. La crainte tourne mon regard vers l’intérieur et révèle un cœur qui a parfois du mal à faire confiance.

Lorsque frappent craintes et inquiétudes, il est bon de lire la prière de David rapportée dans le Psaume 34: «J’ai cherché l’Éternel, et il m’a répondu, il m’a délivré de toutes mes
frayeurs." (v. 5)

Et comment Dieu nous délivre-t-il de nos craintes ? «Quand [nous tournons] vers lui les regards» (v. 6) pour les fixer sur lui, la crainte se dissipe; nous lui remettons les commandes de notre vie. Puis David mentionne un autre genre de crainte -non pas celle qui paralyse, mais une admiration et un respect profonds pour celui qui campe autour de nous et nous arrache au danger (v. 8). Nous pouvons nous réfugier en lui, car il est bon (v. 9).

Cette extase devant sa bonté nous aide à mettre nos craintes en perspective. Si nous nous rappelons qui est Dieu et combien il nous aime, nous pouvons nous reposer dans sa paix. «Car rien ne manque à ceux qui le craignent» (v. 10), de conclure David. Comme il est merveilleux de découvrir qu’il nous est possible d’être délivrés de nos craintes par la crainte du Seigneur ! — Keila Ochoa

Demandez à Dieu de vous libérer de vos peurs.

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24 Juillet • Lisez > Psaume 34.12-19

Le mauvais fer à cheval

Quel est l’homme qui aime la vie, qui désire la prolonger pour jouir du bonheur ? Préserve ta langue du mal.
Psaume 34.13-14

La défaite de Napoléon en Russie d’il y a 200 ans est attribuable aux durs hivers de là-bas. Un des problèmes particuliers que son armée a dû affronter tient au fait que ses chevaux étaient ferrés pour l’été. L’hiver venu, ces chevaux sont morts parce qu’ils glissaient sur les routes glacées en tirant des chariots de ravitaillement.

La mauvaise chaîne de ravitaillement de Napoléon a ainsi réduit une grande armée de 400 000 soldats en une d’à peine 10 000 soldats. Une petite faille; un résultat catastrophique !
Jacques a précisé en quoi une parole regrettable peut causer d’énormes torts. Une seule mauvaise parole peut changer le cours d’une carrière ou d’une destinée. La langue est d’une telle toxicité que Jacques en a dit: «[Mais] la langue, aucun homme ne peut la dompter; c’est un mal qu’on ne peut réprimer; elle est pleine d’un venin mortel» (Ja 3.8). Le problème s’est accru au sein de notre monde moderne du fait qu’un simple courriel ou affichage malveillant sur les médias sociaux peut faire très mal. Il devient rapidement viral et, comme tel, ne peut pas toujours être endigué.

Le roi David a fait le lien entre le respect que l’on accorde au Seigneur et les propos que l’on tient: «Je vous enseignerai la crainte de l’Éternel [...] Préserve ta langue du mal, et tes lèvres des paroles trompeuses» (Ps 34.12,14). Il a donc résolu d’agir ainsi: «Je veillerai sur mes voies, de peur de pécher par ma langue, je mettrai un frein à ma bouche» (Ps 39.2). Seigneur, aide-nous à en faire autant. — C.P. Hia

Nos paroles ont le pouvoir d’édifier comme celui de détruire.

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25 Juillet • Lisez > Psaume 35.17-28

L’épreuve préliminaire

Seigneur ! jusqu’à quand le verras-tu ? Protège mon âme contre leurs embûches, ma vie contre les lionceaux !
Psaume 35.17

Au cricket, l’épreuve préliminaire peut s’avérer exténuante. Les athlètes la disputent de 11 h à 18 h, avec pauses repas et thé, mais les matchs peuvent s’étendre sur une période allant jusqu’à cinq jours. Il s’agit d’un test d’endurance, ainsi que d’habileté.

Les épreuves de la vie s’intensifient parfois pour la même raison, nous donnant le sentiment d’être interminables. La longue recherche d’un emploi, une longue période de solitude ou un long combat contre le cancer s’en trouvent aggravés par le doute qu’ils finissent un jour.

C’est peut-être pour cette raison que le psalmiste s’est écrié: «Seigneur ! jusqu’à quand le verras-tu ? Protège mon âme contre leurs embûches, ma vie contre les lionceaux !»
(Ps 35.17.) Les commentaires bibliques indiquent que ce cri évoque la longue période de sa vie durant laquelle David était pourchassé par Saül et calomnié par les conseillers du roi - une périodes éprouvante qui a duré des années.

En définitive, David en est quand même venu à chanter: «Exalté soit l’Éternel, qui veut la paix de son serviteur !» (v. 27.) Cette épreuve l’a conduit à faire davantage confiance à Dieu, une confiance qu’il nous est possible à nous aussi de connaître durant nos propres périodes interminables d’épreuves, de difficultés et de deuil. — Bill Crowder

Si vous croulez sous un fardeau, sachez que Dieu a ses bras sous vous.

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26 Juillet • Lisez > Proverbes 27.5-17

Le papier de verre de Dieu

Comme le fer aiguise le fer, ainsi un homme excite la colère d’un homme.
Proverbes 27.17

Les paroles de mon amie m’ont fait mal. En cherchant le sommeil, j’ai tenté d’arrêter de ruminer ses remarques sans équivoque au sujet de mon opiniâtreté. Couchée là, j’ai demandé à Dieu de m’accorder sagesse et paix. Plusieurs semaines après, comme j’avais l’esprit encore accaparé par ce sujet, j’ai prié: «Je suis blessée, Seigneur, mais montre-moi ce que je dois changer. Montre-moi en quoi elle a raison.»

Dieu s’était servi de mon amie comme papier de verre dans ma vie. Mes sentiments étaient au vif, mais j’avais l’impression que ma réaction allait contribuer à bâtir mon caractère - ou non.
J’ai choisi de me soumettre au processus de polissage, en confessant mon orgueil et mon entêtement. Je sentais que mes aspérités et mes imperfections ne glorifiaient pas Dieu.

Le roi Salomon savait que la vie en communauté pouvait être difficile, un thème qu’il a d’ailleurs abordé dans le livre des Proverbes. Dans le chapitre 27, il applique sa sagesse aux relations. Il compare les paroles acérées entre amis au fer affûtant le fer: «Comme le fer aiguise le fer, ainsi un homme excite la colère d’un homme» (v. 17), éliminant les aspérités du comportement les uns des autres. Il se peut que ce processus entraîne des blessures, comme celle que m’ont infligée les paroles de mon amie (voir v. 6), mais le Seigneur peut en venir à utiliser ces paroles pour nous aider et nous encourager à apporter les changements qui s’imposent dans notre attitude et notre conduite. — Amy Boucher Pye

De son papier de verre - la vie - le Seigneur polit notre caractère.

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27 Juillet • Lisez > Éphésiens 4.2-6

Une vulnérabilité visible

[Avec] patience, vous supportant les uns les autres avec amour.
Éphésiens 4.2

En m’aventurant dehors plusieurs semaines après avoir été opérée à l’épaule, j’étais craintive. Je m’étais habituée à avoir le bras en écharpe, mais mon chirurgien et mon psychothérapeute me disaient maintenant de ne plus la porter.

C’est alors que je suis tombée sur cet énoncé: «À ce stade-ci, le port d’une écharpe est contre-indiqué, sauf en guise de signe visible de vulnérabilité dans un environnement incontrôlé.»
Ah ! voilà, je redoutais qu’une personne enthousiaste me fasse une accolade ou qu’un ami me heurte accidentellement sans savoir qu’il me faisait mal. Je m’abritais donc derrière ma fine écharpe bleue poudre.

L’abandon à la vulnérabilité peut faire peur. On désire se faire aimer et accepter tel que l’on est, mais on craint que, si l’on se faisait connaître vraiment, on se ferait rejeter et blesser du même coup. Et si les gens se rendaient compte que l’on n’est pas assez intelligent... gentil... ou bon ?

Reste qu’étant de la famille de Dieu, nous avons la responsabilité de nous entraider à grandir dans la foi. La Bible nous demande: «[Exhortez-vous] réciproquement, et édifiez-vous les uns les autres» (1Th 5.11), «avec patience, vous supportant les uns les autres avec amour»
(Ép 4.2).

En nous montrant honnêtes et vulnérables devant les autres croyants, il se peut que nous nous découvrions en commun des combats contre la tentation et la difficulté de vivre dans l’obéissance. Surtout, nous aurons part au merveilleux don de la grâce divine dans notre vie. — Cindy Hess Kasper

Parler honnêtement de nos combats nous permet de nous entraider.

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28 Juillet • Lisez > Jacques 2.18-26

Meilleur ami - pour toujours

Abraham crut à Dieu [...] et il fut appelé ami de Dieu.
Jaques 2.23

Une chose que mon père m’a souvent répétée est une des perles de sagesse que j’en suis venu à estimer: «Joe, les bons amis sont l’un des trésors les plus précieux.» Comme il disait vrai ! Avec de bons amis, nous ne sommes jamais seuls. Ils sont attentifs à nos besoins et partagent avec bonheur nos joies et nos fardeaux.

Avant la venue de Jésus sur la terre, seules deux personnes étaient appelées amis de Dieu. Le Seigneur a parlé à Moïse «comme un homme parle à son a ami » (Ex 33.11), et Abraham «fut appelé ami de Dieu » (Ja 2.23; voir aussi 2 Ch 20.7; És 41.8).

Je m’étonne que Jésus appelle amis ceux qui lui appartiennent: «[Je] vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père» Jn 15.15). Et son amitié est d’une telle profondeur qu’il a donné sa vie pour nous. Jean dit: «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis» (v. 13).

Quel privilège et quelle bénédiction que d’avoir Jésus pour ami ! Cet ami ne nous abandonnera jamais. Il intercède pour nous auprès du Père et il pourvoit à tous nos besoins. Il nous pardonne tous nos péchés, il comprend tous nos chagrins et il nous accorde une grâce suffisante en situation difficile. Il est véritablement notre meilleur ami ! — Joe Stowell

Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus-Christ !

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29 Juillet • Lisez > Romain 13.8-11

Aime ton prochain

Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Galates 5.14

Un anthropologue achevait plusieurs mois de recherches dans un petit village, nous dit-on. En attendant la voiture qui devait le conduire à l’aéroport pour son vol de retour chez lui, il a décidé de passer le temps en inventant un jeu pour des enfants proches de lui. Il a eu l’idée de créer une course pour atteindre un panier de fruits et de friandises qu’il avait placé à proximité d’un arbre. À son coup de sifflet, personne ne s’est toutefois précipité vers la ligne d’arrivée. Au lieu de cela, les enfants se sont joints par la main et ont couru ensemble jusqu’à l’arbre.

Lorsqu’on leur a demandé pourquoi ils avaient choisi de courir en groupe plutôt qu’individuellement pour gagner le prix, une fillette a répondu en disant: «Comment un seul aurait pu se réjouir si tous les autres avaient été tristes ?» Étant donné que ces enfants se souciaient les uns des autres, ils désiraient tous se partager le panier de fruits et de friandises.

Après avoir passé des années à étudier la loi de Moïse, l’apôtre Paul a découvert que toutes les lois divines pouvaient se résumer en une seule: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Ga 5.14; voir aussi Ro 13.9). En Christ, Paul n’a pas vu seulement la raison pour laquelle nous devons nous encourager, nous consoler et prendre soin les uns des autres, mais encore que nous recevions de Christ la capacité de le faire.

Comme Dieu se soucie de nous, nous nous soucions les uns des autres. — Mart Dehaan

Nous démontrons notre amour pour Dieu en aimant notre prochain.

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30 Juillet • Lisez > Hébreux 10.32-11.6

Garder La foi

Or, sans la foi, il est impossible de lui [à Dieu] être agréable.
Hébreux 11.6.

Il est tentant de considérer la foi comme une formule magique. Si l’on en obtient suffisamment, on deviendra riche, on restera en bonne santé et on mènera la belle vie, recevant automatiquement des réponses à toutes nos prières. Par contre, la vie ne fonctionne pas selon des formules toutes faites. La preuve: l’auteur de l’épître aux Hébreux présente un rappel convaincant de ce qu’est « la foi véritable » en évoquant la vie de certains géants de la foi de l’Ancien Testament (Hé 11).

Il dit avec franchise: «Or, sans la foi, il est impossible de lui [à Dieu] être agréable» (v. 6) et décrit la foi en employant le mot «ferme» (v. 27). Grâce à leur foi, certains héros ont triomphé. Ils ont mis des armées en déroute, échappé au fil de l’épée et survécu aux lions. D’autres ont par contre connu une fin moins heureuse: ils ont été fouettés, lapidés, sciés en deux. Le chapitre se termine ainsi: «[Tous] ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis» (v. 39).

L’image de la foi qui émerge ici ne cadre pas dans une formule facile. La foi conduit parfois à la victoire et au triomphe. D’autres fois, elle exige que l’on soit très déterminé à «tenir le coup à tout prix». Or, en ce qui concerne les gens de foi, «Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité» (v. 16).

Notre foi repose sur la croyance qu’en définitive Dieu est aux commandes et tiendra promesse, ici-bas ou là-haut.— Philip Yancey

Dans le chagrin, savoir Dieu aux commandes est d’un immense réconfort.

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31 Juillet • Lisez > Romain 3.21-26

Le prix d’entrée

[Ils] sont gratuitement justifiés, par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.
Romain 3.24

Chaque année, quelque deux millions de personnes visitent la cathédrale Saint-Paul de Londres. Cette visite en vaut largement le prix d’entrée pour voir la magnifique structure que Sir Christopher Wren a conçue et érigée vers la fin du XVIIe siècle.

Le tourisme vient cependant au second rang dans ce lieu d’adoration chrétienne.
La cathédrale a pour mission première de «permettre aux gens dans toute leur diversité de faire l’expérience de la présence transformatrice de Dieu en Jésus-Christ». Si vous désirez visiter l’édifice et en admirer l’architecture, vous devez payer un prix d’entrée. Par contre, pour assister à l’un des cultes d’adoration quotidiens, l’entrée à Saint-Paul est gratuite.

Combien coûte l’entrée dans le royaume de Dieu ? Elle est gratuite, puisque Christ en a payé le prix à notre place par sa mort. «Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés, par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ (Ro 3.23-24). Lorsque nous reconnaissons nos besoins spirituels et acceptons par la foi le pardon de Dieu pour nos péchés, nous avons une vie nouvelle et éternelle en lui.

Vous pouvez entrer dans une nouvelle vie dès aujourd’hui du fait que, par sa mort sur la croix et sa résurrection des morts, Jésus a payé votre prix d’entrée ! — David Mccasland

Jésus a payé le prix de notre entrée dans le royaume de Dieu.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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