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Notre Pain Quotidien - Juin 2018 


 Notre Pain Quotidien - Juin 2018 - Sous-bois - Ophrys bourdon

 

1 Juin • Lisez > 2 Chroniques 16.7-14

Pas une histoire simple

Car l’Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui.
2 Chroniques 16.9

Dans les lois vétérotestamentaires, la vie semble simple. Obéis à Dieu, et il te bénira. Désobéis-lui, et attends-toi à avoir des ennuis. Il s’agit d’une théologie satisfaisante, mais la réalité est-elle aussi simple ?

L’histoire du roi Asa semble conforme à ce schéma. Tant qu’il a éloigné son peuple des faux dieux, son royaume a prospéré (2 Ch 15.1-19). Comme, plus tard, il s’est mis à compter sur lui-même plutôt que sur Dieu (16.2-7), la guerre et la maladie ont marqué le reste de sa vie
(v. 12).

À lire cette histoire, il est facile d’en tirer une conclusion simple. Par contre, dans la mise en garde qu’il a adressée à Asa, le prophète Hanani a dit que Dieu allait «soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui» (16.9). Pourquoi notre cœur doit-il donc être affermi ? Parce qu’il est possible que, pour faire la bonne chose, cela exige courage et persévérance.

Job a joué un rôle primordial dans une tragédie de taille cosmique. Son crime ? «[Être] un homme intègre et droit» (Job 1.8). Joseph, faussement accusé de tentative de viol, a croupi en prison pendant des années - afin de servir les merveilleux desseins de Dieu (Ge 39.19-41.1). Et Jérémie s’est fait battre et emprisonner (Jé 20.2). Quelle infraction le prophète avait-il commise ? Exprimer la vérité à un peuple rebelle (26.15).

La vie n’est pas simple, et les voies de Dieu ne sont pas les nôtres. Il se peut que la bonne décision se paie le prix fort. Reste que, selon le plan éternel de Dieu, ses bénédictions arrivent à point nommé. — Timothy Gustafson

Dieu vient en aide à ceux qui comptent sur lui.

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2 Juin • Lisez > Hébreux 4.14-16

Seigneur, secours-moi !

Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.
Hébreux 4.16

J’étais très heureuse pour mon amie lorsqu’elle m’a annoncé qu’elle était enceinte ! Ensemble, nous comptions les jours jusqu’à la naissance. Cependant, lorsque le bébé a été blessé au cerveau durant l’accouchement, j’en ai eu le cœur brisé et j’ignorais comment prier. Tout ce que je savais, c’était qui je devais prier: Dieu, notre Père céleste qui entend nos cris.

Je savais que Dieu était capable d’accomplir des miracles. Après tout, il avait ramené à la vie la fille de Jaïrus (Lu 8.49-55) et, ce faisant, il l’avait guérie de la maladie qui lui avait coûté la vie. Je lui ai donc demandé d’accorder la guérison également au bébé de mon amie.

Mais qu’adviendra-t-il si Dieu choisit de ne pas le guérir ? me suis-je demandé.
Il en a assurément le pouvoir. Se pourrait-il qu’il ne s’en préoccupe pas ? J’ai alors réfléchi aux souffrances que Jésus avait subies sur la croix et à l’explication selon laquelle «Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous» (Ro 5.8). Puis je me suis remémoré les questions de Job et comment il avait appris à discerner la sagesse de Dieu telle qu’illustrée dans la création qui l’entourait
(Job 38 - 39).

J’en suis ainsi venue lentement à voir comment Dieu nous attire à lui en utilisant jusqu’aux moindres détails de notre vie. Par la grâce de Dieu, mon amie et moi avons découvert ensemble ce que signifie appeler Dieu à l’aide et lui faire confiance, quel que soit le résultat. — Poh Fang Chia

Si la vie vous envoie au tapis, profitez-en pour prier !

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3 Juin • Lisez > Ésaïe 40.27-31

Renouveler sa force en Dieu

Mais ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force.
Ésaïe 40.31

Par une belle journée ensoleillée, je me promenais dans un parc, l’esprit abattu. Il n’y avait pas qu’une seule chose qui m’accablait, tout semblait me tomber dessus. En m’asseyant sur un banc, j’ai remarqué une plaque que l’on y avait fixée en souvenir affectueux d’un «mari, frère et ami dévoué». On avait gravé également en anglais sur cette plaque «Mais ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent leur vol comme les aigles; ils courent et ne se lassent point, ils marchent et ne se fatiguent point» (És 40.31).

Ces paroles bien connues me sont venues comme une douce caresse de la part du Seigneur. La fatigue - qu’elle soit physique, émotionnelle ou spirituelle - est notre lot à tous. Ésaïe nous rappelle cependant que, même s’il nous arrive d’être las, «l’Éternel, qui a créé les extrémités de la terre [...] ne se fatigue point, il ne se lasse point» (v.28). Comme il m’avait été facile d’oublier que le Seigneur «donne de la force à celui qui est fatigué, et il augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance» (v. 29) !

Comment les choses se passent-elles pour vous ces temps-ci ? Si une grande lassitude vous a amené à oublier la présence et la puissance de Dieu, pourquoi ne pas vous arrêter le temps de vous remémorer sa promesse: «Mais ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force» (v. 31) ? Ici même. À l’instant même. Là même où vous vous trouvez. — David Mccasland

Lorsque les épreuves vous épuisent, renouvelez vos forces en Dieu.

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4 Juin • Lisez > 1 Pierre 4.7-11

Votre vie a un but

[Si] quelqu’un remplit un ministère, qu’il le remplisse selon la force que Dieu communique, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ.
1 Pierre 4.11

Par une journée chaude dans l’ouest du Texas, ma nièce Vania a vu une femme se tenir près d’un lampadaire en brandissant une affiche. En passant devant elle, au volant de sa voiture, Vania s’est efforcée de lire ce qu’il y avait d’écrit sur l’affiche, présumant qu’il s’agissait d’une demande de nourriture ou d’argent. Au lieu de cela, elle y a lu à sa grande surprise
«You Have Purpose» (Vous avez une destinée). Dieu a créé chacun de nous pour un but précis. Celui-ci vise surtout à honorer Dieu. Or, l’un des moyens par lesquels nous y parvenons consiste à répondre aux besoins des autres (1 Pi 4.10-11).

La mère de jeunes enfants peut ainsi accomplir le sien en essuyant leurs petits nez enrhumés et en leur parlant de Jésus. Un employé insatisfait à son poste peut en accomplir autant en faisant consciencieusement son travail, se disant que c’est le Seigneur qu’il sert ainsi
(Col 3.23.-24). Une femme ayant perdu la vue peut y parvenir aussi en priant pour ses enfants et ses petits enfants, les amenant par son influence à mettre leur foi en Dieu.
Par le Psaume 139, Dieu dit qu’avant même notre naissance «sur [son] livre étaient tous inscrits les jours qui [nous] étaient destinés» (v. 16). Nous pouvons tous déclarer: «[Je] suis une créature si merveilleuse» destinée à glorifier notre Créateur (v. 14).

«Votre vie a un but.» N’oubliez jamais cette vérité. — Cindy Hess Kasper

Même si rien ne semble avoir de sens, Dieu et votre but demeurent.

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5 Juin • Lisez > Jean 17.1-5

La beauté de Rome

Or, la vie éternelle c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu.
Jean 17.3

La gloire de l’Empire romain a offert une toile de fond de grand prix à la naissance de Jésus. En l’an 27 av. J.-C., le premier empereur de Rome, César Auguste, a mis fin à 200 ans de guerre civile et a commencé à remplacer des quartiers délabrés par des monuments, des temples, des arènes et des complexes gouvernementaux. Selon l’historien latin Pline l’Ancien, c’étaient «les plus beaux édifices jamais vus jusque-là».

Pourtant, malgré toute sa beauté, la Ville éternelle et son empire ont connu une histoire marquée par une brutalité ayant persisté jusqu’à la chute de Rome.

Des milliers d’esclaves, d’étrangers, de révolutionnaires et de déserteurs ont été crucifiés sur des poteaux le long des routes en guise d’avertissement destiné à quiconque oserait défier la puissance de Rome.

Quelle ironie que de penser que la mort de Jésus sur une croix romaine a révélé une gloire éternelle donnant à la fierté de Rome la beauté éphémère d’un simple coucher de soleil !

Qui aurait pu imaginer que, dans la malédiction et l’agonie publiques de la croix, nous trouverions la gloire éternelle de l’amour, de la présence et du royaume de notre Dieu ?

Qui aurait pu prédire que tous les cieux et toute la terre chanteraient un jour : «L’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange» (Ap 5.12) ? — Mart Dehaan

L’Agneau qui est mort est le Seigneur qui vit !

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6 Juin • Lisez > Psaume 119.71-75

Brisé pour être reconstruit

Je sais, ô Éternel ! que tes jugements sont justes; c’est par fidélité que tu m’as humilié.
Psaume 119.75

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, mon père a servi sous les drapeaux américains dans le Pacifique Sud. À l’époque, papa rejetait toute idée de religion, en disant . «Je n’ai pas besoin de béquille.» Le jour est néanmoins venu où son attitude envers les choses spirituelles a changé à tout jamais. Maman avait commencé à accoucher de leur troisième enfant, et mon frère et moi étions allés nous coucher fous de joie à l’idée de voir bientôt notre nouveau frère ou notre nouvelle sœur. Au saut du lit, le lendemain matin, je me suis informé tout joyeux auprès de papa: «C’est un garçon ou une fille?» À cela, il m’a répondu: «C’était une petite fille, mais elle est mort-née.» Et nous nous sommes mis à sangloter ensemble.

Pour la première fois, papa a présenté son cœur brisé à Jésus dans la prière. À ce moment-là, il a éprouvé un sentiment extraordinaire de paix et de réconfort de la part de Dieu, même si sa fille resterait toujours irremplaçable. Il n’a pas tardé ensuite à s’intéresser à la Bible et à continuer de prier celui qui guérissait son cœur brisé. Sa foi a grandi au fil des ans. Il est devenu un disciple affermi de Jésus, qu’il a servi en tant qu’enseignant d’études bibliques et de leader au sein de l’Église.

Jésus n’est pas une béquille pour les faibles. Il est la source d’une vie spirituelle nouvelle ! Lorsque nous avons le cœur brisé, il peut nous restaurer et nous remettre sur pied
(Ps 119.75). — Dennis Fisher

Un cœur brisé peut conduire à une vie pleinement restaurée.

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7 Juin • Lisez > Marc 5.1-20

Publiez-le !

Il s’en alla, et se mit à publier [...] tout que Jésus avait fait pour lui.
Marc 5.20

Nous étions en 1975, et quelque chose d’important venait tout juste de m’arriver. Je devais trouver mon ami Francis, à qui je faisais bien des confidences, afin de lui en parler. Le trouvant à son appartement en train de se préparer à sortir à toute allure, je l’ai ralenti.
Le regard qu’il m’a alors lancé m’a indiqué qu’il avait dû sentir que j’avais quelque chose d’important à lui dire:
«Qu’y a-t-il ?» m’a-t-il demandé. Ce à quoi j’ai répondu: «Hier, j’ai donné ma vie à Jésus !»

Francis m’a alors regardé, a poussé un long soupir, puis m’a avoué: «Il y a longtemps que j’ai envie d’en faire autant.» Il m’a ensuite demandé de lui raconter ce qui m’était arrivé; je lui ai donc dit qu’une personne m’avait expliqué l’Évangile la veille et que j’avais accepté que Jésus entre dans ma vie. Je me rappelle encore avoir vu ses yeux se remplir de larmes tandis qu’il priait à son tour pour recevoir le pardon de Jésus. N’étant plus pressés, lui et moi avons longuement discuté de notre nouvelle relation avec Christ.

Après avoir guéri l’homme ayant un esprit mauvais, Jésus lui a dit: «Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a eu pitié de toi»
(Mc 5.19). Cet homme n’a pas eu à prêcher un sermon retentissant; il n’a eu qu’à raconter son histoire.

Quelle que soit notre expérience de conversion, nous pouvons en faire autant que cet homme, qui «s’en alla, et se mit à publier [...] tout ce que Jésus avait fait pour lui» (v.20). — Lawrence Darmani

Qu’ainsi disent les rachetés de l’Éternel. Psaume 107.2

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8 Juin • Lisez > Philippiens 1.12-26

De beaucoup le meilleur

[J’ai] le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur.
Philippiens 1.23

Entendant une sirène à l’extérieur et n’en reconnaissant pas le son, un garçonnet a demandé à sa mère ce que c’était. Elle lui a expliqué que ce bruit servait à alerter les gens de l’approche d’une tempête dangereuse. Elle a ajouté que, si les gens n’allaient pas s’abriter, ils risqueraient de mourir lors du passage de la tornade.

À cela, le garçon a dit: «Maman, pourquoi est-ce que ce serait pas bien ? Si on meurt, on va pas rencontrer Jésus ?»

Les tout-petits ne comprennent pas toujours ce qu’est la mort. Paul, au terme d’une longue vie bien vécue, a toutefois écrit ceci: «[J’ai] le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur » (Ph 1.23). Or, même s’il était alors assigné à résidence, on ne décèle aucun désespoir dans son énoncé. Il se réjouissait plutôt de ce que sa souffrance permettait à l’Évangile de se propager (v. 12-14).

Pourquoi Paul était-il donc déchiré entre le désir de vivre et celui de mourir ? Parce que de continuer à vivre lui permettrait d’être «utile», alors que s’il mourait, il savait qu’il jouirait d’une sorte de proximité particulière avec Christ. Quitter notre corps équivaut à rentrer à la maison auprès du Seigneur (2 Co 5.6-8).

Les gens qui croient à la puissance rédemptrice de la mort et de la résurrection de Jésus seront avec lui pour toujours. Que nous vivions ou que nous mourions, nous y gagnons «[Car] Christ est ma vie, et mourir m’est un gain» (Ph 1.21) — Jennifer Benson Schuldt

La foi en sa mort et sa résurrection nous assure l’éternité avec lui.

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9 Juin • Lisez > Philippiens 2.1-11

Ce qui compte vraiment

[Que] l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.
Philippiens 2.3-4

Deux hommes se sont assis ensemble pour passer en revue leur voyage d’affaires et son issue. L’un d’eux trouvait que le voyage en avait valu la peine, car leurs rencontres d’affaires avaient eu pour effet de créer de nouvelles relations importantes. L’autre toutefois a déclaré: «C’est bien beau, les relations, mais c’est de vendre qui compte le plus.» De toute évidence, ils avaient des agendas très différents l’un de l’autre.

Que ce soit dans le milieu des affaires, au sein de la famille ou dans l’Église, il est tellement facile de considérer les autres selon ce qu’ils pourraient nous rapporter. Nous les évaluons en fonction de ce que nous pourrions tirer d’eux, plutôt qu’en nous concentrant sur les moyens de les servir au nom de Jésus. Dans sa lettre aux croyants de Philippes, Paul écrit: «Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres» (Ph 2.3,4).

Il nous faut éviter d’utiliser les gens à notre propre avantage. Comme Dieu les aime et nous aime aussi, nous devons nous aimer les uns les autres. Son amour est le plus grand amour de tous. — Bill Crowder

Faire passer les besoins d’autrui avant les siens procure de la joie.

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10 Juin • Lisez > Apocalypse 2.12-17

Notre nouveau nom

À celui qui vaincra je donnerai [...] un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau.
Apocalypse 2.17

Elle se qualifiait elle-même de femme encline à s’inquiéter, mais lorsque son enfant s’est blessé dans un accident, elle a appris à échapper à cette étiquette réductrice. Au fil de la convalescence de son enfant, elle s’est réunie toutes les semaines avec des amis pour discuter et prier, sollicitant l’aide et la guérison divines. Au fil des mois, en transformant ses craintes et ses soucis en prières, elle en est venue à comprendre qu’elle passait de femme inquiète à femme combative. Elle sentait que le Seigneur lui donnait un nom nouveau. Son identité en Christ s’approfondissait au fil des épreuves déchirantes auxquelles elle aurait préféré échapper.

Dans la lettre que Jésus adresse à l’Église de Pergame, le Seigneur promet de donner aux fidèles un caillou blanc ayant un nom nouveau inscrit dessus (Ap 2.17). Les commentateurs bibliques ont débattu du sens à donner à cette promesse, mais la plupart d’entre eux s’entendent pour dire que le caillou blanc désigne un verdict de non culpabilité et le caillou noir, un verdict de culpabilité. Un caillou blanc valait également à son détenteur l’accès à des événements comme des banquets; de même, à ceux qui reçoivent un caillou blanc de la part de Dieu, cela leur vaudra l’accès au festin céleste. C’est donc dire que la mort de Jésus nous vaut de recevoir la liberté et une vie nouvelle - ainsi qu’un nom nouveau.

À votre avis, quel nom nouveau Dieu est-il susceptible de vous donner ? — Amy Boucher Pye

Les disciples de Christ ont une toute nouvelle identité.

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11 Juin • Lisez > Matthieu 5.43-48

Filet de sécurité

Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait
Matthieu 5.48

Pendant des années, j’ai considéré le sermon sur la montagne (Mt 5-7) comme un plan directeur pour le comportement humain, une norme inaccessible à tous. Comment avais-je pu mal en interpréter la véritable signification ? Jésus l’a prononcé non pas dans le but de nous contrarier, mais bien de nous décrire Dieu.

Pourquoi aimer nos ennemis ? Parce que notre Père miséricordieux fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons. Pourquoi s’amasser des trésors dans les cieux ? Parce que le Père y vit et nous en récompensera avec générosité. Pourquoi vivre sans soucis ni inquiétudes ? Parce que le même Dieu qui revêt les lis et l’herbe des champs a promis de prendre soin de nous. Pourquoi prier ? Si un père terrestre procure du pain et des poissons à son fils, à plus forte raison le Père céleste procurera-t-il de bonnes choses à ceux qui lui en demandent ?

Jésus a prononcé le sermon sur la montagne (Mt 5-7) non seulement pour expliquer l’idéal divin auquel nous devrions aspirer sans cesse, mais aussi pour nous montrer qu’aucun d’entre nous ne l’atteindra ici-bas.

Devant Dieu, nous sommes tous sur un pied d’égalité: meurtriers, colériques, adultères , sujets à la convoitise, voleurs et envieux. Nous sommes tous désespérés, le seul état qui convienne à un être humain désirant connaître Dieu. Étant déchus de l’idéal absolu, nous n’avons nulle part ailleurs où atterrir que dans le filet de sécurité de la grâce absolue. — Philip Yancey

Dieu seul peut transformer une âme impie en œuvre d’art de la grâce.

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12 Juin • Lisez > Esdras 3.7-13

Des larmes et des rires

[En] sorte qu’on ne pouvait distinguer le bruit des cris de joie du bruit des pleurs parmi le peuple.
Esdras 3.13

L’année dernière, lors d’une retraite, j’ai retrouvé des amis que je n’avais plus vus depuis longtemps. Nous avons ri ensemble en savourant nos retrouvailles, mais j’ai aussi pleuré, car ils m’avaient beaucoup manqué.

Le dernier jour que nous avons passé ensemble, nous avons célébré la sainte Cène. D’autres sourires et d’autres larmes ont alors jailli ! Je me suis réjouie de la grâce de Dieu, qui m’avait accordé la vie éternelle et ces belles journées en compagnie de mes amis. J’ai pleuré toutefois de nouveau, en repensant à ce qu’il en avait coûté à Dieu pour me délivrer de mes péchés.

Je me suis remémoré Esdras et sa merveilleuse journée passée à Jérusalem. Le peuple était rentré de son exil en captivité et venait d’achever la reconstruction des fondations du Temple du Seigneur. Les Israélites chantaient de joie, mais certains sacrificateurs plus vieux pleuraient de chagrin (Esd 3.10 - 12). Ils devaient repenser au temple de Salomon et à sa gloire passée. Ou encore, pleuraient-ils sur leurs péchés, les ayant menés à leur captivité en premier lieu ?

À la vue de l’œuvre de Dieu, il nous arrive d’éprouver parfois un vaste éventail d’émotions, y compris la joie de voir les merveilles de Dieu et le chagrin que nous inspirent nos péchés et le sacrifice qu’ils ont coûté.

Le peuple, qui chantait et pleurait, s’entendait de loin (v. 13). Puissent nos émotions exprimer notre amour et notre adoration pour le Seigneur, et puissent-elles toucher les gens qui nous entourent. — Keila Ochoa

Tant les pleurs que les sourires conduisent à louer Dieu.

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13 Juin • Lisez > Psaume 141

Répétez après moi

Éternel , mets une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres.
Psaume 141.3

Rebecca est montée sur l’estrade lors d’une conférence et la première phrase qu’elle a prononcée dans le micro a fait écho dans toute la salle. Un peu déconcertée par l’écho qui lui revenait, elle a dû régler la chaîne audio défectueuse et s’efforcer de faire abstraction de cet écho incessant.
Imaginez ce que ce serait d’entendre répéter tout ce que nous disons ! Ce ne serait pas si terrible de nous entendre répéter: «Je t’aime», «J’ai eu tort», «Merci, Seigneur» ou: «Je prie pour toi.» Par contre, nos paroles ne sont pas toujours aussi merveilleuses, douces et gentilles. Que dire des accès de colère et des phrases assassines que personne ne souhaite entendre une seule fois, encore moins deux - ces paroles que nous aimerions tant reprendre ?

Comme David, le psalmiste, nous désirons ardemment que le Seigneur exauce sa prière pour nous aussi: «Éternel, mets une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres»
(Ps 141.3). Et heureusement, c’est précisément ce que le Seigneur veut faire. Il peut nous aider à maîtriser nos paroles, car il est en mesure de mettre une garde à nos lèvres.

Le Seigneur nous enseignera avec patience à régler notre propre chaîne audio en prêtant attention à nos paroles et en priant pour nous exprimer d’une manière digne de lui. Et cela, jusqu’à ce que nous acquérions la maîtrise de soi. Le meilleur de tout, c’est qu’il nous pardonnera nos faux pas et se réjouira de notre désir d’obtenir son aide. — Anne Cetas

La maîtrise de ses lèvres fait partie intégrante de la maîtrise de soi.

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14 Juin • Lisez > Genèse 12.1-4; 17.1-2

Le Dieu de l’ordinaire

Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces.
1 Corinthiens 10.13

Il se peut que l’écoute de témoignages de choses spectaculaires que Dieu a accomplies dans la vie d’autres personnes puisse nous stimuler. Bien que nous puissions nous réjouir de l’exaucement d’une prière, il se peut que nous nous demandions pourquoi Dieu n’a rien fait d’étonnant pour nous dernièrement.

Il est facile de croire que, si Dieu nous apparaissait de façon aussi frappante qu’à Abraham, nous serions plus enclins à être ses fidèles serviteurs. Puis nous nous rappelons que Dieu n’est apparu à Abraham qu’à tous les 12 à 14 ans, et que la majeure partie du parcours de vie d’Abraham s’est avérée plutôt ordinaire (Voir Ge 12.1-4; 15.1-6; 16.16-17.12).

Dieu œuvre en général dans les coulisses au cœur des choses ordinaires de la vie. Il est écrit: «Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter» (1 Co 10.13). Jour après jour, Dieu s’emploie à nous protéger contre les attaques foudroyantes de Satan qui, autrement, nous mettrait K.O. Et lorsque la tentation nous assaille, il nous offre des portes de sortie pour y échapper.

Au coucher, nous devrions remercier Dieu pour les choses étonnantes qu’il a accomplies en notre faveur durant la journée au cœur de notre vie ordinaire. Au lieu de l’implorer d’accomplir des choses spectaculaires pour nous, remercions-le donc de celles qu’il a faites ! — Joe Stowell

Dieu est aux commandes en coulisses, même les jours «ordinaires».

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15 Juin • Lisez > Actes 2.1-12

Une vraie communication

[La] multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue.
Actes 2.6

En marchant dans mon quartier du nord de Londres, j’entends des bribes de conversation dans de nombreuses langues: polonais, japonais, hindi, serbo-croate et italien, pour ne nommer que celles-là. Cette diversité donne un avant-goût du ciel, même si je n’en comprends pas un traître mot. Quand j’entends différents accents et sons en entrant dans le café russe ou le marché polonais, il m’arrive parfois de réfléchir au côté merveilleux du jour de la Pentecôte, lorsque des gens de nombreuses nations ont pu comprendre ce que les disciples de Christ disaient.

Ce jour-là, des pèlerins s’étaient réunis à Jérusalem pour célébrer les festivités de la moisson. Le Saint-Esprit reposait sur les croyants, si bien que lorsqu’ils ont pris la parole, leurs auditeurs (qui provenaient des quatre coins du monde connu de l’époque) ont pu les comprendre dans leurs langues respectives (Ac 2.5,6). Quel miracle que ces étrangers issus de différents pays aient pu saisir le sens des louanges rendues à Dieu dans leur propre langue ! Ils ont été nombreux à se sentir ainsi poussés à en apprendre davantage au sujet de Jésus.

Peut-être sommes-nous unilingues, mais nous savons que l’Esprit nous permet d’interagir avec les gens par d’autres moyens. Étonnamment, nous servons de mains et de pieds - et de bouche - à Dieu afin d’accomplir son œuvre. De nos jours, comment pouvons-nous, avec l’aide de l’Esprit, interagir avec une personne différente de nous ? — Amy Boucher Pye

L’amour est le langage que tout le monde comprend.

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16 Juin • Lisez > Juges 2.7-19

Assemblage requis

Lorsque l’Éternel leur suscitait des juges, l’Éternel était avec le juge, et il les délivrait la main de leurs ennemis.
Juges 2.18

Sous notre toit, la mention «léger assemblage requis» engendre une grande contrariété (la mienne) et beaucoup d’humour (de la part de ma famille). Jeune marié, j’ai essayé de faire quelques petits travaux de réparation dans la maison, mais en obtenant des résultats catastrophiques. Mes fiascos se sont multipliés après la naissance des enfants, lorsque j’ai assuré à ma femme, Cheryl: «Je n’ai pas besoin d’instructions» pour assembler des jouets
« tout simples ». Faux !

Au fil du temps, j’ai fini par apprendre ma leçon et bien suivre les instructions; et l’assemblage s’est fait par suite comme il se devait. Malheureusement, mieux les choses se passaient, plus mon assurance grandissait, si bien que je n’ai pas tardé à refaire abstraction des instructions et donc à obtenir des résultats désastreux prévisibles.

Dans l’Antiquité, les Israélites avaient la même inclination. Eux, ils oubliaient Dieu, ne tenaient pas compte de son interdiction de servir les Baals et d’autres dieux de la région
(Jg 2.12). Cela leur a valu des résultats désastreux, jusqu’à ce que Dieu, dans sa miséricorde, suscite des juges pour les secourir et les ramener auprès de lui (2 18).

Dieu savait qu’en nous transmettant toutes ses instructions, il s’assurait notre affection. Ce n’est qu’en nous rappelant chaque jour sa présence que nous pouvons résister à la tentation de « bâtir » notre vie à notre guise. Quels dons merveilleux que sa Parole et sa présence ! — Randy Kilgore

Notre plus grand privilège consiste à jouir de la présence de Dieu.

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17 Juin • Lisez > Néhémie 8.1-8

Marathon de lecture

Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu.
Néhémie 8.8

Au lever du soleil le premier jour du septième mois de l’an 444 av. J.-C., Esdras s’est mis à lire la loi mosaïque (ce que nous connaissons comme étant les cinq premiers livres de la Bible). Se tenant sur une plate-forme devant le peuple de Jérusalem, il l’a lue du début à la fin en six heures.

Hommes, femmes, enfants s’étaient réunis à l’entrée de la ville connue comme la porte des eaux dans le cadre de la fête des Trompettes, une des fêtes que Dieu leur avait prescrit d’observer. Tandis qu’ils écoutaient Esdras, quatre réactions se sont démarquées des autres.

Ils se sont tenus là debout avec respect à l’égard du livre de la loi (Né 8.5). Ils ont loué Dieu en élevant les mains et en disant «Amen». Ils se sont inclinés dans une attitude d’adoration empreinte d’humilité (v. 6). Puis ils ont écouté attentivement la lecture et l’explication des Écritures qui leur étaient faites (v. 8). Quel jour extraordinaire que celui où la loi «prescrite par l’Éternel à Israël» (v. 1) a été lue à voix haute à l’intérieur de la muraille nouvellement reconstruite de Jérusalem !

Il se peut que le marathon de lecture d’Esdras nous rappelle que les paroles que Dieu nous adresse visent encore à alimenter nos louanges, notre adoration et notre instruction. En ouvrant la Bible et en y apprenant plus au sujet de Christ, louons Dieu, adorons-le et cherchons à découvrir ce qu’il nous dit maintenant. — David Branon

L’étude de la Bible exige autant d’application que d’apprentissage.

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18 Juin • Lisez > 1 Jean 5.1-13

Défaite ou victoire

[Tout] ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi.
1 Jean 5.4

Chaque année, le 18 juin, on commémore la grande bataille de Waterloo dans le pays connu aujourd’hui sous le nom de Belgique. Ce jour-là de 1815, une armée multinationale dirigée par le duc de Wellington, a vaincu l’armée bonapartiste. Depuis lors, l’expression anglaise
«to meet your Waterloo» (affronter son Waterloo) en est venue à signifier «se faire vaincre par quelqu’un de trop fort pour soi ou par un problème que l’on est incapable de surmonter soi-même».

Quand il s’agit de la vie spirituelle, certaines personnes croient que l’échec est inévitable en définitive et que ce n’est qu’une question de temps avant que chacun «affronte son Waterloo». Jean a toutefois réfuté cette perception pessimiste en écrivant aux disciples de Jésus:
«[Tout] ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi» (1 Jn 5.4).

Ayant tissé ce thème de la victoire spirituelle dans toute sa première épître, Jean nous exhorte à ne pas nous attacher aux choses qui sont dans le monde, qui passeront toutes (2.15-17), mais plutôt à aimer Dieu et à chercher à lui plaire. «Et la promesse qu’il nous a faite, c’est la vie éternelle» (2.25).

Bien que nous vivions des hauts et des bas dans la vie, et même certaines batailles nous laissant un arrière-goût de défaite, nous aurons ultimement la victoire en Christ si nous comptons sur sa puissance. — David Mccasland

On peut régler un problème en s’y attaquant avec la foi en Dieu.

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19 Juin • Lisez > Romain 8.12-17

Abba ! Père !

Le père des orphelins, le défenseur des veuves, c’est Dieu dans sa demeure sainte.
Psaume 68.6

La scène apparaissait sur une carte humoristique pour la Fête des Pères. Un père poussait d’une poigne de fer la tondeuse devant lui et tirait d’une main habile la voiturette pour enfant derrière lui. Dans la voiturette était assise sa fillette de trois ans, ravie de faire la tournée bruyante de leur jardin. Il se pourrait bien que ce ne soit pas un choix sécuritaire, mais qui prétend que les hommes sont incapables de faire deux choses en même temps ?

Si vous avez eu un bon père, il se peut qu’une telle scène évoque en vous de fantastiques souvenirs. Par contre, dans de nombreux cas, le concept de père est incomplet. Si notre père est parti ou n’a pas su bien prendre soin de nous, ou même s’il nous a blessés, vers qui nous tourner ?

Comme père, le roi David avait certes ses défauts, mais il saisissait manifestement la nature paternelle de Dieu: Le père des orphelins, le défenseur des veuves, c’est Dieu dans sa demeure sainte. Dieu donne une famille à ceux qui étaient abandonnés» (Ps 68.6-7). Paul a expliqué cette idée ainsi: «[Vous] avez reçu un esprit d’adoption». Puis en employant l’équivalent araméen de papa, l’apôtre a ajouté: «[Par] lequel nous crions: Abba ! Père !»
(Ro 8.15.) Il s’agit du même mot araméen que Jésus a utilisé en priant son Père avec angoisse le soir de sa trahison (Mc 14.36).

Quel privilège que de venir à Dieu en employant le même terme intime pour « père » que Jésus a employé ! Notre Abba Père accueille dans sa famille quiconque se tourne vers lui. — Tim Gustafson

Le bon père est celui qui reflète l’amour du Père céleste.

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20 Juin • Lisez > Psaume 68.8-1, 20-21

Hoo-ah !

Béni soit le Seigneur chaque jour ! Quand on nous accable, Dieu nous délivre.
Psaume 68.20

Le «hoo-ah» des militaires américains constitue une réponse gutturale que les troupes aboient pour exprimer leur approbation. Son sens initial s’est perdu au cours de l’Histoire, mais certains disent qu’il provient d’un ancien acronyme: HUA - Heard, Understood and Acknowledged (entendu, compris et reconnu). Je l’ai entendu pour la première fois durant ma formation de base.

Plusieurs années après, ce terme est revenu dans mon vocabulaire lorsque j’ai commencé à rencontrer un groupe d’hommes pour étudier la Bible tôt le mercredi. Un matin, l’un d’eux - un ancien membre de la 82e division aéroportée - est tombé, en lisant un Psaume, sur la note sélah, qui apparaît partout dans les Psaumes. Au lieu de lire sélah, il a cependant grommelé hoo-ah, qui est devenu notre mot pour rendre sélah depuis lors.

Personne ne sait avec certitude ce que signifie réellement le mot sélah. Il y en a qui disent qu’il ne s’agit que d’une notation musicale. Il apparaît souvent à la suite d’une vérité exigeant une réaction émotionnelle profonde. En ce sens, hoo-ah me convient bien.

Ce matin, j’ai lu Psaume 68.20 . « Béni soit le Seigneur, qui, de jour en jour, nous comble [de ses dons], le Dieu qui nous sauve. Sélah » (Darby).

Imaginez un peu ! Chaque matin, Dieu nous charge sur ses épaules et nous porte toute la journée. C’est lui notre salut. Ainsi en sécurité auprès de lui, nous n’avons rien à craindre.
« Hoo-ah ! », dis-je à cela. — David H. Roper

Adorer: donner à Dieu le meilleur de ce qu’il nous a donné. Oswald Chambers

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21 Juin • Lisez > 1 Corinthiens 13

Apprendre à aimer

Recherchez l’amour.
1 Corinthiens 14.1

L‘amour fait plus que «tourner le monde», comme le dit une vieille chanson. Il rend aussi immensément vulnérable. Il se peut que de temps à autre on se dise: Pourquoi aimer, quand les autres ne s’en montrent pas reconnaissants ? ou: Pourquoi aimer et risquer ainsi de me faire blesser ? Paul nous en donne la raison pure et simple: «Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour.
Recherchez l’amour» (1 Co 13.13 -14.1).

Comme l’écrit le commentateur biblique C. K. Barrett, «l’amour est une activité, l’activité primordiale de Dieu lui-même, et si les hommes l’aiment, lui ou leurs semblables, ils font (bien qu’imparfaitement) ce que Dieu fait.» Et Dieu tire de la joie de nous voir l’imiter.

Pour vous mettre à la recherche de l’amour, réfléchissez aux traits de caractère énumérés dans 1 Corinthiens 13.4-7. Par ex.: comment user envers mon enfant d’autant de patience que Dieu en use envers moi ? Comment faire pour traiter mes parents avec bonté et respect ? Comment veiller aux intérêts d’autrui au travail ? Lorsqu’une bonne chose arrive à mon amie, est-ce que je m’en réjouis avec elle ou je l’envie ?

En recherchant l’amour, on se tourne souvent vers Dieu, la source même de l’amour, et vers Jésus, le plus grand exemple d’amour. Et ce n’est qu’ainsi que l’on saura ce qu’est le véritable amour et que l’on trouvera la force d’aimer autrui comme Dieu nous aime. — Poh Fang Chia

[L’amour] est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et cannait Dieu. 1 Jean 4.7

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22 Juin • Lisez > Marc 8.1-13

Un lieu lointain

Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ.
Philippiens 4.19

L’île de Tristan da Cunha est célèbre pour son isolement. Il s’agit de l’île habitée, grâce aux 288 insulaires qui l’ont adoptée pour lieu de résidence, la plus lointaine du monde. Cette île se situe dans l’océan Atlantique Sud, à près de 2820 km de l’Afrique du Sud, la terre la plus proche. Quiconque veut y faire un saut doit naviguer pendant sept jours pour s’y rendre, car il n’y a aucune piste d’atterrissage sur l’île.

Jésus et ses disciples se trouvaient eux-mêmes dans une région éloignée lorsqu’il a fourni un repas miraculeux à des milliers de gens affamés. Avant ce miracle, Jésus avait dit à ses disciples:«[Voilà] trois jours qu’ils sont près de moi, et ils n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin; car quelques-uns d’entre eux sont venus de loin » (Mc 8.2-3). Comme ils étaient à la campagne où le prêt-à-manger se faisait rare, ils devaient dépendre entièrement de Jésus. Ils n’avaient personne d’autre vers qui se tourner.

Il arrive parfois que Dieu permette que nous aboutissions dans un endroit désert où il sera notre unique source d’aide. Sa capacité à subvenir à nos besoins n’a parfois pas de rapport avec notre situation. S’il a créé le monde entier à partir de rien, Dieu peut certainement combler nos besoins - quelle que soit la situation - «selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ» (Ph 4.19). — Jennifer Benson Schuldt

Nous pouvons compter sur Dieu pour faire ce qui nous est impossible.

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23 Juin • Lisez > Éphésiens 6.5-9

Servir Christ

Serviteurs, obéissez à vos maîtres selon la chair [...] comme des serviteurs de Christ, qui font de bon cœur la volonté de Dieu.
Éphésiens 6.6

Une amie m’a dit un jour: «Je suis secrétaire. Quand je le dis aux gens, il arrive parfois qu’ils me regardent avec une certaine pitié. Mais quand je leur dis de qui je suis la secrétaire, ils ouvrent tout grand les yeux avec admiration !» Autrement dit, la société définit souvent certains emplois comme étant moins importants que d’autres, à moins que ceux-ci concernent des gens riches ou célèbres.

Dans le cas des enfants de Dieu, il leur est possible d’occuper n’importe quel poste avec fierté, quel que soit leur patron terrestre, car ils n’ignorent pas servir ainsi le Seigneur Jésus.

Dans Éphésiens 6, Paul parle de serviteurs et de maîtres. Il rappelle aux deux groupes que nous servons tous le même Maître, qui est dans les cieux. Nous devons donc tout faire d’un coeur sincère, intègre et respectueux, car nous servons Christ lui-même en œuvrant pour lui. L’apôtre Paul nous rappelle d’ailleurs ceci à ce sujet: «Servez-les avec empressement, comme servant le Seigneur et non des hommes» (Ép 6.7).

Quel privilège de servir Dieu dans tout ce que nous faisons, que nous répondions au téléphone, que nous conduisions un véhicule, que nous tenions la maison ou que nous exploitions une entreprise. Travaillons aujourd’hui avec le sourire aux lèvres, nous rappelant que quoi que nous fassions, nous sommes en train de servir Dieu. — Keila Ochoa

Notre service envers Dieu démontre notre amour envers lui.

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24 Juin • Lisez > Hébreux 13.1-6

Sa présence aimante

Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point.
Hébreux 13.5

En apprenant que l’on avait diagnostiqué un cancer chez notre chère amie Cindy, nous en avons eu le cœur brisé. Cindy était quelqu’un à la personnalité vibrante dont la vie bénissait tous ceux qui croisaient son chemin. Ma femme et moi nous sommes réjouis d’entendre qu’elle était entrée en rémission, mais quelques mois plus tard, le cancer était revenu de plus belle. À notre avis, elle était trop jeune pour mourir. Son mari m’a raconté ses dernières heures de vie. Trop faible pour parler, Cindy lui avait murmuré: «Reste là, c’est tout.» Être en sa présence empreinte d’amour, voilà ce qu’elle voulait par-dessus tout durant ces moments sombres.

L’auteur de l’épître aux Hébreux a consolé ses lecteurs en citant Deutéronome 31.6, où Dieu a déclaré à son peuple: «Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point» (Hé 13.5). Dans les instants les plus ténébreux de la vie, l’assurance de pouvoir compter sur sa présence empreinte d’amour nous garantit que nous ne sommes pas seuls. Il nous accorde la grâce de persévérer, la sagesse de savoir qu’il est à l’œuvre et l’assurance que Christ peut «compatir à nos faiblesses» (4.15).

Accueillons ensemble les bénédictions que nous procure sa présence mue par l’amour afin de pouvoir déclarer avec assurance: «Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien» (13.6).— Joe Stowell

En présence de Dieu, la paix règne.

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25 Juin • Lisez > Psaume 40.1-6

Une assise ferme

Il m’a retiré de la fosse de destruction, du fond de la boue; et il a dressé mes pieds sur le roc, il a affermi mes pas.
Psaume 40.3

Le quartier riverain historique de la promenade de Savannah, en Géorgie, est doté de pavés mal assortis. Les résidents de la place disent qu’il y a des siècles de cela, ces pierres servaient de lest aux navires transatlantiques. Lorsqu’ils ont commencé à charger leur cargaison en Géorgie, les pierres du lest ne leur ont plus été utiles, alors on s’en est servi pour paver les rues situées à proximité des quais. Ces pierres avaient accompli leur tâche initiale, consistant à stabiliser les bateaux naviguant en eaux périlleuses.

Notre époque peut nous sembler aussi houleuse que la navigation en haute mer. Comme les anciens navires, nous avons besoin de stabilité pour nous aider à traverser les tempêtes de la vie.
David a dû affronter lui aussi des dangers, ce qui l’a d’ailleurs poussé à célébrer les attributs du Dieu qui lui avait procuré la stabilité après qu’il ait surmonté des moments désespérants:
« Il m’a retiré de la fosse de destruction, du fond de la boue; et il a dressé mes pieds sur le roc, il a affermi mes pas » (Ps 40.3). David a vécu son lot de conflits, d’échecs personnels et de querelles familiales, mais Dieu a néanmoins affermi ses pas, ce qui lui a permis de chanter «une louange à notre Dieu» (v. 4).

Quand les temps sont durs, comptons donc nous aussi sur notre Dieu puissant, qui est seul à pouvoir nous procurer la stabilité. Ses soins fidèles nous incitent à dire avec David: « Tu as multiplié, Éternel, mon Dieu ! tes merveilles et tes desseins en notre faveur » (v. 6).
Bill Crowder

Si le monde s’effondre autour de nous, Christ est notre roc.

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26 Juin • Lisez > 1 Pierre 3.7-12

D’une honnêteté saisissante

Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec votre femme [...] afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières.
1 Pierre 3.7

Lorsque le pasteur a demandé à l’un des anciens de conduire l’assemblée en prière, l’homme a pris tout le monde de court «Je suis désolé, pasteur, mais je me suis querellé avec ma femme durant tout le trajet jusqu’à l’église, alors je ne me sens aucunement en état de prier.» Un malaise s’est alors installé, et le pasteur a dû prier lui-même. Le culte d’adoration s’est poursuivi. Plus tard, le pasteur s’est promis de ne jamais plus demander à qui que ce soit de prier en public sans le lui avoir déjà proposé en privé.

Cet homme a fait preuve d’une honnêteté étonnante là où il lui aurait été plus facile de jouer la comédie. Reste qu’il y a une leçon relative à la prière plus importante encore à tirer de cette situation. Dieu est un Père aimant. Si, moi, comme mari, je ne respecte ni n’honore ma femme -l’enfant chérie de Dieu - pourquoi son Père céleste recevrait-il favorablement mes prières ?

Pierre a fait une remarque intéressante à ce sujet. Il a exhorté les maris à bien traiter leur femme, qui est cohéritière de Christ avec eux, «afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières» (1 Pi 3.7). Ce verset a pour principe sous-jacent le fait que nos relations influencent notre vie de prière.
Que se produirait-il si nous troquions nos sourires et notre façade de religiosité du dimanche contre une franchise rafraîchissante envers nos frères et soeurs ? Que peut accomplir Dieu par notre intermédiaire si nous prions et apprenons à nous aimer les uns les autres comme chacun s’aime lui-même ? — Tim Gustafson

Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec votre femme [...] afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières. — Timothy Gustafson

La prière est simplement une conversation honnête avec Dieu.

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27 Juin • Lisez > Hébreux 2.1-4

Refuser d’être emporté au loin

C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher [...] de peur que nous ne soyons emportés loin.
Hébreux 2.1

À la fin d’un trimestre, ma femme et moi sommes passés prendre notre fille à son école, située à 100 km de là. En rentrant à la maison, nous avons fait un détour par une station balnéaire pour y manger un morceau tout en savourant aussi la vue des bateaux qui mouillaient près du rivage. En général, on en jette l’ancre afin de les empêcher de partir à la dérive. C’est alors que j’ai remarqué que l’un d’eux dérivait parmi les autres - se frayant un chemin lentement, mais sûrement, vers le large.

En rentrant à la maison, j’ai réfléchi à la mise en garde appropriée que l’auteur de l’épître aux Hébreux a adressée à ses lecteurs chrétiens: «C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles» (Hé 2.1). Nous serions avisés de rester près de Dieu. Ce même auteur dit que, bien que la loi mosaïque soit fiable et doive être respectée, le message du Fils de Dieu lui est de loin supérieur. Notre salut est «si grand» en Jésus que nous aurions tort d’en faire abstraction (v. 3).

Si notre relation avec Dieu se refroidit, nous le remarquerons à peine au début, car cela se fera de manière progressive. Reste que le fait de passer du temps à lui parler dans la prière, à lire sa Parole, à lui confesser nos torts et à communier avec d’autres disciples de Jésus peut nous aider à rester ancrés en lui. Si nous nous approchons souvent du Seigneur, il nous soutiendra avec fidélité, ce qui nous évitera de partir à la dérive. — Lawrence Darmani

Pour éviter d’être emporté loin de Dieu, restez ancré au Roc.

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28 Juin • Lisez > 2 Corinthiens 5.12-21

Tourner la page

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création.
2 Corinthiens 2.17

Chris Baker est un tatoueur qui transforme des symboles de douleur et d’esclavage en œuvres d’art. Nombre de ses clients sont d’anciens membres de gangs et d’anciennes victimes de la traite des personnes qui ont été marqués de noms, de symboles ou de codes d’identification. Chris les transforme en tatouant par-dessus de magnifiques nouvelles images.

Jésus fait pour l’âme ce que Chris Baker fait pour la peau. Il nous prend comme nous sommes et nous transforme . «Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles»(2 Co 5.17). Avant de connaître Christ, nous suivons nos désirs là où ils nous mènent, ce que reflète notre mode de vie. Si nous nous repentons et marchons avec Christ, les passions et les écueils qui nous dominaient deviennent des «choses anciennes» (1 Co 6.9-11), disparaissant au fil de notre transformation. «Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ»
(2 Co 5.18).

Reste que la vie de «nouvelle création» n’est pas toujours facile. Nous mettons parfois longtemps à nous défaire d’anciennes habitudes, car certaines idées fondamentales de notre ancienne vie résistent à toute volonté de changement. Au fil du temps, l’Esprit de Dieu œuvrera toutefois en nous, nous procurant une force intérieure et une saine compréhension de l’amour de Christ. Nous, merveilleuses nouvelles créatures de Dieu, sommes donc libres de tourner la page. — Jennifer Benson Schuldt

Afin de jouir de l’avenir, acceptez le pardon de Dieu pour le passé.

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29 Juin • Lisez > Éphésiens 2.1-10

Afin que nous les pratiquions

Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.
Éphésiens 2.10

En lisant Éphésiens 2.10 dans une version contemporaine anglaise, j’ai été frappé de voir que l’expression «afin que nous les pratiquions» avait été traduite par «notre mode de vie.»

Quel devrait réellement être notre mode de vie en tant que disciples de Jésus ? Je me le demande bien. Est-ce ce qui nous fait nous sentir à l’aise, en sécurité et heureux ou bien devrait-ce être plus que cela ?

Paul a rappelé aux chrétiens d’Éphèse que Dieu avait transformé toute leur vie: «Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts dans nos offenses, nous a rendus vivants avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés)» (Ép 2.4-5). Résultat: nous avons été «créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions» (v 10).

Faire de bonnes œuvres, aider les gens, donner, aimer et servir au nom de Jésus, voilà ce que nous devons pratiquer. Il ne s’agit pas d’activités facultatives pour les croyants, mais la raison même pour laquelle Dieu nous a accordé la vie en Christ.

Dans un monde en constante évolution, Dieu nous a appelés et équipés pour vivre au service d’autrui et en son honneur. — David Mccasland

Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les deux.
Matthieu 5.16

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30 Juin • Lisez > Jean 10.1-11

Appelé par son nom

[Jésus] appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent.
Jean 10.3

Dès que je fais la connaissance d’un nouveau groupe d’étudiants dans le cadre d’un cours de composition universitaire que je donne, je connais déjà leurs noms. Je prends le temps d’apprendre leurs noms et de regarder leurs photos sur ma liste d’élèves, si bien que lorsqu’ils entrent dans ma classe je peux leur dire: «Bonjour, Jessica» ou: «Bienvenue, Trevor.» J’agis de la sorte parce que je sais combien il nous est agréable de nous faire reconnaître et appeler par notre nom.

Cependant, pour vraiment connaître une personne, il ne suffit pas d’en connaître le nom. Dans Jean 10, nous pouvons ressentir la chaleur et la tendresse que Jésus, le bon Berger, a envers nous en lisant qu’il nous «appelle par [notre] nom» (v. 3). Reste que celui-ci n’est pas tout ce qu’il sait de nous. Il connaît aussi nos pensées, nos aspirations, nos craintes, nos fautes et nos grands besoins. Au fait de ces derniers, il nous a même donné la vie - une vie éternelle - en la payant de la sienne. Comme il le dit dans le verset 11, il «donne sa vie pour ses brebis».

Nos péchés nous séparaient de Dieu, alors Jésus, le bon Berger, s’est fait l’Agneau se sacrifiant lui-même en prenant nos péchés sur lui. En donnant sa vie pour nous et en ressuscitant par la suite, il nous a rachetés. Résultat: en acceptant le don de son salut par la foi, nous mettons fin à notre séparation d’avec Dieu.

Remerciez-en Jésus ! Il connaît votre nom et vos besoins ! — David Branon

La connaissance qu’a Dieu de nous ne connaît aucune limite.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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