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Notre Pain Quotidien - Février 2018 


Notre Pain Quotidien - Février 2018 - Arbres et mer de brouillard

1er Février • Lisez > Luc 18.1-8

Prier sans vous relâcher

Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher.

Luc 18. 1

Semblez-vous ces temps-ci vous heurter à de nouvelles difficultés chaque fois que vous tentez de régler un problème ? Vous remerciez Dieu le soir de s’en charger, puis vous découvrez à votre réveil qu’autre chose s’est produit et que le problème demeure entier.

En lisant l’Évangile selon Luc durant une de ces périodes, l’introduction du chapitre 18 m’a frappé «Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher» (v. 1). J’avais lu la parabole de la veuve et du juge inique bien des fois déjà, mais sans jamais en comprendre la pertinence (v. 2-8). C’est que je n’avais jamais fait le lien entre cette introduction et la parabole. La leçon que Jésus enseignait par elle à ses disciples était claire . «Priez sans jamais vous relâcher.»
La prière n’est pas un moyen de forcer Dieu à agir selon notre volonté, mais un processus par lequel nous reconnaissons sa puissance et les projets qu’il a formés pour notre vie. Par la prière, nous confions notre vie et notre situation au Seigneur, sachant qu’il agira en son temps et à sa guise.
Si nous comptons sur Dieu pour user de grâce non seulement dans sa réponse à nos requêtes, mais aussi dans le choix du processus qu’il emploiera, nous pouvons continuer de nous présenter à lui en prière, certains qu'il nous traitera avec sagesse et bonté.
L'exhortation que notre Seigneur nous fait est claire :Priez sans jamais vous relâcher ! — David Mccasland

La prière, ça change tout.

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2 Février • Lisez > 2 Chroniques 21.4-20

Le legs de Jésus

Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir.

Marc 10.45

Lorsque le contremaître d’un chantier de voirie a trouvé la mort dans un accident, son amour pour sa famille, ses collègues et sa collectivité a créé un horrible sentiment de deuil. Son église de campagne n’étant pas assez grande pour accueillir tous ceux qui voulaient assister à ses obsèques, on a choisi de tenir la cérémonie dans un auditorium. Comme celui-ci était bondé d’amis et de proches du défunt, il allait de soi qu’à sa façon, unique, Tim avait touché la vie de nombreuses personnes. Sa bonté, son sens de l’humour et sa joie de vivre allaient manquer à beaucoup de gens.

En rentrant des funérailles, j’ai repensé au roi Joram. Quel contraste ! Son court règne de terreur est décrit dans 2 Chroniques 21. Pour affermir son pouvoir, Joram a fait tuer ses propres frères et d’autres chefs d’Israël (v. 4). Puis il a conduit Juda à l’idolâtrie. Il croyait par sa brutalité faire un legs à l’Histoire. Or, la Bible dit de lui: «Il s’en alla sans être regretté»
(v. 20) et l’on se rappellera à jamais sa malveillance et son égocentrisme.
Même s’il était roi lui aussi, Jésus est par contre venu sur la terre en tant que serviteur. En faisant le bien, ce Roi-Serviteur s’est attiré la haine de gens assoiffés de pouvoir et a malgré tout sacrifié sa vie.
Jésus et son legs sont encore vivants aujourd’hui. Ce legs inclut ceux qui ont compris que la vie ne se résume pas à leur personne, mais qu’elle concerne aussi Jésus, qui désire tant entourer de ses bras accueillants ceux qui se tournent vers lui et leur accorder son pardon. — Tim Gustafson

Par une vie vécue pour Dieu, on laisse un legs durable.

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3 Février • Lisez > 1 Corinthiens 9.24-27

S’entraîner à vivre

Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même désapprouvé.
1 Corinthiens 9.27

J’ai récemment rencontré une femme qui a poussé son corps et son esprit jusqu’à la limite. Elle a gravi des montagnes, elle a affronté la mort et elle a même battu un record Guinness. Elle relève toutefois actuellement un défi bien différent, celui d’élever son enfant handicapé. Le courage et la foi dont elle a fait preuve en escaladant des montagnes, elle les investit maintenant dans son rôle de mère.
Dans 1 Corinthiens, l’apôtre Paul parle d’un athlète participant à une course. Après avoir exhorté les membres d’une Église très attachés à leurs droits à user d’égards les uns envers les autres (ch.8), il leur a expliqué qu’il percevait les défis de l’amour et du sacrifice de soi comme une course d’endurance (ch. 9). En tant que disciples de Jésus, ils devaient donc renoncer à leurs droits par obéissance envers lui.
Comme l’athlète s’entraîne dans l’espoir de remporter la victoire, nous nous entraînons aussi, corps et esprit, afin que notre âme s’épanouisse. En demandant au Saint-Esprit de nous transformer à chaque instant, nous laissons notre ancienne nature derrière nous. Avec l’aide de Dieu, nous refusons de prononcer la parole cruelle qui nous vient à l’esprit. Nous mettons de côté nos appareils électroniques pour passer du temps avec nos amis. Lors d’un désaccord, nous ne cherchons pas à avoir le dernier mot.

Tandis que nous nous entraînons aujourd’hui à courir selon l’Esprit de Dieu, comment celui-ci cherche-t-il à nous façonner ? — Amy Boucher Pye

L’entraînement conduit à la transformation.

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4 Février • Lisez > Proverbes 2.1-5

Un trésor caché

Si tu la cherches [la sagesse, l’intelligence] comme l’argent [...] alors tu comprendras.
Proverbes 2.4-5

Mon mari et moi avons des modes de lecture différents. Comme l’anglais est sa langue seconde, il a tendance à lire lentement, mot à mot. Moi, je lis souvent en diagonale. Reste que Tom retient plus que moi. Il lui est facile de citer quelque chose qu’il a lu il y a une semaine, alors que ma rétention risque de s’évanouir quelques secondes après que j’ai détourné le regard de l’écran ou du livre.
La lecture en diagonale s’avère également problématique lorsque je lis la Bible, ce qui ne vaut pas uniquement pour les généalogies. Je suis tentée de sauter un passage que je connais bien, une histoire que j’entends depuis l’enfance ou un Psaume cité dans une chanson courante.

Or, le chapitre 2 des Proverbes nous exhorte à chercher de tout notre cœur à approfondir notre connaissance de Dieu. Une lecture attentive et une mémorisation de la Bible nous permettent de mieux en assimiler les vérités (v. 1,2). Il arrive parfois que de lire la Parole à voix haute nous aide à mieux saisir la sagesse de Dieu. Par ailleurs, le fait de lui offrir des paroles scripturaires par la prière en sollicitant «la sagesse» et «l’intelligence» (v. 3) nous permet de jouir d’une conversation avec l’Auteur qu’il est.

On en vient à connaître Dieu et sa sagesse en les cherchant de tout son cœur. Il est possible de trouver l’intelligence si on la cherche comme s’il s’agissait d’une somme d’argent ou d’un trésor caché. — Cindy Hess Jasper

Lisez la Bible attentivement et étudiez-la en priant.

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5 Février • Lisez > 1 Rois 12.1-15

Un leader-serviteur

[Quiconque] veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave.
Matthieu 20.26

Dans les sociétés africaines traditionnelles, la succession du chef fait l’objet d’une décision sérieuse. Après le décès d’un roi, on choisit son successeur avec grand soin. En plus d’appartenir à la famille royale, celui-ci doit être fort, courageux et sensible. On interroge chaque candidat pour voir s’il se mettrait au service du peuple ou le gouvernerait d’une main de fer, car le successeur au trône doit être apte à diriger, mais aussi à servir.

Malgré ses mauvais choix de vie, Salomon se souciait de son successeur: « Et qui sait s’il sera sage ou insensé ? Cependant il sera maître de tout mon travail, et tout le fruit de ma sagesse sous le soleil » (Ec 2.19). Or, son fils Roboam, qui lui a succédé, a fait preuve d’un manque total de jugement et a fini par concrétiser la pire crainte de son père.

Lorsque son peuple a réclamé des conditions de travail plus humaines, Roboam aurait pu en profiter pour user d’un leadership mû par l’esprit d’un serviteur, comme les vieillards de sa cour le lui avaient conseillé: «Si aujourd’hui tu rends service à ce peuple [...] ils seront pour toujours tes serviteurs» (1 R 12.7). Il a toutefois négligé de suivre leur conseil et de consulter Dieu. Résultat: en répondant durement à ses sujets, il a divisé le royaume et a accéléré le déclin spirituel du peuple de Dieu (12.14-19).

En famille, au travail, à l’église ou dans le quartier, la sagesse divine nous sert à avoir l’humilité nécessaire pour servir au lieu de nous faire servir. — Lawrence Darmani

Un bon leader est forcément un bon serviteur.

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6 Février • Lisez > Apocalypse 22.1-5

Ainsi seront les choses

Il n’y aura plus d’anathème.
Apocalypse 22.3

Vous et moi avons quelque chose en commun. Nous vivons dans un monde désorienté et terni, sans jamais avoir rien connu d’autre. Adam et Ève pouvaient par contre se rappeler à quoi ressemblait la vie avant la malédiction et se remémorer le monde tel que Dieu l’avait destiné à être: libre de la mort, des épreuves et de la souffrance (Ge 3.16-19).
Dans le jardin d’Éden d’avant la chute, la faim, le chômage et la maladie n’existaient pas. Personne ne mettait en doute la puissance créatrice de Dieu ni son plan relationnel pour les êtres humains.

Le monde dont nous avons hérité ressemble très peu au jardin parfait que Dieu nous a confié. C. S. Lewis a dit qu’il s’agissait d’un bon monde qui avait mal tourné, mais qui conservait le souvenir de ce qu’il aurait pu être. Heureusement, même vague, le souvenir de ce à quoi la terre devrait ressembler constitue également un aperçu prophétique de l’éternité. Comme Adam et Ève, qui ont marché et parlé avec Dieu, les croyants le verront alors face à face et le serviront directement. Il n’y aura plus rien pour nous séparer de Dieu, car «[il] n’y aura plus d’anathème» (Ap 22.3). Nous en aurons fini avec le péché, la peur et la honte.

Il se peut que le passé et ses conséquences jettent une ombre sur le présent, mais la destinée du croyant porte en elle la promesse de quelque chose de mieux: la vie dans un lieu aussi parfait que le jardin d’Éden. — Jennifer Benson Schuldt

Un jour, Dieu rétablira toutes choses.

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7 Février • Lisez > Jean 16.28-33

L’usine du chagrin

Il [Dieu] essuiera toute larme de leurs yeux.
Apocalypse 21.4

Étant depuis toujours fan de l’équipe de football des Browns de Cleveland, j’ai grandi en ayant mon lot de déceptions. Même si elle compte au nombre des quatre seules équipes à ne s’être jamais rendues jusqu’au championnat du Super Bowl, certains fans des Browns leur restent néanmoins fidèles année après année. Par contre, comme ces derniers finissent toujours par être déçus, un grand nombre d’entre eux ont surnommé le stade à domicile
« l’usine du chagrin ».

Or, il se peut que le monde déchu dans lequel nous vivons nous semble être notre propre
« usine du chagrin ». On dirait que les peines et les déconvenues résultent de nos propres choix ou de choses qui échappent à notre volonté, s’y succèdent sans fin.

Le disciple de Christ a par contre de quoi espérer, non seulement pour la vie à venir, mais aussi pour la journée d’aujourd’hui. Jésus a déclaré: « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jn 16.33). Vous remarquerez que, sans minimiser les épreuves et la tristesse que nous pouvons vivre, Christ les contrecarre par ses promesses de paix, de joie et d’une ultime victoire.

Il nous est possible de trouver en Christ une grande paix, qui est plus que suffisante pour nous aider à surmonter tout ce que la vie nous réserve. — Bill Crowder

Notre espoir et notre paix se trouvent en Jésus.

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8 Février• Lisez > Galates 5.13-26

Impossible à reprendre

Mais le fruit de l’Esprit, c’est [...J la douceur, la maîtrise de soi.
Galates 5.22-23

Impossible de reprendre mon geste ! Une femme s’était garée de telle manière qu’elle m’empêchait d’accéder à la pompe. Elle est descendue de voiture pour déposer des articles dans le bac à recyclage, mais comme je n’avais pas envie d'attendre , j’ai klaxonné. Contrariée, je me suis mise en marche arrière pour revenir en passant ailleurs. Je me suis immédiatement sentie mal de m’être montrée impatiente et aussi peu désireuse d’attendre 30 secondes (tout au plus) pour qu’elle déplace son véhicule. Je m’en suis excusée auprès de Dieu. C’est vrai qu’elle aurait dû se garer dans les espaces réservés à cette fin, mais j’aurais pu aussi user de bonté et de patience plutôt que de dureté. Malheureusement, il était trop tard pour m’excuser auprès d’elle, car elle était déjà partie.

Beaucoup de Proverbes nous exhortent à réfléchir à notre façon de réagir lorsque des gens entravent nos projets. Par exemple: « L’insensé laisse voir à l’instant sa colère » (Pr 12.16) et « C’est une gloire pour l’homme de s’abstenir des querelles, mais tout insensé se livre à l’emportement » (20.3). Puis il y a celui-ci, qui va droit au coeur « L’insensé met en dehors toute sa passion, mais le sage la contient » (29.11).

Il semble parfois très difficile de gagner en patience et en bonté. Paul dit pourtant que c’est là l’œuvre de Dieu, le «fruit de l’Esprit» (Ga 5.22-23). Si nous collaborons avec Christ et dépendons de lui, il produira ce fruit en nous. Je t’en prie, Seigneur, transforme-nous. —
Anne Cetas

Dieu éprouve notre patience afin de nous agrandir le cœur.

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9 Février• Lisez > Jean 4.31-34

Un menu secret

J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.
Jean 4.32

Le Meat Mountain est un formidable sandwich confectionné avec six sortes de viande. Ses filets de poulet, ses trois tranches de bacon et de fromage, et bien plus encore, devraient lui valoir d’être offert en restaurant.

Aucun menu officiel de restaurant ne l’offre pourtant. Ce sandwich correspond à une tendance culinaire que l’on ne peut découvrir que par les médias sociaux ou le bouche-à-oreille. On dirait que la concurrence pousse les restaurants-minute à offrir un menu secret aux initiés parmi leurs clients.

Quand Jésus a dit à ses disciples qu’il avait «une nourriture» inconnue d’eux, ils ont dû penser à quelque menu secret (Jn 4.32). Les voyant confus, il leur a expliqué que sa nourriture consistait à faire la volonté de son Père en accomplissant l’œuvre que celui-ci lui avait confiée (Jn 4.34).

Jésus venait de s’entretenir avec une Samaritaine au puits de Jacob au sujet d’une eau vive dont elle n’avait jamais entendu parler. Au cours de leur conversation, il a discerné surnaturellement sa soif de vivre inassouvie. Lorsqu’il lui a révélé qui il était, la femme a laissé là sa cruche pour courir demander à ses voisins: «[Ne] serait-ce point le Christ ? » (v.29.)

Ce qui était jadis secret peut maintenant être offert à tous. Jésus nous invite tous à compter sur lui pour combler les besoins les plus profonds de notre cœur. Chemin faisant, nous découvrons comment vivre non seulement selon notre appétit physique, mais aussi selon l’Esprit de notre Dieu, qui satisfait l’âme.— Mart Dehaan

Seul Christ, le pain de vie, peut assouvir la faim spirituelle.

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10 Février• Lisez > Colossiens 1.15-20

Jésus règne sur tout

Il [Jésus] est avant toutes choses.
Colossiens 1.17

Le fils de mon amie a décidé un jour de porter un maillot de sport par-dessus ses vêtements d’école. Il désirait ainsi démontrer son soutien à son équipe préférée qui allait disputer un match important le soir même. Avant de quitter la maison, il a mis quelque chose sur son maillot : une chaîne à pendentif portant l’inscription «Jésus». Par ce simple geste, il a illustré une vérité plus profonde . Jésus mérite de passer avant tout le reste.

Jésus est au-dessus de tout et règne sur tout. «Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui» (Col 1.17). Jésus domine sur toute la création (v. 15,16). Il est « la tête du corps de l’Église » (v. 18). Pour cette raison, il devrait venir au premier rang de toutes choses.

Lorsque nous accordons à Jésus la première place d’honneur dans chacune des sphères de notre vie, cette vérité devient visible pour ceux de notre entourage. Au travail, œuvrons-nous d’abord pour Dieu ou seulement dans l’espoir de plaire à notre employeur (3.23) ? Les normes divines transparaissent-elles dans notre façon d’interagir avec les gens (v. 12-14) ? Au fil de notre vie et dans nos loisirs préférés, faisons-nous passer Dieu en premier ?

Lorsque Jésus exercera la plus grande influence sur toute notre vie, il occupera alors la place qui lui revient de droit dans notre cœur. — Jennifer Benson Schuldt

Accordez la priorité à Jésus.

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11 Février • Lisez > Éphésiens 4.25-32

Éteignez Le tableau indicateur

[Vous] pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.
Éphésiens 4.32

Lors de la réception de mariage de son fils, mon ami Bob a offert des conseils et des encouragements aux nouveaux mariés. Dans son allocution, il a parlé d’un entraîneur de football d’une ville de la région qui, chaque fois que son équipe perdait un match, gardait le score perdant affiché au tableau indicateur pendant toute la semaine pour rappeler à l’équipe son échec. Bien que cela puisse être une bonne stratégie à adopter au football, il s’agit d’une stratégie épouvantable à employer dans le mariage, comme Bob a eu la sagesse de le préciser. Lorsque votre conjoint ou conjointe vous contrarie ou vous déçoit d’une façon ou d’une autre, renoncez à toujours attirer l’attention sur son échec. Éteignez le tableau indicateur.

Quel formidable conseil ! La Bible abonde en commandements nous incitant à nous aimer les uns les autres et à faire fi des erreurs. Elle nous rappelle que l’amour «ne soupçonne point le mal» 1 Co 13.5) et que nous devrions nous montrer disposés à nous pardonner les uns les autres, « comme Dieu [nous] a pardonné en Christ » (Ép 4.32).

Je suis très reconnaissant à Dieu d’éteindre le tableau indicateur quand je fais une erreur. Si nous nous repentons, il ne se contente pas de nous pardonner, mais encore il éloigne de nous notre péché autant que l’orient est éloigné de l’occident (Ps 103.12). Pour Dieu, le pardon signifie que notre péché a disparu de sa vue et de son esprit. Il nous accorde ainsi la grâce de pardonner à ceux de notre entourage. — Joe Stowell

Pardonnez, comme Dieu vous a pardonné, puis tournez la page.

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12 Février • Lisez > Jean 8.39-47

Des connaissances oubliées

Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples.
Jean 8.31

Le diplomate anglais Lancelot Oliphant (1881-1965) fait remarquer, dans son livre de littérature anglaise, que les élèves sont nombreux à donner les bonnes réponses aux examens, mais rares à mettre les leçons en pratique. «Toute connaissance non assimilée ne sert pas à grand-chose», a-t-il dit.

L’auteur Barnabas Piper a remarqué un parallèle dans sa propre vie: «Je me croyais près de Dieu parce que je connaissais toutes les réponses, mais je me leurrais en me disant que cela revenait à être en relation avec Jésus.»

Au Temple, un jour, Jésus a rencontré de ces gens qui croyaient avoir la science infuse. Ils proclamaient fièrement leur appartenance à la lignée d’Abraham, mais refusaient de croire au Fils de Dieu.

Jésus leur a donc dit: «Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham» (Jn 8.39). Quoi au juste ? Abraham « eut confiance en l’Éternel, qui le lui imputa à justice » (Ge 15.6). Les interlocuteurs de Jésus ont malgré tout refusé de croire en lui: « [Nous] avons un seul Père, Dieu »; à cela, il a répliqué: « Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu » (v. 47).

Piper raconte que les choses « ont mal tourné » pour lui avant qu’il « goûte à la grâce de Dieu et fasse la connaissance intime de Jésus ». En permettant à la vérité selon Dieu de transformer notre vie, nous obtenons bien plus que de bonnes réponses: la possibilité de faire connaître Jésus au monde. — Timothy Gustafson

La foi ne consiste pas à reconnaître Dieu, mais à le recevoir en nous.

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13 Février • Lisez > 1 Corinthiens 12.4-14

Des fleurs de glace

Il y a diversité de dons, mais le même Esprit
1 Corinthiens 12.4

«Alors âgé de 15 ans, Wilson Bentley était captivé par la beauté complexe des flocons de neige. Il les regardait avec fascination au vieux microscope que sa mère lui avait donné et faisait des centaines d’esquisses de leurs motifs remarquables, mais ils fondaient trop vite pour lui permettre de bien en reproduire les détails. Plusieurs années après, en 1885, une idée lui est toutefois venue. Il a fixé un appareil de photo à soufflet au microscope et, après maintes tentatives infructueuses, il est parvenu à photographier un flocon de neige pour la première fois. Au cours de sa vie, Bentley allait immortaliser 5000 flocons, chacun ayant un motif unique, qu’ils a décrits comme de « minuscules miracles de beauté » et des « fleurs de glace ».

Il n’y a pas deux flocons de neige identiques; pourtant, ils proviennent tous de la même source. Ainsi en va-t-il des disciples de Christ. Nous sommes tous issus du même Créateur et Rédempteur, mais tous différents. Selon son plan glorieux, Dieu a choisi de rassembler un éventail de gens en un tout et de leur accorder des dons variés. Pour décrire aux croyants la diversité de ces dons, Paul a précisé: « Il y a diversité de dons, mais le même Esprit; diversité de ministères, mais le même Seigneur; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous ». (1 Co 12.4-6).
Merci à Dieu pour la contribution unique que vous avez à offrir en aidant et en servant les autres. — Dennis Fisher

Chacun de nous est le reflet unique des desseins bienveillants de Dieu.

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14 Février • Lisez > Hébreux 12.18-29

La facilité de l’ingratitude

C’est pourquoi, recevant un royaume montrons notre reconnaissance
Hébreux 12.28

Le bruit qu’émettaient les essuie-glaces fonctionnant à plein régime pour chasser la pluie battante ne faisait qu’ajouter à mon irritation tandis que je m’adaptais à la conduite de la voiture d’occasion que je venais d’acheter: une vieille familiale indiquant 129 000 km au tachymètre et dépourvue de coussins latéraux gonflables pour protéger les enfants.

Afin d’avoir de quoi acheter cette familiale et nous nourrir, j’avais vendu le dernier « trésor » que nous possédions: une familiale Volvo 1992 munie de ces coussins. Tout le reste s’était maintenant envolé. Notre maison et nos économies, avaient disparu sous le poids écrasant de frais médicaux non indemnisables qu’avaient entraînés des maladies risquant d’être fatales.

« OK, mon Dieu », ai-je déclaré à voix haute, « je ne peux même plus protéger mes enfants maintenant en cas de collision latérale. S’il devait leur arriver quelque chose, laisse-moi te dire que... »
Les essuie-glaces allant à fond de train, j’ai soudain éprouvé de la honte. Au cours des deux années précédentes, Dieu avait permis à ma femme et à mon fils d’échapper à une mort presque certaine. Et j’étais là à me plaindre des « choses » que j’avais perdues. J’ai ainsi découvert combien je pouvais me montrer ingrat envers Dieu. Le Père aimant, qui n’avait pas épargné la vie de son Fils pour me sauver, avait pourtant épargné miraculeusement celle de mon fils. « Père, pardonne-moi », ai-je alors prié, ce à quoi il m’a répondu: C’est déjà fait, mon fils. — Randy K. Kilgore

La gratitude est le sol dans lequel la joie s’épanouit.

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15 Février • Lisez > Psaume 34.16-23

Le choix d’une veuve

L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé.
Psaume 34.18

Lorsqu’une de mes bonnes amies a perdu son mari, emporté de façon soudaine par un infarctus, nous l’avons pleuré avec elle. En tant que conseillère, elle avait elle-même réconforté beaucoup de gens. Après 40 ans de mariage, elle devait maintenant faire face à la perspective peu réjouissante de retourner dans une maison vide à la fin de chaque journée.
En plein deuil, notre amie s’est toutefois appuyée sur celui qui « est près de ceux qui ont le cœur brisé » (Ps 34.18).

Tandis que Dieu l’accompagnait dans son deuil, elle nous a déclaré qu’elle avait choisi de "porter fièrement l’étiquette de veuve » parce qu’elle avait le sentiment de la tenir de Dieu.
Tout deuil étant personnel, il se peut que d’autres personnes vivent le leur différemment d’elle. Sa réaction ne diminue en rien son deuil et ne rend pas sa maison moins vide pour autant. Par contre, elle nous rappelle que, même dans le pire des chagrins, nous pouvons compter sur notre Dieu souverain et aimant.

Notre Père céleste a eu sa propre séparation déchirante à vivre. Cloué à la croix, Jésus s’est écrié: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» (Mt 27.46.) Reste qu’afm d’expier nos péchés par amour pour nous, il a supporté la douleur et la séparation de la Crucifixion !

Il comprend ! Comme il « est près de ceux qui ont le cœur brisé », il nous est possible d’obtenir la consolation dont nous avons besoin. Il est là, tout près de nous. — David Branon

Dieu compatit à notre chagrin.

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16 Février • Lisez > Deutéronome 6.1-12

Écrits dans notre cœur

Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur.
Deutéronome 6.6

Dans mon quartier, les inscriptions religieuses abondent: sur des plaques, murs, montants de porte, véhicules commerciaux et même en tant que noms d’entreprises enregistrées. On peut lire en anglais «Par la grâce de Dieu» sur un minibus ou «Librairie de la faveur divine de Dieu" sur une enseigne. L’autre jour, je n’ai pu m’empêcher de sourire à la vue de celle-ci sur une Mercedes-Benz: «Interdit de toucher - des anges montent la garde !»

Les inscriptions religieuses - plaques murales, bijoux ou t-shirts - ne sont pas forcément garantes de l’amour qu’une personne voue à Dieu. Ce qui compte, ce ne sont pas les paroles que l’on exprime, mais la vérité que l’on porte en soi, qui révèle le désir que l’on a d’être transformé par Dieu.

Je me rappelle un programme parrainé par un ministère local ayant pour mission de distribuer des cartes qui présentaient, au recto et au verso, des versets destinés à aider les gens à mémoriser la Parole de Dieu. Ces efforts sont conformes aux instructions que Moïse a données aux Israélites en leur demandant d’écrire les ordonnances de l’Éternel «sur les poteaux de [leur] maison et sur [leurs] portes» (De 6.9). Nous devons chérir la Parole de Dieu (v. 6), l’inculquer à nos enfants et en parler «quand nous sommes à la maison, en voyage, jusqu’au coucher et dès le lever» (v. 7).

Que notre foi soit réelle et notre engagement vrai, de sorte que nous aimions le Seigneur notre Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force (v. 5). — Lawrence Darmani

Si sa Parole est cachée dans notre cœur, ses voies deviendront nôtres.

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17 Février • Lisez > Matthieu 28.16-20

Ouvrir des portes

Allez, faites de toutes les nations des disciples.
Matthieu 28.19

Charlie Sifford est un grand nom du monde sportif des États-Unis. Il est devenu le premier golfeur afro-américain à participer à un championnat de la PGA, la forçant à abolir une certaine clause de ses règlements intérieurs ayant stipulé jusqu’en 1961 qu’elle était réservée aux «Blancs seulement». Malgré les injustices et le harcèlement que des gens racistes lui faisaient subir, Sifford s’est hissé au sommet de son sport, en remportant deux tournois et en devenant, en 2004, le premier Afro-américain à être intronisé au Panthéon mondial de la renommée du golf. Ce faisant, il a ouvert les portes du golf professionnel aux joueurs de toutes origines ethniques.

L’ouverture de portes constitue également un thème central de la mission évangélique: «Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28.19-20).

Le mot «nations» (v. 19) provient du mot grec «ethnos», qui est lui-même à l’origine du mot «ethnique». Autrement dit, « allez, faites de tous les groupes ethniques des disciples ». Par l’œuvre qu’il a accomplie sur la croix, Jésus a ouvert à tous la voie qui mène au Père.

Ayant le privilège de veiller sur d’autres comme Dieu veille sur nous, ouvrons la porte à ceux qui n’auraient jamais rêvé d’être personnellement accueillis dans la maison et la famille de Dieu. — Bill Crowder

Jésus a ouvert les portes du salut à tous ceux qui croient en lui.

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18 Février • Lisez > Luc 9.1-2,10-17

Solitude et service

Jésus les accueillit, et il leur parlait du royaume de Dieu; il guérit aussi ceux qui avaient besoin d’être guéris.
Luc 9.11

Le comédien Fred Allen a dit: «Une célébrité est quelqu’un qui cherche toute sa vie à bien se faire connaître et qui, y étant parvenu, porte des lunettes noires pour éviter d’être reconnu.» La notoriété entraîne souvent la perte de sa vie privée, et attire sur soi une attention frénétique et incessante.

Lorsque Jésus a amorcé son ministère public axé sur l’enseignement et la guérison, il s’est fait catapulter dans la vie publique et prendre d’assaut par des gens qui sollicitaient son aide. Les foules le suivaient partout où il allait, mais Jésus savait que, pour garder ses forces et la bonne perspective des choses, il lui était essentiel de passer souvent du temps seul avec Dieu.

Après que ses douze disciples soient rentrés de leur mission couronnée de succès, « prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades », Jésus les a emmenés dans un lieu tranquille pour s’y reposer (Lu 9.2,10). Les foules n’ayant toutefois pas tardé à le retrouver, Jésus les a accueillies. Il leur « [a parlé] du royaume de Dieu; il [a guéri] aussi ceux qui avaient besoin d’être guéris » (v. 11). Au lieu d’envoyer ces 5000 personnes se chercher à manger, le Seigneur leur a offert un pique-nique en plein air (v. 12-17) !

Sans être immunisé contre les pressions des curieux et des malades, Jésus a su préserver l’équilibre entre le service public et le retrait à l’écart en prenant le temps de se reposer et de prier seul avec son Père (Lu 5.16).

Puissions-nous suivre l’exemple du Seigneur lorsque nous servons les gens en son nom. — David Mccasland

Baisser le volume de la vie nous permet d’écouter Dieu.

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19 Février • Lisez > Habakuk 3.16-19

La voix de la foi

[Le] figuier ne fleurira pas [...] Toutefois, je veux me réjouir en l’Éternel.
Habakuk 3.17-18

La nouvelle l’a assommée. Les larmes lui sont montées aux yeux si vite qu’elle n’a pu les réprimer. Elle avait la tête qui bourdonnait de questions et la peur menaçait de la terrasser. La vie s’était montrée si clémente, avant d’être interrompue et altérée à tout jamais sans prévenir.

Une tragédie peut se présenter sous de nombreuses formes: la mort d’un être cher, une maladie, une perte financière importante ou celle de son gagne-pain. Par ailleurs, elle peut frapper n’importe qui à tout moment.

Le prophète Habakuk avait beau savoir qu’une tragédie le guettait, il ne la redoutait pas moins pour autant. À l’idée qu’un jour Babylone envahirait le royaume de luda, il avait le cœur chaviré, les lèvres frémissantes et les jambes flageolantes (Ha 3.16).

Il est normal qu’une tragédie nous inspire de la peur, tant que celle-ci ne nous paralyse pas. Si une certaine épreuve nous semble inexplicable, nous pouvons à tout le moins nous remémorer comment Dieu a œuvré au cours de l’Histoire (v. 3-15). C’est ce qu’a fait Habakuk. Cela n’a pas eu pour effet de conjurer sa peur, mais celui de lui procurer le courage nécessaire pour aller de l’avant en choisissant de louer le Seigneur (v. 18).

Notre Dieu, qui n’a cessé de se montrer fidèle au fil des ans, est toujours avec nous. Comme il ne change jamais, nous pouvons faire taire la peur en nous pour déclarer avec la voix sûre de la foi « L’Éternel, le Seigneur, est ma force » (v. 19). — Poh Fang Chia

À l’école de l’épreuve, il est possible d’apprendre la leçon de la foi.

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20 Février • Lisez > Psaume 77.1-16

Quatre types de regards

Je parlerai de toutes tes œuvres, je raconterai tes hauts faits.
Psaume 77.13

Lorsque Joan s’est assise avec eux avant le culte d’adoration, ses enfants lui ont donné du fil à retordre. Épuisée, elle voulait «démissionner» de son rôle de mère. Puis le prédicateur s’est mis à encourager ceux qui étaient tentés d’abandonner la partie. Voici les quatre conseils que Joan a entendus ce matin-là et qui l’ont aidée à tenir le coup:

«Regardez vers le ciel et priez.» Asaph a passé la nuit à prier, allant même jusqu’à dire qu’il se sentait abandonné et rejeté de Dieu (Ps 77.10-11). Nous pouvons tout dire et tout demander à Dieu avec franchise. Il se peut que sa réponse tarde à venir ou ne soit pas celle souhaitée ou espérée, mais il ne nous reprochera pas de lui avoir soumis nos requêtes.

«Regardez en arrière et rappelez-vous ce que Dieu a fait pour vous et d’autres par le passé». Ne se contentant pas d’exposer sa douleur à Dieu, Asaph s’est aussi remémoré la puissance que Dieu avait manifestée et les exploits qu’il avait faits pour lui et le peuple: « Je rappellerai les œuvres de l’Éternel, car je me souviens de tes merveilles d’autrefois » (v. 12).

«Regardez devant». Pensez au bien que la situation pourrait vous procurer. Quelle leçon pourriez-vous en tirer ? Que veut accomplir Dieu ? Comme ses voies sont parfaites, que savez-vous qu’il fera (v. 13) ?

«Regardez de nouveau». Réexaminez votre situation, mais cette fois-ci avec les yeux de la foi, vous rappelant que Dieu est prodigieux et fiable (v. 14).

Puisse tout cela nous aider à bien cheminer avec Jésus. — Anne Cetas

Nos problèmes sont des occasions de découvrir les solutions de Dieu.

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21 Février • Lisez > Philippiens 4.8-13

La vue depuis la montagne

Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut.
Colossiens 3.1

Dans la vallée de l’Idaho où nous habitons, les températures hivernales descendent parfois très bas. Nuages et brouillard viennent recouvrir le sol, y retenant l’air glacial sous des couches d’air plus chaud. Il est toutefois possible d’échapper à ce climat en empruntant une route située à proximité qui serpente jusqu’au sommet de Shafer Butter, une montagne haute de près de 2300 mètres. Pour sortir du brouillard et aboutir dans la chaleur et l’éclat d’une journée ensoleillée, il suffit donc de conduire quelques minutes. Au sommet, on peut voir les nuages qui enveloppent la vallée plus bas, et voir celle-ci sous un angle différent.

Il en va parfois ainsi de la vie. Une situation semble nous envelopper d’un épais brouillard dans lequel les rayons du soleil ne peuvent pénétrer. La foi est alors le chemin à emprunter pour sortir de la vallée, en «[cherchant] les choses d’en haut » (Col 3.1). En cours de route, le Seigneur nous donne la force de nous élever au-dessus de notre situation, ainsi que le courage et le calme dont nous avons besoin pour vivre notre journée. Paul a écrit: «[J’ai] appris à être content dans l’état où je me trouve » (Ph 4.11).

Or, il nous est possible de sortir de notre misère et de nos ténèbres. Il suffit d’aller nous asseoir un moment en flanc de montagne pour les voir selon une perspective différente, par la force que Christ nous procure (v. 13). — David H. Roper

La foi peut vous élever au-dessus de vos craintes.

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22 Février • Lisez > Psaume 46

S’arrêter

Arrêtez, et sachez que je suis Dieu.
Psaume 46.11

Il y a longtemps, je répondais à mes lettres en quelques semaines, au grand bonheur de mes correspondants. Puis est apparu le télécopieur, et ils m’ont semblé heureux de recevoir une réponse en quelques jours. Aujourd’hui, avec le courrier électronique, la messagerie instantanée et la téléphonie cellulaire, on s’attend à recevoir une réponse le jour même !

« Arrêtez, et sachez que je suis Dieu. » Dans ce verset bien connu du Psaume 46, je lis deux commandements d’égale importance. Le premier nous incite à nous arrêter, ce qui va à l’encontre du rythme de la vie des temps modernes. À vivre dans un monde agité et bourdonnant, nous avons perdu le réflexe de nous accorder quelques instants de tranquillité pour nous disposer à obéir au second commandement: «[Sachez] que je suis Dieu: Je domine sur les nations, je domine sur la terre ». Dans ce monde résolu à éliminer Dieu au lieu de l’exalter, où trouver le temps de m’arrêter pour permettre à Christ de nourrir ma vie intérieure ?

Patricia Hampl a écrit: «La prière, c’est l’habitude de prêter attention à tout ce qui est.» Ah ! la prière... l’habitude de prêter attention. Arrêtez et sachez. La première étape de la prière consiste à reconnaître ou à «savoir» que Dieu est Dieu. Et grâce à cette attention, à cette concentration, tout le reste nous apparaît clairement. La prière nous permet d’avouer nos échecs, nos faiblesses et nos limites à celui qui répond à la vulnérabilité humaine en usant d’une miséricorde infinie. — Philip Yancey

Par la prière, Dieu peut calmer notre esprit.

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23 Février • Lisez > Luc 19.1-10

Une meilleure vue

Zachée [...] cherchait à voir qui était Jésus; mais il ne pouvait y parvenir [...] car il était de petite taille.
Luc 19.2-3

Enfant, j’aimais beaucoup grimper dans les arbres. Plus je montais haut, plus je pouvais voir de choses. En quête d’une meilleure vue, il m’arrivait à l’occasion de m’aventurer sur une branche jusqu’au moment de la sentir ployer sous mon poids. Pour des raisons évidentes, cette époque est révolue, je présume que c’est plutôt dangereux, voire indigne d’un adulte.

Zachée, un riche de Jéricho, a mis de côté un jour sa dignité (peut-être même sans tenir compte de sa sécurité) pour grimper dans un arbre. Jésus parcourait la ville ce jour-là, et Zachée souhaitait le voir, mais «il ne pouvait y parvenir [...] car il était de petite taille »
(Lu 19.3).

Heureusement, cela ne l’a pas empêché de voir Christ ni même de lui parler. Le plan de Zachée lui a réussi, car sa rencontre avec Christ a transformé sa vie pour toujours, comme le confirment les paroles de Jésus: «Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison » (v. 9).

Nous aussi pouvons être empêchés de voir Jésus. L’orgueil peut nous empêcher de reconnaître en lui l’Admirable Conseiller ; l’angoisse, de le connaître comme le Prince de la paix (Es 9.5); la soif de reconnaissance et les biens matériels, de le percevoir comme la source de toute satisfaction véritable, à savoir le pain de vie (Jn 6,48).

Qu’êtes-vous prêt à faire pour mieux voir Jésus ? Tout effort sincère pour nous approcher de lui nous réussira, car Dieu récompense les gens qui le cherchent avec assiduité (Hé 11.6). Jennifer Benson Schuldt

Pour affermir votre foi en lui, cherchez la face de Dieu.

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24 Février • Lisez > Luc 2.21-35

Les yeux tournés vers l’avenir

Siméon [...] était juste et pieux [...] et l’Esprit-Saint était sur lui.
Luc 2.25

Lorsque Rembrandt, grand peintre hollandais, est mort subitement à l’âge de 63 ans, on a trouvé sur son chevalet une toile inachevée. Elle est centrée sur l’émotion qu’a ressentie Siméon en tenant dans ses bras l’Enfant Jésus que ses parents avaient amené au Temple de Jérusalem quarante jours après sa naissance. L’arrière-plan et les détails ordinaires de cette toile sont cependant restés inachevés. Certains experts en œuvres d’art croient que Rembrandt se savait au seuil de la mort et - comme Siméon - était maintenant prêt à «s’en aller en paix » (Lu 2.29).

Que le Saint-Esprit ait été sur Siméon (v. 25) lorsque celui-ci se trouvait dans le Temple au moment où Marie et Joseph ont présenté leur premier-né à Dieu n’avait rien de fortuit. Siméon, qui attendait le Messie promis, a pris le bébé dans ses bras en louant Dieu ainsi: "Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israël, ton peuple» (v. 29-32).

Siméon n’aspirait pas à revivre les jours glorieux de l’histoire d’Israël, mais attendait la venue du Messie promis, qui viendrait racheter toutes les nations.

À l’instar de Siméon, nous pouvons tourner les yeux vers l’avenir avec expectative, car nous savons qu’un jour nous verrons le Seigneur face à face. — David Mccasland

Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! Apocalypse 22.20

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25 Février • Lisez > Nombres 14.39-45

La fièvre de la hâte

Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui.
Psaume 37.7

Le 28 janvier 1986, après que de mauvaises conditions atmosphériques aient retardé cinq fois son lancement, la navette Challenger a lourdement quitté le sol dans un bruit de tonnerre et des flammes. A peine 73 secondes plus tard, une défaillance du système a causé la désintégration de la navette et, par le fait même, la mort des sept membres de son équipage.

On a attribué cette tragédie à un joint annulaire dont on connaissait la vulnérabilité. La NASA a surnommé cette erreur fatale « go fever » (fièvre de la hâte), à savoir la tendance à négliger de prendre des précautions élémentaires dans son empressement à atteindre un grand objectif.

Notre nature humaine ambitieuse nous incite sans cesse à faire de mauvais choix, cela dit, si nous ne cédons pas à une peur nous rendant prudents à outrance. Les deux se voient chez les Israélites de l'antiquité. Au retour de mission en Terre promise des douze espions, dix d'entre eux n'en retenaient que les obstacles (No 13.26-33) :"Nous ne pouvons pas monter contre ce peuple ,car il est plus fort que nous ." Après s'être farouchement rebellé contre le Seigneur, entraînant ainsi la mort de ces dix espions, le peuple a soudain cédé à la "fièvre de la hâte" (14.40) mais, sans Dieu, son invasion inopportune a lamentablement échoué. (v.41-45).

Si l’on quitte le Seigneur des yeux, on passera impatiemment à l’action sans lui ou l’on se laissera paralyser par la peur. Dans le cas contraire, on sera investi d’un courage tempéré par sa sagesse divine. — Timothy Gustafson

Un seul instant de patience peut nous éviter une grande catastrophe.

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26 Février • Lisez > Ésaïe 46.4-13

Bien vieillir

[Je] vous soutiendrai; je l’ai fait, et je veux encore vous porter, vous soutenir et vous sauver»
Ésaïe 46.4

«Comment vas-tu aujourd’hui, Mama ?» ai-je demandé tout bonnement. En désignant du doigt ses jointures endolories, mon amie de 84 ans m’a murmuré: « La vieillesse, c’est pas facile !» Puis elle a ajouté avec sincérité « Mais Dieu est bon envers moi.»

«La vieillesse s’est révélée être la plus grande surprise de ma vie », dit Billy Graham dans son livre intitulé Nearing Home (Sur le point de rentrer à la maison). «Je suis maintenant vieux et, croyez-moi, ce n’est pas facile.» Il fait néanmoins remarquer. « Même si la Bible ne passe pas sous silence les problèmes qu’engendre la vieillesse, elle ne la dépeint pas comme une époque méprisable de la vie ou un fardeau à porter en grinçant des dents.» Il mentionne ensuite certaines des questions qu’il a été obligé de se poser en vieillissant. Par exemple: «Comment est-il possible non seulement d’apprendre à composer avec les craintes, les épreuves et les limites personnelles croissantes dont s’accompagne la vieillesse, mais aussi de s’affermir intérieurement malgré toutes ces difficultés ? »

Dans Ésaïe 46, Dieu nous assure d’une chose: « Jusqu’à votre vieillesse [...] je vous soutiendrai; je l’ai fait, et je veux encore vous porter, vous soutenir et vous sauver » (v.4).

Même si nous ignorons combien de temps il nous reste à vivre ici-bas et ce que nous pourrions avoir à supporter en vieillissant, une chose est sûre: Dieu prendra soin de nous tout au long de notre vie. — Lawrence Darmani

Ne redoutez pas de vieillir, car Dieu vous accompagne !

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27 Février • Lisez > Job 40.1-14

Remarquer le plus important

Où étais-tu quand je fondais la terre ?
Job 38.4

Lorsque je fais le ménage chez moi en vue d’un événement spécial, je me décourage en pensant que mes invités ne remarqueront pas ce que j’ai nettoyé, mais seulement ce que je n’aurai pas nettoyé. Cela me ramène à l’esprit une question philosophique et spirituelle de plus grande portée: Pourquoi les êtres humains remarquent-ils plus vite ce qui cloche que ce qui va bien ? On est plus porté à se rappeler la dureté que la bonté. Les crimes semblent retenir davantage l’attention que les gestes de générosité et les catastrophes, que l’immense beauté de tout ce qui nous entoure.

Puis je me rends compte que j’en fais autant avec Dieu. J’ai tendance à me concentrer sur ce qu’il n’a pas fait plutôt que sur ce qu’il a fait, sur ce que je ne possède pas plutôt que sur ce que je possède, sur la situation qu’il n’a pas encore redressée plutôt que sur les nombreuses qu’il a réglées.

La lecture du livre de Job me rappelle que cette attitude ne plaît pas davantage au Seigneur qu’à moi. Après avoir prospéré pendant des années, Job a subi une série de catastrophes. Soudain, il s’est mis à centrer sa vie et ses conversations sur elles. Puis Dieu a fini par intervenir et poser à Job quelques questions difficiles, lui rappelant sa souveraineté divine et tout ce que Job ignorait encore et n’avait pas encore vu. (Job 38 - 40).

Chaque fois que je me mets à voir tout en noir, j’espère me souvenir de m’arrêter pour considérer la vie de Job et tous les prodiges que Dieu a accomplis et continue d’accomplir. — Julie Ackerman Link

En réfléchissant à tout ce qui va bien, remerciez-en Dieu.

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28 Février • Lisez > Éphésiens 4.1-16

Grandir

C’est de lui [...] que tout le corps [...] s’édifie lui-même dans l’amour.
Éphésiens 1.16

Regarder mon jeune petit-fils et ses amis jouer au T-ball est divertissant. Dans cette version du baseball, les jeunes joueurs courent souvent au mauvais but ou ignorent quoi faire de la balle si, par hasard, ils l’attrapent. Si l’on regardait un match de baseball professionnel, ces erreurs ne seraient pas aussi amusantes.

Tout est une question de maturité.
C’est normal que les jeunes athlètes aient du mal à savoir quoi faire et ne réussissent pas tout à la perfection. Ils s’efforcent d’apprendre. On les entraîne donc et on les guide avec patience vers la maturité. Puis on célèbre leur réussite lorsque, plus tard, ils jouent talentueusement en équipe.
Une chose similaire se produit dans la vie des disciples de Jésus, car Paul fait remarquer que l’Église a besoin de gens qui agissent « avec patience, [se] supportant les uns les autres »
(Ép 4.2). Nous avons donc besoin d’un éventail d’«entraîneurs» (pasteurs, enseignants, mentors spirituels) pour nous aider à tous progresser vers «l’unité de la foi » tandis que nous nous efforçons de parvenir à « l’état d’homme fait » (v.13).

Le fait d’écouter des prédications, de recevoir des enseignements et de jouir de la communion fraternelle au sein de l’Église vise à nous amener à mûrir en Christ (v. 15). Étant donné que chacun de nous emprunte ce chemin, nous pouvons nous encourager les uns les autres à cheminer vers la maturité en Jésus. — David Branon

En marchant côte à côte, nous tirons de la joie de notre parcours.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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