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Notre Pain Quotidien - Novembre 2016


Notre Pain Quotidien - Novembre 2016 - Coucher de soleil sur un lac, qui reflète la lumière toute en douceur. 

1er novembre • Lisez > Éphésiens 2.10-22

Mosaïque

Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres.
Éphésiens 2.10

Chaque automne, notre ville se change en galerie d'art pendant trois semaines. Près de 2 000 artistes issus des quatre coins du monde y exposent leurs créations dans les galeries, les musées, les hôtels, les parcs, les rues, les parkings, les restaurants, les églises et même sur la rivière.

Parmi les œuvres que je préfère se trouvent des mosaïques faites à partir de petits morceaux de verre coloré. En 2011, Mia Tavonatti a remporté le concours grâce à sa mosaïque de vitrail d'environ 3 m sur 4 m représentant la crucifixion. Tandis que je contemplais cette œuvre, j'ai entendu l'artiste indiquer combien de fois elle s'était coupée en façonnant les pièces de verre destinées à sa mosaïque.

Pendant que je fixais du regard cette superbe illustration d'une scène horrifiante, j'y ai vu plus qu'une simple représentation de la crucifixion. J'y ai reconnu une image de l'Église, le corps de Christ. Dans chaque morceau de verre, je voyais un croyant individuel, merveilleusement façonné par Christ afin qu'il s'intègre bien à l'ensemble (Ép 2.16,21). Dans l'histoire de l'artiste, j'ai reconnu le sang de Jésus qui a coulé afin que cette unité se produise. Puis, dans l'œuvre finie, j'ai vu le geste d'amour requis pour accomplir le projet malgré la douleur et le sacrifice.

Nous qui croyons en Christ sommes une œuvre d'art que Dieu a créée afin de démontrer la grandeur d'un Sauveur qui crée quelque chose de merveilleux à partir des morceaux brisés de notre vie. —J.A.L.

Christ a tout donné pour faire de son Église quelque chose de magnifique.

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2 novembre • Lisez > Psaume 46

Les mains

Arrêtez, et sachez que je suis Dieu.
Psaume 46.11

Je me rappelle avoir joué à un jeu consistant à tenter d'attraper avec mes dents des pommes flottant sur l'eau, en ayant les mains liées dans le dos. L'expérience s'est avérée frustrante. Ce jeu me rappelle l'importance capitale de nos mains. En effet, on mange avec elles, on salue les gens avec elles et l'on s'en sert pour faire presque tout ce dont l'existence dépend.

Quand je lis Psaume 46.11, je trouve intéressant que Dieu dise ceci «Arrêtez, et sachez que je suis Dieu.» Le mot hébreu rendu par «Arrêtez» signifie «cesser de s'efforcer» ou littéralement «mettre ses mains de chaque côté de son corps». À première vue, ce conseil semble plutôt risqué, étant donné que dans les ennuis, notre instinct nous dicte de garder la situation bien en main à notre avantage. En gros, Dieu dit ici: " Sans les mains ! Laisse-moi régler ton problème et sache avec certitude que le résultat reste entre mes mains.»

Par contre, le fait de savoir quand il convient d'enlever nos mains pour laisser Dieu agir à sa guise risque de nous faire nous sentir vulnérables. Sauf si, pour ainsi dire, Dieu est bel et bien «pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse » (v. 2) et que «L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite» (v. 7). Au cœur des difficultés, nous pouvons compter sur les bons soins de Dieu. —J.M.S.

Lorsque nous mettons nos problèmes entre les mains de Dieu,
il met sa paix dans notre cœur.

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3 novembre • Lisez > Psaume 46

Se soucie-t-il de nous ?

Écoute, Éternel, aie pitié de moi ! Éternel, secours-moi !
Psaume 30.11

Minnie et George Lacy se posaient certaines questions: «Jésus suffit-il ? Notre relation avec Christ suffit-elle à nous soutenir ? Suffira-t-il à nous aider à désirer continuer de vivre ? Dieu se soucie-t-il de nous ?»

Tandis que les Lacy étaient en mission en 1904, leur cadette est tombée malade. Ensuite, leurs cinq enfants sont tous morts de la scarlatine les uns après les autres en peu de temps, sans qu'aucun d'eux ne voie le Nouvel An. George Lacy a écrit ce qui suit dans des lettres adressées au comité missionnaire au sujet de leur profonde solitude et de leur terrible deuil: «Parfois, tout cela nous semble être au-dessus de nos forces.» Puis il a ajouté «Le Seigneur est avec nous et nous apporte une aide formidable.» Dans cette période la plus sombre de leur vie, ils se sont rendu compte que Jésus était près d'eux et qu'il suffisait à combler leurs besoins.

Il arrivera à bon nombre d'entre nous de nous demander si nous parviendrons à continuer de vivre. Si notre santé nous est enlevée, si notre emploi disparaît, si nous perdons nos proches, jugerons-nous notre relation avec Dieu assez réelle pour nous faire continuer de courir vers le but ?

Le psalmiste nous rappelle la présence et la fidélité de Dieu (Ps 30). Très déprimé, il s'est écrié: «Écoute, Éternel, aie pitié de moi ! Éternel, secours-moi !» (v. 11.) Dieu lui a procuré guérison et consolation (v. 3,4).

En tant que croyants en Jésus, nous ne manquerons jamais du nécessaire pour persévérer. Le Seigneur sera toujours près de nous. —R.K.

La foi en un Christ qui suffit à tous nos besoins nous permet de courir vers le but.

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4 novembre • Lisez > Marc 4.35-41

Perception ou réalité ?

Maître, ne t'inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ?
Marc 4.38

On entend souvent dire: «La perception, c'est la réalité.» Il se peut que les Américains l'aient compris le 26 septembre 1960 date du premier débat télévisé entre deux candidats à la présidence. Devant les caméras, John Kennedy semblait sûr de lui, Richard Nixon semblait nerveux. Ce fait donnait à croire que Kennedy serait un leader plus solide. Or, ce débat a non seulement changé l'issue des élections, mais encore la façon dont la politique se joue aux États-Unis. La politique axée sur la perception est alors devenue la règle du jour.

Il arrive parfois que la perception corresponde à la réalité, mais pas toujours - surtout lorsqu'il s'agit de notre perception de Dieu. Lorsque Jésus et ses disciples traversaient la mer de Galilée à bord d'une barque de pêche, une tempête s'est levée de manière soudaine, menaçant de faire sombrer la barque. Comme Jésus dormait et que les disciples étaient au seuil de la panique, ils se sont mis à le presser de se réveiller . «Maître, ne t'inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ?» (Mc 4.38.)

Or, leur question ressemble à d'autres que j'ai moi-même posées. Je méprends parfois l'apparente inactivité de Dieu pour de l'indifférence. Son affection pour moi excède toutefois largement ce que je peux voir ou évaluer. Dieu se soucie profondément de ce qui nous préoccupe. Il nous exhorte d'ailleurs à nous décharger sur lui de tous nos soucis, «car lui-même prend soin de [nous]» (1 Pi 5.7). Voilà la réalité ! —W.E.C.

Même lorsque nous ne ressentons pas sa présence. Dieu nous entoure de ses tendres soins.

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5 novembre • Lisez > Genèse 32.3-12

Le dernier des derniers

Je suis trop petit pour toutes les grâces et pour toute la fidélité dont tu as usé envers ton serviteur.
Genèse 32.10

Contrairement a ceux qui ont une haute estime d'eux-mêmes, Jacob savait que ses péchés l'avaient corrompu (Ge 32.10). Il se trouvait indigne de la grâce de Dieu. Il avait usurpé le droit d'aînesse d'Ésaü (ch. 27) et son frère le haïssait pour cela. Ici, des années plus tard, Jacob allait revoir Ésaü.

«Je suis trop petit pour toutes les grâces et pour toute la fidélité dont tu as usé envers ton serviteur», lui dit Jacob, en employant le mot «petit» le dernier des derniers à les mériter. «Délivre-moi, je te prie» (32.10,11).

Comme il est étrange de voir ces deux expressions côte à côte: Je suis trop petit pour [tout ce] dont tu as usé envers ton serviteur [...] Délivre-moi. Reste que Jacob peut demander miséricorde, car son espoir ne repose pas sur sa propre valeur, mais sur la promesse que Dieu a faite de poser un regard favorable sur ceux qui se jettent à ses pieds. L'humilité et la contrition sont les clefs qui permettent d'ouvrir le cœur de Dieu. Quelqu'un a dit que la meilleure disposition pour prier consiste à se laisser dépouiller de tout et à crier depuis le fond de l'abîme. Cette disposition provient de l'âme qui connaît son état de profonde perversion.

De telles prières sont celles qu'offrent les gens fermement convaincus de leurs péchés et de leur honte, mais qui, en même temps, le sont tout autant de la grâce que Dieu offre aux pécheurs qui ne la méritent pas. Dieu entend le mieux ceux qui lui crient «Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur» (Lu 18.13) ! —D.H.R.

Il convient qu'un grand Dieu pardonne à de grands pécheurs.

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6 novembre • Lisez > Job 39.22-28

Chevaux vapeur

Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse.
Psaume 139.14

Réfléchissez un instant à la puissance, à la beauté et à la majesté d'un cheval au galop. Sa tête bien haute, sa crinière au vent et ses pattes travaillant à l'unisson afin de lui procurer vitesse, puissance et abandon.

Quel merveilleux exemple de la splendide création de Dieu qu'est le cheval ! Dieu l'a créé non seulement pour faire notre admiration et notre plaisir, mais aussi pour servir de complément à l'humanité (Job 39). Correctement entraîné, le cheval se montre sans peur lorsque l'on a besoin d'un courageux compagnon. On l'utilisait pour transporter fidèlement le soldat au combat à vive allure (v. 24) et sans crainte (v. 25).

Même Dieu emploie ici sa création pour enseigner sa souveraineté à Job, ce passage peut aussi nous rappeler notre propre valeur au sein de notre monde. Dieu nous a créés non seulement en tant que créatures merveilleuses ayant une tâche à accomplir, mais aussi comme étant faits à l'image de Dieu. Le cheval est d'une puissance étonnante, mais la valeur de tout être humain transcende celle de toutes les autres créatures.

Dieu nous a créés uniquement dans le but de nous faire interagir et vivre avec lui pour toujours. Tandis que nous louons Dieu en raison de la splendeur des créatures de la nature, nous nous émerveillons également de ce que chacun des êtres humains est «une créature si merveilleuse» (Ps 139.14). —J.D.B.

De tout ce que Dieu a créé, seul l'être humain peut vivre la recréation.

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7 novembre • Lisez > Apocalypse 22.1-5

Multiplie-le

Il n'y aura plus d'anathème.
Apocalypse 22.3

Il y avait cinq ans qu' Amy luttait contre le cancer. Le médecin lui a alors annoncé que les traitements ne fonctionnaient pas et qu'il ne lui restait plus que quelques semaines à vivre. Comme elle désirait mieux comprendre et avoir une plus grande assurance quant à l'éternité, Amy a posé une question à son pasteur «À quoi ressemblera le ciel ?»

Il lui a donc demandé ce qui lui plaisait le plus dans la vie ici-bas. Elle lui a parlé de promenades à pied, d'arcs-en-ciel, d'amis intimes et des rires des enfants. «Êtes-vous en train de me dire que j'aurai tout ça là-haut ?» a-t-elle voulu savoir avec espoir.

À cela, le pasteur d'Amy lui a répondu «Je crois que ta vie là-haut sera beaucoup plus belle et plus étonnante que tout ce que tu auras aimé et vécu ici-bas.

Réfléchis à ce qu'il y a de mieux ici pour toi et multiplie-le à l'infini. Selon moi, c'est à ça que ressemblera le ciel.»

La Bible ne décrit pas en détail ce à quoi ressemblera la vie dans l'éternité, mais elle nous dit que d'être avec Christ au ciel «de beaucoup est le meilleur», c'est-à-dire que cela supplantera de loin notre situation actuelle (Ph 1.23). «Il n'y aura plus d'anathème. Le trône de Dieu et de l'Agneau sera dans la ville , ses serviteurs le serviront» (Ap 22.3).

Le meilleur de tout, c'est que nous verrons alors le Seigneur Jésus face à face. Nos plus grandes aspirations trouveront pleine satisfaction en lui. —A.M.C.

Le comble du bonheur, c'est d'être avec Jésus pour toujours.

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8 novembre • Lisez > Hébreux 5.5-14

Des oranges ou du lait ?

Mais la nourriture solide est pour les hommes faits.
Hébreux 5.14

Lorsque j'ai dit à ma fillette que l'on allait recevoir la visite chez nous d'un poupon de trois mois, elle en a été ravie. Avec le sens de l'hospitalité d'une enfant, elle a proposé que nous partagions de notre nourriture avec le bébé ; elle s'est dit qu'il aimerait peut-être manger une des oranges juteuses qu'il y avait dans le bol sur le comptoir de la cuisine. Je lui ai alors expliqué que le poupon ne pouvait boire que du lait, mais que les oranges lui plairaient peut-être lorsqu'il serait plus grand.

La Bible emploie un concept similaire pour décrire les besoins d'un croyant en nourriture spirituelle. Ses vérités fondamentales sont comparables à du lait, en ce sens qu'elles aident les nouveaux chrétiens à grandir (1 Pi 2.2,3). Par contraste, «la nourriture solide est pour les hommes faits» (Hé 5.14). Les croyants qui ont eu le temps d'en digérer et d'en comprendre les rudiments peuvent passer à l'étude d'autres concepts bibliques et se mettre à enseigner ces vérités. Voici les récompenses de la maturité spirituelle: le discernement (v. 14), la sagesse de Dieu (1 Co 2.6) et la capacité de transmettre la vérité divine à d'autres (Hé 5.12).

Comme le parent qui aime ses enfants, Dieu veut que nous grandissions spirituellement. Il sait qu'il n'est pas dans notre intérêt de nous nourrir uniquement de lait spirituel. Il désire que nous progressions jusqu'à en venir à aimer le goût de la nourriture solide. —J.B.S.

La croissance spirituelle se produit lorsque l'on cultive la foi.

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9 novembre • Lisez > Genèse 50.15-21

Démolir le mur

Et il les consola en parlant à leur cœur.
Genèse 50.21

On a donné aux années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale le nom de Guerre froide, tandis que des pays ont échangé des menaces et ont manœuvré pour s'approprier le pouvoir. Construit en août 1961, le mur de Berlin est resté debout pendant près de trois décennies, tenant lieu d'un des symboles les plus puissants de l'animosité qui couvait. Puis, le 9 novembre 1989, on a annoncé que des citoyens pouvaient passer librement de Berlin Est à Berlin Ouest. On a entièrement démoli le mur l'année suivante.

L'histoire bien connue de Joseph, dans l'Ancien Testament, raconte la vie d'un fils préféré que ses frères détestaient (Ge 37 - 50). Joseph a toutefois refusé d'ériger un mur de haine entre lui et ses frères qui l'avaient pourtant vendu en esclavage. Lorsqu'une famine les a réunis après plusieurs années, Joseph a traité ses frères avec bonté, en leur disant «Vous aviez médité de me faire du mal Dieu l'a changé en bien [...] Et il les consola, en parlant à leur cœur» (50.20,21), contribuant ainsi à rétablir la relation entre eux.

Il y a aujourd'hui vingt-sept ans, on a renversé une barrière artificielle opprimante, offrant liberté et retrouvailles à des familles et à des amis.

Si nous avons bâti des murs de colère et de séparation entre nous et d'autres, le Seigneur est prêt et apte à nous aider à commencer à les démolir aujourd'hui. —D.C.M.

La colère érige des murs; l'amour les démolit.

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10 novembre • Lisez > Matthieu 4.18-22

L'honneur d'être disciple

Il [Jésus] leur dit: Suivez-moi.
Matthieu 4.19

En visitant Jérusalem, un de mes amis a vu un vieux rabbin passer près du mur des Lamentations. Il a alors remarqué un fait intéressant au sujet de ce vieux rabbin: cinq jeunes hommes marchaient derrière lui. Ils marchaient eux aussi le dos courbé, en boitant, exactement comme leur rabbin. Un Juif orthodoxe qui les observerait saurait précisément pourquoi ils imitaient leur enseignant. C'étaient des «disciples».

Tout au long de l'histoire du judaïsme, un des plus grands honneurs que l'on pouvait faire à un Juif consistait à lui accorder le privilège de devenir le «disciple» du rabbin du quartier. Ses disciples s'assoyaient à ses pieds tandis qu'il les enseignait. Ils étudiaient ses paroles. Ils observaient sa façon de se comporter et de réagir à la vie et aux autres. Le disciple estimait qu'il ne pouvait recevoir plus noble tâche que celle de servir son rabbin, même dans les fonctions les plus insignifiantes. En raison de l'admiration qu'il vouait à son rabbin, il était déterminé à devenir comme lui.

En appelant ses disciples à le suivre (Mt 4.19), Jésus les invitait à se laisser transformer par lui, à l'imiter et à partager sa passion pour ceux qui avaient besoin d'un Sauveur. Le grand honneur qui nous est fait d'être ses disciples devrait se voir également dans notre vie. Nous avons nous aussi été appelés à capter l'attention du monde qui nous regarde parler, réfléchir et agir comme Jésus le maître, l'enseignant, de notre âme. —J.M.S.

Suivez Jésus et faites savoir au monde qu'il est votre Maître.

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11 novembre * Lisez > Philippiens 2.12-18

(Brillez) comme des flambeaux dans le monde, portant la parole de vie.
Philippiens 2.15-16

Avant la Guerre de Sécession (1861-1865) des esclaves en fuite ont trouvé la liberté en suivant le "chemin de fer clandestin", terme que l'on a donné aux routes secrètes les ayant menés du sud au nord et aux abolitionnistes qui leur venaient en aide. Les esclaves parcouraient de nombreux kilomètre durant la nuit, en suivant la lumière de la "Gourde à boire" pour rester sur la bonne voie. Il s'agissait d'un nom de code pour décrire le groupe d'étoiles connu sous le nom de Grande Ourse qui pointe vers l'étoile du Nord. Certains croient que les fugitifs se sont également servis de directives encodées dans les paroles de la chanson "Follow the Drinking Gourd" (Suivez la Gourde à boire) pour éviter de se perdre en chemin.

Les abolitionnistes et la "Gourde à boire" ont servi tous les deux de repères lumineux pour guider les esclaves vers la liberté. L'apôtre Paul dit que les croyants doivent briller comme "des flambeaux dans le monde" afin de montrer la voie à ceux qui recherchent la vérité, la rédemption et la libération spirituelle que nous offre Dieu (Ph 2.15)

Nous vivons dans un monde ténébreux qui a désespérément besoin de voir briller la lumière de Jésus-Christ. Nous avons pour appel de faire briller la vérité divine de manière à ce qu'elle dirige d'autre personnes vers le Rédempteur qui est le chemin vers la liberté et la vie. Nous indiquons la voie vers Jésus, celui qui est le chemin, la vérité et la vie. (Jn 14.6) -H.D.F.

Illuminez votre monde en réfléchissant la lumière de Jésus.

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12 novembre • Lisez > Ésaïe 40.21-31

Levez vos yeux en haut, et regardez ! Qui a créé ces choses ?
Ésaïe 40.26

Ce qui a commencé comme un champ vide de quatre hectares et demi à Belfast, en Irlande du Nord, est devenu le plus grand portrait au sol des îles britanniques. «Wish», cette œuvre de Jorge Rodriguez-Gerada, comporte 30 000 chevilles de bois, 2 000 tonnes de terre, 2 000 tonnes de sable et diverses choses comme de l'herbe, des pierres et de la corde.

Au début, l'artiste était seul à savoir à quoi ressemblerait son œuvre d'art finale. Il a embauché des ouvriers et il a recruté des bénévoles pour transporter des matériaux jusqu'au bon endroit. Durant leurs travaux, ils n'ont pas vu grand indice de la chose étonnante qui était sur le point d'émerger. Cela s'est toutefois produit. Au sol, l'œuvre n'a l'air de rien. Des airs, par contre, on peut voir un immense portrait le visage souriant d'une fillette.

Dieu accomplit quelque chose à plus grande échelle dans le monde. C'est lui l'artiste qui en voit l'image finale. Nous sommes ses «ouvriers» (1 Co 3.9), qui l'aidons à en faire une réalité. Par le prophète Ésaïe, Dieu a rappelé à son peuple qu'il est celui qui «est assis au-dessus du cercle de la terre» et qui «étend les cieux comme une étoffe légère» (És 40.22). Il nous est impossible de voir l'image finale, mais cela ne nous empêche pas de continuer d'aller de l'avant par la foi, sachant que nous faisons partie d'une œuvre d'art étonnante. Une œuvre qui se crée actuellement sur la terre, mais que l'on verra le mieux depuis le ciel. —J.A.L.

Dieu se sert de nous pour collaborer à la création d'une œuvre d'art.

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13 novembre • Lisez > Galates 4.1-7

Noël trop tôt

Grâces soient rendues à Dieu pour son don merveilleux !
2 Corinthiens 9.15

J'aime beaucoup Noël. Cette célébration de la naissance de Christ, de même que la beauté et le côté enchanteur des festivités, en font pour moi «la période la plus merveilleuse de l'année». Au cours des dernières années, cependant, cette période s'est accompagnée d'un sentiment croissant d'irritation. Chaque année, «les choses de Noël» sortent de plus en plus tôt, s'imposant même dès le début de l'automne.

Auparavant, on limitait Noël au mois de décembre, mais aujourd'hui, des stations de radio font jouer de la musique de Noël tôt en novembre, des boutiques commencent à annoncer leurs soldes de Noël en octobre et des friandises de Noël apparaissent fin septembre. Si nous n'y prenons garde, ce déluge grandissant risque de nous paralyser et même de nous aigrir durant ce qui devrait être une période de gratitude et d'émerveillement.

Lorsque cette irritation commence à gagner mon esprit, j'essaie une chose: me souvenir. Je me rappelle la signification de Noël, qui est Jésus et pourquoi il est venu; l'amour et la grâce du Dieu qui pardonne et qui nous a envoyé du secours en la personne de son Fils ; qu'en définitive, un seul cadeau compte réellement: le «don merveilleux» de Dieu (2 Co 9.15); que le salut que Christ est venu nous donner correspond à la fois au cadeau et au Donateur en un seul et même présent. Jésus est notre vie durant toute l'année, et il est le plus grand des miracles. «Venons tous l'adorer !» —W.E.C.

Jésus est notre vie tout au long de l'année.

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14 novembre • Lisez > Lamentations 3.1-6, 16-25

Coeur brisé et espoir

L'Éternel a de la bonté pour qui espère en lui.
Lamentations 3.25

Depuis que le chanteur country américain George Jones est mort à l'âge de 81 ans, ses fans se souviennent de sa voix remarquable, de sa vie difficile et de ses combats personnels. Même si plusieurs de ses chansons reflétaient son désespoir et ses aspirations, c'était sa façon de les chanter qui a profondément touché les gens. Le critique musical Greg Kot, du Chicago Tribune, a dit: «Il avait la voix pour véhiculer le brisement du cœur.»

Le livre des Lamentations relate les angoisses de Jérémie par rapport au refus entêté de la nation de Juda de suivre Dieu. Souvent appelé «le prophète pleureur», Jérémie a été le témoin de la destruction de Jérusalem et il a vu son peuple être emmené en captivité. Il a erré dans les rues de la ville, accablé par le chagrin (La 1.1-5).

À l'heure la plus sombre de sa vie, Jérémie a pourtant déclaré: «Voici ce que je veux repasser en mon cœur, ce qui me donnera de l'espérance: Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme , elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande !» (3.21-23.)

Que nous souffrions en raison de nos propres choix ou de ceux d'autres personnes, le désespoir risque de nous submerger. Lorsque tout semble perdu, nous pouvons compter sur la fidélité du Seigneur. «L'Éternel est mon partage, dit mon âme; c'est pourquoi je veux espérer en lui» (v. 24). —D.C.M.

Dans les pires tempêtes, l'ancre de la fidélité de Dieu nous retient fermement.

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15 novembre • Lisez > Proverbes 30.1 -9

La manne

Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien.
Matthieu 6.11

Après avoir gagné 314 millions de dollars à la loterie en 2002, un heureux propriétaire d'entreprise a exprimé de nobles désirs. Il voulait créer une fondation de bienfaisance, remettre au travail des personnes ayant été mises à pied et faire de belles choses pour sa famille. Étant déjà riche, il a déclaré à des journalistes que ce gros lot ne le changerait pas.

Quelques années plus tard, un article complémentaire décrivait un tout autre aboutissement. Depuis qu'il avait remporté la plus grande de toutes les loteries, cet homme s'était attiré des problèmes avec la justice, il avait ruiné sa réputation et il avait perdu tout son argent au jeu.

Or, un homme réfléchi du nom d'Agur a justement fait une mise en garde contre un tel brisement du cœur. Humilié par la conscience de ses propres inclinations naturelles
(Pr 30.2,3), Agur voyait le danger d'en avoir trop ou de ne pas en avoir assez. Il a donc prié ainsi: «Ne me donne ni pauvreté, ni richesse, accorde-moi le pain qui m'est nécessaire, de peur que, dans l'abondance, je ne te renie et ne dise: Qui est l'Éternel ? Ou que, dans la pauvreté, je ne dérobe, et ne m'attaque au nom de mon Dieu» (v. 8,9).

Agur savait de quels grands défis s'accompagnent tant la richesse que la pauvreté, mais également nos propres tendances. Chacune d'elles doit nous inviter à la prudence. Ensemble, elles nous montrent la nécessité d'avoir avec nous celui qui nous a enseigné à prier ainsi «Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien» (Mt 6.11). —M.R.D.

Le mécontentement appauvrit le riche, alors que le contentement enrichit le pauvre.

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16 novembre • Lisez > Josué 1.1-9

Guide étonnant

De toutes les bonnes paroles que l'Éternel avait dites [...] aucune ne resta sans effet: toutes s'accomplirent.
Josué 21.45

Lorsque des acteurs et des actrices font un film, c'est le réalisateur qui en voit «l'image d'ensemble» et en a la direction générale. L'actrice Marion Cotillard reconnaît ne pas avoir tout compris de ce que le réalisateur faisait lors du tournage d'un de ses récents films «J'ai trouvé vraiment intéressant de me permettre d'être perdue, car je savais avoir ce guide formidable. [...] On s'abandonne pour le bien d'une histoire et d'un réalisateur qui fera tout fonctionner.»

Je crois que Josué aurait pu dire quelque chose de semblable au sujet du réalisateur de sa vie. Dans le passage biblique d'aujourd'hui, le chef d'Israël nouvellement mandaté se tient au seuil de la Terre promise. Plus de deux millions d'Israélites s'attendent à ce qu'il marche en tête du peuple. Comment allait-il y parvenir ?

Dieu ne lui a pas remis de scénario détaillé, mais il lui a donné l'assurance qu'il l'accompagnerait. Dieu lui a dit: «Je serai avec toi [...] je ne te délaisserai point» (Jos 1.5). Il a demandé à Josué d'étudier et de mettre en pratique tout ce qui était écrit dans sa Parole (v. 7,8), et il lui a promis d'être avec lui partout où il irait. Josué lui a répondu par un dévouement complet et s'est abandonné à son Guide étonnant, si bien que «[de] toutes les bonnes paroles que l'Éternel avait dites [...] aucune ne resta sans effet» (21.45). Nous pouvons nous aussi nous abandonner à notre Réalisateur et nous reposer sur sa fidélité. —P.F.C.

La foi ne sait jamais où on la conduit; elle connaît et aime le Dieu qui la conduit.
Oswald Chambers

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17 novembre • Lisez > Éphésiens 6.10-18

Un adversaire vaincu

Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera.
1 Pierre 5.8

Le lion rugissant est le légendaire «roi de la jungle», mais les seuls lions que nous voyons pour la plupart sont les félins léthargiques qui habitent les jardins zoologiques. Leurs journées sont remplies d'un repos perpétuel, et leur repas du soir leur est servi sans qu'ils aient à lever la patte.

Dans leur habitat naturel, les lions ne font cependant pas toujours une vie de pacha. La faim leur dicte d'aller chasser. Ils se mettent alors à la recherche des jeunes, des faibles, des malades et des blessés. Accroupis dans les herbes hautes, ils avancent lentement en catimini. Puis, dans une attaque subite, ils bondissent sur leur proie en refermant les griffes sur elle.

Pierre a employé la métaphore d'un «lion rugissant» pour désigner Satan. Il s'agit d'un prédateur sûr de lui, à l'affût d'une proie facile à dévorer (1 Pi 5.8). Devant cet adversaire, les enfants de Dieu doivent user de vigilance en revêtant «toutes les armes de Dieu», pour ainsi «[se fortifier] dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante» (Ep 6.10,11).

La bonne nouvelle, c'est que Satan est un adversaire vaincu. Même s'il reste un ennemi redoutable, ceux qui profitent de la protection du salut, de la prière et de la Parole de Dieu n'ont pas besoin de céder à la peur devant ce lion rugissant. Nous avons «la puissance de Dieu» pour nous protéger (1 Pi 1.5). Sans compter que Jacques 4.7 nous assure d'une chose «[Résistez] au diable, et il fuira loin de vous ». —C.H.K.

Aucun mal ne saurait percer l'armure de Dieu.

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18 novembre • Lisez > Hébreux 13.15-25

Amour enraciné

Et n'oubliez pas la bienfaisance et la libéralité.
Hébreux 13.16

Lorsque je songe à toutes les merveilles de la superbe création de Dieu, j'admire tout particulièrement les séquoias, ces arbres géants. Ces incroyables behémoths de la forêt peuvent atteindre jusqu'à 90 m de hauteur et excéder les 6 m de diamètre. Ils peuvent vivre plus de 3 000 ans et même résister au feu. En fait, les incendies de forêt font éclater les cônes de séquoia, répandant ainsi les graines sur le sol forestier que les cendres fertilisent. Il se peut que le plus étonnant au sujet de ces arbres soit le fait qu'ils parviennent à grandir dans à peine un mètre de terre et à supporter des vents violents. Leur force réside dans le fait que leurs racines se mêlent à celles d'autres séquoias, si bien qu'ils se fortifient mutuellement et se partagent les ressources disponibles.

Il en va ainsi du plan que Dieu a conçu pour nous. Notre capacité à nous tenir debout malgré les forts vents de la vie provient directement de l'amour et du soutien que nous recevons de Dieu et les uns des autres. Et puis, comme l'épître aux Hébreux le dit, nous ne devons pas oublier « la bienfaisance et la libéralité » (13.16). Combien il nous serait difficile de supporter l'adversité si personne ne partageait les racines de sa force avec nous.

Il y a un grand pouvoir dans le cadeau que sont les paroles d'encouragement, les prières d'intercession, les larmes versées ensemble, les accolades et parfois une simple présence empreinte d'amour. —J.M.S.

Que les racines de l'amour de Dieu en vous se mêlent
à celles des gens qui ont besoin de votre soutien.

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19 novembre • Lisez > Nombres 11.1-10

Adieux !

Le peuple murmura, et cela déplut à l'Éternel. Lorsque l'Éternel l'entendit, sa colère s'enflamma.
Nombres 11.1

Lorsque Max Lucado a participé à un triathlon demi-Ironman, il a fait l'expérience du pouvoir néfaste des plaintes. Voici ce qu'il en a dit: «Après la nage de 2 km et la randonnée à vélo de 90 km, il ne me restait plus beaucoup d'énergie pour la course de 21 km. Pas plus qu'il n'en restait au participant qui courait à mes côtés. Il m'a dit «C'est l'horreur. Cette course est la décision la plus stupide que j'aie jamais prise.» À cela, j'ai répondu «Adieu!» » Max savait que, s'il l'écoutait trop longtemps, il se mettrait à lui donner raison. Si bien qu'il lui a fait ses adieux et a continué de courir.

Parmi les Israélites, trop de gens ont écouté trop longtemps des gens se plaindre et se sont mis à les justifier. Cela a déplu à Dieu, et pour cause. Dieu avait délivré les Israélites de l'esclavage, et avait accepté de vivre parmi eux, mais ils se plaignaient encore. Au-delà de l'épreuve du désert, ils étaient mécontents de la manne que Dieu leur procurait. Dans leurs plaintes, les Israélites ont oublié que la manne était un cadeau que Dieu leur faisait de sa main remplie d'amour pour eux (No 11.6). Étant donné que les plaintes empoisonnent le cœur d'ingratitude, qui risque de se propager aux autres, Dieu a dû les juger.

Voici un moyen éprouvé de dire « adieu » aux plaintes et à l'ingratitude: chaque jour, rappelons-nous la fidélité et la bonté de Dieu envers nous. —M.L.W.

La proclamation de la fidélité de Dieu réduit le mécontentement au silence.

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20 novembre • Lisez > Jacques 2.14-20

Pouvez-vous aider ?

Il en est ainsi de la foi: si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.
Jacques 2.17

Les administrateurs du lycée de Barrow, en Alaska, se sont lassés de voir les élèves s'attirer des ennuis et le taux de décrochage se maintenir à 50 p. cent. Pour favoriser l'intérêt des élèves, ils ont mis sur pied une équipe de foot, ce qui leur a offert la chance d'acquérir des aptitudes personnelles, d'apprendre à travailler en équipe et de tirer des leçons de la vie. L'ennui, c'est qu'étant donné que la ville de Barrow est située au nord de l'Islande, il est difficile d'y faire pousser de l'herbe. Si bien que les élèves y jouaient au foot sur un terrain de pierres concassées et de terre.

À 6 500 km de là, en Floride, Cathy Parker a entendu parler de cette équipe de foot et de son terrain dangereux. Se sentant poussée par Dieu à leur venir en aide, et impressionnée de voir les changements positifs qui s'opéraient chez les élèves, elle s'est mise au travail. Environ un an plus tard, ils ont fait la dédicace de leur nouveau terrain, muni en entier d'une belle surface de jeu en gazon artificiel. Elle avait ramassé des milliers de dollars pour venir en aide à des jeunes qu'elle ne connaissait même pas.

Cela n'a rien à voir avec le foot, ni même avec l'argent, mais tout avec la nécessité de se rappeler « la bienfaisance et la libéralité » (Hé 13.16). L'apôtre Jacques nous rappelle que c'est par nos actions que nous démontrons notre foi (2.18). Dans notre monde, les besoins sont variés et énormes, mais en aimant son prochain comme soi-même (Mc 12.31), on transmet l'amour de Dieu aux autres. —J.D.B.

Ouvre ton cœur à Dieu pour apprendre la compassion
et ouvre-lui tes mains pour apporter de l'aide.

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21 novembre • Lisez > Matthieu 13.14-22

Fuir les distractions

[Les] soucis du siècle étouffent.
Matthieu 13.22

Le propriétaire d'un restaurant d'Abu Ghosh, situé juste à l'extérieur de Jérusalem, offrait un rabais de 50 p. cent aux clients qui éteignaient leur téléphone cellulaire. Jawdat Ibrahim croit que les téléphones intelligents ont amené les gens à se désintéresser de leur compagnie et de leur conversation durant les repas, au profit de la navigation, des textos et des appels d'affaires. «La technologie est une très bonne [...] chose, dit-il, mais... quand on est avec sa famille et ses amis, on pourrait bien attendre une demi-heure et savourer sa nourriture et jouir de leur compagnie.»

Nous nous laissons facilement distraire par tant de choses, que ce soit dans nos relations avec les autres ou avec le Seigneur.

Jésus a dit à ses disciples que la distraction spirituelle commence dans le cœur qui est devenu insensible, dans les oreilles qui se sont endurcies et dans les yeux qui se sont fermés (Mt 13.15). En employant pour illustration un agriculteur qui répand ses semences, Jésus a comparé les graines qui tombaient parmi les épines à une personne qui entend la Parole de Dieu, mais dont le cœur est axé sur d'autres choses. «[Les] soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse » (v. 22).

Il est tout à fait recommandé de prendre le temps tout au long de la journée de faire taire les distractions de l'esprit et du cœur pour se concentrer sur le Seigneur. —D.C.M.

Mettre l'accent sur Christ met tout le reste en perspective.

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22 novembre • Lisez > Psaume 6

La chaleur du soleil

Je m'épuise à force de gémir; chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes.
Psaume 6.7

Un certain jour de novembre 1963, Brian Wilson et Mike Love, tous les deux membres des Beach Boys, ont écrit une chanson très différente des autres du groupe dont le rythme était plutôt enlevé. Il s'agissait d'une chanson mélancolique racontant un amour perdu. Mike a dit plus tard à ce sujet: «Aussi pénible que puisse être ce genre de deuil, la bonne chose qui en découle, c'est le fait d'avoir été amoureux en premier lieu.» Ils l'ont intitulée «The Warmth of the Sun» (La chaleur du soleil).

Il n'y a rien de nouveau dans le fait de donner le chagrin pour catalyseur à l'écriture d'une chanson. Certains des psaumes parmi les plus émouvants que David a écrits l'ont été en période de deuil personnel terrible, y compris le Psaume 6. Même si l'événement ayant conduit à son écriture ne nous est pas indiqué, ses paroles sont remplies de chagrin : «Je m'épuise à force de gémir; chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes, mon lit est arrosé de mes pleurs. J'ai le visage usé par le chagrin» (v. 7,8).

Ce cantique ne s'arrête toutefois pas là. Bien que rompu à la souffrance et au deuil, David connaissait aussi la consolation de Dieu «L'Éternel exauce mes supplications, l' Éternel accueille ma prière » (v. 10).

Au cœur du chagrin, David a trouvé non seulement un cantique, mais encore une raison d'espérer en Dieu, dont la fidélité permet de surmonter toutes les périodes éprouvantes de la vie. En sa présence chaleureuse, nos chagrins gagnent une perspective prometteuse. —W.E.C

Un chant triste peut tourner notre cœur vers le Dieu dont la joie qu'il nous procure dure à toujours.

Je m'épuise à force de gémir; chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes.

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23 novembre • Lisez > Matthieu 13.14-22

Amertume tenace

[Si] l'un a sujet de se plaindre de l'autre, pardonnez-vous aussi.
Colossiens 3.13

Durant la Seconde Guerre mondiale, la famille de Corrie ten Boom était propriétaire d'une boutique d'horlogerie aux Pays-Bas et travaillait activement à protéger les familles juives. Toute la famille ten Boon a fini par être envoyée dans un camp de concentration, où le père de Corrie est mort dix jours plus tard. Betsie, sa sœur, y est morte elle aussi. Tandis que Betsie et Corrie étaient ensemble dans ce camp, la foi de Betsie a contribué à fortifier celle de Corrie

Cette foi a amené Corrie à pardoner même aux hommes sans merci qui lui ont servi de gardiens pendant son emprisonnement. Tandis que la haine et la soif de vengeance continuaient de détruire de nombreuses vies bien longtemps après la fermeture des camps de concentration, Corrie connaissait la vérité: la haine blesse plus celui qui hait que celui qui est haï, aussi justifiée puisse-t-elle sembler être.

Comme cela a été le cas de Corrie, nous avons tous l'occasion d'aimer notre ennemi et de choisir le pardon. Le pardon n'excuse pas l'offenseur, mais en pardonnant nous manifestons Christ au monde. «Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ» (Ép 4.32).

Tandis que l'Esprit bâtira en vous un endroit où les autres peuvent voir le Sauveur, Dieu vous aidera à renoncer à toute amertume. —R.K.

En pardonnant à quelqu'un, on ressemble plus à Jésus qu'à tout autre moment.

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24 novembre • Lisez > 1 Pierre 1.3-9

L'espoir dans la souffrance

C'est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves.
1 Pierre 1.6

Lorsque j'ai ouvert ma Bible pour en lire les chapitres 1 à 4 du livre de Jérémie, le sous-titre m'a touchée presque jusqu'aux larmes: L'espoir dans la souffrance. Ce sujet tombait à point nommé, car je pleurais alors la mort de ma mère.

J'avais ressenti presque la même chose en écoutant le sermon de mon pasteur la veille, qu'il avait intitulé «La joie dans la souffrance» en s'inspirant de 1 Pierre 1.3-9. Il s'est servi d'une illustration tirée de sa propre vie: le premier anniversaire du décès de son père. Ce sermon a touché un grand nombre de gens, mais pour moi c'était un cadeau de Dieu. Ces événements et d'autres m'indiquaient, en m'appuyant sur sa Parole, que Dieu ne m'abandonnerait pas à mon chagrin.

Même si le chemin de la tristesse est pénible, Dieu nous envoie des rappels de sa présence constante à nos côtés. Aux Israélites expulsés de la Terre promise à cause de leur désobéissance, Dieu a révélé sa présence en leur envoyant des prophètes comme Jérémie afin de leur apporter de l'espoir - celui d'être réconciliés avec lui par leur repentance. Par ailleurs, à ceux qu'il aide à surmonter des épreuves, il manifeste sa présence grâce à une communauté de croyants qui s'aiment d'un amour sincère (1 Pi 1.22). Ces indications de la présence de Dieu durant des périodes éprouvantes sur la terre confirment l'espérance vivante que Dieu nous a promise et qui nous attend lors de notre résurrection. —J.A.L.

Nous ne devrions jamais avoir honte de nos larmes. —Dickens

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25 novembre • Lisez > Romains 4.16-22

Se reposer en Dieu

Il ne douta point, par incrédulité [...] ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir.
Romains 4.20,21

C'était notre dernier congé passé en famille avant que notre fils aîné parte pour l'université. Tandis que nous remplissions le dernier banc de la petite église du bord de mer, la vue de mes cinq enfants à l'apparence raisonnablement soignée m'a gonflé le cœur de fierté. «Je te demande de les protéger spirituellement et de les garder près de toi, Seigneur», ai-je prié en silence, en me remémorant les pressions et les défis que chacun d'eux avait à surmonter.

Le cantique de la fin comportait un refrain édifiant portant sur 2 Timothée 1.12:«[Car] je sais en qui j'ai cru, et je suis persuadé qu'il a la puissance de garder mon dépôt jusqu'à ce jour-là». Il m'a apaisée en m'assurant que Dieu protégerait leur âme. Des années se sont écoulées depuis.

Par moment, certains de mes enfants se sont éloignés de Dieu et d'autres se sont carrément rebellés contre lui. Il m'arrive parfois de me poser des questions sur la fidélité de Dieu. Je repense alors à Abraham. Il a trébuché, mais il n'a jamais cessé de croire à la promesse qu'il avait reçue (Ge 15.5,6, Ro 4.20,21). Pendant toutes les années qu'il a passées à attendre et à tenter d'améliorer son sort, Abraham s'est cramponné à la promesse de Dieu jusqu'à ce qu'Isaac naisse.

Je trouve ce rappel de confiance encourageant. Nous soumettons nos requêtes à Dieu. Nous nous souvenons qu'il se soucie de nous. Nous le savons puissant. Nous le remercions de sa fidélité. —M.S.

Il faut longtemps pour apprendre certaines leçons de patience.

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26 novembre • Lisez > Luc 5.1-10

Dieu murmure « poisson »

[Désormais] tu seras pêcheur d'hommes.
Luc 5.10

Il y a un certain nombre d'années, nos fils et moi avons savouré quelques journées ensemble à dériver et à pêcher sur la rivière Madison, au Montana, avec deux guides de pêche nous servant aussi de navigateurs.

Le guide que j'ai obtenu avait passé toute sa vie sur la rivière et savait donc où les grosses truites se tenaient. C'était un homme tranquille qui a prononcé à peine plus d'une vingtaine de mots durant tout le temps que nous avons passé avec lui, mais ses quelques mots ont égayé mes journées.

Nous pêchions à l'aide de petites mouches dans des eaux tumultueuses. Ma vue avait diminué, et je ratais la plupart des prises. Mon guide, d'une patience à toute épreuve, s'est donc mis à me murmurer « poisson » pour m'alerter lorsqu'il voyait une truite monter sous la mouche. Je relevais alors ma canne et... voilà ! Une truite pendait au bout de ma ligne !

J'ai souvent repensé à ce guide et à ce que Jésus a dit à ses pêcheurs-disciples: « [Désormais] tu seras pêcheur d'hommes » (Lu 5.10). De grandes opportunités se présentent à nous, chaque jour des gens évoluant autour de nous, à la recherche de cette chose «qui leur échappe» et à laquelle leur âme aspire ardemment. Des occasions de manifester l'amour de Christ et de parler de l'espoir qui nous habite risquent de nous échapper si nous n'y prenons garde.

Puisse le grand Pêcheur à la ligne, qui nous connaît tous, nous murmurer «poisson» et puissions-nous avoir les oreilles pour l'entendre. —D.H.R.

Lorsque l'Esprit vous y incite, passez à l'action.

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27 novembre • Lisez > Psaume 150

Une leçon de louange

Louez l'Éternel !
Psaume 150.1

Le Psaume 150 n'est pas uniquement une superbe expression de louanges, c'est aussi une leçon enseignant à louer le Seigneur. Il nous révèle où le louer, pourquoi le louer, comment le louer et qui devrait le louer.

Où le louons-nous ? Dans le «sanctuaire» de Dieu et «dans l'étendue, où éclate sa puissance» (v. 1). Partout où nous nous trouvons dans le monde, voilà où il convient de louer celui qui a créé toutes choses.

Pourquoi le louons-nous ? Premièrement, en raison de ce que Dieu réalise. Il accomplit des «hauts faits». Deuxièmement, en raison de la personne même de Dieu. Le psalmiste l'a loué pour «l'immensité de sa grandeur» (v. 2). C'est lui le Créateur tout-puissant qui soutient l'univers.

Comment devrions-nous le louer ? À haute voix. Doucement. De façon apaisante. Avec enthousiasme. Avec rythme. Audacieusement. De manière inattendue. Autrement dit, nous pouvons louer Dieu de nombreuses façons et à de nombreuses occasions (v. 3-5).

Qui devrait le louer ? «[Tout] ce qui respire» (v. 6). Jeunes et vieux. Riches et pauvres. Faibles et forts. Toute créature vivante. La volonté de Dieu s'applique à tous ceux à qui il a insufflé la vie afin qu'ils emploient ce souffle à reconnaître sa puissance et sa grandeur.

La louange correspond à l'expression enthousiaste de notre gratitude envers le Dieu qui règne dans la gloire pour toujours. —J.A.L.

La louange, c'est le débordement d'un cœur joyeux.

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28 novembre • Lisez > 1 Samuel 16.14-23

Amani

Car ce n'est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné; au contraire, son Esprit nous remplit de force, d'amour et de sagesse.
2 Timothée 1.7

Amani, qui signifie «paix» en swahili, est le nom d'un chiot, un retriever du Labrador, qui s'est fait des amis particuliers. Amani vit en compagnie de deux jeunes guépards au jardin zoologique de Dallas. Les zoologistes ont mis ces animaux ensemble afin que le comportement détendu d' Amani déteigne sur les guépards. Étant donné que les chiens sont généralement à l'aise en public, les spécialistes prédisent qu 'Amani exercera une «influence apaisante» sur la vie des guépards à mesure qu'ils grandiront tous ensemble.

David exerçait une influence apaisante sur la vie du roi Saül lorsqu'un «mauvais esprit» venait le troubler (1 S 16.14). Lorsque les serviteurs de Saül ont découvert son problème, ils ont pensé que la musique l'en soulagerait. L'un d'eux a alors convoqué David, qui était un grand harpiste. Lorsque le roi se sentait agité, David lui jouait de la harpe. «Saül respirait alors plus à l'aise et se trouvait soulagé» (v. 23).

Quand la colère, la peur ou la tristesse nous accable, nous avons soif d'une chose rafraîchissante et de bien-être. Le Dieu de la Bible est un «Dieu de paix» (Hé 13.20,21), qui accorde son Esprit Saint à quiconque met sa foi en lui. Si nous sommes agités ou angoissés, rappelons-nous que l'Esprit procure force, amour et maîtrise de soi (2 Ti 1.7). L'influence que Dieu exerce sur notre vie peut produire en nous un effet apaisant, qui nous apporte une consolation et un sentiment de plénitude. —J.B.S.

«Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne.» —Jésus

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29 novembre • Lisez > Apocalypse 21.1-7

Une fin heureuse

Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre.
Apocalypse 21.1

Dans son «scénario», l'histoire de la Bible se termine tout à fait là où elle a commencé. La relation brisée entre Dieu et les êtres humains s'est enfin guérie, et la malédiction de
Genèse 3 a été levée. S'inspirant du jardin d'Éden, le livre de l'Apocalypse illustre une rivière et un arbre de vie (Ap 22.1,2). Cette fois-ci, une grande cité remplace toutefois le jardin - une cité remplie d'adorateurs de Dieu. Ni mort ni tristesse n'assombriront jamais cette scène. Lorsque nous nous réveillerons dans le nouveau ciel et sur la nouvelle terre, nous connaîtrons enfin une fin heureuse.

Le ciel n'a rien d'une pensée après coup ou d'une croyance facultative. Il constitue la justification finale de toute la création. La Bible ne banalise jamais les tragédies et les déceptions humaines - y a-t-il un livre qui soit plus douloureusement honnête ? - mais elle y ajoute un mot clé: temporaire. Ce que nous ressentons maintenant, nous ne le ressentirons pas toujours. L'heure de la recréation viendra.

Aux gens qui se sentent pris au piège de la souffrance, d'un foyer brisé, de la misère économique ou de la peur - comme cela est notre cas à tous - le ciel promet un avenir éternel se caractérisant par la bonne santé, la plénitude, le plaisir et la paix. La Bible commence par la promesse d'un Rédempteur dans le livre de la Genèse (3.15) et se termine sur cette même promesse (Ap 21.1-7) - la garantie d'une réalité à venir. La fin marquera le commencement. —P.D.Y.

Les gains du ciel compenseront plus que largement les pertes de la terre.

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30 novembre • Lisez > Apocalypse 5.1-12

À vendre «telle quelle»

[Car] tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes.
Apocalypse 5.9

Si l'on met à vendre une maison «telle quelle», cela signifie normalement que le vendeur est incapable ou refuse d'investir de l'argent dans sa réparation ou son embellissement. Toute réparation nécessaire ou amélioration désirée relèvera de la responsabilité de l'acheteur après que la vente sera conclue. L'expression «Telle quelle» sur un panneau immobilier revient à dire «Acheteur, attention ! Il se peut que cette maison exige un investissement supplémentaire.»

Fait remarquable : en mourant, Jésus a payé le plus grand prix possible pour chacun de nous, quel qu'ait été notre état. Apocalypse 5 décrit une scène se déroulant au ciel dans laquelle seul «le lion de Juda, le rejeton de David», est reconnu digne d'ouvrir le livre et les sceaux
(v. 3-5). Il apparaît sous l'aspect d'un Agneau et devient l'objet des louanges d'un cantique nouveau «[Car] tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; tu as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre» (v. 9,10).

Jésus-Christ nous a volontiers rachetés pour Dieu par son sang. Il nous a rachetés «tels quels» - fautes, défauts et rénovations nécessaires inclus. Par la foi, nous lui appartenons maintenant, en rénovation pour la gloire de Dieu. Comme il est merveilleux que Dieu nous ait connus, aimés et rachetés tels que nous étions ! —D.C.M.

Dieu nous connaît par cœur. Aucun projet de rénovation n'est trop grand pour lui.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org


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