Notre monde va mal, très mal même. Les mots utilisés par le prophète Esaïe, il y a presque trois mille ans, pour décrire la confusion qui régnait dans son pays sont malheureusement encore d’actualité pour imager l’état de nos sociétés : « De la plante des pieds jusqu’à la tête, rien n’est en bon état, ce ne sont que blessures, contusions et plaies vives qui n’ont été ni nettoyées ni bandées, ni soignées avec de l’huile » 1. Où que se portent nos regards, quel que soit le sujet, de la justice sociale à l’écologie, en passant par l’économie ou la religion, rien ne fonctionne, rien n’est équilibré, rien ne va vers le mieux...
Nous avons l’impression d’être les passagers d’un véhicule fou sur lequel nous avons perdu tout contrôle. Nous avons envie de crier : « y a-t-il un pilote pour notre planète ? »
Viennent encore s’ajouter les épreuves inhérentes à notre humanité : la maladie, la solitude, les trahisons, les séparations et finalement, la mort.
Bien sûr, heureusement, il y a aussi de la joie, de la beauté, mais nous ne pouvons fermer les yeux sur la souffrance qui nous entoure et nous ne pouvons pas non plus fuir la question qui l’accompagne, comment faire face, comment donner un sens à ces montagnes d’horreurs qui menacent de nous écraser dès que nous nous arrêtons quelques instants pour regarder autour de nous.
Paul, cet homme violent, stoppé net dans sa folie meurtrière et introduit à une nouvelle vie par une rencontre puissante avec Jésus écrivait ceci aux croyants qui vivaient à Rome : « J’estime d’ailleurs qu’il n’y a aucune commune mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire qui va se révéler en nous… Nous le savons bien, en effet : jusqu’à présent la création tout entière est unie dans un profond gémissement et dans les douleurs d’un enfantement… »
Philip
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1 Ésaïe 1:6
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