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L'occultisme et la Bible

Le Nouvel Age

Claude-Alain Pfenniger, pasteur 

1ère partie

(Note du webmaster: ce texte est paru il y a déjà 10 ans dans Le Témoin AB, mais il n'a rien perdu de son actualité, hélas. Nous avons donc décidé de le publier de nouveau. Cette étude ne prétend d'ailleurs pas passer en revue la totalité du mouvement du Nouvel Age et si certains veulent pousser leurs études plus loin, ils trouveront des livres entiers sur ce sujet. Voyez le catalogue www.maisonbible.net).

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«Sans contredit, le mystère de la piété est grand: Dieu a été manifesté en chair, justifié par l'Esprit, vu des anges, prêché aux nations, cru dans le monde, élevé dans la gloire» (1 Timothée 3:16).

Si vous ne le saviez pas encore le mystère de la révélation de Dieu en Jésus-Christ doit être fondamentalement revu et corrigé. Telle est du moins la conviction des prophètes du Nouvel Age.

Ce mouvement, issu de la conjonction des doctrines ésotériques de la théosophie, de l'humanisme, du panthéisme et de concepts orientaux empruntés à l'hindouisme et au taoïsme, est même décidé à nous introduire dans une ère prodigieuse. L'heure du millénium aurait-elle sonné?

Les chantres de cet Age d'or en sont persuadés. Les astrologues ne prédisent-ils pas la fin imminente (sinon déjà consommée) de l'ère des Poissons (entendez l'ère chrétienne) et l'avènement de l'ère du Verseau, aboutissement logique de l'évolution du monde vers sa maturité?

1.

Permettez-nous de citer la suite du passage figurant dans l'en-tête de notre article. Elle nous servira de trame:

«Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi...» (1 Timothée 4:1a).

L'évangile que nous prêchent les partisans du N.A. (Nouvel Âge) n'est pas une simple adjonction à la doctrine biblique du salut en Jésus-Christ: nous sommes poliment mais fermement invités à faire table rase de notre foi en «l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde» (Jean 1:29).

Dans l'Eglise primitive, l'apostasie était déjà le fait de «quelques-uns». Maintenant, les planificateurs du N.A. nous proposent une éradication systématique et universelle de toute foi en un Dieu souverain venu en chair pour subir à notre place le châtiment que méritait notre péché. Benjamin Creme, dans son livre «The Reappearance of the Christ and the Masters of Wisdom» (Hollywood, Tara Center, 1980), rejette le christianisme orthodoxe parce qu'il présente «une image du Christ qu'une majorité de personnes réfléchies ne peut pas accepter aujourd'hui, à savoir le seul et unique Fils de Dieu, sacrifié par le Père qui l'aimait, afin de sauver l'humanité des conséquences de ses péchés. C'est un sacrifice sanglant issu tout droit de la dispensation juive, passée et usée» (p. 25). On ne saurait être plus clair!

Le Nouvel Âge qu'on nous promet n'a assurément rien de commun avec le millénium biblique. Et le nouveau christ qu'on nous annonce est à ranger au nombre des faux christs contre lesquels le Seigneur lui-même nous met en garde (Matthieu 24:4, 5, 24). Par ailleurs, le vocabulaire du N.A. ne doit pas faire illusion. Les termes Dieu, Esprit, foi, amour, salut, etc. n'ont plus le sens que l'Ecriture leur donne. Malheureusement, l'impact du message des prophètes du N.A. est tel que l'apôtre Paul pourrait appliquer à une multitude de nos contemporains ce qu'il reprochait à certains Corinthiens: «Si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien» (2 Corinthiens 11:4).

2.

«... Quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons » (1 Timothée 4:1b).

Le N.A. se présente encore comme une hydre dont les têtes multiples rendent la saisie difficile: Helena Blavatsky (1831-1891) et Alice Bailey (1880-1949), toutes deux égéries du mouvement théosophe, Marilyn Ferguson, David Spangler, George Trevelyan, Mark Satin et le déjà nommé Benjamin Creme. Tous sont bien rattachés au même tronc, mais ils ne prêchent pas forcément en se référant à une doctrine strictement codifiée. De plus, leurs révélations sont en constante progression et mutation, d'où une gêne à cerner les contours de la chose.

En dépit de ce flou artistique, la soumission des maîtres à penser du N.A. aux influences directes du monde occulte ne fait pas l'ombre d'un doute. De même qu'on reconnaît l'arbre à ses fruits, on reconnaît Satan à ses ambassadeurs. Au lieu de confesser Jésus-Christ mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification, seul médiateur entre Dieu et les hommes, vrai homme et vrai Dieu, les dispensateurs de la philosophie du N.A. se disent animés et inspirés par l'Esprit christique, par la Conscience divine, par la Force, par l'Energie cosmique universelle. Cette Présence universelle immanente rend superflues (et très indésirables) l'existence et la révélation d'un Dieu suprême, personnel et transcendant.

La détermination à écarter tout souvenir du Dieu trinitaire de l'Ecriture devient encore plus compréhensible lorsqu'on apprend que les éminences grises du N.A. sont des adeptes convaincus du spiritisme, de l'occultisme, et pour certains du satanisme. Pour eux, «le Christ est la même force que Lucifer, quoiqu'il agisse en apparence dans le sens contraire» (Spangler: Reflections on the Christ, Farres, Ecosse: Lecture Series, 1976, p. 40) . Dès lors, on ne s'étonne plus d'entendre les nouveaux «Jean-Baptiste» nous prédire la venue de leur Seigneur, dont l'obédience luciférienne demeure à peine tempérée par l'affirmation que celui qu'ils nomment parfois Maitreya est le Christ qui doit apparaître, le Messie que les Juifs attendent, la cinquième réincarnation de Bouddha, l'Iman Mahdi des musulmans, le Krishna des hindouistes.

Rappelons-nous ici que celui qui nie le Père et le Fils tels que la Bible nous les décrit est animé par l'esprit d'Antéchrist (cf 1 Jean 2:18-23; 4:1-6; 2 Jean 7-11). Il est évident que nous ne pouvons admettre une conception panthéiste qui se figure un Dieu entièrement immergé dans le monde matériel et un Christ qui ne serait qu'un être particulièrement «avancé» (l'expression est de l'actrice Shirley MacLaine), à peu près au même titre que Hermès, Hercule, Rama, Mithra, Krishna (tous personnages mythiques), ou que Bouddha et Mahomet.

3.

«... s'attachant à des esprits séducteurs et à des enseignements de démons, disant des mensonges par hypocrisie, ayant leur propre conscience brûlée au fer rouge» (1 Timothée 4:1b-2, version Darby).

Le vocabulaire et les thèmes favoris des «missionnaires» du N.A. semblent souvent très édifiants; il n'est question que d'ordre, de justice, de paix, d'harmonie, de lumière, de sagesse, d'unité, d'interdépendance, de synergie, de vision planétaire, d'amour, d'homme total, et même de nouvelle naissance (rebirthing). Le recours à un tel langage pour transmettre un message si carrément antichrétien est d'une perversité proprement renversante.

La citation de 1 Timothée 4:2 donne une clé pour comprendre comment l'hypocrisie, le mensonge et la désinformation spirituelle peuvent atteindre de pareils sommets: la conscience des hommes soumis aux esprits séducteurs est comme profondément marquée par ce commerce impur, de sorte que la pratique d'un discours truffé de distorsions de la Vérité et de visions chimériques (relisons Jude 3 à 8) ne dérange nullement leur sens critique.

Eux-mêmes hypnotisés par les démons dont ils sont les porte-parole peuvent, comme téléguidés, séduire à leur tour leur prochain. On proposera à ce dernier, en guise de première étape sur le chemin de l'accomplissement personnel et de l'illumination, d'acquérir une conscience et une perception du monde élargies. On ne saurait en effet progresser dans la mentalité du N.A. sans passer par une série de rites initiatiques. Les religions à mystères et la gnose sont de retour! Par une combinaison d'ésotérisme et de méthodes de conditionnement psychosomatique, on va préparer l'esprit et le sens moral à ne pas craindre les rêveries les plus audacieuses et les théories les plus arbitraires. On rend le disciple crédule, optimiste et, par anticipation, docile à la «hiérarchie» des «maîtres de sagesse» (c'est ainsi que se désignent les dirigeants du monde à venir – tout simplement). Au passage, on fera comprendre à ce même disciple que sa conscience individuelle (sa perception du bien et du mal, son évaluation du monde et de la société) n'est rien. Que ce qui compte, c'est la conscience collective et l'Humanité, elle-même noyée dans la conscience cosmique. Rien de tel pour déresponsabiliser l'individu: Hitler l'avait compris!

Dans le prochain article, après avoir examiné dans quels terrains le N.A. se développe le plus facilement, nous tenterons de répondre à la question: Quelle peut être notre attitude pratique à l'égard du N.A.?

 


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