npq méditations inspirantes et motivantes au fil des jours w

  Imprimer E-mail

Notre Pain Quotidien - Mai 2020


 Notre Pain Quotidien - mai 2020 - un lacé de route sur une rivière

1er mai • Lisez > Psaume 130.1-6

Soyez patients !

Mon âme compte sur le Seigneur, plus que les gardes ne comptent sur le matin, que les gardes ne comptent sur le matin.
Psaume 130.6

A Oxford, en Angleterre, une foule matinale se réunit chaque 1er mai pour accueillir le printemps. À 6 h, la chorale du collège Magdalen chante depuis le haut de la tour Magdalen. Des milliers de gens attendent avec anticipation que les chants et les sons de cloches chassent la sombre nuit.

Comme les fêtards, je suis souvent en attente. J’attends la réponse à mes prières ou une direction de la part du Seigneur. Même si j’ignore le moment exact où mon attente prendra fin, j’apprends à attendre dans l’expectative. Le Psaume 130 parle d’être dans la détresse devant une situation qui ressemble à la plus sombre des nuits. Au cœur de ses ennuis, le psalmiste choisit de mettre sa confiance en Dieu et de rester alerte comme une sentinelle chargée d’annoncer le lever du jour. «Mon âme compte sur le Seigneur, plus que les gardes ne comptent sur le matin, que les gardes ne comptent sur le matin» (v. 6).

L’anticipation de la fidélité de Dieu éclairant les ténèbres procure au psalmiste l’espoir qui lui permettra de surmonter sa souffrance. Fondé sur les promesses scripturaires de Dieu, cet espoir lui permet de continuer d’attendre même s’il n’a toujours pas encore vu les premiers rayons de lumière.

Si vous êtes au cœur d’une nuit sombre, prenez courage. L’aube approche, que ce soit ici-bas ou au ciel ! Entre-temps, ne perdez pas espoir, mais continuez de guetter la délivrance du Seigneur. Il se montrera fidèle. — Lisa Samra

On peut compter sur Dieu en tout temps.

*****

2 mai • Lisez > 1 Jean 4.13-16

Soupirer après Dieu

[Mon] cœur et ma chair poussent des cris vers le Dieu vivant.
Psaume 84.3

Un jour, ma fille est venue nous rendre visite avec mon petit-fils d’un an. Je m’apprêtais à partir faire des courses, mais dès que je suis sorti de la pièce, mon petit-fils s’est mis à pleurer. Cela s’est produit à deux reprises, et chaque fois, je suis retourné auprès de lui et j’ai passé un moment avec lui. Comme je m’apprêtais à sortir pour la troisième fois, sa petite lèvre a recommencé à trembler. C’est alors que ma fille m’a suggéré: «Papa, pourquoi ne l’emmènerais-tu pas ?»

N’importe quel grand-parent pourrait vous dire ce qui s’est produit ensuite. Mon petit-fils est sorti avec moi, juste parce que je l’aime.

Comme il est bon de savoir que Dieu nous accorde aussi les désirs de notre cœur par amour pour nous ! La Bible nous assure que nous pouvons connaître l’amour que Dieu a pour nous et y croire (Voir 1 Jn 4.16). Si Dieu nous aime, cela n’a rien à voir avec ce que nous avons ou n’avons pas. Son amour ne repose aucunement sur notre mérite, mais sur sa bonté et sa fidélité. Si le monde qui nous entoure se montre dépourvu d’amour et de bonté, nous pouvons compter sur l’amour immuable de Dieu pour nous servir de source d’espoir et de paix.
Notre Père céleste nous a donné tout son cœur en nous faisant don de son Fils et de son Esprit. Combien il est réconfortant d’avoir l’assurance que Dieu nous aime d’un amour éternel ! — James Banks

Dieu aspire à notre amour pour lui.

*****

3 mai • Lisez > Psaume 73.12-28

Une nouvelle perspective

[La] difficulté fut grande à mes yeux, jusqu’à ce que j’aie pénétré dans les sanctuaires de Dieu.
Psaume 73.16-17

Nous venions de vivre notre pire hiver en trente ans. J’étais courbaturée à force de pelleter la neige qui n’en finissait plus de tomber. Épuisée après avoir travaillé apparemment en vain, sitôt rentrée, j’ai enlevé mes bottes d’un coup de pied, et je me suis fait accueillir par la chaleur d’un bon feu de bois et par mes enfants. En regardant par la fenêtre, j’ai changé du tout au tout de perspective sur la météo. Au lieu d’y voir un surcroît de travail, j’ai savouré la beauté des arbres aux branches givrées et du manteau blanc éclatant dont la neige avait recouvert le paysage hivernal incolore.

Or, je discerne un changement d’attitude similaire, quoique beaucoup plus poignant, chez Asaph dans ses paroles que rapporte le Psaume 73. Au début, il se plaint de la façon dont le monde semble fonctionner, de ce que les torts semblent être récompensés. Il doute de la valeur d’être différent des gens en général et de vivre pour le bien d’autrui (v. 13). En entrant dans les sanctuaires de Dieu, sa perception change toutefois (v. 16,17): il se rappelle alors que Dieu se chargera à la perfection du sort et des problèmes du monde, et, plus important encore, qu’il est bon de s’approcher de Dieu (v. 28).

Lorsque les problèmes de notre monde, qui nous semblent incessants, nous glacent, entrons dans les sanctuaires de Dieu et réchauffons nous à sa vérité transformatrice de notre vie et de notre perspective selon laquelle son jugement vaut mieux que le nôtre. Même s’il se peut que notre situation ne change pas, notre perspective, elle, le peut. — Kirsten Holmberg

Dieu nous donne d’avoir la bonne perspective.

*****

4 mai • Lisez > Matthieu 3.13-17

Avant le commencement

[Tu] m’as aimé avant la fondation du monde.
Jean 17.24

Mais si Dieu n’a ni commencement ni fin, et qu’il a toujours existé, que faisait-il avant de nous créer ? À quoi occupait-il son temps ?» Il y a toujours un élève précoce de l’école du dimanche pour me poser cette question quand nous parlons de la nature éternelle de Dieu. J’avais pour habitude de répondre que cela relevait quelque peu du mystère. J’ai appris dernièrement, par contre, que la Bible nous fournit la réponse à cette question.

Lorsque Jésus prie son Père dans Jean 17, il dit: «Père [...] tu m’as aimé avant la fondation du monde» (v. 24). Voilà Dieu tel que Jésus nous l’a révélé. Avant de créer la terre et de régner sur elle, Dieu était un Père qui aimait son Fils par l’intermédiaire de l’Esprit. Lors du baptême de Jésus, Dieu a envoyé son Esprit sous forme de colombe et a déclaré: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection» (Mt 3.17). Or, cet amour généreux qui donne la vie constitue la dimension la plus fondamentale de l’identité de Dieu.

Quelle vérité merveilleuse et encourageante au sujet de notre Dieu ! L’amour mutuel et généreux qu’exprime chaque membre de la Trinité - Père, Fils et Saint-Esprit - est primordial dans la compréhension de la nature de Dieu. Que faisait Dieu le Père avant le début des
temps ? Il aimait son Fils par l’Esprit. Dieu est amour (1 Jn 4.8), et cette image nous aide à commencer à comprendre ce que cela signifie. — Amy Peterson

Nous avons été créés à l’image d’un Dieu aimant et relationnel.

*****

5 mai • Lisez > Deutéronome 6.1-9

Rester tout près

Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux.
Deutéronome 6.8

Le kilomètre et demi que je marche pour rentrer de l’école de ma fille après l’y avoir déposée me procure l’occasion de mémoriser certains versets de la Bible, si je m’y emploie intentionnellement. En profitant de ces instants pour me remémorer la Parole de Dieu, je constate que ces versets me reviennent souvent en pensée durant la journée et me procurent consolation et sagesse.

Lorsque Moïse a préparé les Israélites à entrer en Terre promise, il les a exhortés à mettre en pratique les commandements, les lois et les ordonnances de Dieu (De 6.1,2). Désireux qu’ils prospèrent à tous égards, il leur a conseillé de se les remémorer constamment et de les inculquer à leurs enfants (v.6,7). Il a même incité les Israélites à les lier à leurs mains et à leur front (v. 8). Il désirait qu’ils n’oublient pas les instructions de Dieu quant à la nécessité pour eux de vivre en honorant le Seigneur et en jouissant de ses bénédictions.

Comment pourriez-vous considérer les paroles de Dieu aujourd’hui ? En voici un exemple: mettez par écrit un verset biblique, et chaque fois que vous vous lavez les mains ou vous prenez à boire, lisez-le et méditez-le. Ou encore, avant de vous coucher, remémorez-vous un court passage de la Bible pour terminer votre journée avant de fermer les yeux. Il existe de nombreuses façons de nourrir notre cœur de la Parole de Dieu ! — Amy Boucher Pye

Entourez-vous de la Parole de Dieu.

*****

6 mai • Lisez > Jean 15.5-8

S’appuyer sur les promesses

[Demandez] ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.
Jean 15.7

L’ami de mon frère (lorsqu’ils étaient tous les deux enfants) a assuré à sa sœur qu’un parapluie suffirait à la garder dans les airs si seulement elle «y croyait». C’est ainsi que, «par la foi», elle s’est jetée du toit de la grange et s’est assommée au sol, souffrant d’une commotion mineure.

Ce que Dieu promet de faire, il le fait. Reste que nous devons veiller à nous appuyer sur ses véritables paroles lorsque nous lui demandons de tenir promesse, car ce n’est qu’alors que nous que aurons l’assurance qu’il fera ou nous donnera ce qu’il a promis de faire ou de nous donner. La foi ne détient aucun pouvoir en soi. Elle ne compte que lorsqu’elle repose sur une promesse limpide de Dieu. Toute autre chose n’est que vœux pieux.

Voici un cas d’espèce: Dieu nous a fait la promesse suivante. «[Demandez] ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié» (Jn 15.7,8). Par ces versets, Dieu ne promet pas d’exaucer toutes les prières que nous lui adressons, mais plutôt de répondre chaque fois à notre désir de droiture, ce que Paul appelle «le fruit de l’Esprit» (Ga 5.22,23). Si nous avons faim et soif de sainteté et que nous la sollicitons auprès de Dieu, il se mettra à nous accorder satisfaction. Il faudra du temps, car la croissance spirituelle, comme la croissance physique, est progressive. Ne baissez pas les bras. Continuez de demander à Dieu de vous rendre saint. En son temps et à son rythme, «il le fera pour vous». Dieu ne fait pas de promesses en l’air. — David Roper

Nous avons un Dieu qui tient ses promesses.

*****

7 mai • Lisez > Éphésiens 2.1-10

L’empreinte de Dieu

Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.
Éphésiens 2.10

Lygon Stevens aimait gravir des montagnes avec son frère Nick. Ces alpinistes chevronnés avaient conquis le mont McKinley (Denali). Puis en janvier 2008, une avalanche déclenchée sur une montagne du Colorado a blessé Nick et tué Lygon, alors âgée de vingt ans. En découvrant le journal intime de sa sœur, Nick y a puisé un profond réconfort. Il abondait en réflexions, en prières et en louanges adressées à Dieu, comme le démontre cette entrée:
«Je suis une œuvre d’art, signée de la main de Dieu.Mais elle est inachevée; en fait, il vient à peine de la commencer. [...] Je porte l’empreinte de Dieu. Il n’y aura jamais d’autre personne comme moi. [...] J’ai un travail à accomplir dans la vie que nul autre ne peut réaliser.»
Bien que Lygon ne soit plus physiquement présente sur la terre, elle continue d’inspirer et d’exhorter ceux qu’elle a laissés derrière elle par l’héritage de sa vie et de son journal intime.

Comme nous avons été créés à l’image de Dieu (Ge 1.26), chaque être humain est «une œuvre d’art, signée de la main de Dieu». L’apôtre Paul a eu raison de dire: «Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions» (Ép 2.10).
Louez Dieu de ce qu’il utilise chacun de nous, en son temps et à sa manière, pour venir en aide aux autres. — Dennis Fisher

Chacun est une expression unique des desseins bienveillants de Dieu.

*****

8 mai • Lisez > Exode 3.7-14

Suivre la direction de Dieu

Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent.
Matthieu 4.20

En août 2015, comme je me préparais à fréquenter une université située à quelques heures de route de chez moi, j’ai compris que je ne retournerais probablement pas y vivre à la fin de mes études. Mon esprit s’est alors emballé. Comment pourrais-je quitter la maison ? Ma famille ? Mon Église ? Et si Dieu m’appelait ensuite à vivre dans un autre État ou à l’étranger ?

Comme cela a été le cas de Moïse quand Dieu l’a envoyé vers Pharaon pour obtenir qu’il laisse sortir son peuple d’Égypte (voir Ex 3.10), j’ai eu peur, je refusais de quitter ma zone de sécurité. Oui, Moïse avait obéi à Dieu en le suivant, mais seulement après l’avoir questionné et lui avoir demandé d’envoyer quelqu’un d’autre à sa place (v. 11-13; 4.13).

Dans l’exemple de Moïse, nous pouvons voir ce que nous ne devrions pas faire si nous percevons clairement l’appel de Dieu. Nous devrions aspirer plutôt à y réagir comme l’ont fait les disciples. Lorsque Jésus les a appelés, ils ont tout quitté pour le suivre (Mt 4.20-22;
Lu 5.28). Il est normal d’avoir peur, mais nous aurions raison de nous fier aux desseins de Dieu.

Vivre au loin est encore dur, mais je cherche sans cesse la face de Dieu, qui m’ouvre des portes confirmant que je suis là où il me veut.

Si l’on doit quitter sa zone de sécurité, on peut le faire à regret, comme Moïse, où volontiers, comme les disciples - qui ont suivi Jésus partout où il les conduisait. Bien qu’il faille parfois laisser sa vie confortable à des centaines ou des milliers de kilomètres derrière soi, cela en vaut la peine. — Julie Schwab

Nous ne sommes pas appelés à une vie confortable.

*****

9 mai • Lisez > Jacques 3.1-12

Le point de non-retour

La langue aussi est un feu; c’est le monde de l’iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps.
Jacques 3.6

La loi interdisait à tout général romain de faire entrer ses troupes dans Rome. Lorsque Jules César a fait traverser le Rubicon à sa treizième légion jusqu’en Italie en l’an 49 av. J.-C., il a commis un acte de trahison. Or, cette décision irréversible de César a entraîné une guerre civile qui a duré des années avant que le grand général romain devienne le souverain absolu de l’Empire romain. Encore aujourd’hui, l’expression «la traversée du Rubicon» sert de métaphore pour illustrer «le passage du point de non-retour».

Il arrive parfois que nous passions un Rubicon relationnel par nos paroles. Une fois prononcées, elles sont irrécupérables. Elles offrent aide et réconfort ou créent des torts nous semblant aussi irréversibles que la marche de César sur Rome. Cette même réalité, Jacques l’a illustrée: «La langue aussi est un feu; c’est le monde de l’iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne» (Ja 3.6).

Si nous craignons d’avoir franchi un Rubicon avec quelqu’un, nous pouvons solliciter son pardon (Mt 5.23,24; 1 Jn 1.9). Mieux encore, nous pouvons compter chaque jour sur l’Esprit pour relever le défi que nous lance Paul: «Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce» (Col 4.6), afin que nos paroles servent non seulement à honorer notre Dieu, mais aussi à édifier et à encourager notre entourage.— Bill Crowder

Si les paroles sont des armes, les relations deviennent des victimes.

*****

10 mai • Lisez > Ésaïe 33.17-22

Dans toute son étendue

Tes yeux verront le roi dans sa magnificence, ils contempleront le pays dans toute son étendue.
Ésaïe 33.17

Amy Carmichael (1867-1951) s’est fait connaître pour l’aide et la nouvelle vie qu’elle a apportées à de jeunes orphelines en Inde. Au cœur de ce travail épuisant, elle a vécu ce qu’elle appelait des «instants de vision». Dans son livre intitulé Gold by Moonlight (L’or qui brille dans la nuit), elle écrit: «Au beau milieu d’une journée chargée, il nous arrive de presque percevoir «le pays dans toute son étendue», et nous nous arrêtons alors chemin faisant.»

Le prophète Ésaïe a parlé d’une époque où le peuple rebelle de Dieu reviendrait à lui: «[Tes] yeux verront le roi dans sa magnificence, ils contempleront le pays dans toute son étendue» (És 33.17). Voir ce «pays dans toute son étendue» revient à nous élever au-dessus de notre situation actuelle pour en obtenir une perspective éternelle. En période difficile, le Seigneur nous rend capables de voir notre vie selon son point de vue et de reprendre ainsi espoir. «Car l’Éternel est notre juge, l’Éternel est notre législateur, l’Éternel est notre roi: C’est lui qui nous sauve» (v. 22).

Chaque jour, nous pouvons choisir de baisser les yeux avec découragement ou de les relever pour contempler «le pays dans toute son étendue», ainsi que « l’Éternel [...] magnifique », notre Dieu (v.21).

Amy Carmichael a passé plus de cinquante ans en Inde à venir en aide à de jeunes femmes très démunies. Comment s’y est-elle prise ? En gardant les yeux fixés sur Jésus et en lui confiant sa vie jour après jour. Faisons-en donc autant ! — David Mccasland

Fixez le regard sur Jésus.

*****

11 mai • Lisez > Psaume 3

Persévérer avec paix

Je me couche, et je m’endors; je me réveille, car l’Éternel est mon soutien.
Psaume 3.6

Même si je compte sur Dieu dans ma lutte contre les douleurs chroniques, le plus simple des revers peut me sembler être une terrible attaque de l’ennemi. Le 1er problème me décoche un crochet percutant. Le second me bouscule par l’arrière. Le troisième m’écrase le nez. Quand les forces me manquent et que les secours tardent, il peut me sembler tout indiqué de courir me cacher. Comme je ne peux toutefois ni échapper à mes douleurs, ni faire fi de mes émotions, j’apprends petit à petit à compter sur Dieu pour m’en faire triompher par sa grâce.

Lorsque j’ai besoin d’être encouragée, consolée et affermie, je lis en prière les cantiques des psalmistes, qui soumettent leur situation à Dieu en toute honnêteté. Dans un de mes Psaumes préférés, le roi David fuit Absalom, son fils qui voulait le tuer et lui prendre son royaume. Or, même si David se plaignait de sa pénible situation (Ps 3.2,3), il comptait sur la protection de Dieu et s’attendait à ce que celui-ci réponde à ses prières (v.4,5). Le roi n’a pas perdu de sommeil à s’inquiéter de ce qui risquait de lui arriver ou à le redouter, car il avait foi que Dieu le soutiendrait et le sauverait (v.6-9).

La douleur physique et émotionnelle risque souvent de passer pour une agresseuse. On peut alors être tenté de baisser les bras ou de prendre la fuite, du fait que l’on s’inquiète de ne plus en voir la fin. Comme David, on peut cependant apprendre à croire qu’avec le soutien et l’aide de Dieu, on pourra se reposer en sa présence constante et bienveillante. —
Xochitl Dixon

Dieu nous offre la paix en nous élevant au-dessus de l’épreuve.

*****

12 mai • Lisez > Luc 19.1-10

Prendre le temps

Hâte-toi de descendre; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison.
Luc 19.5

Rima, une Syrienne vivant aux États-Unis depuis peu, s’efforçait d’expliquer à sa tutrice, avec gestuelle et un anglais limité, ce qui l’attristait. En larmes, elle lui tendait une superbe assiette de fatayers (tartelettes de viande, de fromage et d’épinards). Puis elle a dit: « One man » (un homme), en se tournant dans un froufrou vers la porte du salon. La tutrice a compris que plusieurs personnes étaient censées rendre visite à Rima et à sa famille pour leur apporter des cadeaux, mais qu’un seul homme était venu et s’était dépêché de déposer une boîte puis de repartir aussi vite. Il était trop pris par une certaine responsabilité, alors qu’elle et sa famille se sentaient seules et désiraient ardemment faire partie de la collectivité et partager leurs fatayers avec de nouveaux amis.

Prendre le temps de côtoyer les gens, voilà ce qu’était la priorité de Jésus. Il participait à des repas collectifs, il enseignait à la foule et il interagissait avec autrui. Il s’est même invité chez Zachée, un percepteur d’impôt, à qui il a dit: « Hâte toi de descendre; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison » (Lu 19.1-9). Or, la vie de Zachée s’en est trouvée changée à tout jamais.

En raison d’autres responsabilités, il ne nous sera pas toujours possible d’accorder de notre temps aux autres, mais quand nous le ferons, nous aurons le merveilleux privilège d’être en compagnie d’autres personnes et de voir le Seigneur œuvrer par notre intermédiaire. —
Anne Cetas

II se peut que votre meilleur cadeau soit le don de votre temps.

*****

13 mai • Lisez > Matthieu 6.19-21

Des trésors dans le ciel

Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
Matthieu 6.21

Lorsque j’étais enfant, mes deux sœurs et moi aimions nous asseoir ensemble sur le grand coffre de cèdre de ma mère. Ma mère y rangeait nos pulls de laine, ainsi que les broderies et les ouvrages crochetés de ma grand-mère. Elle accordait de la valeur au contenu de ce coffre et elle comptait sur l’arôme forte du cèdre pour décourager les mites de le détruire.

Les insectes et la rouille peuvent facilement détruire la plupart de nos biens matériels, qui risquent aussi de nous être dérobés. Matthieu 6 nous encourage à nous centrer davantage sur ce qui a une valeur éternelle que sur ce qui a une durée de vie limitée. À la mort de ma mère, alors âgée de 57 ans, elle n’avait pas accumulé beaucoup de biens terrestres, mais j’aime penser aux trésors qu’elle s’était amassés dans le ciel (v. 19,20).

Je me rappelle combien elle aimait Dieu et le servait avec discrétion: en prenant fidèlement soin de sa famille, en enseignant aux enfants à l’école du dimanche, en se liant d’amitié avec une femme que son mari avait abandonnée, en consolant une jeune mère ayant perdu son bébé. Et elle a prié... Même après avoir perdu la vue et avoir été confinée à son fauteuil roulant, elle a continué d’aimer les gens et de prier pour eux.

Notre véritable trésor ne se mesure pas à ce que nous avons accumulé, mais à ce en quoi et à ceux en qui nous investissons notre temps et nos passions. Quels «trésors» amassons-nous dans le ciel, en servant et en suivant Jésus ?— Cindy Hess Kasper

La vraie richesse réside dans ce que l’on investit pour l’éternité.

*****

14 mai • Lisez > 2 Rois 19. 29-37

Des apparences trompeuses

Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu.
1 Jean 4.1

Ma femme m’a dit au téléphone: «Écoute ! Il y a un singe dans notre jardin !» Puis elle a tourné le combiné vers le jardin. Et c’est vrai qu’on aurait dit un singe. Or, le plus proche se trouvait à 3000 km.
Plus tard, mon beau-père a percé le mystère. «C’est une chouette rayée», m’a-t-il expliqué. La réalité n’avait donc rien à voir avec les apparences.

Quand les armées du roi Sanchérib ont assiégé Ézéchias, roi de Juda, dans la ville fortifiée de Jérusalem, les Assyriens ont cru que la victoire leur était acquise. Or, la réalité s’est révélée être toute autre. Même si le commandant assyrien avait cherché à séduire par ses paroles doucereuses en prétendant parler au nom de Dieu, le Seigneur a gardé son peuple sous sa protection.

«D’ailleurs, est-ce sans la volonté de l’Éternel que je suis monté contre ce lieu, pour le détruire ?» a demandé le commandant (2 R 18.25). Tandis qu’il cherchait à convaincre Jérusalem de se rendre, il est même allé jusqu’à dire: «[Vous] vivrez et vous ne mourrez point» (v. 32).

Or, cela ressemble à ce que Dieu pourrait dire, mais le prophète Ésaïe a répété aux Israélites les vraies paroles du Seigneur (Voir 19.32-34; És 37.35).

Il arrive parfois que de beaux parleurs nous «conseillent» tout en niant la puissance de Dieu. Leur voix n’est pas celle de Dieu. Il nous parle par sa Parole. Il nous guide par son Esprit. Sa main repose sur ceux qui le suivent, et il ne nous abandonnera jamais. — Timothy Gustafson

Dieu est toujours digne de confiance.

*****

15 mai • Lisez > Hébreux 13.20,21

Dieu à L’œuvre

[Qu’il] fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ.
Hébreux 13.21

«Comment avez-vous vu Dieu agir dernièrement ?» ai-je demandé à des amis. L’un d’eux m’a répondu: «Je le vois agir quand je lis la Bible chaque matin; je le vois agir quand il m’aide à affronter chaque nouvelle journée; je le vois agir quand je sais qu’il s’est tenu à mes côtés à chaque instant - je me rends compte qu’il m’a aidé à relever des défis tout en me procurant la joie.» Or, sa réponse me plaît beaucoup parce qu’elle reflète le fait que, par sa Parole et la présence en nous du Saint-Esprit, Dieu reste près de ceux qui l’aiment et oeuvre en eux.

L’œuvre de Dieu dans la vie de ses disciples constitue un merveilleux mystère que l’auteur de l’épître aux Hébreux évoque dans sa conclusion, en laquelle on perçoit une bénédiction: «[Qu’il] fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ» (Hé 13.21). Par cette conclusion, l’auteur vient renforcer son message épistolaire, selon lequel Dieu outillera ses enfants de sorte qu’ils le suivent et le laissent œuvrer en et par eux pour sa gloire.

Le cadeau de l’œuvre de Dieu en nous peut nous étonner, peut-être en nous donnant de pardonner à quelqu’un qui nous a fait du tort ou en usant de patience envers quelqu’un que nous trouvons difficile. Notre «Dieu de paix» (v. 20) répand son amour et sa paix en nous et par nous. Et vous, comment avez-vous vu Dieu agir dernièrement ? — Amy Boucher Pye

Dieu œuvre dans et par ses disciples.

*****

16 mai • Lisez > Matthieu 11.25-30

Libre de le suivre

Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.
Matthieu 11.29

Voici ce que mon entraîneur de ski de fond du lycée m’a conseillé avant une course: «N’essaie pas de rester dans le peloton de tête. Ceux qui le font s’épuisent presque toujours trop tôt.» Au lieu de cela, il m’a suggéré de suivre de près les coureuses les plus rapides. En les laissant donner le rythme, je pourrais conserver les forces mentales et physiques dont j’allais avoir besoin pour bien terminer la course.

Être dans le peloton de tête peut s’avérer épuisant; suivre peut s’avérer libérateur. Or, j’ai mis longtemps à comprendre en quoi cette réalité s’appliquait à la vie de disciple de Christ.

Personnellement, j’étais encline à penser que de croire en Jésus revenait à travailler d’arrache-pied à rester dans le peloton de tête. En cherchant à combler mes propres attentes épuisantes quant à ce que, selon moi, une chrétienne devait être, je me suis privée à mon insu de la joie et de la liberté que procure le simple fait de suivre Christ (Jn 8.32,36).

Nous n’étions toutefois pas censés diriger notre propre vie, et Jésus n’a pas mis sur pied un programme d’amélioration personnelle. Au contraire, il nous a promis que, si nous le suivions simplement, nous obtiendrions le repos, une connaissance intime de lui, le soulagement de nos lourds fardeaux et la transformation de notre vie (voir Mt 11.25-30).

Suivre notre Chef doux et humble de cœur (v. 29) n’est jamais un fardeau, mais la voie de l’espoir, de la guérison et de la liberté. — Monica Brands

La vraie liberté se trouve dans le fait de suivre Christ.

*****

17 mai • Lisez > Psaume 136.1-15

Louer la bonté de Dieu

Louez l’Éternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours !
Psaume 136.1

Un participant à notre étude biblique a fait cette suggestion: «Écrivons nos propres psaumes !» Après y avoir été encouragés, tous ont écrit un cantique poétique et émouvant qui racontait comment Dieu avait œuvré dans la vie de chacun. Nos épreuves, sa protection, sa générosité et même nos souffrances et nos larmes nous ont inspiré des messages durables procurant à nos psaumes des thèmes fascinants. Comme le Psaume 136, chacun de nos psaumes révélait la vérité selon laquelle l’amour de Dieu est éternel.

Nous avons tous une histoire à raconter au sujet de l’amour de Dieu - que nous l’écrivions, la chantions ou la relations. Certains ont eu un vécu tragique ou intense, comme celui de l’auteur du Psaume 136, qui a rapporté comment Dieu avait délivré son peuple de la captivité et avait conquis ses ennemis (v. 10-15). D’autres peuvent simplement décrire la merveilleuse création de Dieu: «Celui qui a fait les cieux avec intelligence [...] qui a étendu la terre sur les eaux [...] qui a fait les grands luminaires [...] le soleil pour présider au jour [...] La lune et les étoiles pour présider à la nuit» (v.5-9).

Nous remémorer qui est Dieu et ce qu’il a fait suscite louanges et gratitude à sa gloire. Entretenons-nous donc «par des hymnes, et par des cantiques spirituels» (Ép 5.19) au sujet de la bonté du Seigneur, dont l’amour dure à toujours ! Faites de votre expérience de son amour un cantique de votre propre cru et jouissez de sa bonté surabondante. — Lawrence Darmani

L’amour de Dieu subsistera pour l’éternité.

*****

18 mai • Lisez > Romains 15.4-13

Déborder

Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi.
Romains 15.13

«Non ! Non ! Non ! NON !», ai-je crié, mais cela ne m’a pas aidé. Pas le moins du monde. Ma solution de génie à notre problème de bouchon - tirer la chasse de nouveau - a donné un résultat tout à fait opposé à celui auquel je m’étais attendu. J’ai su que j’avais fait une erreur à la seconde même où j’ai actionné la chasse. Et je suis resté là à regarder l’eau déborder.

Combien de fois nos enfants ont-ils tenté de se verser du lait en jugeant mal le processus, ce qui a provoqué un dégât ? Ou peut-être nous est-il arrivé d’oublier qu’une grosse bouteille de boisson gazeuse roulant ça et là dans le coffre donnerait forcément lieu à son ouverture explosive.

Non, les dégâts ne sont presque jamais une bonne chose, sauf peut être à une exception près. L’apôtre Paul se sert de cette image du débordement pour décrire un peuple rempli de l’Esprit au point qu’il en déborde naturellement d’espoir (Ro 5.13). J’aime cette image: l’idée que nous soyons remplis à ras bord de joie, de paix et de foi, en raison de sa puissante présence en nous. Or, c’est tellement vrai que nous ne pouvons faire autrement que d’irradier et d’exprimer une foi contagieuse en notre Père céleste. Et cela peut se produire tant durant les périodes de gâchis que durant les belles périodes ensoleillées de notre vie. D’une manière ou d’une autre, ce qui déborde de notre intérieur, c’est l’espoir qui procure la vie à ceux de notre entourage que ce débordement «imprègne». — Adam Holz

Le Père nous a donné l’Esprit pour nous rendre semblables au Fils.

*****

19 mai • Lisez > Daniel 3.8-18

Même si

Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente [...] Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux.
Daniel 3.17,18

Coups durs et miracles font partie de la vie.
Trois jeunes hommes, en captivité à Babylone, se sont tenus debout devant le roi redoutable du pays et ont affirmé avec courage qu’ils n’adoreraient sous aucun prétexte la statue d’or géante qui se dressait bien haut devant eux. Ensemble, ils ont déclaré: «Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente [...] Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as élevée»
(Da 3.17-18).

Ces trois hommes - Schadrac, Méschac et Abed Nego - ont été jetés dans la fournaise ardente; et Dieu les en a miraculeusement délivrés sans qu’un seul cheveu de leur tête soit brûlé et que l’odeur du feu les atteigne (v. 19-27). Ils s’étaient préparés à mourir, mais leur foi en Dieu est demeurée inébranlable. Or, elle le serait restée «même si» Dieu avait choisi de ne pas les sauver.

Dieu désire que nous nous appuyions sur lui - même si c’est sa volonté de ne pas guérir notre être cher, même si nous perdons notre emploi, même si nous sommes persécutés. Il arrive parfois que Dieu nous fasse échapper à un danger ici-bas, alors que d’autres fois, il ne nous l’épargne pas. Reste qu’il existe une vérité sur laquelle nous pouvons nous appuyer fermement: «notre Dieu que nous servons peut», nous aime et se tient à nos côtés en toute situation éprouvante, et cela, même si... — Alyson Kieda

Dieu peut tout.

*****

20 mai • Lisez > Actes 2.1-12, 42-47

Une nouvelle communauté

Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun.
Actes 2.44

Maija, la fillette de cinq ans de mon amie Carrie, se fait une idée intéressante de la récréation. Elle se plaît à réunir des poupées issues de différents jeux pour se créer une nouvelle communauté. Dans son monde imaginaire, tout va ensemble. Ce sont ses intimes. Elle croit qu’ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu’ils sont ensemble, même s’ils diffèrent de taille et de forme.

Sa créativité me rappelle les desseins de Dieu pour l’Église. Luc nous dit que, le jour de la Pentecôte, «il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel» (Ac 2.5). Bien que ces gens aient été de cultures et de langues différentes, l’arrivée du Saint-Esprit a fait d’eux une nouvelle communauté: l’Église. Dès lors, on allait les considérer comme un seul et même corps, uni par la mort et la résurrection de Jésus.

Les leaders de ce nouveau corps formaient un groupe d’hommes que Jésus a réunis durant son séjour ici-bas: ses disciples. Si Jésus ne les avait pas rassemblés, il est très peu probable qu’ils l’aient fait d’eux-mêmes. Et voilà que d’autres personnes - environ trois mille (2.41 ) - devenaient disciples de Christ. Grâce à l’Esprit, ces gens auparavant divisés «avaient [maintenant] tout en commun» (v. 44) et désiraient partager leurs avoirs avec les autres.

L’Esprit continue de faire le pont entre les groupes de gens. Il se peut que nous ayons parfois des avis différents et du mal à nous comprendre, mais comme disciples de Christ, notre union va de soi. — Linda Washington

Le Saint-Esprit fait de nous une seule et même famille.

*****

21 mai • Lisez > Luc 6.27-36

Une prière de pardon

Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.
Luc 6. 27,28

En 1960, Ruby Bridges, âgée de six ans, a été la première enfant afro-américaine à fréquenter une école primaire publique réservée aux enfants blancs dans le sud des États-Unis. Pendant des mois, des policiers fédéraux ont escorté Ruby devant une foule de parents furieux qui lui criaient des menaces et des insultes. Une fois à l’intérieur, elle s’installait seule dans la classe avec Barbara Henry, la seule maîtresse disposée à lui enseigner alors que des parents empêchaient leurs enfants de fréquenter l’école avec Ruby.

Un pédopsychiatre de renom, Robert Coles, a rencontré Ruby pendant plusieurs mois pour l’aider à gérer sa peur et son stress. Or, la prière que Ruby faisait chaque jour en se rendant à l’école et en rentrant à la maison l’a impressionné: «Mon Dieu, je te demande de leur pardonner parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font» (Voir Lu 23.34).

Les paroles de Jésus sur la croix étaient plus percutantes que la haine et les insultes qu’on lui crachait au visage. À l’heure la plus sombre de sa vie, notre Seigneur a manifesté la réponse radicale qu’il avait enseignée à ses disciples: «Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. [...] Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux» (Lu 6.27,28,36).

Cet amour plus fort que la plus profonde des haines n’est possible que si nous le puisons en Jésus même. — David Mccasland

Bénissez qui vous maudit et priez pour qui vous maltraite.

*****

22 mai • Lisez > Jonas 2.2-11

Grimpée dans un arbre

Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, et il m’a exaucé.
Jonas 2.3

Ma mère a trouvé ma petite chatte Velvet sur le comptoir de la cuisine en train de dévorer un pain fait maison. Avec un soupir de frustration, ma mère l’a flanquée à la porte. Des heures plus tard, nous avons fouillé notre jardin en vain à la recherche du chaton. Puis, en percevant un miaulement à travers le vent, j’ai levé les yeux vers la cime d’un peuplier où une tache noire faisait plier une branche.

Dans son empressement à fuir la frustration de ma mère qu’avait suscitée sa conduite, Velvet avait choisi une situation plus périlleuse encore. Or, se peut-il que nous en fassions parfois autant, en fuyant nos erreurs et en nous mettant en danger ? Même alors, Dieu vient néanmoins à notre secours.

Dans sa désobéissance, le prophète Jonas a fui l’appel de Dieu à aller prêcher à Ninive, et s’est fait avaler par un gros poisson. «Jonas, dans le ventre du poisson, pria l’Éternel, son Dieu. Il dit: Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, et il m’a exaucé» (Jon 2.2,3). Accueillant la supplique de Jonas, Dieu «parla au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre» (v. 10). Puis Dieu a donné à Jonas une autre chance (3.1).

Après avoir tout tenté pour faire redescendre Velvet, nous avons fait venir les pompiers. À l’aide de la plus longue échelle possible, un homme gentil est allé chercher ma petite chatte au sommet de l’arbre pour me la remettre.

Dieu se rend jusqu’aux sommets, et dans les abîmes, pour nous sauver de notre désobéissance par son amour rédempteur ! — Elisa Morgan

La mort de Jésus sur la croix nous a sauvés de nos péchés.

*****

23 mai • Lisez > Actes 2.22-36

La dame à la babushka

Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.
Actes 2.36

La «dame à la babushka» est un des mystères entourant l’assassinat du président américain John F. Kennedy. Apparaissant sur un film en train de filmer les événements, elle s’est montrée insaisissable. Cette femme mystérieuse portant un survêtement et un foulard (ressemblant à une babushka russe) n’a jamais été identifiée et son film n’a jamais été vu. Depuis des décennies, les historiens et les érudits ont conjecturé sur le fait que la peur aurait empêché cette «dame à la babushka» de raconter sa version de cette funeste journée de novembre.

Nul besoin de spéculer quant aux raisons qui ont poussé les disciples de Jésus à se cacher. Ayant peur des autorités qui avaient fait tuer leur Maître (Jn 20.19), ils redoutaient de révéler leur version de cet événement. Jésus est toutefois ressuscité par la suite. Le Saint-Esprit n’a pas tardé à arriver et on ne parvenait plus ensuite à faire taire ces disciples de Christ, pourtant timides par le passé ! Le jour de la Pentecôte, un Simon Pierre rempli de l’Esprit a déclaré: «Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié» (Ac 2.36).

L’occasion de parler courageusement au nom de Jésus ne se limite pas à ceux à la personnalité audacieuse ou ayant reçu une formation au ministère. C’est l’Esprit qui habite en nous qui nous permet d’annoncer la bonne nouvelle de Jésus. Par sa force, nous pouvons avoir le courage de faire connaître notre Sauveur autour de nous. — Bill Crowder

Parlez de l’amour inégalé de Christ à ceux qui doivent vous entendre.

*****

24 mai • Lisez > Psaume 4

Un sommeil agité

Je me couche et je m’endors en paix, car toi seul, ô Éternel ! tu me donnes la sécurité dans ma demeure.
Psaume 4.9

Y a-t-il quelque chose qui vous garde éveillé la nuit ? Dernièrement, j’ai eu du mal à trouver le sommeil à force d’essayer de régler un problème. J’en suis venue à craindre de ne plus pouvoir relever mes défis du lendemain !
Vous vous reconnaissez ? Une relation brouillée, un avenir incertain, quoi que ce soit, nous finissons tous par céder aux inquiétudes un jour ou l’autre.

Le roi David était manifestement en détresse lorsqu’il a écrit le Psaume 4. On l’accusait faussement (v. 3) et on doutait de son aptitude à régner (v. 7). Cette injustice le mettait probablement en colère. Or, il aurait assurément pu passer des nuits à ruminer tout cela. Pourtant, nous lisons cette parole remarquable: «Je me couche et je m’endors en paix» (v. 9).

Charles Spurgeon explique à merveille le verset 9: «Se couchant ainsi [...] [David] s’est abandonné entre les mains d’un autre; il l’a fait tout entier, car en l’absence de toute inquiétude, il a dormi; il y avait ici une confiance totale.» Qu’est-ce qui lui a inspiré une telle confiance ? Dès le début, David comptait sur Dieu pour exaucer ses prières (v.4). Et il était certain que, comme Dieu l’avait choisi, celui-ci comblerait ses besoins avec amour.

Puisse Dieu nous aider à nous reposer dans sa puissance et sa présence lorsque les inquiétudes nous menacent. Dans ses bras souverains et bienveillants, nous pouvons nous coucher et nous endormir en paix nous aussi. — Poh Fang Chia

On peut confier ses soucis à un Dieu parfaitement digne de confiance.

*****

25 mai • Lisez > Philippiens 4.4-9

Une sagesse inopinée

[Que] tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation [...] soit l’objet de vos pensées.
Philippiens 4.5

Il y a quelques années, une femme m’a raconté qu’elle avait trouvé son fils en train de regarder le reportage d’un événement violent. D’instinct, elle a saisi la télécommande et a changé de chaîne. «Tu n’as pas besoin de regarder ces choses-là», lui a-t-elle lancé. Elle lui a dit qu’il devait se remplir l’esprit de «tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable» (Ph 4.8). Après avoir mangé ensemble un soir, son mari et elle regardaient les actualités quand leur fillette de cinq ans est entrée en coup de vent et a éteint la télévision. «Vous n’avez pas besoin de regarder ces choses-là», leur a-t-elle déclaré. «Maintenant, réfléchissez aux choses de la Bible !»

En tant qu’adultes, nous pouvons mieux assimiler et traiter les nouvelles que ne le peuvent nos enfants. Il n’en demeure pas moins que la fillette de ce couple s’est montrée à la fois amusante et sage en faisant écho aux directives de sa mère. À force de se nourrir du côté sombre de la vie, cela risque d’affecter même les adultes bien adaptés. Méditer le genre de choses que Paul énumère dans Philippiens 4.8 constitue un puissant antidote contre la morosité qui nous gagne parfois quand nous constatons l’état de notre monde.

La prise de décisions éclairées quant à ce à quoi nous devrions permettre de remplir notre esprit constitue un excellent moyen d’honorer Dieu et de mettre une garde à notre cœur. — Randy Kilgore

Ce qu’on laisse entrer dans son esprit façonne l’état de son âme.

*****

26 mai • Lisez > Psaume 142

Personne ne m’aime

[Personne] ne me reconnaît, tout refuge est perdu pour moi, nul ne prend souci de mon âme.
Psaume 142.5

Enfant, quand je me sentais seule ou rejetée, ou encore je me prenais en pitié, ma mère essayait parfois de me remonter le moral en me chantant: «Personne ne m’aime, tout le monde me déteste. le crois que je vais aller manger des vers.» Après qu’un sourire s’était dessiné sur mon visage, elle m’aidait à voir les nombreuses relations spéciales et raisons d’être reconnaissante que j’avais.

Quand je lis que David avait le sentiment que personne ne se souciait de lui, cette chansonnette me revient en tête. Reste qu’il n’exagérait en rien sa souffrance. Alors que je me sentais seule, ce qui était typique des enfants de mon âge, David avait de bonnes raisons de se sentir abandonné. Il a écrit cette parole au fond d’une sombre grotte où il s’était réfugié pour échapper à Saül, qui cherchait à le tuer (1 S 22.1 , 24.3-10). David, qui avait été oint en tant que futur roi d’Israël (16.13), avait passé des années au service de Saül, mais il vivait maintenant «en constants déplacements», craignant toujours pour sa vie. Au cœur de sa solitude, David a crié à Dieu en tant que son «refuge» et son «partage sur la terre des vivants» (Ps 142.6).

Comme David, nous pouvons crier à Dieu lorsque nous nous sentons seuls, exprimant ainsi nos sentiments dans le cadre sécuritaire de son amour. Dieu ne banalise jamais notre solitude. Il veut être notre compagnon dans les sombres grottes de notre vie. Même lorsque nous nous disons que personne ne se soucie de notre vie, Dieu s’en soucie ! — Kirsten Holmberg

Dans nos moments de solitude, Dieu est notre ami.

*****

27 mai • Lisez > Romains 12.9-18

Dieu en chair et en os

Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l’hospitalité.»
Romains 12.13

Mon mari est parti en voyage pendant un mois, et je me suis presque immédiatement sentie dépassée par mes responsabilités professionnelles, ménagères et familiales. Une échéance de rédaction approchait à grands pas. La tondeuse est tombée en panne. Mes enfants étaient en relâche scolaire et s’ennuyaient. Comment allais-je pouvoir m’occuper de tout par moi-même ?

Je n’ai cependant pas tardé à me rendre compte que je n’étais pas seule. Des amis de l’église sont venus me donner un coup de main. Josh est venu réparer ma tondeuse. John m’a apporté à manger un midi. Cassidy m’a aidée à faire la lessive. Abi a invité mes enfants à jouer avec les siens pour que je puisse m’acquitter de mes tâches. Dieu s’est servi de chacun de ces amis pour subvenir à mes besoins. Ils ont été des exemples vivants du genre de communauté que Paul décrit dans Romains 12. Ils ont aimé sans hypocrisie (v. 9), ils ont usé de prévenances réciproques (v. 10), ils ont pourvu à mes besoins et ils ont exercé l’hospitalité envers moi
(v. 13).

En raison de l’amour que mes amis m’ont témoigné, j’ai pu me réjouir en espérance et rester patiente dans l’affliction (v. 12), même celle modérée d’avoir été une mère monoparentale pendant un mois. Mes frères et soeurs en Christ sont devenus pour moi ce qu’un ami appelle «Dieu en chair et en os». Ils m’ont montré le genre d’amour sincère que nous devons manifester envers tous, surtout envers ceux de notre communauté de foi (Ga 6.10). Et j’aspire à leur ressembler davantage. — Amy Peterson

Pour qui dois-je être «Dieu en chair et en os» aujourd’hui ?

*****

28 mai • Lisez > 2 Samuel 1.17-27

Dernier rappel

Comment des héros sont-ils tombés ?
2 Samuel 1.27

Après avoir servi son pays durant vingt ans comme pilote d’hélicoptère, James est rentré chez lui pour servir sa communauté à titre d’enseignant. Comme le pilotage lui manquait, il a toutefois accepté dans un hôpital local un emploi d’évacuation de patients; ce qu’il a fait jusque dans la vieillesse.

L’heure était maintenant venue de lui faire nos adieux. Tandis qu’amis, proches et collègues en uniforme se tenaient au garde-à-vous au cimetière, un collègue a fait appel à ses services une dernière fois à la radio. Sous peu, le son distinct des pales fouettant l’air nous est parvenu. Un hélicoptère a alors survolé le jardin commémoratif, est brièvement resté envol stationnaire pour lui rendre hommage, puis est rentré à l’hôpital. Pas même le personnel militaire présent à ce moment-là n'est parvenu à retenir ses larmes.

Lorsque le roi Salomon et son fils Jonathan sont morts au combat, David a écrit une élégie pour la postérité intitulée «le cantique funèbre» (2 S 1.17). Il a chanté: «L’élite d’Israël a succombé sur tes collines ! Comment des héros sont-ils tombés ?» (v. 19.) Jonathan était le meilleur ami et le compagnon d’armes de David. Et même si David et Saül avaient été des ennemis, David les a honorés tous les deux: «[Pleurez] sur Saül» et: « Je suis dans la douleur à cause de toi, Jonathan, mon frère !» (v. 24,26.)

Même les meilleurs adieux sont douloureux. Reste que, pour ceux qui ont foi en Dieu, le souvenir est beaucoup plus doux qu’amer, car ils ne sont que temporaires. Qu’il est bon d’honorer les serviteurs d’autrui ! — Tim Gustafson

On honore le Créateur en honorant la mémoire de ses créatures.

*****

29 mai • Lisez > Hébreux 11.8-16

Fixer l’horizon du regard

[Nous] cherchons celle [la cité] qui est à venir.
Hébreux 13.14

Presque aussitôt que le traversier ait pris le large, ma fillette s’est dite malade. Le mal de mer avait déjà commencé à l’affecter. Je n’ai moi-même pas tardé à me sentir mal. «Fixe simplement l’horizon du regard», me suis-je alors rappelé. Les marins disent que cela les aide à rétablir leur perspective.

Le Créateur de l’horizon (Job 26.10) sait qu’il peut arriver que la peur et l’agitation nous gagnent. Or, nous pouvons alors rétablir notre perspective en nous concentrant sur un point éloigné, mais stable, de notre destinée.

L’auteur de l’épître aux Hébreux le comprenait. Il ressentait le découragement chez ses lecteurs. La persécution en avait fait fuir un grand nombre. Il leur a donc rappelé que d’autres gens de foi avaient aussi traversé de terribles épreuves et avaient tout perdu, mais qu’ils avaient tout supporté parce qu’ils anticipaient des choses meilleures.

En tant qu’exilés, ces lecteurs pouvaient aspirer à connaître la cité dont Dieu était l’architecte, la patrie céleste, que Dieu avait préparée pour eux (Hé 11.10,14,16). Voilà donc pourquoi nous devons nous concentrer sur les promesses de Dieu. «Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir» (13.14).

Nos problèmes actuels sont temporaires. Nous sommes «étrangers et voyageurs sur la terre» (11.13), mais le fait de fixer du regard l’horizon des promesses de Dieu nous procure le point de référence dont nous avons besoin. — Keila Ochoa

Concentrez-vous sur Dieu et retrouvez une bonne perspective.

*****

30 mai • Lisez > Romains 8.22-27

Les limites de la parole

Éternel ! que ta grâce soit sur nous, comme nous espérons en toi !
Psaume 33.22

Récemment, j’ai envoyé un SMS à ma femme, Cari, en n’utilisant que des instructions vocales. Je quittais la maison pour aller la chercher au travail et je voulais lui dire: «Où voudrais-tu que je passe te prendre, ma vieille ?»

Comme c’est un des petits sobriquets que je lui donne en privé, cela ne la dérange pas de se faire appeler ainsi. Par contre, ne «comprenant» pas cette expression, mon téléphone a envoyé à sa place: «la vieille vache».

Par chance pour moi, Cari a tout de suite compris ce qui s’était passé et en a ri. Plus tard, elle a affiché mon SMS sur les médias sociaux en demandant: «Devrais-je m’en offusquer ?» Nous en avons bien ri ensemble.

La réaction empreinte d’amour de ma femme à mes étranges propos ce jour-là me fait penser à la compréhension empreinte d’amour que Dieu a de nos prières. Il se peut que nous ne sachions trop quoi lui dire ou même quoi lui demander lorsque nous le prions, mais si nous appartenons à Christ, nous savons que son Esprit, qui vit en nous, «intercède par des soupirs inexprimables» (Ro 8.26) et nous aide avec amour à exprimer à Dieu nos besoins les plus profonds.

Notre Père céleste ne se tient pas à distance de nous, à attendre que nous trouvions la bonne façon de lui dire les choses. Nous pouvons venir à lui pour lui soumettre tous nos besoins, en ayant l’assurance qu’il nous comprend et nous accueille avec amour. — James Banks

L’amour de Dieu transcende nos paroles.

*****

31 mai • Lisez > Matthieu 27.32-50

Une communion interrompue

«Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ?»
Matthieu 27.46

Le fort cri de tristesse a fendu l’air de l’après-midi de ce jour-là. J’imagine qu’il a noyé les pleurs des amis et des proches de Jésus qui se tenaient à ses pieds. Il a dû étouffer les gémissements des criminels à l’agonie de chaque côté de lui. Et il a sûrement surpris tous ceux qui l’ont entendu.

«Éli, Éli, lama sabachthani ?» ce qui signifie: «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» Voilà le, cri que Jésus a poussé alors qu’il était à, l’agonie et complètement abattu sur la croix honteuse de Golgotha (Mt 27.45,46) !

Je ne saurais imaginer paroles plus déchirantes. De toute l’éternité, Jésus avait été en communion parfaite avec Dieu le Père. Ensemble, ils avaient créé l’univers, ils avaient façonné l’humanité à leur image et ils avaient prévu le salut. Jamais par le passé n’avaient-ils été autrement qu’en parfaite communion l’un avec l’autre.

Et tandis que l’angoisse de la croix continuait de torturer Jésus, celui-ci a perdu pour la première fois la conscience de la présence de Dieu, en prenant sur lui le fardeau des péchés du monde.

C’était le seul moyen de nous sauver. Parce qu’il était prêt à vivre le sentiment terrible d’avoir été abandonné sur la croix, Christ a pu rétablir la communion entre l’humanité et son Père.

Merci, Jésus, d’avoir autant souffert pour nous obtenir le pardon. — Dave Branon

La croix révèle l’amour de Dieu pour ceux qui sont perdus.

*****

Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


blue care wAccueil
  Liens
  Plan du site        
  Contact
tampon 5x5 gris