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Notre Pain Quotidien - Novembre 2019


 Notre Pain Quotidien - novembre 2019 - Route et sapins automnal eneigés vue du ciel

1er novembre • Lisez > Marc 4.35-41

Quel est donc celui-ci ?

Ils furent saisis d’une grande frayeur, et ils se dirent les uns aux autres: Quel est donc celui-ci, à qui obéissent même le vent et la mer ?
Marc 4.41

«Après avoir débarrassé votre bureau, sortez une feuille et un crayon.» Lorsque j’étais étudiant, cette redoutable parole annonçait que «l’heure de l’examen» était venue.

Dans Marc 4, nous lisons que l’époque de Jésus s’est amorcée par des enseignements donnés au bord de la mer (v. 1) et s’est terminée par une période de mise à l’épreuve aussi au bord de la mer (v. 35). La barque utilisée comme tribune servait à transporter Jésus et une poignée de ses disciples de l’autre côté de la mer. Durant leur trajet (tandis qu’un Jésus épuisé dormait à la poupe), un grand tourbillon s’est levé (v.37). Trempés, les disciples ont alors réveillé Jésus en lui disant «Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ?» (v. 38.) Puis le miracle s’est produit. Celui qui avait exhorté les foules ainsi: «Écoutez», plus tôt le jour même (v. 3), a donné un ordre simple, mais puissant, au vent «Silence ! tais-toi !» (v. 39.)

Le vent lui a obéi et, affolés, les disciples ont exprimé leur émerveillement comme ceci: «Quel est donc celui-ci [...] ?» (v. 41). C’était une bonne question à poser, mais il allait leur falloir un moment pour en venir vraiment et avec raison à la conclusion que Jésus était le Fils de Dieu. Les questions et les expériences empreintes de sincérité, d’honnêteté et d’ouverture conduisent les gens à la même conclusion encore de nos jours. Jésus est plus qu’un Maître à écouter, mais aussi le Dieu à adorer. — Arthur Jackson

«Maître, je te suivrai partout où tu iras.» Matthieu 8.19

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2 novembre • Lisez > Romains 12.1-13

Vivre dans l’anonymat

[Quant] à l’amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres; quant à l’honneur, étant les premiers à le rendre aux autres.
Romains 12.12 (Darby)

J’ai découpé ma copie, écornée et tant lue, de l’essai de Jane Yolen intitulé «Working up to Anon» (auteur anonyme) dans la revue «The Writer» il y a de nombreuses années. Elle y dit: «Les meilleurs auteurs sont ceux qui aspirent vraiment, de tout leur cœur, à la signature Anon. L’important, c’est l’histoire racontée, et non le conteur.»

L’histoire que nous racontons porte sur Jésus, le Sauveur, qui a donné sa vie pour nous. Avec d’autres croyants, nous vivons pour lui et pour transmettre son amour aux autres.

Romains 12.3-21 décrit l’humilité et l’amour dont nos interactions devraient être empreintes en tant que disciples de Jésus. «Ne soyez pas prétentieux; n’allez pas au-delà de ce à quoi vous devez prétendre, tendez au contraire à une sage appréciation de vous-mêmes, chacun selon la part que Dieu lui a donnée dans son œuvre régie par la foi [...] l’amour fraternel: soyez pleins d’affection les uns pour les autres, l’estime mutuelle: faites passer les autres avant vous» (v. 3,10; Semeur).

Nous enorgueillir de nos réalisations peut nous aveugler aux dons d’autrui. L’arrogance peut empoisonner l’avenir.

Jean-Baptiste, dont la mission consistait à paver la voie à Jésus, a dit «Il faut qu’il croisse, et que je diminue» (Jn 3.30). Voilà une bonne devise pour nous tous ! — anonyme

Ayez l’humilité de laisser Dieu être votre tout. Oswald Chambers

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3 novembre • Lisez > Psaume 13

Un bébé puissant

Jusqu’à quand. Éternel ! m’oublieras-tu sans cesse ? [...] Moi, j’ai confiance en ta bonté.
Psaume 13.2,6

La première fois que je l’ai vu, j’ai pleuré. Il avait l’air d’être un parfait nouveau-né endormi dans son berceau. Nous savions toutefois qu’il ne se réveillerait jamais. Du moins, pas avant de se retrouver dans les bras de Jésus.

Il s’est cramponné à la vie pendant plusieurs mois. Puis sa mère nous a annoncé son décès dans un courriel déchirant. Elle a parlé de «cette profonde, profonde douleur qui gronde à l’intérieur». Puis elle a ajouté: «Combien profondément Dieu a façonné son œuvre d’amour dans notre cœur par l’intermédiaire de cette petite vie ! Quelle vie puissante elle a été !»

Puissante ? Comment pouvait-elle dire une chose pareille ?

La famille de ce bébé lui a montré - ainsi qu’à nous -que nous devons toujours dépendre de Dieu, surtout lorsque les choses tournent à la tragédie ! La dure vérité, quoique réconfortante, c’est que Dieu vient à notre rencontre au cœur de la souffrance. Il sait combien le deuil d’un Fils est douloureux.

Dans nos pires épreuves, nous nous tournons vers les cantiques de David, qui a parlé de sa propre douleur: «Jusqu’à quand aurai-je des soucis dans mon âme, et chaque jour des chagrins dans mon cœur ?» (Ps 13.3) et: «Donne à mes yeux la clarté, afin que je ne m’endorme pas du sommeil de la mort» (v. 4). Il s’en est pourtant remis à Dieu: « Moi, j’ai confiance en ta bonté, j’ai de l’allégresse dans le cœur, à cause de ton salut » (v. 6).
Dieu seul peut donner tout leur sens à nos moments les plus tragiques. — Tim Gustafson

Dieu peut tirer le meilleur parti de ce que nous croyons être le pire.

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4 novembre • Lisez > Psaume 28.6-9

Ce célèbre sourire

L’attente des justes n’est que joie.
Proverbes 10.28

Après que ma femme et moi ayons eu le privilège de visiter le Louvre, à Paris, j’ai téléphoné à Addie, notre petite-fille de 11 ans. Quand je lui ai dit avoir vu la célèbre toile de Léonard de Vinci intitulée Mona Lisa, Addie m’a demandé «Sourit-elle ?»

N’est-ce pas la grande question entourant cette toile ? Plus de 600 ans après que de Vinci ait peint ce sujet, nous ignorons toujours si la dame souriait ou non. Bien que la beauté de cette toile nous éblouisse, nous demeurons incertains de ce que ressentait Mona Lisa.

Le «sourire» fait partie du caractère intrigant de cette toile, mais en quoi cela importe-t-il, de toute façon ? La Bible fait-elle mention du sourire ? En réalité, ce mot apparaît moins de cinq fois dans toute l’Écriture, et jamais comme une chose que nous devrions faire. Reste que la Bible nous suggère d’adopter une attitude qui nous amène à sourire, c’est-à-dire le mot joie. Lui et ses synonymes y sont mentionnés près de 250 fois. À la pensée du Seigneur, David a dit: «J’ai de l’allégresse dans le cœur» (Ps 28.7). Nous devons faire ceci: «Justes, réjouissez-vous en l’Éternel !» (33.1), les préceptes de Dieu «sont la joie de [notre] cœur» (119.111), et «nous sommes dans la joie» parce que «[l’Éternel] a fait pour nous de grandes choses» (126.3).

La joie que Dieu nous procure grâce à tout ce qu’il a fait pour nous peut manifestement nous mettre le sourire aux lèvres. — Dave Branon

L’espoir dans le cœur accroche un sourire au visage.

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5 novembre • Lisez > Psaume 67

Joie et justice

[Tu] juges les peuples avec droiture, et tu conduis les nations sur la terre.
Psaume 67.5

Lors d’une conférence en Asie, j’ai eu deux conversations révélatrices en l’espace de quelques heures. D’abord, un pasteur m’a dit qu’il avait passé 11 ans en prison pour avoir été condamné à tort pour meurtre avant d’en être innocenté. Puis un groupe de familles m’a dit avoir dû dépenser une fortune pour échapper à la persécution religieuse dans leur pays natal et s’être fait trahir par les personnes mêmes qu’elles avaient payées pour les secourir.

Après avoir passé des années dans un camp de réfugiés, elles se demandent maintenant si elles trouveront un jour un lieu où elles se sentiront chez elles.
Dans les deux cas, la victimisation était aggravée par une absence de justice, ce qui prouve simplement que notre monde est brisé. Par contre, cette injustice ne constitue pas une réalité permanente.

Le Psaume 67 appelle le peuple de Dieu à le faire connaître à notre monde qui souffre. Son amour et sa justice engendrent de la joie: «Les nations se réjouissent et sont dans l’allégresse , car tu juges les peuples avec droiture, et tu conduis les nations sur la terre» (v. 5).

Même si les auteurs bibliques comprenaient que «l’équité» (droiture et justice) formait une composante clé de l’amour de Dieu, ils savaient aussi qu’elle ne serait pleinement comprise que dans l’avenir. D’ici là, dans notre monde d’injustice, nous pouvons amener les gens à se tourner vers le Juste, sachant que sa venue verra «la droiture [être] comme un courant d’eau, et la justice comme un torrent qui jamais ne tarit» (Am 5.24). — Bill Crowder

Travaillez pour la justice, priez pour la miséricorde.

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6 novembre • Lisez > Luc 1.5-17

Nos prières, mais son temps

Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons.
Éphésiens 3.20

Dieu prend parfois son temps pour répondre à nos prières, ce qui ne nous est pas toujours facile à comprendre.

Ce fut le cas de Zacharie, un sacrificateur à qui l’ange Gabriel a dit: «Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean» (Lu 1.13 ).

Zacharie avait dû demander un enfant à Dieu des années auparavant. Le message de Gabriel l’a déconcerté, car Élisabeth avait depuis longtemps passé l’âge d’enfanter. Dieu a malgré tout exaucé sa prière.

Dieu a la mémoire parfaite. Il se rappelle nos prières pendant des années. 11 ne les oublie jamais et peut y répondre longtemps après que nous les lui ayons soumises en premier lieu. Il nous répond parfois «non», d’autres fois «attends» - mais sa réponse est toujours assaisonnée d’amour. Les voies de Dieu surpassent les nôtres, mais nous pouvons toujours avoir la certitude qu’elles sont bonnes.

Zacharie a appris une leçon. Il a demandé un fils, mais Dieu lui a donné plus que cela. Son fils Jean allait devenir le prophète même qui allait annoncer l’arrivée du Messie.

L’expérience de Zacharie démontre une vérité fondamentale qui devrait nous encourager aussi à prier: Le temps de Dieu correspond rarement au nôtre, mais il vaut toujours la peine de l’attendre. — James Banks

Même sans voir Dieu à l’œuvre, on peut lui faire confiance.

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7 novembre • Lisez > Ruth 4.13-17

De nouveaux départs

Qu’il soit béni de l’Éternel, qui se montre miséricordieux.
Ruth 2.20

En prenant de mauvaises décisions, Linda s’était retrouvée en prison dans un autre pays que le sien. Elle y est restée détenue pendant six ans, et à sa sortie, elle n’avait nulle part où aller. Elle croyait sa vie terminée ! Pendant que sa famille réunissait de quoi lui payer son billet de retour chez elle, un couple lui a gentiment offert de l’héberger, de la nourrir et de lui donner un coup de main. Linda en a été touchée au point qu’elle l’a écouté volontiers lui annoncer la bonne nouvelle d’un Dieu qui l’aime et qui désire lui donner un nouveau départ dans la vie.

Linda me rappelle une certaine Naomi, une veuve dans la Bible qui, après avoir perdu son mari et ses deux fils en pays étranger, croyait sa vie terminée (Ru 1). Reste que le Seigneur ne l’avait pas oubliée. Grâce à l’amour de sa belle-fille et à la compassion d’un homme pieux nommé Boaz, Naomi a pu voir combien Dieu l’aimait et qu’il lui donnait un nouveau départ
(4.13-17).

Le même Dieu se soucie de nous aussi aujourd’hui. L’amour que d’autres nous portent peut nous rappeler sa présence. Nous pouvons voir la grâce de Dieu dans la main que nous tendent des gens que nous connaissons peut-être peu. Dieu désire surtout nous donner un nouveau départ. Comme pour Linda et Naomi, il nous suffit de voir la main de Dieu œuvrer dans notre vie de tous les jours et comprendre qu’il ne cesse jamais de nous manifester sa bonté. —
Keila Ochoa

Dieu nous donne de nouveaux départs.

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8 novembre • Lisez > Psaume 141

Réfléchissez avant de parler

Éternel, mets une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres !
Psaume 141.3

Cheung s’est irrité contre sa femme, qui avait négligé de vérifier le chemin pour se rendre au restaurant où ils espéraient dîner. La famille avait prévu de couronner ses vacances au Japon d’un succulent repas avant de prendre l’avion pour rentrer chez elle. Ayant maintenant accumulé du retard, elle allait devoir se priver de ce repas. Contrarié, Cheung a critiqué sa femme pour sa mauvaise planification.

Par la suite, Cheung a regretté ses paroles. Il s’était montré trop dur, et il s’était rendu compte qu’il aurait pu vérifier lui-même le chemin et qu’il avait omis de remercier sa femme pour les sept autres jours très bien planifiés.

Nous sommes peut-être nombreux à nous reconnaître en Cheung, tentés d’exploser quand la colère nous gagne et de dire des paroles irréfléchies. Il nous faut vraiment imiter le psalmiste: «Éternel, mets une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres !» (Ps 141.3.)

Mais comment faire ? Réfléchissez avant de parler. Vos propos sont-ils bienveillants, utiles, et empreints de grâce et de bonté ? (voir Ép 4.29-32.)

Mettre une garde à nos lèvres exige que nous nous taisions sous le coup de l’irritation et que nous sollicitions l’aide de Dieu pour dire les bonnes choses sur le bon ton, ou peut-être garder le silence. Il faut toute une vie pour en venir à maîtriser nos paroles. Heureusement, Dieu œuvre en nous, et il nous donne «le vouloir et le faire, selon son bon plaisir» (Ph 2.13).
Poh Fang Chia

Les paroles agréables sont un rayon de miel. Proverbes 16.24

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9 novembre • Lisez > Apocalypse 22.1-5

Une fin heureuse

Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront et verront sa face.
Apocalypse 22.3-4

Lorsque l’on a tamisé les lumières et que nous nous sommes préparés à regarder Apollo 13, mon ami m’a murmuré: «Dommage qu’ils soient tous morts.» J’ai regardé le film du vol spatial de 1970 avec appréhension, en attendant que frappe la tragédie, et ce n’est que vers la fin que j’ai compris m’être fait duper. J’ignorais ou j’avais oublié la fin de la véritable histoire même si les astronautes avaient dû surmonter de nombreuses épreuves, ils étaient rentrés vivants à la maison.

En Christ, nous pouvons connaître la fin de notre histoire nous rentrerons nous aussi vivants à la maison. Je veux dire par là que nous vivrons pour toujours avec notre Père céleste, comme le précise le livre de l’Apocalypse. Le Seigneur créera «un nouveau ciel et une nouvelle terre» en faisant toutes choses nouvelles (21.1,5). Dans la nouvelle cité, le Seigneur Dieu accueillera ses enfants venus y vivre avec lui, libres de toute crainte et de toutes ténèbres. Or, le fait de connaître la fin de notre histoire nous procure de l’espoir.

Quelle différence cela fait-il ? Cette connaissance peut transformer des périodes extrêmement difficiles, comme le deuil d’un être cher ou même sa propre mort imminente. Bien que la pensée de mourir puisse nous rebuter, nous pouvons embrasser la joie que nous procure la promesse de l’éternité. Nous aspirons ardemment à vivre dans la cité où la malédiction ne sera plus, où nous vivrons éternellement à la lumière de Dieu (22.5). — Amy Boucher Pye

Dieu promet de donner une fin heureuse à notre histoire.

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10 novembre • Lisez > 2 Corinthiens 1.3-7

La main de la consolation


Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ [...] qui nous console dans toutes nos afflictions.
2 Corinthiens 1. 3-4

«Le patient est combatif », pouvait-on lire dans les notes de l’infirmière. Ce qu’elle n’a compris que plus tard, c’est que je faisais une réaction allergique à mon réveil après une opération complexe à cœur ouvert. J’étais intubé et dans tous mes états. Secoué par de violentes convulsions, mon corps luttait contre les courroies qui retenaient mes bras pour m’éviter de chercher soudain à retirer mon tube respiratoire. Ces instants se sont avérés affolants et douloureux.

A un moment donné, une aide-infirmière se tenant du côté droit de mon lit m’a simplement tenu la main. Ne m’y attendant pas, son geste m’a semblé particulièrement doux. Je me suis alors détendu, ce qui a amené mon corps à cesser de trembler aussi fort.

L’ayant déjà vu se produire chez d’autres patients, l’aide-infirmière savait qu’une main réconfortante pourrait aussi me faire du bien. Cela m’a servi d’exemple frappant de la façon dont Dieu console ses enfants qui souffrent.

La consolation est un outil puissant et mémorable que tout donneur de soins devrait utiliser. Par ailleurs, Paul nous dit dans 2 Corinthiens 1.3-4 qu’elle constitue un élément important de la boîte à outils de Dieu. De plus, Dieu multiplie l’incidence de sa consolation en nous appelant à utiliser le souvenir de la consolation qu’il nous a procurée pour en consoler d’autres dans des situations comparables à la nôtre (v. 4-7). Voilà un autre signe de son immense amour , un signe que nous pouvons transmettre à d’autres - parfois en faisant des gestes parmi les plus simples qui soient. — Randy Kilgore


De petits gestes peuvent procurer une grande consolation.

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11 novembre • Lisez > Genèse 1.1-10

La bonne Terre

Dieu dit: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi. [...] Dieu vit que cela était bon.
Genèse 1.9-10

En orbite autour de la Lune en 1968, l’astronaute d’Apollo 8 Bill Anders a décrit la vue rapprochée que l’équipage avait du paysage lunaire: «Un horizon inquiétant... un lieu austère et nullement invitant.» Puis, à tour de rôle, les membres de l’équipage l’ont décrite au monde qui les observait en s’inspirant de Genèse 1.1-10. Après que le commandant Frank Borman ait achevé la lecture du verset 10, «Dieu vit que cela était bon», il a terminé sur cette note: «Dieu vous bénisse tous, vous tous sur la bonne Terre !»

Le chapitre d’introduction de la Bible insiste sur deux faits:
- La création est l’œuvre de Dieu. L’expression « Dieu dit » donne le ton à tout le reste du chapitre. Tout ce qui suit dans la Bible vient renforcer le message de Genèse 1: Derrière toute l’Histoire, il y a un Dieu.
-La création est bonne. Une autre expression résonne doucement tout au long de ce chapitre
« Dieu vit que cela était bon. » Genèse 1 décrit le monde tel que Dieu le voulait, avant que toute corruption ne survienne. Toute beauté que nous percevons dans la nature d’aujourd’hui n’est qu’une faible illustration de l’état parfait dans lequel Dieu l’avait créée.

Les astronautes d’Apollo 8 ont vu la Terre sous forme de boule d’un bleu éclatant suspendue toute seule dans l’espace. Sur le coup, elle leur a semblé magnifique et fragile, comme celle décrite dans Genèse 1. — Philip Yancey

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. Genèse 1.1

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12 novembre • Lisez > 2 Chroniques 2.1-10

Quel est Le meilleur cadeau ?

La maison que je vais bâtir doit être grande, car notre Dieu est plus grand que tous les dieux.
2 Chroniques 2.5

Mon mari a célébré récemment un anniversaire marquant, dont l’âge finit par zéro. J’ai bien réfléchi au meilleur moyen de l’honorer en cette importante occasion. J’ai discuté de mes nombreuses idées avec nos enfants pour voir en quoi ils pourraient m’y aider le mieux possible à la maison. Je voulais que notre célébration reflète l’importance d’une nouvelle décennie et combien cet être cher était précieux à nos yeux. Je désirais que notre cadeau témoigne de l’importance de cet événement marquant de sa vie.

Le roi Salomon souhaitait offrir à Dieu un cadeau beaucoup plus grand que ce qu’un «anniversaire important» méritait. Il désirait que le temple qu’il construisait soit digne d’y accueillir la présence de Dieu. Pour obtenir les matériaux nécessaires, il a envoyé un message au roi de Tyr. Dans sa lettre, il précisait que le temple serait exceptionnel «car notre Dieu est plus grand que tous les dieux» (2 Ch 2.5). Il reconnaissait ainsi que l’immensité et la bonté de Dieu surpassaient de loin tout ce que les êtres humains pouvaient bâtir de leurs mains, en s’attelant néanmoins à cette tâche par amour et par adoration pour l’Éternel.

Notre Dieu est en effet plus grand que tous les autres dieux. Il a accompli des prodiges dans notre vie, nous incitant à lui faire une précieuse offrande d’amour, quelle que soit sa valeur apparente. Salomon savait que son cadeau n’égalerait pas la valeur de Dieu, mais lui a néanmoins offert avec joie son offrande , et nous le pouvons aussi. — Kirsten Holmberg

Notre amour est le meilleur cadeau à faire à Dieu.

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13 novembre • Lisez > 2 Corinthiens 8.1-9

Une générosité multipliée

[Faites] en sorte d’exceller aussi dans cette oeuvre de bienfaisance.
2 Corinthiens 8.7

En se garant pour livrer sa prochaine pizza, Cheryl a eu droit à une surprise. S’attendant d’arriver à une maison, elle s’est plutôt retrouvée devant une église. Confuse, Cheryl a apporté la pizza aux saucissons épicés à l’intérieur, où le pasteur l’a accueillie.

«Aurais-je raison de dire que vous n’avez pas eu la vie facile ?» lui a-t-il demandé. Cheryl le lui a confirmé. Sur ce, il a sorti deux assiettes d’offrandes que les membres de l’église avaient remplies d’argent et a déposé un pourboire de plus de 750 $ dans le sac de livraison de
Cheryl ! A l’insu de celle-ci, le pasteur avait demandé à la pizzeria de lui envoyer le conducteur dont la situation financière était la plus précaire. Cheryl en a été renversée. elle pourrait maintenant régler certaines de ses factures.

Quand les premiers chrétiens de Jérusalem ont côtoyé la pauvreté, une Eglise a volé à leur secours. Eux-mêmes pauvres, les chrétiens de Macédoine s’estimaient privilégies de se sacrifier pour leurs frères (2 Co 8.14). Paul a souligné leur générosité à titre d’exemple à suivre pour les Corinthiens, ainsi que pour nous. en utilisant notre abondance pour répondre aux besoins d’un autre, nous reflétons Jésus, qui s’est fait pauvre pour nous enrichir (v.9)

Cheryl a parlé à tous ses clients de la bonté dont l’Eglise avait fait preuve envers elle ce jour-là, et, s’en inspirant, elle avait donné les pourboires du reste de sa journée à d’autres personnes dans le besoin: un geste de générosité multiplié. et Christ en a été glorifié.

Notre générosité répond à des besoins et glorifie Jésus.

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14 novembre • Lisez > 1 Jean 3.1-8

Un amour exceptionnel

Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes.
1 Jean 3.1

Dernièrement, nous avons amené Moriah, notre petite-fille de 22 mois à passer la nuit à la maison sans ses deux frères aînés. Nous lui avons offert beaucoup d’amour, accordé toute notre attention et eu du plaisir à faire des choses qui lui sont agréables. Le lendemain du jour où nous l’avons ramenée chez elle, nous lui avons dit au revoir. Comme nous étions sur le point de sortir, Moriah a pris son sac de voyage sans rien dire (resté à côté de la porte) et s’est mise à nous suivre.

Ce souvenir est gravé dans ma mémoire: Moriah, dans sa couche et des sandales dépareillées, prête à repartir avec grand-maman et grand-papa. Je souris chaque fois que j’y repense. Elle désirait ardemment venir avec nous, prête à passer du temps seule en notre compagnie.
Bien qu’elle ne soit pas encore capable d’exprimer sa pensée, notre petite-fille se sent aimée et estimée. Dans un sens, notre amour pour Moriah illustre l’amour que Dieu éprouve envers nous, ses enfants: «Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes.» (1 Jn 3.1).

Si nous croyons en Jésus comme notre Sauveur, nous devenons ses enfants et nous en venons à comprendre l’amour infini qu’il a manifesté envers nous en mourant à notre place (v. 16). Nous en venons à désirer lui plaire en parole et en action (v. 6) - ainsi qu’à l’aimer et à passer enfin du temps avec lui pour l’éternité. — Alyson Kieda

Quel amour profond le Père a pour nous !.

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15 novembre • Lisez > Luc 11.5-13

Combien plus encore !

Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent.
Luc 11.13

En octobre 1915, durant la Première Guerre mondiale, Oswald Chambers est arrivé au camp Zeitoun, en Égypte, pour y servir d’aumônier YMCA auprès des soldats du Commonwealth britannique. Quatre cents hommes entassés sous la grande tente du YMCA y ont entendu le sermon de Chambers intitulé: «What Is the Good of Prayer ?» (Quels sont les bienfaits de la prière ?) Oswald a souvent cité Luc 11.13: «Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent.»

Le don de Dieu en la personne de son Fils, Jésus, c’est le pardon, l’espoir et sa présence active dans notre vie par l’Esprit. «Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe» (v. 10).

Le 15 novembre 1917, Oswald Chambers a connu une mort subite des suites d’une rupture de l’appendice. Pour lui rendre hommage, un soldat qu’il avait conduit à la foi en Christ a acheté une sculpture de marbre représentant une Bible portant le message de Luc 11.13 en première page, qu’il a placée à côté de la tombe de Chambers: «À combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent.»

Ce merveilleux don de Dieu nous est offert à tous. — David Mccasland

Le don divin de l’Esprit en nous est offert à tous aujourd’hui.

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16 novembre • Lisez > Psaume 89.1-18

En sa présence

Heureux le peuple qui connaît le son de la trompette; il marche à la clarté de ta face, ô
Éternel !
Psaume 89.16

Avant d’amorcer sa journée de travail comme cuisinier de sa communauté, le frère Laurent, moine du XVIIe siècle, priait ainsi: «Ô, mon Dieu [...] accorde-moi la grâce de rester en ta présence. Aide-moi dans mes tâches. Je te confie toutes mes affections.» En travaillant, il ne cessait de parler à Dieu, d’écouter ses directives et de lui consacrer ses œuvres. Même au plus fort de ses occupations, il a cherché et trouvé à ressentir l’amour de son Créateur.

Comme le Psaume 89 le déclare, il convient de répondre au Créateur de toutes choses, qui règne sur les océans et que des armées célestes adorent, en lui offrant notre vie - toute notre vie. Si nous comprenons à quel point Dieu est magnifique, nous «[nous réjouirons] sans cesse» (v. 16,11; Semeur), où que nous soyons.
Que nous fassions la queue dans une boutique ou à l’aéroport, ou encore que nous soyons en attente minute après minute, notre vie abonde en instants de la sorte, des moments où nous pourrions perdre notre calme. Ou bien, nous pouvons profiter de ces moments pour reprendre notre souffle et y voir l’occasion d’apprendre à cheminer dans la lumière de Dieu (v. 16).

Les moments « perdus » de notre vie - où nous sommes dans l’attente, malades ou en réflexion quant au prochain pas à faire - peuvent tous nous permettre de nous arrêter pour envisager notre vie à la lumière de la présence de Dieu. — Harold Myra

Heureux le peuple qui connaît le son de la trompette; il marche à la clarté de ta face, ô
Éternel ! v. 16

Chaque instant peut se vivre en présence de Dieu.

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17 novembre • Lisez > Philippiens 4.10-19

Servir et se faire servir

[Vous] y pensiez bien, mais l’occasion vous manquait.
Philippiens 4.10

Il y avait plusieurs semaines que Marilyn était malade et que nombre de personnes l’encourageaient durant cette période difficile. «Comment vais-je jamais pouvoir leur rendre toute leur bonté ?» se demandait-elle. Puis un jour, elle a lu une prière que quelqu’un avait écrite: «Priez que [d’autres] gagnent en humilité, en leur permettant non seulement de servir, mais aussi d’être servis.» Marilyn a alors soudain compris qu’elle n’avait pas besoin d’équilibrer les choses, mais seulement de se montrer reconnaissante et de permettre à d’autres personnes de goûter à la joie de servir.

Dans Philippiens 4, l’apôtre Paul a exprimé sa gratitude envers tous ceux qui prenaient part «à [sa] détresse» (v. 14). Il dépendait du soutien d’autrui tandis qu’il prêchait et enseignait l’Évangile. Il savait que les dons qu’on lui faisait quand il était dans le besoin n’étaient que le prolongement de l’amour des gens pour Dieu: «[Ce] qui vient de vous comme un parfum de bonne odeur, un sacrifice que Dieu accepte, et qui lui est agréable» (v. 18).

Il se peut qu’il ne soit pas facile d’être celui qui doit recevoir, surtout si l’on est habitué à être le premier à venir en aide aux autres. Reste qu’avec de l’humilité, nous pouvons laisser Dieu prendre gentiment soin de nous par tout un éventail de moyens lorsque nous avons besoin d’aide.

Paul a écrit « Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins » (v. 19). Toute une vie parsemée d’épreuves lui avait appris que Dieu est fidèle et que sa générosité envers nous est sans borne.— Cindy Hess Kasper

Recevoir de l’amour. Donner de l’amour. Puis répéter.

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18 novembre • Lisez > Ézéchiel 8

Cache-cache

Béni soit Dieu, [...], qui [...] nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts.
1 Pierre 1.3

Lorsque de petits enfants jouent à «cache-cache», ils croient parfois s’être cachés en s’étant simplement couvert les yeux. S’ils ne peuvent vous voir, ils présument que vous le ne pouvez pas non plus.
Aussi naïfs qu’ils puissent nous sembler être, à nous qui sommes adultes, nous en faisons parfois autant avec Dieu. Lorsque nous désirons faire une chose que nous savons être répréhensible, nous avons peut-être tendance à agir délibérément à notre guise en nous cachant du Seigneur.

Le prophète Ézéchiel a découvert cette réalité par la vision que Dieu lui avait donnée de son peuple, exilé à Babylone. Le Seigneur lui avait alors dit « Fils de l’homme, vois-tu ce que font dans les ténèbres les anciens de la maison d’Israël, chacun dans sa chambre pleine de figures ? Car ils disent: L’Éternel ne nous voit pas » (Éz 8.12).

Reste que rien n’échappe à Dieu, et la vision d’Ézéchiel le prouve bien. Pourtant, même s’il avait péché, Dieu a offert de l’espoir à son peuple pénitent en lui faisant une nouvelle promesse: «Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau» (36.26).

Dieu a cloué nos blessures et notre rébellion à la croix par sa miséricorde, payant ainsi le prix ultime pour nous racheter. Par Jésus-Christ, il change aussi notre cœur au fil de notre marche à sa suite. Que de bonté de sa part ! Jésus « est venu [nous] chercher et [nous] sauver », nous qui étions perdus et cachés dans notre état de pécheur (Lu 19.10; Ro 5.8). — James Banks

Dieu nous connaît parfaitement... et nous aime tout autant.

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19 novembre • Lisez > Psaume 139.11-18

Voir des chefs-d’œuvre

C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Psaume 139.13

Mon père crée des carquois personnalisés pour des archers. Il sculpte des images fauniques et florales dans des bouts de cuir véritable qu’il coud ensemble par la suite.
Lors d’une de mes visites, je l’ai regardé confectionner une de ses œuvres d’art. De ses mains habiles, il appliquait, avec tout juste la bonne pression, une lame tranchante contre le cuir souple, lui donnant ainsi divers reliefs. Puis il a trempé un chiffon dans une teinture pourpre, dont il a recouvert le cuir de coups de pinceau égaux, rehaussant ainsi la beauté de son œuvre.

En admirant le savoir-faire et l’assurance de mon père, j’ai compris combien il m’arrivait souvent de négliger de reconnaître et d’estimer la créativité dont mon Père céleste a fait preuve chez autrui et même en moi. En réfléchissant à l’œuvre splendide du Seigneur, je me suis rappelé que le roi David avait dit que Dieu m’avait «tissé dans le sein de ma mère » et que «je suis une créature si merveilleuse» (Ps 139.13-14).

Nous pouvons louer notre Créateur avec assurance, sachant que ses «œuvres sont admirables» (v. 14), et nous respecter mieux ainsi que les autres, au souvenir du fait que le Créateur de l’univers nous connaît à la perfection, et cela, depuis avant même la fondation du monde
(v. 15,16).

Comme le cuir souple que mon père sculpte de ses mains habiles, nous sommes beaux, précieux et uniques en notre qualité de chefs-d’œuvre divins contribuant à la magnificence du Père. — Xochitl Dixon

Le grand Maître crée chaque personne unique et dans un but précis.

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20 novembre • Lisez > Jean 14.15-27

Prenez un numéro

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.
Jean 14.27

Nous avons un très vieux cerisier dans notre jardin ayant connu de meilleurs jours. Comme il semblait être sur le point de mourir, j’ai fait venir un arboriculteur. Celui-ci l’a examiné et a déclaré qu’il était «trop stressé» et qu’il requérait des soins immédiats. «Prends un numéro», a murmuré ma femme, Carolyn, à l’arbre en s’en éloignant. La semaine avait été difficile.

En effet, il nous arrive à tous de vivre des semaines stressantes qui nous rendent fous d’inquiétude de voir notre culture aller à la dérive ou pour nos enfants, notre mariage, notre entreprise, nos finances, notre état de santé ou notre bien-être. Jésus nous a néanmoins assuré qu’en dépit de situations inquiétantes, nous pouvons rester en paix: «[Je] vous donne ma paix» (Jn 14.27).

La détresse et le désordre remplissaient les journées de Jésus:ses ennemis le pressaient de toutes parts, et ses proches et ses amis le comprenaient mal. Il avait rarement un endroit où poser sa tête. Pourtant, ses manières ne trahissaient pas la moindre trace d’angoisse ou d’irritabilité. Il était très calme. Voilà la paix qu’il nous a donnée - la délivrance de toute angoisse par rapport au passé, au présent et à l’avenir. La paix qu’il a manifestée; sa paix.

En toute situation, nous pouvons nous tourner vers Jésus dans la prière, pour lui soumettre entre autres nos inquiétudes et nos craintes. Et la paix de Dieu «gardera [nos] cœurs et [nos] pensées en Jésus-Christ» (Ph 4.7). Même si la semaine est difficile, nous pouvons avoir sa paix. — David Roper

Dans les difficultés, on peut trouver la paix en Jésus.

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21 novembre • Lisez > Jean 12.23-33

Des samares

[Si] le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
Jean 12.24

Lorsque nos enfants étaient jeunes, ils s’amusaient à essayer d’attraper les samares qui tombaient des érables argentés de notre voisin. La samare ressemble à une paire d’ailes. Vers la fin du printemps, elles tourbillonnent jusqu’au sol, et l’on dirait des pales de rotor d’un hélicoptère. Or, elles n’ont pas pour but de voler, mais de tomber au sol afin d’y pousser jusqu’à devenir des arbres.

Avant sa crucifixion, Jésus a dit à ses disciples «L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. [...] [Si] le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul, mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12.23-24).

Même si les disciples de Jésus désiraient voir le Messie être honoré, il n’en reste pas moins que celui-ci est venu donner sa vie afin que nous obtenions le pardon et que nous soyons transformés au moyen de la foi en lui. Étant disciples de Jésus, nous entendons ses paroles «Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu’un me sert, qu’il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera» (v. 25-26).

Les samares peuvent nous rappeler le miracle de Jésus, le Sauveur, qui est mort afin que nous puissions vivre pour lui. — David Mccasland

Jésus nous appelle à donner notre vie à son service.

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22 novembre • Lisez > Psaume 98

Poussez des cris de joie

Poussez vers l’Éternel des cris de joie, vous tous, habitants de la terre ! Faites éclater votre allégresse, et chantez !
Psaume 98.4

Lorsque je cherchais une église à fréquenter régulièrement, une amie m’a invitée à un culte se tenant dans la sienne. Les dirigeants de la louange ont conduit l’assemblée au fil d’un chant que j’aime particulièrement. Je l’ai donc chanté de tout mon cœur, en suivant le conseil que donnait toujours le directeur de la chorale de mon collège «Projetez votre voix !»

Après ce chant, le mari de mon amie s’est tourné vers moi et m’a dit: «Vous chantez vraiment fort.» Et cette remarque ne se voulait pas être un compliment ! Par la suite, j’ai veillé à baisser le ton pour chanter plus doucement que ceux qui m’entouraient en ne cessant de me demander si ces gens portaient un jugement sur ma façon de chanter.

Un certain dimanche, j’ai remarqué la voix d’une femme assise à mes côtés. Elle semblait louer Dieu sans la moindre gêne. Son adoration m’a rappelé les louanges enthousiastes et spontanées auxquelles David s’est livré au cours de sa vie. Dans le Psaume 98, David exhorte «tous [les] habitants de la terre» à «[pousser] vers l’Éternel des cris de joie» (v. 4), en souvenir «des prodiges» de Dieu (v. 1), et nous raconte ensuite la fidélité et la justice de Dieu envers toutes les nations, sa miséricorde et le salut. Nous remémorer qui est Dieu et ce qu’il a accompli peut nous remplir le cœur de louanges.

Quels «prodiges» Dieu a-t-il faits dans votre vie ? L’Action de grâces est le jour idéal pour nous les rappeler et l’en remercier. — Linda Washington

La louange détourne l’attention de nous pour la porter sur Dieu.

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23 novembre • Lisez > Genèse 8.15- 9.3

Moisson et actions de grâces

Tu observeras la fête de la moisson, des prémices de ton travail, de ce que tu auras semé dans les champs.
Exode 23.16

Il y a plusieurs millénaires, Dieu s’est adressé directement à Moïse et a institué un nouveau festival pour son peuple. Dans Exode 23.16, Moïse cite Dieu ainsi: «Tu observeras la fête de la moisson, des prémices de ton travail, de ce que tu auras semé dans les champs.»

De nos jours, les pays du monde entier font quelque chose de semblable en célébrant la générosité de leur sol. Au Ghana, les gens célèbrent le Festival de l’igname pour souligner sa récolte. Au Brésil, le Dia de Açào de Graças est l’occasion de manifester sa gratitude pour les récoltes qui procurent de quoi se nourrir. En Chine, il y a le Festival du milieu de l’automne (de la Lune). Aux États-Unis et au Canada, on célèbre l’Action de grâces.

Pour comprendre la véritable raison d’être de la célébration de la moisson, retrouvons Noé juste après le déluge. Dieu leur a rappelé, à lui et à sa famille, ainsi qu’à nous, avec quelle générosité il nous fait prospérer ici-bas. La Terre aurait les saisons, la lumière du jour et l’obscurité de la nuit, de même que «les semailles et la moisson» (Ge 8.22). Dieu seul est digne de recevoir notre gratitude pour les récoltes, qui pourvoient à notre subsistance.

Peu importe où vous vivez et comment vous célébrez l’abondance du sol de votre pays, prenez le temps aujourd’hui d’exprimer votre reconnaissance à Dieu, car sans ses desseins créateurs extraordinaires, nous n’aurions aucune récolte à célébrer. — Dave Branon

La gratitude, c’est la mémoire d’un cœur content.

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24 novembre • Lisez > Ecclésiaste 3.10-11

Le vrai foyer du cœur

[Dieu] a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité.
Ecclésiaste 3.11

Nous avons eu une femelle terrier westhighland pendant de nombreuses années. Ces petits chiens robustes sont dressés à entrer dans les tunnels des blaireaux, «l’ennemi». Même si de nombreuses générations la séparaient de ses origines, elle avait conservé son instinct inculqué au fil de ses années de dressage. Un jour, elle est devenue obsédée par une sorte de «créature» terrée sous une pierre de notre jardin. Rien ne parvenait à l’en dissuader. Elle n’a cessé de creuser le sol jusqu’à se faire un long tunnel sous cette pierre.

Réfléchissez un peu: Pourquoi sommes-nous toujours à la poursuite de ceci ou de cela ? Pourquoi escalader des montagnes vierges, descendre en ski des pentes presque verticales ? Traverser les rapides les plus dangereux, affronter les forces de la nature ? Nous le devons en partie à un désir d’aventure et de plaisir, mais à bien plus encore. C’est une soif de lui que Dieu nous a insufflée. Il nous est impossible de ne pas vouloir trouver Dieu.

Nous l’ignorons, bien entendu, sachant seulement que nous désirons quelque chose. Comme Mark Twain l’a dit: « On ne sait pas ce que l’on veut, mais on le veut presque au point de mourir pour l’obtenir. »

Dieu est le vrai foyer de notre coeur. Augustin, un Père de l’Église, l’a bien dit dans cette célèbre citation: « Tu nous as créés pour toi-même, ô Seigneur, et notre cœur ne connaît aucun repos avant d’obtenir celui en toi. »

Et qu’est-ce que le cœur, sinon un vide profond en nous que Dieu seul peut combler ? — David Roper

Une soif profonde de Dieu sous-tend tous nos désirs.

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25 novembre • Lisez > 1 Pierre 2.11-17; 3.8-9

Être des êtres humains

Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité.
1 Pierre 3.8

Lorsqu’on lui a demandé de définir son rôle au sein d’une collectivité qui refusait parfois de collaborer avec les forces de la loi, un shérif n’a mis ni son écusson ni son rang en évidence. Il s’est contenté d’affirmer: «Nous sommes des êtres humains qui travaillons avec des êtres humains en crise.»

Son humilité me rappelle ce que Pierre a écrit aux premiers chrétiens que les Romains persécutaient: «Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité».(1 Pi 3.8). Peut-être disait-il par là que la meilleure façon de traiter les êtres humains en crise consiste à se montrer soi-même humain, en reconnaissant que nous sommes tous pareils. Après tout, n’est-ce pas ce que Dieu a lui-même fait en envoyant son Fils s’incarner afin de nous venir en aide (Ph 2.7) ?

À la vue de notre cœur déchu, nous sommes tentés de mépriser notre condition humaine. Et si nous voyions notre humanité comme une partie de notre offrande ici-bas ? Jésus nous enseigne à vivre de façon pleinement humaine, comme des serviteurs. Dieu nous a faits «humains», à son image, et rachetés par son amour inconditionnel.

Aujourd’hui, nous ne manquerons pas de rencontrer des gens livrant divers combats. Imaginez combien nous améliorerions les choses en agissant avec humilité - à titre d’êtres humains travaillant avec d’autres êtres humains en crise. — Elisa Morgan

L’humilité découle de la connaissance de Dieu et de soi-même.

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26 novembre • Lisez > Matthieu 6.1-4

Dieu Le sait

[Ton] Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
Matthieu 6.4

Lorsque Denise a fait la connaissance d’une jeune femme au cœur brisé dans son église, elle a eu compassion d’elle et a cherché à voir en quoi elle pourrait lui être utile. Chaque semaine, elle passait du temps à la conseiller et à prier pour elle. Denise est ainsi devenue son mentor. Toutefois, certains leaders de l’église qui n’avaient pas remarqué les efforts de Denise ont décidé d’assigner un membre du personnel de l’église au mentorat de cette femme. Ils ont dit que personne ne semblait s’occuper d’elle.

Même sans chercher un quelconque mérite, Denise n’a pu s’empêcher d’en être un peu découragée «C’était comme si je ne faisais rien du tout.»

Un jour, la jeune femme a cependant dit à Denise combien elle lui était reconnaissante du réconfort que celle-ci lui procurait. Denise en a été encouragée. C’était comme si Dieu lui disait: «Je sais que tu es là pour elle.» Denise rencontre encore souvent cette femme.

Lorsque nos efforts ne sont pas soulignés, nous avons parfois l’impression de ne pas être estimés. La Bible nous rappelle toutefois que Dieu sait ce que nous faisons et voit ce que d’autres ne font pas. Et il lui est agréable de nous voir servir autrui en son nom, et non pour obtenir les éloges des hommes.

C’est peut-être ce qui explique que Jésus nous ait donné l’exemple en nous demandant de donner «en secret», car «[notre] Père, qui voit dans le secret, [nous] le rendra» (Mt 6.4). Nul besoin de la reconnaissance et des éloges des autres; Dieu sait que notre service est empreint de fidélité ! — Leslie Kom

Dieu voit tout ce que nous faisons pour lui.

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27 novembre • Lisez > 2 Rois 22.1-4, 8-13

Se montrer avisé

Lorsque le roi entendit les paroles du livre de la loi, il déchira ses vêtements.
2 Rois 22.11

Lorsque nous avons ramené notre fils adoptif de l’étranger, il me tardait de le couvrir d’amour et de tout ce dont il avait été privé au cours des mois précédents, surtout de bons aliments, car il souffrait de malnutrition. Malgré mes meilleurs efforts, y compris la consultation de spécialistes, il grandissait très peu. Au bout de presque trois ans, nous avons appris qu’il souffrait de graves intolérances alimentaires. Une fois que j’ai eu supprimé les aliments qui ne lui allaient pas, il a gagné 13 cm en quelques mois à peine. Même si je regrettais de lui avoir involontairement donné des aliments qui freinaient sa croissance, je me suis réjouie de l’amélioration de son état de santé !

Je présume que Josias a ressenti une joie similaire lors de la découverte du livre de la loi, égaré dans le Temple depuis des années. Comme je m’étais attristée d’avoir nui à la croissance de mon fils malgré moi, Josias s’est attristé d’avoir négligé par ignorance les intentions parfaites de Dieu à l’égard de son peuple (2 R 22.11). Même s’il avait été droit aux yeux de l’Éternel (v. 2), Josias a appris à mieux l’honorer après avoir découvert le livre de la loi. Grâce à sa nouvelle connaissance, il a ramené le peuple à louer Dieu, comme il en avait reçu instruction (23.22-23).

En apprenant dans la Bible comment honorer Dieu, il se peut que nous nous attristions d’avoir négligé d’obéir à toute sa volonté pour nous. Nous pouvons toutefois nous consoler en sachant qu’il nous guérit et nous restaure, et nous amène doucement à mieux le comprendre. — Kristen Holmberg

Dieu nous donne un nouveau départ.

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28 novembre • Lisez > Amos 4.12-13

Notre Dieu puissant

Car voici celui qui a [...] créé le vent [...] Son nom est l’Éternel, le Dieu des armées.
Amos 4.13

Un jour que j’étais au bord de la mer, j’ai regardé avec ravissement des surfeurs à cerf-volant bondir au fil de l’eau, poussés par les forces du vent. Lorsque l’un d’eux est revenu sur le rivage, je lui ai demandé si c’était aussi difficile que cela en avait l’air. «Non, m’a-t-il répondu, c’est en fait plus facile que le surf ordinaire, parce qu’on exploite la puissance du vent.»

Après, en marchant le long de l’océan, j’ai réfléchi à la capacité qu’a le vent non seulement de propulser les surfeurs, mais aussi de me fouetter le visage de mes cheveux. Je me suis arrêtée pour admirer notre Dieu Créateur. Comme nous le voyons dans Amos 4.13, celui qui «a formé les montagnes» et «créé le vent» peut «[changer] l’aurore en ténèbres».

Par la bouche du prophète Amos, le Seigneur a rappelé sa puissance à ses enfants en les rappelant à lui. Comme ils lui avaient désobéi, il a déclaré qu’il se révélerait à eux (v. 13). Bien qu’ici nous voyions s’exercer son jugement, nous savons d’après un autre passage de la Bible qu’il a usé de son amour sacrificiel pour envoyer son Fils nous sauver (Voir Jn 3.16).

Par cette belle journée dans le sud de l’Angleterre, la puissance du vent m’a rappelé l’immensité inégalée du Seigneur. Si vous sentez le vent aujourd’hui, pourquoi ne vous arrêteriez-vous pas le temps d’admirer notre Dieu tout-puissant ?— Amy Boucher Pye

Car voici celui qui a [...] créé le vent [...] Son nom est l’Éternel, le Dieu des armées, v.13

Par sa Parole, Dieu a créé le monde. Loué soit-il !

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29 novembre • Lisez > Hébreux 2.14-18; 13.1-3

Le pouvoir de L’empathie

Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers.
Hébreux 13.3

Revêtez l’habit de vieillissement R70i et vous aurez immédiatement l’impression d’avoir vieilli de quarante ans à cause d’une vision affaiblie, d’une ouïe diminuée et d’une mobilité réduite. Cet habit de vieillissement a été conçu dans le but d’aider le personnel soignant à mieux comprendre leurs patients.

Le correspondant de The Wall Street Journal, Geoffrey Fowler, a écrit ceci après en avoir revêtu un: « Cette expérience inoubliable, et parfois déroutante, m’a amené à mieux comprendre non seulement le vieillissement, mais aussi en quoi l’équipement de réalité virtuelle peut nous enseigner l’empathie et façonner notre perception du monde qui nous entoure.»

L’empathie est le pouvoir de comprendre et de partager les sentiments d’autrui. Voyant les disciples de Jésus être très persécutés, l’auteur de l’épître aux Hébreux a exhorté ainsi ses frères dans la foi: «Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers, de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans un corps» (13.3).

Voilà précisément ce que notre Sauveur a fait pour nous. Jésus «a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères [...] pour faire l’expiation des péchés du peuple, car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés» (2.17-18).

Christ le Seigneur, qui est devenu comme nous, nous appelle à soutenir ceux qui sont éprouvés, « comme si [nous étions] aussi » dans le besoin. — David Mccasland

Jésus nous appelle à soutenir les gens en nous mettant à leur place.

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30 novembre • Lisez > Luc 7.36-50

Imparfaits, mais aimés

Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs. Christ est mort pour nous.
Romains 5.8

Au Japon, les produits alimentaires sont impeccablement préparés et emballés. En plus d’avoir bon goût, ils doivent être appétissants. Je me demande d’ailleurs souvent si j’achète la nourriture ou l’emballage ! Comme les Japonais insistent sur la qualité, ils rejettent les produits le moindrement endommagés. Cependant, ces dernières années, les produits wakeari ont gagné en popularité. Le mot wakeari signifie «il y a une raison» en japonais. Au lieu de jeter ces produits aux ordures, on les vend à faible prix «pour une raison» —par exemple, une fêlure dans un craquelin de riz.

Mon ami qui vit au Japon me dit que l’on utilise aussi le mot wakeari pour désigner des gens manifestement moins que parfaits.

Jésus aime tout le monde, y compris les wakeari qui sont mis au ban de la société. En apprenant que Jésus mangeait sous le toit d’un pharisien, une femme ayant vécu dans la débauche s’y est rendue pour s’agenouiller aux pieds de Jésus derrière lui, en pleurant
(Lu 7.37 - 38). Or, même si le pharisien l’a taxée de «pécheresse» (v. 39), Jésus l’a accueillie. Il lui a parlé avec douceur, lui assurant que ses péchés lui étaient pardonnés (v. 48).

Jésus aime les wakeari, et donc vous et moi. Et il n’aurait su mieux nous manifester son amour qu’en mourant à notre place alors que «nous étions encore des pécheurs» (Ro 5.8). Soyons donc les instruments de son amour pour d’autres personnes imparfaites, afin qu’elles sachent qu’elles peuvent elles aussi recevoir son amour malgré leurs imperfections.
Albert Lee

Dieu restaure les gens brisés au moyen de son amour pour eux.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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