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Notre Pain Quotidien - Août 2019


 Notre Pain Quotidien - juillet2019 - Petite île et mer turquoise vue du ciel

1er août • Lisez > 2 Corinthiens 4.7-18

L’espoir Nozomi

Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous.
2 Corinthiens 4.7

En 2011, un séisme de magnitude 9 et le tsunami qui en a résulté ont fauché près de 19 000 vies et détruit 230 000 foyers au nord-est de Tokyo. Par la suite, on a mis sur pied le Projet Nozomi, mot japonais qui signifie «espoir», afin de procurer aux sinistrés un moyen de subsistance, une vie communautaire, la dignité et l’espoir en un Dieu généreux.

Les femmes Nozomi fouillent les décombres des maisons et des meubles afin d’y trouver des tessons de porcelaine, qu’elles poncent et montent en bijoux. Ces derniers sont vendus dans le monde entier, ce qui leur permet à la fois de gagner leur vie et de distribuer des symboles de leur foi en Christ.

À l’époque néotestamentaire, on avait pour coutume de cacher ses biens les plus précieux dans des vases d’argile sans intérêt. Paul indique d’ailleurs que le trésor de l’Évangile est contenu dans la fragilité humaine des disciples de Christ: des vases de terre (2 Co 4.7). Il laisse entendre par là que le faible vase - et même parfois brisé - de notre vie peut en fait révéler la puissance de Dieu par contraste avec nos imperfections.

Si Dieu habite les morceaux imparfaits et brisés de notre vie, l’espoir empreint de guérison dont s’accompagne sa puissance est souvent plus visible aux yeux des autres. Oui, l’œuvre réparatrice qu’il opère dans notre cœur y laisse souvent les cicatrices des cassures. Reste que ces lignes retraçant notre apprentissage sont les gravures de notre être qui rendent les attributs de Dieu plus visibles aux yeux des autres. — Elisa Morgan

Le brisement du cœur peut conduire à la plénitude.

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2 août • Lisez > 1 Jean 3.11-18

La confession du professeur

Nous avons connu l’amour, en ce qu’il [Jésus-Christ] a donné sa vie pour nous.
1 Jean 3.16

Horrifié par les mauvaises habitudes d’écriture de ses élèves, l’auteur célèbre et professeur de collège David Foster Wallace a réfléchi aux moyens d’améliorer leurs aptitudes. C’est alors qu’une question saisissante l’a interpellé: Pourquoi un étudiant écouterait-il quelqu’un «d’aussi suffisant, étroit, arrogant [et] condescendant» que moi ? Il savait avoir un problème d’orgueil.

Ce professeur pouvait changer et l’a fait, mais sans jamais avoir la possibilité de devenir l’un de ses élèves. Pourtant, quand Jésus est venu sur la terre, il nous a montré à quoi ressemble l’humilité en devenant l’un d’entre nous. Franchissant toutes sortes de barrières, Jésus a pris sa place partout en servant, en enseignant et en faisant la volonté de son Père.

Même au moment de sa crucifixion, Jésus a prié que son Père pardonne à ses bourreaux
(Lu 23.34). Alors qu’il peinait à respirer, il a donné la vie éternelle à un criminel à l’agonie se trouvant à côté de lui (v. 42-43).

Pourquoi Jésus a-t-il agi ainsi ? Pourquoi est-il resté au service de gens comme nous jusqu’à la fin ? Par amour, comme l’apôtre Jean nous l’indique sans détour «Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous» , avant de préciser ce qui doit en résulter «[Nous] aussi, nous devons donner notre vie pour les frères» (1 Jn 3.16).

Son amour des plus puissants, qui a poussé Jésus à mourir pour nous, vainc notre orgueil, notre arrogance et notre condescendance. — Timothy Gustafson

Jésus nous a aimés au point de se faire serviteur.

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3 août • Lisez > Ésaïe 26.19

Paix et confiance

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point.
Jean 14.27

A l’âge de six ans, j’ai fait pour la première fois une balade en montagnes russes avec mes frères aînés. Dès que nous avons pris un virage à vive allure, je me suis mis à crier «Arrêtez ça tout de suite ! Je veux débarquer !» Bien entendu, cela ne s’est pas produit, et j’ai dû subir cette expérience affolante jusqu’à la fin, cramponné de toutes mes forces à la voiturette.

Il arrive parfois que la vie nous semble être une virée en montagnes russes, avec des descentes abruptes et des virages en épingle à cheveux auxquels nous ne nous attendions pas. Lorsque des difficultés surgissent soudain devant nous, la Bible nous rappelle que le mieux consiste à mettre notre foi en Dieu. À une époque tumultueuse où l’on menaçait d’envahir son pays, le prophète Ésaïe, inspiré par l’Esprit, a discerné cette puissante promesse émanant du Seigneur «À celui qui est ferme dans ses sentiments tu assures la paix, la paix, parce qu’il se confie en toi» (És 26.3).

La paix que notre Sauveur nous procure lorsque nous nous tournons vers lui « surpasse toute intelligence » (Ph 4.7). Je n’oublierai jamais ce que m’a dit un soir une femme atteinte du cancer après qu’un groupe de gens de mon Église ait prié pour elle « J’ignore ce qui se produira, mais je sais que tout ira bien pour moi, parce que le Seigneur était là parmi nous ce soir. »

La vie comporte son lot de difficultés, mais notre Sauveur, qui nous aime plus que la vie, les transcende toutes. — James Banks

Jésus est notre paix.

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4 août • Lisez > Psaume 66.8-12

S’entraîner à vivre

Car tu nous as éprouvés, ô Dieu ! Tu nous as fait passer au creuset comme l’argent,
Psaume 66.10

Mon entraînement se passait mal, si bien que ma dernière course de fond s’est avérée particulièrement décevante. J’en ai fait la moitié en marchant, et j’ai même dû m’asseoir une fois. J’avais l’impression d’avoir échoué un petit test.

Puis je me suis rappelé que c’était justement le but de tout entraînement. Il ne s’agissait pas de réussir un test ou d’obtenir une note. Ce n’était qu’une chose que je devais faire, encore et encore, pour gagner en endurance.

Peut-être vous sentez-vous mal à l’aise par rapport à une épreuve que vous vivez. Dieu permet que nous traversions des périodes éprouvantes pour améliorer notre musculature spirituelle et augmenter notre endurance. Du même coup, il nous enseigne à compter sur lui, et il nous purifie pour nous rendre saints, afin que nous devenions plus semblables à Christ.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le psalmiste ait loué Dieu de ce qu’il avait raffiné les Israélites en les faisant passer par l’épreuve du feu et de l’eau (Ps 66.10-12), soumis à l’esclavage et à l’exil. Dieu les a non seulement gardés et conduits dans un lieu d’une grande abondance, mais encore il les a purifiés chemin faisant.

Durant l’épreuve, nous pouvons compter sur Dieu pour nous procurer force et persévérance. Il profite de nos périodes les plus éprouvantes pour nous raffiner. — Leslie Kom

Les périodes de mise à l’épreuve de la foi peuvent l’affermir.

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5 août • Lisez > Colossiens 4.26

User de grâce

Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun.
Colossiens 4.6

Le Tournoi de golf des maîtres des États-Unis a vu le jour en 1934, et depuis, seuls trois golfeurs l’ont remporté deux années consécutives. Le 10 avril 2016, on voyait déjà le jeune Jordan Spieth de 22 ans devenir le quatrième. Cependant, son jeu s’est détérioré au fil des neuf derniers trous, l’amenant à finir à égalité en deuxième position. Malgré sa défaite décevante,Spieth s’est montré très cordial envers le champion du tournoi, Danny Willett, le félicitant pour sa victoire et la naissance de son premier enfant, quelque chose de « plus important que le golf ».

Dans The New York Times, Karen Krouse a écrit à ce sujet «Il faut avoir de la grâce pour voir l’image dans son ensemble sitôt après avoir dû assister à une cérémonie de remise d’un trophée en regardant quelqu’un d’autre faire prendre sa photo », ce à quoi Krouse a ajouté
« Spieth a raté des coups toute la semaine, mais son caractère en est sorti indemne.»

Paul a exhorté ainsi les disciples de Jésus à Colosses: «Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, et rachetez le temps. Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun» (Col 4.5-6).

Ayant reçu en cadeau la grâce de Dieu, nous avons le privilège et pour vocation d’en user en toute situation, gagnante ou perdante. — David Mccasland

Les paroles empreintes de grâce sont toujours de mise.

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6 août • Lisez > Exode 34.29-35

Refléter l’amour de Dieu

Moïse descendit de la montagne du Sinaï [...] et il ne savait pas que la peau de son visage rayonnait, parce qu’il avait parlé avec l’Éternel.
Exode 34.29

J’ai eu le privilège de prendre soin de ma mère durant ses traitements en maison de convalescence pour personnes atteintes du cancer. Or, même durant ses pires journées, elle lisait la Bible et priait pour les autres avant de sortir du lit.

Elle passait chaque jour du temps avec Jésus, à exprimer sa foi par sa dépendance envers Dieu, ses gentillesses, ainsi que son désir d’encourager les gens et de prier pour eux. Sans jamais se rendre compte que la grâce bienveillante de Dieu illuminait son sourire, elle a communiqué l’amour de Dieu à son entourage jusqu’au jour où il l’a rappelée à lui.

Après avoir passé quarante jours et quarante nuits à communier avec Dieu (Ex 34.28), Moïse est redescendu de la montagne du Sinaï. Il était tout à fait inconscient que les moments intimes passés avec le Seigneur avaient changé son apparence (v. 29). Toutefois, les Israélites pouvaient voir que Moïse s’était entretenu avec Dieu (v. 30-32). Il a continué par la suite à rencontrer Dieu et à influencer la vie des gens de son entourage (v. 33-35).

Il se peut qu’au fil du temps nos instants avec Dieu opèrent en nous une transformation à notre insu et qui ne deviendra jamais aussi apparente qu’elle l'était sur le visage rayonnant de Moïse. Reste qu’en passant du temps avec Dieu et en lui cédant notre vie de plus en plus chaque jour, nous pouvons refléter son amour. Dieu peut attirer des gens plus près de lui grâce à la manifestation de sa présence en nous et par nous. — Xochitl Dixon

La communion intime avec Dieu nous change et attire les gens à lui.

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7 août • Lisez > Marc 10.28-31; Jean 10.9-10

Une vie d’abondance

[Je] suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance.
Jean 10.10

Lorsque je suis passée voir la famille de ma sœur, mes neveux se sont empressés de me montrer leur nouveau système de corvées, formé d’une série de tableaux Choropoly. Chaque tableau électronique coloré leur permet de faire le suivi de leurs corvées. Toute tâche bien faite autorise les enfants à appuyer sur un bouton vert, ajoutant ainsi des points à leur compte «dépenses». Tout méfait, comme laisser la porte arrière ouverte, leur impose une amende déduite de leur total. Étant donné qu’un total élevé mène à de formidables récompenses comme du temps à passer à l’ordinateur -et que les méfaits mènent à la réduction de ce total -, mes neveux se sentent maintenant motivés à faire leurs corvées et à garder la porte fermée !

Ce système ingénieux m’a fait dire en blaguant que j’aimerais bien posséder un outil motivant aussi enthousiasmant ! Reste que, bien entendu, Dieu nous a procuré la motivation. Plutôt que de simplement exiger notre obéissance, Jésus nous a promis que, si nous consacrions notre vie à le suivre, bien qu’elle nous coûterait, cette vie serait aussi faite d’abondance (Jn 10.10). Vivre dans son royaume pour l’éternité vaut «au centuple» le prix à payer maintenant (Mc 10.29-30).

Il y a de quoi se réjouir du fait de servir un Dieu généreux, qui ne récompense ni ne punit selon des mérites humains. Il accepte de bon gré nos faibles efforts, se montrant patient et juste envers tous (Voir Mt 20.1-16). Servons-le donc aujourd’hui comme il le mérite. — Monica Brands

Suivre Jésus procure une vie riche et satisfaisante.

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8 août • Lisez > Marc 10.42-52

À la disposition de tous

Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.
Marc 10.45

Dans notre culture obsédée par la célébrité, il n’y a rien d’étonnant à ce que les entrepreneurs commercialisent «les célébrités à titre de produits... leur permettant de vendre des instants de leur vie privée et leur attention». Dans un article publié par The New Yorker, Vauhini Vara indiquait que pour 15 000 $, on pouvait rencontrer la chanteuse Shakira, et que pour 12 000 $, on pouvait déjeuner avec le célèbre chef Michael Chiarello.

Beaucoup de gens ont traité Jésus comme une célébrité en écoutant ses enseignements, en observant ses miracles et en cherchant à obtenir leur guérison d’un simple toucher. Jésus ne s’est jamais pour autant montré suffisant ou distant, restant toujours à la disposition de tous. Quand Jacques et Jean ont rivalisé entre eux pour obtenir une position de choix dans son royaume à venir, Jésus a rappelé à tous ses disciples «Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur , et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous» (Mc 10.43-44).

Peu après, Jésus a forcé le cortège qui le suivait à s’arrêter pour demander à un mendiant aveugle «Que veux-tu que je te fasse ?» À cela, l’homme a répondu «Rabbouni [...] que je recouvre la vue.» Or, il l’a recouvrée à l’instant même et s’est mis du coup à suivre Jésus
(v. 53).

Comme notre Dieu-Serviteur, usons aujourd’hui de compassion envers les gens de notre entourage et tenons-nous à leur disposition. — David Mccasland

Imitez Jésus en tendant la main aux plus démunis.

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9 août • Lisez > Exode 32. 21-32

Le cœur de Christ

Pardonne maintenant leur péché ! Sinon, efface-moi de ton livre que tu as écrit.
Exode 32.32

Un journaliste australien ayant passé 400 jours dans une prison égyptienne a exprimé un mélange d’émotions à sa sortie. Bien que se reconnaissant soulagé de sa remise en liberté, il a dit s’inquiéter énormément pour les amis qu’il laissait derrière lui. Il a affirmé avoir trouvé extrêmement difficile de faire ses adieux à ses collègues journalistes qui s’étaient fait arrêter et emprisonner avec lui, ne sachant combien de temps encore ils resteraient détenus.

Moïse a lui aussi exprimé l’angoisse que lui inspirait le fait de devoir laisser des amis derrière lui. Devant la possibilité de perdre le frère, la sœur et le peuple qui avaient adoré le veau d’or durant sa rencontre avec Dieu sur la montagne du Sinaï (Ex 32.11-14), il a intercédé pour eux. Témoignant de son amour profond, il a supplié Dieu ainsi: «Pardonne maintenant leur péché ! Sinon, efface-moi de ton livre que tu as écrit» (v. 32).

L’apôtre Paul a ultérieurement exprimé une préoccupation comparable envers sa famille, ses amis et son peuple. Triste de leur refus de croire à Jésus, Paul s’est dit prêt à renoncer à sa propre relation avec Christ si un tel amour pouvait sauver ses frères et sœurs (Ro 9.3).

En y réfléchissant, on peut voir que Moïse et Paul exprimaient tous les deux le cœur de Christ. Toutefois, l’amour qu’ils ne pouvaient qu’éprouver et le sacrifice qu’ils ne pouvaient qu’offrir, Jésus les a accomplis - afin d’être avec nous pour l’éternité. — David Mccasland

Prendre soin d’autrui honore l’amour que Jésus nous porte.

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10 août • Lisez > Psaume 80

Le visage de notre Père

Ô Dieu, relève-nous ! Fais briller ta face, et nous serons sauvés !
Psaume 80.4

Je me rappelle que le visage de mon père était impénétrable. C’était un homme bon, mais stoïque et très réservé. Enfant, je scrutais souvent son visage, cherchant à y discerner un sourire ou un autre signe d’affection. Notre visage nous représente. Les sourcils froncés, un air renfrogné, un sourire et les yeux plissés révèlent ce que nous éprouvons envers les autres. Notre visage est notre «expression de soi».

Asaph, l’auteur du Psaume 80, était désespéré et tenait à voir le Seigneur en face. En regardant vers le nord depuis son promontoire à Jérusalem, il a vu la nation sœur de Juda, Israël, crouler sous le poids de l’Empire assyrien. Or, sa nation-tampon disparue, Juda s’est retrouvée menacée d’invasion de tous côtés: l’Assyrie par le nord, l’Égypte par le sud, et les nations arabes par l’est. Juda était ainsi surpassée en nombre et en force.

Le constatant, Asaph a exprimé la somme de ses craintes sous forme de prière, qu’il a répétée trois fois (80.3,7,19) «Fais briller ta face, et nous serons sauvés !» (Autrement dit, fais-moi voir ton sourire.)

Il convient de tourner le dos à nos craintes pour chercher la face de notre Père céleste. Le meilleur moyen de voir le visage de Dieu consiste à contempler la croix. La croix est son «expression de soi» (Jn 3.16).

Alors sachez ceci: quand votre Père vous regarde, il arbore un large et merveilleux sourire. Vous êtes donc en toute sécurité auprès de lui ! — David H. Roper

L’amour divin est aussi large que les bras ouverts du Crucifié.

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11 août • Lisez > Jean 11.21-35

Si seulement...

Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
Jean 11.32

Tandis que nous sortions du parking, mon mari a ralenti la voiture pour laisser passer une jeune femme à vélo. Lorsque Tom lui a fait signe de passer devant nous, elle lui a souri, l’a salué de la main et a passé son chemin. Quelques instants plus tard, le conducteur d’un BUS garé non loin a ouvert sa portière à toute volée, projetant ainsi la jeune cycliste au sol. Les jambes ensanglantées, elle a éclaté en sanglots à la vue de son vélo tordu.

Plus tard, nous avons réfléchi à cet accident: Si seulement nous l’avions fait attendre... Si seulement le conducteur avait regardé avant d’ouvrir sa portière...
Si seulement... Les difficultés nous entraînent dans un cycle de doute. Si seulement j’avais su que mon enfant fréquentait des adolescents buveurs... Si seulement nous avions découvert le cancer plus tôt...

Lorsque surgissent des problèmes inattendus, il nous arrive parfois de douter de la bonté de Dieu. Il se peut même que nous éprouvions alors le même désespoir que Marthe et Marie ont vécu à la mort de leur frère. Si seulement Jésus était venu dès qu’il a découvert que Lazare était malade ! (Jn 11.21,32.)

À l’instar de Marthe et de Marie, nous ne comprenons pas toujours pourquoi il nous arrive des coups durs. Nous pouvons néanmoins nous appuyer alors sur le fait de savoir que Dieu agit ainsi pour notre bien. En toute situation, nous pouvons compter sur la sagesse de notre Dieu fidèle et bienveillant. — Cindy Hess Kasper

Au cœur des ténèbres, notre foi doit être véritable. Spurgeon

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12 août • Lisez > Deutéronome 8.6-18

Reconnaissant pour tout

Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l’Éternel, ton Dieu, pour le bon pays qu’il t’a donné.
Deutéronome 8.10

En Australie, il faut parfois conduire pendant des heures pour se rendre d’une ville à l’autre et la fatigue risque alors de causer des accidents. Pour la durée des fêtes de fin d’année, on aménage donc des haltes de repos le long des principales autoroutes, où des bénévoles offrent du café gratuit pour tenir les automobilistes bien éveillés. Ma femme, Merryn, et moi en sommes venus à prendre plaisir à ces arrêts au fil de nos longs trajets là-bas.

Durant un certain voyage, nous nous sommes arrêtés et sommes allés commander notre café. Une préposée nous a alors tendu deux tasses de café, puis nous a réclamé deux dollars. Quand je lui ai demandé pourquoi, elle a désigné du doigt la mention en petits caractères sur le panneau. À cette halte, seul le conducteur pouvait obtenir un café gratuit, ceux des passagers devaient être payés. Irrité, je lui ai dit qu’il s’agissait d’une fausse publicité, je lui ai remis deux dollars, puis je suis parti. De retour à la voiture, Merryn m’a fait remarquer mon erreur j’avais changé un cadeau en un dû et je m’étais montré ingrat par rapport à ce que j’avais reçu. Elle avait raison.

Lorsque Moïse a conduit les Israélites en Terre promise, il les a exhortés à user de gratitude (De 8.10) afin d’éviter que leur prospérité les amène à s’estimer en droit de recevoir la faveur de Dieu (v. 17-18). C’est ainsi que les Juifs ont acquis l’habitude de remercier Dieu pour chaque repas, aussi petit soit-il, car tout est un cadeau à leurs yeux.
Je suis donc retourné m’excuser auprès de la préposée. — Sherdian Voysey

Soyez reconnaissant à Dieu même pour le plus petit des dons.

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13 août • Lisez > Habakuk 3.16-19

De la peur à la foi

L’Éternel, le Seigneur, est ma force; il rend mes pieds semblables à ceux des biches.
Habakuk 3.19

Le pronostic de son cancer lui est tombé comme une pierre au fond du cœur. Son monde s’est arrêté de tourner à la pensée de son mari et de ses enfants. Ils avaient prié avec zèle, dans l’espoir d’une issue différente. Qu’allaient-ils faire ? Les joues baignées de larmes, elle a alors déclaré d’une voix douce «Mon Dieu, cette situation échappe à notre volonté. Je te prie d’être notre force.»
Que faire si le pronostic est dévastateur et la situation échappe à notre volonté ? Vers où nous tourner quand les choses semblent désespérées ?

La situation du prophète Habakuk échappait à sa volonté et le terrifiait. Le jugement à venir serait catastrophique (Ha 3.16-17). Pourtant, plongé en plein chaos, Habakuk a choisi de vivre par la foi (2.4) et de se réjouir en Dieu (3.18). Il n’a pas mis sa confiance et sa foi dans sa situation, ses capacités ou ses ressources, mais dans la bonté et la grandeur de Dieu. Cette confiance l’a d’ailleurs incité à déclarer «L’Éternel, le Seigneur, est ma force , il rend mes pieds semblables à ceux des biches, et il me fait marcher sur mes lieux élevés» (v. 19).

Face à une situation éprouvante - la maladie, une crise familiale, des difficultés financières - nous aussi n’avons qu’à mettre notre foi et notre confiance en Dieu. Quoi que nous devions affronter, il est là avec nous. — Karen Wolf

En situation difficile, comptons sur Dieu pour nous fortifier.

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14 août • Lisez > Matthieu 18.1-10

L’amour envers les enfants

Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.
Matthieu 19.14

Thomas Barnado est entré en faculté de médecine au London Hospital en 1865. En découvrant que de nombreux enfants abandonnés mouraient dans les rues de Londres, il a créé des foyers pour les enfants pauvres des quartiers est, sauvant ainsi quelque 600 000 garçons et filles de la misère et peut-être d’une mort précoce. Le théologien et pasteur John Stott a dit «De nos jours, on pourrait l’appeler:le saint patron des enfants de la rue.»

Jésus a dit «Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent» (Mt 19.14). Imaginez un peu l’étonnement des foules - et celui des disciples mêmes de Jésus - en le lui entendant dire. Dans l’Antiquité, les enfants avaient peu de valeur et l’on en faisait peu de cas. Cela n’a toutefois pas empêché Jésus de les accueillir, de les bénir et de leur accorder du prix.

Jacques, un auteur néo-testamentaire, a lancé un défi aux disciples de Christ: «La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins [...] dans leurs afflictions» (Ja 1.27). De nos jours, les enfants issus de toutes les couches de la société, de toutes les origines et de tous les milieux familiaux sont eux aussi exposés à la négligence, à la traite des personnes, à la maltraitance, à la toxicomanie et autres. Comment honorer le Père qui nous aime en témoignant de sa tendresse aux petits enfants que Jésus accueille ? —
Bill Crowder

Soyez une expression vivante de l’amour de Jésus.

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15 août • Lisez > Psaume 91

Sous ses ailes

Il te couvrira de ses plumes, et tu trouveras un refuge sous ses ailes.
Psaume 91.4

En matière de protection, je ne pense pas automatiquement aux plumes d’oiseau. Bien que ces plumes puissent sembler constituer une faible forme de protection, les apparences sont trompeuses.

Les plumes d’oiseau sont un formidable exemple des desseins de Dieu. Elles ont un côté lisse et un autre duveteux. Le premier se compose de dents raides munies de petits crochets qui les imbriquent les unes dans les autres comme les dents d’une fermeture éclair. Le second sert à garder l’oiseau bien au chaud. Ensemble, les deux côtés de ses plumes le protègent du vent et de la pluie. Par contre, comme beaucoup d’oisillons portent un duvet ras et que leurs plumes ne se sont pas encore pleinement développées, une mère oiseau doit les couvrir de ses plumes dans son nid pour les en protéger.

L’image de Dieu nous «[couvrant] de ses plumes», dans le Psaume 91.4 et d’autres passages bibliques (voir Ps 17.8), évoque la consolation et la protection. On s’imagine tout de suite une mère oiseau couvrant ses petits de ses plumes. Comme un parent dont les bras sont un lieu sûr où se mettre à l’abri d’une tempête affolante ou d’une blessure, la présence réconfortante de Dieu nous procure un refuge contre les tempêtes émotionnelles de la vie.

Même s’il nous arrive d’affronter des problèmes et d’avoir le cœur brisé, nous pouvons tout surmonter dans la mesure où nous avons le regard tourné vers Dieu. Il est notre «refuge»
(Ps 91.2,4,9). — Linda Washington

Quand la peur teste votre espoir, réfugiez-vous à genoux devant Dieu.

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16 août • Lisez > Nombres 13.25-14.9

La foi, et non la peur

[L’Éternel] est avec nous, ne les craignez point !
Nombres 14.9

« On a offert à mon mari une promotion dans un autre pays, mais comme je redoutais de quitter notre maison, il a décliné l’offre à contrecœur », m’a dit mon amie. Elle m’a expliqué que l’appréhension que lui inspirait un changement d’une telle envergure l’avait empêchée de se lancer dans une nouvelle aventure et qu’il lui arrivait parfois de se demander ce dont elle les avait privés en refusant de déménager.

Les Israélites ont laissé leurs angoisses les paralyser lorsque Dieu les a appelés à s’installer dans un pays riche au sol fertile où coulaient «le lait et le miel»(Ex 33.3). En entendant parler des habitants puissants de ses grandes villes (v. 27), ils se sont mis à craindre d’y emménager. La majorité des Israélites ont ainsi refusé d’obéir à leur appel à entrer dans ce pays.

Josué et Caleb les ont toutefois exhortés à faire confiance au Seigneur « [L’Éternel] est avec nous, ne les craignez point ! » (v.9.) Même si les habitants du pays passaient pour des géants à leurs yeux, les Israélites pouvaient compter sur la présence de Dieu à leurs côtés.

Mon amie n’a pas reçu l’ordre d’aller s’installer dans un autre pays, comme cela avait été le cas des Israélites, mais elle a regretté d’avoir laissé la peur les priver de cette occasion. Et vous, faites-vous face à une situation déstabilisante ? Si c’est le cas, sachez que le Seigneur est avec vous et vous guidera. Grâce à son amour infaillible, nous pouvons aller de l’avant avec foi. — Amy Boucher Pye

La peur peut paralyser, alors que la foi pousse à suivre Dieu.

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17 août • Lisez > Michée 4.15

Promesse d’un lieu paisible

Ils habiteront chacun sous sa vigne et sous son figuier, et il n’y aura personne pour les troubler.
Michée 4.4

Dans le monde actuel, les réfugiés - des gens qui ont dû quitter leur foyer à cause de conflits armés ou de persécution - ont atteint le nombre record de soixante-cinq millions. L’ONU a adressé une pétition aux chefs d’État pour qu’ils unissent leurs efforts afin d’accueillir des réfugiés de sorte que chaque enfant reçoive une éducation, que chaque adulte trouve un bon travail et que chaque famille ait un toit au-dessus de sa tête.

Le rêve de créer des foyers pour réfugiés en crise me rappelle une promesse que Dieu a faite à la nation de Juda lorsque les troupes impitoyables d’Assyrie ont menacé de détruire ses habitations. Le Seigneur a alors demandé au prophète Michée de la prévenir qu’elle allait perdre son temple et sa ville chérie de Jérusalem, mais en lui promettant aussi un avenir lumineux au-delà de ce deuil.
Le jour viendra, nous dit Michée, où Dieu attirera à lui les peuples du monde entier. Toute violence cessera. Les armes de guerre se changeront en outils de ferme. De plus, quiconque répondra à l’appel de Dieu trouvera un foyer paisible et une vie productive au sein de son royaume (4.3-4).

Pour beaucoup de gens, et peut-être pour vous aussi, habiter en lieu sûr constitue plus un rêve qu’une réalité. Nous pouvons toutefois compter sur la promesse que Dieu a faite dans l’Antiquité de procurer une demeure à toutes les nations, alors même que nous attendons, travaillons et prions pour que ces foyers paisibles deviennent réalité. — Amy Peterson

Dieu promet à ses enfants un lieu paisible dans son royaume.

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18 août • Lisez > Psaume 100

Oeuvre originale

Sachez que l’Éternel est Dieu ! C’est lui qui nous a faits, et nous lui appartenons.
Psaume 100.3

Chacun de nous est une œuvre originale émanant de la main de Dieu. Personne n’est fils de ses propres œuvres. Personne n’est jamais devenu talentueux, chevronné ou brillant par lui-même. Chacun est la création de Dieu seul. Il nous a imaginés et formés grâce à son amour indescriptible.

Dieu vous a créé corps, âme et esprit. Et il n’en a pas terminé avec vous; il poursuit son œuvre en vous. Son seul but est de nous amener à la maturité «Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ»(Ph 1.6). Dieu vous rend plus courageux, plus fort, plus pur, plus serein, plus bienveillant, moins égoïste - autrement dit, il fait de vous le genre de personne que vous avez peut-être toujours voulu être.

«Car l’Éternel est bon, sa bonté dure toujours, et sa fidélité de génération en génération»
(Ps 100.5). Dieu vous a toujours aimé («toujours.» va dans les deux sens), et il vous restera fidèle jusqu’à la fin.

Vous avez reçu un amour éternel et un Dieu qui ne vous abandonnera jamais. Voilà une bonne raison de vous réjouir et de «[venir] avec allégresse en sa présence» (v. 2) !

Si vous ne savez pas chanter, contentez-vous de vous exclamer: «Poussez vers l’Éternel des cris de joie» (v. 1). — David H. Roper

Si l’on cultive sa foi, la croissance spirituelle se fera.

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19 août • Lisez > Jean 16.16-22

De la tristesse à la joie

[Vous] serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie.
Jean 16.20

La grossesse de Kelly présentait des complications, et les médecins s’en sont inquiétés. Au cours de son long accouchement, ils ont décidé de l’emmener à toute allure subir une césarienne. Malgré cette épreuve, Kelly a vite oublié ses douleurs lorsqu’elle a tenu son fils nouveau-né dans ses bras. La joie avait remplacé l’angoisse.

«La femme, lorsqu’elle enfante, éprouve de la tristesse, parce que son heure est venue , mais, lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance, à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde» (Jn 16.21). Jésus s’est servi de cette illustration pour convaincre ses disciples que, même s’ils étaient tristes de le voir partir sous peu, leur tristesse se changerait en joie lorsqu’ils le reverraient (v. 20-22).

Jésus faisait allusion à sa mort et à sa résurrection, ainsi qu’à ce qui s’ensuivrait. Après sa résurrection, à la grande joie de ses disciples, Jésus a passé quarante jours de plus à marcher avec eux et à les instruire avant de monter au ciel en les quittant de nouveau (Ac 1.3). Pourtant, Jésus ne les a pas abandonnés à leur chagrin, puisque le Saint-Esprit allait les remplir de joie (Jn 16.7-15; Ac 13.52).

Sans jamais avoir vu Jésus face à face, en tant que croyants, nous avons l’assurance qu’un jour cela se fera et que nous oublierons alors nos angoisses actuelles. D’ici là, le Seigneur ne nous laisse toutefois pas sans joie, puisqu’il nous a donné son Esprit (Ro 15.13; 1 Pi 1.8-9). — Alyson Kieda

Un jour, notre chagrin se changera en joie.

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20 août • Lisez > Esther 8.11-17

Le virage

Il n’y avait pour les Juifs que bonheur et joie, allégresse et gloire.
Esther 8.16

S’adressant aux gens réunis à l’occasion des funérailles d’un vétéran âgé, le pasteur se demandait où le défunt pouvait bien se trouver. Au lieu de leur expliquer comment connaître Dieu, il s’est mis à spéculer au sujet de choses n’apparaissant nulle part dans la Bible. Où est l’espoir ? me suis-je alors dit.

Puis il a fini par nous inviter à chanter un dernier cantique. S’étant levés pour entonner «Dieu tout-puissant», les gens se sont mis à louer Dieu du plus profond de leur âme. En quelques instants à peine, l’atmosphère ambiante avait changé du tout au tout. Soudain, au milieu du troisième couplet, mes émotions ont submergé ma voix, à ma grande surprise.

Avant le début de ce merveilleux cantique, je m’étais demandé si Dieu allait ou non se présenter à ces funérailles. En réalité, il ne nous quitte jamais. Et un simple coup d’œil au livre d’Esther suffit à nous révéler cette vérité. Les Juifs étaient en exil, et des gens puissants voulaient leur mort. Durant leur heure la plus sombre, un roi impie a toutefois accordé à ces Israélites esclaves de se défendre contre ceux qui cherchaient leur perte (Est 8.11-13). Une défense triomphale et une célébration s'en sont suivies (9.17-19).

On ne devrait jamais s’étonner de voir apparaître Dieu dans les paroles d’un cantique chanté lors d’un service funèbre. Après tout, le Seigneur a changé une tentative de génocide en célébration et une crucifixion en résurrection et en salut ! — Timothy Gustafson

Notre grand Dieu se présente souvent à nous de manière inattendue.

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21 août • Lisez > Psaume 46.1-12

Arrêtez

L’Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite.
Psaume 46.12

Nous avons généré plus d’information au cours des cinq dernières années qu’au cours de tout le reste de l’Histoire, et nous continuons d’en être sans cesse bombardés» (Daniel Levitin, auteur du livre The Organized Mind: Thinking Straight in the Age of Information Overload). Levitin écrit: «Dans un sens, nous devenons dépendants de l’hyperstimulation.» Cette vague constante de nouvelles et de connaissances menace de dominer notre esprit. Dans notre société assiégée par les médias, il est de plus en plus difficile de trouver le temps de garder le silence, de réfléchir et de prier.

Le Psaume 46.11 «Arrêtez, et sachez que je suis Dieu» nous rappelle la nécessité de prendre le temps de nous centrer sur le Seigneur. Bon nombre de gens considèrent «un culte personnel» comme un élément essentiel de leur journée, car il leur sert à lire la Bible, à prier, ainsi qu’à méditer sur la bonté et la grandeur de Dieu.

Comme pour l’auteur du Psaume 46, vivre en sachant que «Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse» (v. 1) nous permet d’être «sans crainte» (v.2), de nous fermer à notre monde tumultueux pour nous ouvrir à la paix de Dieu, d’avoir l’assurance tranquille que notre Seigneur est aux commandes (v. 11)
Malgré tout le chaos qui nous entoure parfois, nous pouvons puiser paix et force dans l’amour et la puissance de notre Père céleste. — David Mccasland

Chaque jour, nous devons nous arrêter et écouter le Seigneur.

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22 août • Lisez > Jean 4.35-38

Prêt pour la moisson

[Levez] les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.
Jean 4.35

Vers la fin de l’été, nous sommes allés marcher dans la New Forest, en Angleterre, où nous avons pris plaisir à cueillir des mûres sauvages tout en regardant les chevaux gambader à proximité. Tandis que je savourais l’abondance de ces bons petits fruits que d’autres y avaient fait pousser peut-être de nombreuses années auparavant, je me suis remémoré les paroles que Jésus a adressées à ses disciples «Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n’avez pas travaillé» (Jn 4.38).

J’aime la générosité du royaume de Dieu qui se reflète dans ces paroles. Le Seigneur nous permet de jouir du fruit du travail d’un autre, comme c’est le cas lorsque nous parlons de notre amour pour Jésus à une amie dont la famille prie pour elle depuis des années sans que nous le sachions. Les limites que sous-entendent les paroles de Jésus me plaisent aussi, car il est possible que nous semions aussi ce qu’un autre récoltera. Nous pouvons donc nous consacrer aux tâches sans les appréhender ni croire à tort que leurs résultats relèvent de notre responsabilité. Après tout, l’œuvre de Dieu ne dépend pas de nous. Il dispose de toutes les ressources nécessaires à une récolte abondante, et nous sommes privilégiés d’y avoir notre rôle à jouer.

Je me demande quels champs prêts à être moissonnés s’étendent devant vous. Devant moi. Suivons donc la directive de Jésus empreinte d’amour: «[Levez] les yeux, et regardez les champs» (v. 35). — Amy Boucher Pye

Il se peut que nous récoltions ce que d’autres ont semé.

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23 août • Lisez > Psaume 32.1-11

Notre culpabilité a disparu

J’ai dit: J’avouerai mes transgressions à l’Éternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché.
Psaume 32.5

Enfant, j’ai invité une amie à venir dans une boutique de cadeaux de mon quartier. Elle m’a alors choquée en fourrant des barrettes dans ma poche avant de me tirer par la manche jusqu’à nous faire sortir de là sans les payer. La culpabilité m’a rongée pendant toute une semaine avant que j’en parle à ma mère, j’ai alors laissé échapper ma confession aussi vite que mes larmes.

Attristée de ne pas avoir su résister à mon amie, j’ai rapporté les articles volés, je me suis excusée et j’ai promis de ne plus jamais rien voler. Le propriétaire m’a dit de ne jamais revenir dans sa boutique. Par contre, comme ma mère m’avait pardonné et m’avait assuré que j’avais fait de mon mieux pour redresser mes torts, j’ai dormi en paix cette nuit-là.

Le roi David a lui aussi trouvé le repos du pardon que procure la confession (Ps 32.1-2). Il avait tu ses péchés contre Bath-Shéba et Urie (2 S 11-12) jusqu’à ce que ses forces s’épuisent (Ps 32.3-4). Dès que David a renoncé à se taire, Dieu a toutefois effacé sa culpabilité (v.5). Il l’a protégé de la détresse et l’a entouré de chants de délivrance (v. 7), réjouissant ainsi David, car «celui qui se confie en l’Éternel est environné de sa grâce» (v. 10).

Nous ne pouvons pas choisir les conséquences de nos péchés ni contrôler les réactions des gens à notre confession et à notre demande de pardon. Cependant, Dieu peut nous donner de jouir de notre délivrance du péché et de la paix au moyen de la confession, en nous confirmant que notre culpabilité est effacée à tout jamais. — Xochitl Dixon

Quand Dieu nous pardonne, notre culpabilité disparaît.

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24 août • Lisez > Philippiens 2.1-11

Les intérêts des autres

[Que] l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes [...] au lieu de considérer [vos] propres intérêts.
Philippiens 2.3,4

Mon ami Jaime travaille pour une énorme société internationale. À son arrivée dans cette société, un homme est passé par son bureau, a amorcé une conversation avec lui et lui a demandé ce qu’il faisait là. Après avoir expliqué son travail à cet homme, Jaime s’est informé de son nom.
«Je m’appelle Rich», s’est-il fait répondre.
«Heureux de vous rencontrer, lui a répondu Jaime. Et vous, que faites-vous ici ?»
«Oh ! moi, je suis le propriétaire», de l’informer son visiteur.
Jaime s’est ainsi rendu compte que cette conversation toute simple constituait sa présentation à l’un des hommes les plus riches du monde.

À notre époque d’auto glorification et de célébration du «moi», cette anecdote peut nous rappeler les propos importants de Paul «Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire» (Ph 2.3). Les gens qui s’intéressent plus aux autres qu’à eux-mêmes possèdent les qualités que Paul mentionne.

En «[regardant] les autres comme étant au-dessus de [nous]-mêmes, nous imitons l’humilité de Christ (v. 3), qui est venu «non pour être servi, mais pour servir» (Mc 10.45). «[En] prenant une forme de serviteur» (Ph 2.7), nous adoptons «les sentiments qui étaient en Jésus-Christ» (v.5).
Dans nos interactions, ne veillons pas aujourd’hui seulement à nos propres intérêts, mais aussi à « ceux des autres » (v. 4). — Dave Branon

Servez Dieu en servant les autres.

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25 août • Lisez > Jacques 1.5-6, 12-15

Éloigné par un leurre

Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise.
Jacques 1.14

Durant l’été 2016, ma nièce m’a convaincue de jouer à Pokémon Go, un jeu auquel on joue sur un téléphone intelligent en utilisant sa caméra. Ce jeu a pour but de capturer de petites créatures appelées Pokémons. Quand l’une d’elles apparaît à l’écran, une balle rouge et blanche apparaît du même coup. Pour capturer un Pokémon, le joueur doit vite l’envoyer près de la balle du bout du doigt. Il est toutefois plus facile de capturer les Pokémons en ayant recours à un leurre pour les attirer.

Or, les Pokémons ne sont pas les seuls à se faire leurrer. Dans son épître, Jacques, frère de Jésus, nous rappelle que «chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise» (1.14, italiques pour souligner). Autrement dit, nos désirs agissent conjointement avec la tentation pour nous attirer sur le mauvais chemin. Bien que nous soyons tentés d’attribuer nos problèmes à Dieu ou même à Satan, le véritable danger réside en nous.

Il y a néanmoins une bonne nouvelle dont nous réjouir. Nous pouvons éviter de succomber à la tentation en parlant à Dieu de ce qui nous séduit. Même si «Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne», comme l’explique Jacques dans 1.13, il comprend le désir humain que nous avons de faire le mal. Pour y résister, il nous suffit donc de demander à Dieu de nous donner la sagesse qu’il nous a promise (1.16). — Linda Washington

Priez jusqu’à surmonter votre envie défaire le mal.

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26 août • Lisez > Luc 1.14

Le serpent et le tricycle

[J’ai] fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leur origine.
Luc 1.3

Pendant des années, j’ai raconté une anecdote datant de l’époque où mon frère et moi étions des bouts de chou au Ghana. Si je me rappelle bien, il avait garé notre vieux tricycle de fer sur un petit cobra. Le tricycle étant trop lourd pour qu’il s’en dégage, le serpent était resté pris sous la roue avant.

Or, après le décès de ma tante et de ma mère, nous avons découvert une lettre perdue depuis fort longtemps dans laquelle ma mère relatait l’incident. En réalité, c’est moi qui avais garé le tricycle sur le serpent, et mon frère avait couru le dire à maman. Son récit de témoin oculaire, écrit peu après que l’événement se soit produit, nous a ainsi révélé la vérité.

L’historien Luc savait l’importance de rendre des récits avec exactitude. Il a expliqué que «ceux qui ont été les témoins oculaires» de l’histoire de Jésus «nous ont transmis» son récit (Lu 1.2), avant de dire à Théophile: «[II] m’a aussi semblé bon, après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leur origine, de te les exposer par écrit d’une manière suivie [...] afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus»
(v. 3-4). Il en a résulté l’Évangile selon Luc. Puis, dans son introduction au livre des Actes, Luc a dit de Jésus: «Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves» (Ac 1.3).

Notre foi ne repose pas sur des ouï-dire ou des vœux pieux. Elle est enracinée dans la vie bien documentée de Jésus, qui est venu nous apporter la paix avec Dieu. Son histoire tient la
route. — Timothy Gustafson

La foi authentique est enracinée dans la raison.

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27 août • Lisez > Ésaïe 62.1-12

Rechercher assidûment

[Et] toi, on t’appellera recherchée, ville non délaissée.
Ésaïe 62.12

Chaque samedi, notre famille se réunit à la piste de course pour applaudir ma fille tandis qu’elle court avec son équipe de cross du lycée. Après avoir franchi la ligne d’arrivée, les athlètes se dispersent pour aller retrouver leurs coéquipières, leur entraîneur et leurs parents. Les spectateurs envahissent le groupe de finissantes - qui sont souvent plus de 300 -, ce qui rend difficile d’y repérer une personne en particulier. Nous survolons alors la foule d’un regard enthousiasmé jusqu’à ce que nous retrouvions notre fille chérie et l’enlacions, cette seule athlète que nous sommes venus voir.

Au terme des 70 années de captivité à Babylone, Dieu a ramené les Juifs à Jérusalem et en Juda. Ésaïe décrit toute la joie qu’ils procurent à Dieu, ainsi que le travail de préparation des grandes routes qui allaient servir à leur pèlerinage de retour à la maison et des portes devant les accueillir. Dieu réaffirme son appel en tant que nation sainte et restaure l’honneur de celle-ci au moyen d’un nouveau nom: «recherchée, ville non délaissée» (És 62.12). Il a fait sortir tous ses enfants de leur exil à Babylone pour les ramener à lui.

À l’instar des fils d’Israël, nous sommes nous aussi les bien-aimés de Dieu, qu’il a ardemment recherchés. Même si nos péchés nous ont un jour éloignés de lui, le sacrifice de Jésus nous ouvre le chemin de retour vers lui. Dieu cherche amoureusement chacun de nous parmi tous les autres, attendant de tout son cœur le jour où il nous serrera bien fort dans ses bras. — Kristen Holmberg

Dieu cherche ses enfants bien-aimés.

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28 août • Lisez > Psaume 41.13

Prêter attention

Heureux celui qui s’intéresse au pauvre !
Psaume 41.1

John Newton a écrit: «Si, en rentrant à la maison, je croise un enfant qui a perdu un sou et qu’en lui en donnant un autre je sèche ses larmes, j’ai le sentiment d’avoir accompli quelque chose. Je serai heureux de réaliser de plus grandes choses, mais sans pour autant négliger celle-là.»

De nos jours, il n’est pas difficile de trouver une personne ayant besoin d’être consolée:un commis d’épicerie fatigué de devoir tenir deux emplois pour joindre les deux bouts; une réfugiée ayant le mal du pays; une mère célibataire à qui une avalanche de problèmes a fait perdre espoir; un vieillard esseulé qui craint de ne plus servir à rien.

Mais que sommes-nous censés faire ? «Heureux celui qui s’intéresse au pauvre !» (Ps 41.1). Même si nous ne pouvons soulager de leur pauvreté les gens que nous croisons, nous pouvons néanmoins nous intéresser à eux, un verbe qui signifie «prêter attention».

Nous pouvons faire savoir aux gens que nous nous soucions d’eux, les traiter avec courtoisie et respect, même ceux qui se montrent irritables et lassants; les écouter attentivement se raconter à nous , prier pour eux ou avec eux, ce qui constitue le geste le plus utile et le plus apaisant de tous.
Rappelez-vous le vieux paradoxe que Jésus nous a donné «Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir» (Ac 20.35). Accorder notre attention aux gens nous rapporte gros, car nous ne saurions être plus heureux qu’en nous sacrifiant pour autrui. Intéressez-vous donc aux pauvres. — David H. Roper

Seule la vie donnée par amour en vaut la peine. Frederick Buechner

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29 août • Lisez > Galates 5.16-25

Du fruit en abondance

[Je] vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure.
Jean 15.16

Le printemps et l’été, j’admire les fruits qui poussent dans le jardin de nos voisins. Les vignes qu’ils y cultivent grimpent dans une clôture mitoyenne, puis produisent d’énormes grappes de raisins. Des branches chargées de prunes pourpres et d’oranges charnues pendent à notre portée.

Même si nous ne binons, n’ensemençons, n’arrosons et ne désherbons pas le sol de ce jardin, nos voisins partagent son abondance avec nous. Ils assument la responsabilité de soigner tout ce qu’il produit et nous permet de savourer une partie de leurs récoltes.

Les fruits qui poussent dans les arbres et les vignes d’à côté me rappellent une autre récolte dont je profite et dont le peuple de Dieu enrichit ma vie. Il s’agit de la moisson du fruit de l’Esprit.

Les disciples de Christ sont appelés à déclarer les avantages de vivre par la puissance du Saint-Esprit (Ga 5.16-21). Tandis que les semences de la vérité divine grandissent dans notre cœur, l’Esprit accroît notre capacité d’exprimer «l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi» (v. 22-23).

Dès lors que nous cédons notre vie à Jésus, nous n’avons plus à obéir à nos inclinations égoïstes (v. 24). Au fil du temps, le Saint-Esprit peut transformer nos pensées, nos attitudes et nos actions. Tandis que nous gagnons en stature et en maturité en Christ, nous pouvons avoir la joie supplémentaire d’aimer notre prochain en le faisant profiter de sa généreuse moisson. — Xochitl Dixon

Changés par le fruit de l’Esprit, nous influençons notre entourage.

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30 août • Lisez > Ézéchiel 36.24-32

Purifiés

Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés.
Ézéchiel 36.25

En ouvrant la porte du lave-vaisselle, je me suis demandé ce qui avait bien pu s’y produire. Au lieu d’y trouver une vaisselle immaculée, j’en ai retiré des assiettes et des verres maculés d’une poussière ressemblant à de la craie. Était-ce dû à l’eau dure de notre région ou à une panne de l’appareil ?

Contrairement à ce lave-vaisselle défectueux, Dieu nous purifie de tout ce qui nous souille. Dans le livre d’Ézéchiel, nous voyons Dieu appeler son peuple à revenir à lui tandis qu’Ézéchiel lui transmettait le message d’amour et de pardon que Dieu lui avait confié. Les Israélites avaient péché en jurant allégeance à d’autres dieux et à d’autres nations. Le Seigneur s’est toutefois montré miséricordieux en les reprenant auprès de lui. Il leur a promis de les purifier «de toutes [leurs] souillures et de toutes [leurs] idoles» (36.25). En mettant son Esprit en eux (v. 27), il allait leur apporter l’abondance, et non la famine (v. 30).

Si nous nous sommes égarés et nous nous en repentons, le Seigneur nous accueillera de nouveau auprès de lui, comme cela a été le cas à l’époque du prophète Ézéchiel. Si nous nous soumettons à sa volonté et à ses voies, il nous transformera en nous lavant de nos péchés. Avec son Esprit saint habitant en nous, il nous aidera à le suivre jour après jour. —
Amy Boucher Pye

Le Seigneur nous purifie.

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31 août • Lisez > Romains 1.18-25

La beauté radieuse de Dieu

En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages.
Romains 1.20

L'île Lord Howe est un petit paradis de sable blanc et d’eaux cristallines situé près de la côte est de l’Australie. Lors de ma visite d’il y a quelques années, sa beauté m’a frappé. Là, on pouvait nager avec les tortues et des poissons comme les carangues miroitantes et des girelles paons aux reflets fluorescents. Dans son lagon, j’ai trouvé des récifs de corail peuplés de poissons-clowns d’un orange éclatant et de poissons-papillons aux rayures jaunes. Ébahi par tant de splendeur, je n’ai pu alors m’empêcher d’adorer Dieu.

Paul explique ma réaction. La création, dans tout ce qu’elle a de meilleur, nous révèle quelque chose sur la nature de Dieu (Ro 1.20). Les merveilles de l’île Lord Howe me donnaient un aperçu de sa puissance et de sa beauté.

Dieu s’est révélé au prophète Ézéchiel sous la forme d’un Être radieux assis sur un trône bleu entouré de couleurs glorieuses (Ez 1.25-28). L’apôtre Jean a vu une chose similaire: Dieu brillait comme des pierres précieuses, environné d’un arc-en-ciel semblable à de l’émeraude (Ap 4.2-3). Lorsque Dieu se révèle, il se montre non seulement bon et puissant, mais aussi d'une grande beauté. La création reflète sa beauté comme une œuvre d’art reflète son artisan.

Les gens adorent souvent la nature plutôt que Dieu (Ro 1.25). Quelle tragédie ! Puisse toute la beauté du monde nous pousser à adorer plutôt son auteur, qui est plus puissant et plus beau que tout. — Sheridan Voysey

La beauté de la création reflète celle de notre Créateur.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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