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Notre Pain Quotidien - Juillet 2019


 Notre Pain Quotidien - juillet2019 - Rizières en terrasse vue du ciel

1er juillet • Lisez > 1 Pierre 1.22 -2.5

Le ménage de la maison

Rejetant donc toute méchanceté et toute ruse, la dissimulation, l’envie, et toute médisance.
1 Pierre 2.1

Dernièrement, j’ai changé de chambre dans la maison que je loue. J’y ai consacré plus de temps que prévu, car je refusais de simplement transférer mon désordre (considérable) dans une nouvelle chambre. Je tenais à repartir à neuf. Après avoir passé plusieurs heures à faire du ménage et du tri, j'ai déposé près de ma porte d'entrée des sacs remplis de choses destinées aux ordures ou au recyclage. Au terme de ce long processus épuisant, je me suis retrouvée dans une belle pièce où j’étais heureuse de passer du temps.

Mon projet de ménage m’a procuré une nouvelle perspective d’une autre forme de ménage, que préconise 1 Pierre 2.1 «Rejetant toute méchanceté et toute ruse, la dissimulation, l’envie, et toute médisance». Fait intéressant: c’est après avoir confessé avec joie leur nouvelle vie en Christ (1.1-12) que Pierre a poussé ses lecteurs à renoncer à des habitudes destructrices
(1.13 -2.3). Lorsque notre marche avec le Seigneur nous semble chancelante et qu’il ne nous vient pas facilement d’aimer autrui, cela ne devrait pas nous faire douter de notre salut. Nous ne modifions pas notre vie dans le but d’être sauvés, mais bien plutôt parce que nous sommes sauvés (1.23).

Aussi vraie que soit notre nouvelle vie en Christ, nos mauvaises habitudes ne disparaîtront pas du jour au lendemain. Nous devons chaque jour «faire du ménage», nous défaire de tout ce qui nous empêche d’aimer sincèrement (1.22) et de grandir (2.2). Nous pourrons ainsi jouir de notre nouvelle vie réordonnée par la puissance de Christ (v. 5). — Monica Brands

Préférons la vie nouvelle en Jésus à nos habitudes destructrices.

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2 juillet • Lisez > Luc 9.57-62

Prendre des raccourcis

Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.
Luc 9. 23

En buvant lentement son thé, Nancy poussa un soupir en regardant par la fenêtre de son amie. Les pluies et le soleil du printemps avaient formé des plate-bandes de muguet, de phlox, d’iris et d’onagres aux mille couleurs. «Voilà la vue que je désire avoir, mais sans tout le travail», déclara-t-elle d’une voix mélancolique.

Certains raccourcis sont acceptables, voire pratiques. Alors que d’autres court-circuitent notre esprit et freinent notre vie. Nous désirons vivre un grand amour, mais sans les difficultés associées à l’engagement envers une personne très différente de nous. Nous aspirons à la «grandeur», sans les risques et les échecs qu’implique l’aventure de la vraie vie. Nous désirons plaire à Dieu, mais sans qu’il nous en coûte.

Jésus a clairement dit à ses disciples qu’aucun raccourci ne leur éviterait de devoir faire le choix ardu de lui céder leur vie, notamment par cette mise en garde qu’il a adressée à un disciple potentiel: «Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu» (Lu 9.62). Suivre Christ exige un changement radical de loyautés.

Si nous nous tournons vers Jésus par la foi, son œuvre parfaite s’amorce alors, car il a dit que quiconque se sacrifie pour la Bonne Nouvelle en sera récompensé au centuple ici-bas et dans la vie éternelle (Mc 10.29-30). Il n’est pas facile de suivre Christ, mais il nous a donné son Esprit pour ce faire et une vie remplie et heureuse en prime. — Timothy Gustafson

Presque tout ce qui en vaut la peine implique des difficultés.

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3 juillet • Lisez > Josué 7.1-12

Abattre les murs

Je ne serai plus avec vous, si vous ne détruisez pas l’interdit du milieu de vous,
Josué 7.12

Une échéance de rédaction me pressait d’agir, mais la dispute que j’avais eue avec mon mari le jour même m’occupait l’esprit au point d’immobiliser mes yeux sur le curseur clignotant et mes doigts sur le clavier. Il avait tort lui aussi, Seigneur.

Mon écran s’est assombri, et ma réflexion aussi. Le déni de mes torts, en plus de nuire à ma tâche, entravait ma relation avec mon mari et mon Dieu.

J’ai alors saisi mon téléphone cellulaire, j’ai ravalé ma fierté et j’ai demandé pardon. En savourant la paix que m’avait procurée ma réconciliation avec mon mari, qui s’était lui aussi excusé, j’ai remercié Dieu et j’ai terminé l’écriture de ma méditation dans les délais.

Les Israélites ont vécu la souffrance due à leurs péchés personnels et la joie de leur restauration. Josué a prévenu le peuple de Dieu ne de pas s’enrichir par le butin de la bataille de Jéricho (Jos 6.18), mais Acan a volé des choses consacrées et les a cachées dans sa tente (7.1). Or, ce n’est qu’après que son péché ait été exposé et qu’il ait été châtié pour sa faute (v.4-12) que la nation d’Israël a pu retrouver le bonheur d’être réconciliée avec son Dieu.

Comme Acan, on ne voit pas toujours qu’en «cachant ses péchés sous sa tente», on se détourne de Dieu et l’on affecte son entourage. Reconnaître Jésus comme son Seigneur, avouer ses péchés et solliciter le pardon sont gages de relations saines et fidèles avec Dieu et autrui. Se soumettre à son généreux Créateur revient à le servir et à jouir de sa présence. — Xochitl Dixon

Dieu peut vous purifier du péché qui détruit votre intimité avec tous.

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4 juillet • Lisez > Romains 6.15-23

Célébrer la liberté

En effet, la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.
Romains 8.2

Après s’être fait enlever, retenir en otage pendant treize jours, puis relâcher, le caméra- man journaliste néo-zélandais Olaf Wiig a annoncé, en souriant de toutes ses dents «Je me sens aujourd’hui plus vivant que jamais auparavant.»

Pour des raisons difficiles à comprendre, il est plus exaltant de se faire libérer que d’être libre.
Pour ceux qui jouissent chaque jour de leur liberté, la joie d’Olaf est un bon rappel de la facilité avec laquelle nous oublions combien nous sommes bénis.

Cela vaut également pour la liberté spirituelle. Les chrétiens de longue date oublient souvent ce que c’est que d’être captif du péché, devenant parfois complaisants et même ingrats. Puis Dieu leur envoie un rappel sous la forme d’un nouveau croyant qui témoigne avec exubérance de ce que Dieu a accompli dans sa vie, et ils revoient alors la joie qu’ils ont connue lorsqu’ils ont été «[affranchis] de la loi du péché et de la mort» (Ro 8.2).

Si la liberté en est venue à vous indifférer ou si vous avez tendance à vous concentrer sur ce qui échappe à votre volonté, envisagez cette vérité: Non seulement n’êtes-vous plus esclave du péché, mais encore vous êtes libre de jouir de la sainteté et de la vie éternelle en
Jésus-Christ ! (6.22.)

Célébrez votre liberté en Christ en prenant le temps de remercier Dieu pour les choses que vous êtes capable et libre de faire en tant que son serviteur. — Julie Ackerman Link

Vivre pour Christ procure la véritable liberté.

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5 juillet • Lisez > Genèse 45.1-11

Puis-je le dire ?

Ce n’est donc pas vous qui m’avez envoyé ici, mais c’est Dieu.
Genèse 45.8

«L’impression de favoritisme est souvent l’un des plus grands facteurs de rivalité entre frères et sœurs», selon Barbara Howard, pédiatre spécialisée en développement comportemental («When Parents Have a Favorite Child»; nytimes.com). En voici un bon exemple: le Joseph de l’Ancien Testament, qui était le fils préféré de son père. Ce fait rendait furieux ses frères aînés (Ge 37.3-4), qui en sont venus à le vendre à des marchands en route vers l’Égypte pour prétendre ensuite qu’un animal sauvage l’avait tué (37.12-36). Les rêves de Joseph ont alors volé en éclats et son avenir semblait désespéré.

Joseph a néanmoins choisi de rester fidèle à son Dieu jusqu’à la fin même si sa confiance en lui ne semblait qu’aggraver sa situation. Après s’être fait faussement accuser par la femme de son employeur et emprisonner à tort, Joseph a gardé foi en Dieu malgré le caractère injuste de sa situation.

Venus en Égypte des années plus tard pour y acheter du blé, ses frères ont découvert avec stupéfaction que le cadet qu’ils avaient méprisé en était devenu le gouverneur. Joseph leur a cependant déclaré: «Maintenant, ne vous affligez pas, et ne soyez pas fâchés de m’avoir vendu pour être conduit ici, car c’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé devant vous. [...] Ce n’est donc pas vous qui m’avez envoyé ici, mais c’est Dieu» (45.5,8). Or, ces paroles empreintes de bonté m’amènent à me demander si à sa place je chercherais à me venger ou si j’userais de grâce par confiance en Dieu.

Dans nos heures sombres, seule la foi nous fait voir l’amour divin.

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6 juillet • Lisez > 1 Jean 4.7-21

Faire les premiers pas

Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier.
1 Jean 4.19

Nous avons patiemment aidé notre fils à guérir et à s’adapter à sa nouvelle vie au sein de notre famille. Les traumatismes qu’il a vécus durant son enfance passée en orphelinat lui inspiraient certains comportements négatifs. Or, même si tout cela suscitait énormément ma compassion, je me suis mise à me distancer de lui sur le plan émotionnel. Honteuse de le constater, j’ai parlé de ce combat à sa thérapeute. Et sa réponse pleine de bonté m’est allée droit au cœur: «Avant qu’il soit en mesure de bien agir, il a besoin que vous fassiez les premiers pas... en lui montrant qu’il mérite d’être aimé.»

Jean pousse ses lecteurs à user d’un amour des plus profonds, en évoquant l’amour de Dieu tant en guise de source d’amour que de raison de nous aimer les uns les autres (1 Jn 4.7,11). J’avoue que je néglige souvent de témoigner le même amour aux autres, qu’il s’agisse d’inconnus, d’amis ou de mes propres enfants. Reste que les propos de Jean suscitent en moi un désir renouvelé et la capacité de le faire: «Dieu a fait les premiers pas.» Il a envoyé son Fils démontrer la plénitude de son amour pour chacun de nous. Je lui suis très reconnaissante de ce qu’il ne réagisse pas comme nous avons tous tendance à le faire, soit en s’éloignant de nous.

Bien que nos actions impies n’invitent pas l’amour divin, Dieu ne cesse de nous l’offrir
(Ro 5.8). Son amour, «qui le pousse à agir en premier», nous incite à nous aimer les uns les autres de la même façon. — Kristen Holmberg

Dieu nous a aimés le premier pour que nous puissions aimer autrui.

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7 juillet • Lisez > Philippiens 3.1-11

Le bien ultime

Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur.
Philippiens 3.8

En Jamaïque, mes parents nous ont élevées ma sœur et moi en nous enseignant à devenir de «bonnes personnes». Sous notre toit, cela voulait dire obéir à nos parents, dire la vérité, réussir à l’école et au travail, et aller à l’église... du moins à Pâques et à Noël. J’imagine que beaucoup de gens adhèrent à cette définition, quelle que soit leur culture.

Or, l’apôtre Paul s’est servi, dans Philippiens 3, de la définition qu’en donnaient les gens de sa propre culture pour apporter un enseignement plus important encore.

Étant un Juif pieux du Ier siècle, Paul suivait à la lettre la loi morale que prescrivait sa culture. Il était né dans la «bonne» famille, il avait reçu la « bonne » éducation et il pratiquait la
« bonne » religion. Selon les coutumes juives de l’époque, il était l’exemple même d’une bonne personne. Reste aussi bon qu’il pouvait être, Paul a dit à ses lecteurs (et à nous) qu’il y avait mieux que d’être une bonne personne. Il savait que, même s’il était bien d’en être une, cela n’équivalait pas au fait de plaire à Dieu.

Or, Paul précise dans les versets 7 et 8 que, pour être en mesure de plaire à Dieu, il faut connaître Jésus. L’apôtre considérait sa propre bonté comme « de la boue », par comparaison avec « l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ ». Nous sommes de bonnes personnes - et nous plaisons à Dieu - lorsque notre espoir et notre foi résident uniquement en Christ, et non en notre bonté. — Karen Wolf

Notre espoir et notre foi doivent résider en Christ, et en lui seul.

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8 juillet • Lisez > Exode 23.10-13

Un jour pour se reposer

Pendant six jours, tu feras ton ouvrage. Mais le septième jour, tu te reposeras.
Exode 23.12

Un certain dimanche, je me tenais près du ruisseau gargouillant qui traversait notre quartier du nord de Londres à savourer la beauté qu’il apporte à notre zone plutôt urbanisée. Je me sentais détendue en regardant cascader l’eau et en écoutant les oiseaux gazouiller. Je me suis interrompue le temps de remercier le Seigneur pour les moyens qu’il emploie afin de nous aider à trouver le repos de notre âme.

Le Seigneur a institué un congé sabbatique - un temps de repos et de renouveau - pour son peuple dans le Proche-Orient de l’Antiquité parce qu’il désirait que ses enfants prospèrent.

Comme on le voit dans le livre de l’Exode, il leur demande de cultiver leurs champs pendant six ans et de les laisser se reposer la septième année. De même, ils devaient travailler pendant six jours et se reposer le septième. Leur mode de vie distinguait les Israélites des autres nations, car non seulement eux, mais aussi les étrangers et les esclaves sous leur toit étaient autorisés à adopter ce même mode de vie.

Or, nous pouvons aborder notre journée de repos avec expectative et créativité, en accueillant la possibilité d’adorer Dieu et de faire quelque chose qui nourrit notre âme, selon nos préférences. Certains opteront pour des jeux et d’autres pour le jardinage, le partage d’un repas avec des amis ou en famille, ou encore une sieste en après-midi.

Comment redécouvrir la beauté et la richesse de la mise à part d’un jour de congé, s’il fait défaut à notre vie ? — Amy Boucher Pye

Dans la foi et le service, le repos compte autant que le travail.

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9 juillet • Lisez > 2 Chroniques 7.1-10

Un cœur joyeux

Poussez vers l’Éternel des cris de joie, vous tous, habitants de la terre !
Psaume 100.1

Un des airs préférés de ma petite-fille compte parmi les airs militaires de John Philip Sousa, compositeur américain de la fin du XIXe siècle surnommé «le roi des marches militaires». Moriah ne fait pas partie d’une fanfare, car elle n’est âgée que de 20 mois. Cette musique, dont elle peut même fredonner quelques notes, lui plaît tout simplement. Elle l’associe à des moments joyeux. Lorsque nous nous réunissons en famille, nous fredonnons souvent cette marche en frappant des mains et en faisant d’autres bruits au rythme desquels nos petits-enfants dansent ou se pavanent en tournant en rond. Tout cela se termine toujours avec des enfants étourdis et beaucoup de rires.

Nos bruits joyeux me rappellent le Psaume qui nous exhorte à venir à Dieu avec allégresse en sa présence (Ps 100.2). Lorsque le roi Salomon a procédé à la dédicace du Temple, les Israélites ont célébré l’occasion par des chants de louanges (2 Ch 7.5-6). Il se peut que le Psaume 100 ait été de leur nombre. Ce Psaume déclare ceci: «Poussez vers l’Éternel des cris de joie,vous tous, habitants de la terre ! Servez l’Éternel, avec joie, venez avec allégresse en sa présence ! [...] Entrez dans ses portes avec des louanges, dans ses parvis avec des
cantiques ! Célébrez-le, bénissez son nom !» ( v. 1-2,4.) Pourquoi ? « Car l’Éternel est bon , sa bonté dure toujours » (v. 5).

Notre Dieu de bonté nous aime ! En guise d’expression de notre gratitude, poussons donc vers lui des cris de joie (Ps 100.1). — Alyson Kieda

La louange est ce qui déborde d’un cœur joyeux.

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10 juillet • Lisez > Genèse 4.1-12

S’en tirer impunément

[C’est] par elle [la foi d’Abel] qu’il parle encore.
Hébreux 11.4

En juin 2004, dans une galerie d’art de Vancouver, la fondeuse canadienne Beckie Scott a reçu une médaille d’or olympique. Un fait intéressant, car les jeux olympiques s’étaient tenus en 2002 en Utah. Scott y avait alors remporté le bronze, arrivant derrière deux athlètes que l’on avait disqualifiées quelques mois plus tard après avoir découvert qu’elles s’étaient dopées.

Il est bien que Scott ait fini par recevoir l’or, mais reste qu’on l’a privée à jamais de monter sur la plus haute marche du podium et d’entendre l’hymne national de son pays. Il est maintenant impossible de rectifier cette injustice.

Toute injustice nous dérange, et il y a sans conteste bien pire que de se voir refuser une médaille durement gagnée. L’histoire de Caïn et Abel illustre un geste d’une injustice extrême (Ge 4.8). Et à première vue, il semblerait que Caïn ait tué impunément son frère. Après tout, il a vécu une longue vie bien remplie par la suite, allant jusqu’à bâtir une ville (v. 17).

Dieu a toutefois affronté Caïn: «La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi»
(v. 10). Puis le Nouveau Testament nous dissuade d’imiter Caïn (1 Jn 3.12; Jud 1.11) et fait l’éloge d’Abel «[C’est] par elle [la foi d’Abel] qu’il parle encore, quoique mort» (Hé 11.4).

Dieu est très attaché à la justice, à la rectification des torts et à la défense des plus démunis. En définitive, personne ne peut commettre une injustice sans en payer le prix. Et Dieu ne laisse aucune de nos œuvres de foi en lui sans récompense. — Timothy Gustafson

Dieu seul détermine comment tout péché sera jugé en définitive.

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11 juillet • Lisez > Jacques 4.6-10

Se confier en Jésus

Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.
Romains 6.11

On l’appelle «L’empreinte du diable». C’est une trace en forme de pied imprimée dans le granite d’une colline située derrière une église d’Ipswich, au Massachusetts. Selon la légende locale, cette «empreinte» y serait apparue à l’automne 1740, lorsque l’évangéliste George Whitefïeld aurait prêché avec une telle puissance que le diable aurait bondi sur ce rocher depuis le clocher de l’église en quittant la ville.

Or, même s’il ne s’agit que d’une légende, cette histoire rappelle une vérité biblique encourageante que Jacques exprime ainsi «Soumettez-vous donc à Dieu, résistez au diable, et il fuira loin de vous» (Ja 4.7).

Dieu nous procure la force de résister à notre adversaire et aux tentations. La Bible nous dit que, par la grâce et l’amour que Jésus-Christ déverse sur nous, «le péché n’aura point de pouvoir sur [nous]» (Ro 6.14). Lorsque survient la tentation, nous devons courir à Jésus, qui nous accordera la force de tenir bon. Rien de ce que nous puissions avoir à surmonter ici-bas ne saurait triompher de lui, car il a « vaincu le monde » (Jn 16.33).

Si nous nous soumettons à notre Sauveur, si nous cédons notre volonté à la sienne et si nous marchons dans l’obéissance à la Parole de Dieu, Christ nous viendra en aide. Si nous nous confions en lui plutôt que de céder à la tentation, il combattra lui-même à notre place. En lui, nous avons donc déjà la victoire. — James Banks

La prière du plus faible des saints... terrifie Satan. Oswald Chambers

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12 juillet • Lisez > Hébreux 4.14-16

S’approcher de Dieu

Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien: Je place mon refuge dans le Seigneur, l’Éternel.
Psaume 73.28

Une femme désireuse de prier s’est saisie d’une chaise devant laquelle elle s’est ensuite agenouillée. En larmes, elle a dit «Précieux Père céleste, veuille t’asseoir ici, toi et moi, on doit se parler !» Puis en regardant directement la chaise inoccupée, elle s’est mise à prier. Elle s’est approchée du Seigneur avec assurance, imaginant qu’il était assis sur cette chaise et croyant qu’il l’écoutait lui soumettre sa requête.

Tout moment passé avec Dieu est important en ce sens qu’il nous permet d’interagir avec le Tout-Puissant. Quand nous nous approchons de Dieu, il s’approche lui aussi de nous en vue d’un engagement mutuel (Ja 4.8). Il nous a assuré d’une chose: «[Je] suis avec vous tous les jours» (Mt 28.20). Notre Père céleste attend toujours que nous venions à lui et est toujours prêt à nous écouter.

Il nous arrive parfois d’avoir de la difficulté à prier parce que nous nous sentons fatigués, somnolents, malades et faibles. Reste que Dieu est sensible à notre état de faiblesse ou de tentation (Hé 4.15). «Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins» (v. 16). Lawrence Darmani

Dieu est partout, toujours accessible et sans cesse à l’écoute.

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13 juillet • Lisez > Psaume 139.1-18

Des détails intimes

Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu pénètres de loin ma pensée.
Psaume 139.2

L’univers est d’une immensité étonnante. En ce moment, la lune tourne autour de nous à environ 3700 km/h. Notre Terre tourne autour du Soleil à 106 000 km/h. Notre soleil compte parmi les 200 milliards d’autres astres et les trillions d’autres planètes de notre galaxie. Et celle-ci n’est qu’une parmi 100 milliards d’autres qui filent à vive allure dans l’espace. C’est stupéfiant !

Par comparaison avec ce vaste cosmos, notre petite Terre a la taille d’un galet et la vie de chacun de nous a celle d’un grain de sable. Pourtant, selon la Bible, le Dieu des galaxies veille sur la vie microscopique de chaque être humain jusque dans ses détails les plus intimes. Il nous voyait déjà avant même notre existence (Ps 139.13-16), il veille sur nous tout au long de la journée et de la nuit en tendant l’oreille à chacune de nos pensées (v. 1-6).

Cela nous est parfois difficile à croire. Le minuscule «galet» qu’est notre vie doit affronter d’énormes problèmes comme la guerre et la famine, et nous pouvons nous interroger au sujet des soins de Dieu. Pourtant, lorsque le roi David a écrit le Psaume 139, il vivait lui-même une crise (v. 19,20). Et lorsque Jésus a dit que Dieu comptait chacun des cheveux de notre tête
(Mt 10.30), il était au seuil de la Crucifixion. Ce que dit la Bible au sujet des tendres soins de Dieu ne constitue pas un vœu pieux, mais la pure vérité.

Celui qui veille à la rotation des galaxies nous connaît intimement. Or, cette réalité peut nous aider à traverser nos pires épreuves. — Sherdian Voysey

Le Dieu du cosmos veille intimement sur nous.

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14 juillet • Lisez > Exode 33.7-14

Face à face

L’Éternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle à son ami.
Exode 33.11

Même si le monde est électroniquement branché comme jamais auparavant, rien ne vaut la présence physique d’une personne. Quand on fraternise et l'on rit ensemble, on peut ressentir - presque inconsciemment - les émotions de l’autre en observant son expression faciale. Les gens qui s’aiment, proches ou amis, se plaisent à se côtoyer.

Cette relation en face à face, nous la voyons entre le Seigneur et Moïse, l’homme que Dieu a choisi de mettre à la tête de son peuple. Au fil des ans, Moïse en est venu à suivre Dieu avec assurance, et cela, même après que le peuple se soit livré à la rébellion et à l’idolâtrie.

Ayant vu les Israélites adorer un veau d’or au lieu du Seigneur (voir Ex 32), Moïse a dressé une tente hors du camp où rencontrer Dieu, ce qui leur imposait d’observer la scène à distance (33.7-11). Tandis que la colonne de nuée évoquant la présence de Dieu descendait jusqu’à l’entrée de la tente, Moïse a parlé à Dieu au nom du peuple. Le Seigneur a alors promis de marcher avec les Israélites (v. 14).

En raison de la crucifixion et de la résurrection de Jésus, nous n’avons plus besoin qu’une personne comme Moïse parle à Dieu en notre nom. Comme Jésus a offert son amitié à ses disciples, nous pouvons vivre une amitié avec Dieu le Père en la personne de Christ
(Jn 15.15). — Amy Boucher Pye

Nous pouvons parler au Seigneur comme à un ami.

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15 juillet • Lisez > 1 Samuel 17 8.32-37, 48-50

Êtes-vous en préparation ?

L’Éternel [...] m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours.
1 Samuel 17.37

J’ai travaillé dans un restaurant-minute pendant deux ans quand j’étais au lycée. Certains côtés de cet emploi s’avéraient difficiles. Les clients verbalisaient leur colère quand je m’excusais auprès d’eux pour la tranche de fromage qu’un autre avait mise dans leur sandwich en le confectionnant. Peu après mon départ, j’ai fait une demande d’emploi en informatique auprès de mon université. Or, les employeurs s’intéressaient plus à mon expérience en restauration rapide qu’à mes compétences en informatique.

Il leur importait de savoir si j’étais à même d’interagir avec les gens. Mon expérience en situation désagréable m’avait préparée à un meilleur emploi !

Le jeune David a persévéré malgré une épreuve pour le moins désagréable. Lorsqu’Israël a dû envoyer quelqu’un combattre Goliath, personne n’avait le courage de s’en charger. Sauf David. Le roi Saül hésitait à l’envoyer se battre ainsi, mais David lui a expliqué qu’en tant que berger, il avait déjà combattu et tué un lion et un ours pour sauver une brebis (1 S 17.34-36). Il lui a affirmé avec assurance . «L’Éternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin» (v. 37).

Le fait d’être berger ne valait pas à David beaucoup de respect, mais cette expérience l’a préparé à combattre Goliath et à devenir plus tard le plus grand roi qu’Israël ait connu. Il se peut que nous traversions actuellement une situation pénible, mais il se peut aussi que Dieu nous prépare ainsi en vue de quelque chose de plus grand ! — Julie Schwab

Dieu utilise notre situation actuelle en préparation à notre avenir.

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16 juillet • Lisez > Luc 24.44-49

Des racines profondes

Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprennent les Écritures.
Luc 24.45

Le séquoia, l’une des trois essences d’acajou, compte parmi les organismes les plus imposants et les plus durables. Il peut atteindre les 90 m de hauteur, peser plus de 1,1 million de kg et vivre 3000 ans. Par contre, le majestueux séquoia doit sa taille et sa longévité en grande partie à ce qui réside sous la surface, à savoir un tapis de racines d’une longueur allant de 3,7 m à 4,3 m et pouvant s’étendre jusqu’à près d’un demi-hectare de terrain, dans lequel s’ancre fermement cet arbre d’une hauteur et d’une pesanteur impressionnantes.

Le système racinaire du séquoia n’en demeure pas moins de petite taille si on le compare à l’histoire, à la religion et à l’anticipation nationales qui sous-tendent la vie de Jésus. Un jour, il a dit à des chefs religieux réunis dans la synagogue de Nazareth que les Écritures mêmes qu’ils affectionnaient et en lesquelles ils avaient foi racontaient son histoire ( Jn 5.39). Ayant ouvert le rouleau d’Ésaïe, il leur a lu la description du Messie d’Israël, en précisant ceci
« Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie »
(Lu 4.21).

Plus tard, après sa résurrection, Jésus a aidé ses disciples à comprendre que les paroles de Moïse et des prophètes, et même les chants d’Israël, démontrent qu’il devait souffrir, mourir et ressusciter des morts (24.46).

La grâce et la grandeur de l’enracinement de Jésus dans l’Histoire et l’Écriture d’une nation indiquent à quel point il est nécessaire que notre vie s’enracine en lui. — Mart Dehaan

Toute l’Écriture nous aide à voir notre besoin de Jésus.

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17 juillet • Lisez > Jean 5.17-20

Comme papa

[Le] Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.
Jean 5.19

N’est-il pas attachant de voir un enfant imiter ses parents ? Il nous arrive souvent de voir de jeunes garçons dans leur siège de voiture en train de s’imaginer au volant tout en gardant le conducteur à l’œil pour voir ce que papa fera par la suite.

Je me rappelle en avoir fait autant lorsque j’étais enfant. Rien ne me plaisait davantage que d’imiter mon père. Et je suis certain que de me voir ainsi copier ses actions l’amusait encore plus que moi.

Je me plais à croire que Dieu en a éprouvé autant de voir son précieux Fils faire exactement ce que le Père faisait: secourir les gens perdus, venir en aide aux démunis et guérir les malades. Jésus a dit que «le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père, et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement» (Jn 5.19).

Nous aussi sommes appelés à faire de même: «Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés; et marchez dans l’amour» (Ép 5.1-2). Tandis que nous continuons de ressembler de plus en plus à Jésus, aspirons à aimer comme le Père aime, à pardonner comme il pardonne, à prendre soin d’autrui comme il le fait et à vivre d’une manière qui lui est agréable. C’est formidable de copier ses actions, par le pouvoir de l’Esprit, en sachant que cela nous vaudra pour récompense le sourire tendre et affectueux d’un Père bien-aimé. — Leslie Kom

Le Père nous a donné l’Esprit pour nous rendre semblables au Fils.

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18 juillet • Lisez > Romains 5.1-11

Au-delà des étiquettes

Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.
Romains 5.8

Une Église de ma ville s’est dotée d’une carte de bienvenue unique en son genre, qui rend bien l’amour et la grâce de Dieu envers tous. On peut y lire «Si vous êtes un... saint, un pécheur, un perdant, un gagnant» -suivi de nombreux autres termes servant à décrire les gens en difficulté - «alcoolique, hypocrite, tricheur, craintif, marginal... vous êtes le bienvenu parmi nous.» Un des pasteurs m’a dit «Nous lisons cette carte à haute voix durant le culte d’adoration tous les dimanches.»

Il nous arrive souvent d’accepter les étiquettes et de les laisser définir qui nous sommes. Par ailleurs, il nous est facile d’étiqueter les gens. La grâce divine rejette toutefois ces étiquettes, car elle est enracinée dans l’amour de Dieu, et non dans notre perception d’autrui. Que nous nous percevions nous-mêmes comme merveilleux ou terribles, capables ou incapables, nous pouvons recevoir gratuitement de Dieu la vie éternelle. L’apôtre Paul a rappelé ceci aux disciples de Jésus à Rome «Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies» (Ro 5.6).

Le Seigneur n’exige pas que nous changions par nos propres forces. Il nous invite plutôt à venir à lui tels que nous sommes pour trouver l’espoir, la guérison et la liberté en lui, conformément au verset 8 . «Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.» Dieu désire nous accueillir tels que nous sommes. — David Mccasland

Le pardon de Dieu supplante nos étiquettes d’échec et d’orgueil.

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19 juillet • Lisez > Psaume 93

Plus puissant que tout

L’Éternel règne, il est revêtu de majesté, l’Éternel est revêtu, il est ceint de force.
Psaume 93.1

Les chutes d’Iguazu, situées à la frontière entre le Brésil et l’Argentine, sont un système spectaculaire de 275 chutes s’étendant sur 2,7 km de la rivière Iguazu. Sur un mur érigé le long de ces chutes, du côté du Brésil, on a gravé le Psaume 93.4 «Plus que la voix des grandes, des puissantes eaux, des flots impétueux de la mer, l’Éternel est puissant dans les lieux célestes.» En dessous, on peut lire cette parole «Dieu est toujours plus grand que toutes nos difficultés.»

L’auteur du Psaume 93, qui l’a écrit à l’époque des rois, savait que Dieu est le Roi suprême qui règne sur toute chose, comme les deux premiers versets en témoignent «L’Éternel règne [...] Ton trône est établi dès les temps anciens, tu existes de toute éternité» (v. 1-2). Aussi puissantes que soient les inondations et les vagues, le Seigneur demeure plus puissant qu’elles toutes.

Le grondement d’une chute est vraiment majestueux, mais c’est une tout autre chose que d’être dans l’eau en train de nager furieusement pour atteindre le rivage. Il se peut que vous vous trouviez dans cette situation aujourd’hui. Les problèmes physiques, financiers ou relationnels vous semblent démesurés et vous menacer d’être emporté dans la chute. En pareille situation, le chrétien a quelqu’un vers qui se tourner. C’est Dieu, «qui peut faire [...] infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons» (Ép 3.20), car il transcende toutes nos difficultés. — C.P. Hia

Nos attentes sont limitées, mais le pouvoir de Dieu est illimité.

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20 juillet • Lisez > Ecclésiaste 3.1-14

Un temps pour toute chose

Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux.
Ecclésiaste 3.1

Durant un vol, récemment, j’ai observé une mère assise avec ses enfants quelques rangées devant moi. Tandis que son bambin s’amusait d’un air heureux, la mère regardait dans les yeux de son nouveau-né en lui souriant et en lui caressant la joue. Son bébé lui rendait son regard avec de grands yeux émerveillés.

J’ai savouré ce moment avec un soupçon de mélancolie, en repensant à mes propres enfants lorsqu’ils avaient le même âge et au temps qui s’était écoulé depuis.

J’ai cependant réfléchi à ce qu’a écrit le roi Salomon dans le livre de l’Ecclésiaste au sujet de «toute chose sous les cieux» (v. 1). Par une série de contraires, il a indiqué qu’«[il] y a un temps pour tout» (v. 1): «un temps pour naître, et un temps pour mourir, un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté» (v. 2). Il se peut que, dans ces versets, le roi Salomon désespère devant ce qu’il perçoit comme un cycle de vie dépourvu de sens. Il reconnaît cependant du même coup le rôle que Dieu joue dans chaque saison, que notre travail est « un don de Dieu » (v. 13) et que «tout ce que Dieu fait durera toujours» (v. 14).

Il se peut que nous nous remémorions des périodes de notre vie avec nostalgie, comme je l’ai fait de l’époque où mes enfants étaient bébés. Nous savons néanmoins que le Seigneur promet de rester avec nous durant toute notre vie (És 41.10). Nous pouvons compter sur sa présence et découvrir que notre raison de vivre réside dans notre marche avec lui. — Amy Boucher Pye

Les diverses périodes de notre vie sont un don de Dieu.

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21 juillet • Lisez > Romains 13.11-14

Bien vêtu

Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ.
Romains 13.14

Dans son livre intitulé Wearing God (Se revêtir de Dieu), Lauren Winner dit que notre tenue vestimentaire peut indiquer en silence qui nous sommes. Nos vêtements peuvent révéler notre carrière, notre collectivité ou identité, nos états d’âme, ou encore notre statut social. Pensez à un t-shirt portant un slogan, un complet ou un tailleur type du monde des affaires, un uniforme ou un jean graisseux, ainsi que ce qu’ils peuvent divulguer. Winner écrit: «L’idée qu’à l’instar d’un vêtement il est possible aux chrétiens d’exprimer quelque chose au sujet de Jésus sans même ouvrir la bouche est attrayante.»

Selon Paul, nous pouvons représenter Christ de manière tout aussi silencieuse. Romains 13.14 nous exhorte ainsi «Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.» Que signifie ce verset ? Il veut dire qu’en devenant chrétiens, nous endossons l’identité de Christ. Nous devenons «fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ» (Ga 3.26-27). Malgré cela, il nous faut chaque jour nous revêtir de ses attributs. Or, nous y parvenons en cherchant à vivre toujours plus pour Jésus, à sa ressemblance, dans la piété, l’amour et l’obéissance, et en tournant le dos aux péchés auxquels nous étions asservis par le passé.

Cette croissance en Christ découle de l’œuvre du Saint-Esprit en nous et de notre désir de nous approcher de lui par l’étude de sa Parole, la prière et la communion fraternelle
(Jn 14.26). Qu’affirmons-nous au sujet de Christ par nos paroles et nos attitudes ?
— Alyson Kieda

Puisse ce que les autres voient en nous honorer notre Sauveur.

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22 juillet • Lisez > Philippiens 4.4-9

«J’ai vraiment peur...»

Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.
Philippiens 4.6

«J’ai vraiment peur.» Voilà le mot émouvant qu’une adolescente a affiché pour ses amis sur Facebook en leur parlant des examens médicaux qu’elle allait devoir passer. Elle risquait d’être hospitalisée et de subir une série d’actes médicaux dans une ville située à trois heures de route de chez elle. Par ailleurs, elle attendait avec angoisse de connaître le diagnostic que lui rendraient les médecins qui s’efforçaient de découvrir la source de ses graves problèmes de santé.

Qui d’entre vous, jeune ou vieux, n’a jamais ressenti de peur similaire devant des événements indésirables vraiment affolants ? Et où trouver alors de l’aide ? Quelle consolation puiser dans la Bible qui nous procure le courage de les surmonter ?

Le fait que Dieu traversera avec nous toute épreuve peut nourrir notre espoir, conformément à Ésaïe 41.13 «Car je suis l’Éternel, ton Dieu, qui fortifie ta droite, qui te dis: Ne crains rien, je viens à ton secours.»

De plus, lorsque nous présentons nos difficultés à Dieu par la prière, il nous offre une paix indescriptible qui gardera notre cœur (Ph 4.6-7).

Grâce à la présence de Dieu, ainsi que sa paix infaillible «qui surpasse toute intelligence»
(v. 7), nous pouvons trouver l’espoir et l’aide qui nous sont nécessaires pour surmonter les situations qui nous effraient. — David Branon

Dieu se tient à nos côtés dans toutes nos épreuves.

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23 juillet • Lisez > Colossiens 4.7-18

Sans en recevoir le mérite ?

Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Matthieu 5.16

Les musicaux hollywoodiens étaient très prisés durant les années 1950 et 1960, où trois actrices en particulier -Audrey Hepburn, Natalie Wood et Deborah Kerr - ont ravi leurs auditoires par leur jeu des plus convaincants. Reste que ces vedettes devaient leur attrait en grande partie à la voix exceptionnelle par laquelle elles rendaient les chansons qui rehaussaient leur jeu. Le succès qu’ont remporté les classiques dans lesquels elles ont joué était toutefois largement attribuable à Marni Nixon, qui a doublé la voix de chacune d’elles sans pour autant ne jamais en recevoir le mérite.

Au sein du corps de Christ, il n’est pas rare que des gens en soutiennent d’autres avec fidélité dont le rôle est davantage public que le leur. Par son travail de scribe, Tertius a donné à Paul sa puissante voix écrite (Ro 16.22). Par ses prières incessantes dans les coulisses, Épaphras a servi de fondement essentiel à Paul et à l’Église primitive (Col 4.12-13). Lydie a généreusement ouvert son foyer à Paul quand il avait besoin de refaire ses forces (Ac 16.15). Sans leur soutien, Paul n’aurait pu accomplir son ministère (v.7-18).

Nous n’avons pas tous à jouer des rôles bien en vue. Si nous «[travaillons] de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur» (1 Co 15.58), nous trouverons de la valeur et un sens dans notre service, tandis qu’il glorifiera Dieu et attirera des gens à lui
(Mt 5.16). — Cindy Hess Kasper

Le secret du vrai service: la fidélité totale à Dieu là où il nous place.

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24 juillet • Lisez > Éphésiens 2.19-3.11

Bâtir sa collectivité

Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus-Christ.
Éphésiens 3.6

Selon Henri Nouwen, la «collectivité» désigne le lieu où habite toujours la personne avec qui vous désirez le moins vivre. Or, nous nous entourons souvent des gens avec qui nous désirons le plus vivre, formant ainsi un club ou une clique, et non une collectivité. N’importe qui peut former un club , par contre, il faut user de grâce, partager une même vision et y mettre des efforts pour former une collectivité.

L’Église chrétienne est la première institution de l’Histoire à réunir Juifs et non-Juifs, hommes et femmes, esclaves et gens libres sur un pied d’égalité.

L’apôtre Paul parle d’ailleurs avec éloquence de ce «mystère caché de tout temps en Dieu». Il a dit qu’en formant une collectivité constituée de divers membres, nous avons l’occasion de capter l’attention du monde d’ici-bas et même de celui de l’au-delà (Ép 3.9-10.)

À certains égards, l’Église a malheureusement failli à sa tâche. Reste que l’église est le seul lieu que je fréquente qui réunit les générations: les bébés que leur mère tient encore dans ses bras, les enfants qui se tortillent et qui rient toujours aux mauvais moments, les adultes responsables qui savent bien se tenir en toute situation et ceux qui s’assoupissent parfois lorsque le prédicateur s’éternise.

Si nous désirons faire l’expérience communautaire que Dieu nous offre, nous aurions raison de rechercher une assemblée chrétienne formée de gens « différents de nous ».— Philip Yancey

Qui habite une petite collectivité habite un monde bien plus grand.

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25 juillet • Lisez > Psaume 37.1-6, 23-27

Ce que l’on ramène avec soi

J’ai été jeune, j’ai vieilli; et je n’ai point vu le juste abandonné, ni sa postérité mendiant son pain.
Psaume 37.25

John F. Burns a passé quarante ans à couvrir les événements du monde pour le journal
The New York Times. Dans un article ultérieur à son entrée en retraite en 2015, Burns citait un ami intime, lui aussi journaliste, que le cancer était sur le point d’emporter: «N’oublie jamais que l’important n’est pas la distance que tu auras parcourue, mais ce que tu auras ramené.»

On pourrait considérer le Psaume 37 comme la liste de ce que David «a ramené» de son voyage de vie, l’ayant fait passer de berger à soldat, puis à roi. Ce Psaume constitue une suite de couplets établissant le contraste entre le méchant et le juste et confirmant ceux qui ont foi dans le Seigneur.

«Ne t’irrite pas contre les méchants, n’envie pas ceux qui font le mal. Car ils sont fauchés aussi vite que l’herbe» (v. 1-2).

«L’Éternel affermit les pas de l’homme, et il prend plaisir à sa voie, s’il tombe, il n’est pas terrassé, car l’Éternel lui prend la main» (v. 23-24).

«J’ai été jeune, j’ai vieilli, et je n’ai point vu le juste abandonné, ni sa postérité mendiant son pain» (v. 25).

Qu’est-ce que Dieu nous a enseigné par notre vécu ? En quoi avons-nous fait l’expérience de sa fidélité et de son amour ? Comment l’amour du Seigneur a-t-il façonné notre vie ?

Ce qui compte, ce n’est pas la distance que l’on aura parcourue dans la vie, mais plutôt ce que l’on aura ramené avec soi. — David Mccasland

Les années s’additionnent, alors que la fidélité de Dieu se multiplie.

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26 juillet • Lisez > 2 Samuel 22.17-20

Hors des grandes eaux.

Il étendit sa main d’en haut, il me saisit.
2 Samuel 22.17

J’ai parcouru l’eau d’un regard attentif afin d’y repérer tout signe d’ennuis. Au cours de mes quarts de travail de six heures en tant que maître nageur, je veillais depuis le bord de la piscine sur la sécurité des nageurs. Quitter mon poste ou même relâcher ma vigilance risquait d’entraîner de graves conséquences pour les baigneurs. Si l’un d’eux était en danger de se noyer à cause d’une blessure ou d’un manque d’aptitude à la nage, il était de mon devoir de le retirer de l’eau et de le ramener en lieu sûr au bord de la piscine.

Après avoir reçu l’aide de Dieu dans la bataille contre les Philistins (2 S 21.15-22), David a comparé son sauvetage au fait d’être retiré des «grandes eaux» (22.17). La vie même de David - et celle de ses hommes - était gravement mise en péril par ses ennemis. Dieu a secouru David qui se noyait dans une situation catastrophique. Si les maîtres nageurs se font rémunérer pour veiller à la sécurité des baigneurs, Dieu, quant à lui, a secouru David simplement parce qu’il l’aimait (v. 20). Chaque fois que je me rappelle que Dieu ne veille pas sur moi et ne me protège pas parce qu’il y est obligé, mais parce qu’il le veut, mon cœur bondit de joie.

Lorsque nous sentons les problèmes de la vie nous submerger, nous pouvons nous reposer sur le fait de savoir que Dieu, notre Maître nageur, voit notre combat et que, parce qu’il nous aime, il veille sur nous et nous protège. — Kristen Holmberg

Dieu se plaît à sauver ses enfants.

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27 juillet • Lisez > Jean 14.15-26

Une douce compagnie

[L’Esprit] de vérité [...] demeure avec vous, et il sera en vous.
Jean 14.17

La dame âgée de la maison de retraite ne parlait à personne et ne demandait rien. On aurait dit qu’elle ne faisait qu’exister, se berçant dans sa vieille chaise grinçante. Comme elle avait rarement des visiteurs, une jeune infirmière profitait souvent de ses pauses pour aller la voir dans sa chambre. Sans lui poser de questions pour l’amener à parler, l’infirmière se contentait de tirer une autre chaise à côté de la dame en question et de se bercer avec celle-ci. Au bout de plusieurs mois, la dame âgée lui a dit «Merci de vous bercer avec moi.» L’aînée lui était reconnaissante de sa compagnie.

Avant de retourner au ciel, Jésus a promis à ses disciples de leur envoyer un compagnon de tous les instants. Il leur a dit qu’il ne les abandonnerait pas à eux-mêmes, mais qu’il enverrait plutôt le Saint-Esprit habiter en eux (Jn 14.17). Or, cette promesse tient toujours pour ceux qui croient en Jésus à notre époque. Jésus a dit que le Dieu trinitaire fait sa «demeure» en nous
(v. 23).

Le Seigneur est notre compagnon intime et fidèle tout au long de notre vie. Il nous guidera durant nos pires épreuves, il nous pardonnera nos péchés, il écoutera chacune de nos prières silencieuses et prendra sur lui les fardeaux trop lourds pour que nous les portions.

Nous pouvons jouir dès aujourd’hui de sa douce compagnie. — Anne Cetas

Le cœur du chrétien est la demeure du Saint-Esprit.

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28 juillet • Lisez > 1 Jean 1.1-10

Pardonnés !

Je suis errant comme une brebis perdue; cherche ton serviteur.
Psaume 119.176

Mon ami Norm Cook rentrait parfois chez lui avec une surprise pour sa famille. Dès son arrivée, il s’écriait «Vous êtes pardonnés !» Ce n’était pas que ses proches lui avaient causé du tort et avaient besoin de son pardon, mais plutôt que, même s’ils avaient sans doute péché toute la journée, ils en étaient pleinement pardonnés par la grâce de Dieu.

L’apôtre Jean nous dit ceci au sujet de la grâce: «Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité
(1 Jn 1.7-9).

La métaphore «marchons dans la lumière» équivaut au fait de suivre Jésus. Jean insiste pour dire que le fait d’imiter Jésus avec l’aide de l’Esprit indique que nous nous sommes joints aux apôtres dans la communion de la foi. Nous sommes des chrétiens authentiques. Il nous exhorte toutefois par la suite à ne pas nous leurrer, car nous ferons forcément parfois de mauvais choix. La grâce nous est accordée néanmoins dans sa plénitude, en ce sens que nous pouvons nous saisir du pardon qui nous est nécessaire.

Pas parfaits , juste pardonnés par Jésus. Voilà la bonne nouvelle sur laquelle nous appuyer aujourd’hui ! — David Roper

Sondez votre cœur chaque jour pour le nourrir de la sagesse divine.

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29 juillet • Lisez > Hébreux 12.18-24

Un accès privilégié

Mais vous vous êtes approchés [...] de l’assemblée des premiers-nés.
Hébreux 12.22-23

Même s’il ne s’agissait que d’une réplique, le tabernacle érigé dans le sud d’Israël était impressionnant. Bâti presque selon les dimensions et les caractéristiques précisées dans les chapitres 25 à 27 du livre de l’Exode (toutefois sans or ni acacia), il s’élevait bien haut dans le désert du Néguev.

Lorsque notre guide a invité le groupe à traverser le «lieu saint», puis le «lieu très saint» pour y voir «l’arche», certains d’entre nous ont hésité à y pénétrer. Ne s’agissait-il pas du lieu le plus saint sur terre, où seul le souverain sacrificateur était autorisé à entrer ? Comment pouvions-nous y entrer sans même nous en préoccuper ?

J’imagine volontiers à quel point les Israélites ont dû craindre chaque fois de s’en approcher pour y offrir leurs sacrifices, sachant qu’ils entraient en présence du Tout-Puissant.
Et combien ils ont dû être émerveillés chaque fois que Dieu avait un message à leur transmettre par l’intermédiaire de Moïse.

Aujourd’hui, vous et moi pouvons aller directement à Dieu avec assurance, sachant que le sacrifice de Jésus a renversé la barrière entre nous et Dieu (Hé 12.22-23). Tous peuvent s’adresser à Dieu chaque fois qu’ils le veulent et l’entendre leur parler directement en lisant sa Parole. Nous jouissons d’un accès direct dont les Israélites ne pouvaient que rêver. Puissions-nous ne jamais tenir pour acquis et toujours chérir le merveilleux privilège de venir au Père jour après jour en tant que ses enfants bien-aimés. — Leslie Kom

Par la prière, nous avons un accès instantané auprès de notre Père.

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30 juillet • Lisez > Psaume 145.1-13

Dans tous les âges

Ton règne est un règne de tous les siècles, et ta domination subsiste dans tous les âges.
Psaume 145.13

Mes parents se sont mariés en 1933 durant la Grande Crise. Ma femme et moi sommes issus du baby-boom, cette explosion des naissances qui a suivi la Seconde Guerre mondiale. Nos quatre filles, nées dans les années 1970 et 1980, appartiennent aux générations X et Y. Comme elles et nous avons grandi à des époques très différentes, il n’y a rien d’étonnant au fait que nous divergions d’opinions sur de nombreux sujets !

Les générations diffèrent considérablement entre elles en matière de vécu et de valeurs. Or, c’est aussi la réalité parmi les disciples de Jésus. Reste que, peu importe notre tenue vestimentaire et nos goûts musicaux, nos liens spirituels sont plus forts que nos différences.

Le Psaume 145, un puissant cantique de louanges adressé à Dieu, proclame notre relation de foi. «Que chaque génération célèbre tes œuvres, et publie tes hauts faits ! [...] Qu’on proclame le souvenir de ton immense bonté, et qu’on célèbre ta justice !» (v.4,7). Dans une grande diversité d’âge et de vécu, nous nous rassemblons en honorant le Seigneur «Ils diront la gloire de ton règne, et ils proclameront ta puissance» (v. 11).

Même si différences et préférences peuvent nous diviser, notre foi commune en Jésus-Christ nous réunit dans une confiance mutuelle, les encouragements et les louanges. Quels que soient notre âge et nos perceptions, nous avons besoin les uns des autres, nous devons nous instruire les uns les autres et honorer Dieu tous ensemble (v. 12). — David Mccasland

Le royaume de Dieu vit et agit au sein de toutes les générations.

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31 juillet • Lisez > Colossiens 1.5-14

Un «homme nouveau»

[Demeurez] fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Évangile.
Colossiens 1.23

En visite avec un groupe d’adolescents dans une maison de retraite de Montego Bay, en Jamaïque, une jeune femme a remarqué un homme qui semblait esseulé au fond de la pièce. On aurait dit qu’il ne lui restait plus dans la vie que le lit auquel son handicap l’avait cloué.

L’adolescente s’est mise aussitôt à lui parler de l’amour de Dieu pour nous et à lui lire des passages bibliques. Plus tard, elle nous a dit «En lui parlant, j’ai commencé à sentir qu’il voulait en savoir plus.» Voyant son intérêt, elle lui avait expliqué tout le merveilleux de la mort sacrificielle de Jésus envers nous. Puis elle a ajouté: «C’était difficile pour cet homme sans espoir ni famille de comprendre qu’une Personne qu’il n’avait jamais rencontrée l’aimait au point de mourir sur la croix afin d’expier ses péchés.»

Elle lui en a dit plus sur Jésus, et ensuite sur la promesse des cieux (y compris d’un nouveau corps) pour tous ceux qui croiraient en Christ. L’homme lui a demandé: «Danserez-vous avec moi là-haut ?» Elle l’a alors vu commencer à s’imaginer libéré de son corps usé et infirme.

Lorsqu’il lui a indiqué qu’il désirait mettre sa foi en Jésus comme son Sauveur, elle l’a aidé à faire une prière de pardon et de foi. Quand elle lui a demandé la permission de se faire prendre en photo avec lui, il lui a répondu: «Si vous m’aidez à m’asseoir. Je suis un homme nouveau.»

Gloire à Dieu pour son Évangile transformateur, porteur d’espoir et universel ! Il offre une vie nouvelle à quiconque croit en lui. — Dave Branon

Jésus offre à tous une vie nouvelle.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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