npq méditations inspirantes et motivantes au fil des jours w

 

Notre Pain Quotidien - Juin 2019


 Notre Pain Quotidien - juin 2019 - Plage, mer, palmier, vue du ciel

1er juin • Lisez > 2 Pierre 1.1-11

Tout le nécessaire

Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu.
2 Pierre 1. 3

Je me sens souvent dépassé par la tâche à accomplir. Qu’il s’agisse d’enseigner à l’école du dimanche, de conseiller un ami ou d’écrire des méditations pour la présente publication, le défi semble toujours plus grand que mes capacités. Comme l’apôtre Pierre, j’ai beaucoup à apprendre.

Les défauts de Pierre se révèlent à nous tandis qu’il s’efforce de suivre le Seigneur. Alors qu’il marchait sur l’eau à la rencontre de Jésus, Pierre s’est mis à s’enfoncer (Mt 14.25-31). Lors de l’arrestation de Jésus, Pierre a nié le connaître (Mc 14.66-72). Par contre, sa rencontre avec le Christ ressuscité et la puissance du Saint-Esprit ont transformé sa vie.

Pierre en est venu à comprendre que la «divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu ( sa force)» (2 Pi 1.3). Quelle étonnante affirmation de la part d’un homme ayant tant de défauts !

Puis il ajoute «[Celles-ci] nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise» (v. 4).

Dans notre relation avec le Seigneur Jésus-Christ, nous pouvons puiser la sagesse, la patience et la puissance nécessaires pour honorer Dieu, aider notre prochain et surmonter les défis quotidiens. En lui, nous pouvons vaincre nos hésitations et le sentiment de ne pas être à la hauteur. — David Mccasland

Dieu promet de nous donner le nécessaire pour l’honorer par notre vie.

*****

2 juin • Lisez > Luc 6.46-49

Table Rock

Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ?
Luc 6.46

On a érigé une grande croix illuminée sur Table Rock, un plateau rocheux duquel on peut voir ma petite ville natale. Plusieurs maisons ont été bâties sur les terres avoisinantes, mais leurs propriétaires ont dernièrement été forcés de les abandonner pour des raisons de sécurité. Malgré leur proximité avec le solide substrat rocheux qu’est Table Rock, ces demeures ne sont plus sûres. Elles se déplacent sur leurs fondations de presque 8 cm par jour, ce qui risque fort d’endommager gravement leur plomberie et donc de créer des fuites d’eau qui accéléreraient à leur tour ce glissement de terrain.

Jésus associe ceux qui entendent ses paroles et y obéissent à ceux qui bâtissent leur maison sur le roc (Lu 6.47-48). Cette maison résistera aux tempêtes. Par contraste, il affirme que les maisons sans solides fondations, les gens qui font fi de ses instructions, ne résisteront pas aux torrents.

À maintes reprises, j’ai été tentée de faire taire ma conscience quand je savais que Dieu demandait à recevoir plus de moi que ce que je lui donnais, en me disant que ma participation «s’en approchait suffisamment». Reste que les maisons bâties sur les terres instables au pied de Table Rock m’ont fait comprendre qu’il ne suffit aucunement d’«approcher» de la volonté de Dieu en matière d’obéissance. Pour être de ceux qui bâtissent leur maison sur de solides fondations et qui surmontent les tempêtes de la vie qui s’abattent si souvent sur nous, nous devons prêter la plus grande attention aux paroles de notre Seigneur — Kristen Holmberg

La Parole de Dieu est la seule fondation sûre de la vie.

*****

3 juin • Lisez > Jean 13.33-35

Quelqu’un de confiance

Beaucoup de gens proclament leur bonté; mais un homme fidèle, qui le trouvera ?
Proverbes 20.6

«Je n’ai personne en qui avoir confiance», m’a dit mon amie en pleurant. «Chaque fois que je fais confiance, on me blesse.» Son récit m’a mise en colère - un ancien petit ami, à qui elle avait cru pouvoir faire confiance, s’était mis à répandre des rumeurs à son sujet dès leur rupture. Pour elle dont l’enfance avait été douloureuse, cette trahison semblait lui confirmer une fois de plus que les gens n’étaient pas dignes de confiance.

J’ai cherché des paroles de réconfort à lui exprimer. Je ne pouvais toutefois pas nier la difficulté de trouver quelqu’un en qui avoir pleinement confiance ni prétendre que la plupart des gens étaient entièrement bons et dignes de confiance. Son histoire me rappelait de douloureuses occasions où je m’étais moi-même fait trahir de manière inattendue. On trouve d’ailleurs dans la Bible, qui décrit la nature humaine sans nuance, la même plainte porteuse de la douleur perpétuelle de la trahison (Pr 20.6).

Je pouvais cependant lui dire que la cruauté humaine n’était qu’un côté de la médaille et que l’autre côté était l’amour véritable que Jésus a rendu possible. Il a dit à ses disciples que le monde les reconnaîtrait à leur amour (Jn 13.35). Même s’il se peut que des gens nous blessent encore, il y en aura toujours d’autres qui, mus par l’amour et la grâce de Jésus, nous apporteront leur soutien et leur intérêt inconditionnels. Forts de son amour infaillible, puissions-nous trouver la guérison, le sentiment d’appartenance et le courage d’aimer comme il l’a fait. — Monica Brands

Jésus a rendu possible l’amour véritable.

*****

4 juin • Lisez > Jean 14.25-31

La paix parfaite

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.
Jean 14.27

Une amie m’a avoué avoir recherché la paix et le contentement pendant des années. Elle et son mari avaient bâti une entreprise prospère, ce qui leur avait permis de s’acheter une grande maison, de beaux vêtements et de précieux bijoux. Reste que ces biens matériels ne satisfaisaient pas son désir ardent de paix, pas plus que ses relations avec des gens influents ne l’avaient pu. Puis un jour qu’elle se sentait abattue et désespérée, une amie lui a annoncé la bonne nouvelle de Jésus. C’est alors qu’elle a découvert le Prince de la paix et que, du même coup, sa compréhension de la paix et du contentement véritables a changé pour toujours.

Jésus a tenu à ses amis des propos empreints d’une grande paix après le dernier repas qu’ils ont partagé ensemble ( Jean 14), tout en les préparant aux événements qui n’allaient pas tarder à se produire:sa mort, sa résurrection et la venue du Saint-Esprit. Il a alors décrit une paix - telle que le monde ne pouvait leur donner - qu’il souhaitait leur faire découvrir et qui leur procurerait le calme même au coeur de la tempête.

Le Jésus ressuscité est ensuite apparu aux disciples affolés et leur a dit «Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix» (Jn 20.19). Ils pouvaient maintenant mieux comprendre, et nous aussi, ce que signifie trouver le repos dans ce qu’il a accompli pour nous. Prenons donc conscience de l’assurance qu’il nous offre, et qui est bien supérieure à la confiance que peuvent nous procurer nos sentiments changeants. — Amy Boucher Pye

Jésus est venu apporter la paix dans notre vie et notre monde.

*****

5 juin • Lisez > Romains 8.1-11

Que voulons-nous ?

[Celui] qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
Romains 8.11

« Je suis passé de la voiture à cheval à l’homme sur la Lune», a dit un homme âgé à sa petite-fille, qui me l’a rapporté. Puis le grand-père a ajouté d’un air songeur «Je n’aurais jamais cru que ce serait si court.»

La vie est courte, et nous sommes nombreux à nous tourner vers Jésus parce que nous voulons vivre éternellement. Bien que ce désir n’ait rien de répréhensible, nous ignorons ce qu’est véritablement la vie éternelle.

Nous avons tendance à désirer les mauvaises choses. Nous voulons toujours avoir mieux, ce que nous croyons imminent. Si seulement j’avais fini mes études. Si seulement j’avais cet emploi. Si seulement j’étais marié. Si seulement je pouvais prendre ma retraite. Si seulement... Puis un jour, nous en venons à nous demander où tout ce temps a bien pu passer.

À dire vrai, nous avons déjà la vie éternelle. L’apôtre Paul a écrit «En effet, la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort» (Ro 8.2), et «[Ceux] qui vivent selon l’Esprit s’affectionnent aux choses de l’Esprit» (v. 5). Autrement dit, nos désirs changent lorsque nous venons à Christ, qui nous procure alors ce que nous désirons véritablement «[L’affection] de l’Esprit, c’est la vie et la paix» (v. 6).

Un des grands mensonges au sujet de la vraie vie: devoir être ailleurs, en train de faire autre chose avec quelqu’un d’autre. En Jésus, nous troquons le regret de la brièveté de la vie contre la pleine jouissance de la vie avec lui, tant maintenant que pour toujours. —
Timothy Gustafson

Pour vivre à jamais, on doit laisser Jésus vivre en soi maintenant.

*****

6 juin • Lisez > Psaume 119.33-40

Défi de quinze minutes

Incline mon cœur vers tes préceptes, et non vers le gain !
Psaume 119.36

Charles W. Eliot, qui a été longtemps président de l’université Harvard, était d’avis que quiconque consacrait au moins quelques minutes par jour à la lecture de grandes œuvres littéraires pouvait acquérir une bonne éducation. En 1910, il a sélectionné des livres d’histoire, de science, de philosophie et d’art qu’il a compilés en un ouvrage de cinquante tomes intitulé The Harvard Classics. Chaque tome thématique incluait le guide de lecture de M. Eliot intitulé Fifteen Minutes A Day (Quinze minutes par jour), qui recommandait pour chaque jour de l’année la lecture de huit à dix pages en particulier.

Et si nous passions quinze minutes par jour à lire la Parole de Dieu ? Nous pourrions dire avec le psalmiste «Incline mon cœur vers tes préceptes, et non vers le gain ! Détourne mes yeux de la vue des choses vaines, fais-moi vivre dans ta voie !» ( Ps 119.36-37.)

Quinze minutes par jour donnent quatre-vingt-onze heures au bout de l’année. Reste que, peu importe le temps que l’on consacre à la lecture de la Bible chaque jour, le secret réside dans la constance et l’ingrédient clé ne correspond ni à la perfection ni à la persévérance. Si l’on saute un jour ou une semaine, on peut toujours revenir à sa lecture. Au fil de l’instruction du Saint-Esprit, la Parole passe de l’esprit au cœur, puis aux mains et aux pieds, faisant ainsi passer son lecteur de l’instruction à la transformation.

«Enseigne-moi, Éternel, la voie de tes statuts, pour que je la retienne jusqu’à la fin !» (v. 33.) — David Mccasland

La Bible est le seul livre dont l’Auteur est là durant sa lecture.

*****

7 juin • Lisez > Genèse 3.1-10

L’appel de Dieu

L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde.
1 Jean 4.9

Un certain matin, ma fille a donné son téléphone cellulaire à son fils de onze mois pour qu’il s’amuse avec lui. Moins d’une minute plus tard, mon téléphone a sonné, et quand j’y ai répondu, j’ai entendu sa petite voix. Il avait appuyé à son insu sur le bouton de composition abrégée correspondant à mon numéro, et il s’est ensuivi une «conversation» mémorable.
Mon petit-fils ne sait dire que quelques mots, mais il connaît ma voix et y répond. Je lui ai donc parlé en lui disant entre autres choses combien je l’aime.

La joie que j’ai éprouvée en entendant la voix de mon petit-fils m’a rappelé combien Dieu désire communier avec nous. Dès ses premières pages, la Bible nous montre que Dieu cherche activement à nous attirer à lui. Il y est écrit que, même si Adam et Eve ont péché en lui désobéissant et en se cachant de lui dans le jardin, «l’Éternel Dieu appela l’homme» (Ge 3.9).

Dieu n’a cessé d’attirer l’humanité à lui en la personne de Jésus. Désirant être en relation avec nous, Dieu a envoyé Jésus sur la terre pour payer la rançon de notre péché au moyen de sa mort sur la croix «L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui» (1 Jn 4.9-10).

Il est merveilleux de savoir que Dieu nous aime et désire que nous lui rendions son amour par l’intermédiaire de Jésus. Même lorsque nous ne savons trop que dire, notre Père désire ardemment nous entendre ! — James Banks

Dieu nous révèle son amour pour nous en la personne de Jésus.

*****

8 juin • Lisez > Hébreux 8.6-13

Bagues et grâce

[Je] ne me souviendrai plus de leurs péchés.
Hébreux 8.12

La vue de mes mains me rappelle que j’ai perdu mes alliances. Je les ai égarées un jour que je m’affairais à mille et un préparatifs de voyage, et j’ignore encore où je les ai mises, je redoutais de l’annoncer à mon mari, car je craignais que ma négligence le blesse. Il a néanmoins réagi avec plus de compassion et de peine pour moi que de regrets pour les alliances. Il m’arrive néanmoins parfois de chercher à mériter sa grâce par un geste ou un autre ! Lui, par contre, ne retient pas cet épisode contre moi.

Il nous arrive si souvent de nous remémorer nos péchés et de ressentir le besoin de faire quelque chose pour mériter le pardon de Dieu. Pourtant, Dieu a dit que c’est par grâce, et non par les œuvres, que nous sommes sauvés (Ép 2.8-9). En évoquant une nouvelle alliance, Dieu a promis ceci aux Israélites «[[e] pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché» (Jé 31.34). Nous avons un Dieu qui nous pardonne nos fautes sans jamais revenir sur elles.

Il se peut que nous repensions au passé avec chagrin, mais nous devons croire aux promesses de Dieu, à sa grâce et à son pardon par la foi en Jésus-Christ. Or, cette réalité devrait nous amener à user de gratitude envers lui et à saisir l’assurance que la foi nous procure. Ce que Dieu pardonne, il l’oublie également. — Keila Ochoa

La grâce et le pardon sont des dons immérités.

*****

9 juin • Lisez > 2 Chroniques 20.14-22

Une raison de chanter

Chantez ! Chantez à notre roi, chantez !
Psaume 47.7

Le chant modifie le cerveau ! Des études ont démontré que, lorsque nous chantons, notre corps libère des hormones qui nous soulagent de l’anxiété et du stress. —D’autres recherches indiquent que, lorsque des personnes chantent ensemble, leur cœur se met à battre à l’unisson.
L’apôtre Paul encourage les croyants à s’entretenir par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels (Ép 5.19). Par ailleurs, la Bible revient plus de cinquante fois sur la nécessité de louer le Seigneur.

Dans 2 Chroniques 20, nous lisons que le peuple de Dieu a témoigné de sa foi en lui en montant au front en chantant. Ses ennemis avançaient vers le peuple de Juda. Alarmé, le roi Josaphat a réuni tout son monde, qu’il a amené à prier avec intensité. Sans boire ni manger, tous ont prié ainsi «[Nous] ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi» (v. 12). Le lendemain, ils sont partis à la suite de leur chorale, et non de leurs plus grands guerriers, certains que Dieu les délivrerait, comme promis, sans qu’ils aient à se battre (v. 17).

Tandis qu’eux montaient au front en chantant, leurs ennemis se sont battus entre eux ! À l’arrivée du peuple de Dieu sur le champ de bataille, le combat était terminé. Dieu a donc sauvé son peuple alors même que celui-ci marchait par la foi vers l’inconnu en chantant ses louanges.

Dieu nous encourage à le louer pour les bonnes raisons. Que nous allions ou non au combat, le fait de louer Dieu a le pouvoir de changer nos pensées, notre cœur et notre vie. — Amy Peterson

Le cœur en harmonie avec Dieu chante ses louanges.

*****

10 juin • Lisez > Actes 8.26-40

Trouver Charlie

L’eunuque [l’Éthiopien] dit à Philippe: Je te prie, de qui le prophète parle-t-il ainsi ? Est-ce de lui-même, ou de quelqu’un d’autre ?
Actes 8.34

Charlie est la vedette de la bande dessinée «Où est Charlie ?», une série de livres pour enfants devenue un succès de librairie et un classique. Charlie se cache dans les scènes remplies que l’auteur a peintes sur chaque page, invitant les enfants à l’y trouver, au grand plaisir des parents. Ces derniers aiment aussi, le cas échéant, que leur enfant les invite à l’aider à l’y trouver.

Peu après la lapidation d’Étienne, diacre de l’Église primitive ayant proclamé Christ au prix de sa vie (voir Actes 7), une terrible persécution s’est abattue sur les chrétiens, forçant un grand nombre d’entre eux à fuir Jérusalem. Un autre diacre, Philippe, a suivi ces fugitifs chrétiens jusqu’en Samarie, où il a proclamé Christ et où l’on a bien reçu celui-ci (8.6). Là-bas, le Saint-Esprit a envoyé Philippe en mission spéciale «sur le chemin [...] qui est désert». Comme sa prédication en Samarie portait ses fruits, cet envoi a dû l’étonner. Imaginez sa joie lorsque Philippe a rencontré le ministre éthiopien et l’a aidé à trouver Jésus, rapporté dans le livre d’Ésaïe (53.7-8) !

Nous avons souvent aussi l’occasion d’en aider d’autres à «trouver Jésus» dans la Bible et à mieux le connaître. Comme c’est le cas du parent témoin de la découverte illuminant le regard de son enfant et de Philippe aidant l’Éthiopien à trouver Jésus, il peut s’avérer exaltant pour nous aussi de participer à ce moment de découverte chez les gens de notre entourage. — Randy Kilgore

Le chrétien ne saurait être plus utile qu’en amenant un ami à Christ.

*****

11 juin • Lisez > 2 Chroniques 6.7-9, 12-15

Les attitudes du cœur

[Salomon] se mit à genoux en face de toute l’assemblée d’Israël, et étendit ses mains vers le ciel. Et il [pria].
2 Chroniques 6.13-14

Lorsque mon mari joue de l’harmonica dans l’équipe de louange de notre Église, j’ai remarqué qu’il ferme parfois les yeux en jouant un morceau chanté. Il m’a dit que cela l’aidait à se concentrer et à échapper aux distractions, afin d’offrir - par son harmonica, sa musique et sa personne -les meilleures louanges possible à Dieu.

Certains se demandent si nous devrions garder les yeux fermés lorsque nous prions. Étant donné que nous pouvons prier en tout temps et en tout lieu, il se peut qu’il nous soit difficile de toujours les fermer - surtout si nous sommes en train de marcher, de désherber ou de conduire un véhicule !
Aucune règle ne régit la posture à adopter lorsque nous parlons avec Dieu.

Lors de sa dédicace du temple qu’il avait bâti, le roi Salomon s’est agenouillé et «[a étendu] ses mains vers le ciel» pour prier (2 Ch 6.13-14). Or, la Bible mentionne toutes sortes de postures de prière: à genoux (Ép 3.14), debout (Lu 18.10-13) et même face contre terre
(Mt 26.39).
Que nous soyons à genoux ou debout devant Dieu, avec les mains levées vers le ciel ou les yeux fermés pour mieux nous concentrer sur Dieu, ce n’est pas notre posture, mais notre attitude, qui compte. Tout ce que nous faisons reflète notre cœur (Pr 4.23). Quand nous prions, puisse notre cœur toujours s’incliner avec adoration, gratitude et humilité devant notre Dieu bienveillant, sachant qu’il a toujours les yeux ouverts et les oreilles attentives aux prières de son peuple (2 Ch 6.40). — Cindy Hess Kasper

Les prières les plus nobles proviennent du cœur le plus humble.

*****

12 juin • Lisez > 1 Corinthiens 15.42-58

Rien en vain

[Votre] travail ne sera pas vain dans le Seigneur.
1 Corinthiens 15.58

Après avoir combattu le découragement et la dépression pendant près de trois ans à cause de ma mobilité réduite et de mes douleurs chroniques, je me suis confiée à une amie «Mon corps tombe en morceaux. J’ai le sentiment de ne rien avoir à offrir de valeur à Dieu ou à qui que ce soit d’autre.»

Après avoir posé sa main sur la mienne, elle a ajouté: «Dirais-tu que ça ne change rien que je t’accueille avec le sourire ou que je t’écoute ? Selon toi, est-ce en vain que je prie pour toi ou que je t’offre une parole gentille ?»

Après m’être adossée, je lui ai répondu «Bien sûr que non.»

En sourcillant, elle m’a répliqué «Pourquoi alors te dis-tu ces mensonges ? Tu fais toi-même toutes ces choses pour moi et pour d’autres.»

Du coup, j’ai remercié Dieu de m’avoir ainsi rappelé que rien de ce que nous faisons pour lui n’est inutile.

Dans 1 Corinthiens 15, Paul nous assure que, même si notre corps est faible pour l’instant,
«il [ressuscitera] plein de force» en Christ (v. 43). Selon cette promesse, nous pouvons croire qu’il utilisera chaque offrande, chaque petit geste fait pour lui, à l’avancement de son royaume (v. 58).

Malgré nos limites physiques, nous pouvons œuvrer auprès des membres diversifiés et interdépendants du corps de Christ au moyen d’un sourire, d’une parole encourageante, d’une prière ou d’une expression de foi malgré notre situation éprouvante. Au service de Dieu, aucune tâche ni aucun geste d’amour ne saurait être trop infime pour compter. —
Xochitl Dixon

Faites avec ce que vous avez et laissez les résultats à Dieu.

*****

13 juin • Lisez > Job 37.1-16

Considérez Les nuages

Comprends-tu le balancement des nuées ?
Job 37.16

Un jour, il y a plusieurs années, mes fils et moi étions couchés sur le dos dans le jardin à regarder les nuages passer. L’un d’eux m’a alors demandé «Papa, pourquoi les nuages flottent-ils ?» «Eh bien, fiston», ai-je commencé avec l’intention de lui faire profiter de ma vaste connaissance en la matière, mais je me suis tu ensuite. «Je l’ignore, ai-je admis, mais je vais le découvrir pour toi.»

Comme je l’ai découvert, c’est que l’humidité condensée, qui perd de l’altitude à cause de la gravité, rencontre les températures plus chaudes qui montent du sol. Cette humidité se change alors en vapeur et remonte dans les airs. Il s’agit ici de l’explication naturelle de ce phénomène.

Cependant, les explications naturelles ne sont pas les réponses finales. Les nuages flottent parce que, dans sa sagesse, Dieu a établi les lois naturelles de façon à ce qu’elles nous révèlent «les merveilles de celui dont la science est parfaite» (Job 37.16). On peut donc considérer les nuages comme un symbole - un signe extérieur et visible de la bonté et de la grâce que Dieu manifeste dans la création.

Ainsi, la prochaine fois que vous prendrez le temps d’imaginer ce qui se dégage des nuages, rappelez-vous ceci: Celui qui a fait toute chose belle fait flotter les nuages dans les airs. Il le fait pour nous appeler à nous émerveiller et à l’adorer. Les cieux - même les cumulus, les stratus et les cirrus - déclarent la gloire de Dieu. — David H. Roper

La création abonde en signes pointant vers le Créateur.

*****

14 juin • Lisez > Matthieu 11.25-30

Rythmes de grâce

Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur , et vous trouverez du repos pour vos âmes.
Matthieu 11.29

Un ami et sa femme, âgés d’un peu plus de 90 ans et mariés depuis 66 ans, ont écrit l’histoire de leur famille pour leurs enfants et les générations à venir. Le dernier chapitre, «A Letter from Mom and Dad » (Une lettre de maman et papa), renferme d’importantes leçons de vie. L’une d’elles m’a amené à faire le bilan de ma propre vie «Si vous trouvez que le christianisme est épuisant et draine votre énergie, c’est que vous pratiquez une religion plutôt que de jouir d’une relation avec Jésus-Christ. Votre marche avec le Seigneur ne vous fatiguera pas , elle vous revigorera, elle renouvellera vos forces et elle dynamisera votre vie»
(Mt 11.28-29).

Le passage dans lequel Eugène Peterson paraphrase une certaine invitation de Jésus commencé ainsi: «Êtes-vous fatigués ? Épuisés ? Las de la religion ? [...] Marchez à mes côtés et travaillez avec moi. [...] Adoptez les rythmes non imposés de la grâce»
(The Message).

Si j’en viens à croire que mon service ne dépend que de moi, c’est que je me suis mis à œuvrer pour Dieu au lieu de marcher avec lui. Or, si je cesse de marcher avec Christ, mon esprit se desséchera, je commencerai à trouver les gens énervants, plutôt que de voir en eux des êtres humains créés à l’image de Dieu, et plus rien ne me semblera normal.

Quand j’ai l’impression de pratiquer une religion au lieu de jouir d’une relation avec Jésus, l’heure est venue de déposer mon fardeau et de marcher avec lui selon les « rythmes non imposés de sa grâce ». — David Mccasland

Jésus veut que nous marchions avec lui.

*****

15 juin • Lisez > Éphésiens 4.1-6

Le lien de la paix

[Efforcez-vous] de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix.
Éphésiens 4.3

J’ai envoyé à une amie un courriel de reproches au sujet d’une question sur laquelle nous divergions d’opinion, mais elle n’y a jamais répondu. Avais-je dépassé les bornes ? Je ne voulais pas aggraver la situation en insistant, pas plus que je ne voulais la voir partir en voyage outre-mer avant que notre différend se soit résolu. Chaque fois qu’elle me venait à l’esprit au cours des jours suivants, j’ai prié pour elle, sans trop savoir par quel moyen rétablir notre relation. Puis un matin, je suis allée marcher dans le parc de notre quartier et je l’y ai vue. Quand elle m’a aperçue, son visage a trahi sa souffrance. Merci Seigneur de me permettre de lui parler, me suis-je alors dit. Le souffle un peu court, mais en arborant un sourire accueillant, je me suis approchée d’elle. Nous avons alors discuté à cœur ouvert et nous sommes parvenues à régler notre différend.

Lorsque la douleur ou le silence s’immisce dans nos relations, il nous semble impossible de les rétablir. Par contre, comme l’apôtre Paul le dit dans son épître à l’Église d’Éphèse, nous sommes appelés à œuvrer à la paix et à l’unité par l’intermédiaire de l’Esprit de Dieu, revêtus de douceur, d’humilité et de patience dans notre quête de guérison divine pour nos relations. Le Seigneur désire vivement que nous soyons unis, si bien que, par son Esprit, il rapproche ses enfants les uns des autres - même de manière inattendue lorsque nous allons faire une promenade dans un parc. — Amy Boucher Pye

Dieu désire que l’unité règne parmi les croyants en Christ.

*****

16 juin • Lisez > Éphésiens 2.1-10

La vie reçue

Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés.
Éphésiens 2.1

Jeune, mon père se rendait avec des amis à un événement sportif devant se tenir à l’extérieur de la ville lorsque leur véhicule a dérapé sur la chaussée détrempée et qu’ils ont fait une sortie de route. Un de ses amis est resté paralysé et un autre a perdu la vie des suites de ce grave accident. On a déclaré mon père mort et on l’a transporté à la morgue. En état de choc et affligés, ses parents y sont allés pour l’identifier. C’est alors que mon père s’est réveillé de ce qui était en réalité un coma profond. La tristesse de tous s’est dès lors changée en joie.

Dans Éphésiens 2, l’apôtre Paul nous rappelle que, sans Christ, nous étions morts par nos offenses et par nos péchés (v. 1). Cependant, «Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ» (v. 4-5). Ainsi donc, en la personne de son Fils, Dieu nous a ramenés de la mort à la vie.

Par conséquent, dans un sens, nous devons tous d’être en vie au Père céleste. En raison de son immense amour, il a fait en sorte que ceux d’entre nous qui étaient morts dans leurs péchés reçoivent la vie et une destinée en la personne de Christ. — Bill Crowder

Nous avions une dette, mais Jésus l’a payée pour nous.

*****

17 juin • Lisez > Psaume 147.1-11

Du temps ensemble

L’Éternel aime ceux qui le craignent, ceux qui espèrent en sa bonté.
Psaume 147.11

Durant les deux heures du trajet de retour d’un mariage dans la famille, ma mère m’a demandé pour la troisième fois ce qu’il y avait de nouveau dans mon emploi. Je lui ai répété certains détails comme si c’était la première fois, tout en me demandant ce qui pourrait rendre mes paroles plus faciles à mémoriser. Ma mère souffre de la maladie d’Alzheimer, qui détruit progressivement la mémoire, qui risque d’altérer le comportement et qui finit par priver la personne en étant atteinte de l’usage de la parole, et plus encore.

Sa maladie m’attriste, mais je suis reconnaissante de ce que ma mère soit encore là et que nous pouvions encore passer du temps ensemble - et même discuter. Je suis ravie de ce que, chaque fois que je vais la voir, elle s’exclame, le visage rayonnant «Alyson, quelle agréable surprise !» Nous aimons être en compagnie l’une de l’autre , et malgré les moments de silence où les mots lui échappent, nous communions ensemble.

Ce fait rappelle peut-être un peu notre relation avec Dieu. La Bible nous dit «L’Éternel aime ceux qui le craignent, ceux qui espèrent en sa bonté» (Ps 147.11). Dieu considère comme ses enfants ceux qui croient en Jésus comme leur Sauveur (Jn 1.12). Or, même s’il nous arrive de lui répéter sans cesse certaines requêtes ou que les mots nous manquent, il use de patience envers nous, conformément à l’amour qu’il nous porte. Il est heureux de converser avec nous au moyen de la prière - même lorsque les mots nous manquent. — Alyson Kieda

Dieu se plaît à nous entendre lui parler !

*****

18 juin • Lisez > Proverbes 20.3-7

Un Père parfait

Le juste marche dans son intégrité; heureux ses enfants après lui !
Proverbes 20.7

Mon père m’a fait cet aveu un jour «Quand tu étais jeune, j’étais souvent absent.» Je ne me rappelle pourtant pas les choses ainsi. En plus de son emploi à temps plein, il sortait certains soirs pour diriger la chorale de l’Église, et il partait parfois une semaine ou deux avec un quatuor masculin. Reste qu’il a toujours été là dans les moments marquants (et de nombreux autres) de ma vie.

Par exemple, quand j’avais huit ans, j’ai tenu un tout petit rôle dans une pièce de théâtre que mon école a donnée un après-midi. Toutes les mères sont venues la voir, mais un seul père: le mien. De bien des façons, il nous a toujours fait savoir, à mes sœurs et à moi, qu’il nous estimait et nous aimait. Et de le voir prendre soin de ma mère durant les dernières années de sa vie m’a enseigné à quoi ressemble précisément l’amour sacrificiel. Papa n’est pas parfait, mais il a toujours su me donner une idée juste de qui est mon Père céleste. Et l’idéal serait que tout père chrétien en fasse autant.

Il arrive parfois que les pères terrestres déçoivent ou blessent leurs enfants. Par contre, notre Père céleste est «miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté» (Ps 103.8). Lorsque le père qui aime le Seigneur réprimande ses enfants, les console, les instruit et pourvoit à leurs besoins, il leur sert d’exemple à l’image de notre Père céleste parfait. — Cindy Hess Kasper

Une vie vécue pour Christ est le meilleur legs à faire à nos enfants.

*****

19 juin • Lisez > 1 Rois 8.54-63

Sous la direction de Dieu

[Mais] qu’il incline nos cœurs vers lui, afin que nous marchions dans toutes ses voies.
1 Rois 8.58

Il y a quelques mois, j’ai reçu un courriel m’invitant à me joindre à une communauté de «gens déterminés». J’ai alors décidé de vérifier la signification du mot «déterminé». J’ai ainsi appris que la personne déterminée est très motivée à réussir et résolue à travailler dur pour atteindre ses objectifs.

Est-ce bien d’être déterminé ? Voici un test infaillible pour le découvrir: «[Faites] tout pour la gloire de Dieu» (1 Co 10.31). Nous faisons souvent les choses dans le but de nous glorifier nous-mêmes. Après le déluge, à l’époque de Noé, un groupe de personnes a décidé de bâtir une tour pour se faire un nom (Ge 11.4). Ces gens aspiraient à la célébrité et désiraient éviter d’être dispersés dans le monde entier. Comme ils n’agissaient pas pour la gloire de Dieu, leur détermination les a induits en erreur.

Par contraste, quand Salomon a dédié l’arche de l’alliance et le Temple, il a dit «[J’ai] bâti la maison au nom de l’Éternel» 1 R 8.20). Puis il .a prié ainsi «[Qu’il] incline nos cœurs vers lui, afin que nous marchions dans toutes ses voies, et que nous observions ses commandements» (v. 58).

Si notre plus grand désir consiste à glorifier Dieu et à marcher dans l’obéissance, nous en venons à chercher à aimer et à servir Jésus selon la puissance de l’Esprit. Puisse notre prière faire écho à celle de Salomon. «Que [notre] cœur soit tout à l’Éternel [...] pour suivre ses lois et pour observer ses commandements» (v. 61). — Keila Ochoa

Faites tout pour la gloire de Dieu.

*****

20 juin • Lisez > 1 Thessaloniciens 5.9-28

Une raison de sourire

C’est pourquoi exhortez-vous réciproquement, et édifiez-vous les uns les autres, comme en réalité vous le faites.
1 Thessaloniciens 5.11

Au travail, les paroles d’encouragement comptent. La façon dont les employés parlent entre eux influence la satisfaction des clients, la rentabilité de l’entreprise et l’estime d’autrui. Des études ont démontré que les membres des équipes les plus efficaces s’expriment réciproquement six fois plus de paroles d’approbation que de désapprobation, de désaccord et de sarcasmes. Les équipes les moins efficaces ont tendance à émettre près de trois remarques négatives pour chaque parole constructive.

Paul a appris par expérience en quoi les paroles contribuent à façonner relations et résultats. Avant de rencontrer Christ sur le chemin de Damas, il terrifiait les disciples de Jésus par ses paroles et ses actions. Le jour où il a écrit l’épître aux Thessaloniciens, il était cependant devenu quelqu’un de très encourageant en raison de l’œuvre que Dieu avait accomplie dans son cœur. Par son propre exemple, il exhortait maintenant ses lecteurs à s’encourager les uns les autres. Tout en veillant à éviter de tomber dans la flatterie, il a montré comment encourager les gens et refléter l’Esprit de Christ.

Ce faisant, Paul a rappelé à ses lecteurs d’où provient l’encouragement. Il avait constaté que le fait de nous confier en Dieu, nous donne des raisons de nous consoler, pardonner, inspirer et gentiment exhorter les uns les autres (1 Th 5.10-11).

Paul nous montre que de nous encourager ainsi nous aide réciproquement à goûter à la patience et à la bonté de Dieu. — Mart Dehaan

Quoi de mieux que d’amener l’autre à donner le meilleur de lui-même ?

*****

21 juin • Lisez > 2 Corinthiens 1.3-11

Une tasse de réconfort

Et notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation.
2 Corinthiens 1.7

Une amie m’a envoyé des poteries qu’elle avait fabriquées. En ouvrant la boîte, j’ai vu que les précieux objets avaient été endommagés dans le transport. Il ne restait plus de l’une des tasses que quelques gros morceaux, un tas de tessons et des amas de poussière d’argile.

Après que mon mari ait recollé le tout, j’ai disposé la superbe tasse endommagée sur une tablette. Comme cette poterie recollée, j’ai des cicatrices qui prouvent que je peux encore me tenir debout après les temps difficiles que Dieu m’a permis de surmonter. Cette tasse de consolation me rappelle que le fait d’exprimer en quoi le Seigneur a œuvré dans et par ma vie peut en aider d’autres à surmonter leurs périodes éprouvantes.

L’apôtre Paul loue Dieu, qu’il dit être «le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation» (2 Co 1.3). Le Seigneur utilise nos épreuves et nos souffrances pour nous rendre plus semblables à lui. La consolation qu’il nous procure dans nos afflictions nous rend capables d’encourager les autres par le récit de ce qu’il a fait pour nous «dans toutes nos afflictions» (v. 4).

Dans les souffrances de Christ, puisons la force de persévérer malgré les nôtres, assurés que Dieu utilise notre vécu pour nous fortifier tous de manière à nous enseigner la patience et l’endurance (v. 5-7). Comme Paul, trouvons une consolation dans le fait de savoir que le Seigneur récupère nos épreuves à sa gloire. — Xochitl Dixon

Dieu console autrui par le récit de notre propre consolation.

*****

22 juin • Lisez > Habakuk 1.1-4; 2.20

Silence

Jusqu’à quand, ô Éternel ? J’ai crié, et tu n’écoutes pas !
Habakuk 1.2

Le grondement des camions de secours a vite fait fuir les poulets en passant devant les masures du village sous le regard fixe d’enfants aux pieds nus. Sur cette «route» ravagée par les pluies, la circulation était rare.

Soudain, une maison cossue entourée d’une haute clôture est apparue au convoi. C’était la maison du maire, même s’il ne l’habitait pas. Son peuple n’avait pas d’articles de première nécessité en quantité suffisante, alors que lui menait grand train dans une ville située à une certaine distance de là.

Une telle injustice nous met en colère, comme cela a été le cas du prophète Habakuk. À la vue d’une oppression endémique, il a demandé: «Jusqu’à quand, ô Éternel ? J’ai crié, et tu n’écoutes pas !» (Ha 1.2.) Reste que l’ayant remarquée, Dieu lui a répondu: «Malheur à celui qui accumule ce qui n’est pas à lui ! [...] celui qui amasse pour sa maison des gains iniques» (2.6,9). Ce n’était qu’une question de temps avant que le jugement tombe !

Nous voyons d’un bon œil le jugement divin contre autrui, mais le livre d’Habakuk donne matière à réflexion: «L’Éternel est dans son saint temple. Que toute la terre fasse silence devant lui !» (2.20.) Toute la terre. Tant les opprimés que les oppresseurs. Parfois, la seule réponse qui vaille au silence apparent de Dieu, c’est... le silence !

Pourquoi le silence ? Parce que nous faisons facilement fi de notre propre pauvreté spirituelle. Or, le silence nous permet de reconnaître notre état de péché en présence d’un Dieu saint. Faisons-lui confiance ! — Tim Gustafson

Le juste connaît la cause des pauvres, mais [pas] le méchant. Pr 29.7

*****

23 juin • Lisez > Romain 12.3-8

Jouer de concert

[Nous] formons un seul corps en Christ [...]. Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée.
Romain 12.5-6

Durant le concert de la troupe de l’école de notre petite-fille, j’ai été impressionné de voir à quel point ces jeunes de 11 et 12 ans jouaient bien ensemble. Si chacun d’eux avait voulu jouer en solo, il n’aurait pu accomplir individuellement ce que la troupe a accompli collectivement. Les sections ont toutes joué avec brio, ce qui a donné lieu à une musique magnifique !

Paul a écrit «[Ainsi], nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres [...] [Nous] avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée» (Ro 12.5-6). Paul mentionne ceux-ci:prophétie, ministère, enseignement, exhortation, libéralité, direction et miséricorde (v. 7-8). Des dons devant tous être exercés librement pour le bien commun (1 Co 12.7).

L’expression « de concert » peut se définir ainsi « selon un même dessein ou plan , une action combinée , en harmonie ou en accord ». Ce que Dieu désire pour ses enfants dans la foi en Christ: «Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres , par honneur, usez de prévenances réciproques» (v. 10). Il veut donc la coopération, et non la compétition.

D’une certaine façon, nous nous produisons devant le monde, qui nous regarde et nous écoute tous les jours. Il n’y a aucun soliste dans l’orchestre de Dieu, mais chaque instrument est essentiel. Nous ne saurions mieux jouer que lorsque chacun collabore avec les autres dans l’unité. — David Mccasland

Il n’y a aucun soliste dans l’orchestre de Dieu.

*****

24 juin • Lisez > Jean 13.3-17

Ici pour servir

Ensuite il [Jésus] versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples.
Jean 13.5

L’heure était venue pour notre Église d’envoyer un nouveau groupe de leaders. En guise de symboles de leurs rôles de serviteurs-leaders, les autorités de l’Église ont participé à une cérémonie mémorable de lavage de pieds. Tous les leaders - y compris le pasteur - se sont lavé les pieds les uns aux autres sous le regard des membre de l’assemblée.

Ce qu’ils ont fait ce jour-là, c’est Jésus-Christ qui nous en a donné l’exemple, tel que relaté dans Jean 13. En effet lors de cet incident survenu durant ce que l’on appelle la sainte Cène, Jésus «se leva de table [...] versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples» (Jn 13.4-5) Ensuite, pour expliquer son geste à ses disciples, il leur a dit que «le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé» (v. 16); il a également déclaré: «[Je] suis au milieu de vous comme celui qui sert» (Lu 22.27).

S’il n’est pas indigne de la part de Jésus de faire une tâche aussi humble, il ne l’est pas plus de la part de chacun de nous d’être au service d’autrui. Quel exemple remarquable Jésus nous a donné à tous ! Effectivement, il « est venu, non pour être servi, mais pour servir» (Mc 10.45). Il nous a montré ce que c’est que d’être tout à la fois leader et serviteur. Voilà précisément ce qu’est Jésus, à savoir celui qui sert.— Dave Branon

Aucune oeuvre n’est petite si elle est faite pour Christ.

*****

25 juin • Lisez > Deutéronome 6.1-9

S’immerger dans la Parole

Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants.
Deutéronome 6.6-7

Lorsque notre Xavier était tout petit, nous sommes allés visiter en famille le Monterey Bay Aquarium. Désignant du doigt la grande sculpture suspendue au plafond de l’entrée, j’ai dit: «Regardez. Une baleine à bosse.» Les yeux écarquillés, Xavier a déclaré: «Énorme.» Se tournant vers moi, mon mari m’a dit «Comment connaît-il ce mot ?» «Il a dû nous l’entendre dire», lui ai-je répondu en haussant les épaules, moi-même étonnée de constater que notre tout-petit avait assimilé un mot que nous ne lui avions jamais enseigné intentionnellement.

Dieu a encouragé son peuple à enseigner aux générations futures à connaître et à observer les Écritures. En améliorant leur connaissance de Dieu, les Israélites et leurs enfants seraient ainsi plus enclins à le révérer et à récolter les récompenses associées au fait de le connaître intimement, de l’aimer entièrement et de le suivre avec obéissance (De 6.2-5).

Avec le cœur et l’esprit imprégnés de la Bible (v. 6), nous sommes plus à même de communiquer l’amour et la vérité de Dieu à nos enfants au fil de nos activités quotidiennes
(v. 7). En leur donnant l’exemple, nous pouvons équiper et encourager les jeunes à reconnaître et à respecter l’autorité et la pertinence des vérités immuables de Dieu (v.8,9).

Tandis que les paroles de Dieu vont naturellement de notre cœur à nos lèvres, nous pouvons transmettre en héritage une foi solide de génération en génération (4.9). — Xochitl Dixon

Les paroles que nous assimilons deviennent notre mode de vie.

*****

26 juin • Lisez > Genèse 1.24-31

Très bon !

Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon.
Genèse 1.31

Certaines journées semblent être de nature thématique. Dernièrement, j’en ai vécu une. Notre pasteur a amorcé son sermon portant sur Genèse 1 en nous montrant, en accéléré pendant deux minutes, des photos de fleurs d’une beauté à couper le souffle. Ensuite, à la maison, en consultant les médias sociaux, j’ai pu admirer de nombreuses photos de fleurs que des gens y avaient affichées. Plus tard, lors d’une promenade à pied dans les bois, je me suis retrouvée entourée de fleurs sauvages du printemps des trilles, des boutons d’or et des iris sauvages.

Dieu a créé les fleurs et toutes les autres variétés de végétaux (et de sols où les plantes peuvent pousser) le troisième jour de la création. Et deux fois ce jour-là, Dieu a dit que tout cela était «bon» (Ge 1.10,12). Un seul autre jour de la création, le sixième, Dieu a-t-il doublé cette déclaration (v.24,31). En fait, en ce jour où il a créé l’homme et a achevé son chef-d’œuvre, il a contemplé tout ce qu’il avait fait et a déclaré que «cela était très bon».

Dans le récit de la création, on peut voir un Dieu Créateur se réjouir de sa création et sembler tirer de la joie de l’acte même de la création. Pour quelle autre raison aurait-il conçu un monde aussi coloré et varié ? Par ailleurs, il a gardé le meilleur pour la fin en créant l’homme à son image (v. 27). Ayant été faits semblables à lui, nous jouissons nous aussi de l’œuvre magnifique de ses mains, source de bénédiction et d’inspiration. — Alyson Kieda

Toute la création porte l’autographe de Dieu.

*****

27 juin • Lisez > Jacques 5.13-18

Prières à cinq doigts

[Priez] les uns pour les autres.
Jacques 5.16

La prière est une conversation avec Dieu, et non une formule. Il arrive néanmoins parfois que nous devions avoir recours à une «méthode» pour raviver notre temps de prière. Nous pouvons alors prier selon les Psaumes ou d’autres passages bibliques (comme le Notre Père), ou encore la méthode ACTS (adoration, confession, gratitude (TS pour «thanksgiving» et supplication). Je suis tombée dernièrement sur cette «Prière à cinq doigts», à utiliser comme guide dans mes prières pour autrui

• Avec la main fermée, le pouce est le plus près de soi. Alors commencez par prier pour vos proches - vos êtres chers (Ph 1.3-5).
• L’index est le pointeur. Priez pour ceux qui enseignent -les cours bibliques, les prédications et l’instruction des enfants (1 Th 5.25).
• Le doigt suivant est le plus long. Il vous rappelle de prier pour ceux qui sont en autorité sur vous - les leaders nationaux et locaux, ainsi que votre superviseur au travail (1 Ti 2.1,2).
• Le quatrième doigt est normalement le plus faible. Priez pour ceux qui ont des problèmes ou qui souffrent (Ja 5.13-16).
• Puis il y a le petit doigt. Il vous rappelle votre petitesse par comparaison avec la grandeur de Dieu. Demandez au Seigneur de pourvoir à vos besoins (Ph 4.6,19).

Quelle que soit la méthode employée, il vous suffit de parler avec votre Père. Il désire que vous vous ouvriez à lui sans réserve. — Anne Cetas

Ce ne sont pas nos prières qui comptent, mais l’état de notre cœur.

*****

28 juin • Lisez > Romain 7.14-25

Des œuvres inachevées

Qui me délivrera du corps de cette mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !
Romain 7.24-25

Au moment de sa mort, le grand artiste Michel-Ange a laissé derrière lui de nombreux projets inachevés. Il faut quand même savoir que, dans le cas de quatre de ses sculptures, il n’a jamais eu l’intention de les terminer. Bien que l’esclave barbu, l’esclave Atlas, l’esclave s’éveillant et le jeune esclave puissent sembler inachevés, ces œuvres sont telles que Michel-Ange les a voulues. L’artiste désirait ainsi illustrer le sentiment qu’un esclavage sans fin pouvait faire éprouver.

Au lieu de sculpter des personnages enchaînés, Michel-Ange les a voulus captifs du marbre même duquel il les sculptait. Des corps émergent de la pierre, mais pas entièrement. Les muscles se contractent, mais sans jamais permettre aux personnages de se libérer.

La vue de ces sculptures d’esclaves suscite immédiatement de l’empathie en moi. Leur sort ressemble à mon combat contre le péché, en ce sens que je ne parviens pas à m’en libérer. Comme ces sculptures, je suis captive, mais «de la loi du péché, qui est dans mes membres» (Ro 7.23). Malgré tous mes efforts, je ne réussis pas à changer. Dieu merci, vous et moi ne resterons toutefois pas inachevés éternellement, car notre entrée au ciel mettra un terme à notre condition terrestre. Entre-temps, Dieu nous transforme à mesure que nous accueillons l’œuvre transformatrice du Saint-Esprit en nous. Dieu ne nous a-t-il pas promis de rendre parfaite la bonne œuvre qu’il a commencée en nous (Ph 1.6) ? — Amy Peterson

Il est le potier, nous sommes l’argile.

*****

29 juin • Lisez > Jacques 2.14-26

La foi en action

Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.
Jacques 2.18

Se rendant en voiture à l’épicerie, une de mes amies a remarqué une femme qui marchait le long de la route. Mon amie s’est alors sentie poussée à faire demi-tour pour lui offrir de la prendre à bord. Puis elle s’est attristée d’entendre sa passagère lui dire qu’elle n’avait pas les moyens de prendre l’autobus, ce qui l’obligeait à rentrer chez elle en parcourant à pied de nombreux kilomètres par une chaleur et une humidité étouffantes. Non seulement devait-elle faire tout ce chemin pour rentrer chez elle, mais encore elle avait également marché plusieurs heures ce matin-là pour arriver au travail à quatre heures.

En lui offrant de la prendre en voiture, mon amie a ainsi mis en pratique dans un contexte moderne l’instruction que Jacques a donnée aux chrétiens, celle de vivre leur foi en la mettant en action: «Il en est ainsi de la foi si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même»
(Ja 2.17). Il désirait que l’Église prenne soin des veuves et des orphelins (1.27), de même qu’au lieu de se contenter de paroles creuses, elle mette sa foi en action par des gestes d’amour.

C’est par la foi, et non par les œuvres, que nous sommes sauvés. Reste que nous vivons notre foi en aimant les gens et en répondant à leurs besoins. Comme l’a fait mon amie qui a offert le transport à une personne, gardons les yeux ouverts pour remarquer ceux qui pourraient avoir besoin de notre aide au fil de notre parcours de vie collectif. — Amy Boucher Pye

Nous vivons notre foi par nos bonnes œuvres.

*****

30 juin • Lisez > Luc 13.1-9

Le temps de fleurir

Le vigneron lui répondit: Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier.
Luc 13.8

Le printemps dernier, j’ai décidé de tailler drastiquement le rosier qui bordait notre porte arrière. Depuis notre arrivée, trois ans plus tôt, il avait à peine fleuri, il était laid et ses branches stériles s’étalaient dans tous les sens. Mes occupations s’étant par contre dès lors multipliées, mon projet de jardinage a dû être reporté. Tant mieux, d’ailleurs, car à peine quelques semaines plus tard, ce rosier s’est mis à fleurir comme je ne l’avais jamais vu fleurir auparavant. Des centaines de grandes fleurs blanches, au riche parfum, se sont mises à couronner notre porte arrière, à déborder sur le jardin et à orner le sol de magnifiques pétales.

Le réveil de mon rosier m’a rappelé la parole du figuier, dans Luc 13.6-9. En Israël, on avait alors pour coutume d’accorder trois ans aux figuiers pour produire du fruit, sans quoi on les arrachait, afin de permettre au sol d’être mieux utilisé. Dans cette parabole de Jésus, un jardinier demande à son patron d’accorder une quatrième année à un certain figuier. Dans ce contexte (v. 1-5), voici ce que l'on doit en comprendre: les Israélites ne vivaient pas comme ils l’auraient dû, Dieu était donc justifié de les juger. Étant patient, Dieu leur a malgré tout accordé du temps supplémentaire pour qu’ils se tournent vers lui, reçoivent son pardon et s’épanouissent.

Désireux que tous prospèrent, Dieu leur accorde plus de temps. Que nous cheminions vers la foi ou que nous priions pour ceux qui sont perdus sans Christ, sa patience est une bonne nouvelle pour nous tous. — Sherdian Voysey

Dieu a donné au monde le temps de réponse à son offre de pardon.

*****

 

Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


blue care wAccueil
  Liens
  Plan du site        
  Contact
tampon 5x5 gris