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Notre Pain Quotidien - Mai 2019


 Notre Pain Quotidien - mai2019 - Divers toits en tôle rouillée, vue depuis le ciel

 

1er mai • Lisez > Juges 6.11-16.24

Des questions pour Dieu

Va avec cette force que tu as [...] je serai avec toi.
Juges 6.14,16

Comment réagiriez-vous si le Seigneur interrompait votre journée de travail en vous communiquant un message ? Or, cela est arrivé à Gédéon, un Israélite de l’Antiquité. «L’ange de l’Éternel lui apparut, et lui dit L’Éternel est avec toi, vaillant héros ! Gédéon lui dit: Ah ! mon seigneur, si l’Éternel est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous sont-elles arrivées ?» (Jg 6.12,13.) Gédéon voulait savoir pourquoi Dieu semblait avoir abandonné son peuple.

Dieu a laissé cette question sans réponse. Même si Gédéon avait subi les attaques de ses ennemis, avait souffert de la faim et avait dû vivre caché dans des grottes pendant sept ans, Dieu ne lui a jamais expliqué pourquoi il n’était pas intervenu. Dieu aurait pu évoquer les péchés passés d’Israël à cet effet, mais il a préféré donner à Gédéon un avenir à espérer
«Va avec cette force que tu as [...] je serai avec toi, et tu battras Madian» (v. 14,16).

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Dieu permet que vous souffriez ? Au lieu de répondre à cette question précise, il se peut que Dieu vous donne satisfaction en vous faisant ressentir sa proximité aujourd’hui et en vous rappelant que vous pouvez compter sur sa force quand vous vous sentez faible. Lorsque Gédéon a fini par croire que Dieu était à ses côtés et allait lui venir en aide, il a érigé un autel qu’il a nommé «l’Éternel paix» (v. 24).

Le fait de savoir que, quoi que nous fassions et où que nous allions, le Dieu qui a promis de ne jamais nous délaisser ni nous abandonner sera toujours avec nous a de quoi nous apaiser. — Jennifer Benson Schuldt

Se fier à un Dieu bon et puissant, voilà la réponse à tout.

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2 mai • Lisez > Matthieu 8.1-4

Un simple toucher

Jésus étendit la main, le toucha.
Matthieu 8.3

Kiley a sauté sur l’occasion de se rendre dans une région reculée de l’Afrique de l’Est pour participer à une mission médicale, mais avec un certain malaise. Elle ne possédait aucune expérience médicale. Elle pouvait toutefois apporter des soins de base.

Là-bas, elle a rencontré une femme atteinte d’une maladie terrible, mais traitable. Même si la jambe déformée de cette femme la rebutait, Kiley savait devoir faire quelque chose. Tandis qu’elle désinfectait et bandait cette jambe, sa patiente s’est mise à pleurer. Préoccupée, Kiley lui a demandé si elle lui faisait mal, ce à quoi la femme lui a répondu: «Non. C’est juste que c’est la première fois en neuf ans qu’une personne me touche.»

La lèpre est une autre maladie qui peut repousser les gens, et la culture juive de l’Antiquité comportait des directives à respecter à la lettre pour éviter sa propagation, comme la Bible le précise «Il [le lépreux] habitera seul, sa demeure sera hors du camp» (Lé 13.46).

Voici pourquoi il est remarquable qu’un lépreux se soit approché de Jésus pour lui dire «Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur» (Mt 8.2). Or, «Jésus étendit la main, le toucha, et dit: Je le veux, sois pur» (v. 3).

En touchant la jambe malade d’une femme esseulée, Kiley s’est mise à manifester l’amour courageux de Jésus qui a le pouvoir de tisser des liens humains. Un simple toucher a amélioré les choses. — Tim Gustafson

Améliorons les choses par la victoire sur nos peurs et la foi en Dieu.

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3 mai • Lisez > Genèse 28.10-17

Seul dans L’espace

Certainement, l’Éternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas !
Genèse 28.16

L’astronaute d’Apollo 15 Al Worden savait ce que c’était que de se trouver du côté opposé de la Lune. Pendant trois jours, en 1971, il a navigué seul à bord de son module de commande, Endeavor, tandis que deux membres de l’équipage spatial travaillaient à des milliers de kilomètres plus bas, sur la Lune. Il avait alors pour tout compagnons les astres au-dessus de lui qu’il se rappelle avoir été d’un tel éclat qu’ils semblaient l’envelopper de lumière.

Tandis que le Soleil se couchait sur sa première journée loin de chez lui, Jacob se sentait lui aussi très seul, mais pour une raison différente. Il fuyait son frère aîné, qui voulait le tuer pour lui avoir volé la bénédiction familiale, qui revenait de droit au premier-né. Pourtant, dès qu’il s’est endormi, Jacob a rêvé qu’une échelle reliait la terre au ciel. En regardant des anges y monter et en descendre, il a entendu Dieu lui promettre d’être avec lui et de bénir toute la terre par sa descendance. À son réveil, Jacob a déclaré. «Certainement, l’Éternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas !» (Ge 28.16.)

Sa tromperie avait poussé Jacob à s’isoler. Reste qu’aussi réels étaient ses échecs et aussi sombre était la nuit, il se trouvait en présence de celui dont les projets sont toujours meilleurs et d’une plus grande portée que les nôtres. Le ciel est plus près que nous le croyons, et le «Dieu de Jacob» est avec nous. — Mart Dehaan

Dieu est plus près qu’on le croit

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4 mai • Lisez > Psaume 102.1-18

La règle des cinq minutes

Il est attentif à la prière du misérable. Il ne dédaigne pas sa prière.
Psaume 102.18

J’ai lu quelque chose au sujet de la règle de cinq minutes qu’une mère imposait à ses enfants. Chaque jour, ils devaient être prêts à partir pour l’école et se réunir cinq minutes avant de quitter la maison.

Ils se rassemblaient autour de leur mère, et elle priait pour chacun d’eux individuellement en demandant au Seigneur de bénir leur journée. Puis elle les embrassait et les envoyait à l’école. Elle incluait même dans son cercle de prière les enfants du quartier qui s’arrêtaient chez elle. De nombreuses années plus tard, une de ces enfants a dit en être venue ainsi à comprendre toute l’influence qu’exerce la prière sur sa journée.

L’auteur du Psaume 102 connaissait l’importance de la prière. Ce psaume est désigné comme ceci «Prière d’un malheureux, lorsqu’il est abattu et qu’il répand sa plainte devant l’Éternel.» Puis l’auteur s’écrie «Éternel, écoute ma prière, et que mon cri parvienne jusqu’à toi !»
(v. 1-2), avant d’ajouter plus loin «Car il regarde du lieu élevé de sa sainteté, du haut des cieux l’Éternel regarde sur la terre» (v. 20).

Dieu se soucie de vous et désire que vous communiquiez avec lui. Que vous observiez la règle des cinq minutes en lui demandant de bénir votre journée ou que vous ressentiez le besoin de passer plus de temps à lui rappeler votre grande détresse, parlez à Dieu chaque jour. Il se pourrait que votre exemple influence énormément votre famille ou un intime. — Anne Cetas

La prière est la reconnaissance de notre besoin de Dieu.

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5 mai • Lisez > Jérémie 29.4-14

Le ministère de mémoire

Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.
Jérémie 29.11

Il se peut que nos deuils et nos déceptions nous laissent un sentiment de colère, de culpabilité et de confusion. Que nos choix aient fermé des portes qui ne s’ouvriront plus jamais ou, sans que ce soit de notre faute, que la tragédie ait envahi notre vie, il en résulte souvent ce qu’Oswald Chambers appelait «l’insondable tristesse du «ce qui aurait pu être»». Si l’on cherche à supprimer ses souvenirs douloureux, on finit par se rendre compte que nos tentatives sont vaines.

Chambers nous rappelle ainsi que le Seigneur agit encore dans notre vie: «N’ayez jamais peur lorsque Dieu vous rappelle le passé. Laissez votre mémoire suivre son cours. C’est un ministère que Dieu exerce par la réprimande, le châtiment et le chagrin. Dieu changera «ce qui aurait pu être» en une merveilleuse culture [cadre de croissance] pour l’avenir».

À l’époque vétérotestamentaire où Dieu a exilé les Israélites à Babylone, il leur a demandé de le servir sur ce territoire étranger et d’y grandir dans la foi jusqu’à ce qu’il les ramène au pays: «Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance» (Jé 29.11).

Dieu les a exhortés à se concentrer sur lui et à garder les yeux fixés sur l’avenir sans faire fi des événements passés ni tomber dans leur piège. Le pardon du Seigneur peut transformer le souvenir de notre tristesse en assurance de son, amour éternel. — David Mccasland

Dieu peut utiliser nos pires déceptions pour nourrir notre foi en lui.

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6 mai • Lisez > Matthieu 18.23-35

Devrais-je pardonner ?

De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.
Colossiens 3.13

Je suis arrivée tôt à mon église pour contribuer à la préparation de la tenue d’un événement. Une femme pleurait de l’autre côté du sanctuaire. Elle s’était montrée cruelle envers moi et avait colporté des ragots à mon sujet par le passé, si bien que je me suis empressée d’étouffer ses pleurs par le bruit de l’aspirateur. Pourquoi me préoccuperais-je de quelqu’un qui ne m’aime pas ?

Lorsque le Saint-Esprit m’a rappelé tout ce que Dieu m’avait pardonné, je suis toutefois allée la voir. Elle m’a alors dit que son poupon était hospitalisé, depuis des mois. Nous avons pleuré ensemble, nous nous sommes serrées dans les bras l’une de l’autre et nous avons prié pour sa fillette. Maintenant que nous avons surmonté nos différends, nous sommes de bonnes amies.

Dans Matthieu 18, Jésus compare le royaume des cieux à un roi ayant décidé de régler ses comptes. Un serviteur lui devant une somme colossale l’a supplié d’avoir compassion de lui. Peu après que le roi ait annulé sa dette, le même serviteur est allé trouver et condamner un homme qui lui devait beaucoup moins. En apprenant la conduite du fautif, le roi l’a fait jeter en prison en le condamnant pour avoir refusé de pardonner (v. 23-34).

Choisir de pardonner ne revient pas à approuver le péché, à excuser les torts faits ou à minimiser les blessures causées. Offrir le pardon nous libère simplement afin que nous puissions jouir du don immérité de la miséricorde divine, tandis que nous l’invitons à accomplir de merveilleuses œuvres de grâce qui restaurent la paix dans notre vie et nos relations. — Xochitl Dixon

Pardonner revient à faire confiance au jugement parfait de Dieu.

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7 mai • Lisez > Matthieu 26.17-30

Louer dans les ténèbres

Par lui [Jésus], offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.
Hébreux 13.15

Même si mon ami Mickey était en train de perdre la vue, il m’a dit «Je vais continuer de louer Dieu tous les jours, car il a tant fait pour moi.»

Jésus a donné à Mickey, comme à nous, la raison ultime de ces louanges incessantes. Le vingt-sixième chapitre de l’Évangile selon Matthieu nous raconte le repas pascal que Jésus a partagé avec ses disciples le soir précédant sa crucifixion. Le verset 30 illustre la fin de ce repas: «Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers.»

Ce ne sont pas n’importe quels cantiques qu’ils ont chantés ce soir-là, mais des chants de louanges. Depuis des millénaires, à l’occasion de leur Pâque, les Juifs chantent une série de psaumes portant le nom de «Hallel» (hallel est un mot hébreu qui signifie «louanges»). La dernière de ces prières de louanges chantées, qui se trouvent dans les Psaumes 113-118, honore le Dieu devenu notre salut (118.21). Elle fait allusion à une pierre rejetée devenue la principale de l’angle (v. 22) et à celui qui vient au nom du Seigneur (v. 26). Il se peut très bien qu’ils aient chanté . «C’est ici la journée que l’Éternel a faite Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie !» (v.24.)

En chantant avec ses disciples en cette soirée pascale, Jésus nous donnait la raison par excellence pour regarder au-delà de notre situation actuelle. Il nous conduisait dans la louange de l’amour et de la fidélité infinis de notre Dieu. — James Banks

Louer Dieu nous aide à nous rappeler son infinie bonté.

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8 mai • Lisez > Psaume 90

Le fardeau de l’attente

Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse.
Psaume 90.12

Au cours des dernières années, deux de mes proches ont reçu un diagnostic pouvant être fatal. Ce que je trouve personnellement le plus difficile dans le fait de les soutenir durant leurs traitements a été l’incertitude constante. Je suis toujours dans l’attente désespérée d’un mot définitif de la part d’un médecin, mais les choses sont rarement aussi simples. Au lieu de nous apporter des éclaircissements, on nous demande souvent de patienter.

Le fardeau de l’incertitude est lourd à porter, car on se demande constamment ce que révélera l’examen suivant.

Des semaines, des mois, des années ou des décennies s’écouleront-ils avant que la mort nous sépare ? En dépit des maladies et des diagnostics, chacun de nous mourra un jour -des choses comme le cancer ne font que ramener notre mortalité à l’avant-scène au lieu de la laisser se cacher dans les coulisses de notre esprit.

Face aux rappels de notre mortalité qui prêtent à réflexion, je prie selon des paroles que Moïse a lui-même mises en prière un jour. Le Psaume 90 nous dit que, même si notre vie est comme l’herbe qui sèche (v. 5-6), nous avons un refuge auprès de Dieu (v. 1). À l’instar de Moïse, nous pouvons demander à Dieu de nous enseigner à compter nos jours afin de prendre de sages décisions (v. 12) et de faire fructifier notre courte vie par les œuvres que nous accomplissons à son service (v. 17). En définitive, ce psaume nous rappelle que notre espoir ne repose pas sur le diagnostic d’un médecin, mais en un Dieu dont la bonté dure à jamais
(Ps 103.17). — Amy Peterson

Notre foi nous permet d’affronter la réalité de notre mortalité.

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9 mai • Lisez > Jean 1.6-14

Trop bon pour le taire

[Jean-Baptiste] vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.
Jean 1.7

Au cours d’un procès, les témoins sont plus que de simples observateurs ou spectateurs. Ils participent activement à en déterminer l’issue. Or, il en va de même pour le témoignage que nous rendons de Christ. Nous sommes tenus de participer activement à une affaire de la plus haute importance, qui consiste à dire la vérité au sujet de la mort et de la résurrection de Jésus.

Jean-Baptiste a annoncé Jésus, la lumière du monde, à ses contemporains en déclarant ce qu’il savait de lui. Puis le disciple Jean, qui a mis par écrit les événements concernés, a attesté son vécu aux côtés de Jésus «[Nous] avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père», cette gloire «pleine de grâce et de vérité» (Jn 1.14). L’apôtre Paul allait développer cette idée en disant au jeune Timothée «Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres» (2 Ti 2.2).

La Bible dit que nous ne sommes pas que de simples spectateurs, mais plutôt des participants actifs. Nous attestons la vérité au sujet de la mort et de la résurrection de Jésus. Jean-Baptiste était la voix de celui qui crie dans le désert. Or, notre voix peut se faire entendre dans notre milieu de travail, notre quartier, notre église et parmi nos proches et nos amis. Nous pouvons être des témoins actifs de Jésus en expliquant à notre entourage sa présence dans notre vie. — Lawrence Darmani

L’Évangile est trop bon pour ne pas être transmis.

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10 mai • Lisez > Josué 1.1-9

Des sentiers non éclairés

(Car), l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras.
Josué 1.9

En rentrant de vacances, ma famille et moi avons dû emprunter une route traversant des contrées isolées du centre de l’Oregon. Après le crépuscule, nous avons parcouru de profonds canyons et des plateaux désertiques pendant près de deux heures. Pas même une vingtaine de paires de phares n’ont ponctué l’obscurité. Puis la Lune s’est levée à l’horizon, devenant visible lorsque nous atteignions les sommets des collines et disparaissant lorsque nous redescendions dans les basses terres. Ma fille a alors dit de sa lumière qu’il s’agissait d’un rappel de la présence de Dieu. Je lui ai demandé si elle avait besoin de le voir pour savoir qu’il était là. Ce à quoi elle m’a répondu: «Non, mais ça aide, c’est sûr.»

Après la mort de Moïse, Josué a hérité du rôle de chef des Israélites et de la responsabilité de faire entrer le peuple élu de Dieu en Terre promise. Malgré son mandat divin, Josué a dû trembler devant l’étendue de sa tâche. Dans sa grâce, Dieu lui a assuré qu’il serait avec lui tout au long (Jos 1.9).
Le chemin de la vie nous fait souvent traverser des territoires inconnus, à savoir des périodes où la route devant nous se distingue mal. Les desseins de Dieu ne nous sont pas toujours évidents, mais il nous a promis d’être avec nous «tous les jours, jusqu’à la fin du monde»
(Mt 28.20). Quelle plus grande assurance pourrions-nous espérer, peu importe l’incertitude ou le défi que nous affrontons ? Même sur un chemin non éclairé, la Lumière du monde est avec nous. — Kristen Holmberg

Dieu est avec nous même lorsque nous ne le voyons pas.

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11 mai • Lisez > Philippiens 1.21-26

Chanter avec Violet

[J’ai] le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur; mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair.
Philippiens 1.23-34

Une dame âgée du nom de Violet s’est assise sur son lit dans une infirmerie de la Jamaïque tandis que quelques adolescents lui rendaient visite. Même si l’air étouffant et humide du milieu de la journée avait envahi son petit espace de vie, elle ne s’en est pas plainte. Au lieu de cela, elle a fouillé sa mémoire pour trouver une chanson à chanter. Puis avec un grand sourire, elle a entonné «Je cours, je bondis, je saute en louant le Seigneur !» En chantant, elle balançait les bras comme si elle était en train de courir. Ses visiteurs en ont eu les larmes aux yeux, car Violet n’avait pas de jambes. Voici la raison qu’elle a donnée pour expliquer qu’elle avait le cœur à chanter «Jésus m’aime - et au ciel j’aurai des jambes pour courir.»

La joie et l’attente empreinte d’espoir de Violet à la pensée du ciel donnent un nouvel écho aux paroles de Paul dans Philippiens 1, qui évoquent des questions de vie ou de mort. «Mais s’il est utile pour mon œuvre que je vive dans la chair, je ne saurais dire ce que je dois préférer. Je suis pressé des deux côtés; j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur». (v. 22,-23).

Tous vivent des périodes difficiles susceptibles de leur faire aspirer à la délivrance céleste promise. Reste que, comme Violet a manifesté sa joie en dépit de sa situation ici-bas, nous pouvons nous aussi continuer de «courir, de bondir et de sauter en louant le Seigneur», tant pour la vie abondante qu’il nous donne déjà que la joie ultime qui nous attend. — David Branon

Quand Dieu donne un second départ, on en tire une joie infinie.

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12 mai • Lisez > Jean 16.7-15

Le Consolateur

Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité.
Jean 16.13

En montant à bord d’un avion à destination d’une ville située à des milliers de kilomètres de chez moi pour y étudier, je me sentais nerveuse et seule. Durant le vol, par contre, je me suis rappelé que Jésus avait promis à ses disciples de leur accorder la présence réconfortante du Saint-Esprit.

Les amis de Jésus ont dû se sentir déroutés lorsqu’il leur a dit «[II] vous est avantageux que je m’en aille» (Jn 16.7). En quoi son départ pouvait-il les avantager, eux qui avaient été les témoins de ses miracles et qui avaient reçu ses enseignements ? Jésus leur a néanmoins dit que, s’il partait, il leur enverrait le Consolateur, c’est-à-dire le Saint-Esprit.

Vers la fin de sa vie ici-bas, Jésus a parlé à cœur ouvert avec ses disciples (dans Jean 14 - 17, ce que l’on appelle aujourd’hui «le discours d’adieu») dans le but de les aider à comprendre la raison de sa mort et de son ascension. Au cœur de cette conversation: la venue du Saint-Esprit, le Consolateur (14.16-17), qui allait les accompagner (15.15), les enseigner (v. 26), leur rendre témoignage de Jésus (v. 26) et les guider (16.13).

Nous qui avons accepté le cadeau de la vie nouvelle avons reçu par le fait même la présence de son Esprit en nous, si riche en bénédictions il nous convainc de nos péchés et nous aide à nous en repentir, il nous console dans nos souffrances; il nous fortifie pour que nous supportions nos épreuves, il nous accorde la sagesse de comprendre les enseignements de Dieu, ainsi que la foi et l’amour en partage. — Amy Boucher Pye

Le Saint-Esprit vit pleinement dans les disciples de Jésus.

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13 mai • Lisez > Psaume 8.1-10

Psaumes de camping

Éternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique sur toute la terre !
Psaume 8.2

Lorsque mon mari et moi allons marcher dans la nature, nous emportons nos appareils photo pour photographier de près les plantes à nos pieds, qui sont comme des microcosmes du monde. Quel trésor de variété et de beauté s’offre à notre vue, même dans la mousse qui fait son apparition du jour au lendemain et qui vient parsemer le sol de touches d’orange, de rouge et de jaune vifs !

Les instantanés de vie qui nous entourent me poussent à lever les yeux vers le Créateur, qui a fait non seulement les champignons, mais aussi les astres célestes. Il a conçu un monde d’une portée et d’une variété infinies. Et il nous a créés, vous et moi, et nous a placés au cœur même de toute cette beauté afin que nous en jouissions et que nous régnions sur elle
(Ge 1.27-28; Ps 8.6-8).

Ces pensées me ramènent à l’un des «psaumes de camping» préférés de ma famille, à savoir des psaumes que nous lisons ensemble assis autour d’un feu de camp. «Éternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique sur toute la terre ! Ta majesté s’élève au-dessus des cieux. [...] Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, la lune et les étoiles que tu as créées: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ?» (Ps 8.1-4.)

Quel bonheur que de savoir que le grand Dieu qui a créé le monde dans toute sa splendeur se préoccupe de vous et moi ! — Alyson Kieda

Un Dieu capable de tout créer peut veiller sur moi. P.Yancey

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14 mai • Lisez > Matthieu 13.1-9

Semer des graines

Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre [...] porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, et un autre trente.
Matthieu 13.23

J’ai reçu un merveilleux courriel d’une femme qui m’écrivait «Votre mère était ma maîtresse de première année à Putnam City, en 1958. Elle était excellente et très gentille, mais stricte ! Elle nous a fait apprendre le Psaume 23 et le réciter devant la classe, ce qui m’a terrifiée. Reste que c’est le seul contact que j’ai eu avec la Bible jusqu’en 1997, lorsque je suis devenue chrétienne. Or, le souvenir de Mme. McCasland m’est alors revenu en force au cours de la lecture de ce psaume.»

Jésus a raconté devant une grande foule la parabole d’un semeur dont les semences étaient tombées dans différents types de sols le long du chemin, un endroit pierreux, parmi les épines et dans la bonne terre (Mt 13.1-9). Bien que certaines semences n’aient jamais germé, «[celui] qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente» (v. 23).
Au cours des vingt années où ma mère a enseigné à des enfants de première année du primaire, elle a semé en eux la bonté et le message d’amour de Dieu en même temps qu’elle leur enseignait à lire, à écrire et à compter.

Ce courriel se terminait ainsi: «J’ai bénéficié d’autres influences plus tard dans ma marche chrétienne, bien entendu, mais mon cœur est toujours retourné au [Psaume 23] et à la douce nature de [votre mère].»

L’amour de Dieu semé aujourd’hui peut produire une récolte remarquable. —
David Mccasland

Nous semons, et Dieu produit la récolte.

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15 mai • Lisez > Ésaïe 40.1-8

Des fleurs pour toujours

L’herbe sèche, la fleur tombe; mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement.
Ésaïe 40.8

Bambin, mon fils Xavier se plaisait à m’offrir des fleurs. J’aimais jusqu’à la dernière des brindilles cueillies à la main ou des fleurs achetées avec son père. Je chérissais chacune jusqu’à ce qu’elle se fane et que je doive la jeter. Un jour, Xavier m’a offert un superbe bouquet de fleurs artificielles. Avec le sourire, il a disposé les lis blancs, les tournesols jaunes et les hydrangées pourpres dans un vase de verre. Puis il m’a dit: «Regarde, maman. Elles vont durer pour toujours. C’est gros comme ça que je t’aime.»
Depuis, mon garçon est devenu un homme. Les pétales de soie se sont effilochés. Leur couleur a pâli. Cependant, ces «fleurs pour toujours» me rappellent son amour des plus profonds, qui m’en rappelle un autre l’amour infini et éternel de Dieu, que nous révèle sa Parole infaillible et qui subsiste éternellement (És 40.8).

Quand les Israélites affrontaient d’incessantes épreuves, Ésaïe les consolait en gardant foi dans les paroles éternelles de Dieu (40.1). Il leur a déclaré que Dieu avait payé la dette de leurs péchés (v. 2) et qu’ils avaient raison d’espérer la venue du Messie (v. 3-5). Or, ils ont fait confiance au prophète parce qu’il restait centré sur Dieu plutôt que sur leur situation.

Dans notre monde d’incertitude et d’affliction, les opinions des gens et même nos propres sentiments ne cessent de changer et se heurtent aux limites de notre mortalité (v. 6,7). Pourtant, l’amour et les attributs immuables de Dieu sont fiables, comme le confirme sa Parole éternelle. — Xochitl Dixon

L’herbe sèche, la fleur tombe; mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement.

Dieu affirme son amour par sa Parole fiable, immuable et éternelle.

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16 mai • Lisez > Genèse 14.17-24

Être un véritable ami

Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin.
Genèse 14.18

Le poète Samuel Foss a écrit «Laissez-moi vivre le long du chemin et être l’ami de l’homme» (The House by the Side of the Road). Voilà ce que je veux être moi aussi: un ami pour les gens. Je veux me tenir le long du chemin, afin d’être là quand passeront les voyageurs fatigués. Là pour guetter l’arrivée de ceux qui se sont fait malmener et léser, qui portent le fardeau d’un cœur blessé et désillusionné. Là pour leur apporter un mot d’encouragement afin de les restaurer avant de les renvoyer sur la route. Il se peut que je ne puisse pas résoudre leurs problèmes, mais je peux à tout le moins leur apporter une bénédiction.

Melchisédek, qui était roi de Salem et sacrificateur, a béni Abram qui rentrait épuisé d’une bataille (Ge 14). Une «bénédiction», ce n’est pas rien ! Or, nous bénissons les gens en les conduisant à celui qui est la source de toute bénédiction. Melchisédek a béni Abram en lui disant «Béni soit Abram par le Dieu Très-Haut, maître du ciel et de la terre !» (v. 19.)

Nous pouvons bénir les gens en priant avec eux , nous pouvons les emmener au trône de la grâce pour y être secourus dans leurs besoins (Hé 4.16). Il se peut que nous ne soyons pas en mesure de changer quoi que ce soit à leur situation, mais nous pouvons toujours leur montrer Dieu. Voilà ce que fait l’ami véritable. — David H. Roper

L’écoute joue un rôle important dans l’amour.

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17 mai • Lisez > Daniel 6.19-28

Vivre parmi les lions

Car il est le Dieu vivant, et il subsiste éternellement.
Daniel 6.26

Durant la visite d’un musée de Chicago, j’ai vu l’original de l’un des « lions de la porte d’Ishtar », provenant de la Babylone de l’Antiquité. Il s’agissait d’une grande décoration murale illustrant un lion ailé à l’expression féroce. Symbolisant Ishtar, la déesse babylonienne de l’amour et de la guerre, ce lion faisait partie d’une série de 120 lions décorant les murs de la Voie processionnelle à Babylone entre 604 et 562 av. J.-C.

Selon les historiens, les Hébreux que les Babyloniens ont capturés après avoir détruit Jérusalem auraient vu ces lions durant leur séjour dans le royaume de Nébucadnetsar. Les historiens sont également d’avis que certains des Israélites ont probablement cru qu’Ishtar avait vaincu le Dieu d’Israël.

Daniel, l’un de ces captifs hébreux, ne partageait toutefois pas les doutes susceptibles d’avoir troublé certains de ses contemporains israélites. Sa perception de Dieu et son engagement envers lui sont restés fermes. Il priait trois fois par jour - avec sa fenêtre ouverte - même en sachant que cela lui coûterait d’être jeté dans la fosse aux lions. Après que Dieu l’ait arraché aux animaux affamés, le roi Darius a déclaré « [Le Dieu de Daniel] est le Dieu vivant, et il subsiste éternellement » (Da 6.26-27). La fidélité de Daniel lui a permis d’influencer les autorités babyloniennes.
Rester fidèle à Dieu en dépit des pressions et du découragement peut en amener d’autres à lui rendre gloire. — Jennifer Benson Schuldt

La fidélité envers Dieu inspire autrui.

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18 mai • Lisez > Zacharie 3

Vêtu par Dieu

Vois, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête.
Zacharie 3.4

Lorsque mes enfants étaient tout petits, ils jouaient dehors dans notre jardin anglais au sol détrempé, où ils ne tardaient pas à être couverts de boue et de terre. Pour leur bien et celui de mon plancher, je retirais leurs vêtements à la porte et les enveloppais dans des serviettes avant de les plonger dans la baignoire. En y mettant savon, eau et câlins, je les faisais vite passer de la saleté à la propreté.

Dans une vision accordée à Zacharie, nous voyons le souverain sacrificateur Josué vêtu de haillons, qui représentent ses péchés et ses fautes (Za 3.3). Le Seigneur le purifie en lui retirant ses vêtements sales et en le revêtant de vêtements purs (3.5). Les nouveaux turban et vêtements signifient que le Seigneur l’a lavé de ses péchés.

Nous pouvons nous aussi nous faire purifier par Dieu tandis que l’œuvre salvatrice de Jésus nous délivre de nos fautes. Par sa mort sur la croix, Christ nous lave de la boue et du péché qui nous enveloppent pour les remplacer par les vêtements purs qui conviennent aux fils et aux filles de Dieu. Nous cessons dès lors de nous définir par nos fautes passées (mensonges, médisance, vols, convoitise ou autres), et nous pouvons réclamer à Dieu les qualificatifs qu’il donne à ceux qu’il aime restauré, renouvelé, purifié et libre.

Demandez à Dieu de vous retirer vos vêtements sales actuels afin de revêtir à votre tour la garde-robe qu’il vous réserve. — Amy Boucher Pye

Qui peut me laver de mes péchés ? Jésus !

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19 mai • Lisez > Psaume 78.1-8

Préparez l’enfant

Nous dirons à la génération future les louanges de l’Éternel, et sa puissance, et les prodiges qu’il a opérés.
Psaume 78.4

On trouve une expression sur de nombreux sites Web réservés au rôle parental: «Préparez l’enfant à la route, et non la route à l’enfant.» Au lieu de chercher à éliminer tous les obstacles et à paver la voie à tous les enfants de notre entourage, nous devrions leur apprendre à composer avec les difficultés auxquelles ils buteront chemin faisant.

Le psalmiste a écrit: «Nous ne le cacherons point à leurs enfants, nous dirons à la génération future les louanges de l’Éternel, et sa puissance, et les prodiges qu’il a opérés. Il a établi [...] une loi [...] et il a ordonné à nos pères de l’enseigner à leurs enfants» (Ps 78.4-6).L’objectif visé: «Afin qu’ils mettent en Dieu leur confiance, qu’ils n’oublient pas les oeuvres de Dieu, et qu’ils observent ses commandements» (v. 7).

Réfléchissez à l’influence spirituelle décisive que d’autres ont eue sur nous par leurs paroles et leur mode de vie. Leur conversation et leur exemple ont capté notre attention et ont allumé en nous le désir ardent de suivre Jésus comme ils l’ont fait eux-mêmes.

Annoncer la Parole et le plan de Dieu pour notre vie à la prochaine génération et aux générations à venir constitue un privilège et une responsabilité des plus formidables. Peu importe ce qui les attend dans l’avenir, nous tenons à les y préparer en leur procurant tout le nécessaire pour y faire face par la force du Seigneur. — David Mccasland

Par la conversation et l’exemple, préparons les enfants à suivre Dieu.

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20 mai • Lisez > 1 Corinthiens 10.1-13

Trouver une issue

Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces.
1 Corinthiens 10. 13

Il y a une rue de Santa Barbara, en Californie, qui porte un nom intriguant «Salsipuedes», ce qui signifie «Pars si tu peux». Comme le quartier concerné était voisin d’un marais parfois inondé, les planificateurs urbains de cette ville de langue espagnole ont jadis donné à ce lieu cet avertissement pas très subtil pour inciter les gens à l’éviter.

La Parole de Dieu nous enjoint d’éviter «la voie des hommes mauvais», celle du péché et de la tentation «Évite-la, n’y passe point, détourne-t’en, et passe outre» (Pr 4.15). Reste que la Bible ne se contente pas de dire «Pars si tu le peux». Elle nous offre une assurance en la personne vers qui elle nous exhorte à nous tourner «Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces, mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter» (1 Co 10.13).

La promesse que Dieu ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces constitue un rappel encourageant. Si nous nous tournons vers Dieu dans nos moments de tentation, nous savons qu’il est plus que disposé à nous aider à nous en tenir éloignés.

La Bible affirme que Jésus est capable de «compatir à nos faiblesses», mais «il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché» (Hé 4.15). Jésus connaît le moyen de surmonter toute tentation, et il nous le montrera si nous courons nous réfugier dans ses bras ! — James Banks

Dieu promet de nous aider quand nous sommes soumis à la tentation.

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21 mai • Lisez > Exode 34.1-9

Voir Dieu

L’Éternel est lent à la colère et riche en bonté, il pardonne l’iniquité et la rébellion; mais il ne tient point le coupable pour innocent.
Nombres 14.18

Les caricaturistes installent leur chevalet dans des endroits publics pour y peindre des gens qui sont disposés à acquérir, moyennant un prix modeste, une image humoristique d’eux-mêmes. Leurs dessins nous amusent parce qu’ils exagèrent un ou plusieurs de nos traits physiques d’une manière à le rendre à la fois reconnaissable et comique.

L’exagération de l’un de ses attributs présente Dieu sous un jour déformant que les gens écartent facilement. Comme une caricature, une perception déformée de Dieu ne saurait être prise au sérieux.

Ceux qui ne voient en Dieu qu’un juge en colère et exigeant se feront facilement leurrer par quiconque mettra l’accent sur la miséricorde. Ceux qui voient en Dieu un grand-père au cœur tendre rejetteront cette image lorsqu’ils auront besoin qu’on leur rende justice. Ceux qui voient en Dieu une idée intellectuelle plutôt qu’un être vivant et bienveillant finiront par trouver d’autres idées leur étant plus agréables. Ceux qui voient en Dieu leur meilleur ami s’en désintéresseront souvent lorsqu’ils se feront des amis humains qui leur plairont davantage.

Dieu se dit lui-même être miséricordieux et plein de grâce, mais également juste dans son châtiment du coupable (Ex 34.6-7).

En mettant notre foi en action, nous devons éviter de ne présenter que les attributs que nous préférons chez Dieu. Il nous faut adorer tout son être, et non uniquement ce qui nous plaît en lui. — Julie Ackerman Link

Dieu est le seul Dieu.

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22 mai • Lisez > Deutéronome 32.1-12

D’un clignement des yeux.

[II] l’a entouré, il en a pris soin, il l’a gardé comme la prunelle de son œil.
Deutéronome 32.10

«Dieu est comme une paupière», m’a lancé mon ami Ryley, me faisant cligner des yeux de surprise. Que pouvait-il bien vouloir dire par là ?

«Dis-m’en plus», lui ai-je répliqué. Ensemble, nous avions étudié d’étonnantes images de Dieu dans la Bible, le présentant comme une femme en train d’accoucher (Es 42.14) ou un apiculteur (7.18), mais celle-là m’était nouvelle. Ryley m’a alors conduite dans Deutéronome 32, où Moïse loue Dieu pour sa façon de prendre soin de son peuple. Le verset 10 dit que Dieu entoure les siens et en prend soin, les gardant « comme la prunelle de son œil ».

Or, qu’est-ce qui entoure et protège la prunelle de l’œil ? La paupière, bien entendu ! Dieu est donc comme la paupière, qui protège instinctivement l’œil fragile. La paupière garde l’œil du danger, et le clignement contribue à en éliminer les poussières. La paupière empêche la transpiration de couler dans l’œil. Elle lubrifie le globe oculaire et le garde en bon état. Elle se referme, permettant ainsi le sommeil.

En comparant Dieu à une paupière, je n’ai pu m’empêcher de remercier Dieu pour les nombreuses métaphores qu’il nous donne afin de nous aider à comprendre l’amour qu’il nous porte. En fermant les yeux le soir et en les ouvrant le matin, nous pouvons penser à Dieu et le louer pour la protection et les soins qu’il nous procure avec tendresse. — Amy Peterson

En clignant des yeux, remerciez Dieu de sa protection.

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23 mai • Lisez > Luc 9.51-56

À la défense de Dieu

Une réponse douce calme la fureur, mais une parole dure excite la colère.
Proverbes 15.1

Les autocollants dénigrant Dieu qui recouvraient une voiture ont retenu l’attention d’un professeur d’université. Ayant lui-même été athée par le passé, ce professeur s’est dit que le propriétaire du véhicule désirait peut-être mettre les croyants en colère. Voici comment il l’a expliqué: «La colère aide l’athée à justifier son athéisme.» Puis il a émis la mise en garde suivante «Trop souvent, l’athée obtient précisément ce qu’il recherche.»

En se rappelant son propre cheminement vers la foi, ce professeur a remarqué combien un de ses amis chrétiens tenait à lui faire envisager la vérité au sujet de Christ. Son ami lui avait exprimé son «sentiment d’urgence sans le moindre soupçon de colère». Or, cet universitaire n’a jamais oublié le respect et la grâce sincères que son ami lui a témoignés ce jour-là.

Les croyants s’offusquent souvent lorsque des gens rejettent Dieu. Mais comment réagit-il, lui, à ce rejet ? Jésus n’a cessé de subir menaces et haine, mais sans jamais douter de sa divinité. Un jour qu’on lui a refusé l’hospitalité dans un village, Jacques et Jean ont voulu le venger sur-le-champ «Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume ?» (Lu 9.54.) Or, Jésus «se tourna vers eux, et les réprimanda» (v. 55). «Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui» (Jn 3.17).
En fait, Dieu n’a besoin de personne pour le défendre. Il veut que nous le représentions ! Ce qui exige temps, efforts, retenue et amour — Timothy Gustafson

Le meilleur moyen de défendre Jésus consiste à vivre comme lui.

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24 mai • Lisez > 2 Corinthiens 3.17-42

Des sosies

Nous tous [...] sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.
2 Corinthiens 3.18

Selon les gens, nous avons tous un sosie. Une personne avec qui nous n’avons aucun lien de parenté, mais qui nous ressemble comme deux gouttes d’eau.

Le mien est une vedette du monde de la musique. Quand j’ai assisté à l’un de ses concerts, beaucoup de ses admirateurs m’ont pris pour lui durant la pause. Malheureusement, pour ce qui est du chant et de la guitare, je ne suis pas James Taylor. Nous ne faisons que nous ressembler lui et moi.

Et vous, à qui ressemblez-vous ?

En y réfléchissant, remémorez-vous 2 Corinthiens 3.18, où Paul nous dit que «nous sommes transformés en la même image» que Dieu. En cherchant à honorer Jésus par notre vie, nous avons parmi nos objectifs celui d’adopter sa ressemblance. Bien entendu, cela ne veut pas dire qu’il nous faille nous laisser pousser la barbe et porter des sandales. Cela signifie que le Saint-Esprit nous aide à manifester les attributs de Christ dans notre mode de vie. Par exemple, son attitude (l’humilité), son caractère (l’amour) et sa compassion (accompagner les laissés-pour-compte), nous devons ressembler à Jésus et l’imiter.

Tandis que nous «contemplons [...] la gloire du Seigneur» en fixant le regard sur Jésus, nous pouvons lui ressembler de plus en plus. Comme ce serait merveilleux si, en nous observant, les gens nous disaient: «Je vois Jésus en vous» ! — David Branon

Le disciple de Christ se reconnaît à son air de famille: l’amour.

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25 mai • Lisez > 1 Samuel 18.5-15

Le remède contre la jalousie

Et Saül regarda David d’un mauvais œil, à partir de ce jour et dans la suite.
1 Samuel 18.9

J’ai accepté avec joie de m’occuper de mes petits-enfants pendant que leurs parents sortaient pour la soirée. Après les avoir serrés dans mes bras, j’ai demandé aux garçons ce qu’ils avaient fait durant le week-end. (Les deux avaient leurs propres aventures à relater.) Bridger, trois ans, m’a raconté presque d’un même souffle qu’il était resté à dormir chez sa tante et son oncle, où il avait mangé une glace, il avait fait un tour de manège et avait regardé un film ! Ensuite, ce fut le tour de Samuel, cinq ans. Quand je lui ai demandé ce qu’il avait fait, il m’a répondu «Du camping.» «T’es-tu amusé ?», lui ai-je demandé. «Pas vraiment», m’a-t-il alors répondu d’un air triste.

Samuel éprouvait le bon vieux sentiment de jalousie. En entendant son frère raconter son week-end avec enthousiasme, il a oublié tout le plaisir qu’il avait lui-même eu à camper avec son père.

Personne n’est à l’abri de la jalousie. Le roi Saül est tombé dans son piège en voyant le peuple acclamer plus David que lui: «Saül a frappé ses mille, et David ses dix mille» (1S 18.7). Outré, «Saül regarda David d’un mauvais œil, à partir de ce jour et dans la suite» (v. 9), allant jusqu’à vouloir le tuer !

Le jeu de la comparaison est insensé et autodestructeur. Personne n’a tout ni le vécu idéal. Reste que Dieu nous a accordé beaucoup de bénédictions, y compris la vie ici-bas et la vie éternelle promise à tous ceux qui croient en lui. Compter sur son aide et lui rester reconnaissant en toute situation peut nous aider à vaincre la jalousie. — Alyson Kieda

La gratitude envers Dieu constitue le remède contre la jalousie.

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26 mai • Lisez > 1 Chroniques 28.9-20

Naviguer en eaux troubles

Fortifie-toi, prends courage et agis; ne crains point, et ne t’effraie point. Car l’Éternel Dieu, mon Dieu, sera avec toi.
1 Chroniques 28.20

Je commençais à tirer plaisir de ma toute première expérience de rafting quand un rugissement en aval m’est parvenu aux oreilles. Aussitôt, un sentiment d’incertitude, de peur et d’insécurité m’a envahi. Naviguer sur les rapides constituait une expérience à la fois exaltante et terrifiante ! Puis, soudain, tout s’est terminé. Le guide assis à l’arrière nous les avait fait traverser. J’étais maintenant en sécurité - du moins jusqu’aux rapides suivants.

Les périodes de transition peuvent ressembler à cette expédition de rafting.
Le passage inévitable d’une période de la vie à la suivante - de l’université à la carrière, le changement d’emploi, de la vie sous le toit parental à la vie en solitaire ou au mariage, de la carrière à la retraite, de la jeunesse à la vieillesse - est forcément marqué par l’incertitude et l’insécurité.

L’une des transitions les plus importantes rapportées dans l’Ancien Testament est celle où Salomon est monté sur le trône de son père, David. Je suis certain qu’il était alors en proie à l’incertitude quant à l’avenir. Le conseil de son père ? «Fortifie-toi, prends courage ët agis [...] Car L’Éternel Dieu, mon Dieu, sera avec toi» (1 Ch 28.20).

Nous aurons tous notre lot de transitions difficiles dans la vie. Reste qu’avec Dieu dans notre radeau, nous ne sommes pas seuls. Si nous gardons les yeux fixés sur celui qui navigue sur les rapides, cela nous procurera de la joie et de la sécurité. Il en a fait traverser beaucoup d’autres déjà — Joe Stowell

Dieu nous guide à travers les rapides du changement.

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27 mai • Lisez > Romains 3.10-26

Dysfonctionnel

Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu.
Romains 3.23

On utilise souvent le mot dysfonctionnel pour décrire les gens, les familles, les relations, les organisations et même les gouvernements. Alors que fonctionnel désigne ce qui est en bon état, dysfonctionnel désigne le contraire ce qui est cassé, défectueux et incapable d’accomplir ce pour quoi il a été créé.

Dans sa lettre aux croyants de Rome, l’apôtre Paul commence par décrire une humanité spirituellement dysfonctionnelle (1.18-32). Or, nous faisons tous partie de cette compagnie de rebelles «[Tous] sont égarés, tous sont pervertis, il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul [...] Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu» (3.12,23).

La bonne nouvelle: ils «sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est [...] la foi en Jésus» (v. 24-26). Quand nous invitons Christ dans notre vie et nous acceptons le pardon et la nouvelle vie qu’il nous offre, nous sommes en train de devenir les personnes qu’il nous a destinés à devenir en nous créant. Nous ne devenons pas immédiatement parfaits, mais nous n’avons plus à rester brisés et dysfonctionnels.

Par le Saint-Esprit, nous recevons chaque jour la force d’honorer Dieu par nos paroles et nos actions, ainsi que de «[nous] dépouiller [...] du vieil homme [...] renouvelés dans l’esprit de [notre] intelligence, et [de] revêtir l’homme nouveau, [créés] selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité» (Ép 4.22-24). — David Mccasland

Nous approcher de Dieu nous aide à vivre comme il le veut.

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28 mai • Lisez > Matthieu 10.28-33

Pas un seul passereau

Elle a du prix aux yeux de l’Éternel, la mort de ceux qui l’aiment.
Psaume 116.15

Ma mère, si digne et si décente durant toute sa vie, était maintenant alitée dans un hospice, dont un vieillissement débilitant la rendait captive. Sa respiration était difficile. Son état en déclin contrastait avec la superbe journée de printemps qui, par la fenêtre, l’invitait à sortir prendre l’air.
Aucune préparation émotionnelle ne suffirait à bien nous faire affronter la dure réalité des adieux. La mort est d’une telle indignité ! me disais-je.

J’ai reporté le regard sur la mangeoire à oiseaux devant la fenêtre. Une grouse s’est approchée en voletant pour y cueillir quelques graines. Du coup, un verset bien connu m’est venu à l’esprit «Cependant, il n’en tombe pas un [passereau] à terre sans la volonté de votre Père» (Mt 10.29). C’est ce que Jésus a dit à ses disciples en leur donnant des ordres à suivre durant leur mission en Judée, mais le principe s’applique à nous tous. «[Vous] valez plus que beaucoup de passereaux» (v.31), leur a-t-il dit.

Ma mère a remué et a ouvert les yeux. Se remémorant son enfance, elle a déclaré en utilisant un mot affectueux en hollandais pour désigner sa propre mère «Muti est morte !»
«Oui», ma femme lui a-t-elle confirmé. «Elle est maintenant avec Jésus.» Incertaine, maman s’est ensuite informée de sa sœur et de son frère «Et Joyce et Jim ?» «Oui, ils sont eux aussi avec Jésus. Mais nous serons bientôt avec eux !» lui a répondu ma femme.
«C’est long», d’affirmer maman d’une voix faible. — Timothy Gustafson

La mort est la dernière ombre avant l’aube du ciel.

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29 mai • Lisez > Matthieu 6.1-6

L’honneur rencontre l’honneur

Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les deux.
Matthieu 6.1-6

La simplicité empreinte de solennité et de magnificence avec laquelle la relève de la garde se déroule devant la tombe du soldat inconnu au cimetière national d’Arlington m’a toujours impressionné. L’événement soigneusement orchestré constitue un hommage émouvant aux soldats dont le nom - et le sacrifice -n’est «connu que de Dieu». Tout aussi émouvants sont les instants de marche militaire en privé lorsque la foule est partie: le va-et-vient incessant, heure après heure, jour après jour, malgré les pires intempéries.

En septembre 2003, lorsque l’ouragan Isabel s’est abattu sur Washington, D.C., on a autorisé les gardiens à se mettre à l’abri durant le plus fort de la tempête. À la surprise de presque personne, ils s’y sont toutefois refusés ! Ils sont restés avec altruisme à leur poste afin d’honorer leurs défunts compagnons de combat en dépit de l’ouragan qui se déchaînait sur la capitale.

Selon moi, les enseignements de Jésus rapportés dans Matthieu 6.1-6 nous révèlent son désir de nous voir lui consacrer notre vie de manière constante et sacrificielle. La Bible nous appelle aux bonnes œuvres et à une vie de sainteté, mais toujours dans un esprit d’adoration et d’obéissance (v 4-5), et non d’auto-glorification (v.2). L’apôtre Paul adopte cette fidélité de toute une vie en nous exhortant à faire de notre cœur «un sacrifice vivant» (Ro 12.1).
— Randy Kilgore

Plus on sert Christ, moins on se servira soi-même.

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30 mai • Lisez > Luc 18.9-14

Miséricorde attendue et reçue

Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.
Luc 18.13

Lorsque je me suis plainte de ce que les choix d’une amie qui l’enfonçaient dans le péché m’affectaient, la femme avec qui je priais chaque semaine a mis sa main sur la mienne en me disant «Prions donc pour nous tous.» En fronçant les sourcils, je lui ai demandé:
«Nous tous ?»
«Oui, a-t-elle confirmé. Ne dis-tu pas toujours que, comme Jésus est notre norme de sainteté, toute comparaison entre les péchés est inutile ?»
«Cette vérité fait un peu mal, ai-je dit, mais tu as raison. Mon attitude de jugement et mon orgueil spirituel ne sont ni mieux ni pires que ses péchés.»
«Et en parlant ainsi de ton amie, nous médisons. Donc...» «Nous péchons, ai-je dit en baissant la tête. Tu peux prier pour nous ?»

Dans Luc 18, Jésus raconte une parabole au sujet de deux hommes approchant du Temple pour y prier de deux façons très différentes (v. 9-14). Comme le pharisien, nous risquons de tomber dans le cercle vicieux de la comparaison aux autres. Nous pouvons nous vanter.
(v. 11-12) et vivre comme si nous avions le droit de juger autrui et la responsabilité ou le pouvoir de changer les autres.

Ayant Jésus pour exemple suprême de vie de sainteté et de bonté, notre besoin désespéré de la grâce divine s’en trouve magnifié à l’instar du publicain (v. 13). Vivre la compassion, l’amour et le pardon du Seigneur nous transforme et nous dynamise de sorte que nous usions de miséricorde, et non de condamnation, envers autrui. — Xochitl Dixon

Notre grand besoin de miséricorde nous dispose à l’offrir.

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31 mai • Lisez > Psaume 51

La beauté de l’esprit brisé

Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé.
Psaume 51.19

Le kintsugi est un art que les Japonais pratiquent depuis des siècles et qui consiste à réparer des porcelaines ou des céramiques brisées. Au moyen d’un mélange de poudre d’or et de résine, on recolle les morceaux ou l’on remplit les fissures, créant ainsi un liant des plus résistants. Au lieu de chercher à dissimuler la réparation, cet art crée quelque chose de beau à partir de quelque chose de brisé.

Dieu accorde aussi du prix à notre brisement, si nous regrettons un péché avec sincérité. Après avoir commis l’adultère avec Bath-Shéba et avoir fait tuer son mari, David s’en est repenti quand le prophète Nathan le lui a reproché. La prière que David a faite par la suite nous révèle ce que Dieu attend de nous quand nous péchons «Si tu avais voulu des sacrifices, je t’en aurais offert, mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes. Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé: Ô Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit»
(Ps 51.16.-17).

Dieu restaure notre cœur brisé par le péché au moyen de l’inestimable pardon qu’il nous a généreusement offert à la croix. Si nous nous humilions devant lui, il rétablit avec amour notre communion avec lui.

Quelle miséricorde divine ! Que son désir d’un cœur humble et son immense bonté nous poussent aujourd’hui à prier ainsi «Sonde-moi, ô Dieu [...] Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’Éternité !» (Ps 139.23-24.) — James Banks

La tristesse selon Dieu conduit à la joie.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


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