npq méditations inspirantes et motivantes au fil des jours w

  Imprimer E-mail

Notre Pain Quotidien - Avril 2019


 Notre Pain Quotidien - Avril 2019 - Rochers, vagues et deux maisons vue depuis le ciel

 

1er Avril • Lisez > Romains 8.22-28

Quand oui veut dire non

Dans ma détresse, c’est à l’Éternel que je crie, et il m’exauce.
Psaume 120.1

Je suis reconnaissante envers Dieu pour le privilège d’avoir vécu chez ma mère pour lui servir d’aidante naturelle durant son combat contre la leucémie. Lorsque les médicaments ont commencé à lui causer plus de tort que de bien, elle a décidé de cesser ses traitements. «Je ne veux plus souffrir, m’a-t-elle dit. Je tiens à profiter de mes derniers jours en compagnie de ma famille. Dieu sait que je suis prête à rentrer à la maison.»

J’ai supplié mon Père bienveillant, le Médecin miraculeux. Reste que pour dire oui aux prières de ma mère, il devait dire non aux miennes. En sanglots, je me suis soumise «Que ta volonté soit faite, Seigneur !»

Peu après, Jésus l’a accueillie dans une éternité libre de toute souffrance. Dans notre monde déchu, nous souffrirons jusqu’au retour de Jésus (Ro 8.22-25). Notre nature inique, notre vision limitée et notre peur de la douleur risquent de nuire à notre capacité de prier. Heureusement, «c’est selon Dieu qu’il [l’Esprit] intercède en faveur des saints» (v.27). Il nous rappelle qu’en toutes choses, Dieu œuvre pour le bien de ceux qui l’aiment (v. 28), même si un oui pour l’un signifie un non déchirant pour un autre.

En acceptant de jouer notre modeste rôle dans ses desseins supérieurs, nous pouvons faire écho au mot d’ordre de ma mère: «Dieu est bon, un point, c’est tout. Peu importe ce qu’il décide, je suis en paix.» Convaincus de la bonté du Seigneur, nous pouvons avoir l’assurance qu’il répondra à chacune de nos prières selon sa volonté et pour sa gloire. — Xochitl Dixon

Les réponses de Dieu sont plus sages que nos prières.

*****

2 Avril • Lisez > Daniel 10.1-14

Dans Les coulisses

Tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens.
Daniel 10.12

Ma fille a envoyé un texto à une amie dans l’espoir de recevoir rapidement la réponse à une question. Son service de messagerie lui a signalé que son message avait été lu, si bien qu’elle a attendu d’y recevoir une réponse. Au bout de quelques instants à peine, ma fille rechignait déjà. Puis sa contrariété s’est changée en inquiétude, car elle s’est mise à se demander si ce retard signifiait que leur relation s’était détériorée. Une réponse a fini par lui parvenir, et ma fille a alors pu constater à son grand soulagement que leur relation était intacte. Son amie avait tout simplement dû faire quelques recherches pour bien répondre à sa question.

Le prophète Daniel a lui aussi attendu impatiemment une réponse. Après avoir reçu la vision terrifiante d’une grande guerre, il a jeûné et cherché la face de Dieu en priant avec humilité (10.3,12). Pendant trois semaines, il n’a reçu aucune réponse (v.2.13). Puis un ange lui est apparu et lui a assuré que ses prières avaient été entendues «dès le premier jour». C’est qu’entre-temps, l’ange avait combattu selon elles. Même si Daniel l’ignorait, Dieu n’avait cessé d’œuvrer durant les vingt et un jours qui s’étaient écoulés entre la première prière du prophète et l’arrivée de l’ange.

Même en sachant que Dieu entend nos prières (Ps 40.1), notre tendance à douter de son amour nous rend craintifs quand la réponse tarde. Or, le vécu de Daniel nous rappelle que Dieu œuvre néanmoins sans relâche pour ceux qu’il aime, bien qu’à leur insu. — Kristen Holmberg

Dieu est toujours à l’œuvre en faveur de son peuple.

*****

3 Avril • Lisez > Colossiens 3.12-17

Un cœur compatissant

Revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience,
Colossiens 3.12

Nous étions sept à tenter de nous asseoir dans la même rangée pour assister à un concert donné dans un parc d’attractions bondé, mais une femme est venue vite s’interposer entre nous. Ma femme lui a alors indiqué que nous souhaitions rester ensemble, mais la nouvelle venue lui a répondu «Tant pis !» en s’installant là malgré tout avec ses deux compagnons.

Tandis que trois d’entre nous nous installions dans la rangée derrière celle qu’occupaient les quatre autres, ma femme, Sue, a remarqué que l’intruse était accompagnée d’un adulte qui semblait être handicapé. Elle s’était efforcée de garder son petit groupe uni pour veiller sur son ami. Soudain, notre irritation s’est estompée, et Sue a alors déclaré: «Imaginez combien ce doit être difficile pour elle d’être dans un lieu aussi bondé.» Oui, peut-être que cette femme s’était montrée impolie, reste que nous devrions agir envers elle avec compassion, plutôt qu’avec colère.

Où que nous allions, des gens auront besoin de compassion et de grâce. Or, peut-être pourrions-nous nous laisser inspirer en ce sens par les paroles de l’apôtre Paul: «Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience» (Col 3.12), en ajoutant «Supportez-vous les uns les autres, et [...] pardonnez-vous réciproquement» (v. 13).

En usant de compassion, nous attirerons l’attention des gens sur celui qui a répandu sa grâce et sa compassion sur nous.— Dave Branon

Compatir revient à comprendre les difficultés d’autrui.

*****

4 Avril • Lisez > Psaume 63.1-11

Sa Parole: le mot de la fin

Lorsque je pense à toi sur ma couche, je médite sur toi pendant les veilles de la nuit. Car tu es mon secours, et je suis dans l’allégresse à l’ombre de tes ailes.
Psaume 63.7-8

Dawson Trotman, leader chrétien dynamique du milieu du XXe siècle et fondateur des Navigateurs, a insisté sur l’importance que revêt la Bible dans la vie du croyant. Trotman terminait chacune de ses journées par ce qu’il appelait «Sa Parole : le mot de la fin». Avant de s’endormir, il méditait un verset ou un passage biblique qu’il avait mémorisé, puis il priait pour que celui-ci influence le cours de sa vie. Il désirait que les dernières paroles qui nourrissaient sa réflexion chaque jour soient celles de Dieu.

David le psalmiste a écrit «Lorsque je pense à toi sur ma couche, je médite sur toi pendant les veilles de la nuit. Car tu es mon secours, et je suis dans l’allégresse à l’ombre de tes ailes»
(Ps 63.7-8). Que nous traversions de dures épreuves ou une période de paix, notre dernière pensée de la soirée peut apaiser notre esprit grâce au repos et à la consolation que Dieu nous accorde. Or, elle pourrait également donner le ton à notre première pensée du lendemain matin.

Un de mes amis et sa femme terminent chacune de leurs journées en lisant à haute voix un passage biblique et une méditation quotidienne avec leurs quatre enfants. Ils invitent alors chacun d’eux à leur poser des questions et à leur exprimer ses pensées, ainsi qu’à leur expliquer ce que signifie pour lui suivre Jésus à la maison et à l’école. C’est ce qu’ils appellent leur version quotidienne de «Sa Parole : le mot de la fin». Quelle formidable façon de terminer la journée ! — David Mccasland

L’Esprit renouvelle nos pensées durant notre méditation de la Parole.

*****

5 Avril • Lisez > 2 Rois 23.12-14, 21-25

Le courage de Kossi

Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. [...] Tu ne te prosterneras point devant [eux].
Exode 20.3,5

En attendant de se faire baptiser dans le fleuve Mono, au Togo, Kossi s’est penché pour ramasser une sculpture de bois usée. Il y avait des générations que sa famille adorait cette figurine grotesque, que ses proches le regardaient maintenant jeter dans un feu que l’on avait préparé à cette intention. Aucun autre de leurs poulets de choix ne serait sacrifié à ce dieu.

En Occident, la plupart des chrétiens considèrent les idoles comme des métaphores illustrant ce que l’on substitue à Dieu. Au Togo, cependant, les idoles sont littéralement des dieux qu’il faut apaiser par des sacrifices. Brûler une idole et se faire baptiser constituent donc une déclaration d’allégeance courageuse du nouveau croyant au seul vrai Dieu.

À l’âge de huit ans, Josias est monté sur le trône d’un royaume marqué par l’idolâtrie et la débauche. Son père et son grand-père avaient compté parmi les pires rois de toute l’histoire sordide de Juda. Puis le souverain sacrificateur a découvert le livre de la loi. En entendant les paroles qu’il renfermait, le jeune roi les a immédiatement adoptées (2 R 22.8-13). Josias a alors détruit les autels païens, brûlé les idoles consacrées à la déesse Astarté et mis fin à la prostitution rituelle (ch 23) pour remplacer tout cela par la célébration de la Pâque (23.21-23).

Chaque fois que nous cherchons des réponses ailleurs qu’en Dieu — consciemment ou non —, nous adorons un faux dieu. Quelles idoles, au propre ou au figuré, devons-nous donc jeter au feu ? — Timothy Gustafson

Petits enfants, gardez-vous des idoles. 1 Jean 5.21

*****

6 Avril • Lisez > Psaume 102.26-29

Qu’est-ce qui dure toujours ?

Mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront point.
Psaume 102.28

Un ami ayant traversé de nombreuses difficultés dernièrement a écrit: «En me remémorant les quatre derniers trimestres en tant qu’étudiant, force m’est de constater que beaucoup de choses se sont produites. [...] C’est affolant, vraiment affolant. Rien ne dure toujours.» En effet, tant de choses peuvent arriver en deux ans - un changement de carrière, une nouvelle amitié, une maladie, un décès. Qu’elle soit bonne ou mauvaise, une expérience transformatrice de la vie peut nous guetter au tournant ! C’est juste que nous l’ignorons. Quel merveilleux réconfort, alors, de savoir que notre Père bienveillant ne change jamais !

Le psalmiste a dit. «Mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront point» (Ps 102.27). Cette vérité aux implications immenses signifie que Dieu conserve toujours son amour, sa justice et sa sagesse. Comme le professeur de la Bible Arthur W. Pink le dit si bien «Quels qu’aient pu être les attributs de Dieu avant la création de l’univers, ce sont encore précisément les mêmes aujourd’hui et qui demeureront pour l’éternité.»

Jacques a écrit «Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, dû Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation» (Ja 1.17). En toute situation, nous pouvons toujours avoir l’assurance que notre Dieu si bon restera toujours fidèle à lui-même. Il est la source même de tout ce qui est bon et tout ce qu’il fait est bon. Contrairement à tout le reste, Dieu ne change jamais. — Poh Fang Chia

Celui qui soutient l’univers ne vous abandonnera pas.

*****

7 Avril • Lisez > 1 Samuel 9.1-10

La rue Godliman

Voici, il y a dans cette ville un homme de Dieu.
1 Samuel 9.6

Ma femme, Carolyn, et moi marchions dans Londres quand nous sommes tombés sur une rue portant le nom de Godliman (Homme pieux). On nous a dit qu’un homme y avait vécu une vie d’une telle sainteté que l’on avait fini par la connaître comme «la rue de l’homme pieux». Or, cela m’a rappelé une histoire de l’Ancien Testament.

Le père de Saül avait envoyé son fils et un serviteur retrouver des ânes qui s’étaient égarés, mais ces jeunes hommes les avaient cherchés en vain pendant plusieurs jours.

Saül avait été sur le point d’abandonner les recherches pour rentrer chez lui quand son serviteur lui avait désigné du doigt Rama, le village natal du prophète Samuel, en lui déclarant «Voici, il y a dans cette ville un homme de Dieu, et c’est un homme considéré, tout ce qu’il dit ne manque pas d’arriver. Allons-y donc , peut-être nous fera-t-il connaître le chemin que nous devons prendre» (1 S 9.6).

Tout au long de sa vie jusque dans la vieillesse, Samuel avait recherché l’amitié et la communion avec Dieu, et ses paroles étaient tout à fait véridiques. Les gens reconnaissaient en lui un prophète du Seigneur. Si bien que Saül et ses serviteurs «[s’étaient rendus] à la ville où était l’homme de Dieu» (v. 10).

Puisse notre vie refléter Jésus au point d’influencer notre quartier et que le souvenir de notre piété dure longtemps ! — David H. Roper

Il n’y a pas de témoignage plus puissant que celui d’une vie de piété.

*****

8 Avril • Lisez > Genèse 48.8-16

Un Berger pour la vie

Dieu [...] m’a conduit depuis que j’existe jusqu’à ce jour.
Genèse 48.15

En changeant d’année scolaire, mon fils s’est écrié «Je veux avoir mon professeur pour toujours !» Nous avons dû l’aider à comprendre que le changement de professeur fait partie de la vie. Il se peut que nous nous demandions: Y a-t-il une seule relation qui dure toute une vie ?
Jacob, le patriarche, en a trouvé une. Après avoir connu de nombreux changements et deuils tragiques, il s’est rendu compte que quelqu’un avait été à ses côtés toute sa vie. Il a alors prié ainsi: «Que le Dieu [...] qui m’a conduit depuis que j’existe jusqu’à ce jour [...] bénisse ces enfants !» ( Ge 48.15-16.)

Ayant lui-même été berger, Jacob a comparé sa relation avec Dieu à celle d’un berger avec ses brebis. Le berger s’occupe de ses brebis jour et nuit, depuis leur naissance jusqu’à leur vieillesse. Il les garde durant le jour et les protège durant la nuit. David, lui aussi berger, nourrissait la même conviction, mais il en a souligné la dimension éternelle en déclarant «[J’habiterai] dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de mes jours» (Ps 23.6).

Le changement de professeurs fait partie de la vie, mais combien il est agréable de savoir que nous pouvons compter toute notre vie sur une certaine relation ! Le Berger a promis de rester auprès de nous chaque jour de notre existence terrestre (Mt 28.20). Et lorsque notre vie ici-bas prendra fin, nous nous retrouverons plus près de lui que jamais. — Keila Ochoa

Dieu ne nous abandonne jamais.

*****

9 Avril • Lisez > Jean 20.24-31

Un parcours de foi

Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.
Jean 20.31

Depuis sa première parution en 1880, le livre de Lew Wallace intitulé Ben-Hur, une histoire sur le Christ n’a jamais été en rupture de stock. On dit de ce livre qu’il a été le plus influent du XIXe siècle et qu’il continue de captiver ses lecteurs de nos jours en tissant sous leurs yeux la véritable histoire de Jésus à même la vie fictive d’un jeune noble Juif nommé Juda Ben-Hur.

Amy Lifson a rapporté dans la revue Humanities que l’écriture de ce livre a transformé la vie de son auteur «Tout en guidant les lecteurs au fil des scènes de la Passion, Ben-Hur a aussi amené Lew Wallace à croire en Jésus-Christ.» Wallace a déclaré. «J’en suis venu à voir le Nazaréen. [...] Je l’ai vu accomplir des œuvres humainement impossibles.»

Le récit que font les Évangiles de la vie de Jésus nous permet de marcher avec lui, d’assister à ses miracles et d’entendre ses paroles. Il est écrit «Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom» (Jn 20.30-31).

Comme la quête de Lew Wallace, sa lecture de la Bible et son écriture l’ont conduit à croire en Jésus, de même la Parole de Dieu nous amène à la laisser transformer notre esprit et notre cœur pour nous accorder la vie éternelle et la présence de Christ en nous. — David Mccasland

De nombreux livres informent, mais seule la Bible transforme.

*****

10 Avril • Lisez > Hébreux 10.19-23

Notre meilleur ami

Mais à tous ceux qui l’ont reçue [Jésus, la Parole faite chair], à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
Jean 1.12

Lorsque j’avais douze ans, ma famille a déménagé dans une ville du désert. À ma nouvelle école, après mes cours d’éducation physique donnés sous un soleil de plomb, nous courrions nous désaltérer à la fontaine. Étant maigre et plus jeune que mes compagnons de classe, je me faisais parfois pousser à l’écart de la file d’attente. Un jour, mon ami Jose, qui était gros et grand pour son âge, en a été témoin. Il s’en est mêlé et m’a frayé un passage jusqu’à la fontaine à la force de son bras, en déclarant «Hé ! Vous allez laisser Banks boire le premier !» Or, je n’ai plus jamais eu de difficulté à boire à la fontaine par la suite.

Jésus savait ce que c’était que de subir la méchanceté pure des gens, car la Bible nous dit qu’il a été «[méprisé] et abandonné des hommes» (És 53.3). Par contre, Jésus n’a pas simplement été une victime, mais encore il est devenu notre Avocat. En donnant sa vie pour nous, Jésus nous a ouvert une «route nouvelle et vivante» afin que nous entrions en relation avec Dieu (Hé 10.20). Il a fait pour nous ce que nous n’aurions jamais pu faire pour nous-mêmes, en nous faisant don du salut lorsque nous nous repentons de nos péchés et que nous mettons notre foi en lui.

Jésus, le meilleur ami qui soit, a dit: «[Je] ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi»
(Jn 6.37). Il se peut que les autres nous tiennent à distance ou nous poussent même à l’écart, mais Dieu nous a ouvert les bras à la croix. Combien notre Sauveur est puissant ! —
James Banks

Mais à tous ceux qui l’ont reçue [Jésus, la Parole faite chair], à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. Jean 1.12

Dieu a payé le prix fort pour le cadeau qu’il nous a fait.

*****

11 Avril • Lisez > Luc 23.32-34

Pourquoi pardonner ?

Jésus dit: Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort.
Luc 23.34

Lorsqu’une de mes amies m’a trahie, j’ai su que je devais lui pardonner, mais je n’étais pas certaine d’y parvenir. Ses paroles m’ayant profondément blessée, je me sentais frappée de douleur et de colère. Même si nous en avons discuté et que je lui ai affirmé lui avoir pardonné, chaque fois que je la voyais par la suite, je ressentais une certaine douleur m’empoigner, ce qui trahissait en moi une pointe de ressentiment. Un jour, Dieu a toutefois répondu à mes prières en me rendant capable de complètement lâcher prise. J’ai alors enfin été délivrée de ce ressentiment.

Le pardon réside au cœur même de la foi chrétienne, puisque notre Sauveur nous a pardonné au moment même où il mourait pour nous sur la croix. Jésus n’a cessé d’aimer ceux qui l’y avaient cloué, priant son Père de le leur pardonner. Il n’a entretenu aucune amertume ni colère, mais il a plutôt usé de grâce et d’amour envers tous ceux qui lui avaient causé du tort.

L’heure est venue d’examiner sous le regard du Seigneur la nécessité de pardonner à une ou à certaines personnes, en offrant son amour divin à ceux qui nous ont blessés, comme l’a fait Jésus. Si nous demandons à Dieu de nous aider à pardonner, par le pouvoir de son Esprit qui vit en nous, il volera à notre secours - même s’il nous semble que nous mettons longtemps à pardonner. Ce faisant, nous serons libérés de la prison du refus de pardonner. —
Amy Boucher Pye

Même sur la croix, Jésus a pardonné à ceux qui l’avaient blessé.

*****

12 Avril • Lisez > Jean 12.1-8

La chevelure défaite

Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux.
Jean 12.3

Peu avant la Crucifixion, une femme nommée Marie a répandu le flacon d’un précieux parfum sur les pieds de Jésus. Puis, d’un geste peut-être encore plus audacieux, elle a essuyé les pieds de celui-ci de ses cheveux (Jn 12.3). Non seulement Marie a-t-elle dû sacrifier ce qui constituait sans doute les économies de toute une vie, mais elle a également sacrifié sa réputation. Dans la culture du Moyen-Orient du Ier siècle, les femmes respectables ne laissaient jamais leur chevelure défaite en public. Reste que les véritables adorateurs ne se soucient guère de ce que les autres peuvent penser d’eux (2 S 6.21-22). Pour adorer Jésus, Marie était prête à passer pour quelqu’un d’immodeste, voire d’immoral.

Il se peut que certains d’entre nous se sentent obligés de se montrer parfaits à l’église, afin que les gens pensent du bien d’eux. Au sens métaphorique, nous nous efforçons de ne pas laisser un seul cheveu dépasser. Reste que l’Église saine est un milieu où nous pouvons «laisser notre chevelure défaite» en ne cachant pas nos défauts derrière une façade de perfection. À l’église, nous devrions pouvoir révéler nos faiblesses afin de puiser dans la force de Dieu plutôt que de dissimuler nos fautes dans le but de passer pour des gens forts.

L’adoration ne consiste pas à agir comme si rien n’allait mal, mais plutôt à veiller à ce que tout aille bien - devant Dieu et entre nous. Ne tombons pas dans le piège des apparences ! — Julie Ackerman Link

Si nous sommes agréables à Dieu, notre adoration le sera aussi.

*****

13 Avril • Lisez > Matthieu 26.36-46

Abandonné pour notre bien

Dieu lui-même a dit: Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point.
Hébreux 13.5

Avoir un ami à proximité rend-il la souffrance plus supportable ? Des chercheurs de la «University of Virgnia» ont mené une étude fascinante pour le découvrir. Ils voulaient voir comment le cerveau réagit à la perspective de souffrir, et s’il réagit différemment selon que l’on fait face à cette menace seul, en tenant la main d’un inconnu ou en tenant celle d’un intime.

Après avoir testé leur théorie auprès de dizaines de leurs pairs, ils ont obtenu des résultats convaincants. Selon que la personne était seule ou qu’elle tenait la main d’un inconnu durant un choc nerveux, les régions de son cerveau qui réagissent aux dangers s’illuminaient. Par contre, le cerveau de celle qui tenait la main de quelqu’un de confiance indiquait qu’elle était détendue. Le réconfort que procure la présence d’un ami fait donc sembler la souffrance plus supportable.

Contemplant sa trahison, son arrestation et sa mort, Jésus a eu besoin d’être réconforté. Il a demandé à ses intimes de rester avec lui pour prier, en leur disant que son âme était «triste jusqu’à la mort» (Mt 26.38). Pourtant, Pierre, Jacques et Jean n’ont cessé de se rendormir.

Jésus a affronté l’agonie dans le jardin sans le réconfort d’une main à tenir, mais parce qu’il a supporté cette souffrance, nous pouvons avoir l’assurance que Dieu ne nous abandonnera jamais (Hé 13.5). Jésus a souffert afin que nous n’ayons jamais à subir d’être séparés de Dieu (Ro 8.39). Sa compagnie rend tout plus supportable.

Grâce à l’amour de Dieu, nous ne sommes jamais vraiment seuls.

*****

14 Avril • Lisez > Marc 15.19-20,33-39

Rappelez-vous la croix

Assurément, cet homme était Fils de Dieu.
Marc 15.39

Dans L’église que je fréquente, il y a une grande croix devant le sanctuaire. Elle représente la croix initiale sur laquelle Jésus est mort là où nos péchés ont croisé le chemin de sa sainteté. Là où Dieu a permis à son Fils parfait de mourir pour le bien de chaque mauvaise chose que nous avons faite, dite ou pensée. Sur la croix, Jésus a achevé l’œuvre qu’il devait accomplir pour nous sauver de la mort que nous méritions (Ro 6.23).

La vue d’une croix nous amène à considérer ce que Jésus a subi à notre place. Avant sa crucifixion, il s’est fait flageller et cracher au visage. Des soldats l’ont frappé à la tête à coups de bâton et se sont agenouillés devant lui pour se moquer de lui. Ils ont essayé de lui faire porter sa propre croix jusqu’au lieu où il allait mourir, mais il en était incapable, étant trop affaibli par la cruelle flagellation. À Golgotha, ils l’ont littéralement cloué à la croix pour que son corps y pende de tout son poids une fois qu’ils l’auraient mise debout. Six heures plus tard, Jésus a rendu son dernier souffle (Mc 15.37). Et c’est alors qu’un centenier ayant été le témoin de la mort de Jésus a déclaré . «Assurément, cet homme était Fils de Dieu» (v. 39).

La prochaine fois que vous verrez le symbole de la croix, considérez ce qu’il signifie pour vous. Le Fils de Dieu y a souffert et y est mort, puis il est ressuscité afin de rendre la vie éternelle possible pour quiconque croit en lui. — Jennifer Benson Schuldt

La croix révèle nos pires péchés et l’amour parfait de Dieu.

*****

15 Avril • Lisez > Ésaïe 53.9-12

Le prix de l’amour

Il s’est livré lui-même à la mort.
Ésaïe 53.12

Notre fille a éclaté en sanglots tandis que nous disions au revoir de la main à mes parents. Après être venus nous rendre visite en Angleterre, ils amorçaient maintenant leur long retour à la maison en sol américain. Elle nous a alors dit «Je ne veux pas qu’ils s’en aillent.» Or, pendant que je la consolais, mon mari lui a fait remarquer «J’ai bien peur que ce soit le prix de l’amour.»

Il se peut que nous souffrions d’être séparés de nos êtres chers, mais Jésus a subi l’ultime séparation en payant le prix de l’amour sur la croix. Lui qui était à la fois homme et Dieu, il a accompli la prophétie qu’Ésaïe avait annoncée sept cents ans auparavant en «[portant] les péchés de beaucoup d’hommes» (És 53.12). Dans ce chapitre de la Bible, nous voyons d’excellents indices montrant que Jésus est le Serviteur qui a souffert jusqu’à être «blessé pour nos péchés » (v. 5), ce qui s’est produit lorsqu’on l’a cloué à la croix et que l’un des soldats lui a percé le côté (Jn 19.34), si bien que « par ses meurtrissures [...] nous sommes guéris» (És 53.5).

Par amour, Jésus est venu sur la terre sous la forme d’un nouveau-né. Par amour, il s’est laissé maltraiter par les chefs religieux, les foules et les soldats. Par amour, il a souffert et est mort en tant que sacrifice parfait pour se substituer à nous devant le Père afin de nous éviter la mort. Si nous avons la vie, c’est donc grâce à son amour. — Amy Boucher Pye

Jésus, le sacrifice parfait, est mort pour nous donner la vie.

*****

16 Avril • Lisez > Ésaïe 53.1-8

Il nous aime et nous comprend

C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé.
Ésaïe 53.4

Lorsqu’on lui a demandé s’il trouvait que l’ignorance et l’apathie étaient problématiques au sein de la société moderne, un homme a répondu par la blague «Je l’ignore et je m’en fous.»

J’imagine que beaucoup de gens sont découragés de constater l’état du monde actuel et de la population mondiale. Reste que Jésus comprend notre perplexité et notre inquiétude, et qu’il tient à nous en soulager. La prophétie vétérotestamentaire de la crucifixion de Jésus nous donne un aperçu de ce qu’il a subi pour nous «Il a été maltraité et opprimé [...] semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie [...] et frappé pour les péchés de [son] peuple» (És 53.7-8). Par ailleurs, «[il] a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance [...] Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours, et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains» (v.10).

Sur la croix, Jésus a porté nos péchés et notre culpabilité de son plein gré. Personne n’a jamais souffert davantage que notre Seigneur l’a fait pour nous. Il savait ce qui lui en coûterait pour nous sauver de nos péchés et, par amour, il a choisi d’en payer le prix (v.4-6).

Étant donné que Jésus est ressuscité des morts, il est vivant et présent au milieu de nous aujourd’hui. Quelle que soit la situation que nous devons affronter, Jésus nous comprend et se préoccupe de nous. Or, cette vérité nous permettra de tout surmonter. — David Mccasland

Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Luc 24.6

*****

17 Avril • Lisez > Jean 14.1-4

À la maison avec Jésus

Je m’en serai allé, et [...] je vous aurai préparé une place.
Jean 14.3

«On n’est jamais mieux que chez-soi.» Cette expression reflète une soif profonde en nous, qui nous pousse à désirer ardemment avoir un lieu où nous reposer, où vivre et auquel appartenir. Après avoir partagé un dernier repas avec ses amis, Jésus a parlé de sa mort et de sa résurrection imminente en évoquant le désir d’être enraciné quelque part. Il a promis que, même s’il était sur le point de les quitter, il reviendrait les chercher, sans compter qu’il leur préparerait une place dans la maison du Père, où tous seraient donc chez eux.

Il a préparé cette place pour eux et pour nous — en répondant aux exigences de la loi de Dieu par sa mort sur la croix en tant qu’homme n’ayant jamais péché. Il a assuré à ses disciples que, s’il s’est donné toute cette peine, il reviendra forcément les chercher et ne les laissera pas seuls. Ils n’avaient nul besoin de craindre pour leur vie, ni sur la terre ni au ciel.

Nous pouvons puiser consolation et assurance dans les paroles de Jésus, car nous savons pertinemment qu’il nous prépare une place où nous serons chez nous, qu’il habite en nous (voir Jn 14.23), qu’il nous a devancés afin de nous préparer cette place céleste. Ainsi, quel que soit le lieu physique où nous vivons ici-bas, il n’en demeure pas moins que nous sommes destinés à vivre auprès de Jésus, soutenus par son amour et entourés de sa paix. En lui, aucun chez-nous ne vaut le toit de notre Père céleste. — Amy Boucher Pye

Jésus nous prépare une place où nous vivrons pour toujours.

*****

18 Avril • Lisez > Psaume 148.1-6

Admirez la vue

Louez-le, soleil et lune ! Louez-le, vous toutes, étoiles lumineuses !
Psaume 148.3

Les couchers de soleil. Les gens ont tendance à s’interrompre pour les regarder... les photographier... et en admirer la beauté.

Ma femme et moi avons regardé le soleil se coucher sur le golfe du Mexique dernièrement. La foule nous entourait, composée surtout d’inconnus s’étant rassemblés sur la plage pour admirer ce phénomène nocturne. Or, au moment où le soleil a complètement disparu derrière l’horizon, les applaudissements de la foule ont jailli.

Pourquoi les gens réagissent-ils de la sorte ? Le livre des Psaumes nous en donne un indice. Le psalmiste a écrit que Dieu avait ordonné au soleil d’adorer son Créateur (Ps 148.3). Et chaque fois que ses rayons balayent la Terre, les gens se sentent poussés à louer Dieu avec eux.

La beauté dont la nature nous entoure parle à notre âme comme peu de choses le font. Elle a non seulement la capacité de nous arrêter net en captant notre attention, mais encore elle a le pouvoir de nous amener à nous tourner vers celui-là même qui a créé la beauté.

La magnificence et l’immensité de la création de Dieu peuvent nous amener à nous interrompre pour nous remémorer ce qui a une véritable importance. En définitive, elle nous rappelle qu’il y a un Créateur derrière le lever et le coucher de chaque journée, celui qui a tant aimé le monde qu’il avait créé, au point d’y entrer afin de le racheter et de le restaurer.
Jeff Olson

Joignez-vous à Dieu pour jouir de tout ce qu’il a créé.

*****

19 Avril • Lisez > 2 Corinthiens 2.14-16

D’une bonne odeur

Grâces soient rendues à Dieu, qui [...] répand par nous en tout lieu l’odeur de sa connaissance !
2 Corinthiens 2.14

L’auteur Rita Snowden raconte la merveilleuse histoire de la visite qu’elle a faite d’un petit village des environs de Douvres, en Angleterre. Assise à la terrasse d’un café en train de savourer une tasse de thé un après-midi, elle a soudain humé une bonne odeur. Rita a alors demandé au garçon d’où elle venait, et celui-ci lui a répondu qu’elle venait des gens qui passaient par là. La plupart des villageois travaillaient dans une parfumerie du coin. En rentrant à la maison, ils emportaient dans la rue la fragrance qui avait imprégné leurs vêtements.

Quelle superbe image de la vie chrétienne ! Comme le dit l’apôtre Paul, nous sommes la bonne odeur de Christ, qui se répand partout (2 Co 2.15). Paul emploie l’image d’un roi qui rentre d’une bataille, suivi de ses soldats et de ses prisonniers, exhalant le parfum de la victoire et déclarant la grandeur du roi (v. 14).

Selon Paul, nous répandons la bonne odeur de Christ de deux façons. Premièrement, par nos paroles en parlant de celui qui est la beauté personnifiée. Deuxièmement, par notre vie: en agissant à l’exemple du sacrifice de Christ (Ép 5.1-2). Bien que tous n’aimeront pas le parfum que nous exhalons, reste qu’il apportera la vie à un grand nombre de gens.

Rita Snowden a humé une senteur qui l’a poussée à en chercher la source. En suivant Jésus, nous en prenons aussi la fragrance, que nous emportons dans la rue par nos paroles et nos actions. — Sherdian Voysey

Nous répandons l’arôme de Christ autour de nous.

*****

20 Avril • Lisez > Genèse 12.1-9

Lâcher prise

L’Éternel dit à Abram: Va-t-en [...] dans le pays que je te montrerai.
Genèse 12.1

A l’occasion de notre anniversaire de mariage, mon mari a emprunté un tandem en vue d’une aventure romantique. Dès que nous nous sommes mis en route, je me suis rendu compte que mon mari me cachait la vue de ses larges épaules. De plus, mon guidon était fixe, ce qui m’empêchait de diriger le tandem. Seul le guidon de devant déterminait notre direction, le mien ne servait qu’à soutenir la partie supérieure de mon corps. Or, devant mon manque de contrôle, j’avais le choix entre céder à la contrariété et jouir de notre randonnée en comptant sur Mike pour bien nous conduire.

En demandant à Abram de quitter famille et patrie, Dieu ne l’a guère renseigné sur sa destination : aucune coordonnée géographique, aucune description du nouveau pays ni de ses ressources naturelles, pas même la moindre indication quant à la durée du trajet pour s’y rendre. Dieu lui a donné pour toute directive d’aller dans le pays qu’il lui montrerait. C’est par la foi qu’Abram lui a obéi sans même connaître les détails que la plupart des êtres humains auraient éprouvé le besoin de connaître pour agir de la sorte (Hé 11.8).

Si nous luttons contre l’incertitude ou que notre situation échappe à notre volonté, cherchons à adopter l’exemple d’Abram, qui a suivi Dieu et lui a fait confiance. Le Seigneur nous conduira bien. — Kristen Holmberg

Nous avons raison de confier à Dieu la direction de notre vie.

*****

21 Avril • Lisez > Luc 3.7-14

Le don du don

Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie.
2 Corinthiens 9.7

Un certain pasteur a donné vie à l’expression «Il te donnerait sa chemise» en lançant ce défi à son Église: «Qu’adviendrait-il si vous donniez le manteau que vous portez à une personne démunie ?» Puis il a enlevé son manteau et l’a déposé à l’avant de l’église. Des dizaines d’autres l’ont imité. Or, cela se passait en hiver, si bien que leur retour à la maison s’est avéré moins confortable ce jour-là. En revanche, pour des dizaines de personnes démunies, la saison s’est un peu réchauffée.

Lorsque Jean-Baptiste parcourait le désert de Judée, il adressait une mise en garde à la foule réunie pour l’entendre: «Races de vipères [...] Produisez donc des fruits dignes de la repentance» (Lu 3.7,8). Prise de court, elle lui a demandé «Que devons-nous donc faire ?» Ce à quoi il a répondu par ce conseil: «Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même» (v. 10-11). La vraie repentance engendre la générosité de cœur.

Étant donné que «Dieu aime celui qui donne avec joie», nous ne devrions jamais donner par sentiment de culpabilité ou d’y être contraints (2 Co 9.7). C’est en donnant de bon cœur et avec générosité que nous découvrons qu’il y a véritablement plus de joie à donner qu’à recevoir. — Timothy Gustafson

Celui qui arrose sera lui-même arrosé. Proverbes 11.25

*****

22 Avril • Lisez > Néhémie 2.1-9

Toujours à l'écoute

L’Éternel est près de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité.
Psaume 145.18

Mon père était peu loquace. Il portait des appareils auditifs parce que toutes ses années passées dans l’armée avaient endommagé son ouïe. Un certain après-midi que ma mère et moi discutions un peu plus longtemps qu’il ne le jugeait nécessaire, il nous a lancé avec amusement : «Quand je veux avoir la paix et le silence, je n’ai qu’à faire ça», en éteignant du même coup ses deux appareils, puis en joignant les mains derrière la tête et en fermant les yeux avec un sourire serein aux lèvres.

Nous avons bien ri de le voir faire. En ce qui le concernait, la conversation était terminée !

Le réflexe de mon père ce jour-là me rappelle combien Dieu est différent de nous. Il désire toujours entendre ses enfants, un fait que confirme l’une des prières les plus courtes de la Bible. Un jour, Néhémie, serviteur du roi Artaxerxès de Perse, était visiblement triste en présence du roi. Quand celui-ci lui a demandé pourquoi, Néhémie lui a avoué avec crainte que c’était parce que Jérusalem, la ville conquise de ses ancêtres, était en ruine. «Et le roi me dit: Que demandes-tu ? Je priai le Dieu des cieux, et je répondis au roi [...]» (Né 2.4-5).

Même succincte, sa prière a été entendue et a donné lieu à la réponse empreinte de miséricorde aux nombreuses prières que Néhémie avait déjà offertes à Dieu pour Jérusalem, et Artaxerxès lui a donné gain de cause.

Quel bonheur de savoir que Dieu nous écoute toujours ! James Banks

Notre Dieu est assez grand pour entendre même la plus faible des voix.

*****

23 Avril • Lisez > Philippiens 1.1-11

Le piano qui rapetissait

Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ.
Philippiens 1.6

Durant trois années consécutives, mon fils a participé à un récital de piano. L’année dernière, je l’ai regardé monter les marches et installer ses partitions. Il a joué deux morceaux, puis il est venu s’asseoir à côté de moi et m’a murmuré «Maman, cette année, le piano était plus petit.» À cela, j’ai répondu: «Non, c’est le même piano sur lequel tu as joué l’année dernière. C’est que tu as grandi !»

Comme la croissance physique, la croissance spirituelle se produit souvent petit à petit. Il s’agit d’un processus continu qui nous amène à ressembler davantage à Jésus à mesure qu’il nous transforme par le renouvellement de notre esprit (Ro 12.2).

L’action du Saint-Esprit en nous peut nous conscientiser à nos péchés. Désireux d’honorer Dieu, nous nous efforçons alors de changer, parfois en y parvenant, mais d’autres fois, en vain. Et si rien ne semble changer, nous nous décourageons. Il se peut que nous fassions une équation entre l’échec et le manque de progrès, alors que l’échec est souvent la preuve même du fait que nous sommes en pleine progression.

La croissance spirituelle exige l’action du Saint-Esprit, le désir de changer et du temps. Il nous arrive de regarder en arrière et de voir que nous avons grandi spirituellement. Puisse Dieu nous donner de continuer à croire que «celui qui a commencé en [nous] cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ» (Ph 1.6). — Jennifer Benson Schuldt

La croissance spirituelle constitue une progression.

*****

24 Avril • Lisez > Psaume 116.1-9

Les petites choses

Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut.
Jacques 1.17

Mon amie Gloria m’a téléphoné avec la voix très enjouée. Elle n’avait plus été en mesure de sortir de la maison, sauf pour aller à ses rendez-vous chez le médecin. Je comprenais donc qu’elle soit aussi heureuse de m’annoncer «Mon fils vient de brancher de nouveaux haut-parleurs à mon ordinateur, si bien que je peux maintenant aller à mon église !» C’est qu’elle pouvait ainsi entendre la diffusion en direct du culte d’adoration de son assemblée. Elle ne cessait de s’extasier devant la bonté de Dieu et du fait que «[son] fils n’aurait pas pu lui offrir de meilleur cadeau !»
Gloria m’enseigne la gratitude.

Malgré ses capacités physiques limitées, elle est reconnaissante pour la moindre des choses : les couchers de soleil, ses proches et ses voisins serviables, les moments d’intimité avec Dieu, la possibilité de vivre chez elle. Toute sa vie, elle a vu Dieu pourvoir à ses besoins, et elle parle de lui à quiconque lui rend visite ou lui téléphone.

On ignore quelles difficultés l’auteur du Psaume 116 affrontait. Selon certains commentaires bibliques, il était probablement malade, puisqu’il a dit que les liens de la mort l’avaient environné (v. 3). Reste qu’il a loué le Seigneur, qui avait usé de grâce et de miséricorde envers lui lorsqu’il était au plus mal (v. 5-6).

Dans le creux de la vague, il se peut que nous ayons du mal à lever les yeux. Si nous le faisons, nous voyons toutefois que toute bonne chose vient de Dieu et nous lui en sommes reconnaissants. — Anne Cetas

Comptons nos bénédictions, et la louange nous viendra naturellement.

*****

25 Avril • Lisez > Galates 6.1-10

Ne vous relâchez pas

Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas.
Galates 6.9

Bob Foster, mon mentor et ami depuis plus de 50 ans, ne m’a jamais tourné le dos. Son amitié et ses encouragements de tous les instants, même durant mes heures les plus sombres, m’ont aidé à tenir le coup.

Nous sommes souvent déterminés à venir en aide à quelqu’un de notre entourage dans le creux de la vague, mais si nous ne voyons aucune amélioration immédiate se produire, notre résolution risque de faiblir et nous amener à baisser les bras en découvrant que ce que nous avions espéré voir se produire d’emblée était devenu un processus continu.

L’apôtre Paul nous exhorte à nous entraider avec patience au fil des revers. En écrivant «Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ» (Ga 6.2), il compare notre tâche au travail, au temps et à l’attente qui s’imposent à l’agriculteur en vue de la récolte.

Pendant combien de temps devons-nous prier pour nos êtres chers et chercher à les gagner à Christ ? « Ne nous lassons pas de faire le bien , car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas » (v. 9). Combien de tentatives devrions-nous faire pour les gagner ? « Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi» (v. 10).

Dieu nous encourage aujourd’hui à lui faire confiance, à rester fidèles aux autres, à prier sans cesse et à ne pas nous relâcher ! — David Mccasland

Dieu peut faire « infiniment au-delà de tout ». Éphésiens 3.20

*****

26 Avril • Lisez > Luc 5.12-16

Quelqu’un à toucher

Jésus étendit la main, le toucha.
Luc 5.13

Les passagers d’un métro du Canada ont été les témoins de l’émouvante conclusion d’une situation tendue. Ils ont regardé une septuagénaire tendre gentiment la main à un jeune homme dont la voix forte et les propos dérangeants faisaient peur aux autres passagers. Par sa gentillesse, cette dame a apaisé l’homme, qui s’est effondré au sol et a éclaté en sanglots. La dame a reconnu par la suite avoir eu peur, mais en précisant ceci «Je suis maman et il avait besoin que quelqu’un le touche.» Bien que le bon sens lui aurait dicté de garder ses distances, elle a couru le risque d’aimer.

Jésus comprend une telle compassion. Il n’a pas cédé à la peur comme les autres devant un homme désespéré, lépreux de surcroît, venu le supplier de le guérir. Il n’a d’ailleurs pas plus cédé à la peur comme c’était le cas des chefs religieux, qui ne pouvaient rien faire de plus que de condamner le malheureux pour avoir apporté sa lèpre dans le village (Lé 13.45-46). Au lieu de cela, Jésus a tendu la main pour toucher quelqu’un que personne n’avait dû toucher depuis des années, de crainte de se faire infecter, et lui a apporté la guérison.

Heureusement, pour cet homme et pour nous, Jésus est venu nous offrir ce qu’aucune loi ne pourrait jamais offrir : le toucher de sa main et de son cœur. — Mart Dehaan

Personne n’est trop perturbé ou impur pour que Jésus le touche.

*****

27 Avril • Lisez > Actes 17.22-32

Apprendre la langue

Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j’ai même découvert un autel avec cette inscription: À un dieu inconnu !
Actes 17.23

Me tenant devant une petite assemblée jamaïcaine, je me suis ainsi adressé à elle en employant mon meilleur dialecte local «Wah Gwan, Jamaica ?» Or, cette salutation m’a valu une réaction allant au-delà de mes espérances :un accueil riche en sourires et en applaudissements.

En réalité, je ne leur avais servi qu’une simple salutation d’usage qui signifie «Que se passe-t-il ?», en patois, mais pour les gens de l’assemblée, ma salutation voulait dire «Je m’intéresse assez à vous pour parler votre langue.» Bien entendu, je ne connaissais pas encore assez le patois pour continuer dans cette veine, mais il n’en demeure pas moins que, du coup, une porte s’était ouverte.

Devant les Athéniens, Paul leur a indiqué, en citant l’un de leurs poètes, qu’il connaissait leur culture et qu’il avait remarqué dans leur ville un autel dédié à «UN DIEU INCONNU». Bien sûr, tous n’ont pas cru au message de Paul au sujet de la résurrection de Jésus, mais certains ont néanmoins déclaré «Nous t’entendrons là-dessus une autre fois » (Ac 17.32).

Lorsque nous parlons autour de nous de Jésus et du salut qu’il nous offre, les leçons de la Bible nous incitent à nous investir dans la vie d’autrui — à apprendre leur langue, pour ainsi dire — comme un moyen d’ouvrir la porte à l’annonce de la Bonne Nouvelle (voir aussi 1 Co 9.20-23).
En découvrant les « Wah Gwan ? » chez les autres, cela nous aidera à communiquer ce que Dieu a accompli dans la nôtre. — David Branon

Avant de parler de Christ aux autres, faites-leur voir votre estime.

*****

28 Avril • Lisez > Proverbes 20.1-15

L’alternative à la colère

C’est une gloire pour l’homme de s’abstenir des querelles.
Proverbes 20.3

Un certain matin à Perth, en Australie, Fionn Mulholland a découvert que sa voiture avait disparu. C’est alors qu’il s’est rendu compte qu’il s’était garé dans une zone interdite et que l’on avait remorqué son véhicule. Après avoir réfléchi à la situation — même aux frais de remorquage et à l’amende pour stationnement illégal s’élevant à 600 $ —, Mulholland a renoncé à se mettre en colère, préférant décrire la situation dans un poème humoristique qu’il a lu à l’employé de la fourrière. Son poème a plu à ce dernier, si bien qu’il a empêché qu’éclate une terrible confrontation.

Le livre des Proverbes enseigne ceci «C’est une gloire pour l’homme de s’abstenir des querelles» (20.3). Les querelles sont des frictions qui couvent sous la surface ou qui explosent au grand jour entre des gens qui ne s’entendent pas sur un certain sujet.

Dieu nous a donné ce qu’il faut pour vivre en paix avec les autres. Sa Parole nous assure qu’il est possible d’éprouver de la colère sans pour autant la laisser se changer en rage (Ép 4.26). Son Esprit nous permet d’éviter de céder aux instigations de la fureur qui nous poussent à faire et à dire des choses dans le but de décocher un coup à quelqu’un qui nous énerve. Par ailleurs, Dieu nous a donné son exemple à suivre lorsque nous sentons la moutarde nous monter au nez (1 Pi 2.23). Il use de compassion et de grâce, sans compter qu’il est lent à la colère et riche en bonté et en fidélité (Ps 86.15). — Jennifer Benson Schuldt

Soyez lent à la colère.

*****

29 Avril • Lisez > Hébreux 11.1-8

Quand le jour se lève

Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.
Hébreux 11.1

Très tard en soirée, nous nous sommes arrêtés dans une auberge de Munich pour y passer la nuit. Nous étions ravis de voir que notre petite chambre était munie d’un balcon, même si un épais brouillard nous voilait complètement la vue. Par contre, lorsque le soleil s’est levé quelques heures plus tard, cette nappe a commencé à se dissiper. Et nous avons pu alors voir ce qui la veille avait été enveloppé de ténèbres : une scène des plus idylliques composée d’un pré paisible et verdoyant, de moutons en train de brouter avec de minuscules clochettes tintant à leur cou et d’énormes nuages blancs dans le ciel qui ressemblaient étrangement eux aussi à des moutons, d’immenses moutons floconneux !

Il arrive parfois qu’un épais brouillard de désespoir voile notre vie et que notre situation semble sombre au point de nous faire perdre espoir. Comme le soleil dissipe le brouillard, notre foi en Dieu dissipe toutefois la brume du doute. Hébreux 11 définit la foi comme «une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas»
(v. 1). Dans la suite, ce passage nous rappelle la foi de Noé, qui a été «divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore» (v. 7). Et Abraham a suivi la direction de Dieu, même s’il ignorait où cela le mènerait (v.8).

Bien que nous ne l’ayons pas encore vu et que nous ne puissions pas toujours sentir sa présence, Dieu est toujours là et nous aidera à traverser nos heures les plus sombres.
Cindy Hess Kasper

La foi est le radar qui perce le brouillard. Corrie Ten Boom

*****

30 Avril • Lisez > Psaume 4.1-9

Aimés de toute éternité

Sachez que l’Éternel s’est choisi un homme pieux; l’Éternel entend, quand je crie à lui.
Psaume 4.4

Il nous est presque impossible de passer toute une journée sans nous faire snober, négliger ou dénigrer d’une manière ou d’une autre. Nous sommes d’ailleurs parfois ceux qui agissent de la sorte.
Les ennemis de David l’ont critiqué — à coup d’intimidation, de menaces et d’injures — au point de mettre à mal son estime de soi et son impression de bien-être (Ps 4.1-2). Il a alors demandé à Dieu de le secourir «dans la détresse».

Puis David s’est rappelé ceci «Sachez que l’Éternel s’est choisi un homme pieux» (v. 4). Ici, le mot hébreu hesed rendu par «homme pieux» est parfois aussi rendu par «fidèle serviteur». Or, ce mot hébreu qui désigne littéralement l’alliance de l’amour divin pourrait tout aussi bien être rendu par «ceux que Dieu aimera pour toujours, et toujours et toujours ».

Voici ce dont nous devons nous rappeler: Nous sommes aimés pour toujours, mis à part de façon toute particulière, chéris de Dieu comme il chérit son propre Fils. Il nous a appelés à être ses enfants pour l’éternité.

Au lieu de céder au désespoir, remémorons-nous l’amour dont notre Père nous fait don. Nous sommes ses enfants chéris. Nous sommes ainsi destinés à la paix et à la joie, et non au désespoir (v.7-9). Il ne nous laissera jamais tomber, pas plus qu’il ne cessera de nous aimer. — David H. Roper

La mesure pour aimer Dieu, c’est de l’aimer sans mesure. Clairvaux

*****

 

Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


blue care wAccueil
  Liens
  Plan du site        
  Contact
tampon 5x5 gris