npq méditations inspirantes et motivantes au fil des jours w

 

Notre Pain Quotidien - Mars 2019


 Notre Pain Quotidien - Mars 2019 - Chute d'eau vue depuis le ciel

 

1er Mars • Lisez > Matthieu 27.45-54

Toute ma personne

Je vous exhorte [...] à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.
Romains 12.1

Jeune, Isaac Watts regrettait que la musique laisse à désirer dans son Église. Son père l’a alors mis au défi de faire mieux, et c’est précisément ce qu’Isaac a fait. Son cantique intitulé «When I survey the Wondrous Cross » (Je vois ta croix, ô mon Sauveur) est ainsi considéré comme le meilleur en langue anglaise et a été traduit en plusieurs langues.

Son troisième verset empreint d’adoration nous fait entrer en présence de Christ à la croix «Voyez de son saint corps blessé, pour moi son sang pur a coulé. Où trouverais-je un tel amour, qui s’offre à moi jour après jour ?»

La crucifixion que Watts décrit avec une telle élégance marque un tournant dans l’Histoire. Nous aurions donc intérêt à nous arrêter au pied de la croix. Le Fils de Dieu est à bout de souffle et retenu au bois par d’horribles clous plantés dans sa chair. Torturé pendant des heures, il amorce sa descente surnaturelle dans les ténèbres. Puis le Seigneur de l’univers relâche enfin son esprit angoissé. Un tremblement de terre ébranle le paysage. En ville, l’épais rideau du Temple se déchire en deux. Des tombeaux s’ouvrent et des morts ressuscitent, marchant dans les rues (Mt 27.51-53). Ces événements poussent le centenier qui a crucifié Jésus à déclarer «Assurément, cet homme était Fils de Dieu» (v. 54).

«La croix réordonne toutes les valeurs et annule toutes les vanités», selon la Poetry Foundation, et Watts ne pouvait mieux finir que par «Toi qui pendis à cette croix, tu veux qu’entier je sois à toi.» — Timothy Gustafson

Tout ce qui est vain et me charme, je le sacrifie à ton sang.
Isaac Watts

*****

2 Mars • Lisez > Hébreux 2.9-18

L’un des nôtres

[Car], ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.
Hébreux 2.18

Lors des funérailles de Charles Schulz (1922-2000), créateur de la bande dessinée prisée Peanuts, son amie bédéiste Cathy Guisewite a vanté son humanité et sa compassion «Il a donné à notre monde des personnages qui savaient ce que nous ressentions tous, qui nous donnaient l’impression de ne jamais être seuls. Puis il a donné la personne même du bédéiste, qui nous a donné l’impression de ne jamais être seuls. [...] Il nous a encouragés. Il a éprouvé de la compassion envers nous. Il nous a donné le sentiment d’être exactement comme nous.»

Lorsque nous avons l’impression de n’être compris de personne, nous devons nous rappeler que Jésus s’est donné lui-même pour nous et qu’il sait précisément qui nous sommes et ce que nous devons affronter aujourd’hui.

Hébreux 2.9-18 présente la vérité remarquable selon laquelle Jésus a partagé notre humanité dans son intégralité au cours de sa vie ici-bas (v. 14) Il «souffrit la mort pour tous» (v. 9), il «anéantit celui qui a la puissance [du] diable» (v. 14) et il «délivra tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude » (v. 15). De plus, Jésus «a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il soit un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu» (v. 17). Merci, Seigneur, d’avoir partagé notre humanité afin que nous puissions obtenir ton aide aujourd’hui même et vivre en ta présence pour toujours. — David Mccasland

Personne ne sait mieux comprendre les choses que Jésus.

*****

3 Mars • Lisez > Jean 16.19-24

Deux portraits

Vous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie.
Jean 16.22

Serrant bien fort deux photos, la grand-mère empreinte de fierté les a montrées à ses amies dans le vestibule de l’église. La première montrait sa fille dans son pays natal du Burundi. La seconde montrait son petit-fils, à qui sa fille venait de donner naissance. Par contre, sa fille ne tenait pas son nouveau-né dans ses bras, car elle était morte en couche.

Une amie s’étant approchée pour regarder les photos a pris le visage de cette chère grand-mère entre ses mains d’un air songeur. Et tout ce qu’elle est parvenue à dire en refoulant ses larmes a été «Je sais, je sais.» Et c’était bien vrai. Deux mois plus tôt, elle avait porté un fils en terre.

La consolation que nous apporte quiconque a connu la même douleur que nous est particulière. Ils savent. Tout juste avant son arrestation, Jésus a mis ses disciples en garde «[Vous] pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira», mais du même souffle il les a réconfortés ainsi «[Vous] serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie» (Jn 16.20). À peine quelques heures plus tard, l’arrestation et la crucifixion de Jésus allaient les dévaster. Reste qu’en le revoyant en vie par la suite, leur terrible chagrin s’est changé en une joie qu’ils n’auraient pu imaginer.

Ésaïe a prophétisé ceci au sujet du Messie «Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé» (53.4). Nous avons un Sauveur qui a vécu notre douleur. Il la connaît. Et cette douleur se changera un jour en joie. — Timothy Gustafson

Notre bien-être est dans sa main, sa paix est dans notre cœur.

*****

4 Mars • Lisez > Psaume 139.1-12

D’amour et de vieux souliers

Car la parole n’est pas sur ma langue que déjà, ô Éternel ! tu la connais entièrement.
Psaume 139.4

Il nous arrive parfois, à ma femme et à moi, de finir les phrases l’un de l’autre. En plus de trente années de mariage, nous avons appris à toujours mieux connaître ce que l’autre pense ou dira. Il n’est pas même nécessaire à chacun de finir ses phrases, un simple mot ou coup d’œil suffit à exprimer une pensée.

Il y a du réconfort en cela - comme une vieille paire de chaussures que l’on continue de porter parce qu’elles nous vont à merveille. Nous nous désignons même parfois l’un l’autre affectueusement comme «ma vieille chaussure», un compliment que ceux qui ne nous connaissent pas bien pourraient avoir du mal à juger affectueux ! Au fil des ans, notre relation s’est acquis un langage lui étant propre, dotée d’expressions résultant d’un amour et d’une confiance qui durent depuis des décennies.

Il est réconfortant de savoir que Dieu nous aime d’une grande intimité. David a écrit «Car la parole n’est pas sur ma langue, que déjà, ô Éternel ! tu la connais entièrement» (Ps 139.4). Imaginez un peu vous entretenir en privé avec Jésus de ce qui vous tient le plus à cœur. Au moment même où vous vous efforcez de vous livrer à lui, il vous sert un sourire entendu qui exprime tout à fait ce que vous ne parveniez pas à nommer avec exactitude. Quel bienfait que de ne pas avoir à toujours tout dire correctement dans nos entretiens avec Dieu ! Il nous aime et nous connaît assez pour bien nous comprendre.— James Banks

Dieu regarde au-delà de nos paroles, jusque dans notre cœur.

*****

5 Mars • Lisez > Hébreux 13.1-2

Le don de L’accueil

N’oubliez pas l’hospitalité; car, en l’exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir.
Hébreux 13.2

Nous gardons un merveilleux souvenir de notre repas d’accueil de familles originaires de cinq nations différentes. Étonnamment, au lieu de discuter en groupes de deux, nous avons tous participé à une même discussion au sujet de la vie à Londres d’après l’opinion qu’en avaient ces immigrants. En fin de soirée, mon mari et moi nous sommes passé la réflexion que nous avions reçu plus que nous avions donné, y compris les sentiments réconfortants que nous a valus la création de nouvelles amitiés et la découverte de nouvelles cultures.

L’auteur de l’épître aux Hébreux l’a conclue par quelques exhortations portant sur la vie communautaire, incluant celle incitant ses lecteurs à accueillir les étrangers parmi eux, car, ce faisant, «quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir» (13.2). Il se peut qu’il ait ainsi évoqué Abraham et Sara, qui, comme nous le voyons dans Genèse 18.1-12, ont accueilli trois étrangers avec générosité en faisant préparer un festin à leur intention, conformément aux coutumes de l’époque. Ils ignoraient bénir ainsi des anges, eux-mêmes porteurs d’un message de bénédiction.

Bien entendu, nous ne recevons pas des gens sous notre toit dans l’espoir d’obtenir quelque chose en retour, même si nous en retirons souvent plus que nous leur en apportons. Puisse le Seigneur répandre cet amour par nous en tant que ses agents d’accueil. — Amy Boucher Pye

En exerçant l’hospitalité, on partage la bonté et les dons de Dieu.

*****

6 Mars • Lisez > 1 Corinthiens 13.4-8

Aimer à la perfection

[La charité] excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. La charité ne périt jamais»
1 Corinthiens 13.7-8

D’une voix tremblante, elle a expliqué les problèmes qu’elle vivait avec sa fille. S’inquiétant des amis douteux de son adolescente, cette mère soucieuse a confisqué le téléphone cellulaire de sa fille et l’a surveillée dans toutes ses sorties. Or, leur relation n’a semblé qu’empirer.

En discutant avec la jeune fille, j’ai découvert qu’elle chérissait sa mère, mais qu’elle désirait ardemment se libérer de l’amour étouffant de celle-ci.

En tant qu’êtres imparfaits, nous avons tous des combats relationnels à mener. Que nous soyons parent ou enfant, célibataire ou marié, nous avons du mal à bien exprimer notre amour, à faire et à dire la bonne chose au bon moment. Il nous faut apprendre à mieux aimer tout au long de notre vie.

Dans 1 Corinthiens 13, l’apôtre Paul souligne ce à quoi ressemble l’amour parfait. Ses normes sont admirables, mais on peut se sentir tout à fait intimidé devant la mise en pratique de ce type d’amour. Par bonheur, nous avons Jésus pour nous servir d’exemple. En interagissant avec des gens aux besoins et aux problèmes variés, il nous a démontré à quoi ressemble l’amour parfait en action. En marchant à ses côtés, tout en restant dans son amour et en enracinant notre esprit dans sa Parole, nous refléterons de plus en plus sa ressemblance. Nous continuerons de faire des erreurs, mais Dieu peut les racheter et tirer avantage de toute situation, car son amour «supporte tout» et «ne périt jamais» (v. 7-8). — Poh Fang Chia

Par amour, Jésus est mort pour nous; par amour, nous vivons pour lui.

*****

7 Mars • Lisez > Job 38.1-18

Il règne sur les flots

Quand je [Dieu] dis: Tu viendras jusqu’ici, tu n’iras pas au-delà; ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ?
Job 38.11

Le roi Canut était l’un des hommes les plus puissants de la terre au XIe siècle. Dans un conte devenu célèbre, on dit qu’il a donné l’ordre de placer sa chaise sur la berge à marée montante. «Tu m’es assujetti, lança-t-il à la mer. Je t’ordonne donc de ne pas monter sur mes terres ni de mouiller les vêtements ou les membres de ton maître.» Reste que la marée a continué de monter, submergeant les pieds du roi.

On raconte souvent cette histoire pour attirer l’attention sur l’orgueil de Canut. En réalité, il s’agit d’une histoire d’humilité. «Que le monde entier sache que la puissance des rois est sans effet », ajoute ensuite Canut,  « que celui à qui obéissent le ciel, la terre et la mer les sauve.» L’histoire de Canut comporte une morale. Dieu est le seul qui soit tout-puissant.

Job l’a aussi découvert. En comparaison avec celui qui a fondé la terre (Job 38.4-7), qui commande au matin et à l’aurore (v. 12-13), qui crée les amas de neige et qui dirige les astres (v. 22, 31-33), nous sommes petits. Un seul règne sur les flots, et ce n’est aucun de nous
(v. 11; Mt 8.23-27).
L’histoire de Canut permet de nous rappeler à l’ordre lorsque nous nous mettons à surestimer notre intelligence ou notre mérite. Marchons sur la plage et ordonnons à la marée de cesser sa progression ou ordonnons au soleil de se cacher, et nous ne tarderons pas à nous rappeler qui détient réellement le pouvoir suprême et à le remercier de régner sur notre vie. —
Sheridan Voysey

Dieu est grand, nous sommes petits, et cela est bien ainsi.

*****

8 Mars • Lisez > Philippiens 2.1-11

Peindre un portrait

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ.
Philippiens 2.5

La National Portrait Gallery à Londres, en Angleterre, abrite un trésor de toiles ayant traversé les siècles, dont 166 images de Winston Churchill, 94 autres de William Shakespeare et 20 autres de George Washington. Devant les plus vieux de ces portraits, il se peut que nous nous demandions : Est-ce vraiment ce à quoi ressemblaient ces personnes ?

Par exemple, il s’y trouve huit toiles du patriote écossais William Wallace (vers 1270-1305), mais sans photo avec laquelle les comparer, comment savoir si les artistes ont représenté Wallace avec justesse ?

Il se peut que quelque chose de similaire se soit produit quant à la ressemblance de Jésus. À leur insu, les gens qui croient en lui laissent aux autres une impression à son sujet, et cela, non à l’aide de pinceaux et de peinture, mais par leurs attitudes, leurs actions et leurs relations.

Peignons-nous un portrait qui représente parfaitement son cœur ? C’était ce que voulait accomplir l’apôtre Paul «Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ» (Ph 2.5). Mû par le désir de représenter notre Seigneur avec justesse, il a exhorté ses disciples à refléter l’humilité, le don de soi et la compassion de Jésus auprès d’autrui.

On a dit déjà : «Nous sommes le seul Jésus que certaines personnes pourront voir.» Étant donné que «l’humilité [nous fait] regarder les autres comme étant au-dessus de [nous-mêmes]» (v. 3), nous montrons au monde le cœur et l’attitude de Jésus. — Bill Crowder

Le sacrifice de Christ pour moi m’incite à me sacrifier pour autrui.

*****

9 Mars • Lisez > Exode 32.1-5, 19-26

Des fautes ont été commises

Et ils me l’ont donné [leur or]; je l’ai jeté au feu, et il en est sorti ce veau.
Exode 32.24

«Des fautes ont été commises», a déclaré le PDG en abordant la question des activités illégales auxquelles son entreprise s’était livrée. Il semblait avoir des remords, pourtant, il s’est défendu d’avoir quoi que ce soit à se reprocher et a refusé d’admettre ses propres torts.

Certaines «erreurs» ne sont que des erreurs: conduire dans le mauvais sens, laisser brûler le repas parce qu’on a oublié de régler la minuterie, mal faire les calculs de son carnet de chèques. Il y a néanmoins aussi les actions délibérées aux conséquences beaucoup plus graves - ce que Dieu appelle le péché.

Quand il a demandé à Adam et Ève pourquoi ils lui avaient désobéi, ils se sont empressés de se blanchir de tout blâme (Ge 3.8-13). Aaron n’a assumé aucune responsabilité personnelle quant au fait que le peuple s’était fabriqué un veau d’or à adorer dans le désert, s’expliquant ainsi à Moïse: «Que ceux qui ont de l’or s’en dépouillent ! Et ils me l’ont donné, je l’ai jeté au feu, et il en est sorti ce veau» (Ex 32.24).

Il aurait tout aussi bien pu marmonner: «Des fautes ont été commises.»

Il semble parfois plus facile de rejeter le blâme sur autrui que d’avouer nos propres torts. Or, il est tout aussi dangereux de minimiser nos péchés en les qualifiant «de simples fautes» au lieu d’en reconnaître la vraie nature.

Avouons et confessons donc nos péchés, puisque notre Dieu enclin au pardon «est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité» (1 Jn 1.9). —
Cindy Hess Kasper

Pour obtenir le pardon divin, il faut d’abord avouer en avoir besoin.

*****

10 Mars • Lisez > Éphésiens 2.11-22

Chez soi

Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.
Éphésiens 2.19

Steven, un jeune réfugié africain apatride, croit être né au Mozambique ou au Zimbabwe, mais n’a jamais connu son père et a perdu sa mère. Celle-ci, fuyant la guerre civile, était allée de pays en pays, gagnant sa vie comme vendeuse de rue. Sans papiers et incapable de prouver son lieu de naissance, Steven est entré un jour dans un commissariat britannique pour demander à se faire arrêter. La prison lui semblait préférable à la survie dans la rue sans les droits et les privilèges afférents à la citoyenneté.

Le sort qui l’attendait en tant qu’apatride occupait la pensée de Paul lorsqu’il a écrit son épître aux Éphésiens.

Ses lecteurs non-juifs savaient ce que c’était que de vivre comme des étrangers (2.12). Ce n’était qu’en découvrant la vie et l’espoir en Christ (1.13) qu’ils avaient appris ce que signifiait l’appartenance au royaume des cieux (Mt 5.3). En Jésus, ils ont appris ce qu’est le fait d’être connu et aimé du Père qu’il était venu leur révéler (Mt 6.31-33}.

Paul a toutefois compris qu’à mesure que le passé s’efface, une mémoire courte risque de nous faire oublier que l’espoir est devenu la nouvelle norme à suivre et que le désespoir est devenu l’ancienne réalité.

Puisse notre Dieu nous aider à vivre en sécurité, sachant jour après jour que notre appartenance à sa famille tient à notre foi en Jésus-Christ ainsi qu’aux droits et aux privilèges associés au fait de demeurer en lui. — David Mccasland

L’espoir est sans prix pour ceux qui ont vécu sans lui.

*****

11 Mars • Lisez > Psaume 86.1-13

S.O.S. (Mayday)

Je t’invoque au jour de ma détresse, car tu m’exauces.
Psaume 86.7

Le signal de détresse international «S.O.S.» (Mayday) est toujours répété trois fois de suite, afin de veiller à ce que l’on comprenne clairement l’urgence de la situation qui représente une menace pour la vie. Alors officier radio en chef à l’aéroport Croydon de Londres, Frederick Stanley Mockford a créé ce signal en 1923. Or, ces installations maintenant fermées, ont jadis enregistré un grand nombre de départs vers l’aéroport Le Bourget de Paris et d’arrivées en provenance de ce dernier. Selon le National Maritime Museum, Mockford aurait forgé le mot «Mayday» en déformant l’appel à l’aide en français m’aidez.

Tout au long de sa vie, le roi David a dû surmonter des situations périlleuses qui lui semblaient sans issue. Durant son heure la plus sombre, David a malgré tout gardé confiance en Dieu « Éternel, prête l’oreille à ma prière, sois attentif à la voix de mes supplications ! Je t’invoque au jour de ma détresse, car tu m’exauces » (Ps 86.6-7).

David voyait également au-delà du danger immédiat, puisqu’il a demandé à Dieu de diriger ses pas: «Enseigne-moi tes voies, ô Éternel ! Je marcherai dans ta fidélité. Dispose mon cœur à la crainte de ton nom» (v. 11). Une fois la crise passée, il a désiré continuer de marcher avec Dieu.
Nos pires situations de vie peuvent avoir pour effet d’approfondir notre relation avec le Seigneur, et cela, dès que nous sollicitons son aide tant pour les surmonter que pour vivre au quotidien dans ses voies. — David Mccasland

Entendant nos appels à l’aide, Dieu nous montre sa voie.

*****

12 Mars • Lisez > 1 Pierre 4.7-11

Ce n’est pas moi

[Que] chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu.
1 Pierre 4.10

En vacances, j’ai donné congé à mon rasoir en me laissant pousser la barbe. Mes amis et mes collègues y ont réagi de diverses manières, me complimentant pour la plupart. À la vue de ma barbe, j’ai toutefois décidé un jour qu’elle ne me représentait pas bien, alors j’ai ressorti mon rasoir.
Je réfléchis au fait qu’une chose ou l’autre ne correspond pas à notre personnalité parce que Dieu a accordé à chacun des différences et des préférences individuelles. Il convient que nous n’aimions pas tous les mêmes loisirs et la même cuisine et que nous ne fréquentions pas tous la même Église.
Chacun est unique et constitue «une créature si merveilleuse» (Ps 139.14). Pierre a fait remarquer que chacun a reçu des dons particuliers devant servir à l’utilité commune
(1 Pi 4.10-11).

Les disciples de Jésus n’ont pas eu à nier leurs traits de caractère. Pierre était impulsif au point de trancher l’oreille d’un serviteur le soir de l’arrestation de Jésus. Thomas a tenu à obtenir une preuve de la résurrection de Jésus avant d’y croire. Dieu ne les a pas rejetés sous prétexte qu’il leur fallait encore grandir. Il les a plutôt façonnés en vue de son service.

En discernant la meilleure façon de servir Dieu, il est sage de nous dire parfois devant nos talents et nos traits de caractère «Ce n’est pas moi.» Il se peut que Dieu nous appelle à sortir de notre zone de sécurité, car il convient que nous honorions sa nature créatrice en lui permettant de nous utiliser tels que nous sommes. — David Branon

Nul n’est ordinaire, nous avons tous été créés pour être uniques.

*****

13 Mars • Lisez > Actes 26.9-15

Une entrevue surprise

Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.
Matthieu 25.40

A bord d’un métro londonien, un passager matinal a invectivé un autre passager qui lui a barré le chemin. C’était le genre d’incident malheureux et irréfléchi qui reste généralement irrésolu. Plus tard ce jour-là, l’inattendu s’est toutefois produit. Un gestionnaire a envoyé un mot à ses amis des médias sociaux «Devinez qui vient de se présenter à une entrevue d’emploi !» Lorsque son explication a paru sur Internet, des gens du monde entier lui ont envoyé des clins d’œil et des sourires. Imaginez un peu vous faire accueillir à une entrevue d’emploi par la personne même qui vous a invectivée quelques heures auparavant !

Saul a également croisé le chemin de quelqu’un qu’il ne se serait jamais attendu à voir. Lancé aux trousses d’un groupe de «la nouvelle doctrine» (Ac 9.1-2), il s’est fait arrêter net par une lumière éclatante. Puis une voix lui a dit: «Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » (v.4), ce à quoi Saul a rétorqué «Qui es-tu, Seigneur ?» Son interlocuteur lui a répondu «Je suis Jésus que tu persécutes» (26.15).

Des années auparavant, Jésus avait dit que notre façon de traiter les gens qui ont faim ou soif, les étrangers et les prisonniers reflète notre relation avec lui (Mt 25.35-36). Qui aurait cru que celui qui nous aime prendrait la chose personnellement lorsqu’une personne nous insulte, ou encore lorsque nous aidons ou blessons quelqu’un ? — Mart Dehaan

Que nous nous entraidions ou nous blessions, Jésus le prend à cœur.

*****

14 Mars • Lisez > Psaume 139.17-24

Les bras ouverts

Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées !
Psaume 139.23

Le jour où mon mari, Dan, et moi avons commencé à donner des soins à nos parents vieillissants, nous nous sommes serrés l’un contre l’autre, car nous avions l’impression de nous jeter d’une falaise. Nous ignorions alors que, chemin faisant, nous aurions à accomplir une tâche des plus ardues consistant à laisser Dieu sonder et façonner notre cœur, ainsi qu’à profiter de cette période particulière pour raviver notre amour envers lui.

Les jours où j’avais le sentiment de piquer du nez malgré moi, Dieu m’a fait prendre conscience de mes programmes, de mes réserves, de mes craintes, de mon orgueil et de mon égoïsme. Il s’est servi de mes failles pour me témoigner son amour et son pardon.

Mon pasteur m’a dit «Le meilleur des jours est celui où nous nous voyons tels que nous sommes : désespérés sans Christ. Puis il nous faut apprendre à nous voir tels qu’il nous voit : entiers en lui.» Voilà la bénédiction que les soins que j’ai donnés m’ont apportée ! En découvrant la personne que Dieu voulait que je sois en me créant, je suis allée me réfugier dans ses bras en le suppliant, comme l'a fait le psalmiste: «Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur !» (Ps 139.23).

Je prie qu’en vous découvrant tel que vous êtes, vous fassiez demi-tour pour aller vous jeter vous aussi dans les bras ouverts et accueillants de Dieu, qui sont gages de son pardon. — Shelly Beach

La force sort dès qu’entre le souci, mais revient si l’on court à Dieu.

*****

15 Mars • Lisez > 2 Timothée 1.1-5

Un bon héritage

[Gardant] le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice.
2 Timothée 1.5

Grand-papa et grand-maman Harris n’avaient pas beaucoup d’argent, pourtant, ils ont trouvé le moyen de rendre chaque Noël mémorable pour mes cousins et moi. Il y avait toujours de la nourriture, du plaisir et de l’amour en abondance. Et dès un très jeune âge, nous avons appris que nous devions cette célébration à Christ.

Nous désirons laisser le même héritage à nos enfants. Réunis en décembre dernier pour partager Noël en famille, nous avons pris conscience que cette merveilleuse tradition avait vu le jour avec grand-papa et grand-maman. Ils n’avaient aucun argent à nous léguer, mais ils ont veillé à semer l’amour, le respect et la foi en nous - les enfants de leurs enfants - afin que nous suivions leur exemple.

La Bible nous parle de grand-maman Loïs et de maman Eunice, qui ont transmis leur foi sincère à Timothée (2 Tim 1.5). Leur influence a préparé cet homme à communiquer la Bonne Nouvelle à une multitude de gens.

Nous pouvons préparer un héritage spirituel à transmettre à ceux dont nous influençons la vie en communiant étroitement avec Dieu. De façon pratique, nous faisons de son amour une réalité en accordant aux gens notre attention exclusive, en nous intéressant à ce qu’ils pensent et en partageant notre vie avec eux. Nous pouvons même les inviter à participer à nos célébrations ! Si notre vie reflète la réalité de l’amour de Dieu, nous laisserons un héritage durable à d’autres. — Keila Ochoa

Si vous avez reçu un bon héritage, investissez-le dans votre prochain.

*****

16 Mars • Lisez > Ésaïe 40.9-17

Me coulant entre les doigts

Qui a mesuré les eaux dans le creux de sa main [...] ?
Ésaïe 40.12

Après avoir renversé mon verre par maladresse sur un comptoir de restaurant, son contenu s’est mis à couler en cascade par terre. Très gênée, j’ai tenté de recueillir le liquide dans mes mains mises en coupe, mais presque en vain. La majeure partie du contenu de mon verre m’a coulé entre les doigts. Pour finir, je n’ai conservé que l’équivalent d’une cuillère à soupe dans chaque paume, alors que j’avais les deux pieds dans une flaque d’eau.

Or, ma vie semble souvent ressembler à cette scène, je m’efforce de résoudre des problèmes, de faire abstraction de détails et de maîtriser la situation. Peu importe le cœur que j’y mets, mes faibles mains sont incapables de gérer tous ses éléments. Des choses ne manquent jamais de me filer entre les doigts pour s’amasser à mes pieds, me laissant avec le sentiment d’être dépassée. J’ai beau me tordre les mains ou resserrer les doigts, je ne parviens jamais à tout gérer.

Dieu le peut toutefois. Ésaïe nous dit que le Seigneur peut mesurer les eaux de la terre - océans, rivières, fleuves et pluies - dans le creux de sa main (40.12). Seules ses mains sont assez grandes pour tout contenir. Nul besoin d’essayer donc de retenir plus que l’équivalent d’une cuillère à soupe, puisque c’est ce qu’il a voulu que nos mains parviennent à contenir. Si nous nous sentons dépassés, nous pouvons remettre nos inquiétudes entre ses bonnes mains. — Kristen Holmberg

Nous pouvons nous fier à Dieu pour régler ce qui nous dépasse.

*****

17 Mars • Lisez > Genèse 13.1-18

Après vous

Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi donc de moi: si tu vas à gauche, j’irai à droite; si tu vas à droite, j’irai à gauche.
Genèse 13.9

Dans certaines cultures, on s’attend à ce qu’un jeune laisse entrer un aîné avant lui dans une pièce. Chez d’autres, c’est la personne la plus importante ou la plus haut gradée qui entre en premier. Reste que, quelles que soient nos traditions, il y a des moments où nous avons du mal à laisser autrui décider le premier de questions importantes, surtout lorsque ce privilège nous revient de droit.

Abram (qui deviendra Abraham) et son neveu, Lot, avaient tellement de troupeaux et de tentes que le territoire n’était pas assez grand pour les accommoder dans leurs déplacements simultanés. Afin d’éviter les conflits, Abram a suggéré qu’ils se séparent et a généreusement offert à Lot de choisir en premier le territoire qu’il voulait. Son neveu a alors opté pour la vallée fertile du Jourdain, laissant à Abram les terres moins désirables.

Au lieu de revendiquer ses droits d’aîné dans cette situation, Abram a confié son avenir à Dieu «Abram dit à Lot: Qu’il n’y ait point, je te prie, de dispute entre moi et toi [...]. Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi donc de moi si tu vas à gauche, j’irai à droite, si tu vas à droite, j’irai à gauche» (Ge 13.8-9). Or, le choix de Lot a entraîné en définitive de graves conséquences pour toute sa famille (voir Ge 19).

Aujourd’hui, devant toutes sortes de choix à faire, fions-nous au Père pour nous guider dans ses voies. Il a promis de prendre soin de nous. Il nous procurera toujours ce dont nous avons besoin. — David Mccasland

Dieu donne le meilleur à ceux qui lui laissent le choix. J.Elliot

*****

18 Mars • Lisez > Psaume 34.12-19

Quelque chose cloche

L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement.
Psaume 34.19

Le lendemain de la naissance de notre fils Allen, le médecin m’a dit « Quelque chose
cloche. » Notre fils, d’apparence si parfaite, avait un défaut de naissance risquant de lui être fatal et devait être envoyé en avion dans un hôpital situé à 1130 km pour qu’on l’y opère d’urgence.

Lorsqu’un médecin vous annonce qu’une chose ne va pas chez votre enfant, votre vie change sur le coup. Devant le risque de redouter l’avenir, d’être accablé et de trébucher, vous faites désespérément appel au Dieu qui vous fortifiera de manière à ce que vous parveniez à soutenir votre enfant.

Un Dieu aimant permettrait-il une chose pareille ? me suis-je demandé. Se préoccupe-t-il de mon enfant ? Est-il même là ? Ces questions et d’autres pensées ont ébranlé ma foi ce matin-là.
Puis mon mari, Hiram, est arrivé et a reçu la nouvelle. Après le départ du médecin, Hiram m’a dit «Jolene, prions.» J’ai hoché la tête en guise d’assentiment et il m’a pris la main, avant de prier ainsi «Merci Père de nous avoir donné Allen. Il est tien, Seigneur, et non le nôtre. Tu l’as aimé avant même que nous le connaissions, et il t’appartient. Sois avec lui là où nous ne pouvons être. Amen.»

Hiram a toujours eu du mal à exprimer sa pensée et même à s’y efforcer, sachant que j’ai de quoi remplir n’importe quel silence. Reste qu’en ce jour où j’avais le cœur, l’esprit et la foi brisés, Dieu lui a donné la force de parler à ma place et à moi, de ressentir sa proximité divine. — Jolene Philo

Le meilleur genre d’ami est celui qui prie.

*****

19 Mars • Lisez > Jaques 3.3-12

Un petit feu

De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voyez comme un petit feu peut embraser une grande forêt !
Jaques 3.5

Par un dimanche soir de septembre, la plupart des gens dormaient quand un petit incendie a éclaté à la pâtisserie de Thomas Farriner dans la rue Pudding Lane. Les flammes n’ont pas tardé à se propager de maison en maison, si bien que toute la ville s’est retrouvée en proie au grand incendie de Londres de 1666. Le brasier qui a ainsi réduit en cendres les quatre cinquièmes de la ville a jeté à la rue plus de 70 000 personnes. Une telle destruction engendrée par un si petit feu !

La Bible nous met en garde contre un autre petit feu tout aussi destructeur.
Jacques s’intéressait aux vies et aux relations, et non aux bâtiments, en écrivant «De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voyez comme un petit feu peut embraser une grande forêt» (Ja 3.5).

Reste que nos paroles peuvent aussi s’avérer constructives «Les paroles agréables sont un rayon de miel, douces pour l’âme et salutaires pour le corps » (Pr 16.24). L’apôtre Paul a également dit «Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun» (Col 4.6). Comme le sel assaisonne notre nourriture, la grâce assaisonne nos paroles d’encouragement.

Avec l’aide du Saint-Esprit, nos paroles peuvent encourager les gens qui souffrent, qui désirent grandir dans la foi ou qui ont besoin de venir au Sauveur, éteignant ainsi les feux plutôt que d’en allumer. — Bill Crowder

De quoi seront faites nos paroles aujourd’hui ?

*****

20 Mars • Lisez > Marc 6.30-46

Course et repos

Jésus leur dit: Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu.
Marc 6.31

Le gros titre a attiré mon attention «Les jours de repos sont importants pour les coureurs.» Dans l’article de Tommy Manning, l’ancien membre de l’équipe américaine de course en montagne, a insisté sur un principe dont font fi certains athlètes consacrés à leur sport : le corps a besoin de repos pour se refaire après l’exercice. «Sur le plan physiologique, les adaptations qui se produisent après un entraînement ne sont possibles qu’au repos, écrit Manning, ce qui signifie que le repos compte autant que l’entraînement.»

Il en va de même pour notre marche de foi et de service. Il est essentiel de se reposer souvent pour éviter épuisement et découragement. Jésus a recherché un équilibre spirituel au cours de sa vie ici-bas, même lorsqu’il était très sollicité. Quand ses disciples sont rentrés d’avoir durement travaillé à apporter des enseignements et des guérisons, «Jésus leur dit: Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu» (Mc 6.31). Une foule nombreuse s’est toutefois mise à les suivre, si bien que Jésus l’a enseignée et nourrie au moyen de seulement cinq pains et deux poissons (v. 32-44). Une fois tout le monde reparti, Jésus «s’en alla sur la montagne, pour prier» (v.46).

Si notre travail définit notre vie, ce que nous faisons dans la vie perdra de plus en plus de son efficacité. Jésus nous invite à le retrouver souvent dans le silence afin de prier et de nous reposer. — David Mccasland

Dans la foi et le service, le repos compte autant que le travail.

*****

21 Mars • Lisez > Osée 6.1-4

Une pluie rafraîchissante

Il viendra pour nous comme [...] la pluie du printemps qui arrose la terre.
Osée 6.3

Ayant besoin d’une pause, je suis allée marcher dans le parc voisin. Sur le sentier, un bouquet de verdure a capté mon attention. De la boue sont sorties des pousses de vie qui deviendraient quelques semaines plus tard de joyeux narcisses annonçant le printemps et les chaleurs à venir. Nous avions survécu à un autre hiver !

La lecture du livre d’Osée peut ressembler en partie à un hiver interminable, car le Seigneur a donné à ce prophète la tâche non enviable d’épouser une femme infidèle en guise d’image de l’amour du Créateur envers son peuple d’Israël (1.2-3). La femme d’Osée, Gomer, a rompu leurs vœux de mariage, mais Osée a accepté de la reprendre, dans l’espoir qu’elle en vienne à l’aimer avec fidélité (3.1-3). Or, le Seigneur désire aussi se faire aimer de nous avec une force et un engagement qui ne se dissiperont pas comme la rosée.

Comment percevons-nous Dieu ? Le recherchons-nous surtout en période éprouvante, alors que nous cherchons à obtenir des réponses à notre détresse, mais en faisant fi de lui en période de célébration ? Sommes-nous comme les Israélites, qui se laissaient si facilement distraire par les idoles de leur époque, y compris des choses comme l’hyperactivité, le succès et l’influence ?

Aujourd’hui, renouvelons notre consécration à Dieu, qui nous aime tout aussi sûrement que la fleur bourgeonne au printemps. — Amy Boucher Pye

Malgré notre infidélité, Dieu ne nous tournera jamais le dos.

*****

22 Mars • Lisez > Hébreux 11.23-28

À quoi tient notre réputation ?

[Regardant] l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte, car il [Moïse] avait les yeux fixés sur la rémunération.
Hébreux 11.26

On a érigé en Chine une pierre commémorative sur le terrain d’un ancien camp de prisonniers japonais où un homme est mort en 1945. On peut y lire «Eric Liddell est né à Tianjin de parents écossais en 1902. Sa carrière a atteint son apogée lorsqu’il a remporté la médaille d’or au 400 mètres lors des Jeux olympiques d’été de 1924. Il est revenu en Chine pour travailler comme enseignant à Tianjin. [...] Il a passé sa vie entière à encourager les jeunes à apporter leurs meilleures contributions à l’avancement de l’humanité.»

Aux yeux de bien des gens, Eric a réalisé son plus grand exploit sur le terrain sport, mais on se le rappelle également pour sa contribution au bien des jeunes de Tianjin, en Chine, le pays où il est né et qu’il aimait tant. Il y a vécu et y a servi Dieu par la foi.

À quoi tient notre réputation ? Il se peut que nos réalisations scolaires, notre poste ou notre réussite financière nous vaillent la reconnaissance des gens, mais c’est l’œuvre que nous accomplissons en silence dans la vie des gens qui nous survivra le plus longtemps.

On évoque Moïse dans le chapitre de la foi de la Bible, Hébreux 11, comme quelqu’un qui s’aligne sur le peuple de Dieu au lieu de se réjouir des trésors de l’Égypte (v. 26). Il a dirigé et servi le peuple de Dieu par la foi. — C.P. Hia

La fidélité envers Dieu équivaut à la véritable réussite.

*****

23 Mars • Lisez > Ésaïe 66.12-16

Bercé et consolé

Comme un homme que sa mère console, ainsi je vous consolerai.
Ésaïe 66.13

Mon amie m’a accordé le privilège de tenir sa fillette de quatre jours dans mes bras. Peu après l’avoir prise, le bébé s’est mis à regimber. Je lui ai alors serré la tête contre ma poitrine, et j’ai commencé à la bercer en fredonnant doucement pour la calmer. Malgré mes efforts redoublés et mon expérience parentale d’une décennie et demie, je ne suis pas parvenue à l’apaiser. Comme elle s’agitait de plus en plus, j’ai fini par la remettre entre les bras de sa mère, qui ne demandait pas mieux que de la reprendre. La paix a alors envahi la petite presque instantanément, ses larmes se sont taries et son corps minuscule s’est détendu dans la sécurité qu’elle ressentait déjà. Mon amie savait pertinemment comment tenir et caresser son enfant pour apaiser sa détresse.

Dieu apporte la consolation à ses enfants comme une mère le ferait, en usant de tendresse, de fiabilité et de zèle dans ses efforts pour calmer son enfant. Lorsque nous sommes inquiets ou bouleversés, il nous prend affectueusement dans ses bras. Étant notre Père et notre Créateur, il nous connaît intimement. Il nous assure la paix parce que nous nous confions en lui (Es 26.3).

Lorsque les problèmes de ce monde nous accablent, nous pouvons trouver du réconfort dans le fait de savoir qu’il nous protège et combat pour nous, ses enfants, comme tout bon parent le ferait. — Kristen Holmberg

La consolation de Dieu nous apaise à la perfection.

*****

24 Mars • Lisez > 1 Chroniques 16.8-27

Sa merveilleuse face

Ayez recours à l’Éternel et à son appui, cherchez continuellement sa face !
1 Chroniques 16.11

Mon fils de quatre ans est un véritable moulin à paroles et à questions. Je me plais à parler avec lui, mais il a acquis la fâcheuse habitude de me parler en ayant le dos tourné. Je dois souvent lui rappeler «Je ne t’entends pas, regarde-moi quand tu me parles s’il te plaît.»

Il m’arrive de penser que Dieu veut nous dire la même chose - non parce qu’il ne peut nous entendre, mais parce que nous avons tendance à lui parler sans vraiment le «regarder». Nous prions, mais en restant absorbés dans nos propres questions et centrés sur nous-mêmes, oubliant les attributs de celui à qui nous adressons nos prières.

Comme mon fils, nous posons des questions sans prêter attention à notre interlocuteur ou interlocutrice.

Or, nous aurions intérêt à gérer nos préoccupations en nous remémorant qui est Dieu et ce qu’il a accompli. En nous recentrant simplement sur lui, nous puisons du réconfort dans ce que nous savons de ses attributs : il est bienveillant, prompt à pardonner, souverain et empreint de grâce.
Le psalmiste croyait qu’il fallait sans cesse chercher la face de Dieu (Ps 105.4). Lorsque David a nommé des leaders à la tête de l’adoration et à la prière, il a encouragé le peuple à louer Dieu pour ses attributs et à témoigner de sa fidélité passée (1Ch 16.8-27).

En tournant le regard vers la merveilleuse face de Dieu, nous trouvons la force et la consolation nécessaires pour nous soutenir malgré nos questions qui restent sans réponses. — Amy Peterson

Chercher la face de Dieu peut nous valoir d’affermir notre foi.

*****

25 Mars • Lisez > 1 Chroniques 17.1-4, 16-25

Pas lui !

[Agis] selon ta parole ! Qu’elle subsiste, afin que ton nom soit à jamais glorifié.
1 Chroniques 17.23-24

David en avait tracé les plans, conçu les meubles et trouvé les matériaux. Or, même s’il avait tout prévu (voir 1 Ch 28.11-19), la construction du premier Temple de Jérusalem est attribuée à Salomon, et non à lui.

Dieu lui avait dit «Ce ne sera pas toi» (1 Ch 17.4), car il avait choisi Salomon, son fils, pour bâtir le Temple. David a réagi de façon exemplaire à ce déni divin, se concentrant sur ce que Dieu ferait plutôt que sur ce qu’il ne pouvait lui-même faire (1 Ch 17.16-25). Nourrissant une attitude de reconnaissance, il a tout fait pour rallier des hommes capables à la cause de la construction du Temple sous Salomon (voir 1 Ch. 22).

Le commentateur biblique J. G. McConville a écrit «Il arrive souvent que nous devions accepter que le travail que nous aurions tant aimé accomplir en matière de service chrétien ne soit pas celui pour lequel nous avons été le mieux formés ni celui auquel Dieu nous a appelés en réalité. Il se peut que nous soit confié, comme cela a été le cas de David, un travail préparatoire conduisant à quelque chose de manifestement plus grand.»

David cherchait la gloire de Dieu, et non la sienne. Il a fidèlement veillé à ce que le Temple de Dieu se réalise, créant un solide fondement à celui qui viendrait après lui pour achever le travail. Comme lui, puissions-nous accepter d’accomplir les tâches que Dieu a choisi de nous confier et le servir d’un cœur reconnaissant ! Notre Dieu bienveillant est en train d’accomplir une chose «manifestement plus grande». — Poh Fang Chia

Même si Dieu tait le but de ses voies, celles-ci ne sont pas sans but.

*****

26 Mars • Lisez > Romain 14.1-12

Là où L’Est rencontre L’Ouest

Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ?
Romain 14.4

Lors de sa rencontre avec des étudiants originaires de l’Asie du Sud-Est, un enseignant d’Amérique du Nord a appris une leçon. Après avoir soumis sa classe à un test à choix multiples, il a découvert à sa grande surprise que ses élèves avaient laissés de nombreuses questions sans réponse. En leur rendant leurs examens corrigés, il leur a suggéré de tenter de répondre à toutes les questions la prochaine fois plutôt que de laisser des questions sans réponse. Étonné, l’un de ses élèves a levé la main et lui a demandé «Et si je tombais par hasard sur la bonne réponse ? Cela laisserait croire que je la connaissais, alors que ce n’était pas le cas.» L’élève et le professeur nourrissaient une perspective et une façon de faire différentes.

À l’époque néotestamentaire, Juifs et non-Juifs venaient à Christ avec des perspectives aussi différentes que celles de l’Orient le sont de celles de l’Occident. Ils n’ont pas tardé à tomber en désaccord sur des questions aussi diversifiées que le jour où il convenait d’adorer Dieu et ce que le disciple de Christ était libre de manger et de boire. L’apôtre Paul les a donc exhortés à se remémorer un fait : important aucun de nous n’est apte à connaître ou à juger le cœur d’autrui.

Pour favoriser une bonne entente avec les autres croyants, Dieu nous incite à comprendre que nous devons tous rendre des comptes à notre Seigneur, agissant en conformité avec sa Parole et notre conscience, mais qu’il est le seul à pouvoir juger de nos attitudes (Ro 14.4-7). — Mart Dehaan

Soyez lent à juger les autres, mais fin prêt à vous juger vous-même.

*****

27 Mars • Lisez > Ésaïe 43.1-9

La gestion de notre image

Parce que tu as du prix à mes yeux [...] je t’aime.
Ésaïe 43.4

Pour célébrer le 80e anniversaire de Winston Churchill, le Parlement britannique a confié à l’artiste Graham Sutherland le soin d’en peindre le portrait. Or, on dit que Churchill aurait demandé à l’artiste «Comment comptez-vous me représenter ? En chérubin ou en Bulldog ?» Churchill se plaisait à entretenir ces deux perceptions que les gens avaient de lui. Sutherland lui aurait toutefois répondu qu’il allait peindre ce qu’il voyait.

Or, le résultat a déplu à Churchill, car l’artiste l’avait peint affalé sur une chaise et arborant son air typiquement renfrogné - un portrait fidèle à la réalité, mais peu flatteur. Après le dévoilement officiel de la toile, Churchill l’a cachée dans son cellier, et l’a fait secrètement détruire plus tard.
Comme Churchill, nous nous percevons pour la plupart tels que nous aimerions être perçus - l’image du succès, de la piété, de la beauté ou de la force. Il se peut que nous nous efforcions par tous les moyens de dissimuler nos côtés «laids». Peut-être redoutons-nous au fond que les gens refusent de nous aimer s’ils découvrent notre véritable personnalité.

Leurs péchés leur ayant valu d’être emmenés en captivité à Babylone, les Israélites ont paru sous leur pire jour. Après avoir permis à leurs ennemis de triompher d’eux, Dieu les a rassurés. Les connaissant par leur nom, il s’est tenu à leur côté durant chaque épreuve humiliante (Es 43.1-2) et les a gardés en sécurité dans sa main (v. 13), eux qui avaient «du prix» à ses yeux (v. 4). Dieu les a ainsi aimés malgré leur laideur. — Sherdian Voysey

Grâce à l’amour profond de Dieu, l’authenticité nous est possible.

*****

28 Mars • Lisez > Psaume 1.1-3

Porter du bon fruit

Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison.
Psaume 1.3

Ma vue par le hublot de l’avion était frappante : d’étroits champs de blé mûr et des vergers nichés entre deux montagnes nues. Une rivière traversait la vallée. Une rivière d’eau vivifiante, sans laquelle aucun fruit ne pourrait pousser.

Exactement comme une riche récolte dépend d’une source d’eau propre, la qualité du « fruit » de ma vie - paroles, actions et attitude - dépend d’une nourriture spirituelle saine.Le Psaume 1 décrit cette réalité ainsi : La personne «qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel [...] est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison» (v. 1-3). Et Paul écrit dans Galates 5 que ceux qui marchent sur les traces de l’Esprit se reconnaissent à leur fruit: «[L’amour], la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi» (v. 22-23).

Il arrive que ma perception de la situation tourne au vinaigre ou que mes actions et mes paroles soient méchantes. Ne portant aucun bon fruit, j’en suis venu à passer du temps en silence devant la Parole de mon Dieu. Lorsque le rythme de mes jours est ancré dans ma confiance en lui, je porte cependant du bon fruit. La patience et la douceur caractérisent alors mes interactions , et il est ainsi plus facile de préférer la gratitude aux plaintes.

Dieu est notre source de force, de sagesse, de joie, de compréhension et de paix
(Ps 119.28,98,111,144,165). Si notre âme baigne dans sa Parole, l’œuvre de son Esprit sera manifeste en nous. — Peter Chin

L’Esprit de Dieu vit dans ses enfants afin d’œuvrer par eux.

*****

29 Mars • Lisez > Jacques 1.1-12

Éprouvé par le feu

Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie.
Jacques 1.12

En visitant un musée d’histoire naturelle du Colorado, j’ai découvert quelques faits remarquables au sujet du tremble. Tout un bosquet de trembles élancés et au tronc blanc peut pousser à partir de la même graine en partageant le même système racinaire. Or, ce système peut subsister pendant des milliers d’années, qu’il produise ou non des arbres. Il dort sous terre, attendant qu’un incendie, une inondation ou une avalanche lui taille une place au sein d’une forêt ombragée. Après qu’une catastrophe naturelle leur ait fait de la place au sol, les racines du tremble peuvent enfin sentir les rayons du soleil et produire des arbrisseaux qui deviendront des arbres.

Dans le cas du tremble, la dévastation qu’engendre une catastrophe naturelle rend possible une nouvelle croissance. De même, les difficultés rendent possible la croissance de notre foi, selon Jacques «Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien» (Ja 1.2-4).

Il est difficile de nous réjouir dans l’épreuve, mais nous avons tout lieu d’espérer puisque Dieu se servira de toute situation pénible pour nous aider à atteindre la maturité. Comme le tremble, la foi peut pousser au sein de l’épreuve, qui fait de l’espace dans notre cœur pour que la lumière de Dieu nous touche. — Amy Peterson

Les épreuves et les tests peuvent nous rapprocher de Christ.

*****

30 Mars • Lisez > Genèse 50.22-26

Vie et mort

Je vais mourir ! Mais Dieu vous visitera.
Genèse 50.24

Je n’oublierai jamais le jour où j’ai assisté à la mort du frère de mon amie. Assise à son chevet, j’ai regardé l’extraordinaire rendre visite à l’ordinaire. Nous étions trois à nous entretenir tout bas lorsque nous nous sommes rendu compte que la respiration de Richard était devenue plus difficile. Nous nous sommes alors réunis autour de lui, à le regarder, à attendre et à prier. Le moment où il a laissé échapper son dernier souffle nous semblant empreint de sainteté, la présence de Dieu nous a alors enveloppés au milieu des larmes que nous inspirait la mort précoce de ce merveilleux quarantenaire.

Bon nombre de héros de la foi ont fait l’expérience de la fidélité de Dieu au moment de leur mort. Par exemple, Jacob a annoncé qu’il serait «recueilli auprès de [son] peuple»
(Ge 49.29-33). Joseph, le fil de Jacob, a également annoncé sa mort imminente «Je vais mourir !», a-t-il dit à ses frères, tout en les exhortant à rester fermes dans la foi. Il semble être en paix, mais désirer ardemment que ses frères fassent confiance à Dieu (50.24).

Même si aucun d’entre nous ne sait quand et comment il laissera échapper son dernier souffle, nous pouvons néanmoins demander à Dieu de nous aider à compter sur sa présence auprès de nous le moment venu. Nous avons tout lieu de croire que Jésus tiendra promesse en nous préparant une place dans la maison de son Père (Jn 14.2-3). — Amy Boucher Pye

Dieu ne nous abandonnera jamais, surtout pas au seuil de la mort.

*****

31 Mars • Lisez > Ésaïe 55.1-7

La meilleure des invitations

Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez.
Ésaïe 55.1

Dernièrement, j’ai reçu plusieurs invitations par la poste. J’ai jeté d’emblée celles qui m’invitaient à assister «gratuitement» à des séminaires portant sur la retraite, l’immobilier et l’assurance vie. Par contre, celle m’invitant à des retrouvailles en l’honneur d’un ami de longue date m’a poussé à y répondre sur-le-champ «Oui, j’accepte !»

Invitation + désir = acceptation.
Ésaïe 55.1 compte parmi les meilleures invitations que contient la Bible.
Le Seigneur a dit à son peuple, qui se trouvait en situation difficile :«Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez.» Voilà l’offre remarquable que Dieu nous fait pour nourrir notre intérieur, nous satisfaire pleinement sur le plan spirituel et nous procurer la vie éternelle (v. 2-3).

Or, l’invitation de Jésus se répète dans le dernier chapitre de la Bible: «Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement» (Ap 22.17).
Nous nous disons souvent que la vie éternelle commence au moment de notre mort. En réalité, elle s’amorce lorsque nous recevons Jésus-Christ comme notre Sauveur et Seigneur.

L’invitation de Dieu à trouver la vie éternelle en lui constitue la meilleure de toutes les invitations ! Invitation + désir = acceptation. — David Mccasland

Si nous acceptons de suivre Jésus, notre vie changera de cap.

*****

Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org

 


blue care wAccueil
  Liens
  Plan du site        
  Contact
tampon 5x5 gris