npq méditations inspirantes et motivantes au fil des jours w

  Imprimer E-mail

Notre Pain Quotidien - Janvier 2016


Notre Pain Quotidien - Janvier 2016 - Sapins, Neige et brouillard

 1er janvier • Lisez > Psaume 136.1-16,26

31 Jours de Gratitude

Louez le Seigneur des seigneurs !
Psaume 136.3

Selon de nombreux calendriers américains, le mois de janvier est le Mois national de la gratitude. Or, cette réalité est, bien entendu, applicable n'importe où, si bien que l'on devrait peut-être l'appeler le Mois international de la gratitude.

Pour souligner le mieux possible cette célébration de reconnaissance, commençons par voir ce que la Bible dit au sujet de la gratitude.

Un bon endroit où commencer ? Le Psaume 136, qui débute et se termine par les paroles suivantes «Louez le Seigneur des seigneurs !» (v. 1,26.) Dans ce chapitre, on nous rappelle maintes fois une raison particulière pour laquelle nous devrions offrir notre gratitude à notre grand Dieu «[Sa] miséricorde dure à toujours.» En méditant le Psaume 136 pendant tout le mois, nous pourrions en apprendre au sujet de la gratitude.

Le psalmiste nous rappelle les «grands prodiges» (v. 4) de Dieu. Il nous parle de l'œuvre créatrice que Dieu a accomplie «avec intelligence» (v. 5). Il raconte ensuite le grand exil de son peuple (v. 10-22). En réfléchissant à ces images de création et de délivrance, dans le Psaume 136, nous pouvons facilement trouver de quoi remercier Dieu en le louant chaque jour de ce mois consacré à la gratitude.

Quel meilleur moyen d'amorcer la nouvelle année que d'offrir assidûment notre gratitude à notre Seigneur ! «Louez l'Eternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours !» (v. 1.) —J.D.B.

Quand vous repensez à tout ce qui est bon, remerciez-en Dieu.

*****

2 janvier • Lisez > Néhémie 8.1-12

Sans appétit

[Désirez], comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut.
1 Pierre 2.2

Dernièrement, je combattais un rhume qui m'a fait perdre l'appétit. Je pouvais passer toute la journée sans avaler grand-chose. L'eau me suffisait. Je savais toutefois ne pas pouvoir survivre bien longtemps à ce régime. Je devais retrouver l'appétit, car mon corps avait besoin d'être nourri.

Lorsque le peuple d'Israël est rentré de son exil en Babylonie, l'appétit spirituel lui faisait défaut. Il s'était éloigné de Dieu et de ses voies. Pour lui redonner la santé spirituelle, Néhémie a organisé un séminaire biblique dont Esdras était le professeur.

Esdras a lu dans le livre de la Loi du matin jusqu'au milieu du jour, nourrissant le peuple de la vérité de Dieu (Né 8.3). Et le peuple l'écoutait attentivement. En fait, l'appétit des Israélites pour la Parole de Dieu était à ce point aiguisé que les chefs de famille, les sacrificateurs et les Lévites ont rencontré Esdras dès le lendemain pour étudier la Loi plus en profondeur, car ils tenaient à la comprendre (v. 13).

Lorsque nous nous sentons loin de Dieu ou spirituellement faibles, nous pouvons trouver de la nourriture spirituelle dans la Parole de Dieu. « [Désirez], comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut » (1 Pi 2.2). Demandez à Dieu de renouveler votre désir de communier avec lui, et mettez-vous à nourrir votre cœur, votre âme et votre esprit de sa Parole. —P.F.C.

Nous nourrir de la Parole de Dieu nous garde forts et en bonne santé dans le Seigneur.

*****

3 janvier • Lisez > Michée 6.3-8

Avec l'aide de son Esprit

[Ce] que l'Éternel demande de toi, c'est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu.
Michée 6.8

Nous sommes nombreux à nous promettre de marquer le commencement d'une nouvelle année. Nous nous engageons à toutes sortes de choses, comme: je vais épargner davantage, faire plus d'exercice ou passer moins de temps sur Internet. Nous amorçons l'année avec de bonnes intentions, mais de vieilles habitudes ne tardent pas à venir nous tenter de reprendre nos anciennes voies. Nous manquons à notre engagement à l'occasion, puis plus souvent et ensuite continuellement. En fin de compte, c'est comme si notre résolution n'avait jamais existé.

Au lieu de choisir nos propres objectifs d'autoperfectionnement, il vaudrait peut-être mieux nous demander: Qu 'est-ce que le Seigneur attend de moi ? Par le prophète Michée, Dieu nous a révélé qu'il désire que nous pratiquions la justice, que nous aimions la miséricorde et que nous marchions humblement avec lui (Mi 6.8). Toutes ces choses favorisent le perfectionnement de l'âme plutôt que d'autoperfectionnement.

Heureusement, nous n'avons pas à compter sur nos propres forces. Le Saint-Esprit peut nous aider à grandir spirituellement en tant que croyants. La Parole de Dieu dit qu'il nous permet « d'être puissamment fortifiés par son Esprit dans l'homme intérieur » (Ep 3.16).

Tandis que nous amorçons une nouvelle année, prenons donc la résolution de ressembler davantage à Christ. L'Esprit nous viendra en aide tandis que nous marcherons humblement avec Dieu. —J.B.S.

Celui qui puise sa force dans le Saint-Esprit a déjà remporté la victoire.

*****

4 janvier • Lisez > Philippiens 1.3-14

Situation excellente

[Ce] qui m'est arrivé a plutôt contribué aux progrès de l'Évangile.
Philippiens 1.12

Durant la première bataille de la Marne lors de la Première Guerre mondiale, le lieutenant-général français Ferdinand Foch a envoyé ce communiqué:«Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque.» Son désir de voir l'espoir jaillir au sein d'une situation pénible a fini par mener ses troupes à la victoire.

Il arrive parfois que, dans les combats de la vie, nous ayons le sentiment de perdre sur tous les fronts. Les disputes familiales, les revers professionnels, les ennuis financiers ou un déclin de la santé risquent d'assombrir le regard que nous portons sur la vie. Le croyant en Christ peut cependant toujours trouver le moyen d'en venir à la conclusion suivante «Situation excellente».

Pensez à Paul. Lorsqu'on l'a jeté en prison pour avoir prêché l'Évangile, il a adopté une attitude étonnamment positive. À l'Église de Philippes, il a écrit: «Je veux que vous sachiez, frères, que ce qui m'est arrivé a plutôt contribué aux progrès de l'Évangile» (Ph 1.12).

Paul voyait dans sa situation carcérale un nouveau tremplin pour évangéliser la garde du palais romain. Il a inspiré du même coup à d'autres chrétiens le désir de prêcher l'Évangile avec plus d'audace (v. 13,14).

Dieu peut se servir de nos épreuves pour nous faire du bien en dépit de la douleur qu'elles nous imposent (Ro 8.28). Voilà simplement une façon de plus par laquelle nous pouvons l'honorer. —H.D.F.

Les épreuves peuvent servir à Dieu de chemin pour nous conduire à la victoire.

*****

5 janvier • Lisez > Éphésiens 1.3-12

Adoption

En lui Dieu [...] nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ.
Éphésiens 1.4,5

Ma femme, Marlène, et moi sommes mariés depuis plus de 35 ans. Lorsque nous avons commencé à nous fréquenter, nous avons eu une conversation que je n'ai jamais oubliée. Elle m'a dit qu'on l'avait adoptée à l'âge de six mois. Lorsque je lui ai demandé si elle avait déjà cherché à savoir où se trouvaient ses vrais parents, elle m'a répondu «Mon père et ma mère auraient pu choisir n'importe quel autre bébé ce jour-là, mais ils m'ont choisie. Ils m'ont adoptée. Ce sont eux mes vrais parents.»

Ce sentiment profond d'identification et de gratitude qu'elle a pour ses parents adoptifs devrait également marquer notre relation avec Dieu. En tant que disciples de Christ, nous sommes nés d'en haut par la foi en lui et nous avons été adoptés dans la famille de Dieu. Paul a écrit «En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui, il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté» (Ep 1.4,5).

Remarquez la nature de cette transaction. Dieu nous a choisis et adoptés en tant que ses fils et ses filles. Par notre adoption, nous jouissons d'une relation radicalement nouvelle avec Dieu. Il est notre Père bien-aimé !

Puisse cette relation nous inciter à l'adorer - notre Père -avec gratitude. —W.E.C.

Dieu aime chacun de nous comme s'il n'y avait qu'un seul d'entre nous. —Augustin

*****

6 janvier • Lisez > Matthieu 6.1

Le soir où personne ne vint

Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus.
Matthieu 6.1

Un certain soir d'hiver, le compositeur Johann Sébastien Bach était censé jouer une nouvelle composition pour la première fois. Il s'est présenté à l'église en s'attendant à ce qu'elle soit bondée. Au lieu de cela, il a découvert que personne n'était venu. Sans se laisser démonter, Bach a indiqué à ses musiciens qu'ils allaient jouer malgré tout comme prévu. Ils se sont installés, Bach a levé sa baguette, et l'église vide s'est aussitôt remplie d'une musique magnifique.

Cette histoire m'a fait m'interroger. Est-ce que j'écrirais si Dieu était mon seul auditoire ? En quoi mon écriture serait-elle différente ?

On recommande souvent aux nouveaux auteurs de visualiser une personne à qui ils écrivent afin de rester concentrés. C'est ce que je fais quand j'écris des méditations, j'essaie de garder mes lecteurs à l'esprit parce que je veux écrire quelque chose qu'ils voudront lire et qui les aidera à avancer sur leur chemin spirituel.

Je doute que David, cet «auteur de méditations» et de psaumes dans lesquels nous puisons consolation et encouragement, ait eu des «lecteurs» à l'esprit. Dieu était le seul auditoire qu'il avait présent à l'esprit.

Que nos «actions», mentionnées dans Matthieu 6, se présentent sous forme d'œuvres d'art ou d'actes de service, nous devrions nous rappeler qu'elles s'accomplissent véritablement entre nous et Dieu. Que d'autres les voient ou non est sans importance. C'est Dieu notre auditoire. —J.A.L.

Servez pour un auditoire d'une seule personne.

*****

7 janvier • Lisez > Matthieu 6.5-15

Aider et guérir par nos paroles

Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié.
Matthieu 6.9

Le 19 novembre 1863, deux hommes bien connus ont fait des discours lors de la consécration du Soldiers' National Cemetery à Gettysburg, en Pennsylvanie. L'orateur principal, Edward Everett, était un ancien membre du Congrès, gouverneur et président de l'Université Harvard. Considéré comme l'un des plus grands orateurs de son époque, M. Everett a livré un discours officiel ayant duré deux heures. Son discours a été suivi de celui du Président Abraham Lincoln, qui n'a duré que deux minutes.

Aujourd'hui, le Gettysburg Address de Lincoln est très connu et cité, alors que l'on a presque oublié celui d'Everett. Or, ce n'est pas uniquement à la brièveté de son discours que Lincoln doit d'habiter encore la mémoire des gens. Ce jour-là, ses paroles ont touché l'esprit meurtri d'une nation déchirée par la guerre civile, lui offrant de l'espoir pour les jours à venir.

Nos paroles n'ont pas à être nombreuses pour avoir du sens. Ce que nous appelons la Prière du Seigneur compte parmi les enseignements les plus courts et les plus mémorables de Jésus. Elle procure secours et guérison en nous rappelant que Dieu est notre Père céleste, dont la puissance est à l'œuvre sur la terre comme elle l'est au ciel (Mt 6.9,10). Il nous procure chaque jour nourriture, pardon et protection (v. 11-13). Tout honneur et toute gloire lui appartiennent (v. 13). Il n'y a rien dans notre passé, notre présent ou notre avenir que n'englobent les courtes paroles du Seigneur qui nous procurent secours et guérison. —D.C.M.

Les paroles douces apaisent, tranquillisent et réconfortent celui qui les entend. —Blaise Pascal

*****

8 janvier • Lisez > Colossiens 3.12-17

La vie cachée

Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus.
Colossiens 3.17

Il y a quelques années, je suis tombé sur un poème de George MacDonald intitulé «The Hidden Life» (La vie cachée). Il raconte l'histoire d'un jeune Ecossais surdoué qui a refusé une carrière prestigieuse dans l'enseignement pour retourner auprès de son père âgé dans la ferme familiale. C'est là où MacDonald a amorcé ce qu'il appelle «des œuvres ordinaires» et «de simples formes d'utilité humaine». Ses amis se sont plaints de ce qu'ils percevaient comme un gaspillage de ses talents.

Vous servez peut-être vous aussi dans un lieu où vous n'êtes pas remarqué, à accomplir rien de plus que des œuvres ordinaires. Il y en a qui jugent peut-être que c'est du gâchis. Reste que Dieu ne gaspille rien. Chaque geste d'amour accompli en son nom est noté et comporte des conséquences éternelles. Tous les lieux, aussi petits soient-ils, sont des lieux saints. L'influence ne se limite pas aux gestes et aux paroles nobles. Il peut s'agir d'une simple utilité humaine être là, écouter, comprendre un besoin, aimer et prier. Voilà ce qui transforme un devoir quotidien en adoration et en service.

L'apôtre Paul a mis au défi les croyants de Colosses: «Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus» et «[Faites]-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l'héritage pour récompense» (Col 3.17,23,24). Dieu le remarque et se plaît à nous utiliser. —D.H.R.

Le moyen d'accomplir de grandes choses pour Christ
consiste à le servir par tous les moyens possibles.

*****

9 janvier • Lisez > Luc 24.44-53

Ici-bas comme en haut

Vous êtes témoins de ces choses [...] mais vous, restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la puissance d'en haut.
Luc 24.48,49

Selon le paganisme romain de l'époque de Jésus, les actions des dieux dans les cieux influençaient ce qui se déroulait sur la terre. Si Zeus se mettait en colère, le tonnerre retentissait. «En haut comme ici-bas», disait-on dans l'Antiquité.

Cependant, Jésus inversait parfois cet ordre en enseignant Ici-bas comme en haut. Un croyant prie, et le ciel lui répond. Un pécheur se repent, et les anges se réjouissent. Une mission réussit, et Dieu est glorifié. Un croyant se rebelle, et le Saint-Esprit est attristé.

Je crois ces choses, mais on dirait que je les oublie tout le temps. J'oublie que mes prières comptent pour Dieu. J'oublie que les choix que je fais aujourd'hui réjouissent ou attristent le Seigneur de l'univers. J'oublie que j'aide mon prochain à parvenir à sa destination éternelle.

Le message de la bonne nouvelle de l'amour de Dieu que Jésus a apporté sur la terre, nous pouvons maintenant le transmettre aux autres. C'est d'ailleurs le défi que Jésus a lancé à ses disciples avant de monter vers son Père (voir Mt 28.18-20). Nous qui suivons Jésus servons de prolongation à son incarnation et à son ministère. C'est la raison pour laquelle il est venu sur la terre. Avant de repartir, il a dit à ses disciples qu'il leur enverrait d'en haut son Esprit ici-bas (Lu 24.48). Il ne nous a pas laissés seuls. Il nous remplit de sa puissance afin que nous puissions influencer des vies ici-bas d'une manière qui influencera l'éternité. —P.D.Y.

Tu es monté au ciel sous nos yeux attristés, puis nous t'avons trouvé dans nos cœurs. —Augustin

*****

10 janvier • Lisez > Jacques 5.7-11

Une longue attente

Soyez donc patients, frères, jusqu'à l'avènement du Seigneur.
Jacques 5.7

Un sondage effectué en 2006 auprès de plus de mille adultes a permis de découvrir que la plupart des gens mettent en moyenne dix-sept minutes à perdre patience en faisant la queue. Par ailleurs, la plupart des gens perdent patience en seulement neuf minutes en attendant au téléphone. L'impatience est un trait de caractère répandu.

Jacques a écrit à un groupe de croyants qui avaient du mal à attendre le retour de Jésus (Ja 5.7). Ils traversaient une période d'exploitation et de détresse, et Jacques les a encouragés à «régler le chronomètre de leur tempérament» sur une longue attente. En mettant ces croyants au défi de persévérer malgré leurs souffrances, il a tenté de les inciter à rester fermes et à mener une vie de sacrifices jusqu'à ce que le Seigneur revienne redresser tous les torts. Il a écrit: «[Affermissez] vos cœurs, car l'avènement du Seigneur est proche» (v. 8).

Jacques les a appelés à imiter le laboureur qui attend patiemment la pluie et la récolte (v. 7), ainsi que les prophètes et Job le patriarche, qui ont usé de persévérance malgré leurs difficultés (v. 10,11). La ligne d'arrivée était en vue et Jacques a encouragé les croyants à ne pas abandonner la course.

Lorsque nous sommes éprouvés dans le creuset de la détresse. Dieu désire nous aider à continuer de vivre par la foi, ainsi qu'à continuer de croire à sa compassion et à sa miséricorde (v. 11). —M.L.W.

Le chemin qui mène à une patience exercée est parsemé de grandes épreuves.

*****

11 janvier • Lisez > 2 Pierre 1.5-11

Voyage commencé

Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
2 Corinthiens 5.17

Il y a quatre-vingt-trois ans aujourd'hui, un garçon de 9 ans a prié pour que Jésus devienne le Sauveur de sa vie. Sa mère a écrit ceci dans un carnet de souvenirs: «Clair a marqué un début aujourd'hui.»

Clair - mon père - marche maintenant avec Christ depuis huit décennies. Il évoque le jour où il a pris la décision de suivre Christ en disant qu'il s'agissait du commencement de son voyage. La croissance spirituelle est le processus de toute une vie, et non un événement ponctuel. Comment le nouveau croyant nourrit-il sa foi et continue-t-il de grandir ? Voici certaines choses que j'ai observées dans la vie de mon père au fil des ans.

Il lisait régulièrement la Bible afin d'améliorer sa compréhension de Dieu et il a fait de la prière un élément quotidien de sa vie (1 Ch 16.11; 1 Th 5.17). La lecture de la Bible et la prière nous aident à nous approcher de Dieu et à surmonter la tentation (Ps 119.11; Mt 26.41; Ép 6.11; 2 Ti 3.16,17; 1 Pi 2.2). Le Saint-Esprit a commencé à faire grandir « le fruit de l'Esprit » en lui à mesure qu'il cédait sa vie à Dieu avec foi et obéissance (Ga 5.22,23). Nous répandons l'amour de Dieu par notre témoignage et notre service.

Le voyage spirituel de mon père se poursuit, comme c'est le cas du nôtre. Quel privilège que de connaître une relation par laquelle nous pouvons «[croître] dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ» (2 Pi 3.18)! -CM.

Le salut est le miracle d'un instant; la croissance est l'œuvre de toute une vie.

*****

12 janvier • Lisez > Actes 2.41-47

Un voisin sur la clôture

Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu.
Actes 2.44

La clôture qui entoure le jardin d'un côté de notre maison accusait quelques traces d'usure. Mon mari, Cari, et moi avons donc décidé qu'il fallait la démolir avant qu'elle ne s'effondre d'elle-même. Elle était plutôt facile à démonter, si bien que nous avons pu l'enlever rapidement en un après-midi. Quelques semaines plus tard, tandis que Cari ratissait le jardin, une femme qui promenait son chien s'est arrêtée pour lui dire son opinion: «Votre jardin est tellement plus beau sans la clôture. Sans compter que je ne crois pas au bien-fondé des clôtures.» Elle lui a expliqué qu'elle aimait la «collectivité» et l'absence de barrières entre les gens.

Même si nos raisons d'ériger des clôtures physiques peuvent être bonnes, vouloir nous isoler de nos voisins n'en fait pas partie. Je comprends donc notre voisine d'aspirer à un sentiment de collectivité. L'Eglise que je fréquente possède des groupes communautaires qui se réunissent une fois par semaine pour bâtir leurs relations et s'encourager les uns les autres dans leur voyage avec Dieu. L'Eglise primitive se réunissait chaque jour dans le Temple
(Ac 2.44,46). En communiant et en priant ensemble, les croyants se sont unifiés dans un seul dessein et ne formant qu'un seul cœur. S'ils avaient des difficultés, ils auraient ainsi des compagnons pour les relever (voir Ec 4.10).

Le fait d'être en communion avec une collectivité de croyants est primordial dans notre marche chrétienne. Les relations sont un des moyens que Dieu choisit pour nous manifester son amour. —A.M.C.

Nous avons tous besoin de communion fraternelle pour nous édifier et nous soutenir.

*****

13 janvier • Lisez > 1 Thess. 2.17 -3.7

Beaucoup plus que la survie

Timothée, récemment arrivé ici de chez vous, nous a donné de bonnes nouvelles de votre foi et de votre amour.
1 Thessaloniciens 3.6

En avril 1937, les troupes d'invasion de Mussolini ont forcé tous les missionnaires en service de la région de Wallamo à fuir l'Éthiopie. Ils n'ont laissé derrière eux que quarante-huit convertis à Christ, qui 'avaient guère plus que l'Évangile selon Marc pour alimenter leur croissance. En outre, peu d'entre eux savaient même lire. Pourtant lorsque les missionnaires sont retournés là-bas quatre ans plus tard, l'Église avait non seulement survécu, mais elle comptait désormais dix mille membres !

Lorsque l'apôtre Paul a dû quitter Thessalonique (voir Ac 17.1-10), il a ardemment désiré savoir comment le petit groupe de chrétiens qu'il y avait laissé parvenait à survivre (1 Th 2.17). Quand Timothée a rendu visite à leur Église par la suite, il a informé Paul à Athènes «de [leur] foi et de [leur] amour» (1 Th 3.6). Ils étaient devenus des «exemples» pour les croyants des régions voisines de la Macédoine et de l'Achaïe (1 Th 1.8).

Paul ne s'est jamais arrogé le mérite d'une quelconque croissance numérique par son ministère. Pas plus qu'il ne l'a attribuée à qui que ce soit d'autre. Il en a plutôt reconnu le mérite à Dieu «J'ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître» (1 Co 3.6).

Il se peut qu'une situation pénible ait raison de nos meilleures intentions, séparant des amis pendant un certain temps. Dieu fait toutefois grandir son Église au moyen de chaque difficulté qu'elle rencontre. Nous devons simplement lui être fidèles et lui laisser les résultats. —C.P.H.

Je bâtirai mon Église, et [...] les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
Jésus (Mt 16.18)

*****

14 janvier • Lisez > Psaume 4

Doux repos

Tu mets dans mon coeur plus de joie qu'ils en ont.
Psaume 4.8

On a beau essayer - en tournant dans tous les sens et en frappant l'oreiller de la tête - il arrive parfois que l'on ne parvienne pas à trouver le sommeil. Après avoir offert quelques bonnes suggestions quant aux moyens de mieux dormir, un article de presse concluait qu'il n'y avait pas de «bonne façon» de dormir.

Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles le sommeil nous fuit, et nous n'y pouvons pas grand-chose la plupart du temps. Il arrive cependant qu'une veille forcée soit attribuable à des angoisses, à des inquiétudes ou à de la culpabilité. C'est alors que l'exemple de David dans le Psaume 4 peut s'avérer utile. Il a crié à Dieu, lui demandant d'avoir compassion de lui et d'exaucer sa prière (v. 2). Il s'est également rappelé que le Seigneur l'entendait effectivement lorsqu'il faisait appel à lui (v. 4). David nous encourage ainsi «[Parlez] en vos cœurs sur votre couche, puis taisez-vous» (v. 5). Le fait de nous concentrer sur la bonté, la miséricorde et l'amour de Dieu pour le monde qu'il a créé, nos êtres chers et nous-mêmes peut nous aider à faire confiance au Seigneur (v. 6).

Dieu désire nous aider à cesser de nous inquiéter de trouver des solutions à nos problèmes et à croire plutôt avec foi qu'il les réglera pour nous. Il peut «[mettre] dans mon cœur plus de joie qu'ils en ont» (v. 8), si bien que je «me couche et je m'endors en paix, car toi seul, ô Éternel ! tu me donnes la sécurité dans ma demeure» (v. 9). —D.C.E.

Même lorsque nous ne trouvons pas le sommeil. Dieu peut nous accorder le repos.

*****

15 janvier • Lisez > Matthieu 6.25-34

De quoi manger

Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. —Matthieu 6.25

Mon amie Marcia, directrice de la Jamaica Christian School for the Deaf, a illustré dernièrement une façon importante de concevoir les choses. Dans un bulletin de nouvelles qu'elle a intitulé «A Blessed Start» (Un début béni), elle faisait remarquer que pour la première fois en sept ans, l'école amorçait la nouvelle année avec un surplus. Quel genre de surplus ? Un solde bancaire de mille dollars ? Non. Suffisamment de fournitures scolaires pour l'année ? Non. Tout simplement ceci: il y avait dans les armoires de quoi manger pendant un mois.

Lorsque l'on est responsable de nourrir trente enfants affamés avec un budget restreint, ce n'est pas une mince affaire ! Elle a accompagné son bulletin du verset suivant «Louez l'Éternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à
toujours !» (1 Ch 16.34.)

Année après année, Marcia compte sur Dieu pour qu'il pourvoie aux besoins des enfants et du personnel de son école. Elle n'a jamais rien en abondance - que ce soit de l'eau, de la nourriture ou des fournitures scolaires. Elle est pourtant toujours reconnaissante à Dieu de ce qu'il lui envoie, et elle croit fidèlement qu'il continuera de pourvoir.

Alors que nous amorçons une nouvelle année, croyons-nous que Dieu pourvoira à tous nos besoins ? Le cas échéant, nous prenons notre Sauveur au mot, lui qui a dit «Ne vous inquiétez pas pour votre vie [...] Ne vous inquiétez donc pas du lendemain» (Mt 6.25,34). —J.D.B.

L'inquiétude ne vide pas demain de son chagrin; elle vide aujourd'hui de sa force. —Corrie ten Boom

*****

16 janvier • Lisez > Colossiens 1.1-12; 4.12

Petit chapiteau

Car Dieu a voulu faire habiter toute plénitude en lui.
Colossiens 1.19

Au cours de la campagne d'évangélisation historique de Billy Graham à Los Angeles en 1949, le grand chapiteau érigé en vue d'accueillir plus de six mille personnes s'est plus que rempli chaque soir pendant huit semaines. On avait érigé à proximité un chapiteau plus petit où l'on offrait du counseling et de la prière. Cliff Barrows, qui était depuis longtemps le directeur musical, un ami intime et un partenaire de Graham, a souvent dit que l'œuvre véritable de l'Évangile s'accomplissait sous «le petit chapiteau», où les gens se réunissaient pour prier à genoux avant et pendant chaque service d'évangélisation. Une femme de Los Angeles, Pearl Goode, constituait le cœur même de ces réunions de prière et de nombreuses réunions subséquentes.

Dans la lettre que l'apôtre Paul a adressée aux disciples de Christ à Colosses, il leur a assuré qu'avec ses compagnons d'œuvre il priait sans cesse pour eux (Co 1.3,9). Dans sa conclusion, il a mentionné Épaphras, un fondateur de l'Église de Colosses, en disant qu'il «ne cesse de combattre pour vous dans ses prières, afin que vous teniez bon, comme des hommes faits, pleinement disposés à faire toute la volonté de Dieu» (4.12).

Certains ont pour tâche de prêcher l'Évangile en public sous «le grand chapiteau». Dieu nous a toutefois accordé à tous, comme il l'a fait pour Épaphras et Pearl Goode, le grand privilège de nous agenouiller sous «le petit chapiteau» pour en amener d'autres au trône de Dieu. —D.C.M.

La prière n'est pas la préparation à l'œuvre, c'est l'œuvre en elle-même. —Oswald Chambers

*****

17 janvier • Lisez > 2 Corinthiens 4.16-18

Une perspective céleste

Les choses visible sont passagères, et les invisibles sont éternelles.
2 Corinthiens 4.18

Fanny Crosby a perdu la vue durant l'enfance. Cela ne l'a toutefois pas empêchée de devenir une des parolières de cantiques chrétiens les plus connues. Au cours de sa longue vie, elle a écrit plus de neuf mille cantiques. Il y a parmi eux des cantiques précieux comme « Assurance bénie » et « A Dieu soit la gloire ».

Certaines personnes étaient désolées pour Fanny. Un prédicateur bien intentionné lui a dit «Je trouve vraiment dommage que le Maître ne vous ait pas donné la vue alors qu'il vous a accordé tant d'autres dons.» Cela pourra vous sembler difficile à croire, mais elle lui a répondu «Savez-vous que, si à la naissance j'avais pu demander une chose, cela aurait été de naître aveugle ? [...] Car lorsque j'irai au ciel, le tout premier visage à réjouir ma vue sera celui de mon Sauveur.»

Fanny contemplait la vie selon une perspective éternelle. Nos problèmes semblent différents à la lumière de l'éternité «Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles, car les choses visibles sont passagères et les invisibles sont éternelles» (2 Co 4.17,18). Toutes nos épreuves s'effacent devant le souvenir du jour glorieux où nous verrons Jésus ! —H.D.F.

Notre perspective de l'éternité influencera notre façon de vivre.

*****

18 janvier • Lisez > Jude 1.20-25

Tiré à quatre épingles

[Jésus] peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irréprochables.
Jude 1.24

Il nous a toujours été difficile de faire en sorte que nos enfants soient bien vêtus à l'église. Dix minutes après être arrivé à l'église, tiré à quatre épingles, notre petit Matthieu semblait ne pas avoir de parents. Je le voyais courir dans le corridor avec sa chemise à moitié sortie de son pantalon, ses lunettes te travers, ses chaussures éraflées et ses vêtements ornés de miettes de biscuits. Laissé à lui-même, il était d'apparence négligée.

Je me demande si c'est ce à quoi nous ressemblons parfois. Après que Christ nous a revêtus de sa justice, nous avons tendance à nous égarer et à suivre des voies qui donnent l'impression que nous n'appartenons pas à Dieu. Voilà pourquoi la promesse de Jude, selon laquelle Jésus peut «[nous] faire paraître devant sa gloire irréprochables et dans l'allégresse», me procure de l'espoir (Jude 1.24).

Comment éviter de ressembler à quelqu'un qui n'a pas de Père céleste ? Si nous nous soumettons de plus en plus à son Esprit et à ses voies, il nous empêchera de tomber. Imaginez combien plus droite notre vie deviendrait si nous passions du temps dans la Bible pour qu'elle nous purifie «en [nous] lavant par l'eau de la parole» (Ép 5.26).

Quelle bénédiction que Jésus promette de nous présenter irréprochables devant le Père malgré notre vie faillible et errante ! Puissions-nous ressembler de plus en plus à des enfants du Roi qui reflètent ses tendres soins et son attention. —J.M.S.

Pour refléter la présence du Père, nous devons nous appuyer sur le Fils.

*****

19 janvier • Lisez > Jean 11.30-37

Deux hommes

Jésus [...] frémit en son esprit, et fut tout ému. [...] Jésus pleura.
Jean 11.33,35

Deux hommes sont morts le même jour dans notre ville. Le premier, un policier, s'est fait abattre alors qu'il tentait de porter secours à une famille. L'autre était un sans-abri qui s'est fait abattre pendant qu'il buvait avec des amis tôt ce jour-là.

Toute la ville s'est attristée de la mort du policier. C'était un jeune homme bien qui se préoccupait des autres et qui était aimé des gens du quartier qu'il servait. Quelques sans-abri se sont attristés de la perte de l'ami qu'ils aimaient.

Je crois que le Seigneur s'est attristé avec eux tous.

À la vue de Marie, de Marthe et de leurs amis qui pleuraient la mort de Lazare, «Jésus [...] frémit en son esprit, et fut tout ému» (Jn 11.33). Il aimait Lazare et ses sœurs. Même s'il savait qu'il ressusciterait Lazare sous peu, il a pleuré avec eux (v. 35). Certains érudits de la Bible pensent que Jésus a peut-être pleuré en partie sur la mort en soi, ainsi que sur la douleur et la tristesse qu'elle inflige aux gens.

Le deuil fait partie de la vie. Par contre, étant donné que Jésus est «la résurrection et la vie» (v. 25), ceux qui croient en lui connaîtront un jour la fin de toute mort et de toute tristesse. Entre-temps, il pleure avec nous et nous demande de «[pleurer] avec ceux qui pleurent» (Ro 12.15). —A.M.C.

La compassion contribue à guérir les blessures des autres.

*****

20 janvier • Lisez > Marc 10.35-45

La véritable grandeur

[Quiconque] veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous.
Marc 10.43

Il y a des gens qui se sentent comme un galet perdu dans l'immensité d'un canyon. Par contre, aussi insignifiants puissions-nous nous estimer, Dieu peut nous utiliser à de grandes fins.

Dans un sermon livré en 1968, Martin Luther King Jr. a cité les paroles de Jésus dans Marc 10 au sujet du service. Puis il a dit «Tous peuvent être grands, car tous peuvent servir. Nul besoin de détenir un diplôme universitaire pour servir. Nul besoin de savoir accorder le sujet avec le verbe pour servir. Nul besoin de connaître Platon et Aristote pour servir. [. .] Il suffit d'avoir le cœur rempli de grâce, une âme mue par l'amour.»

Lorsque ses disciples se sont querellés pour savoir qui occuperait une place d'honneur au ciel, Jésus leur a répondu «Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur, et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous. Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup» (Mc 10.43-45).

Je me pose des questions à notre sujet. Est-ce notre compréhension de la grandeur ? Servons-nous avec joie, accomplissant des tâches qui ne seront peut-être pas remarquées ? Servons-nous dans le but de plaire à notre Seigneur plutôt que d'obtenir l'approbation des hommes ? Si nous sommes désireux d'être des serviteurs, notre vie amènera les gens à se tourner vers celui qui est véritablement grand. —V.C.G.

Les petites choses qui sont faites au nom de Christ sont de grandes choses.

*****

21 janvier • Lisez > 1 Pierre 4.7-11

En harmonie

Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu'il a reçu.
1 Pierre 4.10

J'aime jouer du banjo à cinq cordes, mais cet instrument comporte un inconvénient. La cinquième corde ne s'harmonise qu'avec un nombre limité d'accords simples. Lorsque d'autres musiciens veulent jouer des morceaux plus complexes, le joueur de banjo doit s'adapter. Dans un concert de jazz improvisé, il ne peut produire certaines mélodies merveilleuses qu'en y apportant les bonnes adaptations.

Comme les musiciens s'adaptent à leurs instruments, nous aussi, en tant que croyants, devons nous adapter à nos dons spirituels si nous voulons nous harmoniser avec les autres au service de Dieu. Par exemple, ceux qui ont le don de l'enseignement doivent se coordonner avec ceux qui ont le don d'organiser des réunions et ceux qui veillent à ce que les salles de réunion soient installées et bien entretenues. Nous avons tous des dons spirituels et nous devons travailler ensemble pour que l'œuvre de Dieu s'accomplisse.

L'apôtre Pierre a dit «Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu'il a reçu» (1 Pi 4.10). Le service exige de la coopération. Réfléchissez à vos dons spirituels (Ro 12; 1 Co 12; Ép 4; 1 Pi 4). Réfléchissez maintenant à la façon dont vous pouvez les faire concorder avec les dons d'autres croyants. Lorsque nos talents servent de manière complémentaire, il en résulte une harmonie et la gloire de Dieu. —H.D.F.

Se conformer en tout point à Christ permet de préserver l'harmonie dans l'Église.

*****

22 janvier • Lisez > Exode 6.1-13

Des briques sans paille

[Je] vous délivrerai [...] et je vous sauverai à bras étendu.
Exode 6.6

Nous sommes nombreux à relever le défi de travailler avec des ressources limitées. Possédant moins d'argent, moins de temps, une énergie vacillante et moins d'assistants, notre charge de travail risque de rester la même. Il arrive même parfois qu'elle augmente. Il y a d'ailleurs un dicton qui résume bien ce problème «Plus de briques, moins de paille.»

Cette phrase évoque les difficultés que les Israélites ont connues en tant qu'esclaves en Egypte. Pharaon a décidé de cesser de leur fournir de la paille, mais tout en exigeant d'eux qu'ils produisent le même nombre de briques chaque jour. Ils ont parcouru le pays pour trouver de quoi fabriquer les briques, tandis que les inspecteurs de Pharaon les battaient et les forçaient à travailler plus dur (Ex 5.13). Les Israélites se sont découragés au point de ne pas écouter Dieu lorsque celui-ci leur a fait dire par Moïse «[Je] vous délivrerai [...] et je vous sauverai à bras étendu» (6.6).

Même si les Israélites ont refusé d'entendre le message de Dieu, ce dernier a continué de guider et de diriger Moïse, le préparant à s'entretenir avec Pharaon. Dieu a pris fidèlement le parti d'Israël - œuvrant en coulisse. À l'instar des Israélites, nous risquons d'en venir à perdre courage au point de faire fi des sources d'encouragement. En période sombre, il est réconfortant de nous rappeler que Dieu est notre Libérateur (Ps 40.18). Il œuvre sans cesse en notre faveur, même si nous ne voyons pas ce qu'il est en train de faire. —J.B.S.

Les temps difficiles sont des temps qui exigent de la confiance.

*****

23 janvier • Lisez > 1 Pierre 5.5-9

Ligne de charge

Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève au temps convenable; et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous.
1 Pierre 5.6,7

Au XIXe siècle, on surchargeait souvent les navires sans même s'en préoccuper. Résultat ces navires coulaient et les membres de l'équipage perdaient la vie en mer. En 1875, afin de remédier à cette pratique répréhensible, le politicien britannique Samuel Plimsoll a amené le corps législatif à imposer que l'on trace une ligne sur la coque des navires pour indiquer s'il était surchargé. Cette «ligne de charge» en est venue à être connue sous le nom de ligne de Plimsoll et continue d'apparaître sur la coque des navires d'aujourd'hui.

Il arrive parfois que, comme ces navires, notre vie nous semble surchargée de craintes, de combats et de souffrances. Il se peut même que nous ayons le sentiment de risquer de couler. En ces temps éprouvants, il est toutefois rassurant de nous rappeler que nous disposons d'une ressource remarquable. Nous avons un Père céleste qui se tient prêt à nous aider à porter ce fardeau. L'apôtre Pierre a dit «Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève au temps convenable; et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous» (1 Pi 5.6,7). Il peut se charger des soucis qui nous dépassent.

Même si les épreuves de la vie nous semblent être trop lourdes, nous pouvons avoir l'assurance pleine et entière que notre Père céleste nous aime profondément et connaît nos limites. Peu importe ce que nous devons affronter, il nous aidera à le supporter. —W.E.C.

Il se peut que Dieu nous conduise en eaux troubles pour approfondir notre confiance en lui.

*****

24 janvier • Lisez > Romains 10.11-15

Où étiez-vous ?

Et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a personne qui prêche ?
Romains 10.14

Le missionnaire Egerton Ryerson Young a servi Dieu auprès de la tribu des Salteaux au Canada dans les années 1700. Le chef de cette tribu a remercié Young de leur avoir apporté la bonne nouvelle de Christ, en lui précisant qu'il l'entendait pour la première fois à son âge avancé. Comme il savait que Dieu était le Père céleste de Young, le chef a demandé à celui-ci «Est-ce que ça veut dire qu'il est aussi mon Père ?» Lorsque le missionnaire le lui a confirmé, la foule s'étant réunie autour d'eux s'est exclamée de joie.

Le chef n'en avait toutefois pas terminé, si bien qu'il a ajouté «Eh bien, je ne voudrais pas te manquer de respect, mais il me semble... qu'il t'a fallu longtemps pour... le faire savoir à ton frère de la forêt.» Cette remarque, Young ne l'a jamais oubliée.

Il arrive souvent que les détours de ma vie me contrarient, car je pense à toutes les personnes que je pourrais évangéliser, si seulement. C'est alors que Dieu me demande de regarder autour de moi là où je me trouve et que j'en vois beaucoup qui n'ont jamais entendu parler de Jésus. Je me souviens alors que j'ai une histoire à raconter partout où je vais, «puisqu'ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l'invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé» (Ro 10.12,13).

N'oubliez pas que nous n'avons pas n'importe quelle histoire à raconter, mais la meilleure à avoir jamais été racontée. —R.K.

Le partage de la Bonne Nouvelle, c'est un mendiant qui dit à un autre mendiant où trouver du pain.

*****

25 janvier • Lisez > Matthieu 24.36-44

Une journée ordinaire

Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra.
Matthieu 24.42

En visitant une exposition de musée intitulée «A Day in Pompei» (Une journée à Pompéi), j'ai été frappé de constater un thème récurent: la journée du 24 août 79 a commencé de façon tout à fait ordinaire. Les gens vaquaient à leurs occupations quotidiennes dans les foyers, les marchés et le port de cette ville romaine prospère de 20 000 habitants. À huit heures du matin, on a vu le Vésuve situé non loin de là cracher une série de petites émissions, suivie d'une éruption violente en après-midi. En moins de vingt-quatre heures, Pompéi et une grande partie de sa population se sont retrouvées ensevelies sous une épaisse couche de lave volcanique. De façon inattendue.

Jésus a dit à ses disciples qu'il reviendrait un jour pendant que les gens vaqueraient à leurs occupations, partageraient un repas et célébreraient des mariages, sans avoir la moindre idée de ce qui est sur le point de se produire. «Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme» (Mt 24.37)

Le Seigneur désirait ainsi inciter les disciples à rester alertes et à se tenir prêts à cette éventualité: «C'est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas» (v.44)

Quelle joie étonnante ce serait d'accueillir notre Sauveur en cette journée ordinaire ! —D.C.M.

Peut-être aujourd'hui !

*****

26 janvier • Lisez > Psaume 40.1-4

La discipline de l'attente

J'avais mis en l'Éternel mon espérance; et il s'est incliné vers moi, il a écouté mes cris.
Psaume 40.2

Il est difficile d'attendre. On attend en faisant la queue à l'épicerie, dans la circulation, chez le médecin. On se tourne les pouces, on réprime des bâillements et l'on se plaint intérieurement, contrarié. D'une autre façon, on attend une lettre qui tarde à arriver, le retour d'un enfant prodigue, ou encore que sa femme ou son mari change. On attend la venue d'un enfant à tenir dans ses bras. On attend que s'accomplissent les désirs de son cœur.

Dans le Psaume 40, David déclare: «J'avais mis en l'Éternel mon espérance»
(v. 2). Le texte original laisse entendre ici que David «a attendu et attendu» que Dieu exauce sa prière. Pourtant, en repensant à cette attente, il loue Dieu. Résultat ? David dit que Dieu «a mis dans [sa] bouche un cantique nouveau, une louange à notre Dieu» (v. 4).

F. B. Meyer a affirmé: «Quel chapitre on pourrait écrire au sujet des délais de Dieu ! C'est le mystère que comporte le fait d'amener l'esprit humain à adopter le meilleur tempérament dont il est capable.» Par la discipline de l'attente, nous parvenons à acquérir les vertus plus discrètes: la soumission, l'humilité, la patience, une joyeuse endurance, la persévérance dans l'excellence - les vertus les plus longues à acquérir.

Que faisons-nous lorsque Dieu semble retarder l'accomplissement des désirs de notre cœur ? Il peut nous aider à l'aimer et à lui faire suffisamment confiance pour accepter ce délai avec joie, ainsi qu'à le percevoir comme l'occasion d'acquérir ces vertus et de le louer. —D.H.R.

On ne gaspille jamais son temps en s'attendant à Dieu.

*****

27 janvier • Lisez > Hébreux 12.1-4

Miracle de la croix

[Ayez] les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection; en échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix.
Hébreux 12.2

En visite en Australie, j'ai eu l'occasion par une soirée particulièrement claire de voir la Croix du Sud. Située dans l'hémisphère sud, cette constellation est l'une des plus distinctes. Les marins et les navigateurs ont commencé à se fier à elle dès le XVe siècle pour se diriger et naviguer sur les mers. Bien qu'elle soit relativement petite, elle se voit durant presque toute l'année. La Croix du Sud brillait tellement en cette soirée sombre que je suis moi-même parvenu à la repérer dans toute cette multitude d'étoiles. Elle était vraiment de toute beauté !

La Bible nous parle d'une croix encore plus magnifique celle de Christ. En contemplant les étoiles, nous voyons l'œuvre du Créateur, mais en contemplant la croix, nous voyons le Créateur en train de mourir pour sa création. Hébreux 12.2 nous appelle à «[avoir] les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection, en échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu».

Le mystère de la croix du Calvaire réside dans le fait que, lorsque nous étions encore pécheurs, notre Sauveur est mort pour nous (Ro 5.8). Ceux qui mettent leur foi en Christ sont maintenant réconciliés avec Dieu, et il les fait naviguer à travers la vie (2 Co 1.8-10). Le sacrifice de Christ sur la croix est le plus grand des mystères ! —W.E.C.

La croix de Christ procure le seul moyen sûr de passer dans l'éternité.

*****

28 janvier • Lisez > Éphésiens 5.15-21

Mieux que prévu

[Rendez] continuellement grâces à Dieu le Père pour toutes choses.
Ephésiens 5.20

Les interruptions n'ont rien de nouveau. Il est rare qu'une journée se déroule comme prévu.

La vie abonde en inconvénients. Des forces échappant à notre volonté déjouent constamment nos projets. Leur liste est longue et change sans cesse: la maladie, un conflit, un embouteillage, un oubli, un appareil défectueux, l'impolitesse, la paresse, l'impatience, l'incompétence, etc.

Ce que nous ne pouvons toutefois pas voir, c'est l'envers de l'inconvénient. Nous croyons qu'il n'a d'autre raison d'être que de nous décourager, de nous rendre la vie plus difficile et de déjouer nos projets. L'inconvénient pourrait cependant être le moyen dont Dieu se sert pour nous protéger contre un danger imperceptible ou l'occasion pour nous de manifester sa grâce et son pardon. Il se peut qu'il marque le début d'une chose encore meilleure que ce que nous avions prévu. Ou encore, il peut s'agir d'une épreuve destinée à voir comment nous réagirons. Quel qu'il soit, même s'il se peut que les raisons de Dieu nous échappent, nous pouvons être sûrs de leur bien-fondé nous faire ressembler davantage à Jésus et favoriser l'avancement de son royaume sur la terre.

Dire que les disciples de Dieu tout au long de l'Histoire ont été «contrariés» serait peu dire. Dieu visait toutefois un objectif. Le sachant, nous pouvons le remercier, ayant l'assurance qu'il nous procure l'occasion de racheter le temps (Ép 5.16,20). —J.A.L.

Ce qui nous arrive est loin de compter autant que ce que Dieu fait en nous et par nous.

*****

29 janvier • Lisez > Philippiens 1.12-21

De grandes attentes

[Selon] ma ferme attente et mon espérance, je n'aurai honte de rien, mais maintenant comme toujours. Christ sera glorifié.
Philippiens 1.20

J'ai demandé un jour à un conseiller quels étaient les plus grands problèmes qui amenaient les gens à le consulter. Sans hésiter, il m'a répondu «Les attentes déçues sont à la racine d'un grand nombre de problèmes, si l'on ne les règle pas, elles se changent en colère et en amertume.»

Dans nos meilleurs moments, il est facile de nous attendre à nous trouver dans un lieu agréable, entourés de bonnes personnes qui nous aiment et nous soutiennent. La vie a toutefois sa façon de contrarier ces attentes. Et alors ?

Étant en prison et la cible des attaques de croyants de Rome à qui il déplaisait (Ph 1.15,16), Paul est resté malgré tout étonnamment positif. Selon lui, Dieu lui avait confié un nouveau champ missionnaire. Assigné à résidence, il a témoigné de Christ à ses gardiens, par qui Dieu a propagé l'Évangile dans la maison de César. Et même si ceux qui s'opposaient à Paul prêchaient l'Évangile pour de mauvaises raisons. Christ n'en a pas moins été prêché pour autant, si bien que Paul s'en est réjoui (v. 18).

L'apôtre ne s'est jamais attendu à se trouver dans un lieu agréable ou à être aimé de tous. Sa seule attente était que «Christ [soit] glorifié» par lui (v. 20). Il n'éprouvait aucune déception.

Si nous désirons rendre Christ visible aux yeux de ceux qui nous entourent, peu importe où et avec qui nous nous trouvons, nos attentes seront satisfaites et même dépassées. Christ sera glorifié. —J.M.S.

Cherchez simplement à glorifier Christ, peu importe où et avec qui vous êtes.

*****

30 janvier • Lisez > Psaume 116.15

Précieux aux yeux de Dieu

Elle a du prix aux yeux de l'Éternel, la mort de ceux qui l'aiment.
Psaume 116.15

En apprenant qu'un de nos amis communs était mort, un frère sage qui connaissait le Seigneur m'a envoyé ce mot: «Elle a du prix aux yeux de l'Éternel, la mort de ceux qui l'aiment» (Ps 116.15). C'était par sa foi vibrante en Jésus-Christ que notre ami se distinguait surtout, si bien que nous le savions désormais être avec Dieu au ciel. Sa famille avait la même assurance que nous, mais je m'étais concentré uniquement sur sa tristesse. Et il convient de penser aux autres durant leur deuil.

Par contre, ce verset tiré des Psaumes m'a amené à tourner mes pensées vers la perception que le Seigneur avait du décès de notre ami. Une chose qui «a du prix» est une chose précieuse. Ce verset recèle toutefois un sens plus large. Il y a dans la mort d'un saint quelque chose qui transcende la tristesse que nous procure son absence.

«Précieuse [importante et non insignifiante], aux yeux de l'Éternel, est la mort de ses saints [ceux qui l'aiment]» (Darby). Selon une autre paraphrase «Il en coûte au Seigneur de voir mourir ses fidèles» (Tob). Dieu ne prend pas la mort à la légère. Le plus merveilleux dans sa grâce et sa puissance, c'est qu'en tant que croyants la perte de notre vie sur la terre nous procure également un grand gain.

Aujourd'hui, nous voyons les choses en partie. Un jour, par contre, nous comprendrons tout à la pleine lumière de Dieu. —D.C.M.

La foi bâtit un pont qui permet d'enjamber le gouffre de la mort.

*****

31 janvier • Lisez > Genèse 3.1-8

Les remords de l'acheteur

[II] m'a revêtu des vêtements du salut, il m'a couvert du manteau de la délivrance.
Ésaie 61.10

Avez-vous déjà vécu les remords de l'acheteur ? C'est mon cas. Juste avant de faire un achat, j'éprouve une monté d'adrénaline en pensant à l'acquisition d'une chose nouvelle. Il arrive cependant qu'après avoir acheté la chose en question, une vague de remords m'envahisse. En avais-je réellement besoin ? Aurais-je dû ne pas dépenser cet argent ?

Dans Genèse 3, on rapporte la première fois qu'une personne a éprouvé des remords. Tout a commencé par le serpent rusé qui a persuadé Eve de douter de la Parole de Dieu (v. 1). Il a ensuite profité de son incertitude pour mettre en doute les attributs de Dieu (v. 4,5). Il lui a promis que ses yeux «[s'ouvriraient]» et qu'elle deviendrait «comme Dieu» (v. 5). Eve a donc mangé. Adam a fait de même. Et le péché est entré dans le monde. Le premier homme et la première femme en ont toutefois eu plus que pour leur argent. Leurs yeux se sont effectivement ouverts, mais ils ne sont pas devenus comme Dieu. En fait, la première chose qu'ils ont faite a été de se cacher loin de la face de Dieu (v. 7,8).

Le péché entraîne de lourdes conséquences. Il nous empêche toujours de jouir de ce que Dieu a de meilleur pour nous. Selon sa miséricorde et sa grâce, Dieu a toutefois revêtu Adam et Eve d'habits de peau d'animal (v. 21)-ce qui laissait présager ce que Jésus-Christ allait faire pour nous en mourant sur la croix afin d'expier nos péchés. Il a versé son sang pour nous revêtir de sa justice. Et cela sans le moindre remords ! —P.F.C.

La croix, qui révèle la justice de Dieu, procure cette justice à l'humanité.

*****

 

Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org


blue care wAccueil
  Liens
  Plan du site        
  Contact
tampon 5x5 gris