Dieu et la science

Peut-on encore croire en DIEU dans un monde scientifique? Les Français répondent (Sondage CSA publié par L'Actualité Religieuse dans le Monde, mai 1994):

Perplexes les Français, mais pas pour autant athées!

Et 61% considèrent l'existence de Dieu certaine ou probable.

Les scientifiques répondent (Enquête réalisée par Le Nouvel Observateur, no 1311)

Ainsi, même si “on a longtemps pensé que la science allait chasser la fonction religieuse, c'était une erreur”, comme le souligne l'astrophysicien Hubert REEVES.

Erreur, tout simplement parce que science et religion n'abordent pas les mêmes questions:

Les limites de la science

“Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?"

Pourquoi l'Univers est-il apparu? Aucune loi physique déduite de l'observation ne permet de répondre... Les physiciens peuvent remonter jusqu'à 10-43 seconde, mais pas au-delà. ”Avant ce temps extrêmement faible, c'est le mystère total" (Dieu et la science, de Jean Guitton et les frères Bogdanov). La science, avec toutes ses lois, n'expliquera jamais comment on passe de rien à “quelque chose”, ne fût-ce que le premier atome.

En revanche, elle a découvert que toutes les forces et les constantes physiques qui régissent l'univers sont très minutieusement ajustées. A titre d'exemple:

Ainsi “pour expliquer la fabuleuse précision du réglage, il faut postuler l'existence d'un principe créateur et organisateur.” Telle est la conclusion de l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan. Il compare même la probabilité que notre Univers soit issu du hasard à celle d'un archer réussissant à planter sa flèche au milieu d'une cible carrée de 1 cm de côté et située à l'autre bout de l'Univers.

Autant dire que cette probabilité est quasi-nulle et que “l'origine de la vie paraît actuellement tenir du miracle, tant il y a de conditions à réunir pour la mettre en œuvre.” (Francis Crick. prix Nobel de biologie).

A ce stade, nous atteignons les limites de la science.

L'étape suivante n'est pas de son ressort, mais de celui de la foi: “Par la foi, nous comprenons que l'univers a été harmonieusement organisé par la parole de Dieu, et qu'ainsi le monde visible tire son origine de l'invisible " (Hébreux, ch. 11, v. 3).

Un pas de foi que nulle démonstration ne pourra remplacer... Un pas de foi, mais pas un saut dans le vide!

Osons donc les vraies questions: Dieu existe-t-il?

Questions essentielles, déterminantes même dans une société moderne... Et pourtant, nous les négligeons!

Pourquoi?

Et puis, direz-vous, encore faut-il savoir où et comment chercher la vérité! Tant de voix se font entendre au nom de la vérité. Laquelle écouter?

Le Dieu de la Bible ne veut pas nous laisser dans une angoisse existentielle. Il nous fait cette promesse: “Moi, le Seigneur, je vous le déclare: si vous me recherchez de tout votre cœur, je me laisserai trouver par vous” (Jérémie, ch. 29, v. 4). Il certifie également: “Je n'ai pas parlé en cachette, dans quelque endroit obscur. Et je n'ai pas recommandé... de me chercher là où il n'y a rien. Moi le Seigneur, je parle franchement, ce que j'annonce est clair et net.” (Esaïe, ch. 45, v. 19).

Dieu a effectivement “parlé franchement”: il nous a laissé une grande lettre, la Bible, qui affirme être “inspirée de Dieu” (2 Timothée, ch. 3, v. 16).

“En réalité, ce sont vos torts qui dressent une barrière entre vous et votre Dieu.” (Esaïe, ch. 59, v. 2).

Nous avons tous quelque chose à nous reprocher, des fautes commises que notre conscience nous rappelle de temps à autre et plus particulièrement quand nous pensons à Dieu. Dans ces moments, il paraît plus facile de fuir la question de Dieu, quitte à présenter quelques arguments, et de garder notre culpabilité enfouie. Et pourtant, comme le montre ce témoignage, il existe une autre alternative: “Je t'ai avoué ma faute. Je ne t'ai pas caché mes torts. Je me suis dit: je suis coupable. je dois le reconnaître devant le Seigneur. Et toi, tu m'as déchargé de ma faute" (Psaume 32, v. 5 ).

Si nous sommes issus du hasard, ou d'une soupe cosmique bien impersonnelle, nous n'aurons de compte à rendre à personne, et nous resterons les petits maîtres de notre vie, comme l'exprimait Sartre: “Il n'y a rien au ciel, ni bien, ni mal, ni personne pour me donner d'ordres, car je suis un homme, Jupiter, et chaque homme doit inventer son chemin!”.

Si, en revanche, nous sommes créés par Dieu, quelles seront les implications dans nos vies?

Mais quoi qu'il en soit: “Tiens compte de ton Créateur..." (Ecclésiaste, ch. 12, v. 3), de Celui qui t'a donné la vie et te déclare: “Tu as du prix à mes yeux... Je t'aime" (Esaïe, ch. 43, v. 4).

Marie-Christine Favre