Il n'y a pas de drogués heureux

"Il n'y a pas de drogués heureux". Un des premiers médecins français qui s'occupaient des toxicomanes a lancé cette affirmation il y a plus de 20 ans. Et je crois qu'il a raison, cette affirmation est toujours vraie.

Je rencontre chaque semaine, chaque année, de nombreux toxicomanes, consommateurs dépendants de l'héroïne, de la cocaïne, d'amphétamines et autres substances ou médicaments. J'ai eu l'occasion d'en soigner plus de 800 déjà. Aucun ne m'a dit être heureux et avoir résolu ses problèmes avec la drogue!

Au début, l'expérience est extraordinaire, fulgurante: tous les problèmes semblent disparaître; une sensation de bien-être intérieur et physique s'installe, et il semble qu'enfin on va pouvoir vivre des moments heureux…

Mais la désillusion s'installe vite, avec des réalités bien dures : les problèmes sont toujours là. Ils avaient simplement été anesthésiés par la drogue. Et les ennuis commencent : dépendance, malaises quand les effets de la drogue s'estompent, besoin d'argent, dettes, désintérêt pour le travail, les études, la famille, isolement,… et solitude de plus en plus grande.

Deux questions:

Je pose toujours ces deux questions aux usagers dépendants de drogue qui viennent me voir: "Pourquoi as-tu commencé?" et: "Pourquoi as-tu continué à consommer la drogue?"

A la première, les réponses sont variables, mais voici celles qui reviennent très fréquemment: "J'ai voulu essayer, au début c'était super", ou encore: "Au début c'était du shit, un jour j'ai eu l'occasion d'essayer l'héroïne…", ou encore: "Ca n'allait pas dans ma vie, mes parents se sont séparés, j'en avais marre, alors pourquoi pas essayer…"

A la deuxième question c'est toujours la même réponse: "Je croyais que je pourrais en prendre seulement de temps en temps. Je ne voulais pas croire que je deviendrais ce que suis aujourd'hui."

Deux conclusions:

Deux réponses:

J'ai deux réponses à donner pour cela, et l'une ne va pas sans l'autre:

Ces valeurs sont indispensables à la vie et font la vie. C'est déjà en soi un programme passionnant de vie que de vouloir vivre ces choses. Mais il est vrai qu'à certains moments de la vie: il n'y a plus force pour la vivre. Et surtout: il n'y a parfois plus de raison, ni de but pour vire toutes ces valeurs.

Jésus-Christ a dit ceci: "Cherchez et vous trouverez; demandez et l'on vous répondra; frappez et l'on vous ouvrira".

Jésus a dit des choses très concrètes, et très fortes. Toutes les valeurs que j'ai citées dans ma première réponse sont, en fait, des choses qu'il a dites. Il est capable de vous rendre des forces, de vous donner la force d'arrêter la drogue, de vous donner un but nouveau dans la vie, de vous donner un espoir nouveau. Il est capable de vous aider à vivre une vie nette, sans compromis avec le mal, ou avec le mensonge, l'impureté… De vivre propre dans cette société qui prône l'inverse de ces valeurs, et qui pousse au vice et à l'égoïsme.

Est-ce possible? Essayez…

Mais attention, si vous voulez vous approcher de Dieu et de Jésus-Christ, faites-le sérieusement. Jésus n'est pas le produit de mon imagination ni de la vôtre. Il est Jésus, mort sur la croix et ressuscité! Alors si vous vous adressez à lui, si vous lui demandez son aide, cherchez-le aussi, et adressez-vous à lui sérieusement. Même si vous n'êtes pas encore bien certain de qui il est. Puis procurez-vous un résumé de ses paroles: l'Evangile. Et lisez. Par la lecture de l'Evangile, cherchez à le connaître. Alors il commencera réellement à agir dans votre vie, comme il a agi et répondu un jour dans la mienne et dans celle de beaucoup de personnes Et il continuera à le faire.

Puis cherchez à rencontrer des personnes qui ont vécu cette expérience nouvelle de la rencontre avec Jésus - et d'une vie changée, transformée -, des personnes sérieuses avec Dieu, pas des "religieux" qui n'ont qu'une connaissance intellectuelle de Jésus.

Cette expérience-là, elle vous conduira loin! Parce que Dieu est vivant! Parce que Jésus est vivant: il transforme peu à peu notre vie. Dieu ne fera jamais rien à votre place, mais ce que vous ne pouvez pas faire, il le fera (si vous lui avez demandé). Puis il se servira de vous pour aller vers d'autres.

Et une fois cette expérience nouvelle vécue avec Jésus, vous n'aurez plus beaucoup envie de drogue.

Dr Christian Matton