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Page 1 sur 2 Terres glacéesAvec James Evans chez les Indiens de la Baie d'HudsonCHAPITRE 2: EN TRAINEAU A CHIENSL'attelageA mi-octobre, cinq jours de tempête recouvrent la terre d'une couche de neige profonde de quatre pieds; quelques traîneaux passent rapides. Je m'enthousiasme: Pour calmer mon impatience, j'achète les chiens indispensables; toute une meute nous sera nécessaire. Il s'agit de s'accoutumer avant le départ à ces animaux parfois malcommodes. Lorsque, tout fier, j'amène les premiers à la maison missionnaire, ma femme en éprouve un vif émoi; ils sont plus sauvages qu'elle ne s'y attendait et aboient férocement. Peu à peu nous nous habituons à leur vacarme, comme ils s'accoutument eux-mêmes à notre compagnie, – ce qui n'est pas moins important pour nos relations futures. Pour le dressage, je me fais instruire par un Indien expert en cet art, le Crie Mustagan. Cet homme inspire aux chiens un respect extraordinaire; sans violence, en évitant de les rendre craintifs, il obtient d'eux obéissance et attachement. Envers nous aussi ils deviennent affectueux, et nous avons plaisir à les rencontrer dans tous les recoins de la maison. Ma femme admire maintenant nos beaux chiens eskimos, ou huskies, d'ailleurs fortement croisés; on ne peut s'en procurer de race pure que dans les régions les plus septentrionales. Solides et vigoureux, ils ont de longues oreilles, droites et pointues. Leur museau ressemble à celui du renard et leur queue, très touffue, est généralement bien relevée. Au début de novembre, une nouvelle tempête augmente l'épaisseur de la neige et me fait espérer un départ prochain. Le lendemain, Mustagan me procura un traîneau. J'eus peine à cacher ma surprise: Comment, c'est ce véhicule grossièrement agencé qui sera, pendant plusieurs mois, ma maison ambulante? Son poids m'impressionne, mais je doute de sa solidité et plus encore de son confort.
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