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Femmes voiléesLa question était: RéponsePaul parle du voile de la femme dans 1 Corinthiens 11, dans les versets 5 à 15, ceci dans un chapitre traitant de l'ordre dans l'Eglise. Je recopie tout le passage, depuis le verset 3: 3 Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. Il faut premièrement relever qu'il s'agit de la prière dans une assemblée publique. Ce n’est pas le cas de la prière privée, avec d’autres femmes ou sa propre maisonnée. En fonction des coutumes et des idées qui existaient en Orient à cette époque, le voile était considéré comme un insigne de subordination, et de ne pas le porter voulait dire que la femme n’avait aucun respect pour son mari. Comme actuellement le respect de la femme pour l'homme ne s'affiche plus par les vêtements, cette prescription n'est plus nécessaire. Pour une information plus complète, voici, ci-dessous, un extrait du "Commentaire biblique du chercheur", de Walvoord et Zuck, éditions Parole de Vie, Béthel, qui analyse ce passage. ******************* 11.5, 6. Bien qu'on ne puisse pas l'affirmer sans équivoque, la prépondérance de la preuve indique toutefois que c'était, au premier siècle, une coutume universelle pour les femmes de se couvrir la tête en public, aussi bien dans la culture juive (3 Maccabées 4.6 [livre apocryphe]; Mishna, Ketuboth, 72a-b) que dans la gréco-romaine (Plutarque, Oeuvres morales, 3. 232c; 4. 267b; Apulée, L'Âne d'or, 11.10). 11.7-9. L'homme, d'un autre côté, ne devait pas se couvrir la tête, puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu. Paul fonde sa conclusion sur Genèse 1.26, 27. La gloire et l'image de la femme proviennent de celles de l'homme (son mari) (1 Co. 11.8) et lui sont complémentaires (v. 9). 11.10. Paul présente une troisième raison (la première étant l'ordre divin : Dieu, Christ, l'homme, la femme, v. 3-6; la deuxième, la création, v. 7-9) pour laquelle il ne devrait pas y avoir d'insubordination féminine dans l'Église. Les anges étaient spectateurs de l'Église (4.9; Ép. 3.10; 1 Ti. 5.21; cf. Ps. 103.20, 21). Si une femme exerçait sa liberté de participation dans l'Église sans avoir la tête couverte, la marque de son autorité (exousia, un terme libérateur; cf. 1 Co. 7.37; 8.9; 9.4-6, 12, 18), elle discréditait la sagesse de Dieu (Ép. 3.10). 11.11, 12. L'homme et la femme, dans une interdépendance mutuelle, se complètent l'un l'autre et glorifient Dieu (cf. 10.31). Ni l'un ni l'autre ne devrait être indépendant ou se croire supérieur à l'autre. La subordination de la femme n'est pas équivalente à une infériorité. Intrinsèquement, l'homme n'est pas supérieur à la femme. Ève est venue d'Adam, mais chaque homme qui naît dans ce monde sort du sein d'une femme (11.12) Dieu les a créés tous les deux, et l'un pour l'autre. 11.13-15. Paul avait fondé son raisonnement précédent pour le maintien du voile comme expression de la subordination de la femme sur des arguments découlant de la révélation spéciale. Il se tourne maintenant vers la révélation naturelle (cf. Ro. 1.20) pour énoncer un quatrième argument soutenant sa recommandation. L'humanité fait instinctivement la distinction entre les sexes de plusieurs façons, l'une d'entre elles étant la longueur des cheveux. Les exceptions à cette règle générale étaient dues à la nécessité (p. ex. Apulée, L'Âne d'or, 7.6, «pour s'enfuir déguisée») ou à la perversité (Diogène Laërce, Biographies, 6. 65). Ce n'était pas tellement une longueur de cheveux quelconque que Paul avait à l'esprit que la différenciation entre l'homme et la femme. Les Spartes, par exemple, avaient les cheveux jusqu'aux épaules (cf. Lucien, Les Fugitifs, 27), et ils les attachaient d'ailleurs pour le combat (Hérodote, Histoire, 7. 208, 9); mais personne ne les trouvait efféminés pour autant. Certains commentateurs disent toutefois que le mot grec anti, traduit par «comme» (c.-à-d. «pour» ou «en guise de»), devrait être traduit par son sens plus normal de «à la place de». Selon ce point de vue, les cheveux d'une femme lui ont été donnés à la place d'un voile, car ils sont en eux-mêmes un voile. Les femmes pouvaient donc prier si elles avaient de longs cheveux, mais non si elles avaient les cheveux courts. Ce point de vue n'explique cependant pas l'acte de se couvrir ou de se découvrir la tête, mentionné dans 1 Corinthiens 11.5, 6. 11.16. Le cinquième argument de Paul pour le maintien du statu quo à l'égard du port du voile venait de l'habitude de l'Église universelle. Paul n'essayait pas d'imposer aux Corinthiens un nouveau comportement, mais simplement de mettre un frein aux abus individuels et complaisants au nom de la liberté. Comme dans le cas des viandes sacrifiées aux idoles (8.1-11.1), Paul s'occupe du sujet immédiat, mais met également le doigt sur la source du problème : la recherche de l'intérêt personnel, qui n'était pas disposée à se subordonner aux besoins des autres (cf. 10.24) ou à la gloire de Dieu (10.31). Le rejet du voile était un acte d'insubordination qui discréditait Dieu. Pour savoir si les femmes devraient aujourd'hui porter un chapeau dans les réunions de l'Église, il faut déterminer si l'habitude du port du voile au premier siècle doit être comprise comme une pratique devant s'appliquer également à l'époque actuelle. Plusieurs commentateurs pensent que c'est aujourd'hui le principe de la subordination (et non l'ordre de porter un chapeau) qui est le point principal de ce passage. Le but pour lequel les femmes portent aujourd'hui des chapeaux, pour la mode, est bien différent de celui du premier siècle. Page modifiée le 28 juillet 2008 par pl
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