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Page 1 sur 2 L'Amour véritable 6/6Etude sur la première Epître de JeanNous voici au bout du parcours de ce livre unique du Nouveau Testament. Si au début, Jean s'est présenté comme un témoin de Jésus-Christ, à la fin il s'efface devant le témoignage que Dieu rend à son Fils, car "le témoignage de Dieu est plus grand que celui des hommes" (1 Jean 5:9). Nous voulons l'écouter attentivement; notre foi en dépend dans sa formulation et son vécu. Cette dernière étude se divise en deux parties: 1. Les trois témoins et notre assurance (1 Jean 5:6-17)Le verset 6 a suscité de nombreuses questions et un exégète l'a appelé le plus embarrassant de l'Epître. On peut tout de suite remarquer que Jean employait une expression familière à ses lecteurs avec le terme l'eau et le sang. Il apparaît trois interprétations différentes là-dessus: a) Quelques commentateurs, dont Luther et Calvin, y ont vu une référence au baptême et à la Cène. Cela semble peu probable parce que cette parole, "Jésus-Christ est venu avec de l'eau et du sang" se rapporte à une activité passée (le temps du verbe est à l'aoriste, temps de la conjugaison grecque qui exprime une action arrivée à son terme), alors que les deux sacrements de l'Evangile sont encore observés. b) Une autre façon de voir – adoptée par Augustin et certains anciens – met en parallèle ce passage avec celui de Jean 19:34-35 qui mentionne la lance jetée par un soldat romain dans le côté de Jésus. A première vue, la comparaison se tient, mais un examen attentif du texte l'écarte. En effet, c'est seulement après la mort de Jésus-Christ sur la croix que l'eau et le sang sont sortis de son côté. c) C'est Tertullien qui a donné l'explication la plus satisfaisante: l'eau est une référence au baptême de Jésus, où il est reconnu Fils par le Père (Matthieu 3:17). Le sang est une référence à la mort de Jésus qui ôte le péché du monde (Jean 1:29). C'est vrai, cette locution l'eau et le sang est surprenante pour nous, mais elle a été forgée dans la controverse théologique du temps. N'oublions pas l'enseignement hérétique de Cérinthe – dont je fais mention dans ma première étude – qui niait l'incarnation et l'expiation, deux piliers de notre très sainte foi. Abordons maintenant le détail de cette partie: En premier lieu, les trois témoins (5:6-12).
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