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Page 1 sur 2 Au-delà de Toronto… Faut-il s'attendre à une deuxième Pentecôte?
Cet article, qui a été publié par Banner Ministries (Angleterre) dans sa forme initiale est une adaptation. Le texte original est de Tricia Tillin, et cette version condensée de C.-A. Pfenniger.
Beaucoup voient dans les manifestations surnaturelles observées à l'église Vineyard de l'aéroport de Toronto comme un nouveau mouvement spontané de l'Esprit. Qu'y-a-t-il au juste à la source de ces phénomènes?
I) De quels fruits parlons-nous?
Les "supporters" du mouvement de Toronto nous encouragent à "regarder au fruit". C'est ce que nous voulons faire ici. Selon la Bible, la qualité d'un fruit dépend de la nature de l'arbre qui le porte, et des racines qui l'alimentent (cf. Mat 7.15-20; Jér 17:8). Il n'est donc pas inutile de connaître les racines de la "bénédictions de Toronto".
Notre critère d'évaluation ne sera autre que la Parole de Dieu, et c'est en nous appuyant sur elle que nous devrons décider si les expériences "surnaturelles" telles que la paralysie subite et momentanée, les comportements assimilables aux crises d'infantilisme ou de lycanthropie (délire de celui qui se prend pour un animal), les états de transe, les pleurs, les rires hystériques, les chutes, etc. sont des indicateurs de vraie spiritualité.
De plus, nous devrons interroger la même Parole pour décider si les fruits qui semblent découler de ces expériences, à savoir la guérison physique, ou l'amour, ou la joie, ou la paix, ou le courage, sont, en eux-mêmes, des preuves incontestables de la sainte origine de ce "Renouveau".
Notons d'emblée que les adeptes de bien des religions, ou les personnes familières des thérapies alternatives, peuvent témoigner de "fruits" analogues. Il en va de même pour ceux qui ont goûté au yoga ou à la réflexologie. Des disciples de religions non-chrétiennes relatent des "rencontres surnaturelles" qui ont bouleversé leur vie. C'est pourquoi il nous sera indispensable d'examiner la doctrine sous-jacente au mouvement de Toronto – l'expérience seule n'est pas assez révélatrice. En confrontant cette doctrine au message biblique, nous y verrons plus clair.
Et souvenons-nous, en guise d'avertissement, que le fruit défendu auquel Eve a donné sa préférence était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence (Gen. 3:6). Il n'en était pas moins mortel.
II) Les miracles doivent-ils avoir le dernier mot?
Qu'il suffise de citer Mat 7:21-23: Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité, pour démontrer qu'un miracle ne peut, en lui-même, prouver que celui qui en est l'instrument, ou le bénéficiaire, agit forcément en accord avec la volonté de Dieu.
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