Pain Quotidien - février 2012 PDF Imprimer Envoyer

np-fev-2012w

1er février  •  Lisez > Psaume 86
 

Dieu est grand!

Car tu es grand, et tu opères des prodiges; toi seul, tu es Dieu.
Psaume 86.10


Seul Dieu est grand. Voilà la déclaration solennelle et inattendue que Jean-Baptiste Massillon a faite en commençant son sermon lors des funérailles du roi Louis XIV.
Ce roi, qui aimait qu’on l’appelle Louis le Grand, a régné sur la France de 1643 à 1715 avec un pouvoir absolu et une splendeur incroyable. Ses funérailles se sont tenues dans une cathédrale magnifique éclairée par un seul chandelier placé tout près du cercueil tout orné. Lorsque Massillon s’est avancé pour prendre la parole, il a éteint le chandelier et a ensuite rompu le silence en disant : « Seul Dieu est grand ».
Nous reconnaissons et nous admirons ceux de nos semblables qui sont considérés comme de grands penseurs, de grands scientifiques, de grands inventeurs et de grands hommes dans n’importe quel domaine. De bien des façons, ils dominent sur les gens ordinaires que nous sommes tous, mais ils ont néanmoins les mêmes besoins que nous. Tout comme nous, il leur arrive d’avoir du chagrin, des douleurs, l’esprit troublé et le cœur assoiffé. Ils ne peuvent écarter la mort ni garantir qu’il y a une vie après la mort.
Seul Dieu est véritablement grand, assez grand pour répondre à tous nos besoins, assez grand pour pardonner tous nos péchés et assez grand pour nous faire traverser la vallée sombre de la mort jusque dans l’éternité, où nous serons avec lui pour toujours. Nous pouvons donc déclarer avec le psalmiste : « Car tu es grand, [...] toi seul, tu es Dieu »(Ps 86.10).-v.c.G.

Dans un monde de superlatifs vides de sens, Dieu est le plus grand.

*****

2 février  •  Lisez > L’Ecclésiaste 6.1-6

La différence que fait Dieu

[Ne mettez pas votre] espérance dans des richesses incertaines, mais […] en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissons.
1 Timothée 6.17b


Un soir, j’ai regardé une émission d’information à la télévision portant sur les problèmes de nombreux jeunes athlètes qui, du jour au lendemain, deviennent des vedettes sportives multimillionnaires. Ils commencent par acheter des voitures coûteuses, par vivre luxueusement et par faire la fête. Puis ils se livrent à l’inconduite et à la consommation de drogues. Résultat : leur carrière ne tarde pas à s’effondrer.
L’auteur de l’Ecclésiaste aurait pu compatir avec ces jeunes athlètes, car dans le chapitre 6, il illustre la vanité d’une vie remplie de richesses, mais sans Dieu, en décrivant deux genres d’hommes. Le premier est soit un alcoolique ou un play-boy, et il accède rapidement à la réussite, mais est malheureux et meurt sans héritiers (v. 1,2). Le second vit longtemps et a beaucoup d’enfants, mais est lui aussi insatisfait et meurt sans ami (v. 3-6). L’auteur conclut qu’il vaut mieux ne pas avoir vécu du tout que d’être riche et célèbre, mais misérable !
L’apôtre Paul dit que quand nous cédons le contrôle de notre vie à Dieu, les bénédictions terrestres réjouissent le cœur, car Dieu « donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions » (1 Ti 6.11b). Et si nous utilisons l’argent pour faire le bien, il sert les desseins éternels de Dieu, et nous permet de « saisir la vie véritable » (v. 19). Un avenir brillant et un présent rempli de joie : voilà la différence que fait Dieu ! - h.v.l.

Être riche en Dieu vaut mieux qu’être riche en biens.

*****

3 février  •  Lisez > Hébreux 9.23-28

L’amour valorise les gens

[Christ] a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois [...].
1 Pierre 2.24


William et Roger ont servi dans la même section quand les Alliés ont traversé l’Europe lors de la Deuxième Guerre mondiale. William s’est porté volontaire comme avant garde, afin de mener la section en territoire ennemi, et Roger l’a suivi.

Les deux ont guidé leurs hommes dans bien des combats, jusqu’à ce qu’ils arrivent à la célèbre « ligne Siegfried », où ils ont franchi le noman’s land pour sauter dans la tranchée ennemie. William, qui était le premier, a été blessé lorsqu’une grenade a explosé devant eux. Voyant l’impuissance de son copain, Roger s’est avancé jusqu’à lui et s’est retourné pour le protéger contre le feu ennemi. Quelques secondes après, Roger a reçu une balle et est mort sur-le-champ. William, qui a survécu, a écrit ceci plus tard : « Personne ne m’a jamais accordé autant de valeur ».

Dans un sens, on peut dire que Jésus « a reçu la balle » qui nous était destinée, car nous sommes nés dans le péché, et le « salaire du péché, c’est la mort » (Ro 6.23). C’est à cause du grand amour de Dieu que le Fils de Dieu s’est fait homme, a vécu sans pécher et a subi notre châtiment en mourant sur la croix (1 Pi 3.18). Et c’est parce que Jésus est mort que nous pouvons avoir la vie éternelle.

Avez-vous cette vie ? Sinon, placez votre foi en Christ dès aujourd’hui et vous pourrez également dire : « Personne ne m’a jamais accordé autant de valeur ». - D.c.E.

Jésus a pris ma place sur la croix pour me donner une place au ciel.

*****

4 février  •  Lisez > 1 Pierre 2.19-23

Quand on est lésé

[...] si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu.
1 Pierre 2.20


Il est naturel de vouloir se défendre contre l’injustice et riposter, mais si nous sommes doux et humbles quand les autres nous maltraitent et nous persécutent, nous réagissons comme Christ. Or, Dieu veut développer en nous des qualités qui ne nous sont pas naturelles. N’importe qui peut être patient quand tout va comme il veut, mais il est une vertu plus grande encore : demeurer calme et se maîtriser quand on nous provoque (1 Pi 2.20).
Voici comment Fénelon, théologien du XVIIe siècle, exprime cette idée : « Ne soyez pas si déçu quand des femmes ou des hommes méchants vous escroquent. Laissez-les faire ; cherchez uniquement à faire la volonté de Dieu. [...] Un esprit paisible et une douce communion avec Dieu seront votre récompense pour tout le mal qu’on vous a fait. Fixez les regards sur Dieu. » Il per- met que nous vivions des situations douloureuses, et, d’après Fénelon, « il le fait pour notre bien ».

Pour notre bien ? Eh oui ! Car quand nous réagissons à l’in- justice comme Christ le ferait, notre anxiété, notre insécurité et notre pessimisme se transforment en tranquillité, en stabilité et en espérance. Pourquoi nous emportons-nous quand on nous mal- traite ?

Pourquoi nous empressons-nous de nous défendre ou de chercher à nous venger ? Ne serait-ce pas parce nous accordons trop de valeur à notre bien-être personnel et à nos droits ?

Si tel est le cas, alors nous devons prier comme l’a fait Augustin : « Guéris-moi de cette propension que j’ai à toujours vouloir me justifier ». - d.h.r.

La meilleure façon de réagir au mal est de faire le bien.

*****

5 février  •  Lisez > Matthieu 7.1-5

«Paillologie» et «poutritis»

[...] ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère. - Matthieu 7.5

D’après Jésus, c’est une mauvaise idée d’exceller en « paillologie » quand on souffre de « poutritis ». Lors de son sermon sur la montagne, notre Seigneur a dit : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » (Mt 7.3.)

Si la « paillologie » faisait partie des cours offerts à l’université, sa description pourrait être la suivante : « L’identification et la critique de petits manquements dans la vie de tous ceux qui vous entourent. Cours très populaire ; contingenté. »

Et si le mot « poutritis » apparaissait dans un dictionnaire médical, on y lirait peut-être quelque chose comme ceci : « Maladie qui déforme la perception qu’on a de soi et qui empêche l’individu de reconnaître ses propres manquements. Se retrouve à l’échelle mondiale. » La solution de notre Seigneur est la suivante : « [...] ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère » (v. 5).

Il ne faut pas être charpentier ou ophtalmologiste pour comprendre cette métaphore de Jésus, car nous avons tous suivi ce cours quand nous avons souffert de la maladie. Mais aujourd’hui, si nous nous concentrions moins sur la paille que nous voyons chez les autres et davantage sur la poutre dans notre propre œil, quelle différence cela ferait pour nous tous ! - D.C.M.

Soyez prompt à vous juger vous-même, mais lent à juger les autres.

*****

6 février  •  Lisez > 1 Thessaloniciens 4.1-12

N’oubliez pas le lundi

[Pour] plaire à Dieu, [...] nous vous prions et nous vous conjurons au nom du Seigneur Jésus de marcher [...] de progrès en progrès. 1 Thess.

Dieu est bien populaire le dimanche, car des millions de gens dans le monde entier cessent leurs activités pour se rendre dans un édifice dans le seul but de rejoindre d’autres personnes pour adorer Dieu, chanter des cantiques et se laisser instruire sur Dieu. Mais quand vient le lundi, quelle place Dieu occupe-t-il dans leur vie ? Quand ils se con- centrent sur un millier d’autres choses, ils peuvent facilement passer toute la semaine sans jamais penser à lui.

Même parmi bon nombre de croyants qui vont à l’église le dimanche, le nom de Dieu n’est pas prononcé avec respect. Souvent on ne s’arrête même pas pour considérer ses plans et ses directives.

Qu’est-ce  qui nous a donné l’idée que Dieu veut notre attention seulement le dimanche ? Certainement pas l’apôtre Paul, qui nous dit : « Priez sans cesse » (1 Th 5.17). Cela ne montre- t-il pas que Dieu écoute aussi du lundi au samedi ? Il a également écrit : « Soyez toujours joyeux » (v. 16), ce qui indique que nous ne devrions pas cesser de chanter lorsque le piano cesse déjouer. Et qu’en est-il de l’ordre suivant : « Rendez grâces en toutes choses » (v. 18) ? Cela suggère incontestablement que le reste de la semaine nous offre tout autant de possibilités de dire : « Merci, Seigneur ».

Le dimanche est une journée spéciale pour fixer notre attention sur Dieu, mais cela ne doit pas s’arrêter là. N’oubliez pas le lundi ! - j.d.b.

Adorez Dieu le dimanche et marchez avec lui le lundi.

*****

7 février  •  Lisez > Apocalypse 22.1-5

Fini la routine !

Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville ; ses serviteurs le serviront [...].
Apocalypse 22.3


Je connais des gens qui ont l’im- pression que leur vie est une routine sans fin. Ils veulent servir Dieu, mais ne savent que faire. Une femme découragée m’a dit un jour : « Je commence déjà à vouloir partir au ciel, car je sais que là au moins je serai utile ! » Elle avait lu Apocalypse 22, et les paroles suivantes l’avaient frappée : «[...] ses serviteurs le serviront » (v. 3 b).

J’aurais bien aimé avoir la liste suivante que quelqu’un m’a remise plus tard. Il s’agit de sept choses qui ne peuvent être faites que pendant cette vie :
1. Aimer et prier pour vos ennemis (Mt 5.44) ;
2. Marcher par la foi et non par la vue (2 Co 5.7) ;
3. Aimer Dieu en supportant les tentations (Ja 1.12) ;
4. Se servir les uns les autres dans l’amour (Ga 5.13) ;
5. Amasser des trésors dans le ciel (Mt 6.19,20) ;
6. Annoncer l’Évangile aux perdus (Mt 28.19,20) ;
7. Exercer vos dons spirituels (Ro 12.6-8).

Cette liste n’est pas exhaustive, mais c’est un bon rappel de la manière dont Dieu veut nous voir vivre et de ce qu’il veut que nous fassions.
Désirez-vous connaître la direction que Dieu veut donner à votre service pour lui ? La meilleure façon de découvrir la volonté spécifique de Dieu pour votre vie consiste à obéir à sa volonté clairement révélée dans sa Parole, sans compter que vous trouverez là un remède efficace contre la routine à partir de maintenant jusqu’au ciel ! - j.e.y.

Vous cherchez un champ de service ? Regardez autour de vous !

*****

8 février  •  Lisez > Luc 12.22-34

À quoi ressembleront mes inquiétudes ?

Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ?
Luc 12.25


Hans Christian Andersen, auteur de contes bien connus, avait une phobie : être enterré vivant. En conséquence, il portait toujours un mot dans sa poche pour signifier à qui- conque le trouverait inconscient de ne pas présumer qu’il était mort. Il laissait souvent un autre mot sur sa table de chevet, où il avait écrit : « Je ne suis mort qu’en apparence ». Telle était son angoisse jusqu’à ce qu’il succombe au cancer en 1875.

Nous pensons peut-être que ce genre de crainte est étrange, mais avons-nous des craintes qui paraîtront tout aussi irrationnelles un jour ? Se pourrait-il qu’un jour vienne où nous regarderons nos propres inquiétudes passées avec étonnement ? Ne verrons-nous pas alors en nous quelqu’un d’insensé qui a choisi de s’inquiéter plutôt que de prier ? Le temps finira-t-il par nous dépeindre comme quelqu’un de pitoyable qui était affligé par la peur parce qu’il n’a pas affronté la vie avec les ressources que le Seigneur Tout-Puissant de l’univers déversait sur lui ?

L’inquiétude ne change rien. Par contre, faire confiance au Seigneur change toute notre façon de voir la vie. Pardonne-nous, Seigneur, notre propension à nous inquiéter et aide-nous à voir combien il est insensé de nous inquiéter de ce que tu as promis de nous donner. Ne nous laisse pas nous enterrer vivants avec nos craintes ! - m.r.d.

Quand nous plaçons nos inquiétudes dans les mains de Dieu, il place sa paix dans notre cœur.

*****

9 février  •  Lisez > 1 Thessaloniciens 1

Des modèles à imiter

Et vous-mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur [...].
1 Thess. 1.6


Leslie Stobel est devenue chrétienne en 1979 et elle a vécu sa foi de telle sorte que cela a incité son mari athée à commencer sa propre quête de Dieu. Dans son livre intitulé The Case for Christ {Plaidoyer pour Christ), il relate les deux années de recherche intensive qui l’ont finalement amené à recevoir Jésus comme son Sauveur. Diplômé en droit de Yale et exerçant une carrière remarquable en journalisme au Chicago Tribune, il avait la capacité de répondre à des questions difficiles posées par des incroyants et des cyniques.

Le changement qui s’est manifesté dans sa vie a également influencé sa fille de cinq ans, qui a dit : « Maman, je veux que Dieu fasse pour moi ce qu’il a fait pour papa ». La foi de Leslie a donc eu un effet multiplicateur qui a changé toute la famille.
Dans 1 Thessaloniciens, Paul décrit justement ce genre de modèle qu’on peut imiter, en soulignant que son exemple et celui de Silas et de Timothée ont motivé les nouveaux croyants de Thessalonique à les imiter (le mot « disciple » comporte aussi cette idée). Puis, lorsque ces nouveaux croyants ont souffert pour Christ avec patience et persévérance, à leur tour ils sont devenus des modèles pour les croyants de Macédoine et d’Achaïe, en les incitant à une plus grande consécration.

Notre exemple peut être l’élément le plus convaincant en faveur de Christ. Est-ce que les autres nous imitent parce qu’il est notre propre modèle ? - H.v.L.

Celui qui suit Christ montre le chemin aux autres.

*****

10 février  •  Lisez > Philippiens 2.1-11

Un pas de géant pour Dieu

[Christ] s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort [...].
Philippiens 2.8


Le 20 juillet 1969, les astronautes d’Apollo 11 atterrissaient sur la lune. C’était une réalisation humaine sans précédent, et des millions de personnes se rappellent les paroles de Neil Armstrong : « C’est un petit pas pour l’homme, mais un pas de géant pour l’humanité ». Et le président Nixon a déclaré : « Toute l’humanité partage leur fierté ».

Deux mille ans plus tôt, le Créateur de la lune a fait un pas de géant d’un tout autre ordre. Il est descendu du ciel sur la terre (Ph 2.5-8). Dieu le Fils, la Parole éternelle (Jn 1.1,14), est descendu du ciel pour devenir pleinement homme, tout en demeurant pleinement Dieu. C’était un « pas » étonnant, qui manifestait l’amour que Dieu a pour nous. Il est devenu semblable à nous pour mourir sur la croix et ainsi payer la dette de nos péchés. Et c’est en croyant en lui comme notre Sauveur que nous sommes pardonnes et que nous recevons aussi son Esprit, qui nous aide à triompher de nos ambitions égoïstes et de notre suffisance, et à nous soucier des autres (Ph 2.3,4).

Un pas dans l’espace peut unir l’humanité dans la fierté de l’accomplissement, mais c’est bien peu de chose en comparaison de ce que Dieu a accompli quand Jésus est venu du ciel sur la terre. Maintenant, il unit tous ceux qui croient en lui et produit en eux une humilité et un amour qui grandissent et remplacent l’égoïsme et l’orgueil. Aller sur la lune n’est rien en comparaison. - d.j.d.

Christ est né ici-bas pour que nous puissions naître d’en haut. 

*****

11 février  •  Lisez > Actes 2.38-47

L’union fait la force

Veillons les uns sur les autres [...]. N’abandonnons pas notre assemblée [...].
Hébreux 10.24,25


Il y a plusieurs années, on interviewait d’anciens prisonniers de guerre américains pour déterminer quelles méthodes utilisées par l’ennemi avaient été les plus efficaces pour saper leur moral. Les chercheurs ont appris que ce n’est pas tant les privations physiques et la torture qui y sont parvenues que le fait d’être isolés dans un cachot ou d’être fréquemment déplacés et séparés de leurs amis. On a aussi appris que les soldats tiraient leur plus grande force des liens étroits qu’ils avaient tissés avec la petite unité militaire à laquelle ils appartenaient.

Ces observations nous aident à comprendre pourquoi les chrétiens ont besoin de communion fraternelle avec d’autres croyants pour demeurer fidèles au Seigneur, car notre relation personnelle avec Dieu, aussi vitale soit-elle, ne peut à elle seule produire la maturité spirituelle et la persévérance. Les relations au sein d’un corps unifié de croyants remplis de l’Esprit sont essentielles à la croissance et au maintien de notre fidélité individuelle envers le Sauveur (Hé 10.23-25). Parfois nous préférerions ne pas être engagés dans la vie d’Église, pensant qu’il serait plus facile de cheminer seuls, mais les chrétiens qui font cela passent à côté de tous les avantages qui en découlent. N’oublions pas que Dieu, dans sa sagesse, nous a unis pour que nous soyons plus forts. - M.R.D.

Les croyants sont forts quand ils ne sont pas seuls.

*****


12 février  •  Lisez > 1 Pierre 1.10-16

Un pas à la fois

Car je suis l’Éternel, votre Dieu ; vous vous sanctifierez, et vous serez saints, car je suis saint [...].
Lévitique 11.44


Le Seigneur dit :«[...] vous serez saints, car je suis saint ». Y a- t-il un commandement plus difficile que celui-là ? Probablement pas, mais il se trouve néanmoins dans la Parole de Dieu (Lé 11.44; 1 Pi 1.16).

Mais comment pouvons-nous être aussi saints que Dieu ? Après tout, la raison première pour laquelle nous devons croire en Jésus comme Sauveur, c’est parce que nous ne sommes pas saints. « Car tous ont péché », est-il écrit dans Romains 3.23. Et même après avoir placé notre foi en Christ pour être sauvés, comment pouvons-nous penser être aussi saints que Dieu ?

Essayer d’égaler Dieu en matière de sainteté peut sembler un objectif bien trop compliqué à atteindre, mais si nous nous abandonnons au Saint-Esprit qui vit en nous et qui nous convainc de péché, nous croîtrons.

Faire un pas à la fois devrait nous aider. Par exemple, y a-t-il une chose que vous faites, ou que vous dites, ou que vous pensez qui ne reflète pas la sainteté de Dieu ? Vous traitez peut-être les autres durement ou vous avez peut-être un péché secret. Attaquez- vous à ce domaine aujourd’hui. Parlez-en à Dieu et demandez-lui pardon. Puis, par sa puissance, cherchez à vaincre ce péché.

Vous pouvez également vous poser la question suivante : Y a-t-il une chose que je peux faire pour améliorer ma relation avec Dieu ? Plus vous passerez de temps avec lui, plus vous deviendrez semblable à lui.

Petit à petit, et pas à pas, efforcez-vous de débarrasser votre vie de tout comportement impie et cherchez chaque jour à vous rapprocher de Dieu, car pour celui qui croit en Jésus-Christ, il n’y a pas d’objectif plus noble. - j.d.b.

Pour marcher comme Christ, marchez au pas avec lui.

*****

13 février  •  Lisez > Jean 13.31-38

Comment étonner les gens

À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.
Jean 13.35


David Doubilet est un reporter-photographe dont les photos d’un monde sous-marin silencieux peuvent transformer une créature marine aux yeux exorbités et laide en magnifique œuvre d’art luminescente. Bien que son travail ait souvent été honoré, les environnementalistes lui ont reproché de ne pas faire davantage de journalisme « dur », car ils veulent qu’il prenne aussi des photos de poissons morts, de plages sales et d’océans pollués.

Cependant, Doubilet croit qu’il y a un meilleur moyen d’amener les gens à se soucier de l’environnement, si bien qu’au lieu de montrer la destruction que causent les humains, il montre la beauté que Dieu a créée.

Certains chrétiens semblent penser que la façon d’améliorer notre environnement spirituel consiste à dénoncer tout le mal dans le monde, mais Jésus nous a montré une meilleure voie. Bien qu’il n’ait jamais passé sur le péché (Mt 15.18-20), ayant d’aller à la croix, voici ce qu’il a dit à ses disciples : « À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13.35). Nous sommes donc de meilleurs témoins quand nous représentons la beauté que Dieu crée en nous que quand nous peignons simplement un sombre tableau de la dépravation humaine.

« En fin de compte, dit Doubilet, la meilleure chose qu’on puisse faire, c’est d’étonner les gens. » Et qu’est-ce qui pourrait davantage étonner le monde que des chrétiens qui s’aiment véritablement les uns les autres ? - j.a.l.

L’amour est un aimant qui attire les croyants ensemble et les incroyants à Christ.

*****

14 février  •  Lisez > Psaume 119.145-152

L’amour écoute

Écoute ma voix selon ta bonté !
Psaume 119.149a


Quand on aime les gens, on les écoute. Évidemment, on doit consacrer temps et efforts pour se concentrer sur ce qu’ils disent, mais quand on le fait, on fait preuve d’intérêt et de respect véritables.

Voici  ce que l’auteur Wayne Alderson raconte au sujet d’un jeune pasteur qui passait une grande partie de son temps à écouter les problèmes des membres de son Église. Un jour, il est rentré chez lui et a dit à sa femme : « Comment s’est déroulée ta journée ? » Et pendant une demi- heure, elle lui a parlé d’un problème qu’elle avait eu avec la voiture, du mal d’oreille de leur fils et des difficultés qu’elle avait rencontrées pour faire réparer un appareil ménager. Le pasteur a aussitôt commencé à résoudre ses problèmes, en lui donnant une liste de choses qu’elle devrait faire.

Mais elle l’a regardé et lui a dit : « J’ai déjà fait tout cela. Je n’ai pas besoin de toi pour résoudre mes problèmes. J’ai seulement besoin que tu t’intéresses à ce que j’ai vécu. »

Quand David a dit à Dieu : « Écoute ma voix selon ta bonté ! » (Ps 119.149a), il exprimait la vérité selon laquelle le Dieu qui nous aime nous écoute aussi, car écouter fait partie de l’amour.

Écouter une femme, un mari, un collègue de travail ou un ami chrétien peut être exactement ce dont cette personne a besoin pour être encouragée ou pour voir un problème plus clairement. Alors écoutez-le, car Dieu lui-même montre que l’amour écoute. - d.c.e.

Écouter pourrait bien être la chose la plus aimable que vous ferez aujourd’hui.

*****

15 février  •  Lisez > Matthieu 5.17-24

Se réconcilier

[...] va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande
Matthieu 5.24


Jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour vous réconcilier avec un frère qui ne vous a pas parlé depuis 10 ans ? Parcourriez-vous 500 kilomètres sur une tondeuse tracteur ?

Eh bien, c’est exactement ce qu’a fait Alvin, le personnage principal du film Une histoire vraie, parce qu’il était incapable de conduire une voiture et qu’il détestait voyager en autobus. Ce film relate l’histoire vécue d’un homme de 73 ans qui a décidé qu’il était temps de rompre le silence, de mettre fin à la haine et de renverser le mur de colère que lui et son frère avaient élevé entre eux.

En regardant le film dans une salle comble, où le public était silencieux du début à la fin, je pensais à toutes les relations brisées qui ont dû faire surface dans l’esprit de tous ces gens assis dans l’obscurité. Je réfléchissais aussi aux paroles suivantes de Jésus : « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te sou- viennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande » (Mt 5.23,24).

Y a-t-il un parent, un ami, un frère ou une sœur en Christ avec qui vous devez vous réconcilier ? Alors, pourquoi ne pas aller voir cette personne dès aujourd’hui pour le faire ? - D.C.M.

Une offense contre votre prochain élève un mur entre vous et Dieu.

*****

16 février  •  Lisez > Psaume 1

Qui est le plus important ?

Heureux l’homme [...] qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel [...]. Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau [...].
Psaume 1.1-3


Pendant une opération, un chirurgien expérimenté a demandé à un jeune interne : « Qui est la personne la plus importante dans cette salle d’opération ? »
L’interne s’est mis à chercher une réponse appropriée et, croyant que son mentor n’était pas en quête de compliments, pour être aimable, il a répondu : « Je suppose que ce sont ces infirmières qui vous aident avec autant d’efficacité ».

Le chirurgien a secoué la tête en disant : « Non, la personne la plus importante dans cette salle, c’est le patient ».

En étudiant la Bible, il arrive aussi qu’on ne voie pas ce qui est évident et qu’on oublie à quel point on est important dans le processus. En fait, c’est notre attitude qui détermine si nous en retirerons quelque chose ou non.

Quelle est donc la bonne attitude à avoir quand on étudie la Bible ? Premièrement, vous devez l’aborder en sentant votre propre besoin, et non simplement dans le but de l’enseigner à un autre. Deuxièmement, vous devez l’aborder avec humilité sans essayer de lui faire dire ce que vous aimeriez qu’elle dise, mais pour découvrir ce que Dieu dit.

Johann Bengel, théologien allemand (1687-1752) a dit : « Soyez comme celui qui creuse un puits et qui n’y apporte pas d’eau, mais qui permet à l’eau qu’il y trouve de couler librement sans interruption, ni diversion, ni souillure ». Ceux qui le font sont « comme un arbre planté près d’un courant d’eau » (Ps 1.3). - h.w.r.

L’étude biblique vise non seulement à informer, mais aussi à transformer. 

*****

17 février  •  Lisez > 1 Rois 19.1-18

Dieu est sur la terre

Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi.
1 Rois 19.70


Plus la vie est exigeante, plus nous aspirons à une spiritualité terre à terre qui va nous aider à relever les défis. Nous sommes sceptiques devant les croyants qui se préoccupent « tellement des choses célestes qu’ils ne sont d’aucune utilité sur terre », mais nous parvenons rarement à un juste équilibre.
L’auteur Os Guinness écrit que nous finissons habituellement par « être pratiques plutôt que spirituels ou spirituels plutôt que pratiques », et il fait remarquer que, paradoxalement, c’est Dieu qui fait bien les choses, car il n’a jamais été aussi terre à terre que quand il a envoyé Jésus dans le monde. Ainsi, le Fils de Dieu s’est fait homme en revêtant une chair humaine, et Guinness conclut en disant que celui qui est le plus spirituel (Dieu) a été le plus pratique !

La façon dont Dieu a traité Elie illustre on ne peut mieux son sens pratique. Guinness souligne que « le remède de Dieu à la dépression d’Élie n’était pas un cours de perfectionnement en théologie, mais de la nourriture et du sommeil ». Ce n’est qu’ensuite qu’il a doucement repris Elie pour son erreur spirituelle.

Si vous êtes découragé parce que vous êtes fatigué ou surmené, le premier remède de Dieu pour vous est probablement plus de sommeil ou un jour de congé. Or, le remède le plus pratique, quand c’est le bon, est habituellement aussi le plus spirituel. - j.e.y.

Si on ne se retire pas pour se reposer un peu, on risque de devoir se retirer longtemps.

*****

18 février  •  Lisez > Marc 7.1-13

Honorer nos Parents

Honore ton père et ta mère, comme l’Éternel, ton Dieu, te l’a ordonné [...].
Deutéronome 5.16


En 1727, dans une petite librairie de Lichfield, en Angleterre, un homme qui était pris de violentes quintes de toux emballait des livres qu’il voulait vendre à son étal du marché d’Uttoxeter. Entre deux quintes de toux, il demanda à son fils de 18 ans d’apporter les livres au marché ce jour-là, mais le jeune homme, complètement plongé dans sa lecture d’un classique latin, l’entendit et ignora sa requête. La diligence arriva, et le père sortit sous la pluie battante avec sa pile de livres pour faire le trajet de 32 kilomètres jusqu’au marché. Cinquante ans plus tard, un homme âgé resta des heures durant sous la pluie battante devant un étal du marché d’Uttoxeter. Quand la tempête cessa enfin, il remonta à bord de la diligence qui l’attendait et rentra chez lui. Et là, il courba la tête et se mit à sangloter. Cet homme était Samuel Johnson, célèbre génie littéraire, et il était encore hanté par le souvenir de ce qu’il avait fait il y a si longtemps.

Honorer nos parents est plus qu’une obligation, c’est aussi un privilège. Comme enfants, nous les honorons en leur obéissant, et comme adultes, c’est en leur téléphonant ou en leur rendant visite fréquemment et en ayant soin d’eux. Les occasions ratées de leur manifester de l’amour et de les honorer peuvent occasionner de profonds regrets des années plus tard.

Le commandement est simple : « Honore ton père et ta mère ». Et Dieu récompense toujours l’obéissance. - h.v.l.

Les enfants laissent tomber leurs parents
quand ils oublient qui les a élevés.

*****

19 février  •  Lisez > Jean 15.9-17

Pour en avoir un, soyez-en un!

[...] il est tel ami plus attaché qu’un frère.
Proverbes 18.24


Chacun de nous a besoin d’au moins un ou deux amis intimes. Voici la définition qu’un jeune garçon a donnée d’un ami : « Quelqu’un qui sait tout de vous et qui vous aime quand même ». Ralph Waldo Emerson a dit : « L’ami pourrait bien être considéré comme le chef d’œuvre de la nature ». Henry Durbanville a fait la remarque suivante : « L’ami est le premier à entrer quand tout le monde sort ».

Voici ce que Salomon a écrit : « L’ami aime en tout temps » (Pr 17.17a). Que peut-on ajouter à cette définition ? Quelqu’un qui nous reste fidèle en toutes circonstances est une des plus grandes bénédictions de la vie. Qui d’autre qu’un ami intime peut nous offrir le soutien et l’encouragement qui nous sont si nécessaires quand les fardeaux de la vie nous écrasent ? Bien entendu, Jésus est l’ami suprême, car il a donné sa vie pour ses amis (Jn 15.13).

Proverbes 18.24 souligne un point important et nous amène au-delà de la description de ce qu’est un ami :«[...] il est tel ami plus attaché qu’un frère ». L’implication est claire : L’amitié, ça commence par nous. C’est à nous d’engager des relations avec les autres et d’être pour les autres ce que nous désirons qu’ils soient pour nous. N’oublions donc pas que pour avoir un ami, il faut en être un ! - R.W.D.

L’amitié se trouve rarement ; elle se construit. - Wentworth

*****

20 février  •  Lisez > 2 Pierre 1.1-8

Le fruit spirituel

Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ.
2 Pierre 1.8


Un jour, Billy Graham a raconté la conversion de H. C. Morrison, fondateur d’un séminaire théologique. À l’époque, Morrison était un ouvrier agricole et, un jour qu’il labourait dans un champ, il a aperçu un prédicateur méthodiste qui s’approchait à cheval.

Morrison connaissait bien le vieil homme de Dieu, qui était rempli de grâce, et en regardant le vieux saint passer, une profonde conviction de péché l’a envahi et il est tombé à genoux. Et là, seul au beau milieu des sillons du champ, il a donné sa vie à Dieu.

En terminant son récit, Billy Graham a fait la prière fervente suivante : « Seigneur, fais de moi un saint homme ».

SaintAugustin a dit : « Voulez-vous être grand ? Alors commencez par être ». La grandeur véritable et durable ne vient-elle pas, en effet, de ce que nous sommes ? Même si nous semblons ne rien faire du tout, tout ce que nous faisons peut être valable si notre vie épouse la grâce de Dieu. Même si nous sommes retirés du monde à cause de la vieillesse, de la maladie ou de l’isolement, nous pouvons encore porter du fruit. Êtes-vous confiné au lit ou obligé de rester à la maison ? Alors sachez que votre vie sainte peut encore porter du fruit.

Toutefois, cela n’est possible que si nous demeurons en communion étroite avec Jésus (Jn 15.1-11), car ce n’est qu’alors que nous portons du fruit qui « demeure » (v. 16). - D.H.R.

Le témoignage le plus puissant est celui d’une vie sainte.

*****

21 février  •  Lisez > Actes 12.1-16

Vous pouvez toujours prier 

Du sein de la détresse j’ai invoqué l’Éternel : l’Éternel m’a exaucé [...].
Psaume 118.5


La jeune mère cria à la missionnaire : « Venez vite ! Mon bébé va mourir ! ». Gale Fields était en Irian Jaya pour aider son mari à traduire la Bible en orya, une langue tribale, mais ils apportaient aussi une aide médicale chaque fois que c’était possible. Gale regarda donc l’enfant atteint de malaria et se rendit compte qu’elle n’avait pas le bon médicament pour soigner l’enfant.

« Je suis désolée, dit-elle à la mère, je n’ai pas de médicament pour des bébés aussi petits ». Puis, elle ajouta : « Mais je pourrais prier pour lui cependant ».

« Oui, tout ce qui pourrait aider mon bébé », répondit la mère.

Gale pria pour le bébé et rentra chez elle avec un sentiment d’impuissance. Peu de temps après, elle entendit à nouveau la mère crier : « Gale, venez vite voir mon bébé ! »

S’attendant au pire, Gale s’approcha du bébé, mais cette fois-ci, elle remarqua une amélioration. La fièvre pernicieuse avait disparu. Plus tard, Gale dit : « Pas étonnant que les chrétiens de cette tribu aient appris à prier, car ils savent que Dieu exauce les prières ».

Les premiers chrétiens ont prié pour que Pierre soit libéré de prison et ont ensuite été « étonnés » quand Dieu les a exaucés (Ac 12.16). Nous réagissons de la même façon, mais nous ne devrions pas être étonnés quand Dieu exauce nos prières, car nous ne devons pas oublier que sa puissance est grande et ses ressources inépuisables. - j.d.b.

Sur terre, la position la plus puissante, 
c’est à genoux devant le Seigneur de l’univers.

*****

22 février  •  Lisez > Matthieu 25.31-46

Traité comme un roi

[...] j’étais étranger, et vous m’avez recueilli.
Matthieu 25.35


Le roi Abdullah, qui règne sur la Jordanie depuis 1999, se déguise pour sortir du palais et fréquenter des lieux publics. Son but est de s’entre- tenir avec des gens ordinaires pour découvrir ce qu’ils pensent et voir comment les fonctionnaires traitent son peuple. Il a ainsi visité des hôpi- taux et des bureaux du gouvernement pour apprendre quelle sorte de service on y offre.

Le roi a eu cette idée pendant son séjour à New York, où il s’est déguisé pour pouvoir quitter son hôtel sans être assailli par les foules. Ensuite, il a décidé d’essayer d’en faire autant dans son propre pays et a constaté qu’une fois cette pratique entamée, les fonctionnaires et les employés des hôpitaux ont commencé à traiter tout le monde comme des rois.

Quand Jésus reviendra comme Roi, il jugera les nations (Mt 25.31-46), et ce jugement se fera en fonction de la manière dont les gens l’auront traité quand il aura eu faim et soif, et quand il aura été étranger, nu, malade ou emprisonné. Ceux qui seront jugés lui demanderont quand ils l’ont vu dans ces situations, et Jésus leur dira : « [...] toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites » (v. 40).

Puisque chaque être humain est créé à l’image de Dieu et puisque Jésus, par ses paroles et son exemple, nous a enseigné qu’il accorde beaucoup d’importance à la manière dont nous traitons les autres, nous devrions traiter tout le monde avec douceur et compassion. Traitons-les même comme des rois ! - d.c.e.

Nous n’aimons Christ que dans la mesure
où nous aimons notre prochain.

*****

23 février  •  Lisez > 1 Corinthiens 9.11-23

Pire que la mort

[...] j’aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire.
1 Corinthiens 9.15


L’apôtre Paul a dit qu’il préférerait mourir plutôt que de donner l’impression qu’il avait servi le Seigneur pour de l’argent. C’est pourquoi il a subvenu à ses besoins  lorsqu’il prêchait à Corinthe, car tout ce qui pouvait entacher son témoignage pour Christ était pour lui pire que la mort.

Dans  les  siècles  qui ont  suivi, beaucoup ont été animés de la même conviction et l’ont prouvé en mourant comme martyrs plutôt qu’en reniant leur  Seigneur. La  plupart d’entre nous n’auront pas à faire face à un ultimatum les obligeant à choisir entre « renier Christ ou mourir », mais notre style de vie doit refléter le fait que nous  croyons que  certaines choses sont pires que la mort.

En 1951, la veille du jour de l’an, j’ai été profondément impressionné en lisant ce que Paul dit dans Philippiens 1.20, à savoir que son espoir suprême était de n’avoir honte « de rien ». Son unique espoir n’était pas d’être libéré de prison, mais que Christ soit magnifié dans son corps, « soit par [sa] vie, soit par [sa] mort ». J’ai aussi été frappé par l’assurance avec laquelle il déclarait : « [...] car Christ est ma vie, et mourir m’est un gain» (v. 21). Depuis cette soirée, j’ai souvent dit au Seigneur que je préférerais mourir que de faire quoi que ce soit pour déshonorer son nom, briser le cœur de ma femme et de ma famille ou décevoir ceux qui me respectent.

Oui, certaines choses sont pires que la mort, et déshonorer Christ en est une. - h.v.l.

Pour avoir un témoignage vivant, il faut mourir au péché.

*****

 

 24 février  •  Lisez > Matthieu 25.14-21
 

Le service spirituel

Vous savez de quelle manière [...] je me suis sans cesse conduit avec vous, servant le Seigneur en toute humilité [...].
Actes 20.18,19


Les membres de la classe supérieure brahmane en Inde ne s’abaissent jamais jusqu’à faire des tâches domestiques. Shriman Naraarayan a donc été renversé lors d’un séjour dans le centre de retraite spirituel pour hindous de Gandhi, quand on lui a assigné une tâche qui, de son point de vue, n’était pas digne de lui.

Ayant obtenu un doctorat de la London School of Economies (École d’économie de Londres), ce jeune homme s’était rendu dans ce centre pour découvrir ce que l’avenir lui réservait. Cependant, il ignorait qu’on y assignait une tâche particulière à chacun, et Shriman devait nettoyer les toilettes. Profondément offensé, il est aussitôt allé trouver Gandhi pour se plaindre : « Je détiens un doctorat. Je suis capable de faire de grandes choses. Pourquoi me faites-vous perdre mon temps et mes talents à nettoyer des toilettes ? » Et Gandhi de lui répondre : « Je sais bien que vous pouvez faire de grandes choses, mais il me reste à découvrir si vous pouvez faire de petites choses ».

Vous êtes peut-être très compétent pour servir le Seigneur Jésus d’une manière remarquable. Grâce à votre formation et à vos dons, vous êtes peut-être capable d’accomplir efficacement de grandes œuvres spirituelles, mais êtes-vous prêt à accomplir humblement des tâches ingrates s’il vous les confie ? Seriez-vous prêt à nettoyer la toilette d’un autre ou à laver ses pieds ? (Jn 13.14,15.) N’est-ce pas là ce qui caractérise le disciple obéissant ? - v.c.G.

Êtes-vous grand au point de devenir assez petit pour que Dieu vous utilise ?

*****

25 février  •  Lisez > 1 Corinthiens 2.1-5

Un rappel de la croix 

Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus- Christ, et Jésus-Christ crucifié.
1 Corinthiens 2.2


Les poteaux téléphoniques jouent un rôle crucial dans les pays développés, car ils soutiennent des lignes de communication qui permettent aux gens d’enjoindre et d’en toucher d’autres dans presque tous les coins du globe. De plus, dans bien des quartiers, les poteaux téléphoniques portent les fils électriques qui per- mettent aux gens de s’éclairer et d’utiliser divers appareils.

Pensez à ces poteaux et à la grande forêt qu’ils forment le long des routes. Quelle est leur forme ? Ils ressemblent à une croix, n’est-ce pas ?

En regardant le poteau devant ma maison, je me suis rappelé la croix toute rude de Christ. Avez-vous pensé aux « lignes » de communication et à la puissance qu’elle porte ? N’est-ce pas à cause de cette croix que Dieu écoute les prières de tout croyant sur la face de la terre ? Et n’est-ce pas à cause du sang que Jésus a versé sur cette croix pour l’humanité perdue que les chrétiens désirent ardemment joindre et toucher les autres avec le message de l’Évangile ?

Pour l’apôtre Paul, la croix était tout. Il n’avait qu’un message quand il a écrit aux croyants de Corinthe : « Jésus- Christ, et Jésus-Christ crucifié ». Le Calvaire était au cœur du message de Paul et constituait le fondement de sa puissance.

La prochaine fois que vous verrez un poteau téléphonique, pensez à la croix de Christ et à tout ce qu’elle signifie pour vous. - M.R.D.

Rien n’exprime mieux l’amour de Dieu que la croix. 

*****

26 février  •  Lisez > Psaume 25.4-15

La direction d’en haut

Éternel ! fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers.
Psaume 25.4


Le système de positionnement global (GPS) est en train de changer la façon dont nous travaillons, voyageons et jouons, car à l’aide de signaux émis par de multiples satellites, un récepteur GPS peu coûteux peut calculer votre position n’importe où dans le monde. Or, cette information peut aider un randonneur égaré à retrouver son camp, un conducteur à situer une maison dans une ville qu’il ne connaît pas, ou un bateau de pêcheurs à retrouver le site d’une grosse prise. Dans un sens bien réel, c’est une « direction qui vient d’en haut ».

Cependant, ce système aide seule- ment ceux qui croient l’information qu’il donne et qui agissent en conséquence. Qu’arriverait-il si quelqu’un, en voyant l’affichage du GPS, disait : « C’est impossible que je sois là où il dit que je suis »? À quoi cela servirait-il si quelqu’un éteignait l’appareil, le fourrait dans sa poche et s’en allait en disant : « Je sais que je me dirige vers l’est, même si ce truc dit que je m’en vais vers le sud » ?

De même, la direction que Dieu offre au moyen de la Bible ne profite qu’à ceux qui croient sa Parole et qui y obéissent. Voilà pourquoi le psalmiste a écrit : « Il conduit les humbles dans la justice, il enseigne aux humbles sa voie. Tous les sentiers de l’Éternel sont miséricorde et fidélité, pour ceux qui gardent son alliance et ses commandements » (Ps 25.9,10).

N’oubliez pas que la direction d’en haut est promise à tous ceux qui acceptent la Parole de Dieu et qui suivent ses instructions. - d.c.m.

Il ne suffit pas de savoir « où nous sommes » ;
il faut aussi savoir « où nous allons ».

*****

27 février  •  Lisez > Ephésiens 5.1-16

Vérifiez votre travail

Prenez donc garde afin de vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des sages.
Ephésiens 5.15


Je deviens assez bon en maths, et c’est parce que chaque jour mon fils et moi avons une petite session de maths ensemble. Il fait ses 30 problèmes de math du secondaire, et je l’aide à les vérifier. Parfois, il arrive même qu’ils soient tous justes.

Quand je vérifie les maths de mon fils, je remarque qu’il comprend comment résoudre ses problèmes. En fait, dans certains domaines, il est meilleur que moi. Cependant, il lui arrive parfois, en dépit du fait qu’il sait comment résoudre le problème, d’avoir la mauvaise réponse parce qu’il est un peu distrait en utilisant la bonne formule ou parce qu’il ne vérifie pas attentivement sa réponse.

Ne sommes-nous pas tous un peu comme ça dans notre vie chrétienne ? Nous savons ce que nous devrions faire et nous comprenons bien comment il faut vivre la vie chrétienne, mais il nous arrive parfois d’être distraits ou paresseux. Nous pouvons faire mieux, mais nous ratons le but.

Par exemple, nous savons que nous ne devons pas faire de commérages, mais avant de nous en rendre compte, nous critiquons un autre chrétien. Ou encore : nous savons que Dieu veut que nous gardions notre esprit et notre cœur purs, mais nous nous laissons aller à regarder une émission de télévision ou un film qui n’est pas édifiant.

C’est vrai, n’est-ce pas ? Il nous arrive de nous relâcher dans notre façon de vivre pour Dieu. Soyons donc plus vigilants et veillons plus étroitement sur notre marche chrétienne (Ep 5.15) ! Assurons-nous que nous faisons du travail de qualité pour notre Père céleste. - j.d.b.

Donnez tout pour Jésus, car il a tout donné pour vous.

*****

28 février  •  Lisez > Luc 9.18-25

Le véritable renoncement

Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.
Luc 9.23b


Le Carême est une période de 40 jours avant Pâques (excluant les dimanches). Pour bien des gens, il commémore le jeûne de Jésus dans le désert, en sorte que chaque année pendant le Carême ils « renoncent à quelque chose », comme les friandises ou la télévision. Cela peut engendrer des bénédictions spirituelles, mais renoncer à quelque chose n’est pas la même chose que renoncer à soi-même. Dans Luc 9.23, Jésus parle de ce deuxième type de renoncement.

On peut diviser ce verset en trois parties. Premièrement, dans la proposition « Si quelqu’un veut venir après moi », le verbe « veut » indique que Jésus s’adresse uniquement à des disciples sincères. Deuxièmement, la proposition « qu’il renonce à lui- même » implique qu’on doit renoncer à sa volonté propre et à ses voies égoïstes. Et troisièmement, dans la proposition « qu’il se charge chaque jour de sa croix », les mots « chaque jour » montrent qu’il faut continuellement mourir à soi-même.

Il est plus facile de donner des choses que de se donner soi- même. Cependant, Jésus s’est donné lui-même, et nous devons en faire autant. Or, à ceux qui renoncent à eux-mêmes en le servant dans l’obéissance, il a fait la promesse suivante : « [...] celui qui la perdra [sa vie] à cause de moi la sauvera » (v. 24). À sa question : « Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il se détruisait ou se perdait lui-même ? », nous sommes donc appelés à répondre : « Cela ne lui servirait de rien ! » Et pour montrer que nous croyons cela, nous devons renoncer à nous-mêmes et suivre Christ. - j.e.y.

En vivant pour nous-mêmes, nous mourons ;
en mourant à nous-mêmes, nous vivons.

*****

29 février  •  Lisez > Jean 13.1-15

Mets ton tablier 

Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité.
1 Pierre 5.5


L’orgueil est le plus subtil des péchés, car il s’insinue en nous quand nous nous y attendons le moins. En fait, il est dangereux parce qu’il se nourrit des bonnes choses que nous faisons. Si nous sommes généreux, nous ne pouvons pas nous empêcher d’en éprouver une certaine satisfaction personnelle. Si nous aidons quelqu’un, nous nous en félicitons. Nous pouvons même être orgueilleux d’être en train de vaincre l’orgueil !

Dans le verset d’aujourd’hui, Pierre donne l’antidote à l’orgueil : « Et tous, [...] revêtez-vous d’humilité ». Littéralement, cela signifie « revêtez le tablier du serviteur ». Notre attitude devrait être caractérisée par le désir de servir.

J’ai vu cela dans la vie du pasteur de l’Église où j’ai été sauvé en tant que jeune homme. Il s’identifiait tellement à l’assemblée et la servait tellement bien que certaines personnes de la communauté étaient étonnées d’apprendre qu’il était pasteur. S’il y avait de la construction à faire, il revêtait son tablier de charpentier et maniait un marteau. Si on devait peindre, il revêtait ses habits de peintre et brandissait un pinceau. Si on devait faire du ciment, il revêtait des bottes et saisissait une truelle. Si on transportait de la terre, il mettait ses gants et faisait sa part.

Mon pasteur avait bien des raisons de s’enorgueillir, mais il ne le savait pas, car il était trop occupé à servir son assemblée. Il nous a enseigné ce que cela signifie d’être revêtu d’humilité, et je suis certain qu’il l’a appris de Christ, qui a lavé les pieds de ses disciples. - d.c.e.

Nul vêtement ne convient davantage au chrétien que celui de l’humilité.

*****

 

 

 

Jean11.25-26

2500-inscrits-w

np-mai-acceuil-w