npq méditations inspirantes et motivantes au fil des jours w

 

08 np aout 2017 w

 

1er Août • Lisez > Colossiens 1.15-23

Comment avoir La paix

[Nous] avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ.

Romains 5.1

La Chapelle de Kamppi (ou du silence) à Helsinki, en Finlande, se découpe du paysage urbain. La structure toute en courbes et revêtue de bois étouffe les bruits provenant de la ville bourdonnante d’activité à l’extérieur. On a créé cette chapelle comme lieu silencieux et «milieu tranquille permettant aux visiteurs d’y retrouver leur calme». Dans ce refuge accueillant, il est possible d’échapper au brouhaha de la vie citadine.

Beaucoup de gens aspirent à la paix, et quelques minutes de silence peuvent apaiser leur esprit. La Bible enseigne toutefois que la paix véritable - celle de Dieu - provient du Fils. L’apôtre Paul a dit: «Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ» (Ro 5.1). Sans Christ, nous sommes les ennemis de Dieu à cause de nos péchés. Heureusement, le fait d’accepter le sacrifice de Jésus en notre faveur nous réconcilie avec Dieu et met fin à notre hostilité envers lui (Col 1.19-21). Il nous voit donc tels que Christ nous présente à lui «[Saints], sans défaut et sans reproche» (v. 22).

Être en paix avec Dieu ne nous garantit pas une vie sans problèmes, mais nous tranquillise durant les périodes éprouvantes. Jésus a dit à ses disciples: «Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi », mais « [vous] aurez des tribulations dans le monde»
(Jn 16.33). Grâce à Christ, la paix véritable de Dieu peut nous remplir le cœur (Col 3.15). — Jennifer Benson Schuldt

Lorsque Christ règne sur le coeur, la paix envahit l’âme.

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2 Août • Lisez > Romains 5.1-11

Le grand cœur de Dieu

[Regardez] comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés. 

Jacques 1.2

Roger a vécu beaucoup d’épreuves. Il a subi une opération à cœur ouvert visant à réparer une valve qui fuyait. Seulement quelques semaines plus tard, les médecins ont dû refaire l’opération à cause de complications. Il venait d’amorcer sa convalescence en physiothérapie lorsqu’il a eu un accident de vélo et qu’il s’est cassé la clavicule. En plus, Roger a vécu la perte tragique de sa mère durant ce temps-là. Il est donc devenu très découragé. Lorsqu’un ami lui a demandé s’il avait vu Dieu à l’œuvre dans une petite chose ou une autre, il a avoué qu’il ne l’avait réellement pas vu.

L’honnêteté de Roger me plaît. Les sentiments de découragement et de doute font aussi partie de ma vie. Dans l’épître aux Romains, l’apôtre Paul dit: «Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance» (5.3,4). Cela ne veut toutefois pas dire que nous éprouvions toujours de la joie. Il se peut que nous ayons simplement besoin qu’une personne s’assoie avec nous pour nous écouter lui ouvrir notre coeur ou de parler à Dieu. Il arrive parfois que nous devions regarder en arrière afin de revoir la situation pour remarquer combien notre foi a grandi durant une période d’épreuves et de doutes.

Le fait de savoir que Dieu désire utiliser nos difficultés pour affermir notre foi peut nous aider à mettre notre confiance en son grand cœur rempli d’amour pour nous. — Anne Cetas

Afin d’approfondir notre foi en lui, il se peut que Dieu nous conduise en eaux troubles.

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3 Août • Lisez > Romains 6.16-23

Au bord

[Quiconque] se livre au péché est esclave du péché.
Jean 8.34

Il existe un tunnel de lave souterrain au sud de Kuna, dans l’Idaho, qui a gagné une certaine notoriété auprès des gens de la région. Si je ne m’abuse, il a pour seule entrée un puits béant plongeant tout droit dans les ténèbres. Il y a quelques années, je me suis tenu au bord de ce puits et j’y ai plongé le regard. Me sentant poussé à m’aventurer plus près, j’ai presque perdu l’équilibre. Pris de terreur, j’ai reculé aussitôt.

Le péché pique lui aussi notre curiosité. Il arrive souvent que des hommes et des femmes s’en approchent trop, perdent pied et tombent dans les ténèbres. Ils ont détruit leur famille, leur réputation et leur carrière en se livrant à l’adultère, qui a commencé par un «simple» flirt, mais qui s’est mué en pensées et en actions. En revenant sur le passé, ils déclarent presque invariablement: «je n’aurais jamais cru en arriver là.»

Nous croyons pouvoir flirter avec la tentation, nous approcher le plus près possible du bord et nous en éloigner ensuite, mais nous nous leurrons. Nous savons qu’une certaine action est répréhensible, mais nous jouons malgré tout avec elle. Puis, inévitablement, des perversions plus profondes et plus sombres nous attirent, comme Jésus l’a exprimé en termes simples «[Quiconque] se livre au péché est esclave du péché» (Jn 834). Puis, voyant notre besoin de Dieu, nous prions comme David: «Garde aussi ton serviteur des pensées d’orgueil , qu’elles n’aient sur moi pas la moindre emprise !» (Ps 19.14, Semeur.) — David H. Roper

La grande chute s’amorce par un petit faux pas.

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4 Août • Lisez > Proverbes 26.1-12

La sagesse d’Internet

Le charbon produit un brasier, et le bois du feu; ainsi un homme querelleur échauffe une dispute.
Proverbes 26.21

Si vous allez au bas de bon nombre de sites Web consacrés aux actualités, vous y trouverez l’option «Commentaires», où les lecteurs peuvent faire des remarques. Même les sites les plus réputés reçoivent leur lot de diatribes, d’insultes mal informées et d’injures. Le livre des Proverbes a été colligé il y a environ 3000 ans, mais sa sagesse atemporelle est tout aussi d’actualité que les nouvelles de dernière heure. Bien que deux des proverbes du chapitre 26 semblent à première vue se contredire, ils s’appliquent parfaitement aux médias sociaux
«Ne réponds pas à l’insensé selon sa folie, de peur que tu ne lui ressembles toi-même» (v.4), puis: «Réponds à l’insensé selon sa folie, afin qu’il ne se regarde pas comme sage» (v. 5).

Dans ces deux affirmations, l’équilibre réside dans le mot «selon»: ne réponds pas comme un insensé le ferait, mais réponds de manière à éviter que sa folie passe pour de la sagesse.

L’ennui, c’est que la folie à laquelle je suis exposé est souvent la mienne. J’ai parfois affiché des commentaires sarcastiques ou retourné ceux d’une personne contre elle. Dieu déteste que je traite mes semblables avec aussi peu de respect, même lorsqu’ils se montrent eux-mêmes insensés.

Le Dieu que nous servons nous permet un grand éventail de libertés. Étant libres de choisir ce que nous dirons, ainsi que quand et comment nous le dirons, nous pouvons donc toujours faire appel à sa sagesse. — Timothy Gustafson

Que l’amour soit votre plus noble objectif.

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5 Août • Lisez > Romains 8.18-25

Maître des échecs

Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera.
2 Pierre 3.13

Au lycée, j’étais fier de savoir jouer aux échecs. Je me suis joint au club d’échecs et, à la pause du midi, on pouvait me trouver assis à une table avec d’autres intellos à dévorer des livres portant des titres comme Classic King Pawn Openings (Ouvertures classiques avec le roi et le pion). J’ai étudié les techniques d’échecs, j’ai remporté la plupart de mes matchs, puis j’ai délaissé ce jeu pendant vingt ans. Jusqu’au jour où j’ai rencontré un très grand joueur d’échecs qui n’avait cessé de perfectionner son jeu. J’ai alors découvert ce que c’était que d’affronter un maître. Même si j’étais entièrement libre de faire les déplacements que je voulais, aucune de mes stratégies ne donnait grand-chose. Son savoir-faire supérieur lui garantissait de déjouer mes tentatives, si bien qu’elles finissaient toutes par lui servir.

Dieu nous laisse libres de nous rebeller contre ses desseins originels, mais même si nous choisissons cette voie, nous en venons à servir son but ultime de restauration (Ro 8.21,
2 Pi 3.13; Ap 21.1). Or, cela a transformé ma perception tant des bonnes que des mauvaises choses. Les bonnes (santé, talent, argent) peuvent être offertes à Dieu selon ses desseins. Les mauvaises (handicap, pauvreté, dysfonction familiale, échec) peuvent être «rachetées» afin de servir d’instruments pour se rapprocher de Dieu.

Avec le grand Maître, la victoire nous est assurée, peu importe à quoi ressemble l’échiquier de notre vie à un moment ou à un autre. — Dennis Fisher

Lorsque l’on ne voit pas la main de Dieu,
on sait malgré tout pouvoir se fier à son cœur.

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6 Août • Lisez > Jean 1.6-14

Un privilège familial

Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
Jean 1.12

Lorsque j’étais à l’école primaire au Ghana, je devais vivre dans une famille aimante et attentionnée loin de mes parents. Un jour, tous les enfants se sont rassemblés en vue d’une réunion familiale particulière, dont la première partie consistait à nous faire tous parler d’une expérience personnelle. Ensuite, cependant, lorsque seuls «les enfants biologiques» devaient être présents, on m’en a poliment exclu. C’est alors qu’une dure réalité m’a frappé je n’étais pas un « enfant de la maison ». En dépit de son amour pour moi, cette famille exigeait mon exclusion du fait que je ne faisais que vivre avec elle; je n’étais pas un membre de la famille au sens de la loi.

Or, cet incident me rappelle le passage de Jean 1.11,12. Le Fils de Dieu est venu auprès de son peuple, et celui-ci l’a rejeté. Ceux qui l’ont reçu à l’époque, et ceux qui le reçoivent de nos jours, ont reçu le droit de devenir enfants de Dieu. Au moment de notre adoption au sein de sa famille: «[l’Esprit] lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu» (Ro 8.16).

Jésus n’exclut personne que le Père a adopté. Il nous accueille plutôt à titre de membre permanent de sa famille, comme l’atteste le verset suivant: «Mais à tous ceux qui l’ont reçue [la Parole faite chair, Jésus], à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu» (Jn 1.12). — Lawrence Darmani

L’assurance du salut ne réside pas dans ce que nous connaissons,
mais en celui que nous connaissons.

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7 Août • Lisez > Philippiens 1.1-11

Critiqueurs anonymes

Et ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus.
Philippiens 1.9

A l’instar de bon nombre de gens, lorsque je lis un journal ou une revue, j’y remarque les fautes de grammaire et d’orthographe. Ce n’est pas que je cherche à y trouver des fautes, mais elles me sautent aux yeux ! Or, j’ai pour réaction initiale de critiquer la publication et les gens qui l’ont produite. «Mais pourquoi donc n’utilisent-ils pas de logiciel de correction orthographique ou ne retiennent-ils pas les services d’un relecteur ?»

Il se peut que vous viviez la même chose dans votre domaine. On dirait que plus nous en savons sur un sujet, plus nous devenons critiques des erreurs qui s’y font. Ce qui risque aussi d’altérer nos relations avec les gens.

Paul nous présente pourtant une autre façon de faire : «Et ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence» (Ph 1.9). Ce que Dieu a prévu, c’est que nous en sachions et en comprenions plus pour aimer plus. Au lieu d’entretenir un esprit critique et de prétendre ne rien remarquer ou ne pas nous en soucier, nous devrions grandir en empathie grâce à notre compréhension accrue. La compassion devrait remplacer la critique.

Au lieu de critiquer les autres, nous devrions être «remplis du fruit de justice qui est par Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu» (v. 11), comme le Seigneur nous le demande. Nous pourrions ainsi fermer les yeux sur les erreurs, taire nos critiques et aimer les gens, peu importe tout ce que nous savons à leur sujet ! — David Mccasland

L’erreur est humaine, le pardon divin. Alexander Pope

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8 Août • Lisez > Psaume 46

Imprévisible

Arrêtez, et sachez que je suis Dieu: je domine sur les nations, je domine sur la terre.
Psaume 46.11

En 2013, lors de l’Open féminin des États-Unis, la golfeuse relativement inconnue Hilary Lunke a remporté le prix le plus prestigieux du golf féminin - et s’est taillée une place de choix dans l’Histoire. Elle a non seulement gagné le US Open lors d’une finale dix-huit trous, mais encore cela a été son unique victoire professionnelle. Sa réussite étonnante et inspirante souligne le fait que l’une des choses les plus exaltantes dans le sport, c’est son imprévisibilité.

Celle de la vie n’est cependant pas toujours aussi enthousiasmante. Nous tentons de créer et de mettre au point des stratégies. Nous faisons des projets, des prévisions et des propositions au sujet de ce que nous aimerions voir se produire dans la vie, mais ils se résument souvent à de simples vœux. Nous n’avons pas la moindre idée de ce qu’une année, un mois, une semaine ou même une journée peut nous apporter. Nous prions et nous planifions donc, puis nous comptons sur le Dieu qui sait pertinemment ce que nous ne saurions prévoir. Voilà pourquoi j’aime tant la promesse faite dans Psaume 46.11 «Arrêtez, et sachez que je suis Dieu je domine sur les nations, je domine sur la terre.»

La vie est imprévisible. Il y a d’innombrables choses que je ne pourrai jamais savoir avec certitude. Ce qu’il m’est possible de savoir, par contre, c’est qu’il existe un Dieu omniscient qui m’aime profondément. Et le fait de le connaître me permet de m’arrêter, d’être en paix. — Bill Crowder

Les soins de Dieu sont la certitude que l’on injecte dans les incertitudes de la vie.

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9 Août • Lisez > Ruth 2.1-12

De la pâte dans un bol

Permettez-moi de glaner [...] entre les gerbes, derrière les moissonneurs.
Ruth 2.17

Ma fille et moi sommes d’avis que les brownies comptent au nombre des sept merveilles du monde culinaire. Un jour que nous mélangions les ingrédients de nos friandises chocolatées préférées, ma fille m’a demandé si je voulais bien laisser un peu de pâte dans le bol après en avoir versé la majorité dans le moule à cuisson. Elle voulait se délecter de ce qui resterait. Tout sourire, j’ai accepté. Puis je lui ai dit «C’est ce qu’on appelle «glaner», et ça n’a pas commencé par des brownies.»

Pendant que nous savourions les restes de notre projet culinaire, j’ai expliqué à ma fille que Ruth avait glané les épis qui restaient dans le champ pour se nourrir, elle et sa belle-mère, Naomi (Ru 2.2,3). Comme leur mari étaient morts, ces deux femmes étaient retournées dans le pays natal de Naomi. Là-bas, Ruth avait rencontré un riche propriétaire du nom de Boaz. Elle lui avait demandé: «Permettez-moi de glaner [...] entre les gerbes, derrière les moissonneurs» (v. 7). Y ayant volontiers consenti, Boaz avait donné à ses ouvriers pour instruction de veiller à laisser tomber des épis pour qu’elle puisse les ramasser (v. 16).

À l’instar de Boaz, qui s’est montré généreux envers Ruth à même l’abondance de ses champs, Dieu l’est envers nous grâce à sa propre abondance. Ses ressources sont infinies, et il laisse tomber des bénédictions pour notre bien. Il nous procure de son plein gré une nourriture physique et spirituelle. Tout ce que nous recevons de bon provient de lui. — Jennifer Benson Schuldt

Nos plus grands besoins ne sauraient excéder les immenses ressources de Dieu.

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10 Août • Lisez > Jacques 1.19-27

Je suis venu aider

Mettez en pratique la parole et ne vous bornez pas à l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.
Jacques 1.22

Les descriptions frappantes que le journaliste Jacob Riis a faites de la pauvreté dans la ville de New York du XIXe siècle ont horrifié un public complaisant en général. Son livre intitulé «How the Other Half Lives» (Comment vit l’autre moitié), une combinaison de ses écrits et de ses photographies, dépeint une image marquante au point que le public n’a plus été en mesure de nier la certitude de l’existence d’une pauvreté désespérante. Étant lui-même le troisième d’une famille de quinze enfants, Riis a pu traiter de ce sujet avec grande efficacité parce qu’il avait vécu dans ce monde d’un désespoir terrible.
Peu après la parution de son livre, il a reçu une carte d’un jeune homme étant à l’aube de sa carrière politique. On pouvait y lire tout simplement: «J’ai lu votre livre, et je suis venu offrir mon aide. Theodore Roosevelt.» (Ce politicien est devenu par la suite président des États-Unis.)

La foi véritable nous pousse à répondre aux besoins des autres, selon Jacques (1.19-27). Puisse notre cœur être ému de compassion au point de nous faire passer de l’inaction à l’action, des paroles seules aux actes qui les étayent. Les gestes empreints de compassion servent non seulement à venir en aide à ceux qui sont embourbés dans les difficultés de la vie, mais peuvent aussi rendre les gens réceptifs au message plus grand de notre Sauveur, qui voit leurs besoins et qui peut faire tellement plus pour eux. — Randy K. Kilgore

Les gens sauront ce que signifie «Dieu est amour»
lorsqu’ils le verront en action dans notre vie.

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11 Août • Lisez > Jean 16.1-11

Débits et crédits

Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde.
Jean 6.33

Lorsque mon mari donnait un cours de comptabilité dans un collège de la région, j’ai passé un des examens juste pour voir si je réussirais dans ce domaine. Mes résultats ont toutefois laissé à désirer. J’ai mal répondu à toutes les questions. Or, mon échec s’explique par le fait que je me suis appuyée au début sur une mauvaise compréhension d’un certain concept bancaire de base. J’inversais les débits et les crédits.

Il nous arrive aussi parfois de confondre débits et crédits (au sens de mérite) dans le domaine spirituel. En reprochant à Satan tout ce qui va mal - ex.: le mauvais temps, une imprimante défectueuse, des ennuis financiers - nous lui accordons un mérite qui ne lui revient pas, car nous lui attribuons à tort le pouvoir de déterminer notre qualité de vie. Satan est limité dans le temps et l’espace. Avant de nous faire quoi que ce soit, il doit toujours en demander l’autorisation à Dieu (Job 1.12; Lu 22,31).

Reste qu’à titre de père du mensonge et de prince de ce monde (Jn 8.44, 16.11), Satan est capable de créer de la confusion. Jésus nous avait d’ailleurs prévenus que le jour viendrait où les gens seraient confus au point de ne plus savoir différencier le bien du mal (Jn 16.2). Une prédiction qu’il a toutefois accompagnée d’une assurance « [Le] prince de ce monde est
jugé » (v. 11).

Des problèmes bousculeront notre vie, mais sans pouvoir triompher de nous. Jésus a déjà vaincu le monde.

À lui seul revient tout le mérite. — Julie Ackerman Link

Pendant que Satan accuse et sème la confusion, Dieu est aux commandes.

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12 Août • Lisez > Ésaïe 53.4-12

Un portrait de Jésus

Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.
Ésaïe 53.6

Dans" Portraits of Famous American Women " (Portraits d’Américaines Célèbres), Robert Henkes écrit «Le portrait ne constitue pas une photographie, pas plus qu’un reflet de miroir.» Allant au-delà de l’apparence, le portrait sonde les profondeurs émotionnelles de l’âme humaine. Par un portrait, le véritable artiste tente «de rendre ce qu’une personne est en réalité».

Au fil des siècles, on a peint de nombreux portraits de Jésus. Il se peut que vous en ayez vu certains dans une église ou un musée des beaux arts, ou encore que vous en ayez un sous votre toit. Aucun d’entre eux n’est un vrai portrait, bien entendu, puisque nous ne possédons aucune photographie ni aucun reflet de miroir nous indiquant quelle était l’apparence physique de notre Seigneur. Par contre, Ésaïe 53 trace de lui un portrait littéraire magnifique. Cette description inspirée de Dieu rend avec des détails frappants ce qu’il est réellement «Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées [...] il était blessé pour nos péchés» (v.4,5).

Ce passage nous permet de lire l’amour, la tristesse, l’angoisse et la douleur sur le visage de Jésus. Pourtant, aucune accusation ni condamnation n’a franchi ses lèvres. Il n’a commis aucun péché pour l’accabler, seulement les nôtres à porter. Et en son for intérieur, il sait qu’«[à] cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards» (v. 11).

Quel beau portrait de notre Sauveur ! — David Mccasland

Dieu a manifesté son amour en s’incarnant.

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13 Août • Lisez > 2 Thessaloniciens 2.13-17

Encore ? Ah ! non

Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

2 Thessaloniciens 2.13

En lisant le texto sur mon téléphone cellulaire, j’ai commencé à sentir ma température monter et mon sang bouillir. J’étais à un cheveu de répliquer par un message méchant lorsqu’une voix intérieure m’a conseillé de me calmer et d’attendre pour y répondre. Le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil, le message qui m’avait tant énervée m’est apparu vraiment insignifiant. J’avais exagéré les choses parce que je refusais de faire passer les intérêts d’une autre personne avant les miens. Je ne voulais pas me donner la peine de venir en aide à quelqu’un.

Malheureusement, je suis tentée de réagir avec colère plus souvent que je n’aimerais l’admettre. Je me dois continuellement de mettre en pratique les vérités bibliques, comme celles-ci. «Si vous vous mettez en colère, ne péchez point» (Ép 4.26) et: «Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres» (Ph 2.4).

Heureusement, Dieu nous a envoyé son Esprit, qui nous aidera à remporter la victoire dans nos combats contre le péché en nous. Les apôtres Paul et Pierre appelaient ce processus: «[La] sanctification de l’Esprit » (2Th 2.13; 1 Pi 1.2). Sans la puissance du Seigneur, nous sommes sans défense et voués à la défaite; mais avec sa puissance, il nous est possible d’obtenir la victoire. — Poh Fang Chia

La croissance du saint est l’œuvre de toute une vie.

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14 Août • Lisez > Jean 9.1-7

Einstein et Jésus

Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde. 

Jean 8.12

Nous ne nous rappelons pas Albert Einstein uniquement pour sa chevelure ébouriffée, ses grands yeux et son charme plein d’esprit. Nous le connaissons aussi comme le génie et le physicien qui a changé notre conception du monde. Sa célèbre formule E=mc2 a révolutionné la pensée scientifique et nous a fait entrer dans l’ère nucléaire. Selon sa «théorie de la relativité», il s’est tenu pour raisonnement qu’étant donné que tout dans l’univers est en mouvement, toute connaissance est une question de perspective. Il croyait que la vitesse de la lumière était la seule constante selon laquelle on pouvait mesurer l’espace, le temps et la masse physique.

Bien longtemps avant Einstein, Jésus a parlé du rôle que joue la lumière dans notre compréhension du monde, mais selon une perspective différente. Pour appuyer sa déclaration selon laquelle il est la lumière du monde (Jn 8.12), Jésus a guéri un homme aveugle de naissance (9.6). Lorsque les pharisiens ont accusé Christ d’être un pécheur, cet homme reconnaissant a dit: «S’il est un pécheur, je ne sais; je sais une chose, c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois » (v. 25).

Même si les idées d’Einstein se sont avérées par la suite difficiles à prouver, reste que la véracité des affirmations de Jésus peut l’être. Nous pouvons passer du temps avec Christ dans les Évangiles, l’inviter à faire partie de notre quotidien, voir nous-mêmes qu’il peut changer notre perspective de toutes choses. — Mart Dehaan

On ne peut vivre dans l’amour de Christ qu’en marchant dans sa lumière.

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15 Août • Lisez > Romains 15.1-7

La fille qui les saluait

Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.

Romains 15.7

Vers la fin des années 1800 et le début des années 1900, le port de Savannah, en Géorgie, accueillait les navires qui y entraient de façon particulière par Florence Martus, alias «la fille qui les saluait». Pendant 44 ans, Florence a accueilli les grands bâtiments provenant des quatre coins du monde, en agitant un mouchoir de jour et une lanterne de nuit. Aujourd’hui, une statue de Florence et de son fidèle chien, érigée dans le parc Morrell de Savannah, accueille en permanence les bateaux entrants.

Il y a dans un accueil chaleureux quelque chose qui évoque l’acceptation. Dans Romains 15.7, Paul exhorte ainsi ses lecteurs «Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis». L’apôtre voit dans ce verset la façon dont il convient de se traiter réciproquement en tant que disciples de Christ, puisque dans les versets 5 et 6, il les encourage à vivre en harmonie entre eux. Le secret consiste à «avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ, afin que tous ensemble, d’une seule bouche, [nous glorifiions] le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ».

Notre acceptation des autres croyants en Christ ne fait pas que démontrer l’amour que nous avons les uns pour les autres, mais elle reflète aussi le grand amour de celui qui nous a accueillis pour l’éternité au sein de sa famille. — Bill Crowder

Plus les croyants se rapprochent de Christ, plus ils se rapprochent les uns des autres.

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16 Août • Lisez > Ésaïe 25.1-9

Une aide silencieuse

[Je] célébrerai ton nom, car tu as fait des choses merveilleuses.
Ésaïe 25.1

La découverte de la pénicilline a révolutionné la médecine. Avant les années 1940, les infections bactériennes étaient souvent fatales. Depuis, la pénicilline a sauvé d’innombrables vies en tuant des bactéries nuisibles. Les hommes qui en ont reconnu le potentiel et qui l’ont mise au point, en vue de son usage généralisé, ont gagné un prix Nobel en 1945.

Bien longtemps avant la découverte de la pénicilline, d’autres tueurs silencieux travaillaient à sauver des vies en détruisant des bactéries: les globules blancs. Ces travailleurs acharnés sont le moyen par lequel Dieu nous protège contre les maladies. Personne ne sait combien d’invasions ils ont stoppées et combien de vies ils ont préservées. Ils reçoivent pourtant peu de reconnaissance pour tout le bien qu’ils font.

Le Seigneur a malheureusement droit à la même ingratitude. On lui reproche souvent ce qui va mal, mais on lui accorde rarement le mérite de tout ce qui va bien. Chaque jour, les gens se lèvent, s’habillent, se rendent au travail, à l’école ou à l’épicerie et rentrent sains et saufs à la maison auprès de leur famille. Personne ne sait jamais combien de fois Dieu a empêché qu’il lui arrive quelque chose. Reste que lorsqu’une tragédie survient, nous nous demandons: «Mais où était donc Dieu ?»

Quand je considère toutes les choses merveilleuses que Dieu accomplit silencieusement chaque jour en ma faveur (És 25.1), je vois que ma liste d’éloges est bien plus longue que ma liste de requêtes. — Julie Ackerman Link

Dieu ne cesse de nous donner des raisons de le louer.

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17 Août • Lisez > Jean 6.22-34

Cuisiner avec Jess

Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle.
Jean 6.27

Un matin que Lilia se préparait à travailler, Jess, sa fillette de quatre ans, s’est mise au travail elle aussi. La famille avait acheté un grille-pain à convoyeur, et l’idée de passer des tranches de pain au petit four fascinait Jess. Quelques minutes plus tard, Lilia a découvert l’équivalent d’une miche et demie de pain tranché et grillé empilé sur le comptoir. «Je suis une excellente boulangère !», de déclarer Jess.

Il n’y a rien de miraculeux dans le fait qu’une fillette curieuse transforme du pain nature en pain grillé. Par contre, lorsque Jésus a transformé les cinq miches et les deux poissons d’un garçon en un repas pouvant nourrir des milliers de gens, la foule autour de lui a voulu le sacrer roi en reconnaissant le miraculeux de l’événement dont elle était témoin
(voir Jn 6.1-15).

Bien entendu, comme son royaume «n’est pas de ce monde» (Jn 18.36), Jésus est parti. Lorsque la foule l’a retrouvé le lendemain, Christ a souligné une faille dans sa motivation: «[Vous] me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés» (6.26). Elle croyait à tort que le «Roi» Jésus lui remplirait le ventre et apporterait la liberté à son peuple, mais il lui a conseillé ceci: «Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle» (v. 27).

Une perception terre-à-terre nous amènera à voir en Jésus le moyen de parvenir à nos fins, alors qu’il est, en réalité, notre Pain de vie. — Timo Gustafson

Cherchez d’abord le royaume de Dieu, et toutes ces choses vous seront données en plus.

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18 Août • Lisez > Philippiens 2.1-11

Assiégés

Qu chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.
Philippiens 2.1-11

Durant La guerre de Bosnie (1992-1996), plus de dix mille personnes - civils et soldats - ont perdu la vie dans la ville de Sarajevo sous une pluie de balles et de mortiers provenant des collines avoisinantes. Le roman captivant de Steven Galloway intitulé «Le Violoncelliste de Sarajevo» s’y déroule, durant le plus long siège qu’une capitale ait eu à subir de toute l’histoire des guerres. Ce livre décrit trois personnages fictifs qui doivent décider s’ils s’absorberont complètement dans leur lutte pour leur survie ou s’ils trouveront le moyen de s’élever au-dessus de leur situation paralysante afin de tenir compte des intérêts des autres durant une période de grande adversité.

Depuis une prison de Rome, Paul a écrit ceci aux chrétiens de Philippes: «Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres» (Ph 2.4). Paul a cité Jésus en exemple exceptionnel d’une personne centrée avec altruisme sur les autres: «Jésus-Christ: existant en forme de Dieu [...] s’est dépouillé lui-même [...] s’est humilité lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix» (v. 5-8). Au lieu de rechercher la sympathie des gens, Jésus a donné tout ce qu’il avait pour nous sauver de la tyrannie du péché.

Comme disciples de Jésus, nous avons pour défi de toujours voir les choses comme il les voit et de répondre aux besoins des autres par sa force, même si nous sommes nous-mêmes dans le creux de la vague. — David Mccasland

Le secret pour aimer les autres consiste à accueillir l’amour que Dieu a pour nous.

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19 Août • Lisez > Exode 31.1-12

Refléter la gloire de Dieu

Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains.
Psaume 19.2

Li Tang, artiste chinois du XIIe siècle, peignait des paysages égayés de gens, d’oiseaux et de buffles. En raison du génie avec lequel il produisait de délicats dessins sur soie, Li Tang est considéré comme un maître de l’art du paysage chinois. Or, depuis des siècles, des artistes du monde entier dépeignent ce qu’ils voient dans la galerie d’art de la création de Dieu: «Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains» (Ps 19.2). La Bible nous dit que notre créativité humaine nous vient du fait d’avoir été créés à l’image du Maître Créateur (Ge 1.27).

Dieu a choisi des artistes qui travaillaient le bois, l’or, l’argent, le bronze et les pierres précieuses pour fabriquer les meubles, les ustensiles, les autels et les vêtements devant servir lors des cultes que les Israélites de l’Antiquité rendaient à l’Éternel dans le Tabernacle (Ex 31.1-12). Ces œuvres d’art illustrant des réalités spirituelles ont inspiré et guidé les sacrificateurs et le peuple dans leur adoration du Seigneur qui les avait appelés à devenir son peuple.

Par de nombreuses expressions artistiques, nous reflétons la beauté de la création et nous honorons le Créateur et Rédempteur du monde merveilleux dans lequel nous vivons. — H.Dennis Fisher

Nous avons été créés pour rendre gloire à Dieu.

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20 Août • Lisez > Luc 10.30-37

Qui est mon prochain ?

Va, et toi, fais de même.
Luc 10.37

Marie aimait les réunions de mi-semaine de son Église, lors desquelles plusieurs de ses amis et elle s’assemblaient pour prier, adorer et aborder des questions relatives au sermon de la semaine précédente. Cette semaine-là, ils allaient discuter de la différence qui existe entre
« aller à l’église » et «être l’Église» au sein d’un monde qui souffre. Elle attendait avec impatience de voir ses amis et de prendre part à une discussion animée.

En prenant ses clés de voiture, elle a entendu sonner à sa porte. «Je suis vraiment désolée de vous déranger, mais seriez-vous libre ce matin ?» lui dit Sue. Marie s’apprêtait à répondre à sa voisine quand celle-ci a poursuivi en disant «Je dois amener ma voiture au garage. Normalement, je rentrerais à pied ou à vélo, mais comme je me suis blessée au dos, je ne peux faire ni l’un ni l’autre en ce moment.» Après avoir hésité une fraction de seconde et en lui souriant, Marie lui a répondu. «Bien sûr.»

Marie ne connaissait sa voisine que de vue, mais durant le trajet de retour, elle a appris que le mari de Sue menait un combat contre la démence et que Sue était épuisée à force de prendre soin de lui. Elle l’a écoutée, a sympathisé avec elle et lui a promis de prier pour eux. Elle lui a également offert de lui venir en aide de toutes les façons possibles.

Marie ne s’est pas rendue à l’église ce matin-là pour parler de sa foi. Elle a plutôt apporté un petit peu de l’amour de Jésus à sa voisine, qui se trouvait dans une situation pénible.— Marion Stroud

C’est dans les actions que la foi authentique se voit.

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21 Août • Lisez > 1 Rois 19.19-21

Continuer avec Christ

Car celui qui [...] la perdra [sa vie] à cause de moi la trouvera.
Matthieu 16.25

Lorsque j’étais enfant, ma semaine d’été préférée était celle que je passais dans une colonie de vacances chrétienne. À la fin de la semaine, je m’assoyais coude à coude avec des amis devant un énorme feu de joie. Assis là, nous discutions de ce que chacun avait appris au sujet de Dieu et de la Bible, et nous chantions, je me souviens encore que l’une de ces chansons portait sur la nécessité de prendre la décision de suivre Jésus. Son refrain contenait la une expression importante «Aucun retour possible».

Quand Élisée a décidé de suivre le prophète Élie, il a fait une chose incroyable qui lui a rendu difficile, voire impossible, tout retour à son ancien métier de fermier. Après être rentré chez lui et avoir été reçu à un banquet d’adieu, Élisée «revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice» 1 R 19.21). Tournant le dos à son mode de vie, il a brûlé son équipement de labourage. Il a fait rôtir de la viande fraîchement coupée sur les flammes et l'a donnée à manger à toutes les personnes présentes. «Puis il se leva, suivit Élie, et fut à son service» (v.21).

Nous donner à Dieu, qui mérite notre consécration, a souvent un prix. Il faut parfois prendre des décisions difficiles au sujet de nos relations, de nos finances et de notre mode de vie. Reste que rien ne saurait se comparer à ce que nous avons à gagner en continuant de marcher avec Christ. Jésus a dit «Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera» (Mt 16.25). — Jennifer Benson Schuldt

Jésus est à la recherche de disciples à temps plein.

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22 Août • Lisez > Psaumes 112

C’est ce qu’on fait

Celui qui craint l’Éternel possède un appui ferme, et ses enfants ont un refuge auprès de lui.
Proverbes 14.26

Lieutenant en second durant la Seconde Guerre mondiale, mon père a été gravement blessé lorsqu’une balle l’a atteint à la jambe tandis qu’il menait ses hommes sur la Colline 609 en Afrique du Nord. Il n’a jamais retrouvé toutes ses capacités physiques par la suite. Je suis né plusieurs années après, et quand j’étais jeune, je ne savais même pas qu’il avait été blessé. Je l’ai appris plus tard, lorsque quelqu’un me l’a dit. Même si sa jambe lui faisait continuellement mal, mon père ne s’en est jamais plaint et ne s’est jamais servi de cette excuse pour s’éviter de pourvoir aux besoins de notre famille.

Mes parents aimaient le Sauveur et nous ont appris à l’aimer, à lui faire confiance et à le servir. Dans les bonnes comme dans les mauvaises périodes, ils n’ont jamais cessé de faire confiance à Dieu, de travailler dur et de nous aimer inconditionnellement. Proverbes 14.26 dit ceci: «Celui qui craint l’Éternel possède un appui ferme, et ses enfants ont un refuge auprès de lui.» C’est ce que mon père a fait pour notre famille. En dépit des difficultés qu’il devait affronter, il nous a procuré un refuge spirituel, émotionnel et physique.

Avec l’aide de notre parfait Père céleste, qui voue un amour profond et éternel à ses enfants, nous pouvons, en tant que parents, fournir un lieu sûr à notre famille. — Dave Branon

L'amour du Père ne connaît aucune limite.

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23 Août • Lisez > Marc 6.30-32, 45-47

Éteignez tout !

Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu.
Marc 6.31

Lorsque nos enfants étaient jeunes, nous sommes tous allés rendre visite à nos grands-parents dans le nord du Wisconsin. Là-bas, la télévision ne captait pas très bien les ondes, mais comme ils n’accordaient pas une grande priorité aux émissions télévisées, cette mauvaise réception leur importait peu. Après avoir vu notre fils Scott tripoter la télévision pendant un moment, celui-ci a demandé avec contrariété «Qu’est-ce que vous faites si vous ne captez qu’une seule chaîne et vous n’aimez pas ce qu’elle présente ?»

«Tu pourrais toujours l’éteindre», lui ai-je répondu avec le sourire. Ce n’était pas tout à fait le conseil qu’il espérait obtenir. Et c’est encore plus difficile de le faire de nos jours, surtout lorsqu’il existe tant d’appareils servant à nous divertir, à nous informer et à nous distraire.

Il faut parfois simplement tout éteindre et laisser notre esprit se reposer quelque peu. Jésus s’est souvent retiré à l’écart pendant quelques instants, surtout lorsqu’il désirait prendre le temps de prier (Mt 14,13). Il encourageait les disciples à venir eux aussi à l’écart, ne serait-ce qu’un court moment (Mc 6.31). Ce genre de solitude et de temps de réflexion est bénéfique pour nous tous, car il nous permet de nous approcher de Dieu.

Suivez l’exemple et la sagesse de Christ. Venez à l’écart et « reposez-vous un peu ». Cela fera du bien à votre corps, à votre esprit et à votre âme. — Cindy Hess Kasper

Réduire le volume de la vie vous permettra d’écouter Dieu attentivement.

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24 Août • Lisez > 2 Corinthiens 1.3-11

Accompagner

Béni soit Dieu [...] qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que [...] nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction !
2 Corinthiens 1.3,4

Lorsqu’un cancer du sein a été diagnostiqué chez ma sœur Carole, notre famille s’est inquiétée pour elle. Ce diagnostic, avec l’opération et les traitements associés, nous a amenés à craindre pour le bien-être de Carole et nous a poussés à prier pour elle. Au cours des mois qui ont suivi, Carole nous a tenus au courant des défis qu’elle avait à surmonter en toute honnêteté. Nous avons néanmoins tous célébré l’annonce de la réussite de l’opération et des traitements. Carole avait amorcé sa convalescence !

Puis, moins d’un an plus tard, ma sœur Linda a dû mener le même combat. Carole est alors venue immédiatement à ses côtés, pour l’aider à comprendre à quoi s’attendre et comment se préparer à livrer bataille contre le cancer. L’expérience que Carole en avait faite l’avait préparée à aider Linda à traverser la même épreuve.

Voilà ce à quoi Paul nous exhorte dans 2 Corinthiens 1.3,4: «Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction !»

Heureusement, le Seigneur ne gaspille rien. Nos combats ne servent pas qu’à nous donner l’occasion de faire l’expérience de sa consolation, mais encore à nous permettre d’étendre cette consolation aux autres qui sont dans l’épreuve. — Bill Crowder

La présence de Dieu nous procure une consolation;
la nôtre procure une consolation à d’autres.

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25 Août • Lisez > Romains 8.28-30

Quand tout va mal

Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu.

Romains 8.28

Les premières paroles que beaucoup de gens aiment citer lorsque le malheur frappe sont: «Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon ses desseins» (Ro 8.28). C’est néanmoins difficile à croire quand on est dans le creux de la vague. Je me rappelle un homme qui venait de perdre son troisième fils de suite et l’avoir écouté s’en plaindre ainsi: «En quoi cette tragédie pourrait-elle concourir à mon bien ?» N’ayant aucune réponse à lui donner, je suis resté assis là à pleurer en silence avec lui. Plusieurs mois après, il a exprimé sa gratitude. «Ma tristesse me rapproche de Dieu.»

Aussi difficile à comprendre que puisse être Romains 8.28, d’innombrables témoignages attestent sa vérité. Fanny Crosby en est un exemple classique. Le monde bénéficie des cantiques mémorables que cette femme a écrits. Pourtant, dans son cas, ce qui a concouru à son bien est né d’une tragédie personnelle, car elle est devenue aveugle à cinq ans. À peine âgée de huit ans, elle s’est mise à écrire des poèmes et des cantiques. En composant plus de 8000 chants et cantiques sacrés, elle a béni le monde par des chansons qui sont devenues très connues. C’est donc dire que Dieu s’est servi de ses difficultés pour lui faire du bien, ainsi qu’à nous, et pour se glorifier.

Lorsque la tragédie nous frappe, il ne nous est pas facile de comprendre en quoi du bien pourrait en résulter, ce que nous ne saurons pas forcément ici-bas. Dieu veut néanmoins notre bien et est toujours avec nous. — Lawrence Darmani

Par les épreuves qu’il permet, Dieu veut toujours notre bien.

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26 Août • Lisez > Proverbe 18.1-8,20,21

Le pouvoir des mots

La mort et la vie sont au pouvoir de la langue; quiconque l’aime en mangera les fruits.
Proverbe 18.21

Nelson Mandela, qui s’est opposé au régime de l’apartheid en Afrique du Sud et que l’on a emprisonné pendant près de trois décennies, connaissait le pouvoir des mots. On le cite souvent de nos jours, mais à l’époque de sa détention, on évitait de le citer par crainte de représailles. Une décennie après sa remise en liberté, il a déclaré «Je n’ai jamais eu pour habitude de parler à la légère. Si vingt-sept années en prison m’ont appris une chose, c’est bien à utiliser le silence de la solitude pour comprendre à quel point les mots sont précieux et les paroles peuvent influencer la façon de vivre et de mourir des gens.»

Le roi Salomon, auteur de la majeure partie du livre des Proverbes, a souvent écrit au sujet du pouvoir des mots. Il a dit: «La mort et la vie sont au pouvoir de la langue » (Pr. 18.21). Les mots peuvent engendrer des conséquences positives ou négatives (v. 20).Ils ont le pouvoir de procurer la vie par des encouragements et de la franchise ou d’accabler et de tuer par des mensonges et des potins. Comment avoir la certitude de prononcer de bonnes paroles qui produiront un résultat positif ? Le seul moyen consiste à veiller sur son coeur avec zèle: «Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie» (4.23).

Jésus peut transformer notre cœur de manière à ce que les paroles qui en émanent soient véritablement les meilleures : honnêtes, calmes, appropriées et convenant à la situation. — Marvin L. Williams

Nos paroles ont le pouvoir tant d’édifier que de détruire.

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27 Août • Lisez > 1 Corinthiens 9.19-27

L’utilité de la routine

Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure.
1 Corinthiens 9.26

La vue d’une horloge à roulement à bille au British Museum m’a frappé comme étant une illustration saisissante des effets abrutissants de la routine. Une bille de métal traversait une plaque d’acier rainurée et inclinée jusqu’à ce qu’elle fasse s’abaisser un levier se trouvant à l’autre bout. Cela faisait basculer la plaque dans la direction opposée, inversant ainsi la trajectoire de la bille et faisant avancer les aiguilles de l’horloge. Chaque année, la bille d’acier parcourt un peu plus de 4000 kilomètres dans les deux sens, sans jamais toutefois aller nulle part.

Lorsque nous ne voyons pas à quoi rimeront nos efforts, il est facile de nous sentir piégés dans la routine du quotidien. L’apôtre Paul désirait ardemment faire connaître l’Évangile de Christ avec efficacité: «Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure , je frappe, non pas comme battant l’air » (1 Co 9.26). Tout peut devenir monotone: voyager, prêcher, enseigner et, surtout, vivre en prison. Paul était persuadé malgré tout de pouvoir servir Christ, son Seigneur, en toute situation.

La routine devient fatale lorsque son utilité nous échappe. La vision de Paul allait au-delà de toute situation limitative, car il s’était engagé dans la course de la foi avec l’intention ferme de persévérer jusqu’au moment de franchir la ligne d’arrivée. En incluant Jésus dans chacune des sphères de sa vie, Paul a découvert le sens à donner même à la routine de la vie. Or, cela nous est possible également. — David Mccasland

Jésus peut transformer notre routine en service important pour lui.

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28 Août • Lisez > Hébreux 3.1-6

Héros décevants

[Considérez] l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus.
Hébreux 3.1

Un livre paru dernièrement, qui donne une saveur fictive à une page de l’histoire des États-Unis, présente les as de la gâchette de l’Ouest d’autrefois, Wyatt Earp et Doc Holliday, comme des vagabonds fainéants. Dans une entrevue qu’il a accordée sur les ondes de la National Public Radio, l’auteur a dit du vrai Earp: «Il n’a jamais rien fait de remarquable de toute sa vie.» Au fil des ans, dans les livres et les films hollywoodiens, ils sont devenus des héros. Pourtant, des récits historiques fiables démontrent le contraire.

Par contraste, la Bible abonde en personnes imparfaites qui sont devenues des héros. N’oubliez toutefois pas quelle était la source vitale de leurs actions héroïques. Leur foi s’appuyait sur Dieu, qui choisit des êtres humains imparfaits pour accomplir ses desseins remarquables.

On tend à oublier que Moïse, un des plus grands héros de la Bible, était un meurtrier et un leader malgré lui ayant fulminé un jour contre Dieu: «Pourquoi affliges-tu ton serviteur (...) que tu aies mis sur moi la charge de tout ce peuple ? Est-ce moi qui l’ai enfanté (...) ?»
(No 11.11,12.)

C’était très humain de la part de Moïse d’agir de la sorte ! Et pourtant, l’épître aux Hébreux nous rappelle que «Moïse (...) a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé » (Hé 3.5).

Les vrais héros nous tournent vers le Héros infaillible: «Jésus (...) a été digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse» (v. 2,3). — Tim Gustafson

Vous cherchez quelqu’un qui ne vous décevra pas ? Regardez à Jésus.

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29 Août • Lisez > Psaume 18.32-37

De petits pas

Il rend mes pieds semblables à ceux des biches.
Psaume 18.34

Ma petite apprend à marcher, je dois la tenir, et elle s’agrippe à mes doigts, car sa démarche n’est pas encore sûre. Elle a peur de glisser, mais je suis là pour affermir sa marche et veiller sur elle. Tandis qu’elle avance avec mon aide, son regard brille de gratitude, de bonheur et de sécurité. Il arrive néanmoins qu’elle pleure lorsque je l’empêche d’emprunter une direction dangereuse, ne comprenant pas que j’agis ainsi pour la protéger.

Comme ma fillette, nous avons souvent besoin que quelqu’un veille sur nous, nous guide et affermisse notre marche spirituelle. Or, nous avons quelqu’un: Dieu, notre Père, qui aide ses enfants à apprendre à marcher, qui guide leurs pas, qui leur tient la main et qui les garde sur la bonne voie.

Le roi David savait tout de la nécessité qu’il avait d’obtenir les soins attentifs de Dieu pour bien vivre. Dans le Psaume 18, il décrit en quoi Dieu nous procure force et direction lorsque nous sommes perdus et confus (v. 33). Il affermit nos pas, comme ceux des biches qui grimpent sur des lieux élevés sans glisser (v. 34). Et s’il nous arrive de perdre pied, sa droite nous soutient (v. 36).

Que nous soyons de nouveaux croyants qui apprenons à marcher dans la foi ou que nous nous trouvions plus loin dans notre marche avec Dieu, nous avons tous besoin de sa droite pour nous guider et affermir nos pas. — Keila Ochoa

Dieu veille sur moi pas à pas.

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30 Août • Lisez > Actes 17.10-13

Vérifier qu’une chose est vraie

[Ils] examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact.
Actes 17.11

«Une araignée mortelle de la jungle a émigré aux États-Unis, où elle tue des gens.» Voilà l’histoire que l’on m’a envoyée par courriel et à d’autres personnes dont le nom apparaissait sur la liste des contacts de mon ami. Cette histoire semblait plausible, du fait qu’elle évoquait un grand nombre de scientifiques et de situations tirées de la vraie vie. Par contre, lorsque j’en ai vérifié la véracité sur des sites Web fiables, je me suis rendu compte que cette histoire était fictive, un canular. Il n’était possible d’en juger qu’en consultant une source sûre.

Un groupe de croyants du Ier siècle qui vivait en Macédoine comprenait l’importance de vérifier l’exactitude de ce qu’ils entendaient. Les gens de Bérée «examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact» (Ac 17.11). Ils écoutaient Paul et désiraient s’assurer que ses propos étaient fidèles aux enseignements de l’Ancien Testament. Il leur disait peut-être qu’il y avait dans ce dernier des preuves de ce que le Messie souffrirait et mourrait pour expier les péchés du monde. Ils se devaient donc de le vérifier dans la source par excellence.

Lorsque nous entendons proclamer des idées spirituelles qui nous dérangent, nous devons user de prudence. Nous pouvons fouiller dans la Bible par nous-mêmes, prêter l’oreille à des sources fiables et rechercher la sagesse de Jésus, notre Seigneur. — Dave Branon

La vérité de Dieu résiste à toute épreuve.

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31 Août • Lisez > Luc 9.57-62

Ne tardez pas

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.
Jean 3.16

Depuis de nombreuses années, je parle à mon cousin éloigné de la nécessité pour nous d’accepter Jésus comme notre Sauveur. Lorsqu’il est venu me rendre visite dernièrement et que je l’ai exhorté une fois de plus à recevoir Christ, il m’a immédiatement répondu: «J’aimerais accepter Jésus et me joindre à l’Église, mais pas encore. Je vis parmi des gens d’autres professions de foi. À moins de déménager, je ne serais pas en mesure de bien pratiquer ma foi.» Il a évoqué la persécution, le ridicule et les pressions de ses pairs comme prétextes pour différer sa décision.

Ses craintes étaient légitimes, mais je lui ai assuré que, peu importe ce qui se passerait, Dieu ne l’abandonnerait pas. J’ai encouragé mon cousin à ne plus tarder à compter sur les soins et la protection de Dieu. Il a alors renoncé à se tenir sur la défensive, a reconnu avoir besoin du pardon de Christ et a mis sa foi en lui comme son Sauveur personnel.

Lorsque Jésus invitait les gens à le suivre, eux aussi se trouvaient des excuses pour ne pas le faire - leurs multiples occupations (Lu 9.59-62). La réponse que le Seigneur leur servait
(v. 60-62) nous exhorte à ne pas laisser des prétextes nous priver de la chose la plus importante de la vie: le salut de notre âme.

Entendez-vous Dieu vous appeler à lui consacrer votre vie ? Ne tardez plus. «Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut» (2 Co 6.2). — Lawrence Darmani

Aujourd’hui est le jour du salut.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org


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