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Le point de vue biblique

SI JE N’AI PAS L’AMOUR, JE NE SUIS RIEN

À ceux qui penseraient que le sujet de mes derniers articles est une façon de régler mes comptes avec certaines personnes qui m’agacent, rassurez-vous, il n’en est rien. J’ai effectivement dénoncé des attitudes qui me semblent contraires à la pensée de l’Évangile et je continuerai parce que je crois fermement que l’Église de notre temps a besoin de faire un gros virage vers l’essentiel du message biblique. Les divisions et les querelles autour des doctrines secondaires détruisent l’Église et ne servent que les avantages de ceux qui souhaitent sa disparition.

Unité ou division?
Le Nouveau Testament insiste continuellement sur l’importance de l’unité entre chrétiens. Je ne parle pas ici d’œcuménisme, bien sûr, mais de cette réelle unité fondée sur la personne de Jésus-Christ. L’unité n’est pas une affaire de religions, mais d’individus qui croient au message textuel de la rédemption en Jésus-Christ. La Parole de Dieu insiste sur l’unité alors que les religions chrétiennes insistent sur ce qui divise. Personnellement, j’ai déjà choisi la Parole de Dieu comme seule source digne de foi. Et cette Parole insiste sur l’importance de s’aimer les uns les autres. Mieux encore, elle considère l’amour comme étant la priorité au-dessus de toute autre priorité d’ordre doctrinal.

L’amour ne soupçonne point le mal
Ce qui me dérange surtout, c’est cette impression de plus en plus évidente que le christianisme est exactement à l’opposé de ce qu’il aurait du être. Du message inclusif qu’il est, il est devenu un message exclusif. Les chrétiens, d’une Église à l’autre, se regardent avec méfiance, violant ainsi le principe de l’amour tel qu’énoncé dans 1 Corinthiens 13:5: «la charité ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal». Au lieu de soupçonner d’abord le mal chez les autres, nous devrions premièrement les aimer car c’est là l’expression de la volonté de Dieu.

Mathieu 22:34-40
«Les pharisiens, ayant appris qu’il avait réduit au silence les sadducéens, se rassemblèrent, et l’un d’eux, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l’éprouver: Maître, quel est le plus grand commandement de la loi? Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.»

Les pharisiens, encore eux!
Une fois de plus, les pharisiens sont dans le décor et, comme toujours, ils tendent des pièges. Incapables d’être authentiques avec les gens, ils ne peuvent que chercher l’erreur. Toujours est-il qu’ils se questionnaient sur le plus grand des commandements. Ce n’est pas étonnant car, pour eux, tout le discours de la foi tourne autour des exigences légales. Ils sont incapables d’aimer gratuitement, incapables d’entrer en relation avec les autres. Leur masque, c’est la loi. Mais Jésus les déjoue habilement alors qu’il les ramène à la dimension de l’amour. C’est ce qui importe le plus après l’amour pour Dieu. Ce n’est sans doute pas pour rien que l’apôtre déclare dans 1 Corinthiens 13:2: «si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.» Quelles que soient les actes que nous posons au nom de Dieu, s’ils ne sont pas le fruit de l’amour de Christ versé dans nos cœurs pour les autres, nous serons tels que ces pharisiens.

Réal Gaudreault, pasteur de l’Assemblée Chrétienne La Bible Parle, Saguenay.

 

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